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Mondialisation et échanges internationaux

Le document traite de l'internationalisation des échanges et de la mondialisation, expliquant comment les pays échangent des biens et services au-delà de leurs frontières pour stimuler la croissance économique. Il décrit les différentes phases de la mondialisation, les types de multinationales et les facteurs qui favorisent leur développement, tout en abordant les enjeux économiques, sociaux et culturels qui en découlent. Enfin, il évoque l'intégration économique entre États, illustrée par des exemples de zones de libre-échange et d'unions douanières.

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Mondialisation et échanges internationaux

Le document traite de l'internationalisation des échanges et de la mondialisation, expliquant comment les pays échangent des biens et services au-delà de leurs frontières pour stimuler la croissance économique. Il décrit les différentes phases de la mondialisation, les types de multinationales et les facteurs qui favorisent leur développement, tout en abordant les enjeux économiques, sociaux et culturels qui en découlent. Enfin, il évoque l'intégration économique entre États, illustrée par des exemples de zones de libre-échange et d'unions douanières.

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Commerce international

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I. Internationalisation des échanges et mondialisation

Pourquoi les pays échangent-ils entre eux ? Pourquoi ne se contentent-ils pas des échanges à
l'intérieur des frontières ? Le questionnement se fonde aussi sur les liens entre le développement des
échanges internationaux et la croissance : ces liens sont différents selon le cadre de ces échanges,
libre-échange ou protectionnisme

I. 1. A propos de la mondialisation

Si le libre-échange qui s'est peu à peu généralisé depuis la fin de la seconde guerre mondiale, il s'est
accompagné d'un développement rapide des échanges internationaux et d'une croissance
économique

rapide, il n'en reste pas moins des pratiques protectionnistes qui sont très liées aux risques
économiques et sociaux engendrés par un libre échange non régulé.

A. Définitions et controverses

On peut définir le processus de mondialisation comme l'émergence d'un vaste marché mondial des
biens, des services, des capitaux et de la force de travail, s'affranchissant de plus en plus des
frontières politiques des États, et accentuant les interdépendances entre les pays.

On appelle Globalisation (mondialisation) l'évolution de l'économie mondiale sous le triple effet du


progrès technique (baisse des coûts de transport, fragmentation des processus de production), de la
finance (marchés mondialisés)), et de l'information (Internet). Elle a concerné d'abord les marchés
financiers et de biens & services, et à notre époque, le marché du travail.

La mondialisation fait diminuer la part des salaires et augmenter la part des profits dans les Pl et tend
à accroître les inégalités. Leurs entreprises se mondialisent et participent à la concentration du

capitalisme mondial (Mittal/Arcelor)

L'internationalisation des économies nationales résulte de l'essor des échanges internationaux,


résultat d'une ouverture croissante des économies. Cet essor n'est pas récent: le commerce
international s'est développé très rapidement au 19e siècle. Cependant depuis 1950, les échanges
internationaux progressent très rapidement, plus rapidement que les P.I.B. Ainsi, en deux siècles (le

19ème et le 20), les échanges de biens et services ont été multipliés par 1000 environ alors que le

P.I.B. mondial n'a été multiplié que par 60 (ce qui est beaucoup quand même !).

Cela signifie qu'une proportion grandissante des productions nationales est exportée et que les
économies nationales sont de plus en plus insérées dans l'économie mondiale. Résultat:

l'internationalisation des échanges est un vecteur de la mondialisation, c'est-à-dire de la constitution


d'un marché mondial ayant une logique propre qui n'est pas celle des économies nationales.

Face à la mondialisation, les réactions, et les analyses, sont variées, de l'approbation sans
question(car elle est présentée comme inéluctable et favorable à la croissance) à l'acceptation avec
fatalisme (car elle est ressentie comme une situation que l'on subit sans rien y pouvoir) et à la
contestation (par ceux qui voudraient une altermondialisation, une autre mondialisation). S'il y a des
conflits autour de la mondialisation, c'est probablement que tous (tous les pays, ou tous les citoyens
des pays) n'en retirent pas les mêmes avantages: certains pays pauvres, ou certains citoyens
fragilisés, peuvent être marginalisés par la mondialisation alors que d'autres (pays ou citoyens)
s'enrichiront grâce à la mondialisation. D'autre part, les enjeux de la mondialisation ne sont pas
qu'économiques, mais aussi sociaux ou culturels.

B. Principales phases de la mondialisation

On peut situer la première mondialisation entre 1850 et 1914, pendant laquelle il y a développement
des échanges au sein de «l'économie atlantique ». Deux faits concomitants expliquent cette 1 ère
mondialisation : la baisse des coûts de transport (fret transatlantique et le développement du chemin
de fer), et en Europe, développement du libre-échange ex: 1860: traité de libéralisation franco-
britannique Pendant la période allant environ de 1914 à 1950: on note un ralentissement du
phénomène du au retour au protectionnisme après les chocs induits par la deuxième guerre
mondiale et la crise de 1929

• Page 2

Enfin la depuis 1950 jusqu’à nos jours, la deuxième vague de mondialisation s’illustre par la baisse
Des coûts de transport et de communication, la baisse des barrières douanières (accords du GATT
1947

Et création OMC 1994) et le développement des échanges s’étend à l’Asie.

C. Une définition protéiforme

Le tableau suivant synthétise quelques facettes de la mondialisation

Catégories Principaux éléments


ou processus
1-Mondialisation de la finance et 1-Déréglementation
du capital des marchés
financiers, mobilité

Internationale du
capital, hausse du
nombre de fusions

Acquisitions. La
mondialisation des
portefeuilles
d’actions

En est à ses débuts.

2- Mondialisation des marchés et 2- Intégration des


des activités des
entreprises à
Stratégies l’échelle
Mondiale,
établissement à
l’étranger
d’opérations

Intégrées (dont la R-
D et le financement),
recherche de

Composantes
d’alliances
stratégiques aux
quatre coins du

Globe.

3- Mondialisation de la 3-La technologie est


technologie, de la R- l’enzyme première :
l’émergence de La
D et des connaissances technologie
correspondantes informatique et des
télécommunications
Permet d’établir des
réseaux mondiaux
au sein d’une Même
entreprise et entre
plusieurs sociétés.
La Mondialisation
sert de processus
d’universalisation du
« toyotisme et de la
production verticale
4 Mondialisation des modes de vie 4- Transfert et
et des transplantation de
modes de vie
Modèles de consommation ; Prédominants.
mondialisation Égalisation des
modèles de
De la culture consommation Et
rôle joué par les
médias.
Transformation de la
culture En aliment
culturel et en «
produits culturels. Le
GATT Puis FOMC
tente de plus en plus
d’imposer ses règles
aux Echanges
culturels.
5- Mondialisation des compétences 5- Rôle amoindri des
en gouvernements et
parlements
Matière de réglementation et Nationaux.
d’autorité Tentatives de
conception de
nouvelles règles Et
institutions en vue
d’un gouvernement
mondial.
6-Mondialisation à titre 6- Analyse menée
d’instruments par les Etats, de
l’intégration des
D’unification politique planétaire
Sociétés dans un
système politique et
économique
Mondial dirigé par
un pouvoir central.
7-Mondialisation des perceptions, 7- Processus
socioculturels axés
Conscience planétaire sur une seule
planète » Le
mouvement «
mondialiste »
Citoyens de la Terre.

I. 2. La multinationalisation de la firme vectrice de la mondialisation

A. Définitions et types de multinationales

1) Définitions

Une firme multinationale (FMN) est une grande entreprise qui possède ou contrôle plusieurs filiales
de Production dans plusieurs pays. Une multinationale est un ensemble qui regroupe une société-
mère et Des entreprises détenues ou contrôlées par la société-mère que l’on appelle des filiales
L’entreprise traditionnelle au XIX siècle est généralement axée sur le marché national ou domestique
Les pays tiers ne sont perçus qu’en termes d’approvisionnement en matières premières ou
d’exportation Les facteurs de production utilisés sont essentiellement nationaux (capital financier,
travail humain). La Stratégie de multinationalisation suppose le passage d’une logique axée sur le
marché national à une Logique de dimension mondiale, aussi bien en ce qui concerne les facteurs de
production que l’offre de Produits.
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2) Les différents types de multinationales

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On distingue trois types de FMN :

- Les FMN primaires dont les activités principales relèvent du secteur primaire (extraction
minière, Hydrocarbures, agriculture). Ce furent les premières multinationales, nées au XIX :
leur développement

Découlait de la distribution géographique des ressources naturelles dans l’hémisphère Sud.

- Les FMN à stratégie commerciale constituent la forme prédominante du processus de


Multinationalisation. La production est réalisée dans les pays tiers à proximité des marchés
solvables

Grâce à des « filiales relais « .

Les FMN à stratégie productive supposent l’internationalisation du processus productif Ainsi Apparaît
une division du travail entre les filiales d’une même multinationale. La production est réalisée

Dans des «filiales-ateliers », le plus souvent implantées dans des pays en développement en raison
du Faible coût de la main-d’œuvre et de conditions fiscales avantageuses. Ce type de
multinationalisation

Est caractéristique des FMN américaines et japonaises, particulièrement dans le domaine de

L’informatique.

B. Causes et facteurs de l’internationalisation

1) Les causes de l’internationalisation

L’internationalisation d’une entreprise s’appréhende comme l’intrusion d’une firme sur des
territoires

Géographiquement, culturellement, économiquement et juridiquement différents de ceux de son


marché

National dont ils sont séparés par des frontières multiformes (tarifaires, sanitaires, fiscales,
Réglementaires).

Les raisons de l’internationalisation sont très anciennes. Au 19ème siècle, ce mouvement a été
Favorisé par une influence politique (émergence des états nationaux et suppression des barrières

Douanières internes) et une influence technique (développement du chemin de fer ; les marchés
sont Devenus nationaux). A la fin du 19ème siècle, le mouvement semble irréversible.

En effet, alors qu’auparavant les transactions portaient sur des produits finis et étaient l’apanage des
Commerçants, désormais, à la fin du 19e siècle se sont les firmes industrielles qui vont chercher, pour
Elles mêmes et non plus par négociants interposés (des approvisionnements en matière première et
des Débouchés pour leurs produits finis). Les FMN naissent désormais dans les domaines
énergétiques

(pétrole), miniers et agroalimentaires (Unilever, Nestlé, etc.).

2) Les facteurs de l’internationalisation

On note que les facteurs techniques concernent la baisse des coûts de transports, la baisse du temps
De transport, la hausse des capacités de production et l’importance du savoir-faire technologique

Inégalement reparti. Quant aux facteurs économiques, on a des niveaux des salaires « intéressants
»>, la Saturation de la demande dans les pays industrialisés, l’inégale dotation en facteurs des pays et

L’uniformisation partielle des modes de consommations.

Concernant les facteurs politiques : création des ZLE (Zones de libre échange), idéologie dominante
Du libre échange et diminution des obstacles non tarifaires.

Sous l’influence de ces facteurs, l’internationalisation va prendre de nouvelles formes. Les FMN
Apparaissent avec l’implantation de filiales de production et non plus seulement de distribution.
L’entreprise devient une nébuleuse synergique de concepteurs, de fabricants et de distributeurs. Le
Concept de l’entreprise en réseau est né Dans ce contexte, une vision mondiale confère aux firmes
des avantages déterminants. De nouveaux Marchés peuvent ainsi se substituer à des marchés arrivés
à maturation dans leur pays d’origine (En Raison du cycle de vie international qui caractérise de
nombreux produits). Au total, les coûts sont avantageux en matière :

• Salariale (main d’œuvre souvent moins onéreuse)

Sociale (dispense des régimes de protection sociale)

. Fiscale (existence de paradis fiscaux)

• Possibilité de contourner les obstacles douaniers (Ex : Implantation d’entreprises japonaises en


Europe)

• Possibilité d’accéder à des sources de financement sur le marché international des capitaux.

• Possibilités de contrôle des réseaux de distribution

3) Les étapes de l’internationalisation

On peut noter globalement trois étapes, le développement des exportations, la mise en place d’un
Réseau de distribution à l’étranger et la multinationalisation.

1ère étape : le développement des exportations par l’exportation directe, par l’exportation

Indirecte ou par l’exportation associée.

L’exportation directe évite les intermédiaires. Elle permet donc de faire l’apprentissage des marchés
Etrangers et d’éliminer les rémunérations des intermédiaires. Mais elle est difficile et coûteuse en

Pratique où la firme méconnaît les rentabilités locales, les modes de consommation locaux, les
pratiques Commerciales locales et les règlements. Il y a donc un risque d’erreur important. De plus,
l’entreprise va
Devoir entretenir sur place des stocks et un service de distribution coûteux. L’exportation indirecte
est mieux adaptée à la phase initiale d’exportation. En effet, elle dispense

L’entreprise de tout investissement et de toute présence personnelle à l’étranger. L’exportateur peut


Utiliser les services de courtiers ou vendre à des sociétés de commerce extérieur (CFAO par
exemple),

Qui s’occupent de toutes les formalités douanières, financières et administratives, et conclut elle-
même Les contrats de vente à l’étranger. Cependant ces interventions d’intermédiaires constituent
un « écran »

Qui empêche toute véritable connaissance et toute réelle pénétration du marché étranger.

2eme étape la mise en place d’un réseau de distribution à l’étranger. L’exportation directe, Indirecte
ou associée, présentent l’inconvénient de ne pas assurer une présence permanente de

L’entreprise à l’étranger alors que la constitution de réseaux de distribution à l’étranger le permet. La


Composition des réseaux de distribution à l’étranger se fait par

• La franchise internationale (exemple : chaînes hôtelières).

• La licence La succursale (sans personnalité juridique)

• Filiale de distribution (création d’une personne morale nouvelle par exemple « Renault export »)

• Investissement à l’étranger (capitaux fournis par l’entreprise d’origine)

3ème étape la multinationalisation. Dans ce cas, la FMN n’apparaît vraiment que lorsque des filiales

De production complètent les filiales de distribution. Dans ce cadre, on repère une FMN aux critères
Suivants :

• Part des ventes réalisées à l’étranger

• Activités de production réalisées à l’étranger

• Présence dans plusieurs pays Nombre de filiales à l’étranger

. Existence d’un DG multinationale.

• Détention multinationale du capital social Cotation des titres sur plusieurs places financières

Stratégie internationale

I. 3. L’intégration économique

A. Définition

On appelle intégration économique le développement institutionnel des relations commerciales


entre Plusieurs Etats auxquelles peuvent s’ajouter un certain nombre de politiques communes. On
parle

Egalement de régionalisme pour évoquer la constitution de blocs régionaux, telle l’Union


européenne, Qui découle de la volonté politique de rapprocher les potentialités économiques des
Etats membres.

B. Les différents degrés d’intégration entre les Etats


Il existe plusieurs degrés d’intégration entre les Etats. On distingue par ordre croissant :

- L’association de libre-échange ou zone de libre-échange suppose la disparition des droits de


Vis des pays tiers. On Douane entre les pays Membres. Chaque nation conserve cependant
ses propres tarifs douaniers vis-

Peut citer comme exemple l’ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) ou, Selon la
dénomination anglo-saxonne, NAFTA (North American free traite agreement), créée en décembre

1992, qui réunit les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.

-L’union douanière est fondée sur la suppression des tarifs douaniers entre pays membres à laquelle
S’ajoute Mise en place d’un tarif extérieur commun (TEC). Il n’existe plus qu’un seul tarif douanier
vis-

A-vis de l’extérieur.

Le marché commun prend comme base l’union douanière (politique douanière commune) à laquelle
S’ajoute, dans la perspective d’un espace économique unique, la libre circulation des biens, des

Services, des capitaux et des personnes.

L’union économique : marché commun à l’intérieur duquel on définit des politiques économiques
Communes.

L’union économique et monétaire est fondée sur un marché commun et une harmonisation des
Politiques économiques des Etats membres. Les Européens se sont engagés sur la voie de l’UEM

(Union économique et monétaire). En décembre 1991, le Conseil européen adopte le traité de


Maastricht qui définit le calendrier et les principes de l’UEM.

Ces principales finalités reposent sur le Grand marché, une monnaie commune et l’élaboration de
Politiques économiques et budgétaires centralisées et coordonnées. De même, l’UEMOA (Union

Economique et Monétaire Ouest Africaine) a une monnaie unique (CFA), une banque centrale unique
(BCEAO) et des politiques monétaires et économiques régulièrement coordonnées.

IV. Organisation des échanges internationaux

A. Les accords du GATT

Le 30 octobre 1947 est signé à Genève l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce
(General agreement on tarifs and trade). Ce traité à servi de cadre aux échanges internationaux

Pendant près de vingt-cinq ans. L’objectif du traité est de supprimer progressivement tous les
obstacles Aux échanges entre les nations. Le GATT définit les grandes règles du commerce
international et

Organise des négociations commerciales multilatérales (NCM).

B. Les principes du GATT

L’égalité entre les parties contractantes de façon à substituer le multilatéralisme au bilatéralisme en


Matière de transactions commerciales. Si un pays octroie un avantage à l’un de ses partenaires, par
Exemple un abaissement des droits de douane sur une certaine gamme de produits, il doit étendre
cet Avantage à l’ensemble des parties signataires de l’accord (article premier du traité). C’est ce
qu’on

Appelle la clause de la nation la plus favorisée. L’objectif d’une telle mesure est de supprimer tout
Traitement de faveur d’une nation envers une autre nation au détriment de l’ensemble des
partenaires de

La communauté internationale. La réduction des entraves au commerce international de manière à


assurer la meilleure allocation Des ressources au niveau mondial. Cette volonté libre-échangiste
repose sur la seule utilisation des Droits de douane en tant qu’instrument protecteur. Il s’agit
d’interdire les contingentements aux Importations et le dumping. Les contingentements reposent sur
la définition quantitative d’un certain

Volume de produits importés. Le dumping consiste à vendre moins cher à l’étranger que sur son
marché National.

Le principe de traitement national qui prévoit l’égalité de traitement entre les produits issus de la
Production nationale et les produits importés. Chaque nation s’engage à adopter les mêmes règles

(normes administratives ou sanitaires) quelle que soit l’origine géographique des produits en
circulation Sur ses marchés.

L’interdiction du dumping (c'est à dire de la vente à un prix inférieur au coût de production) et des
subventions à la production: ces deux règles visent à tenter d'établir une certaine égalité entre les

entreprises sur le marché mondial et à imposer ce que certains appellent une " saine concurrence".

C. Les négociations du GATT

De 1947 à 1994, huit grandes négociations commerciales multilatérales (NCM) se sont déroulées
avec Pour finalité de régler les différends entre les nations et de permettre de réduire les obstacles
aux

Echanges. C’est dans le cadre de ces négociations, dénommées familièrement « Rounds », que l’on a
Progressivement diminué les droits de douane entre pays membres. Les tarifs douaniers ont été ainsi

Réduits, en moyenne, de 40% entre 1947 et 1994. L’un des plus importants cycles de négociation,

« I ’Uruguay Round » (1986-1993), dont l’acte final a été signé le 15 avril 1994, à Marrakech, créait
L’Organisation mondiale du commerce.

D. L’Organisation mondiale du commerce (OMC)

Sur le plan de la libéralisation des échanges, on peut estimer que le GATT a eu beaucoup d’efficacité
Puisque presque tous les pays du monde y adhéraient et que les tarifs douaniers avaient
énormément

Baissé. Cependant le fonctionnement du GATT, tout en souplesse, ne lui permettait pas de régler
Certains problèmes.

D’abord, le GATT n’étant pas une organisation, il n’avait aucun pouvoir de coercition sur les pays
Signataires et, finalement, chacun faisait un peu ce qu’il voulait, surtout si c’était un pays
Economiquement puissant. Ensuite, les conflits naissant entre les Etats trouvaient difficilement à se
résoudre dans la mesure où il N’y avait pas d’autorité établie. Et pourtant, la multiplication des
échanges internationaux, renforcée

Encore par la libéralisation des échanges de capitaux sur les marchés financiers et les nouvelles
Technologies de l’information, rendaient de plus en plus nécessaire une telle autorité.

C’est pourquoi lors de l’Uruguay Round, on a prévu de transformer le GATT en OMC, les deux
Coexistant durant l’année 1995.

1) L’OMC est une organisation à caractère «< universel >>

Elle est héritière à la fois des grands principes du GATT, mais aussi des résultats des négociations
Multilatérales enregistrés de 1947 à 1994. Contrairement à la simple coopération des anciennes
parties

Contractantes du GATT, qui pouvaient conserver leurs stratégies commerciales issues de leur
législation Nationale, les membres de l’OMC doivent adhérer aux règles communes. En effet, l’OMC
est une

Organisation intergouvernementale.

2) L’OMC permet le règlement des différends entre les pays membres

Auparavant, lorsqu’une nation avait à se plaindre de pratiques déloyales de la part d’une autre, le
litige Etait examiné par un « panel » d’experts nommés par le secrétariat du GATT. Les parties en
présence

Pouvaient refuser les conclusions du panel sans subir de sanction. La nouvelle organisation, par la
mise En place de l’Organe de règlements des différends (ORD) réduit les conflits entre les Etats.
L’OMC peut

Conduire une nation à modifier sa législation nationale si cette dernière s’oppose aux règles
communes. En effet, l’OMC a eu souvent, depuis sa création, à régler des conflits commerciaux entre
États. A la

Différence du GATT, ses décisions s’imposent aux Etats membres et l’OMC prononce parfois des
Sanctions financières lourdes contre des Etats ne respectant pas, par exemple, les règles concernant
les

Subventions. C’est certainement un succès pour l’OMC. Mais la difficulté est toujours aussi grande
pour approfondir le libre-échange sur les produits encore Peu concernés (produits agricoles, services,
par exemple) et les négociations butent sur la volonté d’un Nombre grandissant d’Etats d’encourager
les Unions régionales plutôt que de développer le Multilatéralisme. Cela repose le problème de la
place des pays les plus pauvres dans ce type D’organisation : on ne peut pas dire que, pour le
moment, ils puissent réellement faire entendre leur voix.

3) Les structures de l’OMC

- La Conférence ministérielle définit la stratégie générale de l’OMC. La fréquence des réunions est
D’ordre biannuel. Le Conseil général est l’organe permanent de l’OMC en dehors des phases de
vacances de la

Conférence ministérielle. Le Conseil général est constitué par les représentants des Etats membres.
Les Décisions sont prises à la majorité en fonction du principe : « un État membre, une voix ».
1. 5. Le système monétaire et financier international

. A. Définitions de concepts

. L’ORD résulte des négociations de l’Uruguay Round. Il ‘une des grandes innovations par rapport au
système du GATT.

Devises : monnaies étrangères par rapport à une monnaie nationale. L’euro, la livre sterling, le
dollar, sont des devises étrangères par rapport à l’ouguiya.

Une devise-clef est une monnaie dotée d’un pouvoir de paiement international, comme le dollar
américain depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Opération de change : opération de conversion d’une monnaie en une autre monnaie. En l’absence
de monnaie mondiale, le change est indispensable pour effectuer le règlement des échanges
internationaux.

Taux

Taux de change ou cours de change : valeur d’une monnaie par rapport à une autre monnaie prise
Comme référence. Par exemple, l’euro s’échange contre environ 1,30 dollar.

Marché des changes marché où s’achètent et se vendent les devises nécessaires aux paiements
internationaux. La confrontation de l’offre et de la demande permet la détermination du cours de
chaque devise par rapport à toutes les autres. Le marché des changes est un marché international
organisé par les grandes banques de tous les pays. Les opérations y sont réalisées par des cambistes.

B. Les éléments d’un système monétaire international

Un système monétaire international (SMI) est un ensemble de règles et de mécanismes, plus ou


moins institutionnalisé, qui permet le règlement des échanges entre unités économiques
appartenant à des Etats-nation différents.

23. 1) Un système de taux de change

Il est déterminé lors d’accords internationaux réunissant l’ensemble des parties contractantes. Deux
principes peuvent être choisis : les changes fixes ou les changes flottants. Ainsi, le système monétaire
international, élaboré durant les accords de Bretton Woods en juillet 1944, était fondé sur un régime
de taux de change fixe.

2) Un étalon de référence

Elément essentiel d’un système de change fixe, le choix de l’étalon de référence permet la
conversion des monnaies. Trois types d’étalon peuvent servir de base à l’organisation des paiements
internationaux L’étalon-or (gold standard) il s’est instauré spontanément dans le courant du XIX
siècle et a survécu jusqu’à la Première Guerre mondiale. Les paiements internationaux s’effectuent
soit en devises soit en or.

3 L’étalon de change-or (gold exchange standard) où les monnaies convertibles entre elles sont

définies soit par rapport à l’or, soit par rapport à une monnaie elle-même convertible en or. Le
système

de Bretton Woods (1944-1971), organisé autour du dollar, était un système d’étalon de change-or.
– L’étalon devise (dollar standard) où une monnaie sert de référence à toutes les autres. L’abandon
de la convertibilité du dollar en or, le 15 août 1971, créait ipso facto un système d’étalon devise.

Aujourd’hui, de très nombreuses monnaies sont rattachées au dollar américain.

C. Changes fixes et changes flottants

1) Le système des changes fixes

- Une parité officielle

Chaque monnaie est définie par rapport à un étalon de référence (l’or ou une devise-clef comme le
Dollar). Les autorités monétaires (gouvernement, banque centrale) déterminent un taux fixe appelé
Egalement parité, qui exprime la valeur de la monnaie nationale par rapport à l’étalon de base. La
Conversion d’une monnaie en une autre monnaie se réalise par la comparaison de leur valeur avec
L’étalon de référence.

- La défense de la parité par la banque centrale

- Des accords monétaires internationaux prévoient des marges de fluctuation de part et d’autre de la
Parité officielle, par exemple 1 % comme ce fut la règle dans le système monétaire international dit
de Bretton Woods (1944-1973).

- La banque centrale doit intervenir sur le marché des changes pour maintenir le cours de la
monnaie Par rapport à sa parité officielle en achetant ou en vendant des devises contre la
monnaie nationale de Façon à ce que le cours reste à l’intérieur des marges de fluctuation
autorisées.
- Les modifications de parité

Les autorités monétaires peuvent modifier la parité officielle de la monnaie soit par une dévaluation
(diminution de la valeur de monnaie par rapport à l’étalon de référence) soit par une réévaluation
(augmentation de la valeur de la monnaie par rapport à l’étalon de référence).

2) Le système des changes flottants

- Le cours des monnaies varie au gré du marché

Le système de taux de change flottants repose sur l’abandon de toute parité officielle. Le cours de
Chaque monnaie se détermine spontanément sur le marché des changes en fonction du jeu de l’offre
et De la demande. Plus une devise est demandée par les opérateurs internationaux, plus son cours
Augmente par rapport aux autres monnaies. Plus elle est offerte, plus son cours baisse.

Flottement pur et flottement impur Dans un système de flottement pur des taux de change, banque
centrale n’intervient pas sur les Marchés des changes pour défendre le pouvoir d’achat de la
monnaie. Elle laisse faire le jeu du marché (situation plus théorique que réelle). Dans un système de
flottement impur, les banques centrales Interviennent quand même sur les marchés des changes en
fonction des objectifs de la politique Economique des gouvernements. Mais leurs interventions
s’effectuent de façon discrétionnaire et non de

Façon systématique comme dans un système de changes fixes.

D. La globalisation financière
1) Définition

La globalisation financière désigne la mondialisation des marchés des capitaux. Ce processus est né
Durant les années 1980 et correspond, dans l’ordre financier, à la mondialisation des activités
Productives. La globalisation repose sur trois facteurs : la désintermédiation, la déréglementation et
le Décloisonnement des activités financières.

La désintermédiation concerne les modes de financement des grandes entreprises et des grandes
Banques. Si, auparavant les entreprises s’adressaient d’une façon privilégiée aux intermédiaires
Financiers (les banques) afin d’obtenir les liquidités dont elles avaient besoin, elles ont tendance
depuis Ces dernières décennies à avoir recours de plus en plus aux marchés financiers par l’émission
d’actions Ou d’obligations sur une place financière mondiale. Cette source de financement
caractérise Essentiellement les grandes firmes.

- La déréglementation découle du démantèlement des réglementations nationales en matière


de Transferts de fonds d’un pays à un autre. L’objectif est de permettre la libre circulation
des capitaux à L’échelle planétaire.

- Le décloisonnement des marchés repose sur la quasi disparition des barrières qui existaient
entre Les différents types de produits financiers. Les marchés des capitaux à court terme
(marché monétaire), Des capitaux à long terme (marché financier), le marché des devises
(marché des changes) sont Aujourd’hui décloisonnés. Les opérateurs internationaux, qu’ils
soient prêteurs ou emprunteurs, peuvent Passer d’un titre à un autre, d’une monnaie à une
autre, d’une place financière à une autre.

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2) Avantages et inconvénients de la globalisation financière

- La globalisation financière permet d’améliorer l’efficacité du système financier mondial.

L’ouverture des frontières, permise par la déréglementation, permet une orientation plus profitable
de L’épargne mondiale, tant du point de vue des prêteurs que des emprunteurs. Les capitaux
disponibles S’orientent vers les placements les plus avantageux en matière de plus-value.
Parallèlement, les Emprunteurs de capitaux vont bénéficier de ressources meilleur marché que celles
qu’ils auraient pu Obtenir dans les étroites limites de leur marché national. La libre circulation du
capital favoriserait alors L’investissement, la croissance économique et l’emploi de la main-d’œuvre.
La globalisation financière fait courir des risques non négligeables à la communauté Internationale.
Les flux financiers, sans aucun contrôle, sont le plus souvent liés à des stratégies Purement
spéculatives. Par ailleurs, la globalisation financière s’est traduite par une autonomie Dangereuse de
la sphère monétaire par rapport à l’économie réelle, c’est-à-dire la production des biens. Et des
services destinés au bien-être des populations. Ainsi naissent des bulles spéculatives à l’endroit Des
titres ou des monnaies qui voient leur valeur s’accroître sans aucun rapport avec les réalités
Economiques. La crise financière de 2008 est une parfaite illustration de cette dangereuse
spéculation.

E. La balance des paiements


La balance des paiements est un document comptable qui retrace les échanges entre un pays et le
Reste du monde durant une période déterminée (mois, trimestre, année). La balance des paiements
fait L’objet d’une harmonisation internationale sous l’autorité du Fonds monétaire international. En
Mauritanie, elle est établie par les services de la Banque Centrale de Mauritanie.

1) La structure de la balance des paiements

- Le compte de transactions courantes,

Les biens ou marchandises générales correspondent aux transactions de produits matériels sous la
Forme d’importations (produits en provenance de l’extérieur) et d’exportations (produits destinés au
reste Du monde).

Les services sont représentés par des prestations immatérielles. On trouve parmi les services les
Transports, les voyages (recettes touristiques), les services aux entreprises (activités de conseil,
grands Travaux, cessions de licences ou de brevets).

Les revenus correspondent aux rémunérations versées aux non-résidents (salaires, droits d’auteurs,
Intérêts, dividendes) par les agents économiques locaux. A contrario, des résidents locaux à
l’étranger Perçoivent des revenus du reste du monde.

- Le compte

Les transferts courants recouvrent des dons, des aides publiques ou privées (notamment aux pays En
développement) donnant naissance à des dettes ou des créances. Ce poste est, dans le cas de pays
Récepteurs d’aides, toujours négatif

Compte de capital

Le compte de capital regroupe plusieurs types d’opérations comme, par exemple, la remise de dette
Pure et simple de certains pays en développement (PMA) ou le transfert durable de capitaux relatif à
un Non-résident qui s’installe en Mauritanie. Le compte de capital est estimé en termes de stock et
non en Termes de flux, ces derniers étant comptabilisés dans les transferts courants (compte de
transactions Courantes).

- Le compte financier

Les investissements directs (IDE) regroupent : 1) La création d’unités de production à l’étranger,


Cette stratégie est souvent le fait des firmes multinationales ; 2) La réalisation d’investissements
Immobiliers ; 3) L’acquisition de parts de capital d’entreprises étrangères cotées sur les marchés
Financiers. Cette stratégie suppose l’achat d’au moins 10% du capital social de la firme. Ce seuil est
Important car il suppose une volonté de participer à la gestion de l’entreprise. Ce poste comptabilise
les Investissements directs mauritaniens à l’étranger et les investissements directs étrangers en
Mauritanie.

- Les investissements de portefeuille recensent les placements en titres financiers sous la


forme D’achats d’actions ou d’obligations entre les agents économiques mauritaniens et le
reste du monde.
- Les avoirs de réserve correspondent aux ressources gérées par la BCM (droits de tirage
spéciaux Du FMI, réserves en euros, en or et en devises).

2) Les différents soldes de la balance des paiements


La balance des paiements permet, par le regroupement de diverses rubriques, d’obtenir des balances
Partielles dont le solde présente un intérêt significatif du point de vue de l’analyse économique.

La structure de la balance des paiements

1. Exportations et Balance commerciale Balance des transactions


importations de Courantes
marchandises
2. Services Balance des services

3. Revenus

4. Transferts courants.

La balance commerciale correspond aux échanges de marchandises. Il s’agit du solde des


Exportations et des importations de produits réels. La balance commerciale peut présenter soit un
Excédent commercial, soit un déficit commercial.

La balance des transactions courantes ou balance des paiements courants comprend le solde

De la balance commerciale, de la balance des services et de la balance des revenus et des transferts
Courants.

La balance globale agrège les transactions courantes, le compte de capital et le compte


financier ,C’est à cette balance qu’on fait référence quand on fait allusion à un déficit ou à un
excédent de la Balance des paiements.

La balance des paiements, au sens strict, correspond aux règlements officiels des transactions Entre
un pays et le reste du monde. En cas de déficit, les banques de second rang (banques Commerciales),
la Banque centrale doivent fournir à leurs clients les liquidités nécessaires pour financer Leurs dettes
contractées vis-à-vis de l’extérieur.

3) Quelques précisions

- Les importations sont évaluées « coût, assurance, fret» (CAF), c’est-à-dire au prix des

Marchandises auquel s’ajoutent l’assurance et le coût du transport jusqu’à la frontière. Les


exportations Sont comptabilisées « franco on bord >> (FOB),

- Un déficit commercial peut-être compensé par un excédent de la balance des services. La


balance Des transactions courantes est alors équilibrée, voire excédentaire.

4) Problèmes et solutions liés aux déséquilibres de la balance des paiements

L’excédent présente peu d’inconvénients : Capacité de financement, donc IDE, Contrôle d’entreprises
étrangères, tendance de la monnaie à se valoriser,

+ réserves de change, indépendance et puissance nationale. => flux d’investissement et


Dividendes. Fondement du Mercantilisme. Ex : Japon => 1990 ; Chine.

Les déficits posent problèmes, car Exige entrées de capitaux pour compenser, donc risques de prise
de contrôle de l’économie Nationale par l’étranger,

D’épuisement des réserves de change,

Tendance à la dépréciation de la monnaie,

Risque de spéculation contre cette monnaie si anticipation de déficit structurel. Risques limités

Aux USA qui peuvent régler leurs importations incompressibles dans leur propre monnaie.

5) Comment résorber ou traiter un déficit de la balance des paiements ?

On peut citer quatre Solutions ?

1 : solution à court terme, attirer des capitaux étrangers, en augmentant les taux d’intérêt, ou par
Avantages fiscaux pour financer le déficit, avec le risque de ralentir la croissance interne et de Perdre
le contrôle des entreprises nationales (Ide ou actions) ; seuls les USA peuvent résister à Cette
situation grâce à l’attrait du $ et de leur économie dominante. Mais cela aura un terme.

- 2 : Dévaluer (laisser se déprécier) la monnaie nationale pour accroître la compétitivité des


Exportations (+ volume exportations) ;
- 3 imposer un plan de stabilisation de la croissance pour modérer la demande nationale (-
Importations) ; solution inéluctable pour les pays à monnaie faible ; les USA devront-ils
l’adopter.

- 4 solutions autoritaires, instaurer le contrôle des changes (bloquer les sorties de capitaux ;
Solution interdite à l’intérieur d’un marché commun) ou le protectionnisme (contraire aux
règles OMC).

6) Les indicateurs du commerce extérieur

- Calculer le degré d’ouverture

Le degré d’ouverture mesure l’importance du commerce extérieur dans l’économie pays.

L’augmentation du degré d’ouverture implique un renforcement de la contrainte extérieure, c’est-à-


dire Une plus grande dépendance vis-à-vis des pays tiers. Elle nécessite la compétitivité des produits
Nationaux et se traduit pas une moindre autonomie des politiques économiques nationales.

Degré d’ouverture = Exportations +Importations./2/PIB ) X 100

- Calculer le taux de couverture.

Le taux de couverture indique dans quelle mesure la valeur des importations est « couverte » par lai
Valeur des exportations. Le taux de couverture peut être calculé pour une économie, un secteur ou
une Branche comme l’automobile par exemple.

Taux de couverture =Valeur des exportations/Valeur des importations)X 100

- Si les importations et les exportations sont calculées FOB, le taux de couverture d’équilibre
est de 100%.
- Si les exportations sont calculées FOB et les importations CAF, le taux de couverture
d’équilibre est Voisin de 95%.

D. Balance commerciale de la Mauritanie

II. Eléments d’analyse théorique du commerce international

II. 1. Les théories libérales de l’échange international

A. La théorie de l’avantage absolu d’Adam Smith Chaque nation a intérêt à se spécialiser dans la
production de biens où elle possède un « avantage Absolu », c’est-à-dire quelle réalise à
coûts moins élevés que l’étranger. Les biens qui seraient produits à

Coûts plus élevés que l’étranger sont importés. Il suffit de régler le montant des importations par les
Recettes tirées des exportations.

B. La loi des avantages comparatifs de David Ricardo

1) L’essentiel du principe

Le modèle rocardien, est le modèle le plus simple qui montre comment des différences entre pays
Donnent lieu à du commerce international et à des gains de l’échange.

Dans ce modèle, le travail est le seul facteur de production et les seules différences entre pays
Résident dans la productivité du travail des diverses industries.

Dans le modèle rocardien, les pays exporteront les biens que leur force de travail produit de manière
Relativement efficiente et importeront les biens que leur force de travail produit de manière
relativement Inefficiente. En d’autres mots, la structure de production d’un pays est déterminée par
les avantages Comparatifs

Plutôt que de produire un bien par ses propres moyens, le pays peut produire un autre bien et
L’échanger contre le premier. Le modèle simple montre la chose suivante :

- Chaque fois qu’un bien est importé, il doit se vérifier que cette « production indirecte » exige
moins de Travail que la production directe. En second lieu, nous pouvons montrer que les
échanges déplacent les Possibilités de consommation d’un pays, impliquant ainsi des gains
de l’échange.
- La distribution des gains de l’échange dépend du prix relatif des biens que les pays
produisent. Pour Déterminer ces prix relatifs, il est nécessaire de faire intervenir au niveau
mondial l’offre et la demande Relatives de ces biens. Le prix relatif implique de même un
salaire relatif.
- Dans l’optique rocardienne, la proposition que les échanges sont profitables ne souffre pas
de Qualification. Il n’y a donc aucune exigence que le pays soit « compétitif » ou que
l’échange soit « équitable ». En particulier nous trois idées communément formulées sur les
échanges sont considérées Comme fausses. D’abord, un pays gagne aux échanges même s’il
a une productivité plus faible que le Pays partenaire dans toutes les industries. Ensuite, le
commerce est profitable même si les industries Etrangères doivent leur compétitivité
uniquement à de bas salaires.
Troisièmement, le commerce est profitable même si les exportations d’un pays incorporent plus de
Travail que ses importations.

De plus, le modèle à nombreux biens peut être utilisé pour illustrer un point important les coûts de
Transport peuvent donner lieu à une situation où il existe des biens non échangés.

Si certaines des prédictions du modèle rocardien ne correspondent clairement pas à la réalité,


L’affirmation de base à savoir que les pays tendront à exporter les biens pour lesquels ils ont une
Productivité relative élevée a été confirmée par nombres d’études.

David Ricardo ne raisonne plus en termes d’avantage absolu, mais en termes d’avantages.

Comparatifs, c’est-à-dire qu’il compare les coûts d’un même produit (liés à la quantité de travail
Nécessaire à leur réalisation) entre deux pays. Il prend l’exemple de deux pays qui produisent deux
Biens. Les coûts de production dans ces deux pays sont les suivants.

2) Exemple simplifié

Dattes (x tonnes)

Gomme arabique (x tonnes)

Pays A

80 heures

90 heures

Pays B

120 heures.

100 heures

B. Com

CI

II. 3. Economies d’échelle, gains de productivité et commerce international

Hausse

De la

Compétitive

Hausse

Des exportations

Hausse
Des profits

Hausse des

Investissements

Baisse

Des prix

Gains de

Productivité

Hausse des

Prélèvements

Etatiques

Hausse des

Dépenses

Publiques

Croissance

De la production

Hausse

Des salaires

Hausse

De la

Consommation

Page 15 sur 41

L’échange international ne résulte pas seulement d’un avantage comparatif mais peut aussi résulter
de Rendements croissants ou d’économies d’échelle. On entend par là la tendance qu’ont les coûts
d’être D’autant plus faibles que la production est importante. Les économies d’échelle incitent les
nations à se Spécialiser et à commercer entre elles, même en l’absence de différences entre les pays
dans les Ressources ou la technologie.

Le commerce international permet la création d’un marché intégré qui est plus étendu que le marché
De chacun des pays. Il rend ainsi possible d’offrir simultanément aux consommateurs une plus
grande Variété de produits et des prix plus bas.

Ill. Eléments de stratégies de compétitivité

La compétitivité doit être envisagée sur quatre points de vue principaux : Les coûts de production, les
Prix, les techniques et les structures de marché. Il existe effectivement des liens entre eux. Ainsi les
Coûts de production ne sont pas toujours sans incidence sur les prix. Le progrès technique, quant à
lui, Comporte en général des effets sur les coûts, mais l’innovation peut aussi libérer
momentanément la Firme et le pays de la contrainte des coûts en leur conférant un avantage
compétitif. Toutefois les quatre aspects envisagés présentent des caractères spécifiques et les
politiques Economiques et sociales ayant pour objectif d’améliorer la compétitivité internationale du
pays ne sont Pas les mêmes selon que l’on se fixe comme objectif prioritaire d’abaisser les coûts de
production, par Une action sur les salaires et les charges sociales par exemple, ou de conférer aux
produits nationaux

Un avantage-prix à l’égard des produits étrangers, ou bien encore de favoriser l’activité de recherche
des Firmes ou tout simplement, de les aider directement à obtenir à l’étranger des profits
supplémentaires Qu’elles ne pourraient espérer atteindre par leurs seuis moyens.

III. 1. Les déterminants de la compétitivité

Le schéma suivant synthétise les principaux déterminants de la compétitivité d’une nation et en


Conséquent les types de compétitivité les plus saillants de ce pays.

Dolation en ressources

Trava, capital (physique cl Humain) est infrastructures

Productivité et économie

D’échelle

Processus de production et

Technologie

Caractéristiques des

Produits

Coûts de production et

Commercialisation

Politiques

Macroéconomiques et

Environnement des

Compétitivit

Niveau

Conditions des

Marchés mondiaux

Page 16

Préférences et

Arrangements
Coûts de transport

International

Taux de charge.

III. 2. La compétitivité-coût

Un pays se trouve dans une structure de compétitivité-coût, ou de concurrence par les coûts,

Lorsqu’une baisse relative de ses coûts de production lui permettrait d’augmenter ses exportations,
de Gagner des parts de marché, d’améliorer sa balance commerciale et lorsqu’une hausse de ses
coûts

Entrainerait les effets inverses.

A. L’indice de compétitivité : c.c

L’indice peut se calculer pour chaque produit échangé par le pays. Il est égal au rapport suivant :

Indice du coût de production unitaire du bien à L’étranger

Indice du coût de production unitaire du bien dans le

Pays

Cu

CU

Le pays sera dit compétitif si le coût étranger est supérieur au coût national, c’est-à-dire si c.c. > 1.

L’augmentation de l’indice correspond à un gain de compétitivité. L’indice peut être calculé pour
effectuer Une comparaison générale avec « l'étranger », mais aussi avec tel ou tel pays, telle ou telle
zone

Géographique.

Ainsi peut-on préciser l’origine géographique de la concurrence. Une perte de compétitivité-coût sur
Certains biens à l’égard de certains pays peut être compensée par des gains de compétitivité sur des
Biens de même catégorie mais avec d’autres pays. Ce phénomène peut traduire une évolution de la
Gamme fabriquée par le pays.

C.C.

Plus que la valeur absolue de l’indice, c’est son évolution qui est importante. Soit cu et cu’ les

Variations des coûts unitaires étrangers et domestiques, la variation de la compétitivité-coût s’écrira

C.C.’ m cu – cu

(2)
Les formules (1) et (2) font abstraction du taux de change, ce qui serait possible en cas de change
Strictement fixe ou de monnaie unique. Dans la réalité, les comparaisons internationales sont
obligées De faire intervenir les taux de change. ; Les formules (1) et (2) deviennent :

C.C.’ =

Cu*

Cu xe

(1)

Cu-cu’-e’

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(3)

(4)

1) l’évolution des salaires et des charges sociales,

2) la productivité du travail

3) le taux de change.

E étant le taux de change exprimé ici en nombre d’unités de monnaie étrangère contre une unité de
Monnaie nationale. Une dévaluation ou une dépréciation se traduit alors par une baisse de e : e’ < 0.
La Variation de e peut éventuellement compenser les variations des deux autres variables. Si, par
exemple, Etranger augmente de 2% et le coût national de 5%, une dépréciation de 3% de la monnaie
Maintiendra constant le niveau de compétitivité-coût : +2% - 5% + 3% = 0.

Le

B. Coût total et coût salarial

C’est le coût total des biens qu’il faut comparer d’un pays à l’autre, et ce coût comporte à la fois les
Coûts du travail et ceux du capital (amortissement des machines notamment). En fait les études
portant Sur la compétitivité-coût s’intéressent principalement aux coûts salariaux unitaires. Cette
approche n’est Pas illogique dans la mesure où le coût du travail (salaires plus charges sociales)
diffère beaucoup plus D’un pays à l’autre que par exemple le coût d’achat des machines, pour
lesquelles existe un véritable

Marché international.

L’essentiel de la question de la compétitivité- coût tourne donc autour du coût du travail. C’est en ce
Sens qu’elle est souvent reliée à la fois à la politique social, à la productivité, au progrès technique et
à la Modernisation. Trois facteurs influent sur les coûts salariaux unitaires et, donc, sur la
compétitivité coût Des rapports plus ou moins complexes s’établissent entre les trois variables. Si, à
taux de change Inchangé, les salaires et charges sociales augmentent plus vite que la productivité du
travail, le coût Salarial augmente et si cette augmentation est supérieure à celle enregistrée à
l’étranger, du moins chez Les principaux clients et fournisseurs, la compétitivité- coût du pays
diminue.
C. Compétitivité-coût et performances extérieures

Si la compétitivité coût était la seule forme de compétitivité, on devrait constater une corrélation
forte Entre son évolution et celle des performances du pays en matière d’échanges internationaux.
Or tel n’est Pas toujours e cas.

Aine : a-1-on ou relever que les performances japonaises sur les marchés internationaux, notamment
Leurs gains de part de marché au cours des années 60 et 70 ont été réalisées alors même que les
coûts Salariaux unitaires augmentent plus qu’a l’étranger inversement les pertes de parts de marché
Enregistrées par les Etats Unis et le Royaume Unis ne pouvaient s’expliquer par une évolution
Défavorable de leurs coûts de production puisque leur compétitivité-coût s’était au contraire
améliorée.

Enfin, il faut relever que plus une économie est ouverte et de petite taille, plus elle est soumise à
L’impératif de la compétitivité-coût. Parmi les pays industrialisés, ce sont en effet des pays comme la
Belgique et les Pays-Bas qui ont souvent les meilleurs niveaux de productivité. Dans ces pays, tous les
Secteurs d’activité sont soumis à la concurrence internationale alors que dans les grands pays,
comme Les Etats-Unis ou l’Europe en tant qu’entité, Une grande partie des activités sont
« domestiques » et, à ce Titre peuvent substituer en ayant des taux de productivité inférieurs.
L’exemple type est celui du japon dont la productivité dans les exportations est fréquemment la plus.
Elevée du monde mais où celle des activités domestiques (agriculture, distribution) est souvent la
plus Faible de tous les pays développés.

III. 3. La compétitivité-prix

La compétitivité-prix est liée au niveau du taux de change. Elle consiste pour les producteurs d’un
pays Donné à pouvoir vendre sur les marchés étrangers à un prix égal (éventuellement inférieur) au
prix des Producteurs étrangers. Le taux de change est ici l’opérateur crucial.

Supposons en effet que deux pays aient le même niveau de productivité et de salaire, et que la
Protection sociale soit de même nature. Les coûts de production pourront être considérés comme
Strictement égaux. Seule le taux de change pourrait donner un avantage compétitif à l’un des deux,
Avantage qui serait, à l’évidence, indu..

On comprend que le débat sur le niveau des taux de change soit au centre de la question de la
Compétitivité et du commerce international Et cela concerne aussi bien les relations commerciales
entre Pays développés qu’entre ceux-ci et les nouveaux pays en développement, principalement
l’Asie du Sud-Est et, dans une moindre mesure pour le moment, les pays d’Amérique Latine.

A. Le taux de change théorique

Le taux de change qui ne foumirait pas d’avantage d’origine monétaire à l’un ou l’autre pays. Cette Il
existe une règle théorique, à savoir la théorie de la narité du pouvoir d’achat, qui permet de calculer
Théorie stipule comme hypothèse que le pouvoir d’achat d’une monnaie quelconque est le même
dans Tous les pays.

Si un euro achète une certaine quantité de blé en Europe, il doit pouvoir acheter la même quantité à
L’étranger étant entendu que pour acheter, à l’étranger, le dit euro doit par exemple être échangé
contre Unis, le taux de change qui respecte la parité du pouvoir d’achat est tel que :

Ces dollars. Si donc P… est le prix en euro du blé en Europe et P… le prix du blé en dollars aux Etats-

Peux ê
PUS

Unis de 30 dollars, le taux de change théorique est égal à é = 30/20 = $1,5 pour un euro,

Si le taux de change des marchés des changes est inférieur à cette valeur, par exemple 1,6 dollars = 1
Euro, on dira que l’euro est surévalué et que le dollar est sous-évalué. Ce qui confère un avantage
Compétitif au blé américain qui pourra être vendu en Europe Au prix de 30 / 1,6 = 18,75 euros.
Inversement le blé Européen ne pourrait alors être vendu au Etats-

Unis qu’au prix de 20 x 1,6 = $ 32.

Même si des mécanismes rééquilibrant sont censés exister, il n’est pas certain qu’ils jouent
Rapidement. Si au lieu de raisonner sur un bien particulier, on se réfère à l’ensemble des biens, on
Prendra en compte les indices de prix dans chaque pays. P et P* étant les indices dans le pays et à
L’étranger, on aura : P x é =P*

Enfin, au lieu de considérer les niveaux absolus des prix nationaux, assez difficiles à calculer, on Prend
généralement en compte les variations des indices. Soit P et P » les variations enregistrées Pendant
une période donnée. Pour que l’équilibre soit maintenu, en supposant qu’il existe Antérieurement,
nous devons avoir

P’ + e’ =P*

A. Taux de change nominal et taux de change réel

Si le taux de change tel qu’il se fixe quotidiennement sur le marché des changes, à savoir le taux de
Change nominal se fixait mécaniquement à son niveau théorique. La question de la compétitivité-prix
ne Se poserait pas, puisque alors le taux de change refléterait exactement l’évolution des coûts et
des prix Dans chaque pays.

Cependant, la fixation du taux de change nominal répond à un ensemble de déterminants plus ou


Moins éloignés de la simple évolution des prix nationaux et étrangers. Il faut aussi prendre en
compte, Entre autre, les taux d’intérêt et les facteurs psychologiques.

Dans ces conditions, des écarts entre le taux de change nominal et le taux de change théorique
Peuvent subsister pendant des périodes plus ou moins longues. Pour mettre ce fait en évidence, on
Calcule le taux de change réel. Celui-ci se présente sous la forme d’un indice qui peut être défini
comme

Le rapport du taux de change nominal et du taux de change théorique : E = e/è

Sie est supérieur à ê, donc si E >1, on dira que le taux de change est sous-évalué.

Exemple si l’inflation en Europe est de 10% alors qu’aux Etats-Unis elle est de 3% pendant une
Période donnée, l’établissement de la parité de pouvoir d’achat exige unc dépréciation de l’euro de
7%, Supposons que pour une raison ou pour une autre, cette dépréciation n’ait pas lieu. On pourra
alors Conclure que le taux de change réel de l’euro a augmenté de 7%. En effet l’euro aura accru son
pouvoir Français. D’achat de 7% sur le marché américain et, inversement, le dollar perdu 7% du sien
sur le marché

III. 4. La compétitivité technologique

A. Le caractère incontournable de la technologie


Dans ses modèles mathématiques la science économique privilégie la concurrence par les coûts et les
Prix. C’est pourquoi en analysant la notion de compétitivité, il y a insistance sur la compétitivité-coût
ou Sur la compétitivité-prix, mais comme celles-ci ne leur permettent pas d’expliquer parfaitement
les Coût ou hors prix

Performances des pays, ils sont obligés de recourir à une autre catégorie appelée « compétitivité
hors

En fait, la concurrence s’effectue sur les marchés non seulement par les prix mais aussi par les

Produits, en ce sens que los firmes réalisent des recherches en vue d’améliorer la production des

Produits anciens, de découvrir de nouveaux produits destinés à créer de nouveaux marchés. C’est en
ce

Beaucoup plus que les prix ».

Sens que l’on peut parler de compétitivité technologique. Comme l’écrivait déjà E.H Chamberlin dans
le

Années cinquante : « les produits sont en fait les choses les plus volatiles du système économique
beaucoup plus que le prix

Zzz

IV. Eléments de gestion de la logistique du commerce international

La logistique est l’ensemble des activités et des moyens relatifs au déplacement des marchandises
Depuis la fabrication, l’emballage, le stockage, les manutentions, le transport, le dédouanement, la
Gestion des approvisionnements et le suivi des livraisons. C’est une démarche globale de première
Importance.

€1

IV. 1. Les incoterms

Les incoterms signifient littéralement « International Commercial TERMS « , et ont été inventés par
des Professionnels réunis au sein de la Chambre de commerce internationale pour faciliter les
échanges Internationaux.

Dans un contrat de vente internationale de marchandises, ils ont pour fonction de définir les
obligations Réciproques du vendeur et de l’acheteur, occasionnées par le déplacement des
marchandises, sur le Triple plan :

De transfert des frais (qui paie quoi) ;

- du transfert des risques (qui supporte le risque et quel risque) ;

- des documents à fournir.

A. Présentation d’incoterms

A. 1. Les familles d’incoterms

Les incoterms se présentent en quatre familles :


EXW Ex Works (à l’usine)

FCA

FAS

FOB

CFR

- La famille du E

(E=1)

- La famille des F

(F= 3)

- La famille des C

(C = 4)

- La famille des D

(D = 5)

CIF

CPT

CIP

DAF

DES

DEQ

DDU

DDP

Free Carrier (franco transporteur)

Free Along Side ship (franco le long du navire)

Page 20

Carriage Paid to, (coût et fret)

Carriage Paid to, Insurance (coût, assurance,

Fret)

V* obligation minimale

 = Vendeur

Cost and Freight (coût et fret)


V : pré-transport

Cost, Insurance and Freight (coût, assurance. + dédouanement export Fret)+ coût transport principal

Pas de risque de transport

Delivered At Frontier (rendu frontière)

Delivered Ex Ship (rendu ex ship)

Delivered Ex Quay (rendu à quai)

Delivered Duties Unpaid (rendu droits non

Acquittés)

Delivered Duties Paid (rendu droits acquittés)

A. 2. Typologie des incoterms

Les incoterms les plus utilisés sont soulignés.

Pré-transport du navire) +

Dédouanement export

V pré-transport

+ dédouanement export. Zzzz

+ transport principal

+ risque

Import après DEQ

Dédouanement

1) EXW signifie que le vendeur doit tenir la marchandise emballée dans son établissement à la

Disposition de l’acheteur. Tout le reste doit être réalisé par l’acheteur, le transfert des frais et des
risques Se faisant chez le vendeur. C’est un incoterm très utilisé par les entreprises débutantes à
l’export ou Lorsque la commande est d’un faible montant. C’est aussi le cas des acheteurs qui
désirent grouper leurs Commandes.

2) FCA : le vendeur remplit son obligation de livraison quand il remet la marchandise emballée
au Transporteur, désigné par l’acheteur, après avoir exécuté le dédouanement à
l’exportation. L’acheteur Conclut le contrat de transport et organise à ses frais et risques
l’acheminement de la marchandise. En Cas de chargement dans ses locaux, c’est le vendeur
qui fait le chargement à ses frais et risques ;

L’acheteur fait le déchargement à l’arrivée. Cet incoterm multimodal (tous modes de transport) est
très Utilisé par les opérateurs, l’exportateur prenant à sa charge toutes les opérations à effectuer sur
le Territoire d’exportation, y compris le dédouanement export.

3) FAS
Le vendeur livre la marchandise le long du navire sur le quai après avoir exécuté le Dédouanement a
l’export. C’est l’acheteur qui est charge de l’organisation à ses propres frais et risques De toutes les
opérations nécessaires ensuite au bon acheminement de la marchandise.

4) FOB : l’exportateur dédouane la marchandise à l’export et livre la marchandise à bord du


bateau. Le Transfert des frais et des risques au passage du bastingage dans le port de départ.
L’acheteur choisit le Transporteur et pale le fret, dédouane à l’arrivée et effectue le post-
transport. Cet incoterm représente un Des grands » incoterms maritimes. Il est très souvent
retenu en lointaine exportation.
5) CFR : cet incoterm requiert du vendeur qu’il livre la marchandise à bord du navire après
l’avoir Dédouanée à l’export, qu’il conclut le contrat de transport et paie le coût du transport
jusqu’au port de Destination. C’est pourtant l’acheteur qui supporte le risque de dommage
aux marchandises et le risque De hausse du fret (c’est-à-dire du coût du transport) depuis le
passage du bastingage au port de départ L’acheteur prend la commande en charge au port
d’arrivée sur le bateau et fait le reste.
6) CIF : le vendeur fournit en plus, par rapport au CFR, une assurance. C’est donc lui qui souscrit
le Contrat d’assurance et paie la prime. Le transfert des frais se fait à bord du bateau au port
de destination Et le transfert des risques à l’embarquement, au passage du bastingage dans
le port de départ. C’est LE Grand incoterm par excellence, celui qui est souvent recommandé
dès lors qu’il y a transport maritime.

En effet l’exportateur vend non seulement un produit mais aussi un transport et une assurance
même Temps.

7) CPT cet incoterm est construit sur le modèle du CFR. Le vendeur paie le coût du transport
principal Jusqu’au lieu de destination convenu et dédouane la marchandise au départ. Cet
incoterm est beaucoup Moins utilisé que le CIP qui fait suite.
8) CIP comme pour la CIF, mais cette fois-ci en transport multimodal, le vendeur doit souscrire
une Assurance en plus du paiement du fret et du dédouanement à l’export. Il ne supporte
pas pour autant les Risques pendant le transport.
9) DAF : le vendeur remplit son obligation de livraison, après dédouanement à l’exportation,
quand la Marchandise est livrée au point de destination convenu à la frontière, l’acheteur
prenant la suite. Rien N’est dit sur l’obligation d’assurance il est conseillé à une seule des
deux parties de s’en occuper. En Cas de transbordement de la marchandise au point
frontières, l’acheteur prend cette opération en charge En frais et risques.
10) DES : le vendeur dédouane la marchandise au départ, paie le transport et tient la
marchandise à la Disposition de l’acheteur au port d’arrivée sur le bateau. Cet incoterm, créé
en 1980, n’a jamais vraiment Réussi à s’imposer à l’instar du suivant, le DEQ. Parce que le
vendeur supporte les risques du transport.
11) DEQ : en plus des modalités prévues par le DES, le vendeur décharge la marchandise au port
D’arrivée et la remet non dédouanée à l’acheteur.
12) DDU : le vendeur prend en charge l’intégralité des opérations à l’exception du
dédouanement L’importation et du paiement des droits de douane et des taxes. Le transfert
des frais et risques se fait au Lieu de convenu avant déchargement dans les locaux de
l’acheteur. Cet incoterm est très utilisé en Lointaine exportation, des lors qu’il y a des risques
de hausse des droits de douane et des taxes a L’arrivée.

Marchandises, dédouanement import compris (sauf déchargement à l’arrivée). Cet incoterm


présente
13) DDP le vendeur prend en charge la totalité des opérations nécessaires à l’acheminement des
Obligation maximale pour le vendeur. Il est réservé à des opérateurs chevronnés, disposant
d’une Bonne connaissance des techniques de commerce international.

B. Utilisation des incoterms

B. 1. Regroupement des incoterms : Structure simple ou dissociée des incoterms Il est maintenant
possible de regrouper les incoterms selon plusieurs critères de classification. Les familles E F et D
sont constituées d’incoterms « simples », c’est-à-dire qu’il a identité entre la pat Qui organise et paie
le transport et celle qui assume le risque de transport : quand l’exportateur gère le Transport, il en
subit aussi les risques. En d’autres termes, le lieu de transfert des frais coïncide avec Celui des
risques. En revanche les incoterm de la famille des C ont une structure « dissociée ». Le vendeur
Prend en charge le transport et même l’assurance sur le transport principal.

Néanmoins, ce n’est pas lui qui assume les risques de hausse du fret, c’est-à-dire du coût du
transport Et les risques d’avaries pesant sur la marchandise pendant le transport. L’exportateur rend
le service de Gérer l’acheminement de la commande, mais la prise en charge du risque cesse au
passage du Bastingage du navire dans le port de départ ou la remise de la marchandise au premier
transporteur. Ce Sont des incoterms très utilisés par les praticiens chevronnés.

B. 2. Autres utilisations des Incoterms

Pour optimiser les flux physiques de marchandises en synchronisation avec les documents
D’accompagnement, il convient d’avoir tout d’abord une bonne connaissance des incoterms, mais
ceci N’est pas suffisant. En effet, outre leurs conséquences au regard du transport, de la douane et
de L’assurance, les incoterms ont un impact direct sur le prix facturé par l’exportateur et partant, sur
les Conditions générales de vente à l’export ou d’achat à l’import Ils influent aussi sur l’image de
l’entreprise Opérant à l’international.

1) Conséquences financières des incoterms

Incoterms et prix facturé : C’est le vendeur qui édite la facture. Pour calculer son prix export, il va
Intégrer dans le montant global non seulement le prix de la marchandise sur la base du coût de
revient, Emballage compris, et de son bénéfice mais aussi des prestations faites en fonction des
incoterms. Exemple : Si le prix de vente est de 100 en EXW, il pourrait être par exemple de 103 en
FCA (pré- Acheminement et dédouanement export compris), de 105 en FOB (+ hissage jusqu’au
bastingage du Navire), de 115 en CIF (+ transport principal et assurance)..

Incoterms et moyens de paiement : Certains incoterms sont utilisés de façon préférentielle avec
certains Moyens de paiement : CIF/CIP avec un crédit documentaire par exemple. Le vendeur peut
facilement Prouver qu’il a rempli son obligation de transport. Il n’en va pas de même en EXW où
l’obligation de Transport repose sur l’acheteur.

Incoterms et besoins de financement : Plus l’entreprise vend, en recourant à des incoterms à


l’arrivée, Plus le montant porté sur les factures sera élevé et plus les besoins de financement
augmenteront. L’entreprise subit en effet toujours un décalage entre le moment où elle se dessaisit
de la marchandise Et le moment où elle est payéc. Elle a donc des besoins de trésorerie plus élevés et
peut s’adresser aux Banques qui mettent à sa disposition une gamme large de services contre
rémunération.

Incoterms et couverture des risques : Le même raisonnement doit être tonu pour la couverture des
Risques ; le choix des incoterms influe directement sur le montant à couvrir par exemple au titre du
risque De non-paiement par l’acheteur ou du risque de variation du taux des devises dans lesquelles
sont Libellés les contrats de vente.

2) Conséquences commerciales des incoterms

Incoterms et image de l’entreprise on a pu le voir, les incoterms sont présentés selon une certaine
Hiérarchie, dans l’ordre croissant des services rendus par le vendeur à l’acheteur. Cette présentation
est Evidemment volontaire ; elle marque le souci de la Chambre Compte les besoins des acheteurs.
La concurrence entre les produits se fait non plus au niveau du

Commerce internationale de prendre en Produit lui-même mais à celui des services rendus par le
vendeur. Plus un vendeur est qualifié plus il a la maîtrise des différentes techniques et en particulier
des Incoterms. En schématisant à l’extrême, un exportateur débutant vend en EXW, un exportateur
Expérimenté en CIF, DDU ou DDR Les incoterms proposés par le vendeur dégagent une image qui
S’intègre dans l’image globale perçue par l’acheteur et qui est susceptible d’inciter ce dernier à
négocier Avec le vendeur,

IV. 2. : Stratégie de choix d’une solution de transport En quoi le choix d’une solution de transport est-
il si important ?

Comment peut-il constituer un élément de stratégie pour l’entreprise ?

Pour y répondre, il est nécessaire de déterminer les conséquences de ce choix pour l’entreprise :

⇒ Quels types d’implications peuvent supposer le choix d’une solution-transport ?

Quel que soit l’incoterm défini dans le contrat de vente, le seul prix qui intéresse vraiment les

Acheteurs, est le prix complet de la marchandise, c’est-à-dire son prix « rendu » incorporant
l’ensemble Des frais d’acheminement jusqu’à destination. Aussi, la capacité de l’entreprise à dégager
des Economies sur le transport entraînera-t-elle une amélioration proportionnelle de sa
compétitivité-prix Et/ou de Sa marge commerciale.

Le choix de la solution-transport déterminera également le délai de livraison de l’expédition. Ce délai


Satisfera plus ou moins le client en conditionnant la date de mise à disponibilité de la marchandise.
De Plus, un retard peut entraîner un préjudice commercial et financier pour le client qui peut en
exiger Réparation auprès du vendeur. Le délai de livraison, dépendant de la solution-transport
choisie, doit donc Etre envisagé en termes de durée et de fiabilité.

Enfin, une marchandise en retard, manquante ou détériorée serait susceptible de nuire à l’image de
Marque de l’entreprise et par suite, de remettre en cause ses relations commerciales avec les
Distributeurs. Il y a donc des conséquences commerciales au choix de la solution-transport Les choix
effectués en matière de transport auront des conséquences sur la gestion des stocks, ent

Amont pour le vendeur, en aval pour l’acheteur. La fréquence des livraisons et les délais.

D’acheminement peuvent en effet alourdir les stocks, ce qui peut nuire à la compétitivité de
l’entreprise.

Car stocker coûte cher : coûts techniques liés au local et aux opérations de stockage et coût financier
lié A l’immobilisation de la marchandise alourdissant le besoin en fonds de roulement. Par exemple,
les distributeurs peuvent exiger un fonctionnement en flux tendus (« zéro stock >>)
Nécessitant des expéditions fréquentes et des modalités de transport assurant des délais rapides et
Respectés (exemple : un transport par avion plus rapide plus sûr sera aussi plus coûteux, mais
Permettra des économies en coûts de stockage.) Il y a donc des conséquences techniques au choix de
La solution-transport.

Le choix de l’itinéraire de transport conditionnera le nombre de formalités douanières à accomplir


(nombre de pays traversés) et les régimes douaniers à appliquer (par exemple, s’il s’agit de pays
Membres de d’une zone de libre échange ou de pays tiers).

Le choix de la solution-transport aura aussi des incidences sur le règlement de la facture : le délai de
Livraison détermine souvent le point de départ du délai de paiement (exemple paiement à 30 jours
de Livraison) et les litiges rencontrés suite à des incidents dus au transport peuvent retarder ou
remettre en Cause le paiement.

Il y a donc des conséquences administratives et financières au choix de la solution-transport.

Aussi le transport ne peut être une fonction isolée pour l’entreprise, mais doit être intégré à une
Démarche stratégique plus large.

Des capacités de l’entreprise à dégager une solution de transport performante, dépendront les
termes Du contrat de vente et la répartition des frais et des risques entre vendeur et acheteur, par
référence au Choix d’un incoterm. La maîtrise du transport permettra au fournisseur d’accroître sa
compétitivité et Eventuellement sa marge commerciale, ainsi que l’attractivité de son offre sur le
client qui bénéficiera D’un service complet, si le vendeur est en mesure de proposer un produit
rendu à domicile aux Meilleures conditions. En connaissance de cause, comment procéder pour
réaliser ce choix ?

Il faut mettre en place le plan-transport de l’entreprise.

A. Le choix d’une solution de transport

A. 1. Analyse délimiter le champ des possibles Il s’agit d’abord de répertorier les caractéristiques
essentielles propres à la relation transport afin de Délimiter les possibilités de choix.

1) Analyse de la relation en termes de mode de transport

Le choix des modes de transport dépend d’un grand nombre de paramètres variant selon la relation
Particulière traitée. Il convient notamment d’envisager Le caractère continental ou non de la
relation : Transport continental. Transport intercontinental,

- Les caractéristiques des lieux de

Eventuelles

Lieux de départ et

D’arrivée,

Lieux de rupture de

Charge
Air, route, fer, voie fluviale.

Air ou mer (pour le transport principal).

Départ et (l’arrivée ainsi que des lieux de ruptures de charge

Qu’elle est leur desserte ? l’éloignement avec un aéroport, un port

Une gare routière ou ferroviaire de trafic international de Marchandises ?

Quels sont les moyens techniques au départ, à l’arrivée (équipements, manutention,


infrastructures…) ?

Exemple : Dans certains pays du tiers monde, le pré- ou le post-acheminement peuvent des
problèmes Techniques très importants (mauvais état des routes ou absence de desserte locale…) et
des surcoûts Très onéreux

Généralement, les solutions de transport porte-à-porte, utilisant un seul mode de transport sont très
Rares. Dans la pratique, il y aura une utilisation successive de plusieurs modes de transport.
Toutefois, Pour réduire ou supprimer les ruptures de charge qui augmentent les risques de
détérioration ou de Perte, il est possible de recourir à deux techniques.

Techniques réduisant les ruptures de charge :

- Le transport combiné (rail-mer, rail-route, mer-route et fluvio-maritime) ; il permet


d’acheminer la Marchandise de porte à porte, utilisant un contenant unique duquel elle n’est
jamais transbordée, et Sous un seul contrat de transport. Exemple technique roll-on, roll-off
(RO-RO) des navires rouliers Permettant le chargement de remorques routières ou
ferroviaires.’
- La conteneurisation : elle permet de limiter les risques en transbordant non pas la
marchandise, mais Le conteneur dans lequel celle-ci demeure protégée.
2) Analyse de la relation en terme de flux

Il y a flux, c’est-à-dire courants d’expéditions, dans les cas suivants

- Quand il s’agit d’opérations répétitives sur une moyenne ou longue période, vers un ou
plusieurs Destinataires (exemple : les livraisons à un distributeur)
- Quand une partie conséquente de cette relation-transport peut être regroupée avec d’autres
Expéditions vers plusieurs destinataires..

La notion de flux amène à prendre en compte de nouveaux paramètres.

Quantité à livrer et tarifications : la quantité totale de marchandises à livrer sur une période donnée
Peut être répartie en plusieurs expéditions. Or, plus la quantité à livrer est importante, plus les coûts
Unitaires de transport pourront être abaissés. On peut ainsi atteindre le «< lot économique » soit en
Parvenant à livrer une quantité optimale de marchandises par expédition, soit en recourant au
groupage.

Fréquence des livraisons : De même, le choix de la fréquence des livraisons lors d’un flux continu
D’expéditions conditionne un certain nombre de coûts :
Expéditions

Fréquentes

De petites

Quantités

Frais

De stockage

Frais de transport

Frais de traitement des

Commandes

Page 25 sur 41

Expéditions

Espacées de

Quantités plus

Importantes

Les lieux de stockage : Le stockage a généralement lieu chez le vendeur et chez l’acheteur sous
Forme de stocks de sécurité plus ou moins importants en fonction de la fréquence des expéditions et
des Ventes. Pour réduire ces stocks, dans le cas d’expéditions répétitives sur une des destinations
données, Il peut être intéressant de choisir de créer des lieux de stockage intermédiaires, situés à
proximité des Acheteurs. Ces stocks locaux permettent de réduire la fréquence des expéditions et les
délais de Livraison auprès des clients.

A. 2. Synthèse : application des critères de choix

La première phase d’analyse a conduit à déterminer un ensemble de solutions possibles. Il s’agit à


Présent d’opérer un choix optimal entre ces solutions. Trois critères sont en général retenus pour
opérer Cette synthèse coût, délais, sécurité.

1) Le coût Il s’agit du coût global des opérations. Il faudra donc répertorier l’ensemble des coûts
relatifs à chaque

Solution transport :

- coût d’emballage ;

- coût de transport (pré-acheminement, transport

Principal post-acheminement) ;

- Coût d’assurance

Coût de manutention et de stockage


Coût des opérations douanières

Coût annexes : commissions, passages portuaires ou

Aéroportuaires… ;

Coût de gestion interne (traitement

Et suivi de la commande)

Coût financier d’immobilisation marchandises (au

Prorata du complet d’acheminement))

2) Les délais

Il s’agit du délai d’acheminement de bout en bout incluant :

- les délais de transport

- les délais d’attente (attente du moyen de transport au départ ou lors des ruptures de charge ;

Attente du départ de l’expédition en cas de groupage, attente au déchargement…)

- les délais de formalités douanières.

3) La sécurité

Elle est de deux types

Transport plus ou moins sûr (exemple : transport aérien plus sûr que le transport routier ou
maritime), Mais aussi aux choix d’emballage et de préparation de la marchandise (exemple
conteneurisation). Elle

- La sécurité des marchandises. Durant le transport proprement dit, elle est très liée au mode
de Dépend aussi du nombre de ruptures de charge et des opérations de manutention :

Du nombre de ruptures de charge, et de conditions annexes grèves, conditions climatiques.

- la sécurité des délais. C’est la probabilité de retards à l’arrivée, qui est fonction du mode de
transport,

4) La combinaison des critères

Envisagés. Ces critères sont de plus contradictoires par nature. Une solution-transport peu coûteuse
Il est exceptionnel qu’une solution de transport s’avère supérieure aux autres sur les trois critères
Tendra à être moins sûre et plus lente. Aussi, pour évaluer les solutions retenues, il faut combiner les
Critères qu’il est possible de pondérer selon l’importance relative accordée à chacun d’entre eux, en
Fonction des priorités techniques et commerciales propres à l’expédition (fragilité, valeur des produit
Exigences du client, conditions du marché…)

Exemple d’évaluation

Pour acheminer ses marchandises à Tokyo, une entreprise T a retenu trois solutions possibles.

(en EUR)
Pré-acheminement

Coût pré-ach.

Transport principal

Coût transport principal

Post-acheminement

Coût post-ach

Coûts divers

Délai de transport

*Coût de location du conteneur

Inclus

Solution 1

Routier

840

Sécurité

Mer

1800

Routier

530

1220

1 mois

Délais

Solution 2

Routier

300

Air

4350

Routier

380

1150

3 jours

Coût complet
Coût complet / EXW (en %)

Note (coeff. 2)

Note pondérée

Sécurité (délais et marchandise)

Note (coeff. 2)

Note pondérée

Délais

Note (coeff. 1)

Note pondérée

Total (sur 25)

Les critères les plus importants ici sont la sécurité et le coût, car ce sont des marchandises à forte
Valeur ajoutée, très fragiles, vendues sur un marché nouveau sur lequel l’entreprise T doit assurer sa
Compétitivité face à de nombreux concurrents positionnés sur le haut de gamme. Au vu des tarifs
Pratiqués par les concurrents directs de T sur le marché japonais, il a été fixé pour limite supérieure
au Coût complet d’acheminement, 30 % de la valeur EXW de l’expédition.

Solution 1

4 390

20,86%

10

Solution 3

Routier

840

Ce critère ce retenu, plus explicite que le critère de comparaison des coûts complets. Enfin, les délais
Sont moins importants du point de vue commercial puisque T a constitué des stocks intermédiaires
sur Place pour garantir une livraison sûre et rapide auprès des distributeurs. Toutefois, plus les délais
de Livraison sont longs et susceptibles d’être retardés, plus le stock de sécurité doit être important et
les Coûts de stockage accrus.

(notation sur 5 points

Coût

Moyenne.

1 mois
1

13

Mer par conteneur

2350 (*)

Routier

530

1080

Page 24

1 mois

EXW = 21 050

EUR

Solution 2 Solution 3.

6 180

4 800

29,36%

22,80%

Très bonne

10

3 jours

19

Bonne

8
1 moist

17

Conclusion : le choix se portera sur la solution par voie aérienne dont le coût, proportionnellement à
la Valeur de la marchandise, se trouve à la limite supérieure acceptable (29,36 % de la valeur EXW)
Quoique plus chère, cette solution est supérieure aux autres du point de vue des délais et de la
sécurité

(N.B il n’est pas précisé pour la solution 3 s’il s’agit d’un conteneur complet, Dans le cas contraire, il
n’y A pas de transport en conteneur de bout en bout et il subsiste des ruptures de charge
susceptibles D’endommager la marchandise).

De plus, cette solution, à fréquence d’expéditions équivalente avec les autres, permet de fixer les
Stocks de sécurité au niveau nécessaire pour assurer trois jours de vente alors qu’il faut prévoir un
mois (+ retards) pour les solutions maritimes, d’où des coûts de stockage plus importants.

B. Les choix relatifs à la mise en œuvre d’une solution de transport

Pour mettre en place la solution-transport, il faut effectuer de nouveaux choix de mise en œuvre,
Découlant directement des choix déjà réalisés.

C. 1. Choix de l’emballage et de la préparation de la marchandise

Emballage, marquage, liste de colisage : Le rôle de l’emballage est de protéger la marchandise pour
L’ensemble des opérations allant de l’acheminement à la distribution : transport, manutention,
stockage. L’emballage doit ensuite être marqué de façon lisible et indélébile marques d’expédition et
de Destination, afin de permettre l’identification du colis. Quel que soit l’incoterm, l’emballage, le
marquage Et la liste de colisage sont à la charge de l’exportateur qui en assume la responsabilité.
Une fois la Marchandise emballée et marquée, la liste de colisage répertoriera :

CI

Pour chaque colis ses marques, ses numéros, son poids brut et net, dimensions, son cubage et le
Détail de son contenu ;

- Pour l’expédition : le nombre de colis, le poids brut et le cubage total.

Le choix de l’emballage : Le choix de l’emballage suppose la prise en compte de plusieurs

Paramètres.

→>Les Risques courus par la marchandise nature de la marchandise, - Solution-transport choisie et


Environnement (climat, état des infrastructures de transport).

⇒ La Réglementation : réglementations particulières dans certains pays et/ou pour certains types de
Produits. Exemple : produits dangereux.

→ Le Coût : rapport coût de l’emballage/valeur de la marchandise, économies que l’emballage


permet De réaliser transport, manutention, assurances.
 Les incidences juridiques et financières : en cas d’avarie, si l’expertise incrimine l’emballage,
c’est La responsabilité de l’expéditeur qui est engagée. La présomption de responsabilité du
transporteur Est annulée de même que la couverture de l’assurance (faute de l’expéditeur).

→>> Les incidences techniques : emballage lourd et volumineux : accroît le coût du transport et de la
Manutention ; emballage léger et de faible volume diminue la protection.

→ Les incidences commerciales : mécontentement du client en cas d’avarie, vol ou perte ; peut nuire
A l’image de marque de l’exportateur.

Toutefois un emballage trop sûr occasionnerait des surcoûts trop importants nuisant à la
compétitivité De l’entreprise. Aussi l’emballage adapté doit permettre d’assurer un équilibre entre
d’une part, un niveau De dommages acceptable ; et d’autre part, un coût acceptable pour la
compétitivité-prix du produit Outre l’emballage, les différentes techniques de préparation de la
marchandise permettent d’accroître La sécurité.

A. 2. Choix du transitaire

L’exportateur, ou l’importateur, peut organiser par lui-même la solution-transport. Ce sera souvent


le Cas quand il s’agit de relations de transport courantes pour lesquelles l’entreprise traite alors
directement Avec les mêmes transporteurs dont elle pourra obtenir des tarifs avantageux.
Cependant, la complexité De certaines opérations d’expédition tant au plan logistique que douanier,
nécessite souvent le recours à Un transitaire.

Le transitaire sera en effet un professionnel spécialisé en fonction du mode de transport utilise, de la


Destination, de la nature de la marchandise ou du type de service demandé par le client, et il pourra
faire Bénéficier celui-ci des conditions préférentielles qu’il est à même d’obtenir des transporteurs.

IV. 3 : la mise en œuvre du transport

Il est essentiel pour l’exportateur, de même que pour tout importateur organisant par lui-même
L’acheminement des marchandises achetées, d’être à même d’évaluer le plus justement possible le
coût D’acheminement des marchandises, en fonction de la répartition des frais prévue par l’incoterm
au Contrat de vente. En cas de recours à un transitaire, l’exportateur ou l’importateur doit être
capable D’apprécier et de contrôler la cotation présentée par ce dernier Pour cela, exportateur ou
importateur doit être en mesure :

De connaître certains éléments pour chaque mode de transport :

- Comment ce transport est organisé ?

Est-il régi par des conventions ou des codes communs à l’ensemble de la profession ?

- Les tarifs ou les conditions sont-ils négociables

Quels sont les conditions, les tarifs, les garanties offertes, comparativement pour chaque mode
Transport ?

→ De calculer la cotation de transport : il faut établir le coût d’acheminement complet selon chaque
Mode de transport.

-Quelles sont les règles de tarification ?

Comment se calcule le montant du fret en cas de conteneurisation ou de palettisation de la


Marchandise ?
Enfin, après négociation et acceptation de l’offre commerciale définitive, exportatrice ou
importatrice Devra, pour mettre en œuvre le transport, savoir remplir, vérifier et utiliser les
documents de transport.

En effet, tout document de transport dont les mentions sont erronées ou manquantes, est
susceptible De mettre en cause la responsabilité du chargeur en cas de perte, d’avarie ou de retard
(exemple : Livraison à une mauvaise adresse ; masse, volume ou nombre de colis consignés sur le
document de Transport inférieurs aux mentions portées sur la liste de colisage, etc.).

Ainsi toute mauvaise utilisation du document de transport est également susceptible de provoquer
un Préjudice commercial et financier et de nuire durablement à l’image de l’entreprise sur le marché
Etranger

A. Le transport maritime

A. 1. L’organisation internationale du transport maritime

Le transport maritime est le premier mode de transport utilisé, en volume de marchandises


Transportées. Il est surtout le propre des relations lointaines.

1) Législation internationale

Le transport maritime est régi par un cadre législatif national et international :

- la convention de Bruxelles (ou règles de La Haye) de 1924 ;

- les règles de Hambourg élaborées sous l’égide de l’ONU en 1978 et entrées en vigueur en 1992

2) Organisation

Depuis la fin du XIX siècle, les compagnies maritimes ont conclu entre elles des accords appelés
«conférences maritimes », portant sur l’exploitation des lignes régulières partout dans le monde
(fréquences de départ, tarifs communs, réglementation des ristournes accordées aux chargeurs,
Garanties de qualité de service).

Le but de ces accords est d’organiser le trafic en le prévenant d’une concurrence sauvage. Il existe
Actuellement plus de quatre cents conférences. Quelques « outsiders » n’ont toutefois pas adhéré
Aux conférences et pratiquent, pour les plus importants d’entre eux, des taux de fret inférieurs.

A. 2. La tarification du transport maritime

1) Le fret de base (ou taux de fret)

C’est le prix de transport qui est fonction :

- De la nature de la marchandise, selon la classe de tarif à laquelle celle-ci appartient, pour un


trajet

Déterminé. Cette classe détermine le taux de fret par unité payante, applicable à l’expédition ;

- De la masse ou du volume de la marchandise qui détermine l’unité payante..

Règle L’unité payante est la masse ou le volume « à l’avantage navire « , c’est-à-dire qu’on Retiendra
pour base de tarification, le plus grand des deux chiffres de la masse en tonne et du volume En mètre
cube.

Exemple
Une expédition de 10 cylindres de 60 cm de diamètre et de 3 m de long à destination d’un pays X doit
Etre réalisée par voie maritime. Le taux de fret applicable à l’expédition pour cette classe de
Marchandise est de 90 USD l’UP (unité payante). Le poids brut de l’expédition est de 1 200 kg.

En prenant comme taux de change : 1 euro = 1,059 USD

Le volume retenu pour l’expédition : (0,6 x 0,6 x 3) x 10 = 10,80 m³

Choix de l’unité payante : 1 200 kg = 1,2 t. Le poids en tonne est inférieur au volume en mètre cube

On retient le volume. UP= 10,80.

Fret =

90

1,059

X 10,80 = 917,85 EUR

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3) Correctifs

Les surcharges conjoncturelles vont majorer (ou minorer) le montant du fret. Elles sont de trois
types :

- Surcharge fuel ou BAF (Bunker Adjustement Factor) : elle permet d’intégrer les variations de
prix Du combustible entre deux éditions du tarif. C’est un pourcentage de majoration ou de
réduction sur

Le montant du fret de base ;

Surcharge monétaire ou CAF (Currency Adjustement Factor) : elle permet d’intégrer les variations De
la devise dans laquelle est exprimé le tarif. C’est un pourcentage de majoration ou de réduction Sur
le montant du fret ajusté

- Surcharge d’encombrement portuaire : elle majore le montant du fret de base pour certaines
Destinations où une immobilisation anormale du navire est prévisible.

Exemple

Fret maritime : Nouakchott

→Rio

Taux de fret : 120 USD I’UP (1 EUR = 1.060 USD) Surcharge BAF : 5% - Surcharge CAF : 7%

Volume de la marchandise : 42 m² : poids brut : 0,81 120

Fret de base

X 42=4 754,72 EUR


120

1,060

BAF = 5 % x 4 754,72 = 237,74 EUR

CAF = 7% x 4 992,46 349,47 EUR

Fret total = 4 754,72 + 237,74 + 349,47 5 341,93 EUR

Fret déjà ajusté. On ne l’applique qu’après la

ATTENTION : Ne pas confondre la surcharge CAF avec l’incoterm CAF (ou CIF) dans les énoncés

Ne pas oublier que la Surcharge CAF s’applique sur

Surcharge BAF.

4) Tarification des expéditions par conteneur

Les règles de tarification sont :

- soit identique aux expéditions en conventionnel

- soit à la boîte : sous la forme de forfaits indépendants des marchandises conteneurisées, ou le plus
Souvent, calculés en appliquant le taux de fret à la tonne ou au mètre cube comme en

Conventionnel, avec en plus un minimum de taxation par conteneur.

Exemple

Expédition d’un conteneur 20’, Nktt vers Pointe Noire. L’empotage est réalisé par l’expéditeur à
L’usine. Vente en CIF pointe noire.

Poids brut de la marchandise : 1,3 t volumes : 30 m²

Fret 140 Euro l’UP, minimum de perception 2300 Euro, BAF : 6% CAF : -2%

Location : 480 Euro. Chargement à Nouakchott : 100 Euro (forfait 20 plein).

Cotation :

Fret

140 x 30

BAF

4 200 x 8%

CAF – 2% x 4 452

4 200,00 Euro

252

Euro

- 89 Euro
4 362,96 Euro

480,00 Euro

100,00 Euro

Fret total

Location

Chargement

Coût du transport

4 942,96 Euro

A. 3. Document de transport : le connaissement maritime

1) Caractéristiques

- C’est le document de base du transport maritime, mais il n’est pas obligatoire.

- C’est le seul document du transport qui représente un titre de propriété de la marchandise. Par
Conséquent, il peut être négociable (à condition qu’il ait été établi « ordre ») : il permet de transférer
la Propriété de la marchandise transportée par endossement.

- Il permet d’établir la preuve du contrat de transport.

Il constitue un reçu de la marchandise (« reçu pour embarquement », « à bord » ou « embarqué »).

- Les connaissements directs permettent de couvrir un transport combiné ou plusieurs


transports Successifs.
3) Emission du connaissement maritime Etablis par la compagnie ou son agent et signé par le
capitaine du navire.
- A partir des indications fournies par le chargeur. En quatre exemplaires originaux (davantage
sur demande du chargeur) un pour le capitaine, un Pour l’armateur, deux pour le chargeur
qui en remettra un au réceptionnaire de la marchandise.
4) Remplir le connaissement maritime

Exemple d’un connaissement

1) Il s’agit d’un connaissement direct couvrant un transport combiné : la marchandise a été


prise en Charge à Nktt (place of acceptance), transportée jusqu’à Rotterdam (port of
loading), puis acheminée

Par transport maritime jusqu’à Bangkok (port of décharge ct place of delivery),

Chandises ou son représentant.

2) Expéditeur des

3) Mention « à ordre » signifiant que le document est transmissible.

4) Personne(s) morale(s) à prévenir dès l’arrivée de la marchandise.

5) Désignation
Marchandise. Ces mentions engagent la responsabilité du transporteur sauf si

Celui-ci a émis des réserves concernant la marchandise sur le connaissement.

Boord « ew

5) La mention « on board « (embarqué) prouve le chargement effectif de la marchandise,


contraire de La mention « reçu pour embarquement
6) Mention éventuelle des réserves du transporteur (exemple : réserves pour manquants,
avaries…).

7) Modalités de chargement des conteneurs : par exemple LCL/FCL (groupage au départ et


livraison Du conteneur complet à l’arrivée) ;

9) quant e document est négociable, la mention du nombre d’originaux est obligatoire.

10) Les copies ne sont pas négociables. Seuls les originaux remis au chargeur le sont.

11) Signature du capitaine obligatoire, signature du chargeur obligatoire selon les législations.

12) Date d’émission très importante dans le cadre d’un paiement par crédit documentaire.

13) La mention ‘freight payable at destination » indique que la marchandise voyage ici aux frais de
L’acheteur, au contraire de la mention « freight prepaid « (fret payé départ par le vendeur). Si par
Exemple l’incoterm est FOB, la mention « shipped on board » (cf. point 6) servant dans ce cas à
Attester du chargement effectif de la marchandise qui est une obligation du vendeur.

5) Formes de connaissement

A ordre document négociable, transmissible par endossement. Cas fréquent et généralement

Avec le crédit documentaire A personne dénommée : la mention : « à ordre » doit être rayée et la
mention « non négociable » Apposée. Le document n’est plus transmissible. Seule la personne
dénommée pourra réceptionner

La marchandise à l’arrivée. Forme peu utilisée.

- Au porteur : aucune indication du destinataire. Le connaissement est transmissible par


simple Tradition et la marchandise est livrée sur seule présentation du document. C’est donc
une forme Dangereuse (vol, perte…).

B. Le transport aérien

B. 1. L’organisation internationale du transport aérien

Le transport aérien, fort de deux atouts : rapidité et sécurité, est en développement constant dans
un Marché de plus en plus concurrentiel, ce qui a pour effet de rendre progressivement plus
attractive L’offre des transporteurs.

1) Législation

Deux conventions internationales importantes le régissent :

- la convention de Varsovie de 1929


- le protocole de La Haye de 1955.

2) Organisation

La plupart des grandes compagnies de transport aérien ont signé entre elles des conventions

Internationales. Les engageant à respecter des conditions de transport, des normes de sécurité, et
Des tarifs communs

- l’IATA (International Air Transport Association)

- I’ATAF (Association des transporteurs aériens de la zone franc).

Toutefois, la déréglementation qui incite les compagnies à se dégager des accords tarifaires (entrave
A la libre concurrence) et la présence d’outsiders qui tirent les prix à la baisse tendent à remettre en
Cause les accords tarifaires.

B. 2. La tarification du transport aérien

1) Le tarif général

Il définit par tranche de poids un prix au kilogramme, quel que soit la nature de la marchandise, pour
Une relation géographique donnée, un minimum de perception peut être ajouté au tarif, comme prix
Plancher.

Le montant du fret sera fonction de deux éléments. Le nombre de kilos taxables qui dépend du
rapport poids/volume des marchandises. REGLE D’EQUIVALENCE POIDS-VOLUME : 1 tonne = 6
mètres cubes L’unité payante est le chiffre le plus élevé entre :

Poids théorique de la marchandise :

Poids théorique (en t) = Volume (en m³)

- Le poids réel de la marchandise, « à l’avantage de l’avion

Ainsi, les marchandises de fort volume et de faible poids scront taxées en fonction de leur poids

Théorique. Les marchandises lourdes et de faible volume seront taxées en fonction de leur poids
réel ;

→ La dégressivité des tarifs, qui peut conduire à avoir intérêt à payer pour un poids supérieur

Au poids réellement expédié.

REGLE DU » PAYANT POUR » : calcul du fret sur la base de la masse minimale de la tranche de tarif

Immédiatement supérieure, au kilo correspond, si le prix ainsi calculé est à l’avantage du chargeur

Remarque : l’unité de poids pour le calcul de l’équivalence poids-volume est la tonne ; en

Revanche, le tarif s’applique à une masse en kilogramme.

Exemple

Tarif Poids en kg
Jusqu’à 50

De 50 à 100

De 100 à 200

De 200 à 500

Au dessus de 500

Prix en EUR par kg

12,20

9,90

7,60

6.10

3,80

Minimum : 300 EUR.

Expédition d’un poids brut de 220 kg, et d’un volume de 2m³ en aérien.

Poids théorique = 2/6 = 0,33 tonnes

Poids réel = 220 kg = 0,22 tonnes

 On retient le poids théorique pour la taxation, à l’avantage de la compagnie.

Fret 330 x 6,10 = 2013 EUR

Règle du payant-pour

Fret 500 x 3,80 = 1 900 EUR

 On retient le calcul du fret avec la règle du payant-pour, à l’avantage du chargeur.

Page 32

3) Les tarifs à l’ULD (Unit Load Device)

Très favorable, ce tarif est appliqué pour la remise d’une unité de chargement aérienne complète

(palette, conteneur, igloo complets). Le tarif est déterminé pour chaque destination et par type
d’ULD.

Un forfait est défini pour une masse donnée appelée « poids-pivot », auquel s’ajoute en cas de
Surcharge, une taxation supplémentaire. En effet, au-dessus du poids-pivot, les kilos excédentaires
sont Comptabilisés en supplément.

Exemple : expédition d’un igloo complet, Paris vers New York.

Poids brut : 2,5 t. forfait : 3 850 EUR. Poids pivot : 1 980 kg.

Taxation par kilos au-dessus du poids pivot : 1,60 EUR

Fret = 3 850 + (2 500- 1 980) x 1,60 = 4 682 EUR


4) Les tarifs de groupage

Le groupeur bénéficie de tarifs plus favorables qu’un chargeur isolé car il réalise le regroupement et
la Mise en ULD des envois. Après avoir prélevé sa marge commerciale, le groupeur fait aussi
bénéficier Ses clients de tarifs plus faibles.

B. 3. Le document de transport aérien : la lettre de transport aérien (LTA)

1) Caractéristiques

- La LTA (ou Air Way Bill, AWB) est, le document de base du transport aérien, mais il n’est pas

Obligatoire.

- La LTA n’est pas négociable.

- La LTA constitue une preuve du contrat de transport, mais elle ne peut attester l’expédition
effective De la marchandise que si elle a été signée par la compagnie aérienne et porte la mention du
numéro De vol. Elle prouve alors la prise en charge de la marchandise en bon état apparent, sauf
réserve

Contraire.

2) émission de la LTA

- Etablie par l’agent de fret aérien (ou par la compagnie aérienne), sur formulaire de la compagnie
Pour les expéditions exclusives, et signée par l’expéditeur et la compagnie aérienne après
Embarquement.

- Etablie par le groupeur en cas de groupage : il émet d’une part une LTA-mère (Master Air
Way Bill,

MAWB) et d’autre part, autant de LTA-filles (House Air Way Bill, HAWE) sur document interne qu’il y
A d’expéditeurs et sur lesquelles doit être porté le numéro de la LTA-mère.

- A partir des instructions du chargeur.

En trois originaux (un exemplaire pour le transporteur, un exemplaire pour l’expéditeur, un

exemplaire accompagnant la marchandise et remis au destinataire) et 6 à 11 feuilles-copies.

V. Opérations de financement du commerce international

V. 1 : Le paiement

Sous section 1 : Les instruments d’encaissement

§ I. Les principaux instruments

A. Le chèque

Cet instrument ralentit les transferts de fonds, surtout dans le domaine international. Il faut en effet
tenir Compte du délai de réception du chèque, mais aussi du délai d’encaissement par la banque.

B. Les virements
Une autre de débiter ou de créditer un ou plusieurs comptes. Il s’agit d’ordres passés par une banque
Le transfert des fonds est donc accéléré. Le virement peut prendre plusieurs formes selon le mode
D’acheminement des instructions bancaires

- virement télégraphique :

- virement télex ;

- virement SWIFT.

Le SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Télécommunications) est un réseau de

Messagerie, qui permet aux abonnées d’échanger des messages structurés. Le système est fiable
(intégrité et sécurité de l’information transmise), rapide et peu coûteux pour la clientèle. Le SWIFT ne
Sert pas uniquement à acheminer des ordres de paiement, mais aussi beaucoup d’autres messages.
Financiers (ordres de change, notification de crédit documentaire, par exemple).

C. Lettre de change et billet à ordre : les effets de commerce Ce sont des instruments
de paiement différé (de crédit), puisqu’ils constituent des engagements de Payer une
certaine somme à une date fixée : l’échéance. La lettre de change (ou traite) est
émise par le Vendeur-créancier (le tireur). Il l’envoie à l’acheteur-débiteur (tiré) qui
l’accepte. Le billet à ordre est émis par l’acheteur-débiteur qui s’engage ainsi à payer
son créancier à l’échéance. Dans l’un et l’autre cas, il est d’usage de domicilier l’effet
auprès d’une banque, aux guichets de laquelle Il sera présenté par le bénéficiaire
pour paiement à l’échéance.

Un effet de commerce présente l’avantage d’être négociable (opération d’escompte) auprès d’une
Banque si le bénéficiaire a besoin de liquidités avant « l’échéance.

§ II. La sécurité des instruments de paiement

Il faut considérer ici les moyens de recours attachés à l’utilisation de chaque instrument. Des
problèmes Se posent, en particulier à propos du chèque (absence de provision) ou de l’effet de
commerce (défaillance du débiteur à l’échéance).

Chaque droit national traite à sa manière ce type d’infraction. Avant d’accepter un moyen de
paiement, il Est nécessaire de connaître les possibles dans le pays du débiteur (l’acheteur). Tous les
instruments Que nous avons évoqués sont mis en œuvre à l’initiative du débiteur :

- il émet un chèque ou un billet à ordre ;

- il donne un ordre de virement à sa banque ;

- il accepte une lettre de change.

Donc, aucun de ces instruments n’a pour fonction de garantir contre le refus ou l’impossibilité de
payer Du débiteur.

Sous section 2 : La couverture, du risque de non-paiement

Un vendeur dira qu’en commerce l’essentiel est de conclure un contrat ; un banquier dira, lui, qu’il
faut Surtout être payé. Sans trancher ce débat, on peut dire que l’important est d’éviter deux
écueils :
- L’imprudence qui entraîne à signer un contrat avec un partenaire totalement inconnu sans
prendre la Moindre garantie :
- La méfiance excessive, qui peut faire perdre des clients que l’on choque en leur demandant
de S’entourer de toutes les garanties possibles.

Il ne faut pas oublier non plus que, si un impayé coûte cher, les frais bancaires attachés à certaines
Garanties ne sont pas négligeables.

§ 1. Les différents risques

A. La défaillance de l’acheteur : risque commercial Elle peut survenir

- après la réception de la marchandise : difficultés de trésorerie, contestation commerciale, etc. ;

- au moment de la réception : elle se traduit par un refus de la marchandise.

Le second cas peu sembler moins grave que le premier (le vendeur garde la marchandise.

Cependant, celle-ci peut être alors très éloignée, difficile à rapatrier ou à vendre sur place. En
principe, le Vendeur de bonne foi peut saisir la justice en s’appuyant sur le contrat accepté par
l’acheteur. Mais il faut Etre réaliste combien pourra- t- on récupérer sur un client indonésien (par
exemple), et surtout, dans Combien de temps.

B. Le risque politique

Il s’agit ici de faits indépendants de la volonté du client, qui empêchent le de récupérer son argent :

Evénements politiques, guerre, guerre civile Il faut noter que la défaillance d’un acheteur public est
Assimilée à un risque politique.

C. Le risque de non-transfert

Interdiction ou forte limitation des mouvements de capitaux avec l’étranger.

§ II. Se garantir en ne remettant la marchandise que contre paiement

Il s’agit d’une technique extrêmement ancienne. Elle semble, dans son principe sans faille, mais Ce
n’est pas une garanti contre le refus de paiement. On peut donc avoir envoyé de la

Marchandise au loin pour rien, éventuellement payé transport (selon l’incoterm retenu pour la
Vente) ;

- il convient, au moment du paiement, d’être vigilant sur la sécurité offerte par l’incoterm utilisé.

A. La consignation ou le paiement contre remboursement

La marchandise est envoyée à un tiers (le consignataire) qui ne la délivre que moyennant paiement
Par l’acheteur.

C. La remise documentaire.

Le vendeur remet certains documents à une banque du pays acheteur. Ces documents sont

Représentatifs de la propriété de la marchandise et/ou indispensables à son dédouanement à


l’arrivée. La banque (appelée présentatrice) pour instructions de no remettre ces documents à
l’acheteur que Contre le paiement.

Il n’y a pas ici d’engagement à payer de la part de la banque (différence avec le crédit documentaire).
§ III. Les garanties contre paiement proprement dit

Le seul moyen consiste à trouver un tiers qui s’engage de façon irrévocable

- A payer de toute façon le vendeur, puis à se faire rembourser par l’acheteur (cas du crédit
Documentaire) ;

- à payer en cas de défaillance du vendeur (cas des assurances crédit).

A. Le crédit documentaire (CREDOC)

Un acheteur (le donneur d’ordre) demande à sa banque (émettrice) de s’engager à payer un certain
Montant au fournisseur de la marchandise (le bénéficiaire) contre la présentation de documents
dont il Enumère la liste.

Le bénéficiaire sera prévenu par une banque de son pays (en général sa propre banque). Cette
banque Prend le nom de banque nidification.

L’initiative de l’ouverture d’un crédit documentaire revient donc à l’acheteur même si l’ouverture
d’un CREDOC est une condition le plus souvent exigée par le vendeur pour accepter de traiter.

Un CREDOC peut être :

Irrévocable : une fois émis, il ne peut être annulé par le donneur d’ordre ;

- Confirmé : la banque nidificatrice s’engage elle aussi à payer contre des documents valables
présentés Par le vendeur.

Le paiement lors de la remise des documents peut se faire selon différentes modalités. Un CREDOC
Sera réalisable

- à vue : paiement immédiat par la banque contre documents ;

- par paiement différé : la banque émet contre les documents un engagement à payer dans x mois ;

- par acceptation : la banque accepte contre les documents une traite ;

- par négociation : la banque escompte immédiatement contre les documents une traite tirée sur
elle- Même (ou sur une autre banque).

On trouvera ci-contre le schéma d’un crédit documentaire irrévocable et confirmé. Le CREDOC


simulé Ici est supposé ne connaître aucun incident (documents non conformes, documents remis
hors délai, Documents manquants).

Seuls les documents ont un rôle à jouer dans le déclenchement des différents paiements (et non La
marchandise). On comprendra alors facilement pourquoi chaque partie veille à ce qu’ils soient
Scrupuleusement conformes à ceux demandés par l’acheteur lors de l’ouverture, et remis dans les
délais Prévus.

En particulier, si la banque confirmatrice acceptait de payer contre des documents incomplets, elle
Courrait le risque de ne pas être remboursée par la banque émettrice (elle-même redoutant de ne
pas Etre payée par l’acheteur). On ajoutera quelques précisions importantes.
- Le CREDOC a été normalisé, sur le plan international, par la CCI (Chambre de commerce
Concernant le crédit documentaire. Tout Internationale) qui a publié des Règles et usances
uniforme

CREDOC se doit d’y faire référence.

Le CREDOC repose sur un engagement bancaire payer contre des documents conformes à ceux
Demandés lors de l’ouverture du crédit. Cet engagement est strictement indépendant du contrat
Commercial entre vendeur et acheteur. En particulier, une contestation commerciale ne peut
Conduire à l’annulation d’un crédit documentaire (s’il est irrévocable).

Seul le CREDOC irrévocable et confirmé par une banque du pays vendeur présente une sécurité
Absolue. Un CREDOC émis par une banque du pays acheteur ne protège pas contre les risques de
Non-transfert et/ou les risques politiques.

- Ce sont les banques qui assument les risques : la banque confirmatrice a un risque sur la
banque Emettrice. Cette dernière a un risque sur l’acheteur. Ce risque bancaire entraîne des
commissions Assez élevées, qui varient en fonction des pays et des acheteurs.

Deux formes de crédit documentaire particulières

- La lettre de crédit anglo-saxonne ici, la banque émettrice adressera directement la


notification au Bénéficiaire (le vendeur). Il n’y donc pas ici de banque notificatrice ni de
banque confirmatrice ;
- La lettre de crédit stand by. Une banque émet un crédit au bénéfice du vendeur. La validité
du crédit Repose sur la présentation par le vendeur de documents.

Cependant, ce n’est pas la présentation des documents qui déclenche automatiquement le


paiement. En effet, c’est seulement en cas de défaillance du débiteur et sur demande du créancier
que la banque Paiera.

V. 2. Le change

Sous section 1 : Les aspects techniques

§ 1. La circulation internationale de la monnaic scripturale

A. Définition de la monnaie scripturale

Elle est constituée par des comptes courants créditeurs ouverts auprès d’une banque. Tous les
Paiements internationaux se réalisent par transfert de monnaic scripturale d’un compte à un autre.
Les Billets (monnaie fiduciaire) ne sont utilisés concrètement que par les voyageurs et/ou les
touristes.

B. Virement et change : exemple simple d’un paiement international

On considère une entreprise européenne, X, qui doit régler 1000 USD à son fournisseur américain, Y.
Pour effectuer ce paiement, X devrait disposer de 1 000 USD sur un compte dans une banque
Américaine et donner l’ordre de les virer au compte de Y. Or, il est peu probable qu’il en soit ainsi.
Par Contre, Durand dispose certainement d’un compte en euros dans une banque, A (par exemple).
Celle-ci Détient forcément au moins un compte en USD aux Etats-Unis, dans une banque
correspondante. La banque A va donc vendre à X 1 000 USD disponibles sur ce cours (à un cours de 1
euro = 1 USD, Par exemple). En contrepartie, elle débitera le compte de X de 1000 euros dans ses
livres. Il y aura donc Opération de change.

Dans le même temps, la banque A donnera à son correspondant américain un ordre de virement de
1000 USD en faveur de Y.

C. Les relations interbancaires : banques correspondantes

L’exemple précédent montre que toutes les banques doivent posséder entre elles des relations
Matérialisées par des comptes ouverts les unes chez les autres

- Des banques mauritaniennes ont des comptes en euros, USD, livres sterling, auprès de
banques Européennes, américaines, anglaises, italiennes, etc. ; et inversement

Traditionnellement, on appelle comptes nostri (nostro au singulier) les comptes en devises de


banques D’un pays X chez leurs correspondantes étrangères, et comptes lori (loro au singulier) les
comptes des Banques étrangères en monnaie locale tenus par leurs correspondantes du pays X. On
illustrera de façon très simple des opérations de paiement faisant intervenir les relations de
Correspondance entre deux banques.

Wow

On matérialise sur ce schéma quatre opérations

(1)

Demba paie 1 000 USD à Smith ;

(2)

(3)

(4)

Wesson paie 2 000 USD à Mohamed ;

Mohamed paie 600 000 UM à Smith ;

Wesson paie 800 000 UM à Demba.

D Entreprise Demba C

(1) 200 000 (4) 800 000

D Entreprise Mohamed C

(2) 600 000 (2) 400 000

EN Mauritanie, à la BRG

(Correspondante de la

Bank of America)

Comptes en ouguiya
Bank of America

Compte loro. C

(3) 800 000 (3) 600 000

AUX USA, à la Bank of

America

(Correspondante de la BRG)

Comptes en USD

D Entreprise Smith C

(1) 1000

(3) 3000

D Entreprise Wesson C

(2) 2000

(4) 4000

Note : on prend 1 USD = 200 UM pour toutes les opérations.

Page 39 sur 41

BRG

D compte nostro C

(1) 1000 (2) 2000

On remarque, sur l’exemple précédent, et toutes choses égales par ailleurs, que les réserves en USD
De la BRG ont augmenté de 1 000 (débit 1 000 et crédit 2 000). Au contraire, les réserves en UM de la
Bank of America ont diminué de 200 000 (débit de 800 000 et crédit de 600 000). Il faut aussi
souligner que la société Mohamed, qui a reçu 2 000 USD de Wesson, aurait pu ne pas les Céder à la
BRG et les garder sur un compte propre, à son nom, auprès de la Bank of America ou les Préserver
dans un compte en devises auprès de la BRG (moyennant des commissions). La cession des USD à la
BRG constitue le rapatriement.

§ II. Le marché des changes

La notion de réserve en devises, évoquée dans la section précédente, amène naturellement à celle
de Marché des changes. En effet, en fonction des ordres de leur clientèle (mais aussi de leur propre
Stratégie de trésorerie), les banques peuvent se trouver avec un excès ou un manque d’une devise
Quelconque.

Le marché des changes est le lieu où les banques excédentaires (offreuses vendent aux banques
Déficitaires (demandeuses), qui achètent. L’offre et la demande d’une devise à un moment donné
Déterminent un cours.

Le marché des changes possède certaines spécificités.


- Il fonctionne 24 heures sur 24. En raison du décalage horaire, opérateurs sont toujours « au
bout du fil » quelque part dans le monde. Dans une banque, les spécialistes qui interviennent
sur le marché se Nomment cambistes.
- Par convention, les offres et les demandes sont toujours exprimées en USD. Par exemple, un
cambiste Offre des euros € contre des yens (Y). Il vendra d’abord ses euros pour 1 USD = X1
euros, puis Achètera les yens pour 1 USD = X2 yens. Il en résulte que, pour cette opération, le
cours du yen s’établit

A : X1/X2 X3 euros pour 1 yen.

Sous section 2 : Le risque de change

§ 1. Définition

A. Position de change

Une entreprise confrontée au commerce international peut se trouver à tout moment :

Créancière en devises ;

- Débitrice en devises. Elle est à cet instant en position de change. Il en résulte un risque de
change. Elle peut en effet perdre De l’argent :

- en cas d’augmentation du cours des devises dont elle est débitrice ;

- en cas de baisse du cours de celles pour lesquelles elle possède une créance On notera cependant
qu’il existe aussi un « risque » de bénéficier d’une évolution favorable des cours

(l’augmentation d’une devise réjouit le créancier et navre le débiteur…)

Toutes les devises ne sont pas sujettes au même type de fluctuation on parle parfois de leur degré de
Volatilité. De même, les monnaies participant au système monétaire européen (SME) présentent un
Certain degré de sécurité. Après la mise en place de l’euro, la notion même de risque de change
Disparaît pour le commerce entre les pays participants.

B. Le risque de change indirect

L’absence position de change, résultat d’opérations systématiquement en ouguiyas, peut générer un


Risque de change indirect. En effet, on reporte ainsi les problèmes sur son partenaire commercial. Il
peut En en résulter

- l’obligation d’offrir une compensation, par exemple au niveau du prix ;

- un danger matérialisé par un concurrent plus audacieux, qui n’hésitera pas, pour enlever un marché
ou Profiter d’une bonne affaire, à proposer une facturation en devises.

Il faut souligner que, souvent, l’audace provient d’une meilleure connaissance des instruments qui
Permettent de se protéger contre le risque de change.

§ II. La couverture du risque de change

Les techniques utilisées ne suppriment jamais totalement les effets des fluctuations de change. Elles
Permettent simplement d’en limiter les conséquences défavorables. L’entreprise en les utilisant, va
Réduire son degré d’incertitude, en particulier en ce qui concerne ses futurs flux de trésorerie. De
plus, le Choix de la technique est différent selon que l’entreprise cherche à couvrir une opération
avec un contrat Déjà signé, ou simplement une offre commerciale.
A. Le change à terme

Une transaction à terme se réalise en fixant immédiatement le prix et la quantité vendue, pour un
bien Qui sera effectivement livré et payé plus tard. Ainsi, pour des devises

Un exportateur peut vendre aujourd’hui à sa banque des devises qu’il ne recevra que dans deux
mois, Par exemple, de son client ;

Un importateur peut acheter immédiatement les devises dont il aura besoin dans trois mois, par
Exemple, pour payer son fournisseur.

La fixation immédiate du cours auquel sera liquidée l’opération supprime le risque lié à l’évolution du
Marché des changes jusqu’à l’échéance. Les banques proposent ainsi à leur client des cours :

-au comptant pour les devises livrables immédiatement ;

- à un, deux, trois mois… pour des devises livrables à ces échéances. Comme pour les cours au
comptant, les cours à terme sont vendeurs (le plus élevé) ou acheteurs (le

Plus faible). Comment se déterminent les cours terme ?

Il existe un marché des changes à terme entre banques. Comme pour le comptant, la notion d’offre
et de Demande joue, mais en plus intervient de façon déterminante celle de taux d’intérêt.

En effet, échanger deux monnaies livrables dans un mois revient à s’intéresser à leur valeur
réciproque A cette date.

Admettons, par exemple, qu’aujourd’hui 1 euro = 2 USD, que le taux d’intérêt sur le dollar soit de
12%

L’an et celui sur le euro de 15 %, et qu’on veuille acheter 1 000 USD livrables dans trois mois.

Pour fixer le cours aujourd’hui, on comparera :

- La valeur acquise de 1 000 euros dans trois mois, soit :

1 000 1 000 x 3/12 x 15/100 = 1037,5 euros

- La valeur acquise de 2000 USD (1 000 x 2) dans trois mois, soit :

2000 + 2000 x 3/12 x 12/100 = 2060

Il en résultera donc un cours à terme de l’euro à trois mois de :

2060/1037,5 = 1,98 USD

On remarque que la détermination du cours à terme d’une monnaie résulte d’un différentiel
d’intérêt

Entre l’euro et une devise.

Si cours à terme > cours comptant, on dit qu’il y a un report.

Si cours à terme < cours comptant, on dit qu’il y a un déport.


On peut approximativement trouver la valeur d’un déport ou d’un report sur une monnaie en
appliquant

La formule

Report (ou déport) = CC x m/1200 x (Tf-Td)

Avec : CC= cours comptant ; m = échéance du terme ; Tf et Td les taux sur euro et sur devise.

Le change à terme ne procure aucun avantage de trésorerie à l’entreprise exportatrice. Cependant, il

Peut être associé à une mobilisation de créance(s) sur l’étranger (MCE). On peut ainsi valablement

Comparer change à terme et avance en devise(s).

Enfin, il faut remarquer que cette technique peut engendrer un coût d’opportunité.

Par exemple, une entreprise exportatrice a vendu à terme des USD à 200 UM. Le jour de la
liquidation

Du terme, l’USD au comptant vaut 220 UM.

L’entreprise subit donc un coût d’opportunité de 20 UM par USD vendu.

Pour éviter cet inconvénient, les banques proposent aujourd’hui des formules de change à terme
avec

Intéressement. Le client bénéficiera d’une partie de l’évolution favorable de la devise, mais le cours
qui

Lui sera proposé au départ sera moins intéressant que le cours du marché.

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