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Essais mécaniques des matériaux métalliques

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Chapitre 1 : Essais mécaniques – Lois simples

Où :
• L0 est la longueur de la partie entre repères ;
• k est un coefficient (les valeurs communément rencontrées sont 4, 5,65, 8,16 et 11,3) ;
• n est un coefficient (les valeurs communément rencontrées sont 4, 5 et 8) ; plus n est
grand, plus la contrainte dans la section entre repères est homogène
• d0 est le diamètre de la partie entre repère d'une éprouvette cylindrique.
• S0 est l'aire de la section droite.

Dans la pratique, la valeur k adoptée sur le plan international est 5,65 (norme ISO 6892-1) ce
qui correspond à n = 5 pour une éprouvette cylindrique, [8] :

5. et . Dou . (1.3)

En posant 5. 5,6419 On obtient 5,65.

 Exécution de l’essai
La machine de l'essai de traction est constituée d’un bâti rigide équipé d’un travers fixe à
laquelle est fixée l’une des têtes de l’éprouvette , l’autre extrémité de l’éprouvette est fixée à une
traverse mobile. Le mouvement de la partie mobile dans la machine de traction est assuré par un
système hydraulique ou par des vis sans fin. La force (F) imposée à l'échantillon et l'allongement
(∆ sont mesurés à laide de dynamomètre et un extensomètre. Ceci, permettra d’aboutir à des
résultats d’enregistrement de la courbe brut de traction, F=f(ΔL), caractéristique de l’échantillon
et de sa géométrie.

Figure 1.13 Schéma d’une éprouvette de traction cylindrique et de son évolution


en cours d’essai, [7,8].

Comportement mécanique des matériaux métalliques -Brek. S - 12


Chapitre 1 : Essais mécaniques – Lois simples

Figure 1.14 Exemple d'une machine pour essai de traction,[8].

 Exploitation des résultats de l’essai


 Courbe conventionnelle
Afin d'utiliser les courbes brutes de l'essai de traction, on doit les modifier pour que les
résultats obtenus (contraintes et déformations) soient fonction que de matériau étudié et non de la
géométrie de l’éprouvette. Pour ce faire, on rapporte la charge F(N) à la section initiale S0 (mm2)
de l’éprouvette en vue d’obtenir la contrainte conventionnelle σC (MPa). Et on rapporte
l’allongement (mm) à la longueur initiale L0, pour obtenir la déformation conventionnelle εc,
soient :

, % (1.4)

Figure 1.15 Courbes conventionnelles typiques de traction pour quelque matériaux,[9].

Comportement mécanique des matériaux métalliques -Brek. S - 13


Chapitre 1 : Essais mécaniques – Lois simples

Figure 1.16 Courbes conventionnelles typiques de traction avec les étapes d'endommagement
d'éprouvette,[9,10].

OA : allongement élastique linéaire, réversible.


AD : allongement élastique plus allongement plastique permanente réparti.
La suppression de la force appliquée (BC) laisse apparaître un allongement plastique rémanent
(OC). Une remise en charge conduit à une nouvelle limite d’élasticité (CB).
DF: apparition et progression d'une striction (réduction de section localisée) dans les matériaux
ductiles.
En F : la rupture de l'éprouvette
Re : limite d'élasticité (MPa)
Rm : résistance à la traction (MPa)
Rp0,2 ou Re0,2: limite conventionnelle d'élasticité à 0,2% d'allongement plastique (MPa)
La limite élastique, notée Re0,2 correspond au point où le comportement cesse d'être élastique
pour devenir plastique. Pour certains matériaux, le passage d'une zone à l'autre pouvant être
progressif (figure 1.17), il est nécessaire de définir un critère permettant de fixer tout de même
une valeur de Re. Ainsi on choisit souvent Re0,2 qui correspond après décharge à un allongement
plastique (ou rémanent) de 0,2%. On définit des limites conventionnelles à 0,2% ; 0,l % ; 0,02 % ou
0,01 %.
A% : allongement pou cent après rupture (%)
Z% :coefficient de striction (%)

, , % 100 (1.5)

et % 100

Comportement mécanique des matériaux métalliques -Brek. S - 14


Chapitre 1 : Essais mécaniques – Lois simples

Figure 1.17 Détail pour le calcul de E (pente de la partie élastique) et Rp0.2.

La courbe conventionnelle est donc obtenue à partir d’enregistrement F et ΔL, effectué


lors de l’essai en rapportant la force à la section initiale pour raisonner en terme de contrainte, et
en rapportant l’allongement à la longueur initiale pour raisonner en termes d’allongement relatif.
On obtient ainsi une courbe, indépendante des dimensions de l’éprouvette utilisée.
 Les caractéristiques en rapport avec l'essai de traction
En utilisant les résultats des courbes de traction on peut mieux comprendre les
caractéristiques,[9] :
 La rigidité est une propriété importante elle est fonction de l'énergie des liaisons entre les
atomes qui composent le matériau métallique. La rigidité est principalement mesurée par le
module de Young (E). Plus le module E est élevé, plus le matériau est rigide.
 La résistance représente la contrainte maximale (Rm) qu'un matériau peut supporter
avant de se rompre (fissures). Cette résistance dépend de la résistance du collage (résistance des
joints, résistance des liaisons), mais aussi de la forme de la pièce et les défauts dans le matériau
et l'éprouvette.
 La ductilité est la capacité d'un matériau à se déformer de façon permanente avant de se
rompre. La ductilité est directement proportionnelle à l'allongement(A%). Au contraire, lorsque
la déformation permanente est très faible ou nulle, on parle donc d'un matériau fragile. Un
matériau cassant peut avoir une résistance très élevée.
Si % 5% les matériaux sont considérés comme ductiles.
Si % 5% les matériaux sont considérés comme fragiles ou cassants.
 La Malléabilité : cette propriété est identique à la ductilité mais appliquée à la
compression.

Comportement mécanique des matériaux métalliques -Brek. S - 15

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