M205 : Installation et réparation de moteurs et de génératrices à
courant alternatif
I. Introduction
Les moteurs électriques à courant alternatif transforment l’énergie électrique en énergie
mécanique pour entraîner des machines industrielles. Ils se classent principalement en :
Moteurs asynchrones triphasés : les plus répandus, surtout ceux à cage.
Moteurs à bagues : utilisés pour les fortes puissances.
Moteurs monophasés : adaptés aux petites puissances, principalement dans le
bâtiment.
Moteurs synchrones à aimants permanents : de plus en plus employés avec des
convertisseurs pour des applications exigeant des performances élevées (couple,
précision, vitesse).
II. Moteur asynchrone triphasé (MAS 3 ~)
Le moteur asynchrone triphasé, ou moteur à induction, fonctionne sur le principe du champ
tournant découvert par Faraday au 19ᵉ siècle et inventé par Nikola Tesla en 1888. Très
utilisé dans l’industrie, il est apprécié pour sa robustesse et son faible coût.
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II.1 Constitution
Un moteur asynchrone triphasé comprend
généralement :
Un stator triphasé comportant trois
bobines à p paires de pôles par phase,
identique à celui d’une machine
synchrone ;
Un rotor constitué de conducteurs.
On rencontre deux types de rotor : à
cage et à rotor bobiné.
Le stator comporte trois bobines à p paires de pôles par phase, identique à celui d’une
machine synchrone ;
Le rotor constitué de conducteurs. On rencontre deux types de rotor :
Rotor à cage : le rotor est constitué de barreaux de cuivre ou d’aluminium reliés aux deux
extrémités par deux couronnes conductrices. Ce modèle (en forme de cage d’écureuil) peu
coûteux et très robuste est le plus répandu.
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Rotor bobiné (à bagues) : l’enroulement, semblable à celui du stator, comporte p paires de
pôles par phase ; les trois paires sont reliées à trois bagues qui permettent d’insérer un
rhéostat dans le circuit rotorique. Ce moteur est aussi nommé moteur à bagues.
II.2 Couplage des bobines
Il existe deux branchements possibles pour relier un moteur triphasé au réseau :
- Couplage en étoile (Y): chaque enrouement est entre phase et neutre (230V)
Dans ce montage, si la tension entre les deux phases est de 400V, la tension sur une
bobine est de 230V.
- Couplage triangle () : chaque enrouement est entre deux phases (400V)
Dans ce montage, la tension sur chaque bobine est de 400V alternatif, tout comme la tension
secteur.
- Couplage étoile-triangle (Y): le moteur est couplé en étoile au démarrage puis les
bobines sont découplées et accouplées en triangle. Ceci permet au moteur de démarrer
progressivement.
II.3 Plaque signalétique
C’est une plaque sur laquelle sont inscrites les caractéristiques nominales du (couplage,
tension, puissance, intensité etc.) ; généralement deux tensions sont inscrites dessus : la petite
tension correspond à la tension nominale d’un enroulement ou la tension entre phases dans
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le cas d’un couplage triangle (Δ) ; la plus grande tension correspond à la tension entre phases
dans le cas d’un couplage étoile (Y).
Le couplage Triangle est utilisé pour la tension de fonctionnement la plus basse.
Le couplage Étoile est utilisé pour la tension de fonctionnement la plus élevée.
II.4 Vitesse de rotation
• La vitesse de synchronisme est la vitesse de rotation du champ tournant :
Remarque : la vitesse de rotation Ns dépend du nombre de pôles dans le stator.
Exemples : Pour une fréquence f=50H
Paires de pôles (p) 1 2 3 4 6
Nombre de pôles 2 4 6 8 12
ns [tr/min] 3 000 1 500 1 000 750 500
II.5 Glissement
Dans le moteur asynchrone, la vitesse de rotation de l’arbre du moteur est différente de la
vitesse de synchronisme (vitesse du champ tournant).
Le glissement représente la différence de vitesse de rotation entre le rotor et le champ tournant
du stator.
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• Exemple :
Soit un réseau triphasé (f = 50 Hz) alimentant un moteur à trois paires de pôles (p = 3) :
Ns = 60xf/p = 60x50/3 = 1000 tr/min
A la charge nominale, ce moteur tourne à N= 950 tr/min : g = (1000 - 950)/1000 =
0,05 = 5 %
A vide (pas de charge), la vitesse du rotor est pratiquement égale à la vitesse du champ
tournant : n ≈ ns =1000 tr/min : g à vide ≈ 0 %
Au démarrage (n = 0) : g = 1 (100 %)
II.6 fréquence des courants induits au rotor
Le rotor voit un champ statorique tournant à la fréquence de glissement :
La fréquence des courants rotoriques est proportionnelle au glissement. Ainsi, on peut
mesurer directement le glissement en mesurant la fréquence rotorique fr.
II.7 Caractéristique mécanique Tu(N)
Dans la zone utile, le couple utile en fonction de la vitesse est une droite : Tu = a.N + b
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Point de fonctionnement :
En régime permanent, Le couple moteur sera égal au couple résistant : Tu = Tr
Donc : Tu= a.N’ + b = Tr, ainsi pour déterminer la vitesse du groupe (N’) on résout
l’équation.
Lorsque le couple résistant est constant ou bien une droite, il s’agit de résoudre une équation
de 1er degré ;
Lorsque le couple résistant est de forme parabolique (c.N²), il s’agit de résoudre une équation
de 2nd degré ; on détermine Delta, on déduit la vitesse N’=(-b+racineDelta)/2a
II.8 Réglage de la vitesse du moteur asynchrone
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II.9 Bilan des puissances
Pertes joule au stator :
Si r est la résistance d’une phase du stator :
PJs = 3rI² pour le couplage étoile ; PJs = 3rj² = rI² pour le couplage triangle
Si R est la résistance mesurée entre deux phases du stator : PJs = (3/2)RI² quelque soit le
couplage.
II.10 Fonctionnement à vide et en charge :
Fonctionnement à vide : le moteur n'entraîne aucune charge.
Conséquences :
Un essai à vide permettra de déterminer les pertes collectives.
Fonctionnement en charge : Le moteur est maintenant chargé, c'est-à-dire que l’arbre de
ce dernier entraîne une charge résistante qui s’oppose au mouvement du rotor. En régime
permanent, Le couple moteur sera égal au couple résistant : Tu = Tr
Remarque : Le moteur asynchrone est capable de démarrer en charge, car son couple de
démarrage est supérieur au couple nominal.
II.11 Méthode des deux wattmètres
Pour mesurer les puissances consommées par un moteur asynchrone triphasé, c’est-à-dire la
puissance active (P) et réactive (Q), on utilise souvent la méthode des deux wattmètres :
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P(watt) = W1+W2
Q(var) = √3 (W1-W2)
S(VA) = √(P²+Q²) = √3xUxI
EXERCICES :
[Link]
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III. Schémas de démarrage d’un moteur asynchrone triphasé
III.1 Démarrage direct
Lors de la mise sous tension d'un moteur, l'appel de courant Id sur le réseau est souvent important (4 à
8In). Cette forte intensité peut provoquer des chutes de tension en ligne. C’est un démarrage brutal.
On distingue 3 types de schémas de câblage d’un moteur asynchrone triphasé : Schéma de Puissance,
Schéma de Commande et Schéma de Signalisation.
a) Schémas de démarrage direct, 1 sens de rotation :
b) Schémas de démarrage direct, 2 sens de rotation :
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III.2 Démarrage étoile-triangle
Ce démarrage consiste à coupler le stator en étoile pendant le démarrage, puis à rétablir le couplage en
triangle.
Première étape : on démarre en étoile, chaque enroulement reçoit une tension 3 fois inférieure à sa
tension nominale. Conséquence : l’intensité absorbée est divisée par 3.
Deuxième étape : 2 à 3 secondes après, on bascule en triangle.
a) Schémas de démarrage étoile-triangle, 1 sens de rotation :
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b) Schémas de démarrage étoile-triangle, 2 sens de rotation :
III.3 Démarrage avec des résistances statoriques
a) Démarrage statorique 2 temps :
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b) Démarrage statorique 3 temps :
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