SYSTÈMES AUTOMATISÉS DE PRODUCTION (SAP)
1 DÉFINITIONS
Automatisation
L’automatisation consiste à « rendre automatique » les opérations qui exigeaient auparavant
l’intervention humaine.
Une autre définition :
« L’automatisation est considérée comme l’étape d’un progrès technique où apparaissent des
dispositifs techniques susceptibles de seconder l’homme, non seulement dans ses efforts
musculaires, mais également dans son travail intellectuel de surveillance et de contrôle. »
Système automatisé
C’est un système à caractère industriel possédant les caractéristiques suivantes :
L’obtention de la valeur ajoutée présente, pour un ensemble de matières d’œuvre
donné,
La valeur ajoutée peut être exprimée et quantifiée en termes économiques.
Contraintes
Matière d’œuvre
Matière
d’œuvre SYSTEME
AUTOMATISE Valeur ajoutée
C’est aussi un objet technique ou sous-ensemble d'une machine, destinée à remplacer l'action
de l'être humain dans un ensembles de tâches. Ces tâches s’effectuent de façon autonome.
On est passé d'un système dit manuel, à un système mécanisé, puis au système automatisé.
Hiérarchisation d’intervention
Divers domaines de compétence et d’intervention cohabitent dans un système automatisé.
L’étude d’un système automatisé se limitera aux domaines d’intervention de
l’l’électrotechnitien.
ENTREPRISE Profil Techniciens
Automate Programmable Industriel (API)
Informaticien
Réseau Gestion
4 Usine Micro-ordi. Globale
Automaticien
3 Atelier Ordinateur Gestion
Centraux Local
2 Cellules Api Supervision
Micro-ordi. Maintenance
Electromécanicien
Electrotechnicien
1 API Commande
S.A.P.
Capteurs Production
0
Actionneurs
Energie pneumatique ou Electromagnétique
2 STRUCTURE
Tout système automatisé se décompose en 2 grandes parties interdépendantes :
La partie opérative (PO) et
La partie commande (PC).
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Les informations échangées entre ces deux parties sont des informations internes au système
alors que les consignes, signalisation proviennent de l’extérieur.
Ordre PRE-ACTIONNEURS Commander ACTIONNEURS
Mécanique
Donner de
L’énergie
PUPITRE
UNITE CENTRALE Matière d’œuvre
(Traiter information)
EFFECTEURS
Informer CAPTEURS
Matière d’œuvre
Valeur ajoutée
Informatio
ns
PARTIE COMMANDE PARTIE OPERATIVE
Energie
3 PRINCIPALES CATÉGORIES DE SYSTÈMES AUTOMATISÉS
Les systèmes automatisés peuvent être classés en trois grandes catégories :
Système automatisé combinatoire : Ces systèmes n'utilisent aucun mécanisme de
mémorisation ; ils n'ont pas de mémoire. Les outils utilisés pour les concevoir sont l'algèbre
de Boole, les tables de vérité, les tableaux de Karnaugh.
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Système logique séquentiel : le déroulement s'effectue étape par étape, séquence
par séquence. Pour ces systèmes, à une situation des entrées peuvent correspondre plusieurs
situations de sortie. La sélection d'une sortie ou d'une autre dépend de la situation antérieure
du dispositif (étape précédente).
o Le système peut être ouvert : La partie
commande ne reçoit aucun compte rendu de la partie opérative.
Par conséquent, la partie commande du système automatisé
adressera toujours les mêmes ordres à la partie opérative .
Exemple : Feux tricolores, robot de cuisine…
o Le système est fermé : La Partie Commande reçoit,
à chaque fois qu'elle envoie un ordre, un
compte-rendu de la Partie Opérative.
Grâce à ce compte-rendu, la Partie Commande va pouvoir moduler
(adapter) ses ordres.
Le GRAFCET est en CI l'un des principaux outils de conception de
ces systèmes.
o Système asservi : dans ce système, on désire que la
sortie suive avec précision les variations de l'entrée et ceci avec un temps de réponse réduit.
Exemples : direction assistée d'automobile ; distributeur proportionnel.
4 PARTIE COMMANDE
La Partie Commande mémorise le SAVOIR FAIRE des opérateurs pour obtenir la suite des
actions à effectuer sur les matières d’œuvre afin d'élaborer la valeur ajoutée.
Pour assurer le fonctionnement attendu, le système automatisé a besoin de connaître l’état
de la matière d’œuvre, de la chaîne d’énergie ou de son environnement. Ce flux d’information
se décompose en trois fonctions :
Acquérir
Traiter
Communiquer
4.1 ACQUÉRIR
1. Pour connaître l’état de la matière d’œuvre, de la chaîne d’énergie ou de
l’environnement. La fonction technique "acquérir" est assurée par des capteurs.
2. Le système automatisé doit également acquérir des consignes de l’utilisateur, dans ce
cas-là fonction technique "acquérir" est assurée par différents composants le pupitre de
commande (bouton poussoir, clavier, interrupteur…)
4.2 TRAITER
C’est le rôle de l’Unité Centrale. C'est le cœur du système, elle effectue tous les calculs
nécessaires au bon fonctionnement du système (surveiller son bon fonctionnement, dialoguer
avec l'opérateur, gérer les communications avec d'autres systèmes…).
En fonction des informations des capteurs (entrée), des consignes (pupitre), éventuellement
d’autre système et du comportement attendu du système (programme), des ordres sont
donnés aux pré-actionneurs.
Cette partie peut être réalisée : en logique
Câblée (ancienne solution)
Programmée (de plus en plus) :
o Automate programmable
industriel (API)
o Ordinateur
o Microcontrôleur
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4.3 COMMUNIQUER
Certaines informations sur l’état du système sont communiquées à l’utilisateur généralement
sous forme de messages visuels ou sonore (Voyants lumineux, Écran, Buzzer)
Remarque
La source d’énergie, alimentant cette partie du système, peut être pneumatique ou électrique
(généralement).
4.4 DIFFÉRENTS TYPES DE COMMANDE
Ils existent sur les SAP différents types de commandes.
4.4.1 Système automatisé combinatoire
Ces systèmes n'utilisent aucun mécanisme de mémorisation (ils n'ont pas de mémoire) et à
une combinaison des entrées correspond une seule combinaison des sorties. La logique
associée est appelée logique combinatoire. Les outils utilisés pour les concevoir sont l’algèbre
de Boole, les tables de vérité, les tableaux de KARNAUGH.
Les systèmes automatisés utilisant la technique du « combinatoire » sont aujourd'hui très peu
utilisés. Ils peuvent encore se concevoir sur des mécanismes simples où le nombre d'actions à
effectuer est limité. Ils présentent en plus l'avantage de n'utiliser que très peu de composants
(vérins, distributeurs, capteurs, cellules)
4.4.2 Système automatisé séquentiel
Ces systèmes sont les plus répandus sur le plan industriel. Le déroulement du cycle s'effectue
étape par étape.
A une situation des entres peut correspondre plusieurs situations de sortie. La sélection d'une
étape ou d'une autre dépend de la situation antérieure du dispositif. La logique associée est
appelée « logique séquentielle ». Elle peut être :
Avec commande pneumatique : logique câblée ;
Avec commande électrique : logique programmée.
[Link] La logique câblée
La technologie câblée consiste à raccorder des modules par des liaisons matérielles selon un
schéma fourni par la description. Ces modules peuvent être électromagnétiques, électriques,
pneumatiques ou fluidiques.
En électricité ou en électronique, les liaisons sont faites par câble électrique. En pneumatique
et fluidique, il s'agit de canalisations reliant les différents composants.
Les outils câblés sont utilisés dans l'industrie où l'on apprécie leurs qualités éprouvées ; à
savoir la rapidité et le parallélisme. Ils souffrent cependant d'un certain nombre de limitations
parmi lesquelles nous citons :
Leur encombrement (poids et volume)
Leur manque de souplesse vis-à-vis de la mise au point des commandes et de
l'évolution de celles-ci (améliorations, nouvelles fonctions, modification, etc.) : Toute
modification impose la modification de câblage voire un changement de composants,
Leur difficulté de maîtriser des problèmes complexes,
La complexité de recherche des pannes et donc du dépannage,
Leur coût élevé pour les systèmes complexes.
[Link] La logique programmée
La technologie programmable consiste à substituer le fonctionnement de l'automatise par un
programme chargé sur un constituant programmable c'est-à-dire des machines destinées à
traiter de l'information. Leur utilisation en gestion et en calcul scientifique est connue. Alors,
les applications techniques relèvent de l'informatique industrielle.
L'informatique industrielle est une discipline conjuguant les théories de l'automatique et les
moyens de l'informatique dans le but de résoudre des problèmes de nature industrielle.
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L'informatique offre donc une alternative technologique à l'automaticien et lui ouvre des
possibilités nouvelles liées à la puissance de traitement et aux facilités de mémorisation de
l'information. En termes d'avantage, nous citons :
Moins de câble et d'encombrement
Fiabilité de l'automatisme.
Facilité de modification
Flexibilité
Résolution des problèmes complexes.
Cependant, elle souffre de problème de parallélisme. Le constituant programmable peut être
soit un micro-ordinateur, soit une carte électronique ou bien un automate programmable.
4.4.3 Choix de la logique de réalisation des SAP
Pour choisie la meilleure technologie pour un automatisme donné, on utilise généralement
deux critères :
Faisabilité : La réalisation avec une technologie donnée est-elle possible ou non ?
Optimisation : La réalisation avec une technologie donnée conduit-elle au coût global le
plus bas ?
Le choix de la technologie peut être résumé comme suit :
Le micro-ordinateur est utilisé surtout dans les cas des systèmes complexes (nombre
d'E/S assez grand, calculs sur les réels, etc.). Les cartes électriques spécifiques sont utilisées
pour résoudre un problème bien défini. Elles sont appelées uniquement dans le cas où le
nombre d'exemplaire est supérieur à 100 car leur coût est assez élevé.
Les cartes électroniques standards sont utilisées dans les automatismes grand public :
distributeurs, parking, etc.
Les automates programmables sont utilisés dans les cas des systèmes complexes,
flexible et évolutifs.
La réponse à ces deux questions est illustrée sur le graphe suivant : (voir page suivante)
Carte
Nombre d’équipements
électronique
Spécifique
Carte
identifiés
électronique
Standard
Micro
Technologi Ordinateu
Automate r
e
Programmabl
Câblée
e
Complexit
é
5 PARTIE OPÉRATIVE
Cette partie de l’automate procède au traitement de la matière d’œuvre afin d'élaborer la
valeur ajoutée. Elle est composée des fonctions suivantes :
Alimenter
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Adapter
Convertir
Transmettre
Agir
5.1 ALIMENTER
La fonction technique "alimenter" est constituée d’éléments permettant le raccordement du
système à une ou plusieurs sources d'énergie.
Les sources d'énergie peuvent être d'origine : musculaire, mécanique, électrique,
pneumatique, hydraulique…
5.2 ADAPTER
La fonction technique "adapter" est assurée par des pré actionneurs.
Ils assurent une sécurité en séparant l'énergie de commande basse tension (provenant de
l'automate) de l'énergie de puissance (nécessaire aux actionneurs).
La technologie employée dépend de l'énergie utilisée :
Contacteurs (relais) pour les moteurs électriques,
Distributeurs pour les vérins pneumatiques ou hydrauliques, …
Carte de puissances (moteurs électriques)
Définition : Un pré actionneur est un élément dont le rôle est de distribuer l'énergie
disponible aux actionneurs sur ordre de la partie commande.
5.3 CONVERTIR
La fonction technique "convertir" est assurée par des actionneurs.
Un actionneur est un objet technique qui convertit une énergie d'entrée en une énergie de
sortie utilisable pour fournir une action et transformer la matière d'œuvre.
Les principaux actionneurs sont :
Moteur électrique : Convertir l’énergie
électrique en énergie mécanique
Vérin pneumatique : Convertir l’énergie
pneumatique ou hydraulique en énergie
mécanique
Electroaimant
5.4 TRANSMETTRE
La fonction technique "transmettre" est accomplie par des adaptateurs. Un adaptateur
d’énergie modifie les caractéristiques de l’énergie produite par l’actionneur pour l’adapter
aux caractéristiques de l’effecteur. Il ne modifie pas le type d’énergie.
Les principaux adaptateurs d’énergie sont :
Les réducteurs de vitesse (engrenage…),
Les systèmes de transformation de mouvement ou d’action mécanique (courroie…).
5.5 AGIR
La fonction "agir" est assurée par des effecteurs. L’effecteur est l’élément terminal de la
chaîne d’énergie.
Il produit un effet, une action ou une opération sur la matière d’œuvre.
C’est le seul élément de la chaîne d’énergie qui est directement en contact avec la matière
d’œuvre.
6 CAPTEURS
6.1 DÉFINITION
Un capteur est un organe chargé de prélever une grandeur physique (température, son,
lumière, déplacement, position, humidité, pression, présence, distance…) et de la transformer
en une grandeur exploitable (électriquement).
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6.2 STRUCTURE D'UN CAPTEUR
Les capteurs sont constitués de :
Corps d'épreuve : élément mécanique qui réagit sélectivement à la grandeur à
mesurer (appelée aussi mesurande). Il transforme la grandeur à mesurer en une autre
grandeur physique dite mesurable.
Elément de transduction : élément sensible lié au corps d'épreuve. Il traduit les
réactions du corps d'épreuve en une grandeur électrique constituant le signal de sortie.
Boîtier : élément mécanique de protection, de maintien et de fixation du capteur.
Module électronique de fonctionnement (pas nécessaire) : il a, selon les cas, les
fonctions suivantes :
o Alimentation électrique du capteur (si nécessaire)
o Mise en forme et amplification du signal de sortie
o Filtrage, amplification conversion du signal (CAN, ...)
6.3 CATÉGORIE
On peut trois familles de capteurs en fonction du type d'information délivrés par ces
capteurs :
Signal Tout Ou Rien
Ce sont les capteurs les plus répandus en automatisation courante : Capteur
à contacts mécaniques, détecteurs de proximité, détecteur à distance ... Ils
délivrent un signal binaire (0 ou 1) dit tout ou rien. On parle de détecteurs.
Signal analogique
Les capteurs analogiques
traduisent des valeurs de
positions, de pressions, de
températures ... sous forme d'un signal (tension
ou courant) évoluant constamment entre deux
valeurs limites. On parle de capteurs.
Capteur
photoélectrique Thermorésistante
Signal numérique
Les capteurs numériques transmettent des valeurs numériques précisant des positions, des
pressions, pouvant être lus soit en parallèle sur plusieurs conducteurs ; soit en série sur un
seul conducteur. On parle alors de codeurs.
On classe les détecteurs, les capteurs et les codeurs en fonction de la nature de l'information
qu'ils acquièrent, et de la technologie utilisée pour l'acquisition de l'information.
6.4 CARACTÉRISTIQUES D’UN CAPTEUR
Les liens entre un capteur et la grandeur qu’il mesure sont définis par ses caractéristiques
d’emploi.
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Etendue de mesure : Domaine de mesure pour lequel les indications du capteur ne
doivent pas être entachées d’une erreur supérieure à l’erreur maximale tolérée. On appelle
les valeurs limites du domaine, « portée minimale » et « portée maximale ».
Sensibilité : C’est le rapport de la variation du signal de sortie à la variation
correspondante de la grandeur à mesurer. C'est à dire à la pente de la courbe de réponse du
capteur pour une valeur donnée :
Précision : C’est l’aptitude du capteur à donner des indications proches de la valeur
vraie de la grandeur mesurée.
Fidélité et justesse : La justesse est la qualité d’un capteur à fournir des indications
précises. La fidélité est la qualité d'un capteur à fournir des indications identiques pour une
même valeur de la grandeur à mesurer.
Rapidité : C’est l’aptitude du capteur à suivre dans le temps les variations de la
grandeur à mesurer. Il faut donc tenir compte du temps de réponse, de la bande passante et
la fréquence de coupure du capteur.
Stabilité : La stabilité qualifie la capacité d'un capteur à conserver ses performances
pendant une longue durée
(problème de dérive du zéro par exemple).
Répétabilité et Reproductibilité : La répétabilité est l'étroitesse de l'accord entre les
résultats de mesures successifs d'une même grandeur effectuée avec la même méthode, par
le même observateur, avec les mêmes
instruments de mesure et à des intervalles de temps assez courts.
La reproductibilité est l'étroitesse de l'accord entre les résultats de mesures successifs d'une
même grandeur
dans le cas où les mesures sont effectuées dans les conditions différentes que pour la
répétabilité.
Bruit de fond : C'est une variation parasite, souvent aléatoire, du signal de sortie,
dont la valeur moyenne est nulle et qui vient se superposer à la valeur à mesurer.
6.5 LES DÉTECTEURS MÉCANIQUES (TYPE FIN DE COURSE)
6.5.1 Utilisation
Les détecteurs mécaniques de position, appelés aussi interrupteurs de position, sont surtout
employés dans les systèmes automatisés pour assurer la fonction détecter les
positions. On parle aussi de détecteurs de présence.
Ils sont réalisés à base de microcontacts placés dans un corps de protection et
muni d'un système de commande ou tête de commande.
6.5.2 Principe de fonctionnement
C'est un commutateur, commandé par le déplacement d'un organe de commande
(corps d'épreuve).
Lorsque le corps d'épreuve est actionné, il ouvre ou ferme un contact électrique.
De nombreux modèles peuvent être associés au corps : tête à mouvement
rectiligne, angulaire ou multi-direction associée à différents dispositifs d'attaque (à
poussoir, à levier, à tige).
6.6 LES CELLULES PHOTO-ÉLECTRIQUES
Leur principe les rend aptes à détecter tous types d'objets, qu'ils soient opaques,
réfléchissants ou même quasi-transparents. Ils sont aussi exploités pour la détection de
personnes (ouvertures de portes, barrières de sécurité).
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6.6.1 Principe de fonctionnement
Une diode électroluminescente (LED) émet des impulsions
lumineuses, généralement dans l'infrarouge proche (850 à 950
lumière
Récept
eur de
nm). Cette lumière est reçue ou non par une photodiode ou un
Etage de
Mise en
forme eur
sortie
phototransistor en fonction de la présence ou de l'absence d'un
objet à détecter. Le courant photoélectrique créé est amplifié et
Emett
lumiè
de
comparé à un seuil de référence pour donner une information
re
tout ou rien.
6.6.2 Différents types de cellule
Type barrage
Emetteur et récepteur sont placés
dans deux boîtiers séparés.
L'émetteur : une LED placée au
foyer d'une lentille convergente,
crée un faisceau lumineux
parallèle.
Le récepteur : une photodiode (ou
phototransistor) placée au foyer
d'une lentille convergente, fournit
un courant proportionnel à l'énergie reçue.
Le système délivre une information tout ou rien en fonction de la présence ou de l'absence de
l'objet dans le faisceau.
Type Reflex
Il y a deux systèmes dits « Réflex » : simple et à lumière polarisée.
a) Reflex simple : Le faisceau lumineux est généralement dans la gamme de l'Infra
Rouge proche (850 à 950 nm).
Points forts : l'émetteur et le récepteur sont dans un même boîtier (un seul câble
d'alimentation).
La distance de détection (portée) est aussi longue, bien qu'inférieure au barrage (jusqu'à 20
m).
Point faible : un objet réfléchissant (vitre, carrosserie de voiture...) peut être vu comme un
réflecteur et ne pas être détecté.
b) Reflex à lumière polarisée : Le faisceau lumineux utilisé est généralement dans la
gamme du rouge (660 nm).
Le rayonnement émis est polarisé
verticalement par un filtre
polarisant linéaire. Le réflecteur a la
propriété de changer l'état de
polarisation de la lumière. Une
partie du rayonnement renvoyé a
donc une composante horizontale.
Le filtre polarisant linéaire en
réception laisse passer cette composante et la lumière atteint le composant de réception.
Un objet réfléchissant (miroir, tôle, vitre) contrairement au réflecteur ne change pas l'état de
polarisation. La lumière renvoyée par l'objet ne pourra donc franchir le polariseur en
réception.
Point fort : ce type de détecteur résout le point faible du Réflex simple.
Points faibles : en contrepartie ce détecteur est d'un coût supérieur et ses distances de
détection sont plus faibles : Réflex IR —>15 m Réflex polarisé —> 8 m
Principe des cellules photo-électriques de type reflex
Type Proximité
On utilise la réflexion directe (diffuse) de l'objet à détecter.
Point fort : le réflecteur n'est plus nécessaire.
Points faibles : la distance de détection de ce système est faible (jusqu'à 2 m). De plus elle
varie avec la couleur de l'objet à « voir » et du fond devant lequel il se trouve (pour un
réglage donné, la distance de détection est plus grande pour un objet blanc que pour un objet
gris ou noir) et un arrière-plan plus clair que l'objet à détecter peut rendre le système
inopérant.
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A fibre optique
Les fibres optiques sont placées devant la DEL d'émission et devant la photodiode ou le
phototransistor de réception.
o Ce principe permet :
o D’éloigner l'électronique du point de contrôle,
o D’atteindre des endroits exigus ou de température élevée,
o De détecter de très petits objets (ordre du mm),
o Et, suivant la disposition de l'extrémité des fibres, de fonctionner en mode
barrage ou proximité.
A noter que les jonctions entre la DEL d'émission ou le phototransistor de réception et la fibre
optique doivent être réalisées avec beaucoup de soin afin de minimiser les pertes de signal
lumineux.
6.7 LES DÉTECTEURS INDUCTIFS
6.7.1 Utilisation
Les détecteurs de proximité inductifs permettent de détecter sans contact des objets
métalliques à une distance de 0 à 60 mm.
Ils se retrouvent dans des applications très variées telles que la détection de position des
pièces de machines (cames, butées, ...), le comptage de présence d'objets métalliques, ...
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6.7.2 Principe de fonctionnement
Un détecteur inductif détecte exclusivement les objets métalliques.
Il est essentiellement composé d'un oscillateur
dont les bobinages constituent la face sensible.
Les capteurs inductifs produisent à l'extrémité
de leur tête de détection un champ magnétique
oscillant. Ce champ est généré par une
inductance et un condensateur monté en
parallèle.
Lorsqu'un corps conducteur métallique est placé
dans ce champ, des courants de Foucault
prennent naissance dans la masse du métal ; il y a
perturbation de ce champ qui entraîne une réduction de l'amplitude des oscillations au fur et
à mesure de l'approche de l'objet métallique, jusqu'à blocage complet. Cette variation est
exploitée par un amplificateur qui délivre un signal de sortie, le capteur commute.
6.8 LES DÉTECTEURS CAPACITIFS
6.8.1 Utilisation
Cette technologie permet la détection de tous les types de matériaux conducteurs et isolants
tels que verre, huile, bois, plastique, etc.
Principe de fonctionnement
Les détecteurs de proximité capacitifs sont conçus pour fonctionner par création d'un champ
électrostatique et par détection des modifications de ce champ créées par une cible
approchant de la face de détection.
6.8.2 Constitution d'un détecteur capacitif
Le détecteur se compose d'une cible capacitive, d'un oscillateur, d'un redresseur de signal,
d'un circuit de filtrage et d'un circuit de sortie.
En l'absence de cible, l'oscillateur est inactif. Lorsqu'une cible s'approche, il élève la
capacitance du système sonde. Quand la capacitance atteint un seuil donné, l'oscillateur est
activé et
Déclenche le basculement du circuit de sortie entre « on » et « off ».
La capacitance du système sonde est déterminée par la taille de la cible, sa constante
diélectrique et sa distance par rapport à la sonde. Plus la taille et la constante diélectrique de
la cible sont grandes, plus la capacitance est élevée. Plus la distance entre la cible et la sonde
est courte, plus la capacitance est élevée.
Ce type de détecteur est recommandé quand :
Les distances de détection sont
relativement faibles.
Les conditions de montage nécessitent
la noyabilité du détecteur.
On doit effectuer la détection d'un
matériau non conducteur à travers une paroi
elle-même non conductrice (exemple :
détection de verre à travers un emballage en
carton).
6.8.3 Avantages
Pas de contact physique avec l'objet
détecté : possibilité de détecter des objets
fragiles, fraîchement peints
Pas d'usure, durée de vie indépendante
du nombre de manœuvres
Détecteur statique, pas de pièces en
mouvement
Produit entièrement encapsulé dans la résine (étanche)
Très bonne tenue à l'environnement industriel (atmosphère polluante)
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6.9 LES CAPTEURS DE TEMPÉRATURE
La température est un paramètre important dans les processus industriels. Différentes
technologies sont employées pour mesurer la température selon de l'étendue et la précision
désirée.
Les thermostats donnent une information binaire qui dépend d'un seuil de température. Ils
sont utilisés comme éléments de commande ou de sécurité dans des installations simples.
Les thermostats sont basés sur l'utilisation de bilame.
Un bilame est l'assemblage de deux lames de métaux ayant des coefficients de dilation très
différents, cet assemblage se déforme sous l'action de la température. Cette lame est conçue
de manière à se déformer brusquement à une température précise, ce changement de forme
actionne un contact électrique.
Les thermostats sont utilisés comme éléments de sécurité pour éviter la surchauffe de moteur
(Klixon) ou le gel d'échangeurs de chaleur.
6.10 LES CAPTEURS D'EFFORTS
Les capteurs de force utilisent généralement un "corps d'épreuve" déformable afin de
déterminer la force appliquée. La déformation du corps d'épreuve détermine la force
appliquée.
Il en existe 2 types :
Les capteurs de force à jauges d'extensométrie ;
Les capteurs de force à effet piézoélectrique.
6.11 LES DÉTECTEURS À ULTRASONS
6.11.1 Présentation
Les détecteurs à ultrasons permettent de détecter sans contact tout objet quel que soit :
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Le matériau (métal, plastique, bois, carton...),
La nature (solide, liquide, poudre...),
La couleur,
Le degré de transparence.
Ils sont utilisés dans les applications industrielles pour détecter par exemple :
La position des pièces de machine,
La présence de pare-brise lors de l'assemblage d'automobile,
Le passage d'objets sur des convoyeurs : bouteilles en verre, emballages cartonnés,
gâteaux...,
Le niveau :
o De peinture de différente couleur dans des pots,
o De granulés plastiques dans les trémies de machine d'injection...
Les détecteurs à ultrasons sont faciles à mettre en œuvre de par leur connectique de sortie et
leurs accessoires de raccordement et de fixation.
6.11.2 Principe
Le principe de la détection à ultrasons est basé sur la mesure du temps écoulé entre
l'émission d'une onde ultrasonique (onde de pression)
et la réception de son écho (retour de l'onde émise).
Les détecteurs à ultrasons sont de forme cylindrique.
Ils sont composés de :
1. Générateur haute tension
2. Transducteur piezzo électrique (émetteur et
récepteur)
3. Etage de traitement du signal
4. Etage de sortie
Excité par le générateur haute tension 1, le
transducteur (émetteur-récepteur) 2 génère une onde
ultrasonique pulsée (de 200 à 500 kHz suivant le
produit) qui se déplace dans l'air ambiant à la vitesse
du son. Dès que l'onde rencontre un objet, une onde
réfléchie (écho) revient vers le transducteur. Un
microcontrôleur 3 analyse le signal reçu et mesure
l'intervalle de temps entre le signal émis et l'écho.
Par comparaison avec les temps prédéfinis ou appris,
il détermine et contrôle l'état des sorties 4.
L'étage de sortie 4 contrôle un commutateur statique (transistor PNP ou NPN) correspondant à
un contact à fermeture NO ou NC (détection d'objet).
6.11.3 Avantages de la détection à ultrasons
Pas de contact physique avec l'objet, donc pas d'usure et possibilité de détecter des
objets fragiles, fraîchement peints.
Détection de tout matériau, quelle que soit la couleur, à la même portée, sans réglage
ou facteur de correction.
Fonction d'apprentissage par simple appui sur un bouton pour définir le domaine de
détection effectif. Apprentissage de la portée minimum et maximum (effacement d'avant plan
et d'arrière-plan très précis ± 6 mm).
Très bonne tenue aux environnements industriels (produits robustes entièrement
encapsulés dans une résine).
Appareils statiques : pas de pièces en mouvement au sein du détecteur, donc durée de
vie indépendante du nombre de cycles de manœuvres.
AUTOMATISME_SAP/FORMATION DES FORMATEURS/2024 PAGE :13
6.12 LES DÉTECTEURS MAGNÉTIQUES DE TYPE ILS
Un interrupteur à lame souple est constitué d'un boîtier à
l'intérieur duquel est placé un contact électrique métallique
souple sensible aux champs magnétiques.
Lorsque le champ est dirigé vers la face sensible du capteur le
contact se ferme.
Ce type de capteur est utilisé pour contrôler la position d'un
vérin.
Détecteur de type ILS
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7 ACTIONNEURS
Un actionneur est un élément capable de créer un phénomène physique (déplacement
d’objet, création de lumière, création de chaleur, émission de sons).
L’actionneur va créer le phénomène physique grâce à une source d’énergie
Le moteur va créer un déplacement en rotation grâce à une source d’énergie électrique
La lampe va créer de la lumière au grâce à l’électricité
Le radiateur va créer de la chaleur grâce à l’énergie du réseau électrique.
Dans le cas des appareils, objets, machines qui ont un fonctionnement automatique,
l’actionneur va faire son action seulement si un ordre lui parvient de la partie commande.
Exemples
AUTOMATISME_SAP/FORMATION DES FORMATEURS/2024 PAGE :15
AUTOMATISME_SAP/FORMATION DES FORMATEURS/2024 PAGE :16
7.1 VÉRINS
Les actionneurs sont indispensable dans un eystème
auyomatisé, il commmunique l’énergie nécessaire à la
transformation de la matière d’œuvre, par le système
automatisé. Il transforme l’énergie électrique (généralement)
ou pneumatique en énergie mécanique. Nous étudirons
essentiellement les verins pneunatiques.
7.1.1 Définition
Les actionneurs pneumatiques (vérins) convertissent l’énergie
pneumatique en énergie mécanique.
Il existe deux types de vérins :
Les vérins à simple effet
Les vérins à doubles effets
Arrêt
Transfert
Pivotement
Serrage
Marquage
Assemblage Ejection
7.1.2 Vérins à simple effet
Constitution
Fonctionnement
L’ensemble tige-piston se déplace dans
un seul sens sous l’action du fluide sous
pression. Le retour est effectué par un
autre moyen que l’air comprimé :
ressort. Pendant le retour, l’orifice
d’admission de l’air comprimé est mis à
l’échappement. Il est assimilé à un
mono stable. Pour maintenir la tige
sortie, il faut toujours maintenir la
pression du fluide. Utilisation : travaux
simples (serrage, éjection, levage,
emmanchements, …).
Désignation : C
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7.1.3 Vérin à double effet
Constitution
Fonctionnement
Les vérins doubles effet doivent recevoir
une pression alternative sur chaque face du
piston pour faire entrer ou sortir la tige.
Désignation : sortie vérinC +¿¿, entrée vérin
−¿¿
C
7.1.4 Les distributeurs
Par analogie, le moteur est l’actionneur et le contacteur est le pré actionneur. Le vérin
pneumatique l’actionneur, le distributeur est le pré actionneur associé au vérin pneumatique.
Le distributeur a pour fonction essentielle de distribuer le fluide (air ou huile) dans les
canalisations qui aboutissent aux chambres des vérins.
Les distributeurs sont réalisés suivant deux technologies de commutation différentes.
Les distributeurs à clapets
Ils sont constitués d'équipements mobiles à clapets munis de joints qui, en se déplaçant d'un
siège à l'autre, ouvrent ou obturent le passage de l'air comprimé.
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Les distributeurs à tiroirs
L'équipement mobile de ce type d'appareil comprend un axe épaulé, appelé tiroir, qui, en se
déplaçant à l'intérieur d'un corps muni de joints d'étanchéité, met les orifices d'utilisation en
communication.
Désignation
o Monostable
Si le distributeur possède un rappel par ressort on dit qu’il est
MONOSTABLE. En présente du signal de pilotage, le tiroir bascule et
reste dans sa position si le pilotage est maintenu. En l’absence de
signal de pilotage le tiroir retrouve sa position repos sous l’action du
ressort.
Il est désigné par : D
o Bistable
Si le distributeur possède deux pilotages il est dit BISTABLE. En
l’absence de signal de pilotage, le tiroir ne bouge pas et occupe la
position qu’il avait précédemment.
Il est désigné par : D +¿¿ et D −¿ ¿
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