Cours d'analyse des fonctions réelles
Cours d'analyse des fonctions réelles
J.-Ph. Rolin
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Introduction
Le propos de ce cours est de donner l'ensemble des techniques permettant l'étude complète
des fonctions réelles. Il s'agit, étant donnée une fonction de type "usuel" (c'est à dire obtenue par
composition de fonctions "classiques" : somme, produit, quotient, exp, ln, sin, cos, tan, arcsin,
arccos, cosh, sinh, . . .) d'être capable de décrire complètement son comportement et l'allure de
son graphe. Plus précisément, on se concentre sur les éléments du programme suivant :
Programme général
1. Domaine de dénition : en quels points la fonction est-elle dénie ?
2. Étude de leur éventuelle parité, symétrie, périodicité, en vue de la réduction du domaine
d'étude : souvent, la connaissance du graphe de la fonction sur un sous-ensemble de son
domaine de dénition permet de connaître la fonction totalement.
3. Étude de limites en tout point ou à l'inni. Nous verrons dans ce cours des techniques
nouvelles par rapport au programme de terminale permettant de calculer les limites d'une
fonction en tout point ou à l'inni, ainsi que ce qu'on appelle son comportement asymp-
totique (existence éventuelle d'asymptotes, position du graphe de la courbe par rapport
aux asymptotes).
4. Dérivée et sens de variation : on découpe le domaine d'étude en un nombre ni d'intervalles
sur lesquels la fonction est monotone (c'est-à-dire d'intervalles sur lesquels la dérivée a un
signe constant). Pour cela, Le calcul systématique de la dérivée d'une fonction (si cette
dérivée existe) est toujours possible.
5. Calcul de primitives, et études d'intégrales : cela permet de calculer la surface délimitée
par le graphe de deux courbes entre deux points de leur domaine de dénition.
1
2 Fonctions injectives, surjectives, bijectives, applications réciproques 5
2.1 Injections, surjections, bijections . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2 Fonctions réelles injectives, surjectives, bijectives, applications réciproques . . . 5
2.3 Lien avec la résolution des équations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
5 Primitives et intégrales 13
5.1 Primitives d'une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
5.1.1 Primitives des fonctions usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
5.1.2 Techniques essentielles dans le calcul de primitives . . . . . . . . . . . . . 13
5.1.3 Primitives des fractions rationnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5.2 Intégrales et surfaces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
f : Df ⊆ R → R
x 7→ f (x)
Remarque 1.1. On utilise fréquemment la lettre x comme notation pour la variable et f comme
notation pour la fonction. Comme il ne s'agit que d'une notation, on peut très bien employer
d'autres lettres. On pourra donc noter f : y 7→ f (y), g : x 7→ g(x) ou h : t 7→ h(t).
2
Dénition 1.2. Le graphe d'une fonction réelle f : D ⊆ R → R est l'ensemble Γ =
. Si A ⊆ D , le graphe de f sur A est l'ensemble {(x, f (x)) :
f f
{(x, f (x)) : x ∈ Df } ⊆ R2
.
f
x ∈ A} ⊆ Df
D = R.
q q
f
2. Si f : x 7→ x = avec n ∈ N , alors D = R .
f
−n 1 ∗ ∗
xn f
Dénition 1.3. Soit f : D ⊆ R → R une fonction réelle, alors l'ensemble image de f , noté
f (D ), est l'ensemble {f (x) : x ∈ D } de toutes les valeurs prises par la fonction f .
f
f f
f f
f g
Df →
− f (Df ) ⊆ Dg →
− R
f (x) (g◦f )(x)
x −−→−−−−→ g(f (x))
D = D =] − ∞, 1] ∪ [2, +∞[.
h g◦f
3
1.3 Réduction du domaine d'étude d'une fonction : parité, périodi-
cité, symétrie
1.3.1 Fonctions paires ou impaires
Dénition 1.5. On considère une fonction réelle f telle que l'opposé de tout élément de D
appartienne encore à D . Alors :
f
paires.
2. Les fonctions sin, arctan, x 7→ x avec p ∈ Z impair, sont des fonctions impaires.
p
2. Une fonction polynôme dont tous les degrés sont impairs est une fonction impaire. Ex :
x 7→ 2x + x − 4x.
5 3
3. Une fonction polynôme qui contient des termes de degré pair et des termes de degré impair
n'est ni paire ni impaire. Ex : x 7→ x − x + x − 1. 3 2
{x ∈ R : cos x ̸= 0} = R \ + πZ .
π
2
pour tout x ∈ D ), alors le graphe Γ de f est symétrique par rapport à la droite verticale
f
d'équation x = a.
f f
4
2. On pose b = f (a). Si f (a + u) +2 f (a − u) = b pour tout u ∈ R tel que a + u ∈ D (ou
encore si f (2a − x) = 2b − f (x) pour tout x ∈ D ), alors le graphe Γ de f est symétrique
f
f α+β
. On a : 2
tout x ∈ [α, β]), alors le graphe Γ de f est symétrique par rapport à la droite verticale
d'équation x = .
f
α+β
pour tout x ∈[α, β]), alors le graphe Γ de f est symétrique par rapport au point (a, b) =
2
.
f
α+β α+β
2
,f 2
pour tout x ∈ [0, π], donc le graphe de la fonction sin sur [0, π] est symétrique par rapport à la
droite verticale d'équation x = . π
2
avec k ∈ Z, on a : 2
5
2. Soient f une fonction périodique de période T et f une fonction périodique de période
T . On suppose qu'il existe deux entiers n , n ∈ N tels que n T = n T . Alors La
1 1 2
∗
période n T = n T .
3. Soient f : D ⊆ R → R une fonction réelle périodique de période T et a ∈ R . Alors la
1 1 2 2
∗
Exemple 1.9. La fonction f : x 7→ cos(3x) + sin(2x) est la somme d'une fonction de période
2π
et d'une fonction de période = π. Puisque 3 × = 2 × π, on en déduit que la fonction
2π 2π
l'étude à l'intervalle 0, . On complète le graphe sur [0, π] par symétrie par rapport au point
π
2 2
, 0 . Sur l'intervalle 0, , la dérivée de cos, qui est − sin, est toujours négative : la fonction
2
π π
réciproques
2. f est surjective (ou bien f est une surjection) si tout élément de F a au moins un anté-
1 2
cédent dans E. De façon équivalente, f est surjective si, pour tout y ∈ F , il existe x ∈ E
tel que f (x) = y.
3. f est bijective (ou bien f est une bijection) si tout élément de F a exactement un anté-
cédent dans E, c'est à dire si, pour tout y ∈ F , il existe exactement un seul x ∈ E tel
que f (x) = y. De façon équivalente f est bijective si f est à la fois une injection et une
surjection.
2.2 Fonctions réelles injectives, surjectives, bijectives, applications ré-
ciproques
Exemple 2.1 (Divers exemples et contre-exemples). 1. La fonction sin : R → R n'est ni
injective ni surjective. La fonction sin : → [−1, 1] est surjective, mais pas injective. En
revanche, la fonction sin : − , → [−1, 1] est bijective : pour tout y ∈ [−1, 1], il existe
R
π π
6
2. La fonction exp : R → R est injective, mais pas surjective : le nombres réels négatifs ou
nuls n'ont pas d'antécédent par exp. En revanche, la fonction exp : R → R est bijective : ∗
pour tout y > 0, il existe un un seul nombre x ∈ R tel que exp(x) = y. Ce nombre x est +
est périodique
(de période π ), elle ne peut pas être injective. En revanche, la fonction
2
tel que tan x = y. A nouveau, ce nombre est bien connu : c'est arctan y.
2 2 2 2
Dénition 2.2. Soit f : E → F une bijection. La fonction de F dans E qui à tout élément
y ∈ F associe l'unique élément x de E tel que f (x) = y s'appelle l'application réciproque de f .
On la note en général f . On a donc :
−1
f
E→
− F
tion :
∀x ∈ E, f (f (x)) = x et ∀y ∈ F, f (f (y)) = y.
−1 −1
Exemple 2.2. 1. La fonction sin : [− , ] → [−1, 1] est une bijection; sa fonction réci-
π π
2. La fonction exp : R → R est une bijection dont la fonction réciproque est la fonction
2 2
∗
ln : R → R.
+
∗
+
Autrement dit, aucun point de l'ensemble ] − ∞, − [∪] , +∞[ n'admet d'antécédent par
2 2
1 1
f.
2 2
7
3 Limites, continuité et dérivabilité des fonctions réelles
ℓ quand x tend vers x (ou que f (x) tend vers ℓ quand x tend vers x ) si, pour tout r > 0,
x0
On écrit :
lim f (x) = ℓ.
x→x0
2. Soit f :]x , b[⊂ R → R. On dit que f tend vers ℓ quand x tend vers x à droite, et on
note lim f (x) = ℓ si, pour tout r > 0, il existe h > 0 tel que x + h < b et :
0 0
0
x→x+
0
Dénition 3.3 (limite innie en un point). 1. Soit f :]a, x [⊂ R → R. On dit que f (x)
tend vers +∞ quand x tend vers (resp. f (x) tend vers −∞ quand x tend vers x ) si,
0
x− −
2. Soit f :]x , b[⊂ R → R. On dit que f (x) tend vers +∞ quand x tend vers x (resp. f (x)
+
tend vers −∞ quand x tend vers x ) si, pour tout A ∈ R, il existe h > 0 tel que x +h < b
0 0
+
et : 0 0
Dénition 3.4 (limites à l'inni). Soit f :]a, +∞[⊆ R → R une fonction réelle, et ℓ ∈ R.
1. On dit que f (x) tend vers ℓ quand x tend vers +∞, et on note lim f (x) = ℓ si, pour
tout r > 0, il existe A > a tel que :
x→+∞
2. On dit que f (x) tend vers +∞ quand x tend vers +∞, et on note lim f (x) = +∞ ,
si pour tout B ∈ R, il existe A > a tel que :
x→+∞
3. On dit que f (x) tend vers −∞ quand x tend vers +∞, et on note lim f (x) = −∞ ,
si pour tout B ∈ R, il existe A > 0 tel que :
x→+∞
8
3.1.2 Propriétés générales des limites de fonctions
Proposition 3.1 (Unicité de la limite). Si une fonction a une limite (ou une limite à droite
ou à gauche) en un point, cette limite est unique.
Proposition 3.2 (comparaison de limites). Soient f, g : I ⊆ R → R deux fonctions réelles
telles que f ≤ g sur I , c'est à dire telles que f (x) ≤ g(x) pour tout x ∈ I . On suppose que
x0
tend vers x . Alors g(x) tend également vers ℓ quand x tend vers x .
x0
0 0
sin x 1 − cos x 1
lim =1 lim 2
=
x→0 x x→0 x 2
1 ln(1 + x)
lim (1 + αx) x = eα (α ∈ R) lim =1
x→0 x→0 x
ax − 1 (1 + x)α − 1
lim = ln a (a > 0) lim = α (α ∈ R)
x→0 x x→0 x
ex ln(x)
lim a = +∞ (a > 0) lim = 0 (a > 0)
x→+∞ x x→+∞ xa
Proposition 3.4. On considère deux polynômes à coecients réels P (x) = am xm +am−1 xm−1 +
· · · + a0 et Q(x) = b x n
n
+ bn−1 xn−1 + · · · + b0 , avec et
am ̸= 0 bn ̸= 0 . Alors :
0 si m < n
lim
P (x) am
= bn si m = n
x→±∞ Q(x)
±∞ si m > n.
3.1.5 Fonctions équivalentes
Dénition 3.5. Soit x0 ∈ R ∪ {−∞, +∞}. On dit que deux fonctions réelles sont équivalentes
quand x tend vers x , et on note f ∼ g (ou f (x) ∼ g(x)), si −→ 1.
0
f (x)
g(x) x→x
1 1 1 1 1 1
∼ . En particulier, ∼ .
x0 x0 x0
f1 f 1 1
g1 x g g1 x g
0 0
9
3.2 Continuité des fonctions réelles
3.2.1 Dénitions et premières propriétés des fonctions continues
Dénition 3.6. 1. Soient f :]a, b[⊆ R → R et x0 ∈]a, b[. On dit que f est continue au point
x0 si lim f (x) = f (x ).
2. Une fonction réelle f : D ⊆ R → R est dite continue si elle est continue en tout point
x→x0 0
de D .
f
f
Proposition 3.6 (Stabilité des fonctions continues par les opérations usuelles). 1. La somme,
la diérence et le produit de deux fonctions continues sur un intervalle sont également
continues.
2. Le quotient d'une fonction continue par une fonction continue qui ne s'annule pas est
continue.
3. La composée de deux fonctions continues est continue.
4. La réciproque d'une fonction continue bijective est continue.
Proposition 3.7 (prolongement par continuité). Soient I un intervalle épointé en x et
f : I ⊂ R → R une fonction continue. Si les limites lim f (x) et lim f (x) existent et
x0 0
sont égales au nombre ℓ ∈ R, alors la fonction dénie sur I par x→x− x→x+
x0
0 0
f (x) si x ̸= x
(
si x = x
0
x 7→
ℓ 0
10
3.3 Dérivabilité des fonctions réelles
3.3.1 Dérivabilité d'une fonction en un point
Dénition 3.7. Soient [a, b] ⊆ R, x0 ∈ [a, b] et f : [a, b] → R.
1. On dit que f est dérivable au point x0 si
f (x) − f (x0 ) f (x0 + h) − f (x0 )
lim = lim
x→x0 x − x0 h→0 h
existe dans R. On note alors f (x ) ce nombre, qu'on appelle dérivée de f en x .
′
2. La fonction f est dite dérivable sur [a, b] si f est dérivable en tout point de [a, b]. La
0 0
Dénition 3.8. Soit f : [x , b] ⊆ R → R une fonction réelle. On dit que f est dérivable à
droite au point x si
0
0
existe dans R. On note alors cette f (x ) cette limite, qu'on appelle la dérivée à droite de f
′
Dénition 3.9. Soit f : [a, b] ⊆ R → R une fonction dérivable. Soit x ∈ [a, b]. Alors la droite
d'équation y = f (x )(x − x ) + f (x ) s'appelle la droite tangente au graphe Γ de f au point
0
′
d'abscisse x .
0 0 0 f
0
Proposition 3.9 (stabilité des fonctions dérivables par les opérations usuelles). 1. Soient f, g :
D ⊆ R → R deux fonctions dérivables. Alors :
(a) la somme, la diérence et le produit de f et g sont dérivables et :
(f + g)′ = f ′ + g ′ , (f − g)′ = f ′ − g ′ , (f g)′ = f ′ g + f g ′ .
dérivable pour tout point x ∈ J tel que f (f (x)) ̸= 0 et, pour tout x ∈ J , on a :
′ −1
1
(f −1 )′ (x) = .
f ′ (f −1 (x))
11
3.3.2 Dérivée, extrema locaux et monotonie
Dénition 3.10 (extrema locaux). Soient I ⊆ R un intervalle et f : I ⊆ R → R une fonction
réelle. On dit que f admet un maximum local (resp. un minimum local) au point c ∈ I s'il
existe r > 0 tel que, pour tout x ∈ I ∩ [c − r, c + r], f (x) ≤ f (c) (resp. f (x) ≥ f (c)). Dans les
deux cas, on dit que f admet un extremum local au point c.
Proposition 3.10. Soit f : [a, b] → R une fonction dérivable. Si f admet un extremum local
en un point c ∈ [a, b], alors f (c) = 0. ′
pements asymptotiques
degré inférieur ou égal à n et une fonction ε qui tend vers 0 à l'origine tels que, pour tout x au
0 n
voisinage de x :
0
f (x) = Pn (x) + (x − x0 )n ε(x − x0 ).
Théorème 4.1 (Formule de Taylor). Soient I ⊆ R un intervalle ouvert, x ∈ I et f : I ⊆
une fonction réelle. Soit n ∈ N. Si la fonction f et toutes ses dérivées existent et sont
0
R→R
continues sur I , alors f admet un développement limité à l'ordre n en x , donné par : 0
n
X f (k) (x0 )
f (x) = (x − x0 )k + o((x − x0 )n ).
k=0
k!
n n
X exp(0) X xk
exp(x) = xk + o(xn ) = + o(xn ).
k=0
k! k=0
k!
12
4.2 Méthodes de calcul des développements limités
4.2.1 Développements limités de fonctions classiques
x 2 x3 x4 xn
exp(x) = 1 + x + + + + ··· + + o(xn )
2 6 24 n!
x2 x3 x4 (−1)n+1 n
ln(1 + x) = x − + − + ··· + x + o(xn )
2 3 4 n
x2 x 4 x6 (−1)n 2n
cos(x) = 1 − + − + ··· + x + o(x2n+1 )
2 24 720 (2n)!
x3 x5 x7 (−1)n 2n+1
sin(x) = x − + − + ··· + x + o(x2n+2 )
6 120 5040 (2n + 1)!
a(a − 1) 2 a(a − 1)(a − 2) 3 a(a − 1)(a − 2) · · · (a − n + 1) n
(1 + x)a = 1 + ax + x + x + ··· + x + o(xn )
2! 3! n!
1
= 1 − x + x2 − x3 + x4 + · · · + (−1)n xn + o(xn )
1+x
x2 x4 x6 x2n
cosh(x) = 1 + + + + ··· + + o(x2n+1 )
2 24 720 (2n)!
x3 x5 x2n+1
sinh(x) = x + + + ··· + + o(x2n+2 )
6 120 (2n + 1)!
Alors :
1. La somme f + g admet un développement limité en 0, dont le polynôme de Taylor est la
somme de ceux de f et g.
2. Le produit f g admet un développement limité en 0, dont le polynôme de Taylor est consti-
tué des termes de degrés inférieurs ou égaux à n dans le produit P Q .
3. Si f (0) = 0, alors g ◦ f admet un développement limité en 0, dont le polynôme de Taylor
n n
est constitué des termes de degrés inférieurs ou égaux à n dans le polynôme composé
Q ◦P .
4. Si f est n fois dérivable sur I , alors la dérivée de f admet un développement limité d'ordre
n n
13
1. la droite d'équation y = a + a (x − x ) est tangente au graphe Γ de la fonction f au
point d'abscisse x .
0 1 0 f
2. De plus :
0
5 Primitives et intégrales
Proposition 5.1. Soit f : I ⊆ R → R une fonction continue. Alors f admet une primitive sur
I.
xn+1
Z Z
n 1
x dx = +C (n ̸= −1) dx = ln |x| + C
n+1 x
ax
Z Z
ex dx = ex + C ax dx = + C (a > 0, a ̸= 1)
ln a
Z Z
sin xdx = − cos x + C cos xdx = sin x + C
Z Z
1 1
dx = tan x + C 2 dx = − cot x + C
cos2 x sin x
Z Z
1 1
√ dx = arcsin x + C dx = arctan x + C
1 − x2 1 + x2
Z Z
cosh xdx = sinh x + C sinh xdx = cosh x + C
Z
1
dx = tanh x + C
cosh2 x
14
Proposition 5.4 (Changement de variable). On se donne deux fonctions f et g. On suppose
que f admet une primitive F et que g est dérivable. Alors
Z
f (g(x))g ′ (x)dx = F (g(x)) + C.
Proposition 5.5 (Intégration par parties). Soient f et g deux fonctions dérivables. Alors :
Z Z
′
f (x)g (x)dx = f (x)g(x) − f ′ (x)g(x)dx.
a b
f (x) = + .
x−1 x−2
On trouve a = −3 et b = 4. On en déduit :
−3 4
f (x) = +
x−1 x−2
et donc : Z
f (x)dx = −3 ln |x − 1| + 4 ln |x − 2| + C, C ∈ R.
3. On a la relation de Chasles :
Z b Z c Z b
f (t)dt = f (t)dt + f (t)dt.
a a c
2. On a :
a
Z b
f (t)dt = F (b) − F (a).
a
Dénition 5.3. Soit f : [a, b] ⊂ R → R une fonction continue. Alors la moyenne de f sur
l'intervalle [a, b] est le nombre :
Z b
1
Mf = f (t)dt.
b−a a
Théorème 5.2 (de la moyenne). Soit f : [a, b] ⊂ R → R une fonction continue. Alors il existe
un nombre c ∈ [a, b] tel que :
Z b
1
f (c) = Mf = f (t)dt.
b−a a
16