0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
26 vues23 pages

La monnaie : fonctions et évolutions

La monnaie joue un rôle crucial en tant que réserve de valeur, permettant d'étaler les achats dans le temps et de conserver le pouvoir d'achat, bien qu'elle ne génère pas de rendement et soit sujette à l'inflation. Elle est également un instrument de politique économique, influençant l'activité économique à travers des décisions de politique monétaire. Enfin, la monnaie est définie institutionnellement comme un moyen de paiement socialement accepté, soutenu par la confiance des agents économiques et garantissant sa valeur par l'État.

Transféré par

flower132flow
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
26 vues23 pages

La monnaie : fonctions et évolutions

La monnaie joue un rôle crucial en tant que réserve de valeur, permettant d'étaler les achats dans le temps et de conserver le pouvoir d'achat, bien qu'elle ne génère pas de rendement et soit sujette à l'inflation. Elle est également un instrument de politique économique, influençant l'activité économique à travers des décisions de politique monétaire. Enfin, la monnaie est définie institutionnellement comme un moyen de paiement socialement accepté, soutenu par la confiance des agents économiques et garantissant sa valeur par l'État.

Transféré par

flower132flow
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

II.3.

La fonction « réserve de valeur »


La monnaie permet de constituer une réserve de
pouvoir d’achat à partir du moment où les
opérations recettes et dépenses ne sont pas
synchronisées (à la même date).
Dès que la monnaie est moyen d’échange, il est
possible de la conserver. La monnaie permet d’
étaler les achats dans le temps, elle représente un
lien entre le présent et le futur, c’est un instrument
d’épargne. Il est à noter que certains biens peuvent
constituer une réserve de valeur plus sûre que la
monnaie.
Néanmoins, cette dernière présente l’avantage
d’être la plus liquide, elle n’a pas besoin d’être
transformée, elle est utilisée immédiatement
dans les paiements. Mais contrairement aux
autres actifs, la monnaie ne procure pas de
rendement et peut même perdre sa valeur avec
le temps à cause de l’inflation. On dit alors que la
valeur réelle de la monnaie est incertaine.
Rappel:
- Selon les classiques et les néoclassiques, la monnaie n'a
pas d'influence sur l'économie réelle. Il n'y donc pas de
relation entre la sphère réelle et la sphère monétaire. La
monnaie détermine le niveau général des prix: c'est la
théorie quantitative de la monnaie.
- Keynes considère que toute offre ne rencontre pas
nécessairement sa propre demande. En effet, tout le
revenu n'est pas toujours dépensé, ce qui limite la
demande globale. Il est donc nécessaire d'accroitre cette
demande afin de limiter les situations de sous-emploi,
entre autre par la création monétaire. En effet,
contrairement à ce qu'affirment les classiques, la monnaie
n'est pas un intermédiaire neutre des échanges mais peut
être demandée pour elle-même. Ainsi Keynes s'oppose à la
théorie quantitative de la monnaie
II.4. La monnaie, instrument de politique
économique

Cette fonction est relativement récente, elle ne


date que du début du 20ème siècle. La monnaie
constitue un outil puissant entre les mains des
autorités publiques car elle permet d’influencer
considérablement l’activité économique.
La politique monétaire (ensemble des décisions
et des objectifs en relation avec la quantité de la
monnaie ne circulation) peut servir des objectifs
de croissance et de stabilité de prix.
III. Définition Institutionnelle

La monnaie n’apparaît, en tant que moyen de


paiement, comme nécessité impérieuse que
dans le cadre d’une économie fondée sur l’
échange. L’état actuel des choses où la monnaie
n’a pas de valeur intrinsèque, fait que la stabilité
de sa valeur, dans le sens de conservation de son
pouvoir d’achat entre deux transactions, n’est
possible que si les agents économiques ont
confiance en cette monnaie. C’est l’Etat qui
assure cette garantie en lui conférant un cours
légal.
L’acceptation et l’utilisation d’une monnaie repose ainsi
sur une convention implicite, les agents économiques
l’acceptent parce qu’ils font confiance en l’autorité qui l’
émet. Et c’est là qu‘elle prend une dimension
institutionnelle, elle peut être considérée au même titre
que les institutions sociales qui servent l’intérêt public.
Ainsi la monnaie est un moyen de paiement socialement
admis par tous les membres de la communauté pour
servir de moyen de paiement sur son territoire. Elle est
institutionnellement émise et protégée (cours légal, rôle
de la banque centrale).
IV. Définition selon l’approche patrimoniale

La monnaie est actif, donc un élément du


patrimoine des agents économiques. Elle est
l’actif le plus liquide et elle sert de référence
pour mesurer la liquidité des autres actifs, qui
se définit comme étant l’aptitude de ces
derniers à se transformer rapidement et à
moindre coût en numéraire.
V. Définition de la Monnaie Internationale
Une monnaie internationale est une unité
monétaire qui est utilisée par les résidents
de pays autres que le pays émetteur. Tout
comme les monnaies nationales, les devises
internationales remplissent trois fonctions :
elles sont des moyens de paiement, des
unités de compte et des réserves de valeur.
Comme l'a indiqué Krugman (1991)
• En tant qu' unité de compte privée, une devise
internationale est utilisée en vue de la facturation,
c'est-à-dire pour fixer le prix des biens ou des
éléments d'actif, ou lors de l'émission d'obligations ou
de l'octroi d'un concours bancaire. Cette fonction est
différente de celle de moyen de paiement, étant
donné que les prix peuvent être fixés dans une unité,
alors que les paiements s'effectuent dans une autre.
Les autorités nationales peuvent également utiliser, en
tant qu'unité de compte, la devise internationale à
laquelle elles rattachent leur propre devise.
• En tant que réserve de valeur, une devise
internationale permet tant au secteur public
qu'au secteur privé de conserver la valeur de
leur épargne. L'objectif des investisseurs
privés est d'atteindre l'équilibre idéal entre
rendement et diversification des risques.
Comme les investisseurs privés, les pouvoirs
publics peuvent viser l'optimisation de leurs
réserves en devises.
Les principaux faits ayant marqué l’histoire de la monnaie
internationale sont:

• L’étalon-or : Le Royaume Uni pratique l'étalon-or depuis le XVIIIe


siècle. L'étalon-or durera jusqu'à la Première Guerre mondiale.
• Les accords de Gênes en 1922 créent un étalon de change or basé
sur deux devises: le dollar et la livre.
• Les accords de Bretton Woods signés le 22 juillet 1944 : mise en
place d'un taux de change fixe, ajustable à plus ou moins 1% fixé
sur le dollar américain lui même rattaché à l'or sur la base de 35
dollars pour une once d'or.
• 15 août 1971 fin de la convertibilité du dollar américain en or.
• Les accords de Jamaïque (7 et 8 janvier 1976) conduisant à la
démonétisation de l'or comme moyen de règlement international.
Création des Droits de Tirage Spéciaux : monnaie fictive. Le panier
de monnaies qui compose les DTS est actuellement la livre
sterling, le dollar, l'euro et le yen et le Wuhan de la Chine.
Section II. Evolution des formes
monétaires
I. La monnaie marchandise ou
paléomonnaie
La monnaie marchandise est
un objet peu périssable,
divisible et utile, utilisé
dans certaines sociétés
anciennes pour faire des
achats courants, régler
son impôt ou constituer
un élément de dote.
II. La monnaie métallique
La monnaie métallique
constitue une forme dérivée
et idéale de la monnaie
marchandise, conçue dans
un métal inaltérable et
parfaitement divisible.
L’usage de la monnaie
métallique s’est répandue
vers 450 avant J.C.
III. La monnaie fiduciaire

Elle désigne les pièces et les billets de


banque dont la valeur est fixée par la
confiance que leur accordent les
utilisateurs et non par leur coût de
production. Un billet de banque de 10
dinars vaut 10 dinars en monnaie
fiduciaire, car son utilisateur sait qu'il
peut acheter un bien ou un service
d'une valeur de 10 dinars en échange
de ce billet.
Cette valeur n'est donc pas déterminée en
fonction du coût de production du
billet, valeur qui est nettement plus
faible. Il s'agit bien de la croyance en la
valeur d'échange qui caractérise la
monnaie fiduciaire. Cette croyance est
garantie par une autorité reconnue
telle que l'État ou encore la Banque
centrale
IV. La monnaie scripturale

Elle désigne les dépôts à vue bancaires ou postaux.


Dépôt à vue: dépôt de fonds dont la disponibilité est immédiate.
Précisément, la monnaie scripturale est la somme des soldes
créditeurs des comptes à vue bancaires ou postaux.
Compte à vue: compte bancaire, généralement non rémunéré,
destiné à recevoir des encaissements et permettant
d’effectuer des règlements à vue (immédiats). On appelle «
solde » la différence entre la somme des encaissements et
celle des décaissement. Un solde créditeur signifie que le
client dispose d’une provision sur son compte. Inversement un
solde débiteur signifie que le client est endetté envers sa
banque. Celle-ci détient une créance sur son client.
Section III. Les moyens de paiement
bancaire
La monnaie scripturale est mobilisée grâce à
l’utilisation des instruments de paiement
bancaires, dont:
I. Le chèque: c’est un écrit, édité par les
banques, stipulant un ordre de paiement
formulé par le titulaire du compte à sa banque
en vue de régler une somme d’argent à son
profit ou au profit d’une tierce personne
appelée le bénéficiaire.
Exemple d’un chèque, à noter:
- l’ordre explicite de paiement, le lieu du paiement, le nom de la banque, la
signature..
II. Le virement: C’est un ordre de transfert de
fonds d’un compte vers un autre compte.
III. Le prélèvement automatique: c’est une
autorisation accordée par le titulaire du
compte à son banquier en vue d’effectuer des
transferts de fonds réguliers ay profit d’un
créancier.
IV. La carte bancaire
Les cartes bancaires délivrées par un
établissement de crédit comportent, le
plus souvent, une puce électronique et
une piste magnétique permettant,
selon le cas, d'effectuer des retraits
dans les distributeurs de billets et/ou
des retraits et des paiements auprès
des commerçants, grâce aux Terminaux
Electronique de Paiement.
Une carte de retrait permet
uniquement de retirer des billets et de
consulter le compte auprès des
distributeurs automatiques de billets
(DAB).
Une carte de paiement permet en plus Distributeur Automatique de Billets
des retraits de procéder à des
paiements dans la limite du solde
disponible.
Une carte de crédit est une carte de
paiement rattachée à une autorisation
de dépassement.

Terminal de Paiement Electronique


IV. La monnaie électronique
La France a transposé en janvier 2013 la directive européenne dite
"directive monnaie électronique" (DME), qui vise à accompagner
le développement d'autres moyens de paiement, notamment sur
Internet et via un mobile.
Le Code monétaire et financier français donne une définition de la
monnaie électronique : "C'est une valeur monétaire qui est
stockée sous une forme électronique, y compris magnétique..."
C'est en quelque sorte un équivalent numérique de l'argent
liquide.
Elle peut être stockée sur un support électronique (la puce d'un
téléphone mobile) ou à distance sur un serveur (un compte en
ligne). Ce support électronique stocke directement la somme
d'argent et n'est pas lié à un compte bancaire. Il peut s'agir par
exemple d'un porte-monnaie électronique (wallet ou e-wallet),
d'une carte cadeau d'une enseigne commerciale, d'une carte
bancaire prépayée...
V. Monnaie mobile
Monnaie mobile (m-money): « C’est un service
transactionnel axé sur les téléphones mobiles
qui peut être transmis par voie électronique en
utilisant les réseaux mobiles. Un émetteur de
monnaie mobile peut, selon la législation locale
et le modèle commercial, être un Opérateur de
Réseau Mobile (ORM) ou un tiers, comme une
banque. (AFI, 2013). Ce terme est souvent utilisé
comme synonyme de «services financiers
mobiles ».
VI. Monnaie numérique d’une banque
centrale
Une monnaie numérique de banque centrale (MNBC) ou Central bank digital
currency (CBDC), également appelée monnaie fiduciaire numérique ou
monnaie de base numérique, est une nouvelle forme de monnaie fiduciaire
digitale développée, émise, gérée et contrôlée par les banques centrales d'un
pays ou d'une zone monétaire.
Comme les monnaies fiduciaires, les monnaies numériques des banques
centrales seront utilisées pour effectuer rapidement des transactions
sécurisées.
Au-delà des fonctions traditionnelles reconnues à une monnaie (un moyen de
paiement, une réserve de valeur et une unité de compte), les monnaies
digitales des banques centrales visent aussi :
• La réduction des coûts d'intermédiation et le renforcement de la sécurité
des échanges
• Le remplacement des espèces en développant une société sans cash
• à lutter contre le blanchiment d'argent et la corruption
• à conserver la souveraineté des nations face aux crypto-monnaies privées
(libra, bitcoin, ethereum, etc.).

Vous aimerez peut-être aussi