Civilisation féodale et son héritage
Civilisation féodale et son héritage
Introduction
Etude de l’Orient depuis l’Amérique et en particulier le Mexique: prise de distance
Le MA : très dévalorisé, mais romantisme au 19e s’est plu à prendre le contre pied des
lumières et à le mettre en valeur.
● C’est l’envers du monde contemporain déterminé par le jugement porté sur le
présent (exalté pour critiquer le présent, ou dénigrer pour faire valoir les progrès
récents).
auteur clé:
Jacques le Goff, historien médiéviste français
nécessité pour tous de faire valoir sa civilisation et modernité en contraste avec les barbares
que ce soit dans le temps ou dans l’espace. (Nous c une époque de notre histoire)
1453/1492 : fin du MA
➢ 1492:
○ fin victorieuse siège de grenade (reprise aux musulmans)
○ arrivée C. Colomb aux caraïbes
○ expulsion des juifs des royaumes d’Aragon et de Castille
○ publication de la première grammaire d’une langue vernaculaire.
⇒ consolidation de l’unité chrétienne et expansion
DIVISION DU MÂ CONVENTIONELLE:
★ Haut MÂ : Ve-Xe siècle : l’europe subit les invasions
★ MÂ central : XIe-XIIIe: l’europe conquiert des espaces; conquérant ( militairie,
commercial et religieux)
★ bas MÂ: XIVe-XVe
auteur clé:
Walter Scott, poète, écrivain et historien écossais. Auteur de Ivanhoé célèbre bouquin du
moyen âge.
“invasion barbare” :
➔ de base barbare= non romain & non grec mais ajd connotat° négative donc difficile
d’utilisat° > peuples germaniques
➔ invasion : il y a eu des episodes violents mais c surtout une incursion et une
immigration sur plusieurs siècles. Souvent pacifique.
Au début n’appliquent pas le droit et administration connue pdt l’antiquité car peuples pas
habitués à l’écriture.
Ils s’intègrent dans l’empire et se sédentarisent au niveau du limes “frontière” mais zone de
partage et de commerce.
L’unité impériale se disloque au Ve-VIe siècle ce qui laisse place à une dizaine de
royaumes germaniques.
✝️
❖ montée en puissance des Francs avc dynastie des mérovingiens:
✝️
➢ clovis ( 511) fonde
➢ clotaire ( 561) illustre
✝️
➢ dagobert ( 639) illustre
finissent pas diriger toute la Gaule sauf armorique celte.
mais instabilité avec invasion par armées musulmanes qui envahissent provinces ibériques
et avancent en Gaule jusqu’à être défait à Poitier en 732. Mais aussi incursions des hongrois
et des vikings ou normands :
- harcèlent surtout Angleterre dès la fin du 8e siècle
- 840: affaiblissement de l’empire carolingien pénètre l’ouest des territoires Francs.
- 911 : traité de Saint-Clair-sur-Epte leur accorde la Normandie
- guillaume le conquérant (duc de Normandie) devient roi d’Angleterre
- conquiert aussi italie du Sud et Sicile
- Vikings de scandinavie s'implantent au Groenland et font mm incursion au XIe au
canada mais pas de suite
L’arrivée des germanique instaure un ordre régional et marque la fin d’un réel Etat. Pas de
restauration de l’impôt ou de véritables contrôles sur leur territoire et les élites locales.
- un roi germanique c surtt un grand guerrier conduisant ses hô à la victoire et au
pillage.
Mais c’est pas entièrement une nouvelle société: convergence entre empire romain et
peuples germaniques: élites romaines composent avec les germaniques.
Conversion des rois germanique car ils voient le pouv déjà très installé depuis conversion
empire avec empereur constantin. Par clovis (franc) : lui donne légitimité et soutiens pour
combattre les wisigoth arien (espgane) qui ne feront de même que en 587
il faut attendre la fin du VIe siècle pr que la religion attiegne le nord et les îles (ireland etc) il
faut attendre 731 pour considérer que la gde bretagne est chrétienne.
le Nord et l’est : bcp plus long pas mal avec conquêtes de Charlemagne
essor des institutions ecclesiastiques avec notamment l’utilisation des figures des saints
patrons et protecteurs et des reliques (vols etc)
Les évêques n’ont pas d’autorité suprême …
Essor également sur cette époque du monachisme (moines etc) ⇒ vers 600 il existe ~ deux
cents monastères en Gaule.
La renaissance Carolingienne :
MÂ : chapelet de renaissances:
⇒voeux de revenir à l’idéal de l’antiquité : dès le VIIIe
➔ Pépin le bref acquiert assez de pouvoir pour prendre le pouvoir. Il reçoit l’onction de
l’évêque de Rome en 754 : sacralité légitime aux yeux de l’Eglise.
L’Eglise avait besoin d'aide des francs pour contrer les Lombards.
➔ [son fils] Charlemagne( règne :768-814), bcp conquêtes militaires notamment en
Italie où il vainc les Lombards et la germanie qui dcp se christiannise.
Ans 800: couronnement impérial de Charlemagne: surtout volonté de Léon III car rompt
liens avec empereur chrétiens d’orient pour qqn de + proche géographiquement.
⇒ éloignement progressif qui conduit au Schisme de 1054
⇒émergence réel pouv du pape
Empereur nomme évêque et abbé.
789: Admonitio generalis ⇒ impose cathédrale et monastère d’avoir centre d’étude (pas
invention école)
Charlemagne : premier souverain à avoir appris à lire
OBJECTIF : diffuser ppx textes liturgiques et chrétiens
- nouvelle calligraphie, plus petite, plus lisible et apparition de ponctuation et
séparation des mots.
- aug du nb de copie de manuscrits (~50k au IVe)
- preservation d’une majeure partie de la litérature antique
- maintiens d’une connaissance correcte du latin
exp carolingienne est courte: se maintient un peu pdt louis le Pieux (jusqu’à 840)
MAIS partage entre ses 3 fils en 843 : partage de Verdun
L’empire s’effondre petit à petit, comte etc prennent du pouvoir, rivalité et incursion
normandes.
⇒ 888 empereur Charles le Gros meurt > pas de successeur
l’Islam
l’hégire, 622 (Muhammad est contraint d’abandonner La Mecque)
Unification de l’Arabie, 632 ⇒ conquête de la syrie, palestine empire perse des Sassanides
et de l’Egypte(3 premier califes 632-656) puis Pakistan, afrique du nord et en 711 espagne
wisigothique
⇒conversion des chrétiens d’asie, d’afrique, et des Zoroastrien de Perse
661-750: califes omeyyades installent un empire stable avec pr capital Damas.
692: mosquée dôme du rocher au-dessus de l’ancien temple juif et du saint sépulcre à
Jérusalem.
750: fin dynastie des Omeyyades, arrivée des Abbassides avec nouvelle capitale à Bagdad
en 762. L’Empire islamique connaît son apogée.
milieu du IX: division avec luttes anciennes entre Sunnites et Chiites. Revoltent chiites
provoquent le morcellement de l’empire en plusieurs dynasties dt certaines s’appellent
califat.
Rappel:
- sunnites : Partisan de Abou Bakr, proche de Mahommet
- chiites : Partisan de Ali, gendre de Mahommet
L’Islam s’assure aussi au IXe-Xe le contrôle de la méditerrannée par la piraterie, mais aussi
des raids terrestre.
En espagne le califat prend fin en 1031, s'enchaînent alors d’autres civilisation musulmane
maghrebine notamment puis les turcs.
Les s’infiltrent petit à petit dans l’Islam au IXe, puis premiere dynatsie en Afghanistan, puis
les Turcs ottomans avec Osman Ier (1281-1326) qui prennent bcp de pouv et finissent par
prendre Constantinople. Apogée sous Solimane le Magnifique (1520-1566)
*Malgré les divisions, reste la civilisation la plus brilliabte de l’époque médiévale. Reprend
bases romaines et innovations.
Il y a des passages de ressources et de technologies (agrumes, cannes à sucre, papier, ver
à soie, céramique émaillée, jeu d’échec, et sûrement armes à feu. Médecine arabe aussi
très importante pour le monde occidental. Pareil ils ont permis pzr des traductions de
retrouver des écrits et des commentaires d’écrivains grecs etc. (Aristote)
Restauration d’un empire sous Otton Ier au Xe siècle avec rome au centre des
préoccupations.
⇒Empire est vu comme pouvoir supérieur et sacré recu de Dieu.
Mais l'empire reste limité à l’italie et la germanie.
Puis prend sicile etc : st empire romain germanique.
Cpdt, l’empereur n’a pas beaucoup de pouv et l’empire est divisé en principauté.
⇒à partir du XIe, relations tendues avec le pape etc.
MAIS rôle important dans relations européennes (ex: Charles Quint)
Aux yeux de l’Islam, l’occident n’existe casi pas, mais, sous charlemagne le Calife al Rashid
lui envoie un élephant
Dès le VIII_IXe siècle, les chrétiens reprennent du terrain en province ibérique. Un
changement du rapport de force arrive en 1015-1016 quand la Sardaigne est reprise aux
musulmans d’espagne. Début de l’idée de reconquête avec des avancées majeures en
1035-1065.
Le XIe siècle :
- moment décisif de contre-offensive des chrétiens contre les musulmans.
La reconquête est vue comme une guerre qui doit être légitimée.
- le pélerinage en terre sainte a un succès croissant. (conversion de la Hongrie ouvre
la voie de la terre
- Avec les victoires des turcs sur les byzantins, appelle des papes à venir en aide aux
chrétiens d’orient. (prédicat° d’urbain II à Clérmont en 1095: inivte à une guerre de
Dieu)
- Antioche prise en 1098
- 1099 Jerusalem est conquise
XIIe
- Les terres saintes sont récupérées pas les musulmans.
- Jérusalem tombe en 1187.
XIIIe
- occident n’a plus que qlq villes
- malgré les tentatives de st Louis
- fin du 13e : plus rien à part Chypre
- facteur démographique
- progrès technique déjà amorcé à la fin du haut MÂ
- pression de la faim et des famines : aug prod° et diminut° mortalité
- réorganisat° féodale et déclin de l’esclavage qui pousse aux progrès techniques
- les monastère dont l’idéal se base sur l’effort
aristocratie : commande homme, pouvoir sur terre, activité guerrière. =/ noblesse avec le lien
du sang qui n’arrive qu’après
⇒ 2 grp, ceux des grandes familles etc et les militaires qui au fur et à mesure de leur
services acquiert terres et châteaux. Mais il reste un écart entre ceux qui descende de la
puissance caronligienne et les simple chevalier. Peu à peu ça fusionne mzis dcp l’accès à
chevalier se réserve aux nobles.
Adoubement est une étape importante qui apparaît et se dev au XIe et XIIe, et où l’église
joue un rôle important.
L’aristocratie se caractérise également par les chateaux d’abord en bois puis à partir du XIIè
en pierre. C’est uassi cette rechercher de domination par la verticalité ( chateaux en hauteur
pour dominer le terroir)
Son activité pp est la guerre. Souvent très codifié ( à cheval, épé à double lame, heaume,
bouclier, : très couteux, ~ 15 kilos) dans l’idée qu’il faut venger toute atteinte que ce soit au
sang ou au bien. Ce sont des guerres limités aboutissant + à des négociation, rançon et
otages.
Egalement :
- tournois , permet parfois aux cadets sans héritage d’acquérir un mériage etc
- chasse
code chevaleresque :
⇒exalté par chanson de geste
- prouesse, force habilité au combat
- capacité à dépenser et a distribuer, charité
- normé également par l’Eglise : droit d’asile dans église et pas de combat le
dimanche+ ne pas se battre entre chrétiens: valeur chrétienne
- preux
- sage (XIIe)
Les relations féodo-vassaliques ont joué un rôle dans la dissémination de l’autorité jusqu’aux
niveaux les plus locaux. Ainsi avant l’état moderne a exsité un équilibre social et politique à
l’allure locale qui est un élément non négligeable de l’essor des campagnes.
CLC: le château, la seigneurie, la paroisse etc sont autant de choses qui permettent
la cohésion nouvelle de l’ordre du MÂ central.
Villages sont aussi dôtés de chartes de franchise qui fixent les obligations des
dépendants et des maîtres.
3) Otton II
Otton II est élu roi dès 961 à 6 ans et empereur en 967.
A ce moment-là son cousin Lothaire ( et demi frère) est roi de France. Mais Otton soutient
son frère Charles pour le défier et lui donne le titre de duc de basse Lotharingie. Mais
Lothaire prend mal l’hommage vassalique de son frère à l’empereur.
Il meurt en 983 (7 dec) alors que son fils n’est pas encore sacré empereur
depuis 887 : les princes décident seuls de l’avenir de la royauté germanique. C’est eux qui
“élisent” le prochain roi. Cpdt la pratique/ règle de l'hérédité très forte. Les souverains
prennent la précaution de faire élire leur successeur de leur vivant. Ils sont couronnés et oint
avec toute la solennité nécessaire et souhaitable même si ce sont des enfants.
⇒ Tension entre élection et hérédité
Exemple : 983 duc de Bavière fait entendre que le jeune roi de 3 ans ayant reçu la
couronne alors que son père était déjà mort, il avait lui aussi droit au trône. Mais clan
Ottonien + fort.
Dans les faits, les élections ont surtout lieu en l’absence d’héritier.
Pour Henri II, (7 juillet 1002) il dû s'imposer. Après lui il ne laisse pas d’héritier : élection.
↳ Exemple d’élection: eut lieu à Kamba sur les bords du Rhin.
2 candidats tous 2 appelés Conrad d’égale dignité avaient été retenus. ils se
soumettent au verdict des “Grands”. Archevêque de Mayence se prononce en premier et
retint Conrad l’Ancien. Il est suivi. Lotharingien attendent 1 ans pour se soumettre.
Lieux et “Couronneur”
lieu d’élection non fixe. Couronné plus ou moins vite et consacré par l’archevêque de
Mayence si à Mayence et Cologne si à Aix.
→ devant princes laïcs et ecclésiastiques et des nobles
sources du Xe
- livre de tradition
- livre mémoriaux
- cartulaires
Capétiens
Hugues Capet roi des Francs (987-996): fin des invasions et la poursuite des
guerres personnelles
hérédité de la couronne
prolonge ligne droite les carolingiens
- Capétiens font toujours associer de leur vivant fils à la couronne par
primogéniture
- même les terres royales etc sont régies par les règles successorales
couronne paraît progressivement à partir de 987 comme inséparable de la
terre héréditaire : patrimoine privé des Capétiens : domaine royale
domaine royale
Le domaine royale n’est pas vraiment comparable au domaine des comtes car eux mêmes
ne sont pas vraiment maître partout dans leur royaume
Le 2 février 962, Otton Ier, roi de Germanie depuis 936, reçoit la couronne impériale des
mains du pape Jean XII à Rome. Ce couronnement marque l'apogée d'une royauté
germanique qui a su s'imposer comme la puissance dominante de l'Occident chrétien.
Pourtant, vingt-cinq ans plus tôt, en 936, lors de son sacre à Aix-la-Chapelle, Otton accédait
à un trône contesté, dans un royaume fragmenté et encore perturbé par la fin des
Carolingiens et le partage de l’empire. Ce contraste illustre la complexité de la fonction
royale autour de l'an mil que ce soit en Germanie ou en France : être roi ne se résume ni à
une légitimité évidente ni à un pouvoir absolu, mais relève d'une construction permanente de
l'autorité face à des contraintes multiples.
Entre 936 et 1059, deux espaces politiques majeurs structurent l'Europe Occidentale. La
Germanie d’une part qui s’affirme dès 936 avec le couronnement d’Otton Ier et devient
Empire en 962 sous les Ottoniens puis les Saliens et prétend incarner l'héritage carolingien.
Le royaume de France d’autre part, qui voit en 987 l'avènement d'une nouvelle dynastie, les
Capétiens, qui rompt avec les Carolingiens tout en s'inscrivant dans leur tradition et se
renforce au fur et à mesure pour arriver au sacre de Philippe Ier en 1059 qui marque
définitivement le retour d’un pouvoir affirmé.
Le roi est ainsi le souverain d'un royaume qui détient son autorité par l'élection, l'hérédité ou
la conquête, et dont la légitimité est consacrée par le sacre religieux. Cependant, autour de
l'an mil, la royauté occidentale se trouve dans une situation paradoxale : héritière de l'empire
carolingien disparu en 888, elle ne peut plus prétendre à l'universalité impériale qui la place
au-dessus des autres pouvoirs. En France comme en Germanie, être roi implique donc de
concilier des principes contradictoires, entre élection et hérédité, sacralisation religieuse et
reconnaissance par les grands, autorité théorique et pouvoir effectif limité, dans un contexte
de fragmentation politique et de concurrence avec d'autres détenteurs de la puissance
publique.
S’interroger sur ce que signifie être roi autour de l’an mil en France et en Germanie, revient
donc à nous demander quelles sont les modalités d’accès au trône et d’exercices du pouvoir
et quelles limites se posent face à ce pouvoir.
Exemple: C’est le cas avec la mort d’Henri II qui ne laisse pas d’héritier.
↳ l’élection a eut lieu à Kamba sur les bords du Rhin.
2 candidats tous deux appelés Conrad, d’égale dignité avaient été retenus.
Ils se soumettent au verdict des “Grands”. Archevêque de Mayence se prononce en
premier et retint Conrad l’Ancien. Il est suivi par les autres grands.
Exemple : Otton II est élu roi dès 961 à 6 ans alors que son père ne meurt qu’en 973. On
assiste donc régulièrement à une fin de regne où l’on voit 2 rois en même temps.
Transition : Ainsi de par la légitimisation de son accès au trône par l’approbation de ses
paires mais également par l’aspect hautement symbolique du sacre et du pouvoir de Dieu
accordé aux rois, les rois de France et de Germanie peuvent affirmer et exercer leur pouvoir.
L’ancrage de plus en plus présent des traditions du sacre ainsi que de l’affirmation du
système d’hérédité succesorale et du principe de primogéniture, permet aux rois de
reprendre une place centrale.
Transition: Les pouvoirs et prérogatives du roi sont donc nombreuses et touchent à la fois le
pouvoir religieux, judiciaire et militaire. Le roi de Germanie et le roi de France, bien que dans
de moindre mesures, imposent progressivement leur autorité à tous les niveaux. Cependant
bien qu’ils affirment de plus en plus leur pouvoir, les rois restent très largement limités dans
l’espace mais également dans leurs actions et également contestés par un certains nombres
de Grands qu’ils soient religieux ou laïques, externe ou même internes à la famille.
III. Limites et menaces du pouvoir royale
A.Des oppositions internes
1) Conflit familiaux et dynastiques
En Germanie Henri le querelleur conteste une première fois Otton II, puis en 983 il fait
entendre que, le jeune roi de 3 ans (Otton III) ayant reçu la couronne alors que son père
était déjà mort ( sacré le 25 décembre alors que le roi était enfait déjà mort depuis le 7
décembre ), il avait lui aussi droit au trône.
2) Résistance nobiliaire en France
Les grandes principautés territoriales constituent une menace majeure pour les rois,
particulièrement en France. Les ducs de Normandie, les comtes de Flandre, d'Anjou ou de
Blois disposent de ressources et d'armées souvent supérieures à celles du roi capétien, et
gouvernent leurs territoires de manière quasi-indépendante.
⇒Le duc de Normandie frappe sa propre monnaie, rend la justice et mène sa politique
extérieure sans en référer au roi.
Ainsi être roi autour de l’an mil relève ainsi tout d’abord d’une nécessité d’affirmation du
pouvoir qui est souvent fragilisé, comme en France, et perturbé suite au partage et à la fin
de l’empire Carolingien. Différentes stratégies pour consolider et maintenir le pouvoir sont
adoptées notamment autour de la légitimation de l’accès au pouvoir. Bien que le pouvoir du
roi autour de l’an mil est souvent considéré comme faible, ce dernier possède pour autant de
nombreuses fonctions politiques et son pouvoir s’étend à plusieurs domaines: politique,
judiciaire militaire. Il s’impose même auprès de l’Eglise qui est pourtant l’un des contre
pouvoir majoritaire bien qu’elle soit également un allié fondamental. Néanmoins le pouvoir
reste fragile et difficile à restaurer et le roi se voit limiter en de nombreux points.
La position de roi est une place complexe à définir mais on ne peut en aucun cas la contenir
en un simple pouvoir faible.
Cette complexité du pouvoir royal autour de l'an mil pose les bases de deux évolutions
majeures dès la fin du XIe siècle. La Querelle des Investitures, qui éclate en 1075 et oppose
la papauté et le Saint-Empire romain germanique remet frontalement en cause la mainmise
impériale sur l'Église héritée de la période ottonienne-salienne : en 1077 à Canossa,
l'empereur Henri IV se trouve contraint de s'humilier devant le pape Grégoire VII,
renversement spectaculaire du rapport de force qu'illustrent encore Henri III en 1046
imposant son candidat à la papauté. Ce conflit révèle la fragilité structurelle d'un pouvoir
impérial fondé sur la domination de l'Église. Parallèlement, les rois capétiens amorcent dès
la fin du XIe siècle une consolidation progressive de leur autorité qui contraste avec leur
faiblesse initiale : Louis VI le Gros (1108-1137) parvient à soumettre les châtelains rebelles
de son domaine royal et à affirmer l'autorité capétienne en Île-de-France.
Sources principales :
Méthode :
- être + structuré
⚠️
proxémie du roi : puissance, seigneur, couronne, souverain, personnalité etc
ê roi ≠ souverain → rigueur, précision ( pas d’approche approximative du terme )
→ penser à la couronne
→ penser au prince
!! envisager tous les enjeux du sujet
roi = acteur + symbole + institution
↳ un enjeu, un objet déterminé par les différents mouvements vis à vis du roi ( révolution etc
)
3)La rigueur
exactitude etc
!! on a 2 espaces avc situations très différentes ⇒ implique des approches comparatistes
⚠️ ne pas déborder sur des choses qui ne font pas dépasser du sujet
962 : arrivée des ottoniens + en france arrivée des capetiens contre les robertiens
1050 ⇒ arrivée de la réforme grégorienne
4)temps et chronologie
5)pas de schématisme
→ enchaînement logique doit être libellé de façon précise. Il ne faut pas que la partie puisse
être dite pour un autre sujet, une autre période etc
titre de partie doit être spécifié, qualifié
I. Une légitimité sur la reconnaissance des gd, une valorisation de l’hérédité entériné
par le sacre
ou mieux :
Dans l'intro, ce sont les idées et réflexions qui l’emportent sur les connaissances !
Le but n’est pas de dire longuement des infos précises : donner des idées!
Faire une longue intro sur le démantèlement de l’empire carolingien ⇒ long
[accroche ]
→ la représentation de Robert le Pieux est extrêmement ambivalente. Présenté par
historiens comme saint sage dévot mais aussi comme incestieux etc
derrières ces différences apparaissent les difficultés inhérentes à l’exercice du pouvoir royal
autour de l’an mil en fr et germanie avec d’1 côté un idéal de puissance incarnée par un
idéal chrétiens et de l’autre une remise en cause dont le roi est l’objet
Cette ambivalence est caractéristique de la représentation du roi autour de l’an mil
[Présentation du sujet]
[définition des termes du sujet ]
[problématique]
Etudier le roi en france et en germanie autour de l’an mil revient à montrer comment dans un
contexte de recomposition des pouvoirs que celui ci est tiraillé entre deux exigences/
contradictions : celui de l’idéal virtus chrétienne hérité en grande partie de la tradition
carolingienne et d’affirmation personnelles qui passe par un engagement dans les rapports
de force parfois difficile avec d’autres institutions : féodales et ecclésiastiques.
Dans une première partie nous allons montrer que l’accession au pouvoir de roi passe
d’abord par un enjeu de légitimité particulièrement exigeant.
II. un roi cherchant à affirmer son pouv dans un context de bouleversement institutionnel et
territoriaux ( trouble en france entre robertiens et carolingien,
A) le roi et sa cour un pouvoir itinérant
1) un roi a une reine
→ consors regni
2) lieux du pouvoir
→ lieux résidentiels et sacrés ex Gandersheim
3) centre et périphérie : un pouv royal polarisé au centre du royaume et plus faible à la
marge
→ le pouv royal est structuré dans une perfective centrale et périphérique : difficulté de
s’imposer au sud en france
→ absence des gd au sacre de philippe Ier
→ en germanie lieux de pouv pas partout
B) Un roi de guerre
1) Principale responsabilité du roi : faire la guerre
→ victoire d’oTTon contre les Hongrois
→ conflits à l’intérieur du royaume
2) op militaire sont presque ininterrompus
3) la guerre renvoie aux fn de suzerain du roi, convoque à l’OST ⇒ lieux de cette
affirmation
C) un roi malgré tout dépendant
1) un roi dépendant de ll’eglise
→ l’eglise sur reconnait sa légitimité et l’appui dans l’excercie du pouv
Ex : si on veut attaquer le roi on s’en prend à sa piété
2) une dépendance de la reconnaissance des grands
→ princes germaniques qui contestent les ottoniens
3) un pouv régulièrement négocié
le roi doit régulièrement compenser etc.
Ex Reichskirchensystem → négociation permanente
↳ patrick corbet l’imbrication institution royales et ecclésiastiques sont l’objet de constantes
négociations
III. depuis son investiture jusqu’à son exercice du pouvoir, c’est la piété qui fonde son action
A) eglise constamment associé à l’exercice du pouvoir
1) le chancelier du roi un grand prélat au coeur du pouvoir
2) la permanence d’une tradi conciliaire carolingienne
→ le roi rassemble des conciles ⇒ légitimité comparable à celle du pape
3) le reichskirchensystem
→ le roi apparaît autant comme un prince et “un chef religieux” ⇒ presque comme un clerc
→ sa mission : préparer son royaume au jugement dernier , préparer le salut *
le statut royale est donc profondément ecclesiastique
⇒ dans une logique discursive on part du moment où l’on devient roi, on finit par la
mémoire.
Accroche :
Importance des ancêtres, généalogie ds société autour de l’an mil.
↳ connaissance origine ⇒ noble ≠ non noble
Svt inflation généalogique : exagération des lignées
Gloire ancestrale évidentes pr gd lignages et svt surfaite pour les petits lignages
Ex : comte Eude II de Blois ⇒ affirme qu’il tient sa terre de prestigieux ancêtres
I.définir la noblesse
affects > les émotions jouent un rôle dans les liens entre gds
l’individu est une notion qui fait débat au MA car idée que dans société holiste, exp individuelle
apparaît peu IMPORTANTE mais pas évidente. Jean Claude Schmitt parle de l’individu au MA
comme une fiction historique.
Un grand roi se fait reconnaître par un modèle commun. Être un grand roi c’est se conformer à une
représentation.
Exemple 2 : Henri III lorsqu’il perd sa mère se présente à la cérémonie avec des habits de pénitents et
s’est jeté au sol devant le peuple. Le roi se soumet à un code vestimentaire et des gestes stéréotypés
dans une certaine mesure il se repent car en conflit avec sa mère . L’expression émotionnelle
Exemple 3 : Otton le grand en 964, conflit dans élection du pape, empereur demande clémence pour le
coupable. Bien que coupable ait été son opposant politique, il le fait en pleurant et l’opposant pleure
en même temps en adoptant l’attitude du pénitent.
⚠️
Les gender studies s'intéressent au sujet.
On parle DES femmes et non pas de la femme lorsque l’on parle l’ensemble de la sociéte . Il y a
plsr façon de construire leurs droits
Exemples : Enlèvement de la fille du roi de francie occidentale (Charles le Chauve) en 862 par
Baudoin bras de fer comte de Flandre. Annales de St Bertin rappellent dans la généalogie qu’il y a une
descendance autre. Judithe est décrite comme très belle ET consentante de cet enlèvement.
On a une promotion du rôle de l’épouse de + en + important comme l’est celui de la reine. Une
prérogative de l’épouse est d'accroître la noblesse de son époux par la sienne. Elle doit s’occuper des
biens ( dans système de dons et contre dons). L'Élite féminine est liée à l'espace privé.
Le consortium conjugal ⇒ patrimoine commun, alliance. Le comte s’appuyant sur la CONSORS
REGNI mariage qui contribue
Comtesse de Flandre voit son action bornée à ce que lui permet son époux mais voit son
autorité grandir.
Mariage : biens échangés assurant la subsistance ( dotte et douaire) mais aussi symbolique.
Les modalités pratiques de ses biens donnent un indication sur la part prise par l’épouse.
Le poids du mari est plus important avec la patrilinéarité. Elle ne jouit que sur l’usufruit du douaire.
Mais femme conserve un droit de regard sur les biens qui lui sont attribués. Et veuve, elle reçoit donc
le douaire.
Femmes sont soumises mais exerce un rôle non négligeable, le consortium conjugal est très important
Patrilinéarité confert à la femme par le mariage un statut important
exemple : archevêque de reims du 9e siècle Hincmar parle de DOMINA PALACII comme la seigneur
du palais
Certains grands lignages utilisent des stratégies matrimoniales. Échanges verticaux (position
supérieur) et horizontaux (même position). Nouer des liens avec des familles moins importantes est
aussi intéressant pour des enjeux locaux ( instaurer une fidélité).
Le mariage est un moyen de fédérer des alliances aristocratiques.
Exemple : les comtes de Flandre : objet privilégié de pillage pour les scandinaves. Pouvoir royal
dépassé. Comte de Flandre ont souffert mais aussi profité pour affirmer leur autorité. Mariage pour
s’insérer dans le réseau de familles nobles. Le premier se mari à une femme (carolingienne) de
famille royal et son fils Baudoin II épouse une princesse anglo saxonne.
S’allie une génération sur 2 avec Francie ou Germanie en alternant les alliances et assure ainsi sécurité
sur leurs frontières. Les comtesses s’insèrent entièrement dans leur famille même quand elles sont
veuves.
Les filles des comtes nouent des unions de proximité avec des seigneurs dans un rayon de 150 ou 25
km ⇒ pour les fils (hypergamie) les mariages à longues distances traduisent des alliances entre égaux
ou familles royales alors que les filles faisaient des mariages avec des seigneurs inférieurs. Régine le
Jean montre comment des membres de l’aristocratie locale sont honorés en épousant des filles
(hypogamie) des comtes de Flandre. Resserrer des liens avec des Châtellenie plus ou moins
indépendantes comme Boulogne et renforcer vassalité.
“Le mariage est considéré comme un gage de paix
Les comtes de Flandre au 11e sont biens installés plus besoin de renforcer les liens à proximité. Donc
la fille de Baudoin V au milieu du XIème épouse Guillaume le Conquérant elle apportait la puissante
abbaye de Corbi dans sa dote.
Au XIe siècle le mariage est parfois restreint du côté des fils pour limiter le nombre d’héritier. Ce qui
compte c’est l'aîné qui va donner un héritier. On ne marie pas les cadets car cela cause une certaine
dilapidation du patrimoine dans la branche cadette.
La reine est la gardienne des objets de pouvoir, la régalia. Met en lien le rôle de la Reine avec le
pouvoir du roi, elle est la garante de la légitimité du roi et également car elle assure la continuité du
lignage.
La possession du trésor apparaît important pour qu’elle joue un rôle
Régine le Jean dit qu’elles sont des trésors animés qui servent aux différents stades de négociations et
qu’elles sont mises sur différents marchés des échanges matrimoniaux. Gardienne de la dignité royale
et peuvent reprocher au roi un acte honteux. Par une série d’event la reine peut conforter les liens du
pouvoir royal
La reine est de + en + intégré aux pouvoirs royaux. Les premières à recevoir l’onction sont la femme
et la fille de Charles le chauve.
cf fiche reines ottoniennes et francie occidentale
Hrotsvita a été élevé au monastère avec des princesses et offre au travers de ses images féminines de
vierges fortes des personnages de la féminité de l’entourage ottonien souhaite se reconnaître. Elle va
jusqu'à nourrir une réflexion sur le mariage ( à l’aube de la réforme grégorienne)
accroche : la naissance du cimetière : lieu sacré et terre des morts dans l’occident médiéval. Michel
Lauwers
→ Le rapport au mort et à la mémoire des morts a évolué avec le MA ⇒ les morts ont été inhumés
tout proche des habitations de façon collective, anonyme et ces espaces marquent une sorte de
cohabitation entre mort et vivant car cimetière investi par vivants.
Polarisation de l’espace autour des cimetières et du réseau paroissiale “ blanc manteau d’eglises” ⇒
importance de l’eglise et de la ie religieuse pour la société
Entraîne un certains nb de tensions
- oppose pouv laïque et eccelsiastique avec littérature monastique très sévère sur les seigneurs
⇒ sous l'impulsion de cluny la vie religieuse continue d’évoluer autour de l’an mil.
Mais Normand et hongrois ou abus des laïques qui ont usurpés certains biens ecclésiastiques ont eu
une importance que les ecclésiastiques ont eu tendance à exagérer. Écrits dans un contexte ou dcp on
dramatises les crises ⇒ renvoie aux grandes peurs de l’an mil
Le tissu ecclesisatique a été affecté mais ne doit pas apparaître comme totalement bouleversé : les
fondations antiques et mérovingiennes et même carolingiennes( en germanie) ont été pour la plupart
conservées => Il y a une permanence que les récits monastiques ont tendance à minimiser.
A)La hiérarchie ecclesiastique
Depuis l'époque carolingienne la centralisation de l'église autour de rome a été en question car
carolingien, à un moment ou la distance a pu perturber cette centralisation, ont développé une forme
de conciliarisme ( ⇒ confère au évèque une autorité similaire au pape)
Les empereurs carolingien ont favorisés la centralisation autour de rome :
→ s’exerce sur une géographie des sièges épiscopaux et archiépiscopaux ancienne.
Mais quelle est l’autorité du pape sur cet ensemble ?
tension dépassée en faveur du pape et de la centralisée romaine
a. La papauté
-> période sombre de la papauté ou l'évêque de rome soumis à des luttes aristocratiques
La protection des empereurs à partir de 962 apporte une sérénité pontificale mais cette dépendance vis
à vis de l'empereur est mise en cause.
L’institution s’affirme et moyen d’action se développement
Dans le fait : autorité du pape se vérifie quand clerc qui s’estime victime de leur hiérarchie se tourne
vers papauté. ( autorité davantage reconnu)
!! quand même conflit pr élection pontificale
⇒ en théorie selon canon anciens pape est élu est “élu ab clero et populo” par clergé et peuple mais
aristocratie romaine domine
Exemple : famille du comte théophylacte de la famille contrôle les élections pontificale dans
première moitié du Xe siècle : épouse et fille impliquée également dans élection
⇒ 1 descendant en 955 son petit fils devient pape sous le nom de Jean XII
Dans ce contexte d'affrontement empereur cherche à mettre ordre : Otton premier renoue avec tradi
carolingienne. Délivre après s’être fait couronner empereur délivre privilège solennel : L’ottonianum
qui garantie l’intégrité des propriétés pontificales placées sous la surveillance des envoyés de
l'empereur ⇒ les missi imperio et en retour il impose qu'aucune élection se fasse sans son
consentement. Les relations avec le pape étant vite devenues mauvaises voir exécrables.
Empereur séjourne svt à rome et cherche à imposer leur candidat
Exemple : L'élection du pape de l’an mil le pape sylvestre II (gerbert d'aurillac) élu en 999 et est
imposé par l'empereur.
Cette ingérence se retrouve dans les sièges épiscopaux italien. ⇒ co,,ection entre église germanique et
italienne. Mène à conflit ( plus tard) entre Guelfes (partisans du pape ) et Gibelins (soutiens
empereur).
Empereur finissent même par placer en Italie des candidats allemands au XIe. Ce pouvoir de
l’empereur est surtout important quand celui ci est à rome : en son absence + conteste : élection
antipape.
Au XI siècle ambivalence :
- dépendance vis à vis de l’empereur : fragilisation de l'institution
- en même temps bcp + prestigieuse : moyens de rayonner, admin pontifical s’étoffe, le palais
du latran abrite les chanceliers pontificales > perso asmin important qui permet de rayonner
car clerc au service du pape rédigent et expédie des lettres/ bulles en rép pr le pape des
consultation dans des domaines aussi varié que interprétation écriture , discipline clercs pasto
admin bien église.
↳ ces lettres appelées des décrétales (décision de l’autorité ecclesiastique en
particulier sur la discipline ecclesiastique : recueil canon, sentence des pères de l’eglise
regroupe toutes ces décisions juridique ecclésiastiques. )
↳ facultés de décret
Exemple décret de Gratien
L 'autorité du pape est maintenue par ces décrets qui servent de socle du droit de l'Eglise. Et le
socle de la réforme Grégorienne.
Le pape s’appuie sur d’autres papes antérieurs
Le métropolitain reçoit du pape un pallium (écharpe de laine blanche marquée de croix noires)
symbole de dignité épiscopale qui l'unit à rome et fait de lui un archevêque et donne droit sur ses
suffragants. C’est aussi un maillon et un instrument de la centralisation épiscopale autour du pape
Autour de l'an mil: arrive que archevêques voient leur droit ignoré par suffragant qui s'adressent
directement à Rome.
A l’origine : les évêques étaient les seuls à baptiser mais finissent par délégué au clergé diocésain.
Prérogatives se sont précisés : baptiser, pourvoir éducation des enfants
mais an mil : bcp églises fondées par des puissant ( qui se considèrent comme proprio) et donc tension
entre clergé diocésain ou ces puissants pour la nomination d’un desservant.
↳ querelles qui conduisent à la réforme
Il est arrivé que les proprios d'Église présentent un candidat qui devait être validé par eglie
La qualité intellectuelle et morale du clergé rural reste un débat chez les historiens. Quel était le nb de
prêtre
[demander à ghilain]
On a bcp d’assemblée ecclesiastique se plaignent de débordements ( alcool concubinage)
Pour autant évêque attaché à la formation des prêtres de leur diocèses
ex: école cathédrale très importante à reims au 9e siècle.
Dans quelques régions décrivent, avec livres, trésors hagiographie etc enrichie par desservants ou
certains paroissiens.
On est pas renseigné sur profil sociologique des prêtres ( parfois appartient à famille élite locale ) ce
qui est clair c que le curé de paroisse pas isolé. Structure comme synode montre des liens réguliers
entre ces prêtres et l’institution épiscopale.
Visite pastorale de l’évêque : il va voir comment se passe la vie religieuse de la paroisse.
Il y a aussi des calendes ( grp de prêtres plus restreint ) le 1er jour du mois
↳ notion de fraternité avec repas et sers de cadre avec formation continue et permet de
resserrer la hiérarchie diocèse regroupé sous surveillance de l’un d’entre eux : le doyen.
a. le droit
source de droit :
- acte de concil diffusé à partir du 7e siècle
- les lettres des papes
- les rois carolingiens et l’épiscopale ⇒ légifère sous forme de capillaire et acte de
concil ( certains sont faux)
Autour de l’an mil ces sources juridiques sont rassemblés par les canonistes et les classes
Ex :
- réginon de Prüm ( abbé allemand) qui a rassemblé dans ouvrage I de livre des cause synodale
et des disciplines ecclésiastiques
- canons de : Abbon de Fleury instauration de la dynastie capétienne collection de canons
- le décret de Burchard de Worms : compilé entre 1008-1012
⇒ parfois ces textes sont contradictoires. Pour trancher les incohérences : soit autorité du pape qui
devait prévaloir, soit autorité des conciles devait prévaloir.
3) La géographie ecclesiastique
→ ( cité romaines et provinces romaines )
exemple : rôle de brunon archevêque de Cologne (+ duc de lotharingie) qui a été chancelier du
royaume à partir de 940 et régent quand frr parti en Italie et a étendu à la germanie les institution
ecclesiatsique lotharingienne en germanie. Les évêques sont svt à la fois évêques et comtes ( comtes
évêques)
ex : prince archevêque de Salzbourg
Ces prélats totalement intégré au système de l'empire : avantages mais aussi obligations:
- doivent fournir à l’empereur des combattants si besoin au même titre des vassaux
ex : document INDICULOUS LORICATOROUM établi printemps 981 pour préparer expédition otton
2 en italie. → 2000 combattants étaient attendus et les 3/4 fournis par églises épiscopales et
monastiques.
- Accueillir souverain et sa cours
- participer aux assemblées que souverains pouvait convoqué
Certains évêques ont servi à la chapelle des souverains ottoniens ( J; Fleckenstein a étudié la chapelle
du souverain)
La Hofkapelle⇒ admin centrale du royaume pour les affaires ecclésiastiques et est confiée à un archi
chapelain ( titre honorifique donné à archevêque de mayence)
Les ottoniens ont voulu fav des qualités intellectuelles des prélats dc svt des grand intellectuels (
rathier de vérone, gerbert d’aurillac proche d’otton III).
Mais garde aussi de gds lignage aristocratiques et les ADALBÉRON ont svt donnés des évêques à
metz trêve cambrais, laen etc
Mais aussi des proches des ottoniens ( brunon et fils d'otton Ier)
Il ne faut pas voir Reichskirche comme monolithique car pouv empereur n’est pas sans limite.
Reichskirche ⇒ Dynamique
→ l'évêque quand en visite pasto peut exiger qu’on lui fournisse des denrées
→ Il gère la dîme ( impôt mis en place par les carolingiens au 8ème)
Parfois des inventaires de ces biens de l’évêque ont été dressés. Inventaires permette de différencier
les biens qui relèvent de l’évêque et ceux des chanoines
- La Mense de l’évêque : épiscopale
- // des chanoines : canoniale
Il arrivait aussi que revenus voir maj des revenus soient affectés à des usages spécifiques que le
donateur pouvait souhaiter ( entretien des pauvres, accueil des pèlerins etc)
↳ aussi Financement du luminaire ( ensemble déco lumineuse de l’église )
L'évêque à partir de là en tant que “ seigneur” est entouré d’un certain nombre de perso ( des avoués).
Si on a une immunité !!
↳ Il y a 2 justices ( haute et basse justice) et certaines tâches sont incompatibles avec un ministère
sacré. Ex: un évêque ne va pas mener des contingents militaires ni condamner à mort. Dans ce cas
l’évêque doit avoir quelqu'un pour le représenter : ce représentant ets un avoué (advocatus) Il
représente l’évêque dans les charges qu’il ne peut pas remplir. Il faut que l’évêque soit un Immuniste.
Souvent ce sont des petits seigneurs qui ont des domaines limitrophes des biens de l’église avec des
droits d’avouerie. Ça contribue à cette interférence entre laïque et ecclesiastique.
L’exercice des droits conto implique un châtelain en charge de fonction militaires et judiciaires ( stv
héréditaire).
⇒ pouvoir laïque très important …
Ex à Combray on a un certain nombre de conflits entre l’évêque et son châtelain.
A partir du moment où l'évêque a un droit conto ça implique un châtelain.
On a la familia épiscopal ⇒ entourage proche de l’évêque qui sont svt des ministerio ( pas libres mais
grand pouvoir)
(lire)
→ corres à
une paroisse s'inscrit sur un territoire
Autour de l’an mil : pas encore de géographie ecclesiastique très précise à l’échelle des diocèses (
paroisse sont mouvantes)
Église rurale quand même importante. Se cristallise autour d’elle la vie religieuse.
Svt fondée par aristo et apparaît parfois co église privées. En réalité cela n'empêche pr une grande
partie d’être intégrée à l'ensemble des institutions ecclésiastiques
Elle bénéficie d'une dotation foncière qui est importante. Elle a aussi donc des ressources.
A cela s'ajoutent les donations des fidèles qui ont pu apporter des revenus qui sont donnés à l'occasion
de baptême ou funérail. La dîme
Oblation ⇒ offrande faite au clergé par fidélité comme donation à Dieu.
fidèles attendent le service spirituel . Don créé un lien entre fidel, famille et ecclesiastique.
Église importante pour souder les familles et groupes de propriétaires à la sphère sacrée. Système
d'échange ⇒ fonction presque votive.
depuis carolingien, certains prélats ont commencé à contester cette situation, considérant que ct une
conception trop intéressée dans le rapport à dieu. Notamment quand un candidat était présenté svt
ignorant. Forme de mainmise des laïques sur patrimoine eccelsisatique et dime.
La Simonie ⇒ fait de vendre les sacrements.
à partir du 9e siècle et mise en place au 10è : Introduction d’une distinction entre bien et revenus
ordinaire ( revenu de l’eglise = ressource de patrimoine) et les revenus de l’autel ( fournis par les
services spécifiques assuré par les clercs et dès lors il est essentiel que ceux ci soient les seuls à les
contrôler)
C’est une première étape d’émancipation des laïques. Car effectivement le propriétaire de l'église
assure un droit de contrôle. Cependant tendance à être dramatisé car il y a un véritable contrôle de
l’évêque.
A partir de là les familles aristo n’ont pas envie de voir un nul être élu. Le lien avec l’eglise qui est
déterminant et ouvre voie au sacré ⇒ paraît important d’avoir des desservants compétents même si
l’incompétence de certains desssrrvabt ont pu être dramatisé dans certains écrits.
Pierre Bonnassié pr catalogne parle de ligné épiscopale ⇒ ex d’une église sont michel de pont fondé
par l'évêque d’urgel ( Raoul en 940). Il la conserve . Il prévoit que cette église soit tenue par son frère
puis ses neveux etc. Implique une stratégie familiale. Mais ne veut pas dire que la desserte de ces
églises rurales était qualifiée par une gestion médiocre. Contrôler une église c contrôler un lieu de
sépulture et donc de mémoire qui participe à légitimation du pouvoir local.
C)Moines et Chanoines
règle bénédictine ( 6e) de benoît de nursie ( originaire de Lombrie) 1er temps cô hermite où des
disciples l’ont rejoints puis appelé comme abbé de vicovaro ( mais empoissonnement ) et ensuite a
quitté vicovaro puis fondée vers 529 le monastère du mont Cassin.
Chaque fondateur d'établissement monastique inscrit sa propre règle. Celle de St benoît est devenue la
pp règle monastique.
Moines attachés à une commu : Cénobitisme
Équilibre entre salut individuel du moine et communauté avec place essentiel pour l’abbé qui est
choisi par les moines qui lui doivent obéissance.
La stabilité est essentielle. Le moine doit être attaché à son monastère et s’y engager.
L’équilibre dans règle de st benoît :
- travail manuelle ou intellect
- lecture divine ( lectio divina) méditation perso de la bible
- l’opus dei l’oeuvre de dieu = la prière commune sous la forme de 8 offices qui scande la
journée ⇒ heures monastiques
● vigiles (office de nuit)
● laudes ( 3h)
● primes ( 6h)
● tierces (9h)
● sexte (12h)
● none (15h)
● vêpre (18h)
● complis (21h)
La règle doit être suivie scrupuleusement. et complétée par des coutumes/ pratiques/ besoin locaux.
Ces coutumes sont svt orales, consignées de + en + dans des coutumiers qui permettent de
comprendre la vie quotidienne des moines.
Cette règle a bénéficié des réformes carolingiennes car règle de saint benoît pas la seule en vigueur. (
ex règle de saint colomban )
Carolingien ont réorganisé le monachisme ( règles variées etc) Charlemagne a tenté d'unifier les
usages monastiques en diffusant la règle de saint benoît ( plus ancien manuscrit qu’on a est conservé
dans l’abbaye de saint Gall et est une copie) c surtout louis le Pieux qui a imposée la règle de benoît
de nursie à l'ensemble des monastères de l'empire au conseil d’aix de 817 charge confiée à benoît
D'Aniane par louis le pieux . Saint benoît d’Aniane est lui même venue à aix la chapelle et a rédigé un
texte = la concordia regularum dans laquelle il intègre à la règle bénédictine d’autres règles ( saint
colomban , saint césaire, saint pacôme saint basile etc) cette réforme a suscité des résistance, certains
ont refusés de la suivre mais elle s’est imposée et a donné au monachisme une forme de cohérence.
Les monastères carolingiens rassemblent des hô et des fê d’origines extrêmement différentes. Il faut
distinguer les novices ( pas encore prononcés voeux) des moines. Sachant que au 9e siècle l'entrée
d’enfants destinés à devenir moines ( les oblats) s’est diffusé. Cette entrée au monastère est
accompagnée de donations de la part des parents.
Le monastère compte une familia qui peut comporter des laics ( qui aide ou donateurs présents) Le nb
de moines est une chose mais il y a d’augtres perso qui en font partis.
Il existait des lignes de confraternité qui confondaient les morts et vivants, les moines et donateurs.
Une historienne [] relève environ 25-35 moines par établissement certains double comme monastère
de Gourz
Ralentissement des monastère autour de l’an mil
Vie commune ⇒ dortoir, grande salle à manger
mais très hiérarchisé : dirigé par l’abbé ( élu et surtout svt placé par roi ou évêque) et parfois on a
donc une autorité pas issu de la communauté en question : un abbé laïque ( placé par un pouvoir) qui
peut être un clerc
Cet abbé laïc ne réside pas sur place il est représenté par un prévaut
communauté dirigée par un doyen. contrôle les offices monastiques ( fonction : réfectoire, dortoir etc)
Communauté féminines institutio sanctimonialium que 28 chapitres de règles au IX, règle unique.
Sont plus sous contrôle des commu aristo, des commu dt les liens avec aristo accueil des veuves,
prennent en charge la prière en faveur de la famille
michel gaillard moins intéressé par ça
Elles ont connu des difficulté fin IX et Xe mais importance des commu ottonienne qui ont été
encouragés voire créé ou reprise
quedlimbourg ⇒ fondation de mathilde veuve d'henri l’oiseleur en 936
c’est sa petite filles mathilde qui lui succède puis son arrière petite fille adélaïde soeur d’otton III
Grand nb d'abbaye tenue par ottonien
gandersheim une nièce d’otton a été abbesse au Xe siècle puis autre soeur d’otton III : sophie
Fondations bénéficie de la bienveillance du souverain par le lien de parenté
→ éduquer jeune fille, accueillir veuve, prier pour la famille.
théorie sociales qui reconnaissent importance et existence de groupes. S'inscrit dans un système de
pensée et marque volonté de la part d’un grp social dominant d’influer sur société et la modeler.
⇒ forme d'ecclésiologie cad de théorie sur l’Eglise émanant de ses représentants. Discours à la fois
sur l’ensemble des chrétiens mais aussi sur les grandes institutions ( moines clercs etc). Les religieux
théorisent sur leur pouvoir, leur fonction et en mm temps sur l'ensemble de la société qui est
chrétienne.
Réflexion sur l’Eglise, sur l’institution ecclésiale et sur les prérogatives des membres de cette
dernière.
Si l’église théorise sur l’idée que clerc ont tel fn et laïque tel fonction c’est une manière de marquer
des manières de prendre une certaine emprise sur la société
→ elles placent la société sous un idéal chrétien, c le modèle social susceptible de conduire
l’ensemble des hô vers le salut après jugement dernier
→ place central de l’idée de paix qui est l'image terrestre de l'ordre divin
→ théorie sur la société repose sur la notion d'ordre ( ordo, ordines)
↳ répartition des hommes en diff grp en fn de critère distinct évoluant avec le temps.
- chrétienne et jsp
- repose sur notion d’ordre
- elles sont fonctionnelles : chaque ordre exerce une fn déterminé ds société qui permet la
bonne marche de l’ensemble
( premier épître au corinthien ou st paul associé l’église à un corps où chacun trouve sa place
dans la hiérarchie )
→ idée d’une complémentarité entre les ordres. cohérence qui est permis par la charitas (amour) entre
les diff groupes.
pour les idéologues médiévaux : perspective d’une réalisation d’une unité à la fin des temps.
enfin on trouve l’ordre des laïques, le + menacé de tous. Laïque surveillé et protégé par moines et
clercs.
Ces théories ont été fondatrices à partir époq caro et socle représentation social et discours q l’on peut
trouver du IXe ( cf Isidore de Séville, raban maur)
On va opposer les laïques et les clercs ( critère de pureté car clercs sont plus pures)
↳ grosse distinction : la continence sexuelle ( critère fondateur d’opposition)
Les clercs ne font pas non plus couler le sang. Cô ils ne se battent pas paradoxalement en appelant
dans concile de paix à les préserver protéger ils se rapprochent des paysans car ils sont tous les deux
menacés par les armes. Solidarité entre inerne et paysans.
Opposition entre rustici et milites fait écho à opposition entre milites et clerc.
Def de la paix a entraîné un bouleversement dans la notion d’ordre.
A de L. ⇒ lignage haute et ancienne noblesse, destiné à l'épiscopat, d’abord chanoine de Metz puis
chancelier du roi de Francie occidental puis évêque de Laon. Il a oeuvré pour l'accession au pouvoir
de Hugues Capet et ds un texte qu’il a adressé au roi robert le pieux en 1020, il manifeste son hostilité
aux nvté qu’il a autour de lui et surtout aux assemblés de paix qui permettent aux moines de
s’immiscer dans la vie publique et derrières ces enjeux ce sont aussi les moines de CLuny qu’il vise
surtout abbé odilon de cluny ce qui amène adalbéron à donner sa propre théorie sur l'ordonnement de
la société. C un poème écrit fin des années 1020 ( ilmeur en 1030) sur l’ordre social
G de Ca. ⇒ (né en 975) vient aussi du nord ouest ( lorraine etc ) il a commencé à aix la chapelle dans
l'entourage de l'empereur Henri II et c lui qui le convoque évêque de Cambrais un diocèse qui englobe
la ville d'arras. Évêque exerce également des fonctions conto. En 1025 il est confronté à un mouv
hérétique dt les idées constituent une menace pour l’ordre social.
⇒ Et donc, il prononce un gd sermon pr contrer ses idées pernicieuses, ses arguments sont
paru pertinents donc les hérétiques abjure leur fois et réintègre l’eglise. Ce discours apparaît
également cô une théorie de l'ordonnancement de la société.
2. remettre le monde en place en restaurant les principes tradi aux bénéfices des évêques.
Adalbéron de Laon et G. de cambrai sans doute se connaissent ils, ils ont des liens familiaux
relativement éloignés, mais mm culture : gd prélat des environs de l’an mil.
Ils ont une conception haute de la place de l'évêque : proche du roi.
→ Le royaume doit être gouverné par des conseils qu’ils administrent et non par des assemblées qui
brassent différents personnages/ individus, des clercs, des moines, et même des paysans.
Le roi risque d'être subverti ce qui pèse sur le royaume. + ils considèrent que les moines au lieu de se
cantonner à leur rôle de prière, se donnent un rôle qui n'est pas conforme à l’idéal monastique.
→ tout doit donc ê remis en ordre et le clergé séculier (évêque) affirme sa singularité
Le roi a une place à part car placé au-dessus des deux premières catégories. ( sacre le montre)
Ce type de théorie a renforcé les institutions ecclésiastiques car a donné une légitimité nouvelles (
renouvelé) en mm temps que l'église participait au renouvellement de cet ordre social.
→ permis également un raffermissement du pouvoir royal.
Fondamental dans l'élaboration d’un socle théorique qui a été le prélude de la réforme grégorienne de
la fin du XIe c gce à cette organisation sociale que la réforme a pu s'inscrire.
⇒ permet un nouvel équilibre
En France svt les rois/ seigneurs laïques qui favorisent les réformes ≠ en germanie se sont surtt les
éveques. Modalités des réformes qui révélatrice du rôle que jouent ces diff institutions dans les
sociétés. Depuis charlemagne le bon fnt du système
⚠️
En gros c’est d’avantage centralisé en germanie qu’en France
parfois 1 mm abbé dirige plsr établissement monastiques
Ex qd Odon de cluny réforme un établissement il apparaît comme abbé du lieu qu’il réforme
et donc abbé de plsr monastère ( multi abbatiale)
Le caractère personnel des réformes monastiques se font svt en cascade, les membres
réformés se font alors réformateurs ⇒ réforme se répendent
réforme en bourgogne sont précurseurs, la fondation de Cluny s’inscrit en 909 dans le context
réformateur ( duc d’aquitaine a pris soin de placer cluny sous protection du pape pr pas d’influence
ecclésiastiques sur cluny ) duc d’aquitaine établit un monastère qui suit règles bénédictines et laisse
ses droits entre les mains des seuls moines ( céder aux apôtres) et cô céder aux apôtres cluny est
protéger des ingérences des autres grands laïques ou ecclesiastique et mm un peu du pape mm si ce
dernier protège l’abbaye.
Bernon c’est consacré au monastère de Cluny et situation évolue avec Odon qui fortifie
l’établissement et obtient en 931 une bulle du pape qui certifie son indépendance, abbaye est protégée
par son immunité ( ⇒ ici nouvelle car interdit à quiconque de s’en prendre aux biens des moines
terres ou dépendants ) Cluny est autorisé à accueillir des moines désireux de bon usages ( = asile
monastique) et autorisé à réformer d’autres monastère. A l’époque moins prestigieuse que abbaye de
fleury mais grandit bcp.
Cluny = fer de lance de la réforme
Autre exemple : l'abbatiale de Maïeul qui refuse d’ê pape et fait de cluny un gd proprio
foncier + reçois plsr privilèges ⇒ la plus haute immunité protège cluny à partir de 950.
↳ il propage aussi la réforme ( une trentaine d’établissement)
1024 le pape Jean 19 place ttes abbaye sous protection des papes conduit à considérer cluny cô une
église dans l’église ( Ecclesia Cluniacensis) ⇒ importante sous abbatia d'odilon de 994 à 1048. Il
façonne juridiquement la hiérarchie entre cluny et les abbaye qui en dépendent et après cluny devient
tête et dépendants deviennent le corps avec des particularités etc.
Constitution de congrégation de monastère + multiplication des mouv réformateurs de
germanie
3.
Mais cette réforme grégorienne est annoncée par une réforme séculière pas q morale mais aussi
institutionnelle ⇒ primauté de l’eglise romaine.
Aspiration à la réforme importante
Ex Thietmar de Mersebourg rend compte le cas de diff enfants monstrueux à la suite d’un rapport
survenue à une date/ situation prohibée. Il explique mm que c le diable qui est à l’origine de la
naissance de henri de bavière le frr d’otton Ier. Car conçu dans une situation peu propice un soir
d’hiver.
Le pire péché est celui de l’inceste⇒ règle avec des interdits de parentés. La règle générale est
produite au début du ..siècle
Ces règles très strictes ont pu générer les stratégies matrimoniales sans les empêcher totalement.
→ résistances aussi contre cette influence de l'Eglise.
application partielle des règles canoniques sur le mariage. Interdit de parenté jusqu'au 7e degré .
Sachant que les laïques ont parfois transgressé ces règles. Au delà du 3-4e degré de parenté ce n’est
pas vrmt appliqué
La période carolingienne (VIIIᵉ–IXᵉ siècle) marque une volonté de repenser et structurer la société
selon un idéal chrétien.
Les intellectuels et clercs élaborent une théorie sociale qui vise à ordonner la société tout en lui
donnant une valeur morale et religieuse.
Georges Duby, Les Trois ordres ou l’imaginaire du féodalisme → montre comment cette tripartition
devient un modèle de pensée et de valeurs structurant la société féodale.
→ Placer la société sous un ordre voulu par Dieu, garant de la paix terrestre et du salut éternel.
chaque homme appartient à un groupe (ordo) selon des critères spirituels, sociaux ou fonctionnels.
→ Ces critères évoluent avec le temps, mais gardent une visée commune : la cohérence et la
complémentarité des fonctions.
CF: Première Épître aux Corinthiens — saint Paul compare l’Église à un corps :
↳ chaque membre a sa fonction, mais l’ensemble ne fonctionne que dans l’unité.
⇒ voient dans cette organisation la préfiguration de l’unité finale qui se réalisera à la fin des temps.
Adalbéron et Gérard, proches par culture et origine, défendent une conception hiérarchisée et
ecclésiocentrée de la société.
Ils veulent remettre le monde en ordre :
- en restaurant les principes traditionnels
- en réaffirmant le rôle supérieur des évêques
- en écartant les moines et les assemblées mixtes (où participent clercs, laïcs et paysans) du
pouvoir
Pour eux, le roi doit gouverner par le conseil des évêques, non sous la pression des foules ou des
assemblées populaires.
Le clergé séculier (évêques) affirme ainsi sa singularité et sa mission d’encadrement du royaume
chrétien.
Les prises de position de ces deux prélats s’inscrivent dans un contexte troublé du début du XIᵉ siècle,
marqué par :
Ensemble, ces idées forment le socle théorique qui prépare la Réforme grégorienne (fin XIᵉ siècle),
moment où l’Église cherche à purifier et renforcer sa discipline interne.
Inspirées par saint Benoît d’Aniane, pas attachées à un monastère précis, mais à des personnalités
réformatrices.
↳ soustraire les monastères à l’influence du pouvoir laïc et revenir à la règle de saint Benoît,
symbole de pureté et de discipline.
Cela passe par un retour au cénobitisme (vie communautaire), opposé à l’érémitisme (vie d’ermite).
→ L’anachorèse (expérience de solitude spirituelle) est vue comme une étape préparatoire, signe de
sainteté et d’ascétisme.
→Le fondateur “cède” Cluny aux apôtres Pierre et Paul, symbolisant cette indépendance.
1024, le pape Jean XIX place toutes les abbayes clunisiennes sous la protection pontificale,
confirmant leur statut privilégié.
Réforme séculière
2 gd combat moraux
- contre simonisme
- contre nicolaïsme
IV/ Historiographie
Pierre Bonnassie
Travaux sur la mutation féodale Du Rhône à la Galice : genèse et modalités du régime féodal
→ analyse de la charte de Murbach comme une source pionnière de la vassalité.
→ mutation féodale, qui décrit une transformation rapide des structures sociales, politiques et
économiques entre 1020 et 1060.
Marc Bloch
fondateur de l’école des annales ⇒ recherche d’une approche globale et non ^pas des élites
La Société féodale (1939–1940) : synthèse sur les structures sociales du Moyen Âge.
- relations entre seigneurs et vassaux, des serments de fidélité, et de la hiérarchie féodale.
- origines de la féodalité ⇒ ne naît pas d’un événement unique mais d’une évolution
progressive.
- rôle de la parenté, du lignage et de la terre dans la structuration sociale.
- classes sociales : noblesse, paysannerie, clergé.
- formes de pouvoir : seigneurie, royauté, Église.
Régine Lejean
Martina Hartmann
reconnue pour ses travaux sur Hincmar de Reims ⇒ Sa thèse porte sur De ecclesiis et capellis, un
traité juridique sur les églises privées (Eigenkirchenwesen), rédigé par Hincmar pour Charles le
Chauve.
Emmanuelle Santinelli
Des femmes éplorées ? Les veuves dans la société aristocratique du haut Moyen Age
→ définir la spécificité du veuvage féminin dans l’aristocratie franque
Michèle Lauwers
la naissance du cimetière : lieu sacré et terre des morts dans l’occident médiéval.
→ culte des morts et pratiques funéraires
+ importance église dans la société médiévale
Georges Duby
Les Trois ordres ou l’imaginaire du féodalisme → montre comment cette tripartition devient un
modèle de pensée et de valeurs structurant la société féodale.
V/ Sources
connu pour sa lettre sur la fidélité féodale adressée au duc Guillaume V d’Aquitaine.
Il définit les obligations du vassal envers son seigneur :
« Le vassal doit à son seigneur salut, sécurité, honneur, intérêt, facilité et liberté d’action. »
Il insiste sur la réciprocité : le seigneur doit agir de même envers son vassal.
Thietmar de Mersebourg
Hincmar
vers 806–882⇒ fut l’un des plus grands prélats et penseurs politiques du IXᵉ siècle carolingien.
Évêque de reims en 845
position sur les fê ⇒ sont importantes
Gratien
Le Décret de Gratien, rédigé vers 1140, est la première grande synthèse du droit canonique médiéval.
Il vise à harmoniser les règles ecclésiastiques en résolvant leurs contradictions
Abbon de Fleury
Évêque de Laon, théoricien de la société chrétienne. Dans son Poème au roi Robert, il expose la
théorie des trois ordres (oratores, bellatores, laboratores), faisant de la hiérarchie sociale un ordre
voulu par Dieu. Il justifie ainsi la place centrale de l’Église dans l’organisation du monde.
Odon de Cluny
obtient des privilèges papaux (Jean XI en 931) garantissant l’immunité et la liberté de Cluny : le
monastère dépend uniquement du pape, non des seigneurs locaux
Jean de Gorze
moine réformateur majeur du Xe siècle, artisan de la réforme monastique lotharingienne et abbé de
Gorze
→ décrit trop mal l’abbaye de gorze
→ réforme de gorze la dustingue de cluny
Onglet 8
Fiche d'histoire
III. Famille et pouvoir
affects > les émotions jouent un rôle dans les liens entre gds
l’individu est une notion qui fait débat au MA car idée que dans société holiste, exp
individuelle apparaît peu IMPORTANTE mais pas évidente. Jean Claude Schmitt parle de
l’individu au MA comme une fiction historique.
Un grand roi se fait reconnaître par un modèle commun. Être un grand roi c’est se conformer
à une représentation.
Exemple: La vita de Mathilde Mathilde de Quedlinburg, fille d' Otton 1er. Auteur (moine)
insiste sur les larmes du frère de Mathilde lorsqu’ils se quittent avec sa mère Adélaïde. Les
adieux sur la promesse de son fils de veiller sur les moniales. Importance sentimentale,
mise en scène de façon ritualisée de l’importance de la foi d’Otton II.
Exemple 2 : Henri III lorsqu’il perd sa mère se présente à la cérémonie avec des habits de
pénitents et s’est jeté au sol devant le peuple. Le roi se soumet à un code vestimentaire et
des gestes stéréotypés dans une certaine mesure il se repent car en conflit avec sa mère .
L’expression émotionnelle
Exemple 3 : Otton le grand en 964, conflit dans élection du pape, empereur demande
clémence pour le coupable. Bien que coupable ait été son opposant politique, il le fait en
pleurant et l’opposant pleure en même temps en adoptant l’attitude du pénitent.
⚠️
Les gender studies s'intéressent au sujet.
On parle DES femmes et non pas de la femme lorsque l’on parle l’ensemble de la
sociéte . Il y a plsr façon de construire leurs droits
Le poids du mari est plus important avec la patrilinéarité. Elle ne jouit que sur l’usufruit du
douaire. Mais femme conserve un droit de regard sur les biens qui lui sont attribués. Et
veuve, elle reçoit donc le douaire.
Femmes sont soumises mais exerce un rôle non négligeable, le consortium conjugal est très
important
Patrilinéarité confert à la femme par le mariage un statut important
exemple : archevêque de reims du 9e siècle Hincmar parle de DOMINA PALACII comme la
seigneur du palais
Exemple : les comtes de Flandre : objet privilégié de pillage pour les scandinaves. Pouvoir
royal dépassé. Comte de Flandre ont souffert mais aussi profité pour affirmer leur autorité.
Mariage pour s’insérer dans le réseau de familles nobles. Le premier se mari à une femme
(carolingienne) de famille royal et son fils Baudoin II épouse une princesse anglo saxonne.
S’allie une génération sur 2 avec Francie ou Germanie en alternant les alliances et assure
ainsi sécurité sur leurs frontières. Les comtesses s’insèrent entièrement dans leur famille
même quand elles sont veuves.
Les filles des comtes nouent des unions de proximité avec des seigneurs dans un rayon de
150 ou 25 km ⇒ pour les fils (hypergamie) les mariages à longues distances traduisent des
alliances entre égaux ou familles royales alors que les filles faisaient des mariages avec des
seigneurs inférieurs. Régine le Jean montre comment des membres de l’aristocratie locale
sont honorés en épousant des filles (hypogamie) des comtes de Flandre. Resserrer des
liens avec des Châtellenie plus ou moins indépendantes comme Boulogne et renforcer
vassalité.
“Le mariage est considéré comme un gage de paix
Les comtes de Flandre au 11e sont biens installés plus besoin de renforcer les liens à
proximité. Donc la fille de Baudoin V au milieu du XIème épouse Guillaume le Conquérant
elle apportait la puissante abbaye de Corbi dans sa dote.
Au XIe siècle le mariage est parfois restreint du côté des fils pour limiter le nombre d’héritier.
Ce qui compte c’est l'aîné qui va donner un héritier. On ne marie pas les cadets car cela
cause une certaine dilapidation du patrimoine dans la branche cadette.
mythe national
cf ce qui a été envoyé
civilisation *
ensemble des traits qui caractérisent une société donnée.
*
Elites
ceux en positions de dominations dans une société
Les facteurs de distinctions ou les stratégies de … évoluent et change.
La reconnaissance des Elites
Individu
quelle est la place que les sociétés donnent aux individus. Car il y a les sociétés holistes ou
l’indiv ne compte pas
*Qd on étudie un évêque autour de l’an mil en fait on étudie pas son individualité mais lui en
tant que figure des évêques de cette époque.
Peuple
populus :
peuple grp nbx associés par adhésion à une mm loi
lien sentiment d’appartenance, choses en commun
Masses
ce qui est perçu dans son ensemble
F Burke
masse au 19e devient un corps social
Population
jacques dupaquier, revoir démographie et population
Onglet 9
exemple de commentaire de texte
Commentaire de document
Texte sur : Guillaume V, duc d’Aquitaine ( 993 - 1030)
Introduction :
Morcellement politique et territorial de la France autour de l’an mil fait parler d’un temps des
principautés territoriales de l’historien Yann DONDT La naissance des principautés
territoriales en France 9e-12e ces principautés sont dominées par un type social.
Le portrait que fait A. de Chabannes est le portrait le + connu. Portrait sûrement rédigé avant
même la mort du duc mais pas évident que le portrait ait été rédigé comme une sorte de
flatterie. Une sorte de réalité
A de Chabannes (moine très connu du 11e) il est du Limousin ( grand oncle ou arrière grand
oncle évêque de limoges) famille qui exerce des fonction religieuses importantes
Il a été Oblat puis devenu moine à Angoulême mais attaché au Limousin. Meurt lors d’un
pèlerinage à Jérusalem Laisse bcp d’écrit sachant que sa chronique est très connu ici en est
extrait
Chronique : 3 livres issus de compilation d’anciens écrits ( cf histoire et historien) série de
témoignage contemporains. Reprise plusieurs fois sur ses écrits selon les relations bonnes
ou mauvaises .
Dans cet extrait l’auteur fait un portrait du duc d'aquitaine en soulignant sa grandeur moral,
ses prestiges; sa piété et son autorité dans sa principauté
PROBLÉMATIQUE : Dans quelles mesures dans le contexte d’un morcellement territorial de
la france, le portrait qui fait ici par A de Chabannes fait du duc d’aquitaine un prince idéal.
Après avoir montré que le prince exerce une autorité sur une principauté similaire à un
royaume (I) , nous allons voir que le duc d’aquitaine est résolument un grand inséré dans les
réseaux de pouvoir (II) et enfin qu’il apparaît comme un prince pieux et protecteur de
l’Eglise(III)
L'autorité du duc dépend de l'éloignement géographique mais également des liens perso
tissés avec les grands locaux d'où évocation de grand perso ( Abbé ou comte d’angoulême)
Duc d’aquitaine exerce autorité direct sur comte de poitier et de saincte, en angouleme et
auvergne : autorité incontesté . Cette autorité est rappelée en 1016 dans la charte de
fondation de la collégiale de Thiers en auvergne
Par ailleurs on a aussi d'autres manières de manifester son autorité ⇒ tient des assises
publiques L.6 ⇒pouvoir passe par exercice de la justice.
On sait que le développement de cours a favorisé l’élaboration de liens d’amitié ( très tôt
quand les seigneurs sont encore jeune) le compagnonnage est éprouvé dans des jeux
viriles ( chasse et batailles)
Les princes ont aussi comme les rois leur familier : Guillaume d’aquitaine écoute conseil de
sont favoris guillaume d’angoulême.
L'amitié peut être négociée.
cf oeuvr de 2024 de Regine Lejean ou de stephen Jaeger (unlovbling love in search of )
B) des dons et contre dons qui placent le duc à l’agl des rois
le don = expression pub de l’amitié
*amitié généralisé idéal
Dès le 7ème siècle amitié redevenu un idéal politique
L’amitié soutient la fides qui porte la structure carolingienne.
Cet idéal est associé à la vertu ⇒ ciment social de la société ⇒ amis font le bien ensemble.
Ensemble ils remportent des victoires sous le regard de dieu .
Malgré tout il faut être nuancé sur l’amitié avec le pape ici l’auteur a tendance a exagérer un
peu l’assise du duc
les sources pr savoir quand il est allé à rome sont plus précises
Grand nb de pèlerinage pénitenciers mentionnés par l’auteur
se déplacer si loin est important ⇒ pèlerinage pénitentiel
les relations avec les clercs n’ont pas toujours été bonnes parce que mouv de paix qui
émerge à l’extrême fin du 9e passe par le duc d’aquitaine
Mouvement de paix : assemblée d'évêque par laquelle les évêques en appellent aux laïcs
pour qu’ils épargnent les institutions ecclésiastiques de leurs violences.
La paix du duc et celle des clercs ont pu apparaître concurrentes mais Guillaume le grand a
été un des premiers prince occidentaux à récupérer le maintien de la paix au profit du
pouvoir laïc.
relation peut être plus ambivalente que ce que l'auteur laisse à penser.
Duc est entouré de clerc comme le moine renauld ( ligne 19) comme modèle carolingien
d’une chapelle royale qui doit inspirer le pouvoir. Ces moines peuvent être favoriser dans
leurs investitures.
Mouv de paix est né en aquitaine et s’oppose à celle des clercs ⇒ relations sont peut être
moins sereine que ce texte le laisse à croire.
Les hommes et les femmes ont conscience du péché. tout cela est au coeur des des grands
sujet pr le dst :
● clercs et laics
● famille et pouvoir
● la société en france et germanie autour de l’an mil : une société féodale ?
● l’église et la société
● les liens sociaux (parenté, amitié féodalité )
représente