10/9/2025
Le Modèle Conceptuel de Données (MCD)
Le modèle conceptuel des données est une représentation statique du système
d'information de l'entreprise. Statique, mais pas figée, car un modèle et par principe
évolutif. En effet, il vit en même temps que la réalité qu'il décrit. Chaque mot du
langage de l'entreprise a une signification précise et le modèle conceptuel des
données décrit les rapports qui existent entre les sens de ces mots.
Vocabulaire :
• La propriété : la propriété est une information élémentaire, conforme aux choix de gestion
de l'entreprise.
• L'objet (individu) : l'objet est un regroupement de propriétés, reflet d'une entité présentant
un intérêt pour le système étudié, dotée d'une existence propre, et identifiable.
• La relation : la relation est la représentation d'une association entre plusieurs objets ; son
existence est conditionnée par celle des objets qui la composent.
• Les cardinalités : Elles indiquent pour chaque couple objet-relation les nombre minimum et
maximum de valeur de la relation pouvant exister pour chaque valeur de l'objet.
• Les contraintes d'intégrité : Elles indiquent une dépendance obligatoire entre plusieurs
objets participant à une relation.
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Le Modèle Conceptuel de Données (MCD)
Les contraintes d’intégrité servent à garantir la cohérence des données. Elles
imposent que certaines informations ne puissent pas exister sans d’autres.
Autrement dit, elles expriment des dépendances obligatoires entre objets liés
dans une relation.
Exemples :
[Link] d’unicité
• Chaque numéro CIN doit être unique pour une personne.
👉 Impossible d’avoir deux personnes avec le même CIN.
[Link] de non-nullité
• Une facture doit toujours avoir une date d’émission (elle ne peut pas être vide).
[Link] d’intégrité référentielle
• Un paiement doit toujours correspondre à une facture existante.
👉 Impossible de payer une facture qui n’existe pas.
[Link] de domaine
• L’âge d’un étudiant doit être supérieur à 0 et inférieur à 120 (par exemple).
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Le Modèle Conceptuel de Données (MCD)
Formalisme :
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Le Modèle Conceptuel de Données (MCD)
Propriété : Degré d’atomisation
La propriété est aussi appelée donnée élémentaire
• Dépend de l’environnement considéré.
Exemple : Adresse entière pour un simple envoi de courrier.
• Peut nécessiter une décomposition plus fine dans certaines applications.
Exemple : Dans une base de données urbaine → nom d’immeuble, porte,
étage, appartement, numéro, rue, code postal, ville.
• La propriété = donnée élémentaire (pas une donnée calculée).
Exemple : Prix TTC est calculé à partir de Prix HT et Taux de TVA → données
élémentaires = Prix HT et Taux de TVA.
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Le Modèle Conceptuel de Données (MCD)
Propriété : Redondance, Synonyme et Polysème
La non redondance
• Une information n’apparaît qu’une seule fois dans le modèle conceptuel.
Exemple : La propriété Nom est unique pour un individu, même si ce nom est
répliqué sur la carte d’identité, bulletins de salaire, etc.
La synonymie
• Des termes différents ne doivent pas désigner la même propriété.
Exemple : Référence d’article et N° de produit ne peuvent coexister si c’est la
même information.
Les polysèmes
• Un même mot ne doit pas représenter plusieurs sens différents.
Exemple : Adresse doit être précisée en Adresse client et Adresse fournisseur
pour éviter la confusion.
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Le Modèle Conceptuel de Données (MCD)
La dépendance fonctionnelle monovaluée :
• Un ensemble B dépend fonctionnellement d'un ensemble A si la
connaissance d'un élément a ∈ A détermine au plus un élément b ∈ B (si b
existe).
On dit alors que A détermine B. Ceci est applicable aux propriétés du
modèle de données, A et B étant des propriétés, a et b étant des valeurs
affectées à ces propriétés.
Exemple :
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Le Modèle Conceptuel de Données (MCD)
La vérification du MCD :
« L’application systématique de chacune des règles de vérification sur les éléments du
modèle conceptuel de données permet d’assurer qu’il est conforme à ce que l’on
attend, et donc apte à générer le modèle logique correspondant à la réalité à décrire »
1ère règle :
Toutes les propriétés doivent être élémentaires, c'est-à-dire non décomposable.
Exemple :
❌ Mauvais : Propriété NomComplet = "Ali Ben Omar"
✔ Correct : Deux propriétés séparées : Nom = "Ben Omar", Prénom = "Ali"
2ème règle :
Chaque objet doit posséder un identifiant et un seul.
Exemple :
✔ Entité Étudiant : Identifiant = Num_Étudiant
❌ Mauvais modèle : Identifiant double (Num_Étudiant ET CIN) → il faut en choisir un seul.
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Le Modèle Conceptuel de Données (MCD)
La vérification du MCD :
« L’application systématique de chacune des règles de vérification sur les éléments du
modèle conceptuel de données permet d’assurer qu’il est conforme à ce que l’on
attend, et donc apte à générer le modèle logique correspondant à la réalité à décrire »
3ème règle :
Les propriétés d’un objet autre que l’identifiant doivent être en dépendance fonctionnelle
monovaluée de cet identifiant.
👉 pour un identifiant donné, chaque propriété doit prendre une seule valeur.
Exemple :
Entité Employé (Identifiant = Matricule)
• Nom → ✅ un seul nom par employé
• Prénom → ✅ un seul prénom par employé
• Salaire → ✅ un seul salaire par employé
• Liste des projets → ❌ plusieurs projets possibles pour le même employé → doit être
représentée par une association avec une entité Projet.
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Le Modèle Conceptuel de Données (MCD)
La vérification du MCD :
« L’application systématique de chacune des règles de vérification sur les éléments du
modèle conceptuel de données permet d’assurer qu’il est conforme à ce que l’on
attend, et donc apte à générer le modèle logique correspondant à la réalité à décrire »
4ème règle :
Une propriété ne peut qualifier qu’un seul objet ou qu’une seule relation.
👉 un même attribut ne doit pas être répété dans plusieurs endroits.
Chaque propriété doit être rattachée au bon objet ou à la bonne relation.
Entités : Étudiant – Module
Relation : Inscription (Étudiant ↔ Module)
• Date_naissance → ✅ propriété de l’entité Étudiant (elle décrit l’étudiant, pas son
inscription).
• Note → ✅ propriété de la relation Inscription (elle décrit l’association entre un étudiant et
un module, pas l’étudiant ni le module en général).
❌ Erreur fréquente : mettre Note dans l’entité Étudiant ou Module → ce n’est pas correct, car
une note dépend du couple (Étudiant, Module) et non d’un seul objet.
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Le Modèle Conceptuel de Données (MCD)
5ème règle :
La dépendance fonctionnelle transitive doit
être écartée.
👉 Une propriété ne doit pas dépendre
Exemple 2 :
indirectement de l’identifiant via une autre
propriété. Toutes les propriétés doivent
dépendre directement de la clé de l’objet.
Exemple 1 :
Entité Employé (Identifiant = Matricule)
Département dépend du matricule.
Chef_Département dépend du Département
→ donc dépend indirectement du matricule.
❌ Mauvais : Garder Chef_Département
dans Employé.
✔ Correct : Créer une entité Département
avec son Chef, et relier Employé →
Département.
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Le Modèle Conceptuel de Données (MCD)
La vérification du MCD :
« L’application systématique de chacune des règles de vérification sur les éléments du
modèle conceptuel de données permet d’assurer qu’il est conforme à ce que l’on
attend, et donc apte à générer le modèle logique correspondant à la réalité à décrire »
6ème règle :
Pour Chaque Occurrence d’une relation, il doit exister une et une seule occurrence de chacun
des objets de la collection.
👉 Ça veut dire que lorsqu’on crée une relation (association) entre deux entités, chaque lien
doit être complet et non ambigu :
Une relation ne peut exister que si les deux objets reliés existent.
Chaque occurrence de la relation doit être liée à un seul objet de chaque côté.
Exemple :
Relation INSCRIPTION entre Étudiant et Cours.
Une inscription doit obligatoirement relier 1 étudiant précis et 1 cours précis.
❌ Mauvais : Une inscription sans étudiant, ou reliée à deux étudiants en même temps.
✔ Correct : (Ali → Mathématiques), (Sara → Informatique).
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Le Modèle Conceptuel de Données (MCD)
La vérification du MCD :
« L’application systématique de chacune des règles de vérification sur les éléments du
modèle conceptuel de données permet d’assurer qu’il est conforme à ce que l’on
attend, et donc apte à générer le modèle logique correspondant à la réalité à décrire »
7ème règle :
Les propriétés d’une relation doivent dépendre de la totalité de l’identifiant de cette relation.
👉 Quand une relation possède son propre identifiant (souvent une combinaison des
identifiants des objets reliés), ses propriétés doivent dépendre de l’ensemble de cette clé, pas
d’une partie seulement.
Exemple :
Relation Emprunt entre Étudiant et Livre
• Clé de la relation : { NumEtudiant, CodeLivre }
• ✅ Attributs autorisés (dépendent du couple entier) :
DateEmprunt, DateRetourPrévue, Pénalité
Ces valeurs n’ont de sens que pour cet étudiant-là empruntant ce livre-là.
• ❌ Attributs à retirer (dépendance partielle) :
NomÉtudiant (ne dépend que de NumEtudiant, va dans Étudiant)
TitreLivre, Auteur (ne dépendent que de CodeLivre, vont dans Livre) 42
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Le Modèle Conceptuel de Données (MCD)
La construction du MCD :
1. Etablir la liste des données à partir des documents de l’entreprise, et plus
généralement tous les supports d’information.
2. Classer ces données par ordre alphabétique afin de trouver les regroupements de
propriétés.
3. Procéder à l’épuration des polysèmes, des synonymes et des redondances.
4. Repérer les identifiants existants pour dégager les objets naturels.
5. Rattacher à ces objets les propriétés en dépendance fonctionnelle de leur
identifiant.
6. Placer les relations et leur rattacher les propriétés en dépendance fonctionnelle de
plusieurs identifiants.
7. Considérer les propriétés restantes afin de les regrouper en objets pour lesquels il
faut créer des identifiants non formalisés.
8. Etudier les cardinalités de chaque couple objet-relation.
9. Simplifier le modèle à l’aide des contraintes d’intégrité fonctionnelle.
[Link]éder à la vérification à l’aide des règles. 43
Le Modèle Logique de Données (MLD)
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
C’est quoi la norme Codasyl ?
• Codasyl (Conference On Data System Language) est une ancienne norme
américaine reprise par Merise pour représenter les données au niveau logique.
Comment ça marche ?
• Les données sont organisées en segments (on peut dire "groupes de données" →
comme une table en SQL, ou une structure en C).
• Les relations entre ces segments sont représentées par des liens (SET).
• Un lien relie :
• un OWNER (propriétaire) → l’élément principal,
• un MEMBER (membre) → l’élément qui dépend du propriétaire.
👉 On peut parcourir les données grâce à des pointeurs (comme en programmation
en C), au lieu de faire des recherches globales comme en SQL.
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Exemple : Une bibliothèque
Segments (les RECORDS) :
• LIVRE : (id_livre, titre, auteur)
• EMPRUNT : (id_emprunt, date, id_abonné)
Lien (SET) :
• OWNER : LIVRE
• MEMBER : EMPRUNT
• Cela signifie : Un LIVRE peut avoir plusieurs EMPRUNTS, mais chaque EMPRUNT est
lié à un seul LIVRE.
👉 Représentation façon Codasyl :
LIVRE (OWNER) -----(SET)-----> EMPRUNT (MEMBER)
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
• Créé par Codd (Edgar Frank Codd), basé sur la notion d’information et la relation
mathématique
• C’est le modèle le plus proche de l’organisation naturelle de l’information
Concepts
• Relation (table) = ensemble d’attributs (colonnes)
• Occurrence (tuple) = une ligne de la table
Exemple
ETUDIANT (Matricule, Nom, Prénom, Age)
• Chaque ligne = un étudiant (ex : 101, Kasmi, Karim, 20)
• Chaque relation possède une clé primaire (attribut unique qui identifie la ligne)
👉 Dans l’exemple : Matricule est la clé primaire
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les clés :
• Clé primaire : C'est elle qui assure l'unicité de la ligne. Elle est dite "clé primaire simple" si
elle ne comporte qu'un attribut, ou "clé primaire composite" si elle en comporte plusieurs.
Exemple :
ETUDIANT (Matricule, Nom, Prénom, Age)
👉 Clé primaire simple : Matricule (chaque étudiant a un matricule unique).
INSCRIPTION(Id_Etudiant, Id_Cours, Date_Inscription)
👉 Clé primaire composite est : (Id_Etudiant, Id_Cours)
• Clé étrangère : Un attribut est dit clé étrangère dans une relation lorsqu'il est également clé
primaire dans une autre. Elle permet de lier les tables entre elles.
Exemple :
CLIENT (Id_Client, Nom, Adresse)
→ Clé primaire : Id_Client
COMMANDE (Id_Commande, Date, #Id_Client)
👉 Dans COMMANDE, Id_Client est une clé étrangère car elle fait référence à
CLIENT(Id_Client). 49
Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les clés :
• Clé candidate : Cet attribut n'est pas clé primaire mais également apte à assurer l'unicité
d'une ligne. Une table peut avoir plusieurs clés candidates, mais une seule sera la clé
primaire.
Exemple :
EMPLOYE (Id_Emp, Num_Sécurité_Sociale, Nom, Prénom)
→ Id_Emp et Num_Sécurité_Sociale sont clés candidates.
👉 On choisit Id_Emp comme clé primaire, et Num_Sécurité_Sociale reste une clé
candidate.
• Clé secondaire : C'est un index de niveau physique facilitant l'accès à une colonne souvent
sollicitée. Ce n’est pas une contrainte logique, mais un index physique créé pour accélérer
les recherches sur une colonne utilisée fréquemment.
Exemple :
CLIENT (Id_Client, Nom, Ville)
→ Clé primaire : Id_Client
👉 Si on recherche souvent les clients par Ville, on peut créer une clé secondaire
(index) sur Ville pour aller plus vite. 50
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les opérateurs de l’algèbre relationnelle :
Les opérateurs de base de l'algèbre ensembliste sur laquelle est fondée la théorie
relationnelle sont :
1. La sélection : La sélection permet le choix d'un certain nombre de ligne en fonction
d'un critère de sélection.
✅ Exemple :
ETUDIANT (Id, Nom, Age)
-------------------------
1 Ali 20
2 Sara 22
3 Omar 20
Sélection où Age = 20
1 Ali 20
3 Omar 20
Sélection → lignes selon condition 51
Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les opérateurs de l’algèbre relationnelle :
Les opérateurs de base de l'algèbre ensembliste sur laquelle est fondée la théorie
relationnelle sont :
2. La projection : La projection permet le choix d'un sous-ensemble de colonnes.
✅ Exemple :
ETUDIANT (Id, Nom, Age)
-------------------------
1 Ali 20
2 Sara 22
3 Omar 20
Projection sur (Nom, Age)
Ali 20
Sara 22
Omar 20
Projection → colonnes choisies 52
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les opérateurs de l’algèbre relationnelle :
Les opérateurs de base de l'algèbre ensembliste sur laquelle est fondée la théorie
relationnelle sont :
3. L'union : L'union de deux tables (obligatoirement de même structure) est une table
contenant les lignes de la première et de la deuxième.
✅ Exemple :
ETUDIANT_A = {Ali, Sara}
ETUDIANT_B = {Omar, Sara}
Union {Ali, Sara, Omar} (Sara n’apparaît qu’une seule fois)
Union → lignes des 2 tables
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les opérateurs de l’algèbre relationnelle :
Les opérateurs de base de l'algèbre ensembliste sur laquelle est fondée la théorie
relationnelle sont :
4. L'intersection : L'intersection de deux tables (obligatoirement de même structure)
est une table contenant les lignes qui sont à la fois dans la première et dans la
deuxième.
✅ Exemple :
ETUDIANT_A = {Ali, Sara}
ETUDIANT_B = {Omar, Sara}
Intersection {Sara}
Intersection → lignes communes
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les opérateurs de l’algèbre relationnelle :
Les opérateurs de base de l'algèbre ensembliste sur laquelle est fondée la théorie
relationnelle sont :
5. La différence : La différence entre deux tables (obligatoirement de même structure)
est une table contenant toutes les lignes de la première à l'exception de celles qui
sont également dans la deuxième.
✅ Exemple :
ETUDIANT_A = {Ali, Sara}
ETUDIANT_B = {Omar, Sara}
Différence (A – B) {Ali}
Différence → lignes de A non présentes dans B
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les opérateurs de l’algèbre relationnelle :
Les opérateurs de base de l'algèbre ensembliste sur laquelle est fondée la théorie
relationnelle sont :
6. La jointure : La jointure entre deux tables permet de créer une troisième table à
partir d'une sélection sur un attribut commun.
✅ Exemple :
ETUDIANT (Id, Nom)
--------------------------------------------------------- Jointure sur Id →
1 Ali
2 Sara Id | Nom | Matière | Note
NOTE (Id, Matière, Note) --------------------------------------------------------------
--------------------------------------------------------- 1 | Ali | Maths | 15
1 Maths 15 2 | Sara | Maths | 18
2 Maths 18
Jointure → fusion de tables via un attribut commun
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les formes normales :
A. Première forme normale (1FN)
👉 Une table est en 1FN si :
• Chaque attribut contient une seule valeur élémentaire (pas de liste, pas de
champ "composé").
• Toutes les colonnes dépendent de la clé.
✅ Exemple non 1FN :
ETUDIANT (Id, Nom, Téléphones)
1 Ali 0612345678, 0622334455
👉 Ici, un étudiant a plusieurs numéros dans une seule cellule.
✅ Correction (1FN) :
ETUDIANT (Id, Nom, Téléphone)
1 Ali 0612345678
1 Ali 0622334455
👉 Chaque champ contient une seule valeur. 57
Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les formes normales :
B. Deuxième forme normale (2FN)
👉 Une table est en 2FN si :
• Elle est déjà en 1FN.
• Chaque attribut non clé dépend de toute la clé primaire, et pas seulement
d’une partie (utile quand la clé est composite).
✅ Exemple non 2FN :
INSCRIPTION(#Id_Etudiant,#Id_Cours,Nom_Etudiant,Date_Inscription)
• Clé primaire = (Id_Etudiant, Id_Cours)
• Mais Nom_Etudiant dépend seulement de Id_Etudiant → donc pas 2FN.
✅ Correction (2FN) :
ETUDIANT (Id_Etudiant, Nom_Etudiant)
INSCRIPTION (#Id_Etudiant,#Id_Cours, Date_Inscription)
👉 Maintenant, chaque attribut dépend de toute la clé.
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les formes normales :
C. Troisième forme normale (3FN)
👉 Une table est en 3FN si :
• Elle est déjà en 2FN.
• Aucun attribut non clé ne dépend d’un autre attribut non clé (pas de
dépendance transitive).
✅ Exemple non 3FN :
ETUDIANT (Id_Etudiant, Nom, Ville, Code_Postal)
• Ici, Ville dépend de Code_Postal, pas directement de la clé Id_Etudiant.
• C’est une dépendance transitive.
✅ Correction (3FN) :
ETUDIANT (Id_Etudiant, Nom, #Code_Postal)
VILLE (Code_Postal, Ville)
👉 Maintenant, Ville dépend directement de Code_Postal, et ETUDIANT ne garde que
ce qui dépend de la clé.
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les règles de passage :
Règle 1 :
Un objet conceptuel se transforme en une table. Chaque propriété se
transforme en attribut. L'identifiant de l'objet devient la clé primaire
de la table.
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les règles de passage :
Règle 2 :
Une relation binaire (ou réflexive) ayant des cardinalité (1,1)-(1,n) ou
(1,1)-(0,n) se traduit par une redondance de l'identifiant de l'objet à
cardinalité (1,n) ou (0,n) dans la table issue de l'objet à cardinalité (1,1).
L'identifiant de l'objet à cardinalité (1,1) devient la clé primaire de la
table. La propriété dupliquée devient clé étrangère dans la table. Si la
relation est réflexive, c'est l'identifiant de l'objet qui est dupliqué dans
la table issue de ce même objet après avoir été renommé. Si la relation
(conceptuelle) est porteuse de propriétés, celles-ci se retrouvent
comme attributs dans la table issue de l'objet à cardinalité (1,1).
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les règles de passage :
Règle 2 : Exemple 1
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les règles de passage :
Règle 2 : Exemple 2 (avec propriétés)
MCD :
• EMPLOYE (Id_Emp, Nom) (1,1)
• SERVICE (Id_Serv, Libellé) (1,n)
• Relation "Affectation" avec propriété Date_Affectation
👉 Chaque employé travaille dans un seul service, mais un service peut avoir
plusieurs employés.
MLD :
SERVICE (Id_Serv, Libellé)
EMPLOYE (Id_Emp, Nom, #Id_Serv, Date_Affectation)
• Id_Serv (clé primaire de SERVICE) est dupliqué dans EMPLOYE (côté (1,n)).
• La propriété Date_Affectation de la relation devient un attribut dans EMPLOYE.
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les règles de passage :
Règle 2 : Exemple 3 (Relation réflexive)
MCD :
• EMPLOYE (Id_Emp, Nom)
• Relation réflexive "Supervise" : un employé peut superviser plusieurs employés,
mais chaque employé n’a qu’un seul superviseur.
👉 Cardinalité : (1,1) – (0,n)
MLD :
EMPLOYE (Id_Emp, Nom, #Id_Superviseur)
• Id_Superviseur est une clé étrangère qui référence Id_Emp dans la même table.
Exemple :
(1, Ali, NULL) → Ali est directeur, pas de superviseur.
(2, Sara, 1) → Sara est supervisée par Ali.
(3, Omar, 1) → Omar est supervisé par Ali.
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les règles de passage :
Règle 3 :
Une relation n-aire du modèle conceptuel, porteuse ou non de propriétés, se
transforme en une table ayant comme clé primaire composite les attributs des
identifiants des objets participants à cette relation conceptuelle.
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Les règles de passage :
Règle 4 :
Une relation réflexive, si elle ne répond pas à la définition de la règle 2 se traduit par
une table porteuse de deux attributs, duplication de l'identifiant de l'objet, et toutes
deux renommées. Cet ensemble d'attribut consiste la clé primaire composite de cette
relation.
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Le Modèle Logique de Données (MLD)
Le modèle relationnel :
Exemple de passage au modèle logique relationnel : Entreprise SAV
CLIENT (N° CLIENT, NOM DU CLIENT, ADRESSE DU CLIENT, CP DU CLIENT,
VILLE DU CLIENT, TEL CLIENT)
ATELIER (N° D'ATELIER, LIBELLE TECHNIQUE)
SERVICE (N° DU SERVICE, NB EMPLOYES, SPECIALISATION)
MATERIEL (N° MATERIEL, NOM DU MATERIEL, TYPE MATERIEL)
INTERVENTION (N° INTERVENTION, NATURE INTERVENTION, DATE DE
DEPOT, DATE DE REPRISE, #N° DU SALARIE, #N°CLIENT)
SALARIE (N° DU SALARIE, NOM DU SALARIE, PRENOM DU SALARIE,
FONCTION DU SALARIE, #N° D'ATELIER, #N° DU SUPERIEUR)
REPARATION (NOM REPARATION, COUT REPARATION, #N° INTERVENTION)
REGROUPE (#N° DU SERVICE, #N° DU SALARIE)
UTILISE (#N° DU SALARIE, #N° MATERIEL)
EFFECTUE (#NOM REPARATION, #N° DU SALARIE, DATE DEBUT, DATE FIN)
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COMPOSE (#N° MATERIEL1, #N° MATERIEL2)