Mondialisation et échanges internationaux
Mondialisation et échanges internationaux
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Pourquoi les pays échangent-ils entre eux ? Pourquoi ne se contentent-ils pas des échanges à
l'intérieur des frontières ? Le questionnement se fonde aussi sur les liens entre le développement des
échanges internationaux et la croissance : ces liens sont différents selon le cadre de ces échanges,
libre-échange ou protectionnisme
I. 1. A propos de la mondialisation
Si le libre-échange qui s'est peu à peu généralisé depuis la fin de la seconde guerre mondiale, il s'est
accompagné d'un développement rapide des échanges internationaux et d'une croissance
économique
rapide, il n'en reste pas moins des pratiques protectionnistes qui sont très liées aux risques
économiques et sociaux engendrés par un libre échange non régulé.
A. Définitions et controverses
On peut définir le processus de mondialisation comme l'émergence d'un vaste marché mondial des
biens, des services, des capitaux et de la force de travail, s'affranchissant de plus en plus des
frontières politiques des États, et accentuant les interdépendances entre les pays.
La mondialisation fait diminuer la part des salaires et augmenter la part des profits dans les Pl et tend
à accroître les inégalités. Leurs entreprises se mondialisent et participent à la concentration du
19ème et le 20), les échanges de biens et services ont été multipliés par 1000 environ alors que le
P.I.B. mondial n'a été multiplié que par 60 (ce qui est beaucoup quand même !).
Cela signifie qu'une proportion grandissante des productions nationales est exportée et que les
économies nationales sont de plus en plus insérées dans l'économie mondiale. Résultat:
Face à la mondialisation, les réactions, et les analyses, sont variées, de l'approbation sans
question(car elle est présentée comme inéluctable et favorable à la croissance) à l'acceptation avec
fatalisme (car elle est ressentie comme une situation que l'on subit sans rien y pouvoir) et à la
contestation (par ceux qui voudraient une altermondialisation, une autre mondialisation). S'il y a des
conflits autour de la mondialisation, c'est probablement que tous (tous les pays, ou tous les citoyens
des pays) n'en retirent pas les mêmes avantages: certains pays pauvres, ou certains citoyens
fragilisés, peuvent être marginalisés par la mondialisation alors que d'autres (pays ou citoyens)
s'enrichiront grâce à la mondialisation. D'autre part, les enjeux de la mondialisation ne sont pas
qu'économiques, mais aussi sociaux ou culturels.
On peut situer la première mondialisation entre 1850 et 1914, pendant laquelle il y a développement
des échanges au sein de «l'économie atlantique ». Deux faits concomitants expliquent cette 1 ère
mondialisation : la baisse des coûts de transport (fret transatlantique et le développement du chemin
de fer), et en Europe, développement du libre-échange ex: 1860: traité de libéralisation franco-
britannique Pendant la période allant environ de 1914 à 1950: on note un ralentissement du
phénomène du au retour au protectionnisme après les chocs induits par la deuxième guerre
mondiale et la crise de 1929
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Enfin la depuis 1950 jusqu’à nos jours, la deuxième vague de mondialisation s’illustre par la baisse
Des coûts de transport et de communication, la baisse des barrières douanières (accords du GATT
1947
Internationale du
capital, hausse du
nombre de fusions
Acquisitions. La
mondialisation des
portefeuilles
d’actions
Intégrées (dont la R-
D et le financement),
recherche de
Composantes
d’alliances
stratégiques aux
quatre coins du
Globe.
1) Définitions
Une firme multinationale (FMN) est une grande entreprise qui possède ou contrôle plusieurs filiales
de Production dans plusieurs pays. Une multinationale est un ensemble qui regroupe une société-
mère et Des entreprises détenues ou contrôlées par la société-mère que l’on appelle des filiales
L’entreprise traditionnelle au XIX siècle est généralement axée sur le marché national ou domestique
Les pays tiers ne sont perçus qu’en termes d’approvisionnement en matières premières ou
d’exportation Les facteurs de production utilisés sont essentiellement nationaux (capital financier,
travail humain). La Stratégie de multinationalisation suppose le passage d’une logique axée sur le
marché national à une Logique de dimension mondiale, aussi bien en ce qui concerne les facteurs de
production que l’offre de Produits.
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- Les FMN primaires dont les activités principales relèvent du secteur primaire (extraction
minière, Hydrocarbures, agriculture). Ce furent les premières multinationales, nées au XIX :
leur développement
Les FMN à stratégie productive supposent l’internationalisation du processus productif Ainsi Apparaît
une division du travail entre les filiales d’une même multinationale. La production est réalisée
Dans des «filiales-ateliers », le plus souvent implantées dans des pays en développement en raison
du Faible coût de la main-d’œuvre et de conditions fiscales avantageuses. Ce type de
multinationalisation
L’informatique.
L’internationalisation d’une entreprise s’appréhende comme l’intrusion d’une firme sur des
territoires
National dont ils sont séparés par des frontières multiformes (tarifaires, sanitaires, fiscales,
Réglementaires).
Les raisons de l’internationalisation sont très anciennes. Au 19ème siècle, ce mouvement a été
Favorisé par une influence politique (émergence des états nationaux et suppression des barrières
Douanières internes) et une influence technique (développement du chemin de fer ; les marchés
sont Devenus nationaux). A la fin du 19ème siècle, le mouvement semble irréversible.
En effet, alors qu’auparavant les transactions portaient sur des produits finis et étaient l’apanage des
Commerçants, désormais, à la fin du 19e siècle se sont les firmes industrielles qui vont chercher, pour
Elles mêmes et non plus par négociants interposés (des approvisionnements en matière première et
des Débouchés pour leurs produits finis). Les FMN naissent désormais dans les domaines
énergétiques
On note que les facteurs techniques concernent la baisse des coûts de transports, la baisse du temps
De transport, la hausse des capacités de production et l’importance du savoir-faire technologique
Inégalement reparti. Quant aux facteurs économiques, on a des niveaux des salaires « intéressants
»>, la Saturation de la demande dans les pays industrialisés, l’inégale dotation en facteurs des pays et
Concernant les facteurs politiques : création des ZLE (Zones de libre échange), idéologie dominante
Du libre échange et diminution des obstacles non tarifaires.
Sous l’influence de ces facteurs, l’internationalisation va prendre de nouvelles formes. Les FMN
Apparaissent avec l’implantation de filiales de production et non plus seulement de distribution.
L’entreprise devient une nébuleuse synergique de concepteurs, de fabricants et de distributeurs. Le
Concept de l’entreprise en réseau est né Dans ce contexte, une vision mondiale confère aux firmes
des avantages déterminants. De nouveaux Marchés peuvent ainsi se substituer à des marchés arrivés
à maturation dans leur pays d’origine (En Raison du cycle de vie international qui caractérise de
nombreux produits). Au total, les coûts sont avantageux en matière :
• Possibilité d’accéder à des sources de financement sur le marché international des capitaux.
On peut noter globalement trois étapes, le développement des exportations, la mise en place d’un
Réseau de distribution à l’étranger et la multinationalisation.
1ère étape : le développement des exportations par l’exportation directe, par l’exportation
L’exportation directe évite les intermédiaires. Elle permet donc de faire l’apprentissage des marchés
Etrangers et d’éliminer les rémunérations des intermédiaires. Mais elle est difficile et coûteuse en
Pratique où la firme méconnaît les rentabilités locales, les modes de consommation locaux, les
pratiques Commerciales locales et les règlements. Il y a donc un risque d’erreur important. De plus,
l’entreprise va
Devoir entretenir sur place des stocks et un service de distribution coûteux. L’exportation indirecte
est mieux adaptée à la phase initiale d’exportation. En effet, elle dispense
Qui s’occupent de toutes les formalités douanières, financières et administratives, et conclut elle-
même Les contrats de vente à l’étranger. Cependant ces interventions d’intermédiaires constituent
un « écran »
Qui empêche toute véritable connaissance et toute réelle pénétration du marché étranger.
2eme étape la mise en place d’un réseau de distribution à l’étranger. L’exportation directe, Indirecte
ou associée, présentent l’inconvénient de ne pas assurer une présence permanente de
• Filiale de distribution (création d’une personne morale nouvelle par exemple « Renault export »)
3ème étape la multinationalisation. Dans ce cas, la FMN n’apparaît vraiment que lorsque des filiales
De production complètent les filiales de distribution. Dans ce cadre, on repère une FMN aux critères
Suivants :
• Détention multinationale du capital social Cotation des titres sur plusieurs places financières
Stratégie internationale
I. 3. L’intégration économique
A. Définition
Peut citer comme exemple l’ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) ou, Selon la
dénomination anglo-saxonne, NAFTA (North American free traite agreement), créée en décembre
-L’union douanière est fondée sur la suppression des tarifs douaniers entre pays membres à laquelle
S’ajoute Mise en place d’un tarif extérieur commun (TEC). Il n’existe plus qu’un seul tarif douanier
vis-
A-vis de l’extérieur.
Le marché commun prend comme base l’union douanière (politique douanière commune) à laquelle
S’ajoute, dans la perspective d’un espace économique unique, la libre circulation des biens, des
L’union économique : marché commun à l’intérieur duquel on définit des politiques économiques
Communes.
L’union économique et monétaire est fondée sur un marché commun et une harmonisation des
Politiques économiques des Etats membres. Les Européens se sont engagés sur la voie de l’UEM
Ces principales finalités reposent sur le Grand marché, une monnaie commune et l’élaboration de
Politiques économiques et budgétaires centralisées et coordonnées. De même, l’UEMOA (Union
Economique et Monétaire Ouest Africaine) a une monnaie unique (CFA), une banque centrale unique
(BCEAO) et des politiques monétaires et économiques régulièrement coordonnées.
Le 30 octobre 1947 est signé à Genève l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce
(General agreement on tarifs and trade). Ce traité à servi de cadre aux échanges internationaux
Pendant près de vingt-cinq ans. L’objectif du traité est de supprimer progressivement tous les
obstacles Aux échanges entre les nations. Le GATT définit les grandes règles du commerce
international et
Appelle la clause de la nation la plus favorisée. L’objectif d’une telle mesure est de supprimer tout
Traitement de faveur d’une nation envers une autre nation au détriment de l’ensemble des
partenaires de
Volume de produits importés. Le dumping consiste à vendre moins cher à l’étranger que sur son
marché National.
Le principe de traitement national qui prévoit l’égalité de traitement entre les produits issus de la
Production nationale et les produits importés. Chaque nation s’engage à adopter les mêmes règles
(normes administratives ou sanitaires) quelle que soit l’origine géographique des produits en
circulation Sur ses marchés.
L’interdiction du dumping (c'est à dire de la vente à un prix inférieur au coût de production) et des
subventions à la production: ces deux règles visent à tenter d'établir une certaine égalité entre les
entreprises sur le marché mondial et à imposer ce que certains appellent une " saine concurrence".
De 1947 à 1994, huit grandes négociations commerciales multilatérales (NCM) se sont déroulées
avec Pour finalité de régler les différends entre les nations et de permettre de réduire les obstacles
aux
Echanges. C’est dans le cadre de ces négociations, dénommées familièrement « Rounds », que l’on a
Progressivement diminué les droits de douane entre pays membres. Les tarifs douaniers ont été ainsi
Réduits, en moyenne, de 40% entre 1947 et 1994. L’un des plus importants cycles de négociation,
« I ’Uruguay Round » (1986-1993), dont l’acte final a été signé le 15 avril 1994, à Marrakech, créait
L’Organisation mondiale du commerce.
Sur le plan de la libéralisation des échanges, on peut estimer que le GATT a eu beaucoup d’efficacité
Puisque presque tous les pays du monde y adhéraient et que les tarifs douaniers avaient
énormément
Baissé. Cependant le fonctionnement du GATT, tout en souplesse, ne lui permettait pas de régler
Certains problèmes.
D’abord, le GATT n’étant pas une organisation, il n’avait aucun pouvoir de coercition sur les pays
Signataires et, finalement, chacun faisait un peu ce qu’il voulait, surtout si c’était un pays
Economiquement puissant. Ensuite, les conflits naissant entre les Etats trouvaient difficilement à se
résoudre dans la mesure où il N’y avait pas d’autorité établie. Et pourtant, la multiplication des
échanges internationaux, renforcée
Encore par la libéralisation des échanges de capitaux sur les marchés financiers et les nouvelles
Technologies de l’information, rendaient de plus en plus nécessaire une telle autorité.
C’est pourquoi lors de l’Uruguay Round, on a prévu de transformer le GATT en OMC, les deux
Coexistant durant l’année 1995.
Elle est héritière à la fois des grands principes du GATT, mais aussi des résultats des négociations
Multilatérales enregistrés de 1947 à 1994. Contrairement à la simple coopération des anciennes
parties
Contractantes du GATT, qui pouvaient conserver leurs stratégies commerciales issues de leur
législation Nationale, les membres de l’OMC doivent adhérer aux règles communes. En effet, l’OMC
est une
Organisation intergouvernementale.
Auparavant, lorsqu’une nation avait à se plaindre de pratiques déloyales de la part d’une autre, le
litige Etait examiné par un « panel » d’experts nommés par le secrétariat du GATT. Les parties en
présence
Pouvaient refuser les conclusions du panel sans subir de sanction. La nouvelle organisation, par la
mise En place de l’Organe de règlements des différends (ORD) réduit les conflits entre les Etats.
L’OMC peut
Conduire une nation à modifier sa législation nationale si cette dernière s’oppose aux règles
communes. En effet, l’OMC a eu souvent, depuis sa création, à régler des conflits commerciaux entre
États. A la
Différence du GATT, ses décisions s’imposent aux Etats membres et l’OMC prononce parfois des
Sanctions financières lourdes contre des Etats ne respectant pas, par exemple, les règles concernant
les
Subventions. C’est certainement un succès pour l’OMC. Mais la difficulté est toujours aussi grande
pour approfondir le libre-échange sur les produits encore Peu concernés (produits agricoles, services,
par exemple) et les négociations butent sur la volonté d’un Nombre grandissant d’Etats d’encourager
les Unions régionales plutôt que de développer le Multilatéralisme. Cela repose le problème de la
place des pays les plus pauvres dans ce type D’organisation : on ne peut pas dire que, pour le
moment, ils puissent réellement faire entendre leur voix.
- La Conférence ministérielle définit la stratégie générale de l’OMC. La fréquence des réunions est
D’ordre biannuel. Le Conseil général est l’organe permanent de l’OMC en dehors des phases de
vacances de la
Conférence ministérielle. Le Conseil général est constitué par les représentants des Etats membres.
Les Décisions sont prises à la majorité en fonction du principe : « un État membre, une voix ».
1. 5. Le système monétaire et financier international
. A. Définitions de concepts
. L’ORD résulte des négociations de l’Uruguay Round. Il ‘une des grandes innovations par rapport au
système du GATT.
Devises : monnaies étrangères par rapport à une monnaie nationale. L’euro, la livre sterling, le
dollar, sont des devises étrangères par rapport à l’ouguiya.
Une devise-clef est une monnaie dotée d’un pouvoir de paiement international, comme le dollar
américain depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Opération de change : opération de conversion d’une monnaie en une autre monnaie. En l’absence
de monnaie mondiale, le change est indispensable pour effectuer le règlement des échanges
internationaux.
Taux
Taux de change ou cours de change : valeur d’une monnaie par rapport à une autre monnaie prise
Comme référence. Par exemple, l’euro s’échange contre environ 1,30 dollar.
Marché des changes marché où s’achètent et se vendent les devises nécessaires aux paiements
internationaux. La confrontation de l’offre et de la demande permet la détermination du cours de
chaque devise par rapport à toutes les autres. Le marché des changes est un marché international
organisé par les grandes banques de tous les pays. Les opérations y sont réalisées par des cambistes.
Il est déterminé lors d’accords internationaux réunissant l’ensemble des parties contractantes. Deux
principes peuvent être choisis : les changes fixes ou les changes flottants. Ainsi, le système monétaire
international, élaboré durant les accords de Bretton Woods en juillet 1944, était fondé sur un régime
de taux de change fixe.
2) Un étalon de référence
Elément essentiel d’un système de change fixe, le choix de l’étalon de référence permet la
conversion des monnaies. Trois types d’étalon peuvent servir de base à l’organisation des paiements
internationaux L’étalon-or (gold standard) il s’est instauré spontanément dans le courant du XIX
siècle et a survécu jusqu’à la Première Guerre mondiale. Les paiements internationaux s’effectuent
soit en devises soit en or.
3 L’étalon de change-or (gold exchange standard) où les monnaies convertibles entre elles sont
définies soit par rapport à l’or, soit par rapport à une monnaie elle-même convertible en or. Le
système
de Bretton Woods (1944-1971), organisé autour du dollar, était un système d’étalon de change-or.
– L’étalon devise (dollar standard) où une monnaie sert de référence à toutes les autres. L’abandon
de la convertibilité du dollar en or, le 15 août 1971, créait ipso facto un système d’étalon devise.
Chaque monnaie est définie par rapport à un étalon de référence (l’or ou une devise-clef comme le
Dollar). Les autorités monétaires (gouvernement, banque centrale) déterminent un taux fixe appelé
Egalement parité, qui exprime la valeur de la monnaie nationale par rapport à l’étalon de base. La
Conversion d’une monnaie en une autre monnaie se réalise par la comparaison de leur valeur avec
L’étalon de référence.
- Des accords monétaires internationaux prévoient des marges de fluctuation de part et d’autre de la
Parité officielle, par exemple 1 % comme ce fut la règle dans le système monétaire international dit
de Bretton Woods (1944-1973).
- La banque centrale doit intervenir sur le marché des changes pour maintenir le cours de la
monnaie Par rapport à sa parité officielle en achetant ou en vendant des devises contre la
monnaie nationale de Façon à ce que le cours reste à l’intérieur des marges de fluctuation
autorisées.
- Les modifications de parité
Les autorités monétaires peuvent modifier la parité officielle de la monnaie soit par une dévaluation
(diminution de la valeur de monnaie par rapport à l’étalon de référence) soit par une réévaluation
(augmentation de la valeur de la monnaie par rapport à l’étalon de référence).
Le système de taux de change flottants repose sur l’abandon de toute parité officielle. Le cours de
Chaque monnaie se détermine spontanément sur le marché des changes en fonction du jeu de l’offre
et De la demande. Plus une devise est demandée par les opérateurs internationaux, plus son cours
Augmente par rapport aux autres monnaies. Plus elle est offerte, plus son cours baisse.
Flottement pur et flottement impur Dans un système de flottement pur des taux de change, banque
centrale n’intervient pas sur les Marchés des changes pour défendre le pouvoir d’achat de la
monnaie. Elle laisse faire le jeu du marché (situation plus théorique que réelle). Dans un système de
flottement impur, les banques centrales Interviennent quand même sur les marchés des changes en
fonction des objectifs de la politique Economique des gouvernements. Mais leurs interventions
s’effectuent de façon discrétionnaire et non de
D. La globalisation financière
1) Définition
La globalisation financière désigne la mondialisation des marchés des capitaux. Ce processus est né
Durant les années 1980 et correspond, dans l’ordre financier, à la mondialisation des activités
Productives. La globalisation repose sur trois facteurs : la désintermédiation, la déréglementation et
le Décloisonnement des activités financières.
La désintermédiation concerne les modes de financement des grandes entreprises et des grandes
Banques. Si, auparavant les entreprises s’adressaient d’une façon privilégiée aux intermédiaires
Financiers (les banques) afin d’obtenir les liquidités dont elles avaient besoin, elles ont tendance
depuis Ces dernières décennies à avoir recours de plus en plus aux marchés financiers par l’émission
d’actions Ou d’obligations sur une place financière mondiale. Cette source de financement
caractérise Essentiellement les grandes firmes.
- Le décloisonnement des marchés repose sur la quasi disparition des barrières qui existaient
entre Les différents types de produits financiers. Les marchés des capitaux à court terme
(marché monétaire), Des capitaux à long terme (marché financier), le marché des devises
(marché des changes) sont Aujourd’hui décloisonnés. Les opérateurs internationaux, qu’ils
soient prêteurs ou emprunteurs, peuvent Passer d’un titre à un autre, d’une monnaie à une
autre, d’une place financière à une autre.
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L’ouverture des frontières, permise par la déréglementation, permet une orientation plus profitable
de L’épargne mondiale, tant du point de vue des prêteurs que des emprunteurs. Les capitaux
disponibles S’orientent vers les placements les plus avantageux en matière de plus-value.
Parallèlement, les Emprunteurs de capitaux vont bénéficier de ressources meilleur marché que celles
qu’ils auraient pu Obtenir dans les étroites limites de leur marché national. La libre circulation du
capital favoriserait alors L’investissement, la croissance économique et l’emploi de la main-d’œuvre.
La globalisation financière fait courir des risques non négligeables à la communauté Internationale.
Les flux financiers, sans aucun contrôle, sont le plus souvent liés à des stratégies Purement
spéculatives. Par ailleurs, la globalisation financière s’est traduite par une autonomie Dangereuse de
la sphère monétaire par rapport à l’économie réelle, c’est-à-dire la production des biens. Et des
services destinés au bien-être des populations. Ainsi naissent des bulles spéculatives à l’endroit Des
titres ou des monnaies qui voient leur valeur s’accroître sans aucun rapport avec les réalités
Economiques. La crise financière de 2008 est une parfaite illustration de cette dangereuse
spéculation.
Les biens ou marchandises générales correspondent aux transactions de produits matériels sous la
Forme d’importations (produits en provenance de l’extérieur) et d’exportations (produits destinés au
reste Du monde).
Les services sont représentés par des prestations immatérielles. On trouve parmi les services les
Transports, les voyages (recettes touristiques), les services aux entreprises (activités de conseil,
grands Travaux, cessions de licences ou de brevets).
Les revenus correspondent aux rémunérations versées aux non-résidents (salaires, droits d’auteurs,
Intérêts, dividendes) par les agents économiques locaux. A contrario, des résidents locaux à
l’étranger Perçoivent des revenus du reste du monde.
- Le compte
Les transferts courants recouvrent des dons, des aides publiques ou privées (notamment aux pays En
développement) donnant naissance à des dettes ou des créances. Ce poste est, dans le cas de pays
Récepteurs d’aides, toujours négatif
Compte de capital
Le compte de capital regroupe plusieurs types d’opérations comme, par exemple, la remise de dette
Pure et simple de certains pays en développement (PMA) ou le transfert durable de capitaux relatif à
un Non-résident qui s’installe en Mauritanie. Le compte de capital est estimé en termes de stock et
non en Termes de flux, ces derniers étant comptabilisés dans les transferts courants (compte de
transactions Courantes).
- Le compte financier
3. Revenus
4. Transferts courants.
La balance des transactions courantes ou balance des paiements courants comprend le solde
De la balance commerciale, de la balance des services et de la balance des revenus et des transferts
Courants.
La balance des paiements, au sens strict, correspond aux règlements officiels des transactions Entre
un pays et le reste du monde. En cas de déficit, les banques de second rang (banques Commerciales),
la Banque centrale doivent fournir à leurs clients les liquidités nécessaires pour financer Leurs dettes
contractées vis-à-vis de l’extérieur.
3) Quelques précisions
- Les importations sont évaluées « coût, assurance, fret» (CAF), c’est-à-dire au prix des
L’excédent présente peu d’inconvénients : Capacité de financement, donc IDE, Contrôle d’entreprises
étrangères, tendance de la monnaie à se valoriser,
Les déficits posent problèmes, car Exige entrées de capitaux pour compenser, donc risques de prise
de contrôle de l’économie Nationale par l’étranger,
Risque de spéculation contre cette monnaie si anticipation de déficit structurel. Risques limités
Aux USA qui peuvent régler leurs importations incompressibles dans leur propre monnaie.
1 : solution à court terme, attirer des capitaux étrangers, en augmentant les taux d’intérêt, ou par
Avantages fiscaux pour financer le déficit, avec le risque de ralentir la croissance interne et de Perdre
le contrôle des entreprises nationales (Ide ou actions) ; seuls les USA peuvent résister à Cette
situation grâce à l’attrait du $ et de leur économie dominante. Mais cela aura un terme.
- 4 solutions autoritaires, instaurer le contrôle des changes (bloquer les sorties de capitaux ;
Solution interdite à l’intérieur d’un marché commun) ou le protectionnisme (contraire aux
règles OMC).
Le taux de couverture indique dans quelle mesure la valeur des importations est « couverte » par lai
Valeur des exportations. Le taux de couverture peut être calculé pour une économie, un secteur ou
une Branche comme l’automobile par exemple.
- Si les importations et les exportations sont calculées FOB, le taux de couverture d’équilibre
est de 100%.
- Si les exportations sont calculées FOB et les importations CAF, le taux de couverture
d’équilibre est Voisin de 95%.
A. La théorie de l’avantage absolu d’Adam Smith Chaque nation a intérêt à se spécialiser dans la
production de biens où elle possède un « avantage Absolu », c’est-à-dire quelle réalise à
coûts moins élevés que l’étranger. Les biens qui seraient produits à
Coûts plus élevés que l’étranger sont importés. Il suffit de régler le montant des importations par les
Recettes tirées des exportations.
1) L’essentiel du principe
Le modèle rocardien, est le modèle le plus simple qui montre comment des différences entre pays
Donnent lieu à du commerce international et à des gains de l’échange.
Dans ce modèle, le travail est le seul facteur de production et les seules différences entre pays
Résident dans la productivité du travail des diverses industries.
Dans le modèle rocardien, les pays exporteront les biens que leur force de travail produit de manière
Relativement efficiente et importeront les biens que leur force de travail produit de manière
relativement Inefficiente. En d’autres mots, la structure de production d’un pays est déterminée par
les avantages Comparatifs
Plutôt que de produire un bien par ses propres moyens, le pays peut produire un autre bien et
L’échanger contre le premier. Le modèle simple montre la chose suivante :
- Chaque fois qu’un bien est importé, il doit se vérifier que cette « production indirecte » exige
moins de Travail que la production directe. En second lieu, nous pouvons montrer que les
échanges déplacent les Possibilités de consommation d’un pays, impliquant ainsi des gains
de l’échange.
- La distribution des gains de l’échange dépend du prix relatif des biens que les pays
produisent. Pour Déterminer ces prix relatifs, il est nécessaire de faire intervenir au niveau
mondial l’offre et la demande Relatives de ces biens. Le prix relatif implique de même un
salaire relatif.
- Dans l’optique rocardienne, la proposition que les échanges sont profitables ne souffre pas
de Qualification. Il n’y a donc aucune exigence que le pays soit « compétitif » ou que
l’échange soit « équitable ». En particulier nous trois idées communément formulées sur les
échanges sont considérées Comme fausses. D’abord, un pays gagne aux échanges même s’il
a une productivité plus faible que le Pays partenaire dans toutes les industries. Ensuite, le
commerce est profitable même si les industries Etrangères doivent leur compétitivité
uniquement à de bas salaires.
Troisièmement, le commerce est profitable même si les exportations d’un pays incorporent plus de
Travail que ses importations.
De plus, le modèle à nombreux biens peut être utilisé pour illustrer un point important les coûts de
Transport peuvent donner lieu à une situation où il existe des biens non échangés.
David Ricardo ne raisonne plus en termes d’avantage absolu, mais en termes d’avantages.
Comparatifs, c’est-à-dire qu’il compare les coûts d’un même produit (liés à la quantité de travail
Nécessaire à leur réalisation) entre deux pays. Il prend l’exemple de deux pays qui produisent deux
Biens. Les coûts de production dans ces deux pays sont les suivants.
2) Exemple simplifié
Dattes (x tonnes)
Pays A
80 heures
90 heures
Pays B
120 heures.
100 heures
B. Com
CI
Hausse
De la
Compétitive
Hausse
Des exportations
Hausse
Des profits
Hausse des
Investissements
Baisse
Des prix
Gains de
Productivité
Hausse des
Prélèvements
Etatiques
Hausse des
Dépenses
Publiques
Croissance
De la production
Hausse
Des salaires
Hausse
De la
Consommation
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L’échange international ne résulte pas seulement d’un avantage comparatif mais peut aussi résulter
de Rendements croissants ou d’économies d’échelle. On entend par là la tendance qu’ont les coûts
d’être D’autant plus faibles que la production est importante. Les économies d’échelle incitent les
nations à se Spécialiser et à commercer entre elles, même en l’absence de différences entre les pays
dans les Ressources ou la technologie.
Le commerce international permet la création d’un marché intégré qui est plus étendu que le marché
De chacun des pays. Il rend ainsi possible d’offrir simultanément aux consommateurs une plus
grande Variété de produits et des prix plus bas.
La compétitivité doit être envisagée sur quatre points de vue principaux : Les coûts de production, les
Prix, les techniques et les structures de marché. Il existe effectivement des liens entre eux. Ainsi les
Coûts de production ne sont pas toujours sans incidence sur les prix. Le progrès technique, quant à
lui, Comporte en général des effets sur les coûts, mais l’innovation peut aussi libérer
momentanément la Firme et le pays de la contrainte des coûts en leur conférant un avantage
compétitif. Toutefois les quatre aspects envisagés présentent des caractères spécifiques et les
politiques Economiques et sociales ayant pour objectif d’améliorer la compétitivité internationale du
pays ne sont Pas les mêmes selon que l’on se fixe comme objectif prioritaire d’abaisser les coûts de
production, par Une action sur les salaires et les charges sociales par exemple, ou de conférer aux
produits nationaux
Un avantage-prix à l’égard des produits étrangers, ou bien encore de favoriser l’activité de recherche
des Firmes ou tout simplement, de les aider directement à obtenir à l’étranger des profits
supplémentaires Qu’elles ne pourraient espérer atteindre par leurs seuis moyens.
Dolation en ressources
Productivité et économie
D’échelle
Processus de production et
Technologie
Caractéristiques des
Produits
Coûts de production et
Commercialisation
Politiques
Macroéconomiques et
Environnement des
Compétitivit
Niveau
Conditions des
Marchés mondiaux
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Préférences et
Arrangements
Coûts de transport
International
Taux de charge.
III. 2. La compétitivité-coût
Un pays se trouve dans une structure de compétitivité-coût, ou de concurrence par les coûts,
Lorsqu’une baisse relative de ses coûts de production lui permettrait d’augmenter ses exportations,
de Gagner des parts de marché, d’améliorer sa balance commerciale et lorsqu’une hausse de ses
coûts
L’indice peut se calculer pour chaque produit échangé par le pays. Il est égal au rapport suivant :
Pays
Cu
CU
Le pays sera dit compétitif si le coût étranger est supérieur au coût national, c’est-à-dire si c.c. > 1.
L’augmentation de l’indice correspond à un gain de compétitivité. L’indice peut être calculé pour
effectuer Une comparaison générale avec « l'étranger », mais aussi avec tel ou tel pays, telle ou telle
zone
Géographique.
Ainsi peut-on préciser l’origine géographique de la concurrence. Une perte de compétitivité-coût sur
Certains biens à l’égard de certains pays peut être compensée par des gains de compétitivité sur des
Biens de même catégorie mais avec d’autres pays. Ce phénomène peut traduire une évolution de la
Gamme fabriquée par le pays.
C.C.
Plus que la valeur absolue de l’indice, c’est son évolution qui est importante. Soit cu et cu’ les
C.C.’ m cu – cu
(2)
Les formules (1) et (2) font abstraction du taux de change, ce qui serait possible en cas de change
Strictement fixe ou de monnaie unique. Dans la réalité, les comparaisons internationales sont
obligées De faire intervenir les taux de change. ; Les formules (1) et (2) deviennent :
C.C.’ =
Cu*
Cu xe
(1)
Cu-cu’-e’
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(3)
(4)
2) la productivité du travail
3) le taux de change.
E étant le taux de change exprimé ici en nombre d’unités de monnaie étrangère contre une unité de
Monnaie nationale. Une dévaluation ou une dépréciation se traduit alors par une baisse de e : e’ < 0.
La Variation de e peut éventuellement compenser les variations des deux autres variables. Si, par
exemple, Etranger augmente de 2% et le coût national de 5%, une dépréciation de 3% de la monnaie
Maintiendra constant le niveau de compétitivité-coût : +2% - 5% + 3% = 0.
Le
C’est le coût total des biens qu’il faut comparer d’un pays à l’autre, et ce coût comporte à la fois les
Coûts du travail et ceux du capital (amortissement des machines notamment). En fait les études
portant Sur la compétitivité-coût s’intéressent principalement aux coûts salariaux unitaires. Cette
approche n’est Pas illogique dans la mesure où le coût du travail (salaires plus charges sociales)
diffère beaucoup plus D’un pays à l’autre que par exemple le coût d’achat des machines, pour
lesquelles existe un véritable
Marché international.
L’essentiel de la question de la compétitivité- coût tourne donc autour du coût du travail. C’est en ce
Sens qu’elle est souvent reliée à la fois à la politique social, à la productivité, au progrès technique et
à la Modernisation. Trois facteurs influent sur les coûts salariaux unitaires et, donc, sur la
compétitivité coût Des rapports plus ou moins complexes s’établissent entre les trois variables. Si, à
taux de change Inchangé, les salaires et charges sociales augmentent plus vite que la productivité du
travail, le coût Salarial augmente et si cette augmentation est supérieure à celle enregistrée à
l’étranger, du moins chez Les principaux clients et fournisseurs, la compétitivité- coût du pays
diminue.
C. Compétitivité-coût et performances extérieures
Si la compétitivité coût était la seule forme de compétitivité, on devrait constater une corrélation
forte Entre son évolution et celle des performances du pays en matière d’échanges internationaux.
Or tel n’est Pas toujours e cas.
Aine : a-1-on ou relever que les performances japonaises sur les marchés internationaux, notamment
Leurs gains de part de marché au cours des années 60 et 70 ont été réalisées alors même que les
coûts Salariaux unitaires augmentent plus qu’a l’étranger inversement les pertes de parts de marché
Enregistrées par les Etats Unis et le Royaume Unis ne pouvaient s’expliquer par une évolution
Défavorable de leurs coûts de production puisque leur compétitivité-coût s’était au contraire
améliorée.
Enfin, il faut relever que plus une économie est ouverte et de petite taille, plus elle est soumise à
L’impératif de la compétitivité-coût. Parmi les pays industrialisés, ce sont en effet des pays comme la
Belgique et les Pays-Bas qui ont souvent les meilleurs niveaux de productivité. Dans ces pays, tous les
Secteurs d’activité sont soumis à la concurrence internationale alors que dans les grands pays,
comme Les Etats-Unis ou l’Europe en tant qu’entité, Une grande partie des activités sont
« domestiques » et, à ce Titre peuvent substituer en ayant des taux de productivité inférieurs.
L’exemple type est celui du japon dont la productivité dans les exportations est fréquemment la plus.
Elevée du monde mais où celle des activités domestiques (agriculture, distribution) est souvent la
plus Faible de tous les pays développés.
III. 3. La compétitivité-prix
La compétitivité-prix est liée au niveau du taux de change. Elle consiste pour les producteurs d’un
pays Donné à pouvoir vendre sur les marchés étrangers à un prix égal (éventuellement inférieur) au
prix des Producteurs étrangers. Le taux de change est ici l’opérateur crucial.
Supposons en effet que deux pays aient le même niveau de productivité et de salaire, et que la
Protection sociale soit de même nature. Les coûts de production pourront être considérés comme
Strictement égaux. Seule le taux de change pourrait donner un avantage compétitif à l’un des deux,
Avantage qui serait, à l’évidence, indu..
On comprend que le débat sur le niveau des taux de change soit au centre de la question de la
Compétitivité et du commerce international Et cela concerne aussi bien les relations commerciales
entre Pays développés qu’entre ceux-ci et les nouveaux pays en développement, principalement
l’Asie du Sud-Est et, dans une moindre mesure pour le moment, les pays d’Amérique Latine.
Le taux de change qui ne foumirait pas d’avantage d’origine monétaire à l’un ou l’autre pays. Cette Il
existe une règle théorique, à savoir la théorie de la narité du pouvoir d’achat, qui permet de calculer
Théorie stipule comme hypothèse que le pouvoir d’achat d’une monnaie quelconque est le même
dans Tous les pays.
Si un euro achète une certaine quantité de blé en Europe, il doit pouvoir acheter la même quantité à
L’étranger étant entendu que pour acheter, à l’étranger, le dit euro doit par exemple être échangé
contre Unis, le taux de change qui respecte la parité du pouvoir d’achat est tel que :
Ces dollars. Si donc P… est le prix en euro du blé en Europe et P… le prix du blé en dollars aux Etats-
Peux ê
PUS
Unis de 30 dollars, le taux de change théorique est égal à é = 30/20 = $1,5 pour un euro,
Si le taux de change des marchés des changes est inférieur à cette valeur, par exemple 1,6 dollars = 1
Euro, on dira que l’euro est surévalué et que le dollar est sous-évalué. Ce qui confère un avantage
Compétitif au blé américain qui pourra être vendu en Europe Au prix de 30 / 1,6 = 18,75 euros.
Inversement le blé Européen ne pourrait alors être vendu au Etats-
Même si des mécanismes rééquilibrant sont censés exister, il n’est pas certain qu’ils jouent
Rapidement. Si au lieu de raisonner sur un bien particulier, on se réfère à l’ensemble des biens, on
Prendra en compte les indices de prix dans chaque pays. P et P* étant les indices dans le pays et à
L’étranger, on aura : P x é =P*
Enfin, au lieu de considérer les niveaux absolus des prix nationaux, assez difficiles à calculer, on Prend
généralement en compte les variations des indices. Soit P et P » les variations enregistrées Pendant
une période donnée. Pour que l’équilibre soit maintenu, en supposant qu’il existe Antérieurement,
nous devons avoir
P’ + e’ =P*
Si le taux de change tel qu’il se fixe quotidiennement sur le marché des changes, à savoir le taux de
Change nominal se fixait mécaniquement à son niveau théorique. La question de la compétitivité-prix
ne Se poserait pas, puisque alors le taux de change refléterait exactement l’évolution des coûts et
des prix Dans chaque pays.
Dans ces conditions, des écarts entre le taux de change nominal et le taux de change théorique
Peuvent subsister pendant des périodes plus ou moins longues. Pour mettre ce fait en évidence, on
Calcule le taux de change réel. Celui-ci se présente sous la forme d’un indice qui peut être défini
comme
Sie est supérieur à ê, donc si E >1, on dira que le taux de change est sous-évalué.
Exemple si l’inflation en Europe est de 10% alors qu’aux Etats-Unis elle est de 3% pendant une
Période donnée, l’établissement de la parité de pouvoir d’achat exige unc dépréciation de l’euro de
7%, Supposons que pour une raison ou pour une autre, cette dépréciation n’ait pas lieu. On pourra
alors Conclure que le taux de change réel de l’euro a augmenté de 7%. En effet l’euro aura accru son
pouvoir Français. D’achat de 7% sur le marché américain et, inversement, le dollar perdu 7% du sien
sur le marché
Performances des pays, ils sont obligés de recourir à une autre catégorie appelée « compétitivité
hors
En fait, la concurrence s’effectue sur les marchés non seulement par les prix mais aussi par les
Produits, en ce sens que los firmes réalisent des recherches en vue d’améliorer la production des
Produits anciens, de découvrir de nouveaux produits destinés à créer de nouveaux marchés. C’est en
ce
Sens que l’on peut parler de compétitivité technologique. Comme l’écrivait déjà E.H Chamberlin dans
le
Années cinquante : « les produits sont en fait les choses les plus volatiles du système économique
beaucoup plus que le prix
Zzz
La logistique est l’ensemble des activités et des moyens relatifs au déplacement des marchandises
Depuis la fabrication, l’emballage, le stockage, les manutentions, le transport, le dédouanement, la
Gestion des approvisionnements et le suivi des livraisons. C’est une démarche globale de première
Importance.
€1
Les incoterms signifient littéralement « International Commercial TERMS « , et ont été inventés par
des Professionnels réunis au sein de la Chambre de commerce internationale pour faciliter les
échanges Internationaux.
Dans un contrat de vente internationale de marchandises, ils ont pour fonction de définir les
obligations Réciproques du vendeur et de l’acheteur, occasionnées par le déplacement des
marchandises, sur le Triple plan :
A. Présentation d’incoterms
FCA
FAS
FOB
CFR
- La famille du E
(E=1)
- La famille des F
(F= 3)
- La famille des C
(C = 4)
- La famille des D
(D = 5)
CIF
CPT
CIP
DAF
DES
DEQ
DDU
DDP
Page 20
Fret)
V* obligation minimale
= Vendeur
Cost, Insurance and Freight (coût, assurance. + dédouanement export Fret)+ coût transport principal
Acquittés)
Pré-transport du navire) +
Dédouanement export
V pré-transport
+ transport principal
+ risque
Dédouanement
1) EXW signifie que le vendeur doit tenir la marchandise emballée dans son établissement à la
Disposition de l’acheteur. Tout le reste doit être réalisé par l’acheteur, le transfert des frais et des
risques Se faisant chez le vendeur. C’est un incoterm très utilisé par les entreprises débutantes à
l’export ou Lorsque la commande est d’un faible montant. C’est aussi le cas des acheteurs qui
désirent grouper leurs Commandes.
2) FCA : le vendeur remplit son obligation de livraison quand il remet la marchandise emballée
au Transporteur, désigné par l’acheteur, après avoir exécuté le dédouanement à
l’exportation. L’acheteur Conclut le contrat de transport et organise à ses frais et risques
l’acheminement de la marchandise. En Cas de chargement dans ses locaux, c’est le vendeur
qui fait le chargement à ses frais et risques ;
L’acheteur fait le déchargement à l’arrivée. Cet incoterm multimodal (tous modes de transport) est
très Utilisé par les opérateurs, l’exportateur prenant à sa charge toutes les opérations à effectuer sur
le Territoire d’exportation, y compris le dédouanement export.
3) FAS
Le vendeur livre la marchandise le long du navire sur le quai après avoir exécuté le Dédouanement a
l’export. C’est l’acheteur qui est charge de l’organisation à ses propres frais et risques De toutes les
opérations nécessaires ensuite au bon acheminement de la marchandise.
En effet l’exportateur vend non seulement un produit mais aussi un transport et une assurance
même Temps.
7) CPT cet incoterm est construit sur le modèle du CFR. Le vendeur paie le coût du transport
principal Jusqu’au lieu de destination convenu et dédouane la marchandise au départ. Cet
incoterm est beaucoup Moins utilisé que le CIP qui fait suite.
8) CIP comme pour la CIF, mais cette fois-ci en transport multimodal, le vendeur doit souscrire
une Assurance en plus du paiement du fret et du dédouanement à l’export. Il ne supporte
pas pour autant les Risques pendant le transport.
9) DAF : le vendeur remplit son obligation de livraison, après dédouanement à l’exportation,
quand la Marchandise est livrée au point de destination convenu à la frontière, l’acheteur
prenant la suite. Rien N’est dit sur l’obligation d’assurance il est conseillé à une seule des
deux parties de s’en occuper. En Cas de transbordement de la marchandise au point
frontières, l’acheteur prend cette opération en charge En frais et risques.
10) DES : le vendeur dédouane la marchandise au départ, paie le transport et tient la
marchandise à la Disposition de l’acheteur au port d’arrivée sur le bateau. Cet incoterm, créé
en 1980, n’a jamais vraiment Réussi à s’imposer à l’instar du suivant, le DEQ. Parce que le
vendeur supporte les risques du transport.
11) DEQ : en plus des modalités prévues par le DES, le vendeur décharge la marchandise au port
D’arrivée et la remet non dédouanée à l’acheteur.
12) DDU : le vendeur prend en charge l’intégralité des opérations à l’exception du
dédouanement L’importation et du paiement des droits de douane et des taxes. Le transfert
des frais et risques se fait au Lieu de convenu avant déchargement dans les locaux de
l’acheteur. Cet incoterm est très utilisé en Lointaine exportation, des lors qu’il y a des risques
de hausse des droits de douane et des taxes a L’arrivée.
B. 1. Regroupement des incoterms : Structure simple ou dissociée des incoterms Il est maintenant
possible de regrouper les incoterms selon plusieurs critères de classification. Les familles E F et D
sont constituées d’incoterms « simples », c’est-à-dire qu’il a identité entre la pat Qui organise et paie
le transport et celle qui assume le risque de transport : quand l’exportateur gère le Transport, il en
subit aussi les risques. En d’autres termes, le lieu de transfert des frais coïncide avec Celui des
risques. En revanche les incoterm de la famille des C ont une structure « dissociée ». Le vendeur
Prend en charge le transport et même l’assurance sur le transport principal.
Néanmoins, ce n’est pas lui qui assume les risques de hausse du fret, c’est-à-dire du coût du
transport Et les risques d’avaries pesant sur la marchandise pendant le transport. L’exportateur rend
le service de Gérer l’acheminement de la commande, mais la prise en charge du risque cesse au
passage du Bastingage du navire dans le port de départ ou la remise de la marchandise au premier
transporteur. Ce Sont des incoterms très utilisés par les praticiens chevronnés.
Pour optimiser les flux physiques de marchandises en synchronisation avec les documents
D’accompagnement, il convient d’avoir tout d’abord une bonne connaissance des incoterms, mais
ceci N’est pas suffisant. En effet, outre leurs conséquences au regard du transport, de la douane et
de L’assurance, les incoterms ont un impact direct sur le prix facturé par l’exportateur et partant, sur
les Conditions générales de vente à l’export ou d’achat à l’import Ils influent aussi sur l’image de
l’entreprise Opérant à l’international.
Incoterms et prix facturé : C’est le vendeur qui édite la facture. Pour calculer son prix export, il va
Intégrer dans le montant global non seulement le prix de la marchandise sur la base du coût de
revient, Emballage compris, et de son bénéfice mais aussi des prestations faites en fonction des
incoterms. Exemple : Si le prix de vente est de 100 en EXW, il pourrait être par exemple de 103 en
FCA (pré- Acheminement et dédouanement export compris), de 105 en FOB (+ hissage jusqu’au
bastingage du Navire), de 115 en CIF (+ transport principal et assurance)..
Incoterms et moyens de paiement : Certains incoterms sont utilisés de façon préférentielle avec
certains Moyens de paiement : CIF/CIP avec un crédit documentaire par exemple. Le vendeur peut
facilement Prouver qu’il a rempli son obligation de transport. Il n’en va pas de même en EXW où
l’obligation de Transport repose sur l’acheteur.
Incoterms et couverture des risques : Le même raisonnement doit être tonu pour la couverture des
Risques ; le choix des incoterms influe directement sur le montant à couvrir par exemple au titre du
risque De non-paiement par l’acheteur ou du risque de variation du taux des devises dans lesquelles
sont Libellés les contrats de vente.
Incoterms et image de l’entreprise on a pu le voir, les incoterms sont présentés selon une certaine
Hiérarchie, dans l’ordre croissant des services rendus par le vendeur à l’acheteur. Cette présentation
est Evidemment volontaire ; elle marque le souci de la Chambre Compte les besoins des acheteurs.
La concurrence entre les produits se fait non plus au niveau du
Commerce internationale de prendre en Produit lui-même mais à celui des services rendus par le
vendeur. Plus un vendeur est qualifié plus il a la maîtrise des différentes techniques et en particulier
des Incoterms. En schématisant à l’extrême, un exportateur débutant vend en EXW, un exportateur
Expérimenté en CIF, DDU ou DDR Les incoterms proposés par le vendeur dégagent une image qui
S’intègre dans l’image globale perçue par l’acheteur et qui est susceptible d’inciter ce dernier à
négocier Avec le vendeur,
IV. 2. : Stratégie de choix d’une solution de transport En quoi le choix d’une solution de transport est-
il si important ?
Pour y répondre, il est nécessaire de déterminer les conséquences de ce choix pour l’entreprise :
Quel que soit l’incoterm défini dans le contrat de vente, le seul prix qui intéresse vraiment les
Acheteurs, est le prix complet de la marchandise, c’est-à-dire son prix « rendu » incorporant
l’ensemble Des frais d’acheminement jusqu’à destination. Aussi, la capacité de l’entreprise à dégager
des Economies sur le transport entraînera-t-elle une amélioration proportionnelle de sa
compétitivité-prix Et/ou de Sa marge commerciale.
Enfin, une marchandise en retard, manquante ou détériorée serait susceptible de nuire à l’image de
Marque de l’entreprise et par suite, de remettre en cause ses relations commerciales avec les
Distributeurs. Il y a donc des conséquences commerciales au choix de la solution-transport Les choix
effectués en matière de transport auront des conséquences sur la gestion des stocks, ent
Amont pour le vendeur, en aval pour l’acheteur. La fréquence des livraisons et les délais.
D’acheminement peuvent en effet alourdir les stocks, ce qui peut nuire à la compétitivité de
l’entreprise.
Car stocker coûte cher : coûts techniques liés au local et aux opérations de stockage et coût financier
lié A l’immobilisation de la marchandise alourdissant le besoin en fonds de roulement. Par exemple,
les distributeurs peuvent exiger un fonctionnement en flux tendus (« zéro stock >>)
Nécessitant des expéditions fréquentes et des modalités de transport assurant des délais rapides et
Respectés (exemple : un transport par avion plus rapide plus sûr sera aussi plus coûteux, mais
Permettra des économies en coûts de stockage.) Il y a donc des conséquences techniques au choix de
La solution-transport.
Le choix de la solution-transport aura aussi des incidences sur le règlement de la facture : le délai de
Livraison détermine souvent le point de départ du délai de paiement (exemple paiement à 30 jours
de Livraison) et les litiges rencontrés suite à des incidents dus au transport peuvent retarder ou
remettre en Cause le paiement.
Aussi le transport ne peut être une fonction isolée pour l’entreprise, mais doit être intégré à une
Démarche stratégique plus large.
Des capacités de l’entreprise à dégager une solution de transport performante, dépendront les
termes Du contrat de vente et la répartition des frais et des risques entre vendeur et acheteur, par
référence au Choix d’un incoterm. La maîtrise du transport permettra au fournisseur d’accroître sa
compétitivité et Eventuellement sa marge commerciale, ainsi que l’attractivité de son offre sur le
client qui bénéficiera D’un service complet, si le vendeur est en mesure de proposer un produit
rendu à domicile aux Meilleures conditions. En connaissance de cause, comment procéder pour
réaliser ce choix ?
A. 1. Analyse délimiter le champ des possibles Il s’agit d’abord de répertorier les caractéristiques
essentielles propres à la relation transport afin de Délimiter les possibilités de choix.
Le choix des modes de transport dépend d’un grand nombre de paramètres variant selon la relation
Particulière traitée. Il convient notamment d’envisager Le caractère continental ou non de la
relation : Transport continental. Transport intercontinental,
Eventuelles
Lieux de départ et
D’arrivée,
Lieux de rupture de
Charge
Air, route, fer, voie fluviale.
Exemple : Dans certains pays du tiers monde, le pré- ou le post-acheminement peuvent des
problèmes Techniques très importants (mauvais état des routes ou absence de desserte locale…) et
des surcoûts Très onéreux
Généralement, les solutions de transport porte-à-porte, utilisant un seul mode de transport sont très
Rares. Dans la pratique, il y aura une utilisation successive de plusieurs modes de transport.
Toutefois, Pour réduire ou supprimer les ruptures de charge qui augmentent les risques de
détérioration ou de Perte, il est possible de recourir à deux techniques.
- Quand il s’agit d’opérations répétitives sur une moyenne ou longue période, vers un ou
plusieurs Destinataires (exemple : les livraisons à un distributeur)
- Quand une partie conséquente de cette relation-transport peut être regroupée avec d’autres
Expéditions vers plusieurs destinataires..
Quantité à livrer et tarifications : la quantité totale de marchandises à livrer sur une période donnée
Peut être répartie en plusieurs expéditions. Or, plus la quantité à livrer est importante, plus les coûts
Unitaires de transport pourront être abaissés. On peut ainsi atteindre le «< lot économique » soit en
Parvenant à livrer une quantité optimale de marchandises par expédition, soit en recourant au
groupage.
Fréquence des livraisons : De même, le choix de la fréquence des livraisons lors d’un flux continu
D’expéditions conditionne un certain nombre de coûts :
Expéditions
Fréquentes
De petites
Quantités
Frais
De stockage
Frais de transport
Commandes
Page 25 sur 41
Expéditions
Espacées de
Quantités plus
Importantes
Les lieux de stockage : Le stockage a généralement lieu chez le vendeur et chez l’acheteur sous
Forme de stocks de sécurité plus ou moins importants en fonction de la fréquence des expéditions et
des Ventes. Pour réduire ces stocks, dans le cas d’expéditions répétitives sur une des destinations
données, Il peut être intéressant de choisir de créer des lieux de stockage intermédiaires, situés à
proximité des Acheteurs. Ces stocks locaux permettent de réduire la fréquence des expéditions et les
délais de Livraison auprès des clients.
1) Le coût Il s’agit du coût global des opérations. Il faudra donc répertorier l’ensemble des coûts
relatifs à chaque
Solution transport :
- coût d’emballage ;
Principal post-acheminement) ;
- Coût d’assurance
Aéroportuaires… ;
Et suivi de la commande)
2) Les délais
- les délais d’attente (attente du moyen de transport au départ ou lors des ruptures de charge ;
3) La sécurité
Transport plus ou moins sûr (exemple : transport aérien plus sûr que le transport routier ou
maritime), Mais aussi aux choix d’emballage et de préparation de la marchandise (exemple
conteneurisation). Elle
- La sécurité des marchandises. Durant le transport proprement dit, elle est très liée au mode
de Dépend aussi du nombre de ruptures de charge et des opérations de manutention :
- la sécurité des délais. C’est la probabilité de retards à l’arrivée, qui est fonction du mode de
transport,
Envisagés. Ces critères sont de plus contradictoires par nature. Une solution-transport peu coûteuse
Il est exceptionnel qu’une solution de transport s’avère supérieure aux autres sur les trois critères
Tendra à être moins sûre et plus lente. Aussi, pour évaluer les solutions retenues, il faut combiner les
Critères qu’il est possible de pondérer selon l’importance relative accordée à chacun d’entre eux, en
Fonction des priorités techniques et commerciales propres à l’expédition (fragilité, valeur des produit
Exigences du client, conditions du marché…)
Exemple d’évaluation
Pour acheminer ses marchandises à Tokyo, une entreprise T a retenu trois solutions possibles.
(en EUR)
Pré-acheminement
Coût pré-ach.
Transport principal
Post-acheminement
Coût post-ach
Coûts divers
Délai de transport
Inclus
Solution 1
Routier
840
Sécurité
Mer
1800
Routier
530
1220
1 mois
Délais
Solution 2
Routier
300
Air
4350
Routier
380
1150
3 jours
Coût complet
Coût complet / EXW (en %)
Note (coeff. 2)
Note pondérée
Note (coeff. 2)
Note pondérée
Délais
Note (coeff. 1)
Note pondérée
Les critères les plus importants ici sont la sécurité et le coût, car ce sont des marchandises à forte
Valeur ajoutée, très fragiles, vendues sur un marché nouveau sur lequel l’entreprise T doit assurer sa
Compétitivité face à de nombreux concurrents positionnés sur le haut de gamme. Au vu des tarifs
Pratiqués par les concurrents directs de T sur le marché japonais, il a été fixé pour limite supérieure
au Coût complet d’acheminement, 30 % de la valeur EXW de l’expédition.
Solution 1
4 390
20,86%
10
Solution 3
Routier
840
Ce critère ce retenu, plus explicite que le critère de comparaison des coûts complets. Enfin, les délais
Sont moins importants du point de vue commercial puisque T a constitué des stocks intermédiaires
sur Place pour garantir une livraison sûre et rapide auprès des distributeurs. Toutefois, plus les délais
de Livraison sont longs et susceptibles d’être retardés, plus le stock de sécurité doit être important et
les Coûts de stockage accrus.
Coût
Moyenne.
1 mois
1
13
2350 (*)
Routier
530
1080
Page 24
1 mois
EXW = 21 050
EUR
Solution 2 Solution 3.
6 180
4 800
29,36%
22,80%
Très bonne
10
3 jours
19
Bonne
8
1 moist
17
Conclusion : le choix se portera sur la solution par voie aérienne dont le coût, proportionnellement à
la Valeur de la marchandise, se trouve à la limite supérieure acceptable (29,36 % de la valeur EXW)
Quoique plus chère, cette solution est supérieure aux autres du point de vue des délais et de la
sécurité
(N.B il n’est pas précisé pour la solution 3 s’il s’agit d’un conteneur complet, Dans le cas contraire, il
n’y A pas de transport en conteneur de bout en bout et il subsiste des ruptures de charge
susceptibles D’endommager la marchandise).
De plus, cette solution, à fréquence d’expéditions équivalente avec les autres, permet de fixer les
Stocks de sécurité au niveau nécessaire pour assurer trois jours de vente alors qu’il faut prévoir un
mois (+ retards) pour les solutions maritimes, d’où des coûts de stockage plus importants.
Pour mettre en place la solution-transport, il faut effectuer de nouveaux choix de mise en œuvre,
Découlant directement des choix déjà réalisés.
Emballage, marquage, liste de colisage : Le rôle de l’emballage est de protéger la marchandise pour
L’ensemble des opérations allant de l’acheminement à la distribution : transport, manutention,
stockage. L’emballage doit ensuite être marqué de façon lisible et indélébile marques d’expédition et
de Destination, afin de permettre l’identification du colis. Quel que soit l’incoterm, l’emballage, le
marquage Et la liste de colisage sont à la charge de l’exportateur qui en assume la responsabilité.
Une fois la Marchandise emballée et marquée, la liste de colisage répertoriera :
CI
Pour chaque colis ses marques, ses numéros, son poids brut et net, dimensions, son cubage et le
Détail de son contenu ;
Paramètres.
⇒ La Réglementation : réglementations particulières dans certains pays et/ou pour certains types de
Produits. Exemple : produits dangereux.
→>> Les incidences techniques : emballage lourd et volumineux : accroît le coût du transport et de la
Manutention ; emballage léger et de faible volume diminue la protection.
→ Les incidences commerciales : mécontentement du client en cas d’avarie, vol ou perte ; peut nuire
A l’image de marque de l’exportateur.
Toutefois un emballage trop sûr occasionnerait des surcoûts trop importants nuisant à la
compétitivité De l’entreprise. Aussi l’emballage adapté doit permettre d’assurer un équilibre entre
d’une part, un niveau De dommages acceptable ; et d’autre part, un coût acceptable pour la
compétitivité-prix du produit Outre l’emballage, les différentes techniques de préparation de la
marchandise permettent d’accroître La sécurité.
A. 2. Choix du transitaire
Il est essentiel pour l’exportateur, de même que pour tout importateur organisant par lui-même
L’acheminement des marchandises achetées, d’être à même d’évaluer le plus justement possible le
coût D’acheminement des marchandises, en fonction de la répartition des frais prévue par l’incoterm
au Contrat de vente. En cas de recours à un transitaire, l’exportateur ou l’importateur doit être
capable D’apprécier et de contrôler la cotation présentée par ce dernier Pour cela, exportateur ou
importateur doit être en mesure :
Est-il régi par des conventions ou des codes communs à l’ensemble de la profession ?
Quels sont les conditions, les tarifs, les garanties offertes, comparativement pour chaque mode
Transport ?
→ De calculer la cotation de transport : il faut établir le coût d’acheminement complet selon chaque
Mode de transport.
En effet, tout document de transport dont les mentions sont erronées ou manquantes, est
susceptible De mettre en cause la responsabilité du chargeur en cas de perte, d’avarie ou de retard
(exemple : Livraison à une mauvaise adresse ; masse, volume ou nombre de colis consignés sur le
document de Transport inférieurs aux mentions portées sur la liste de colisage, etc.).
Ainsi toute mauvaise utilisation du document de transport est également susceptible de provoquer
un Préjudice commercial et financier et de nuire durablement à l’image de l’entreprise sur le marché
Etranger
A. Le transport maritime
1) Législation internationale
- les règles de Hambourg élaborées sous l’égide de l’ONU en 1978 et entrées en vigueur en 1992
2) Organisation
Depuis la fin du XIX siècle, les compagnies maritimes ont conclu entre elles des accords appelés
«conférences maritimes », portant sur l’exploitation des lignes régulières partout dans le monde
(fréquences de départ, tarifs communs, réglementation des ristournes accordées aux chargeurs,
Garanties de qualité de service).
Le but de ces accords est d’organiser le trafic en le prévenant d’une concurrence sauvage. Il existe
Actuellement plus de quatre cents conférences. Quelques « outsiders » n’ont toutefois pas adhéré
Aux conférences et pratiquent, pour les plus importants d’entre eux, des taux de fret inférieurs.
Déterminé. Cette classe détermine le taux de fret par unité payante, applicable à l’expédition ;
Règle L’unité payante est la masse ou le volume « à l’avantage navire « , c’est-à-dire qu’on Retiendra
pour base de tarification, le plus grand des deux chiffres de la masse en tonne et du volume En mètre
cube.
Exemple
Une expédition de 10 cylindres de 60 cm de diamètre et de 3 m de long à destination d’un pays X doit
Etre réalisée par voie maritime. Le taux de fret applicable à l’expédition pour cette classe de
Marchandise est de 90 USD l’UP (unité payante). Le poids brut de l’expédition est de 1 200 kg.
Choix de l’unité payante : 1 200 kg = 1,2 t. Le poids en tonne est inférieur au volume en mètre cube
Fret =
90
1,059
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3) Correctifs
Les surcharges conjoncturelles vont majorer (ou minorer) le montant du fret. Elles sont de trois
types :
- Surcharge fuel ou BAF (Bunker Adjustement Factor) : elle permet d’intégrer les variations de
prix Du combustible entre deux éditions du tarif. C’est un pourcentage de majoration ou de
réduction sur
Surcharge monétaire ou CAF (Currency Adjustement Factor) : elle permet d’intégrer les variations De
la devise dans laquelle est exprimé le tarif. C’est un pourcentage de majoration ou de réduction Sur
le montant du fret ajusté
- Surcharge d’encombrement portuaire : elle majore le montant du fret de base pour certaines
Destinations où une immobilisation anormale du navire est prévisible.
Exemple
→Rio
Taux de fret : 120 USD I’UP (1 EUR = 1.060 USD) Surcharge BAF : 5% - Surcharge CAF : 7%
Fret de base
1,060
ATTENTION : Ne pas confondre la surcharge CAF avec l’incoterm CAF (ou CIF) dans les énoncés
Surcharge BAF.
- soit à la boîte : sous la forme de forfaits indépendants des marchandises conteneurisées, ou le plus
Souvent, calculés en appliquant le taux de fret à la tonne ou au mètre cube comme en
Exemple
Expédition d’un conteneur 20’, Nktt vers Pointe Noire. L’empotage est réalisé par l’expéditeur à
L’usine. Vente en CIF pointe noire.
Fret 140 Euro l’UP, minimum de perception 2300 Euro, BAF : 6% CAF : -2%
Cotation :
Fret
140 x 30
BAF
4 200 x 8%
CAF – 2% x 4 452
4 200,00 Euro
252
Euro
- 89 Euro
4 362,96 Euro
480,00 Euro
100,00 Euro
Fret total
Location
Chargement
Coût du transport
4 942,96 Euro
1) Caractéristiques
- C’est le seul document du transport qui représente un titre de propriété de la marchandise. Par
Conséquent, il peut être négociable (à condition qu’il ait été établi « ordre ») : il permet de transférer
la Propriété de la marchandise transportée par endossement.
2) Expéditeur des
5) Désignation
Marchandise. Ces mentions engagent la responsabilité du transporteur sauf si
Boord « ew
10) Les copies ne sont pas négociables. Seuls les originaux remis au chargeur le sont.
11) Signature du capitaine obligatoire, signature du chargeur obligatoire selon les législations.
12) Date d’émission très importante dans le cadre d’un paiement par crédit documentaire.
13) La mention ‘freight payable at destination » indique que la marchandise voyage ici aux frais de
L’acheteur, au contraire de la mention « freight prepaid « (fret payé départ par le vendeur). Si par
Exemple l’incoterm est FOB, la mention « shipped on board » (cf. point 6) servant dans ce cas à
Attester du chargement effectif de la marchandise qui est une obligation du vendeur.
5) Formes de connaissement
Avec le crédit documentaire A personne dénommée : la mention : « à ordre » doit être rayée et la
mention « non négociable » Apposée. Le document n’est plus transmissible. Seule la personne
dénommée pourra réceptionner
B. Le transport aérien
Le transport aérien, fort de deux atouts : rapidité et sécurité, est en développement constant dans
un Marché de plus en plus concurrentiel, ce qui a pour effet de rendre progressivement plus
attractive L’offre des transporteurs.
1) Législation
2) Organisation
La plupart des grandes compagnies de transport aérien ont signé entre elles des conventions
Internationales. Les engageant à respecter des conditions de transport, des normes de sécurité, et
Des tarifs communs
Toutefois, la déréglementation qui incite les compagnies à se dégager des accords tarifaires (entrave
A la libre concurrence) et la présence d’outsiders qui tirent les prix à la baisse tendent à remettre en
Cause les accords tarifaires.
1) Le tarif général
Il définit par tranche de poids un prix au kilogramme, quel que soit la nature de la marchandise, pour
Une relation géographique donnée, un minimum de perception peut être ajouté au tarif, comme prix
Plancher.
Le montant du fret sera fonction de deux éléments. Le nombre de kilos taxables qui dépend du
rapport poids/volume des marchandises. REGLE D’EQUIVALENCE POIDS-VOLUME : 1 tonne = 6
mètres cubes L’unité payante est le chiffre le plus élevé entre :
Ainsi, les marchandises de fort volume et de faible poids scront taxées en fonction de leur poids
Théorique. Les marchandises lourdes et de faible volume seront taxées en fonction de leur poids
réel ;
→ La dégressivité des tarifs, qui peut conduire à avoir intérêt à payer pour un poids supérieur
REGLE DU » PAYANT POUR » : calcul du fret sur la base de la masse minimale de la tranche de tarif
Immédiatement supérieure, au kilo correspond, si le prix ainsi calculé est à l’avantage du chargeur
Exemple
Tarif Poids en kg
Jusqu’à 50
De 50 à 100
De 100 à 200
De 200 à 500
Au dessus de 500
12,20
9,90
7,60
6.10
3,80
Expédition d’un poids brut de 220 kg, et d’un volume de 2m³ en aérien.
Règle du payant-pour
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Très favorable, ce tarif est appliqué pour la remise d’une unité de chargement aérienne complète
(palette, conteneur, igloo complets). Le tarif est déterminé pour chaque destination et par type
d’ULD.
Un forfait est défini pour une masse donnée appelée « poids-pivot », auquel s’ajoute en cas de
Surcharge, une taxation supplémentaire. En effet, au-dessus du poids-pivot, les kilos excédentaires
sont Comptabilisés en supplément.
Poids brut : 2,5 t. forfait : 3 850 EUR. Poids pivot : 1 980 kg.
Le groupeur bénéficie de tarifs plus favorables qu’un chargeur isolé car il réalise le regroupement et
la Mise en ULD des envois. Après avoir prélevé sa marge commerciale, le groupeur fait aussi
bénéficier Ses clients de tarifs plus faibles.
1) Caractéristiques
- La LTA (ou Air Way Bill, AWB) est, le document de base du transport aérien, mais il n’est pas
Obligatoire.
- La LTA constitue une preuve du contrat de transport, mais elle ne peut attester l’expédition
effective De la marchandise que si elle a été signée par la compagnie aérienne et porte la mention du
numéro De vol. Elle prouve alors la prise en charge de la marchandise en bon état apparent, sauf
réserve
Contraire.
2) émission de la LTA
- Etablie par l’agent de fret aérien (ou par la compagnie aérienne), sur formulaire de la compagnie
Pour les expéditions exclusives, et signée par l’expéditeur et la compagnie aérienne après
Embarquement.
- Etablie par le groupeur en cas de groupage : il émet d’une part une LTA-mère (Master Air
Way Bill,
MAWB) et d’autre part, autant de LTA-filles (House Air Way Bill, HAWE) sur document interne qu’il y
A d’expéditeurs et sur lesquelles doit être porté le numéro de la LTA-mère.
V. 1 : Le paiement
A. Le chèque
Cet instrument ralentit les transferts de fonds, surtout dans le domaine international. Il faut en effet
tenir Compte du délai de réception du chèque, mais aussi du délai d’encaissement par la banque.
B. Les virements
Une autre de débiter ou de créditer un ou plusieurs comptes. Il s’agit d’ordres passés par une banque
Le transfert des fonds est donc accéléré. Le virement peut prendre plusieurs formes selon le mode
D’acheminement des instructions bancaires
- virement télégraphique :
- virement télex ;
- virement SWIFT.
Messagerie, qui permet aux abonnées d’échanger des messages structurés. Le système est fiable
(intégrité et sécurité de l’information transmise), rapide et peu coûteux pour la clientèle. Le SWIFT ne
Sert pas uniquement à acheminer des ordres de paiement, mais aussi beaucoup d’autres messages.
Financiers (ordres de change, notification de crédit documentaire, par exemple).
C. Lettre de change et billet à ordre : les effets de commerce Ce sont des instruments
de paiement différé (de crédit), puisqu’ils constituent des engagements de Payer une
certaine somme à une date fixée : l’échéance. La lettre de change (ou traite) est
émise par le Vendeur-créancier (le tireur). Il l’envoie à l’acheteur-débiteur (tiré) qui
l’accepte. Le billet à ordre est émis par l’acheteur-débiteur qui s’engage ainsi à payer
son créancier à l’échéance. Dans l’un et l’autre cas, il est d’usage de domicilier l’effet
auprès d’une banque, aux guichets de laquelle Il sera présenté par le bénéficiaire
pour paiement à l’échéance.
Un effet de commerce présente l’avantage d’être négociable (opération d’escompte) auprès d’une
Banque si le bénéficiaire a besoin de liquidités avant « l’échéance.
Il faut considérer ici les moyens de recours attachés à l’utilisation de chaque instrument. Des
problèmes Se posent, en particulier à propos du chèque (absence de provision) ou de l’effet de
commerce (défaillance du débiteur à l’échéance).
Chaque droit national traite à sa manière ce type d’infraction. Avant d’accepter un moyen de
paiement, il Est nécessaire de connaître les possibles dans le pays du débiteur (l’acheteur). Tous les
instruments Que nous avons évoqués sont mis en œuvre à l’initiative du débiteur :
Donc, aucun de ces instruments n’a pour fonction de garantir contre le refus ou l’impossibilité de
payer Du débiteur.
Un vendeur dira qu’en commerce l’essentiel est de conclure un contrat ; un banquier dira, lui, qu’il
faut Surtout être payé. Sans trancher ce débat, on peut dire que l’important est d’éviter deux
écueils :
- L’imprudence qui entraîne à signer un contrat avec un partenaire totalement inconnu sans
prendre la Moindre garantie :
- La méfiance excessive, qui peut faire perdre des clients que l’on choque en leur demandant
de S’entourer de toutes les garanties possibles.
Il ne faut pas oublier non plus que, si un impayé coûte cher, les frais bancaires attachés à certaines
Garanties ne sont pas négligeables.
Le second cas peu sembler moins grave que le premier (le vendeur garde la marchandise.
Cependant, celle-ci peut être alors très éloignée, difficile à rapatrier ou à vendre sur place. En
principe, le Vendeur de bonne foi peut saisir la justice en s’appuyant sur le contrat accepté par
l’acheteur. Mais il faut Etre réaliste combien pourra- t- on récupérer sur un client indonésien (par
exemple), et surtout, dans Combien de temps.
B. Le risque politique
Il s’agit ici de faits indépendants de la volonté du client, qui empêchent le de récupérer son argent :
Evénements politiques, guerre, guerre civile Il faut noter que la défaillance d’un acheteur public est
Assimilée à un risque politique.
C. Le risque de non-transfert
Il s’agit d’une technique extrêmement ancienne. Elle semble, dans son principe sans faille, mais Ce
n’est pas une garanti contre le refus de paiement. On peut donc avoir envoyé de la
Marchandise au loin pour rien, éventuellement payé transport (selon l’incoterm retenu pour la
Vente) ;
- il convient, au moment du paiement, d’être vigilant sur la sécurité offerte par l’incoterm utilisé.
La marchandise est envoyée à un tiers (le consignataire) qui ne la délivre que moyennant paiement
Par l’acheteur.
C. La remise documentaire.
Le vendeur remet certains documents à une banque du pays acheteur. Ces documents sont
Il n’y a pas ici d’engagement à payer de la part de la banque (différence avec le crédit documentaire).
§ III. Les garanties contre paiement proprement dit
- A payer de toute façon le vendeur, puis à se faire rembourser par l’acheteur (cas du crédit
Documentaire) ;
Un acheteur (le donneur d’ordre) demande à sa banque (émettrice) de s’engager à payer un certain
Montant au fournisseur de la marchandise (le bénéficiaire) contre la présentation de documents
dont il Enumère la liste.
Le bénéficiaire sera prévenu par une banque de son pays (en général sa propre banque). Cette
banque Prend le nom de banque nidification.
L’initiative de l’ouverture d’un crédit documentaire revient donc à l’acheteur même si l’ouverture
d’un CREDOC est une condition le plus souvent exigée par le vendeur pour accepter de traiter.
Irrévocable : une fois émis, il ne peut être annulé par le donneur d’ordre ;
- Confirmé : la banque nidificatrice s’engage elle aussi à payer contre des documents valables
présentés Par le vendeur.
Le paiement lors de la remise des documents peut se faire selon différentes modalités. Un CREDOC
Sera réalisable
- par paiement différé : la banque émet contre les documents un engagement à payer dans x mois ;
- par négociation : la banque escompte immédiatement contre les documents une traite tirée sur
elle- Même (ou sur une autre banque).
Seuls les documents ont un rôle à jouer dans le déclenchement des différents paiements (et non La
marchandise). On comprendra alors facilement pourquoi chaque partie veille à ce qu’ils soient
Scrupuleusement conformes à ceux demandés par l’acheteur lors de l’ouverture, et remis dans les
délais Prévus.
En particulier, si la banque confirmatrice acceptait de payer contre des documents incomplets, elle
Courrait le risque de ne pas être remboursée par la banque émettrice (elle-même redoutant de ne
pas Etre payée par l’acheteur). On ajoutera quelques précisions importantes.
- Le CREDOC a été normalisé, sur le plan international, par la CCI (Chambre de commerce
Concernant le crédit documentaire. Tout Internationale) qui a publié des Règles et usances
uniforme
Le CREDOC repose sur un engagement bancaire payer contre des documents conformes à ceux
Demandés lors de l’ouverture du crédit. Cet engagement est strictement indépendant du contrat
Commercial entre vendeur et acheteur. En particulier, une contestation commerciale ne peut
Conduire à l’annulation d’un crédit documentaire (s’il est irrévocable).
Seul le CREDOC irrévocable et confirmé par une banque du pays vendeur présente une sécurité
Absolue. Un CREDOC émis par une banque du pays acheteur ne protège pas contre les risques de
Non-transfert et/ou les risques politiques.
- Ce sont les banques qui assument les risques : la banque confirmatrice a un risque sur la
banque Emettrice. Cette dernière a un risque sur l’acheteur. Ce risque bancaire entraîne des
commissions Assez élevées, qui varient en fonction des pays et des acheteurs.
V. 2. Le change
Elle est constituée par des comptes courants créditeurs ouverts auprès d’une banque. Tous les
Paiements internationaux se réalisent par transfert de monnaic scripturale d’un compte à un autre.
Les Billets (monnaie fiduciaire) ne sont utilisés concrètement que par les voyageurs et/ou les
touristes.
On considère une entreprise européenne, X, qui doit régler 1000 USD à son fournisseur américain, Y.
Pour effectuer ce paiement, X devrait disposer de 1 000 USD sur un compte dans une banque
Américaine et donner l’ordre de les virer au compte de Y. Or, il est peu probable qu’il en soit ainsi.
Par Contre, Durand dispose certainement d’un compte en euros dans une banque, A (par exemple).
Celle-ci Détient forcément au moins un compte en USD aux Etats-Unis, dans une banque
correspondante. La banque A va donc vendre à X 1 000 USD disponibles sur ce cours (à un cours de 1
euro = 1 USD, Par exemple). En contrepartie, elle débitera le compte de X de 1000 euros dans ses
livres. Il y aura donc Opération de change.
Dans le même temps, la banque A donnera à son correspondant américain un ordre de virement de
1000 USD en faveur de Y.
L’exemple précédent montre que toutes les banques doivent posséder entre elles des relations
Matérialisées par des comptes ouverts les unes chez les autres
- Des banques mauritaniennes ont des comptes en euros, USD, livres sterling, auprès de
banques Européennes, américaines, anglaises, italiennes, etc. ; et inversement
Wow
(1)
(2)
(3)
(4)
D Entreprise Demba C
D Entreprise Mohamed C
EN Mauritanie, à la BRG
(Correspondante de la
Bank of America)
Comptes en ouguiya
Bank of America
Compte loro. C
America
(Correspondante de la BRG)
Comptes en USD
D Entreprise Smith C
(1) 1000
(3) 3000
D Entreprise Wesson C
(2) 2000
(4) 4000
Page 39 sur 41
BRG
D compte nostro C
On remarque, sur l’exemple précédent, et toutes choses égales par ailleurs, que les réserves en USD
De la BRG ont augmenté de 1 000 (débit 1 000 et crédit 2 000). Au contraire, les réserves en UM de la
Bank of America ont diminué de 200 000 (débit de 800 000 et crédit de 600 000). Il faut aussi
souligner que la société Mohamed, qui a reçu 2 000 USD de Wesson, aurait pu ne pas les Céder à la
BRG et les garder sur un compte propre, à son nom, auprès de la Bank of America ou les Préserver
dans un compte en devises auprès de la BRG (moyennant des commissions). La cession des USD à la
BRG constitue le rapatriement.
La notion de réserve en devises, évoquée dans la section précédente, amène naturellement à celle
de Marché des changes. En effet, en fonction des ordres de leur clientèle (mais aussi de leur propre
Stratégie de trésorerie), les banques peuvent se trouver avec un excès ou un manque d’une devise
Quelconque.
Le marché des changes est le lieu où les banques excédentaires (offreuses vendent aux banques
Déficitaires (demandeuses), qui achètent. L’offre et la demande d’une devise à un moment donné
Déterminent un cours.
§ 1. Définition
A. Position de change
Créancière en devises ;
- Débitrice en devises. Elle est à cet instant en position de change. Il en résulte un risque de
change. Elle peut en effet perdre De l’argent :
- en cas de baisse du cours de celles pour lesquelles elle possède une créance On notera cependant
qu’il existe aussi un « risque » de bénéficier d’une évolution favorable des cours
Toutes les devises ne sont pas sujettes au même type de fluctuation on parle parfois de leur degré de
Volatilité. De même, les monnaies participant au système monétaire européen (SME) présentent un
Certain degré de sécurité. Après la mise en place de l’euro, la notion même de risque de change
Disparaît pour le commerce entre les pays participants.
- un danger matérialisé par un concurrent plus audacieux, qui n’hésitera pas, pour enlever un marché
ou Profiter d’une bonne affaire, à proposer une facturation en devises.
Il faut souligner que, souvent, l’audace provient d’une meilleure connaissance des instruments qui
Permettent de se protéger contre le risque de change.
Les techniques utilisées ne suppriment jamais totalement les effets des fluctuations de change. Elles
Permettent simplement d’en limiter les conséquences défavorables. L’entreprise en les utilisant, va
Réduire son degré d’incertitude, en particulier en ce qui concerne ses futurs flux de trésorerie. De
plus, le Choix de la technique est différent selon que l’entreprise cherche à couvrir une opération
avec un contrat Déjà signé, ou simplement une offre commerciale.
A. Le change à terme
Une transaction à terme se réalise en fixant immédiatement le prix et la quantité vendue, pour un
bien Qui sera effectivement livré et payé plus tard. Ainsi, pour des devises
Un exportateur peut vendre aujourd’hui à sa banque des devises qu’il ne recevra que dans deux
mois, Par exemple, de son client ;
Un importateur peut acheter immédiatement les devises dont il aura besoin dans trois mois, par
Exemple, pour payer son fournisseur.
La fixation immédiate du cours auquel sera liquidée l’opération supprime le risque lié à l’évolution du
Marché des changes jusqu’à l’échéance. Les banques proposent ainsi à leur client des cours :
- à un, deux, trois mois… pour des devises livrables à ces échéances. Comme pour les cours au
comptant, les cours à terme sont vendeurs (le plus élevé) ou acheteurs (le
Il existe un marché des changes à terme entre banques. Comme pour le comptant, la notion d’offre
et de Demande joue, mais en plus intervient de façon déterminante celle de taux d’intérêt.
En effet, échanger deux monnaies livrables dans un mois revient à s’intéresser à leur valeur
réciproque A cette date.
Admettons, par exemple, qu’aujourd’hui 1 euro = 2 USD, que le taux d’intérêt sur le dollar soit de
12%
L’an et celui sur le euro de 15 %, et qu’on veuille acheter 1 000 USD livrables dans trois mois.
On remarque que la détermination du cours à terme d’une monnaie résulte d’un différentiel
d’intérêt
La formule
Avec : CC= cours comptant ; m = échéance du terme ; Tf et Td les taux sur euro et sur devise.
Peut être associé à une mobilisation de créance(s) sur l’étranger (MCE). On peut ainsi valablement
Enfin, il faut remarquer que cette technique peut engendrer un coût d’opportunité.
Par exemple, une entreprise exportatrice a vendu à terme des USD à 200 UM. Le jour de la
liquidation
Pour éviter cet inconvénient, les banques proposent aujourd’hui des formules de change à terme
avec
Intéressement. Le client bénéficiera d’une partie de l’évolution favorable de la devise, mais le cours
qui
Lui sera proposé au départ sera moins intéressant que le cours du marché.