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Comprendre l'Accident Vasculaire Cérébral

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AVC

Un accident vasculaire cérébral (AVC), anciennement accident


cérébrovasculaire (ACV) et populairement appelé attaque
cérébrale, infarctus cérébral ou congestion cérébrale (AVC et ACV
étant tous deux des terminologies acceptées) est un
déficit neurologique soudain d'origine vasculaire causé par un infarctus ou
une hémorragie au niveau du cerveau, dans cette situation une partie du
cerveau ne reçoit plus assez de sang. Le sang apporte de l’oxygène et des
nutriments nécessaires aux cellules du cerveau. Si le sang ne circule plus
correctement, les cellules peuvent mourir.

Facteurs de risques d’un AVC :

Facteurs de risque modifiables :

1. Hypertension artérielle (le plus important)

2. Tabagisme

3. Diabète

4. Hypercholestérolémie (cholestérol élevé)

5. Sédentarité

6. Surpoids ou obésité

7. Alcoolisme chronique

8. Mauvaise alimentation (trop salée, trop grasse, pauvre en


fruits/légumes)

9. Stress

10. Apnée du sommeil non traitée

11. Troubles du rythme cardiaque comme la fibrillation


auriculaire (qui peut entraîner des caillots)

Facteurs non modifiables :

1. Âge (le risque augmente avec l’âge, surtout après 55 ans)

2. Sexe (les hommes sont légèrement plus à risque, mais les femmes
sont souvent plus touchées à un âge plus avancé)

3. Antécédents familiaux d’AVC

4. Antécédents personnels d’AVC ou d’AIT (accident ischémique


transitoire)

5. Origine ethnique (certaines populations ont un risque plus élevé)


Signes cliniques (ce qu’on observe chez le patient)

Ils apparaissent brutalement dans la majorité des cas et varient selon la


zone du cerveau atteinte. Les principaux signes incluent :

1. Troubles moteurs

 Paralysie ou faiblesse soudaine d’un membre ou d’un côté du corps


(hémiplégie ou hémiparésie)

 Chute brutale sans raison

2. Troubles sensitifs

 Engourdissement ou perte de sensation (souvent unilatérale)

3. Troubles du langage

 Difficulté à parler (dysarthrie) ou à comprendre/parler (aphasie)

4. Troubles visuels

 Perte de vision d’un œil (amaurose) ou d’un champ visuel

 Vision double (diplopie)

5. Troubles de l’équilibre et de la coordination

 Démarche instable

 Vertiges soudains

6. Maux de tête intenses

 Très soudains, surtout en cas d’AVC hémorragique

7. Troubles de la conscience

 Somnolence, confusion, voire coma

Signes paracliniques (examen complémentaires pour confirmer le


diagnostic)

1. Imagerie cérébrale (urgence absolue)

 Scanner cérébral sans injection (TDM) : pour distinguer un AVC


ischémique d’un AVC hémorragique (en quelques minutes)

 IRM cérébral : plus sensible, surtout pour les lésions précoces ou


petites

2. Examens sanguins
 Bilan de coagulation (INR, TP, TCA

 Glycémie

 Ionogramme

 Numération formule sanguine

 Marqueurs cardiaques si suspicion d'origine cardiaque

3. ECG et/ou Holter ECG

 Recherche de troubles du rythme (ex : fibrillation auriculaire)

4. Échographie doppler des artères cervicales

 Recherche de sténose ou plaque d’athérome

6. Échocardiographie

 Si suspicion d’embolie d’origine cardiaque

Le dysfonctionnement lors d’un AVC correspond à une perturbation


brutale de l’irrigation sanguine du cerveau, ce qui provoque une
souffrance ou une mort des cellules cérébrales (neurones). Le
cerveau étant extrêmement dépendant d’un apport constant en oxygène
et en glucose, une interruption même brève peut avoir de garves
conséquences.

Deux grands types de dysfonctionnements selon le type d’AVC :

AVC ISCHÉMIQUE (environ 80% des cas)

- Obstruction d’une artère cérébrale (par un caillot, une plaque


d’athérome, une embolie…)

. Dysfonctionnement :

 Le sang ne parvient plus à une partie du cerveau.

 Les neurones privés d’oxygène meurent rapidement (en quelques


minutes).

 Cela crée une zone appelée ischémie cérébrale.

 Sans intervention rapide, la zone lésée s'étend (infarctus


cérébral).
AVC HÉMORRAGIQUE (environ 20% des cas)

- Rupture d’un vaisseau sanguin cérébral ➜ saignement dans


ou autour du cerveau

. Dysfonctionnement :

 Le sang s’accumule et comprime le tissu cérébral.

 Cela cause une augmentation de la pression intracrânienne.

 Les cellules cérébrales sont endommagées à la fois par l’hématome


et par le manque d’oxygène dans les zones environnantes.

- Conséquence globale du dysfonctionnement :

 Altération des fonctions neurologiques (parole, mouvement,


vision, conscience, etc.).

 Les symptômes dépendent de la zone cérébrale touchée (ex :


une atteinte de l’hémisphère gauche peut provoquer une aphasie).

 Ce dysfonctionnement peut être réversible si l’AVC est pris en


charge très rapidement (fenêtre thérapeutique !)

L’AVC survient lorsque la circulation sanguine vers une partie du cerveau


est interrompue donc lorsque le sang ne circule plus. Dans un AVC
ischémique, c’est une obstruction d’une artère (par un caillot ou une
plaque) qui empêche le sang d’atteindre les neurones, provoquant leur
souffrance puis leur mort par manque d’oxygène. Dans un AVC
hémorragique, c’est une rupture d’un vaisseau sanguin qui entraîne
un saignement cérébral, comprimant les tissus et perturbant la
circulation. Dans les deux cas, les cellules cérébrales meurent rapidement,
entraînant des troubles neurologiques aigus.

Obstruction : interruption partielle ou totale du flux sanguin dans un


vaisseau, due à un facteur intravasculaire (ex. : thrombus, embolus,
athérome) ou extravasculaire (compression par une masse, hématome,
etc.), entraînant une ischémie ou un infarctus des tissus irrigués.

. Traitements de l’AVC

Le traitement dépend du type d’AVC (ischémique ou hémorragique) et


doit être administré en urgence.
- AVC ischémique (le plus fréquent)

. Objectif : rétablir la circulation sanguine au plus vite.

1. Thrombolyse intraveineuse

o Injection d’un médicament (rtPA) pour dissoudre le caillot

o Doit être faite dans les 4h30 après le début des symptômes

2. Thrombectomie mécanique

o Intervention endovasculaire (par cathéter) pour retirer le


caillot

o Possible jusqu’à 6 à 24h après le début si les critères sont


réunis

3. Traitement complémentaire

o Antiagrégants plaquettaires (aspirine)

o Anticoagulants si cause cardio-embolique

o Contrôle de la tension artérielle, glycémie, etc.

- AVC hémorragique

. Objectif : limiter le saignement et la pression intracrânienne

1. Arrêt des anticoagulants si le patient en prend

2. Traitement antihypertenseur (pour réduire la pression)

3. Chirurgie dans certains cas (évacuation de l’hématome, drainage)

- Prévention de l’AVC

Elle est essentielle car une grande partie des AVC peuvent être évités.

. Prévention primaire (avant tout AVC)

1. Contrôle de l’hypertension artérielle ✅

2. Arrêt du tabac 🚭

3. Activité physique régulière 🏃‍♂️

4. Alimentation équilibrée (pauvre en sel et en graisses) 🥗

5. Contrôle du diabète et du cholestérol 🧪

6. Limiter l’alcool 🍷
7. Traitement des troubles du rythme cardiaque (ex. : fibrillation
auriculaire ➜ anticoagulants)

. Prévention secondaire (après un AVC ou AIT)

1. Aspirine ou autres antiagrégants

2. Anticoagulants si embolie d’origine cardiaque

3. Contrôle strict des facteurs de risque

4. Rééducation + suivi neurologique et cardiologique

Accident vasculaire cérébral (AVC) · Inserm, La science pour la santé

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