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Droits de l'information et propriété intellectuelle

Le document présente un cours sur les droits de l'information, abordant des sujets tels que la propriété intellectuelle, le droit d'auteur, et les enjeux contemporains liés à la désinformation et à la protection des données personnelles. Il retrace l'historique des droits de l'information depuis le 17e siècle jusqu'à l'ère numérique, soulignant leur évolution et leur redéfinition actuelle. Le texte met également en lumière les différentes branches de la propriété intellectuelle, notamment la propriété industrielle et littéraire, ainsi que les droits et protections qui en découlent.

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Droits de l'information et propriété intellectuelle

Le document présente un cours sur les droits de l'information, abordant des sujets tels que la propriété intellectuelle, le droit d'auteur, et les enjeux contemporains liés à la désinformation et à la protection des données personnelles. Il retrace l'historique des droits de l'information depuis le 17e siècle jusqu'à l'ère numérique, soulignant leur évolution et leur redéfinition actuelle. Le texte met également en lumière les différentes branches de la propriété intellectuelle, notamment la propriété industrielle et littéraire, ainsi que les droits et protections qui en découlent.

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CM – Droits

de
l’informatio
n

1
Séance 1
16.09.25

Plan du cours

N° Date Sujet
Introduction, historicité
1 16/09/2025, 8h00-10h00
Propriété intellectuelle et droit d’auteur
2 23/09/2025, 8h00-10h00 Propriété intellectuelle et droit d’auteur
3 30/09/2025, 8h00-10h00 Bases de données, plateformes
4 07/10/2025, 8h00-10h00 Données de recherche
5 14/10/2025, 8h00-10h00 Open Accès, Licences
QCM !
6 21/10/2025, 8h00-10h00
Contrats
7 04/11/2025, 8h00-10h00 Protection des données personnelles
Droit à l’image et responsabilité de la
8 18/11/2025, 8h00-10h00
presse

9 25/11/2025, 8h00-10h00 Enjeux juridiques liés à la désinformation

Intelligence artificielle et droit de


10 02/12/2025, 8h00-10h00 l’information
QCM final

QCM
 21 oct.
 2 déc.

Clé Moodle : 94j745

2
Peut-on dire que les droits de l’information sont universels et
stables, ou bien sont-ils toujours en négociation ?

1. Aspect historique

1.1. Les premiers aspects

1690 -1699 : en Angleterre, où le parlement anglais décide de ne pas


renouveler la loi sur la presse  abolition de la censure de la presse
ce qui a permis la liberté de la presse et du développement du commerce

1766 : suède – la première loi garantissant l’accès aux documents


publics

1791 : aux États-Unis, le premier Amendement – proposition de


modification de la loi, garantissant la liberté de l’expression de la
presse

1.2. Le 18e siècle

1789 : France – déclaration des droits de l’homme et du citoyen


 Art. 11 – la libre communication des pensées et des opinions est un
des droits les plus précieux de l’homme
 Art. 15 – la société a le droit de demander compte à tout agent
public de son administration

1.3. 19e siècle

La presse se développe massivement

1881 : la loi française sur la liberté de la presse


 L’information préalable sur les publications
 Responsabilité du directeur de la publication
 Garants procéduraires – des institutions qui veillent à ce que les
décisions politiques ou administratives respectent les lois
 Délits de presse - des infractions spécifiques prévues par la loi de
1881 sur la liberté de la presse (en France). Cette loi garantit la
liberté d’expression, mais fixe aussi des limites pour protéger l’ordre
public, la réputation et la dignité des personnes.
 Provocation
 Diffamation – Accusation portant atteinte à l’honneur ou à la
considération d’une personne, sans preuve
 Réglementation de l’affichage

3
1.4. 20e siècle

1940 – 1950 : la nécessité de garantir la transparence des gouvernements

1948, ONU : déclaration universelle des droits de l’homme


 Art. 19 – le droit à la liberté d’opinion d’expression, incluant le droit
de « recevoir et de répandre des informations et des idées par
quelque moyen que ce soit »

1940 – 1980 : Institutionnalisation internationale


 Lois sur la liberté de l’information
 1966 : ÉU le Freedom of information Act (FOIA), établissant le
droit des citoyens à accéder aux documents fédéraux,
référence mondiale
 1978, France : la loi CADA (Commission d'accès aux
documents administratifs)
 1978, France : loi informatique et libertés
 1967 : Organisation Mondiale de la propriété intellectuel (OMP)

1990 – 2000 : globalisation et numérisation


 1993 : Transperency International
 Lutte contre la corruption
 Secrétariat international à Berlin
 Sections autonomes dans 110 pays
 1995 : la directive 95/46/EC
 La protection des personnes physiques à l’égard du traitement
des données à caractère personnel et à la libre circulation de
ces données
 1992 : Code de la propriété Intellectuel, France

4
L’UNESCO défend l’accès à l’information en tant que liberté fondamentale
2016, UE – RGPD
2018 – RGPD rentre en application dans chacun des pays de l’UE
2004, 2019 – modification de loi informatique et libertés
Différentes versions du CPI - Certificat de premier inventeur (brevet,
propriété intellectuelle, dans certains pays francophones)

1.6. Enjeux contemporains


Censure
Manipulation
Désinformation et de fake news
Surveillance
Éthique et vie privée

1.7. Conclusion
Les droits de l’information ne sont pas naturels, mais historiquement
construits

Ils avancent par cycles de conquêtes et de restrictions, selon les contextes


politiques et technologique

A l’ère numérique, ces droits sont en pleine redéfinition : ils concernent à


la fois les états, les entreprises et les individus

2. La propriété intellectuelle

5
La propriété intellectuelle (PI) désigne l’ensemble des droits qui protègent
les créations de l’esprit humain. Elle permet à un auteur, un inventeur ou
une entreprise d’avoir un droit exclusif sur leurs créations, inventions,
signes distinctifs ou savoir-faire, un peu comme une propriété matérielle.

Une branche du droit qui regroupe l’ensemble des règles applicables aux
créations « intellectuelles » ou « immatérielles » qui sont des « biens
incorporels ».
Les biens en général sont des objets physiques produits pour lesquels il existe
une demande, sur lesquels des droits de propriété peuvent être établis et dont
la propriété peut être transférée d'une unité institutionnelle à une autre par le
biais d'une opération sur le marché.

La loi en France
 Droit d’auteur : propriété littéraire et artistique
 Fait partie de la propriété intellectuelles
 CPI 1992 (regroupement d’anciennes lois …)

2.1. La propriété industrielle

La propriété industrielle est une des deux grandes branches de la


propriété intellectuelle (l’autre étant la propriété littéraire et artistique).
Elle protège principalement les inventions techniques et les signes
distinctifs utilisés dans la vie économique.

2.1.1. Brevets
Un document qui protège une invention technique
 C.à.d. un produit ou un procédé qui apporte une solution technique à
un problème technique donné
 L’invention pour laquelle un brevet pourra être obtenu doit
également être nouvelle, impliquer une activité inventive et être
susceptible d’application industrielle

2.1.2. Marques
Un « signe » permettant de distinguer précisément les produits ou
présentations de services d’une entreprise de ceux de ses concurrents. Le
signe peut être un mot, un nom, un slogan, un logo, un dessin, etc. ou la
combinaison de ces différents éléments
 Dépôt d’une demande auprès de l’institut national de la propriété
industrielle
 4 conditions à respecter
 Être distinctive
 Licite – autorisé par la loi ou par une règle

6
 Non déceptive – qui ne cause pas de la déception, qui répond
aux attentes
 Disponible
 Avoir deux marques identiques ?
 Deux marques identiques peuvent coexister si les produits
sont complètement différents et y’a pas de place pour la
confusion
 Par exemple les marques Lotus, une pour les biscuits et l’autre
pour des mouchoirs etc.

Brevet vs Marque
Un brevet est la liste des ingrédients d’un produit et les processus pour le
produire qui le protège
La marque protège tous ce qui est visuel (logo, slogan etc.), le site web

2.1.3. Dessins et modèles


Dessins : des éléments graphiques en deux dimensions
Modèles : des éléments graphiques en trois dimensions
 Pour les protéger, il faut faire une demande auprès de l’institut
national de la propriété industrielle
 Conditions de protection
 Nouveauté
 Caractère propre ou individuel
 Peuvent se cumuler avec le droit d’auteur, sous réserve que
l’apparence du produit présente un caractère original

2.1.4. Conclusion – protection industrielle

La marque : protège le nom de votre produit ou service, votre logo, votre


site internet ou le nom du lieu d'origine de vos produits.

Le brevet : protège une innovation technique, une amélioration d'un


produit, un procédé innovant, des méthodes de fabrication, des
informations techniques ou des travaux de recherche.

Le dessin et modèle : il protège votre logo lorsque c'est un élément


graphique apposé sur vos produits ou visuels, les créations graphiques de
votre site Internet et vos créations esthétiques ou le design de vos
créations.

Le secret commercial : il consiste à ne pas diffuser les connaissances


élaborées ou acquises, protège vos procédés, formules de fabrication ou
des éléments techniques non brevetés, mais aussi la composition ou le
fonctionnement de vos produits.

7
Pour les avoir, il faut faire des demandes auprès de l’institut national de
la propriété industrielle

Critère BREVET MARQUE DESSINS ET


MODÈLES
Descripti Innovation Marque associée à Apparence d'un
on technique, c'est- des produits et/ou produit
à-dire un produit services : la marque
ou un procédé qui est un « signe »
apporte une servant à distinguer
nouvelle solution précisément vos
technique à un produits ou services
problème donné de ceux de vos
concurrents
Durée 20 ans 10 ans renouvelables5 ans prolongés
sans limite par tranche de 5
ans, jusqu'à 25
maximum
Qui peut Une ou plusieurs personnes physiques (entreprises
déposer individuelles) ou morales (sociétés)

Quand Avant toute À tout moment Avant toute


déposer divulgation au divulgation au
public public. Si la
divulgation
résulte du
créateur du
dessin ou
modèle,
possibilité de
dépôt dans
les douze mois

Droits d’auteurs : principe et exceptions


 1886 : convention de Berne, OMPI
 2001, 2009 : UE – droit d’auteur et droits voisins dans la société de
l’information DADVSI
 1992 : France – code de la propriété intellectuelle

8
Séance 2
23.09.25

Code de la propriété intellectuelle : ce code protège l’auteur, et lui


permet d’avoir une reconnaissance en tant qu’auteur ainsi qu’une
récompense pour l’exploitation de ses œuvres. En fait, c’est l’ensemble
des lois françaises qui régissent les droits liés à la propriété intellectuelle -
il protège les intérêts liés à l’œuvre, et définir les conditions d’exploitation.

Droit commun : Le droit commun désigne, en droit français, l’ensemble


des règles juridiques générales qui s’appliquent à toutes les situations,
sauf lorsqu’une loi spéciale prévoit des règles particulières.
 Le droit commun est le droit « de base », celui qui s’applique par
défaut.
 Le droit spécial déroge (fait une exception) au droit commun en
prévoyant des dispositions particulières pour certaines matières.

2.2. La propriété littéraire et artistique

La propriété littéraire et artistique est l’autre grande branche de la


propriété intellectuelle (avec la propriété industrielle). Elle concerne la
protection des œuvres de l’esprit, c’est-à-dire toutes les créations
originales dans les domaines littéraire, artistique, scientifique ou
numérique.

9
2.2.1. Droit d’auteur

Le droit d’auteur est un droit de propriété intellectuelle qui protège les


créations de l’esprit. En France, il est régi principalement par le Code de la
propriété intellectuelle (CPI).

Il protège toute œuvre originale, quel qu’en soit le genre ou la


forme :
 Œuvres littéraires (livres, articles, poèmes, etc.)
 Œuvres artistiques (peintures, sculptures, photos, dessins)
 Œuvres musicales
 Logiciels et bases de données
 Films, pièces de théâtre, chorégraphies, etc.
⚠️ Les idées en elles-mêmes ne sont pas protégées, seules leur mise en
forme originale l’est.

Les droits accordés à l’auteur se divise en deux grandes catégories :

 Les droits moraux (inaliénables et perpétuels) :


 Droit de paternité (être reconnu comme l’auteur).
 Droit au respect de l’intégrité de l’œuvre (l’œuvre ne peut
pas être modifiée, déformée ou altérée sans l’accord de son
auteur)
 Droit de divulgation (choisir quand et comment l’œuvre est
publiée).
 Droit de retrait ou de repentir (retirer l’œuvre de la diffusion
sous conditions).

 Les droits patrimoniaux (cessibles et limités dans le temps) :


 Droit de reproduction (copier l’œuvre, sous toute forme).
 Droit de représentation (diffuser publiquement l’œuvre).
 Droit d’adaptation (le droit pour l’auteur de transformer ou
adapter son œuvre originale dans une autre forme ou un autre
support, ou d’autoriser quelqu’un d’autre à le faire)
 Ces droits durent 70 ans après la mort de l’auteur (après
quoi l’œuvre tombe dans le domaine public).

Pour qu’une œuvre bénéficie de la protection du droit d’auteur, elle doit


respecter certains critères essentiels :
 Originalité
 L’œuvre doit refléter la créativité et la personnalité de son
auteur.

10
 Les idées seules ne sont pas protégées, seule leur expression
originale l’est.
 Ex. : un texte, une peinture, une musique, une photo originale.
 Forme tangible
 L’œuvre doit être fixée sur un support permettant de la
percevoir ou de la reproduire (papier, fichier numérique,
enregistrement sonore, etc.).
 Une idée ou un discours oral non consigné ne bénéficie pas
encore de protection.
 Création de l’esprit
 L’œuvre doit être le fruit de l’esprit humain.
 Les créations naturelles, les inventions mécaniques ou les
simples faits ne sont pas protégés par le droit d’auteur.

Le concept de l’œuvre

Le concept de l’œuvre renvoie à l’idée centrale du droit d’auteur, c’est-à-


dire la création de l’esprit qui est originale et exprimée dans une forme
concrète.

 Définition générale – une œuvre est toute création intellectuelle


originale qui peut se manifester dans différents genres et formes :
texte, image, musique, film, logiciel, performance artistique, etc.
 Critères pour qu’une création soit considérée comme une œuvre
 Originalité : l’œuvre doit porter l’empreinte de la personnalité
de l’auteur.
 Fixation sur un support : l’idée doit être exprimée d’une
manière perceptible (écrit, numérique, sonore, visuel).
 Création intellectuelle : elle doit provenir de l’esprit humain, et
non d’un phénomène naturel ou d’une simple technique.

La propriété de l’œuvre est indépendante de la propriété de son support –


le propriétaire d’un livre n’a pas la propriété de l’œuvre littéraire.

Le périmètre de la loi : liste non exhaustive, et sous réserve. Ils sont


généralement considérés comme des œuvres de l’esprit, sous réserve
qu’ils soient originaux :
 Les œuvres et les éléments d’architecture, les plans et les
maquettes.
 Les sculptures, les peintures, les dessins, graffiti, les tatouages, les
œuvres de graphisme ( lettrages, logos, mise en page, présentation
publicitaire ).

11
 Les chorégraphies, le pantomime, les numéros de cirque, les défilés
de mode.
 Les œuvres littéraires
 Les œuvres dramatiques, parmi lesquelles figures l’opéra et le
théâtre.
 Les œuvres musicales
 Les œuvres vidéo : le cinéma et les œuvres audiovisuelles
 La photographie
 Les œuvres des arts appliquées -> les œuvres d’ingénierie et de
design, les bijoux
 Les œuvres multimédias : un site web, un blog, un jeu vidéo…

Le problème avec l’originalité.


 L’évaluation de l’originalité est évaluée par des juges et experts en
cas de litige :- Si plainte pour fraude ( contrefaçon ) : banalité ?
Originalité ?
 Concept évolutif, subjectifs, critères.
 Lien avec enjeux financiers ( quand deux font la même chose ).
 Tendance vers une sorte de présomption d’originalité

Pragmatisme américain : remplacer l’originalité par une simple déclaration


- copyright

Patricia Caulfield hibiscus blossoms VS Andy Warhol Flowers, 1964.

Qu’est qu’un auteur ?


 C’est la personne qui a créé l’œuvre, le créateur ayant droit.
« La qualité d’auteur est attribuée, sauf preuve contraire, à la
personne ou aux personnes sous le nom desquelles l’œuvre est
publiée. »
 L’auteur détermine les modalités de l’utilisation de son œuvre.
 Les salariés ( contrat, accord collectif ).
 Les fonctionnaires ( loi ).

Les créations de groupe

Œuvre collective Vs œuvre de collaboration

12
Critère Œuvre collective Œuvre de collaboration
Œuvre créée sous la
direction d’une personne Œuvre créée par plusieurs
ou d’un groupe, où les auteurs, chacun apportant
Définition
contributions des différents une contribution distincte
auteurs sont indissociables et identifiable.
et forment un tout.
Un dictionnaire ou une Une chanson composée par
encyclopédie coordonnée un parolier et un
Exemple
par un directeur de compositeur, ou un article
publication. écrit à plusieurs mains.
L’auteur désigné (ex. Chaque collaborateur
directeur de publication) est conserve ses droits sur
Titularité du titulaire des droits au sa contribution. Les droits
droit d’auteur nom de l’ensemble ; les doivent être exercés
contributeurs n’ont pas de conjointement pour
droits séparés. exploiter l’œuvre complète.
Caractéristiq Contributions fusionnées et Contributions identifiables et
ue principale non individualisables. individualisables.

Wooclap :

 A partir de quel moment les droits d’auteurs en France protège une


œuvre ? -

La protection par les droits d’auteurs, naît automatiquement avec la


création de l’œuvre à deux conditions : l’œuvre doit être finie et originale.

 Doit-on déposer / diffuser une œuvre pour bénéficier des droits


d’auteurs.

13
Non pas besoin d’effectuer les démarches administratives. Il peut être utile
de prouver la date de création et la paternité en cas de litige.

Pour ça :
 Dépôt auprès d’un organisme officiel ( SACEM, SCAM…)
 Service e-Soleau ( par INPI ) - Le dépôt E-Soleau est un dispositif
officiel proposé par l’INPI (Institut National de la Propriété
Industrielle) en France pour protéger une création intellectuelle en
attestant la date de sa conception.
 Dépôt chez un notaire
 Conservation d’un envoi recommandé à soi-même non ouvert.
 Services en ligne de certification

Le domaine public : Le domaine public désigne l’ensemble des œuvres


dont les droits d’auteur ont expiré ou qui ne sont pas protégées, et qui
peuvent être librement utilisées, copiées, modifiées et diffusées par tout le
monde, sans autorisation ni paiement. Pour certains artistes, c’est leur
objectif ( une sorte de destination finale ) de la création.

A-t-on le droit de publier une nouvelle édition d’un roman du 19/ début
20e siècle.
 Les œuvres publiés avant 1924 sont considérées comme étant dans
le domaine public.

Les recettes de cuisine ne peuvent bénéficier de la protection des


droits d’auteur.

2.2.2. Les droits voisins d’auteur ( 1985 )

[Link]. Qu’est-ce que c’est ?

Les droits voisins du droit d’auteur sont des droits qui protègent certaines
personnes impliquées dans la création ou la diffusion d’une œuvre, sans
être les auteurs eux-mêmes. Ils sont complémentaires au droit d’auteur et
permettent à ces personnes de percevoir une rémunération pour
l’exploitation de leur travail.

Qui est concerné ?


 Les artistes-interprètes : chanteurs, musiciens, acteurs, danseurs…
 Exemple : un chanteur qui interprète une chanson écrite par
un auteur-compositeur.

14
 Les producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes : labels,
maisons de disques, studios de cinéma…
 Exemple : le producteur d’un album ou d’un film.
 Les organismes de radiodiffusion : radios, chaînes de télévision…
 Exemple : une chaîne TV qui diffuse un spectacle enregistré.

Quels droits leur sont reconnus ?


 Droit à la rémunération pour l’exploitation de l’œuvre : reproduction,
diffusion, streaming, représentation publique.
 Droit moral limité : protéger leur interprétation ou enregistrement
contre des modifications qui porteraient atteinte à leur réputation.

Durée
En général, 50 ans (avec prolongation) après la première diffusion ou
interprétation (peut varier selon le type de droit et la législation).

Exemple concret
Une chanson composée par un auteur-compositeur et interprétée par un
chanteur :
 L’auteur-compositeur a le droit d’auteur.
 Le chanteur bénéficie de droits voisins pour son interprétation.
 Le producteur du disque touche des droits voisins pour
l’enregistrement.

Les bénéficiaires des droits voisins jouissent d’un droit exclusif :


 Qui leur confère la possibilité d’autoriser ou d’interdire l’utilisation et
l’exploitation de leur prestation
 Et d’en percevoir une rémunération

Wooclap
 Le droit de retrait et de repentir - L'auteur peut, après la
publication de l'œuvre, en arrêter l'exploitation ou la modifier, à
condition d'indemniser les tiers affectés par cette
 Le droit de divulgation - L'auteur a le droit de décider quand et
comment son œuvre sera rendue publique. Il choisit les modalités de
diffusion et peut refuser que l'œuvre soit publiée tant qu'il ne
l'estime pas prête.
 Le droit de représentation - Droit de communiquer ou de faire
communiquer son œuvre au public par un procédé quelconque, en
public et en direct (concert, théâtre…), ou à l'aide de supports
matériels (livre, disque).
 Le droit de paternité - L'auteur a le droit d'être reconnu comme le
créateur de l'œuvre. Toute diffusion ou reproduction de l'œuvre doit
mentionner son nom.

15
 Le droit de reproduction - faculté d'autoriser la fixation matérielle
(enregistrement) de son œuvre sur les supports et par les procédés
de son choix, en vue d'une communication indirecte au public
 Le droit au respect d’intégrité de l’œuvre - L'auteur peut
s'opposer à toute modification, dénaturation ou mutilation de son
œuvre qui pourrait porter atteinte à son esprit ou à sa réputation.
Cela garantit que l'œuvre est présentée dans sa forme originale.

Séance 3
30.09.25

[Link]. Les exceptions en France (Art. L122 – du CPI)

Cas généraux

16
Exception = utilisation légale d’une œuvre protégée sans l’autorisation de
l’auteur.
 Représentation privées et gratuites ( cercle de famille ).
 Les copies ou reproduction strictement réservées à l’usage privé du
copiste et non destinées à une utilisation collective, à l’exception
des copies des œuvres d’arts destines à être utilisées pour des fins
identiques à celles pour lesquelles ?
 La parodie, le pastiche et la caricature, compte tenu des lois du
genre

Sous réserve que soient indiqué clairement le nom de l’auteur et la source


 Les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique,
polémique, pédagogique, scientifique ou d’information de l’œuvre à
laquelle elles sont incorporées ;
 Les revues de presse
 La diffusion, même intégrale, par la voie de presse ou de
télédiffusion, à titre d'information d'actualité, des discours destinés
au public prononcés dans les assemblées politiques, administratives,
judiciaires ou académiques, ainsi que dans les réunions publiques
d'ordre politique et les cérémonies officielles
 Les reproductions, intégrales ou partielles d'œuvres d'art graphiques
ou plastiques destinées à figurer dans le catalogue d'une vente
judiciaire effectuée en France pour les exemplaires mis à la
disposition du public avant la vente dans le seul but de décrire les
œuvres d'art mises en vente

Enseignement et recherche - la représentation ou la reproduction


d'extraits d'œuvres,
 Sous réserve des œuvres conçues à des fins pédagogiques, des
partitions de musique et des œuvres réalisées pour une édition
numérique de l'écrit,
 À des fins exclusives d'illustration dans le cadre de l'enseignement
et de la recherche,
 À l'exclusion de toute activité ludique ou récréative,
 Dès lors que le public auquel cette représentation ou cette
reproduction est destinée est composé majoritairement d'élèves,
d'étudiants, d'enseignants ou de chercheurs directement concernés,
 Que l'utilisation de cette représentation ou cette reproduction ne
donne lieu à aucune exploitation commerciale
 Et qu'elle est compensée par une rémunération négociée sur une
base forfaitaire
 Sans préjudice de la cession du droit de reproduction par
reprographie mentionnée à l'article L.122-10

17
Bibliothèques, musées, archives publiques
La reproduction d'une œuvre,
 Effectuée à des fins de conservation ou destinée à préserver les
conditions de sa consultation sur place
 Par des bibliothèques accessibles au public, par des musées ou par
des services d'archives,
 Sous réserve que ceux-ci ne recherchent aucun avantage
économique ou commercial

Exception « handicap »
 Une dérogation prévue par la loi qui permet d'utiliser une œuvre
protégée sans demander l'autorisation de l'auteur ou du titulaire de
droits, dès lors que c'est pour répondre aux besoins de personnes en
situation de handicap.
 Ne remet pas en cause le droit d'auteur dans son ensemble, mais
garantit que celui-ci ne devienne pas une barrière à l'accès à la
culture pour les personnes handicapées
 Elle permet par exemple :
 De transcrire un livre en braille,
 De créer une version audio ou en lecture facile,
 D’ajouter des sous-titres ou une audiodescription à un film,
 D’adapter un logiciel ou un site web pour l'accessibilité.

3. Les bases de données

Bases de données – Recueil de l’informations, sous forme électronique ou


non, accessibles individuellement. Une base de données est un ensemble
organisé d’informations ou de données stockées de manière à pouvoir être
consultées, modifiées et utilisées facilement.
 Protection juridique double
 Droits d’auteur : forme de la base, architecture – condition :
originalité
 Droit sui generis : matière contenue par la base - condition :
valeur économique
 Protection : 15 ans

Logiciels - programmes et procédés relatifs au fonctionnement d'un


ensemble de données
 Droit d'auteur : architecture du logiciel, code objet et code source,
interfaces logiques, maquettes, documentation.
 Droit des brevets : si le logiciel permet la réalisation d'un produit ou
procédé (effets tangibles).

18
 Éléments non protégés : fonctionnalités, algorithmes, interfaces,
langages de programmation.

Wooclap
Association des types des droits à leur durée
 Brevet – 20 ans
 Marque – 10 ans renouvelables sans limite
 Dessin et modèles – 5 ans prolongés par tranche de 5 ans, max 25
ans
 Droits moraux – éternels
 Droits patrimoniaux – vie d’auteur +70 ans
 Droits d’auteur pour une œuvre collective – 70 ans à partir de la
réalisation de cette œuvre
 Droits d’auteur pour une œuvre de collaboration – vie du dernier
auteur +70 ans
 Bases de données – 15ans

Œuvre collective :
 la durée du droit exclusif est de soixante-dix années à compter du
1er janvier de l'année civile suivant celle où l'œuvre a été publiée
(article L. 123-3 du CPI).

Œuvre de collaboration:
 La durée de protection de 70 ans reste identique, son point de
départ étant alors le 1er janvier suivant la date de décès du dernier
co-auteur de l'œuvre

Et si l'œuvre est anonyme ?


 Les œuvres anonymes, sous pseudonymes ou collectives - ne
connaissant pas le nom de l'auteur,
on ne peut pas déterminer sa date
de décès. La loi a prévu que la
durée est de 70 ans à compter de
la publication.

Wooclap

Qui a les droits d’auteur ?


 Je suis chercheur
 Je veux analyser la communication
des jeunes écologistes
 Je veux publier les résultats de ma
recherche

19
En France (et plus largement en Europe), l’auteur d’une œuvre de l’esprit
est la personne physique qui l’a créée.
👉 Donc, c’est toi, le chercheur, qui es titulaire des droits d’auteur sur ton
texte, ton analyse, tes schémas et ta manière de présenter les résultats.

Internet
 Espace de liberté, accessibilité , de résistance
 Monde virtuel – monde réel
 Droit national – internet mondial

Ça change quoi ?
L’objet / l’œuvre se détache de nous et sa route seule avec ou pas de
contrôle de/des auteurs

Droit d’internet
 Il n’y a pas de « code de l’internet »
 Les grands principes restent inchangés, mais le droit s’est adapté à
certaines réalités nouvelles et aux usages numériques
 Les principes restent, le droit évolue
 1978, 2004, 2019 – lois informatiques et liberté
 2016, 2018 – RGPD
 CPI …

3 types de lois

Général
 Des lois qui ne sont pas faites
spécifiquement pour internet mais
qui y s’applique
 Code civil
 Code pénal
 Code de la propriété
intellectuelle
 Ce qui change – propriété intellectuelle
 Droits patrimoniaux : reproduction, représentation…
téléchargement, streaming
 Surveillance de l’activité des plateformes (HADOPI > ARCOM)
 Contrôle du contenu des sites – loi concernant les plateformes
 Surveillance des canaux – quid de la neutralité des réseaux
 Respect de la dignité de la personne (code civil)
 Droit à l’image : vie privée (code civil)
 Droit à l’image / mineur (code pénal)
 Racisme, homophobie, apologie du terrorisme, négationnisme,
pédophilie, antisémitisme etc.

20
 Droit à l’image
 Un droit fondamental qui protège une personne contre
l’utilisation non autorisée de son image
 Permet d’autoriser ou de refuser la reproduction et la diffusion
publique de votre image
 Principes : Consentement préalable, finalité de l’utilisation –
dans quelle but, protection renforcée pour certaines catégories
comme les personnalités publiques – sauf dans un contexte
public ou professionnel - et les enfants ou les mineurs – ce
sont les parents qui décident
 Diffamation
 Toute allégation ou imputation d’un fait précis portant atteinte
à l’honneur ou à la considération d’une personne.
 Ex : il a volé de l’argent
 Injure
 Une expression outrageante, un terme de mépris ou une
invective qui ne contient pas l’imputation d’un fait précis
 Ex : tu es un incapable
 Amende au cas de diffamation ou d’injure
 Publique : 12000 euros
 Non publique : contravention de la 1ère classe, avec une
amende maximale de 38 euros
 Contrats d’accès (licences)
 Droits des contrats
 Codes civils

Numérique

 Des lois faites pour l'informatique et qui s'appliquent aussi (mais pas
exclusivement) à l'Internet
 Lois relatives à l'informatique, aux fichiers et aux libertés :
 Informatique et libertés, 1978 ;
 RGPD (2018)
 DADVSI (2006)
 Loi d'orientation et de programmation pour la performance de
la sécurité intérieure (LOPPSI 2 de 2011) - cybercriminalité,
Vidéoprotection
 Directive sur le droit d’auteur en UE et en France en 2019

Commission Nationale de l’Information et des Libertés (CNIL)


 Loi informatique et libertés, 1978
 Missions
 Informer et conseiller

21
 Protéger les droits des individus
 Contrôler et sanctionner
 Accompagner l’innovation

DADVSI 2006
 Droit d'Auteur et Droits Voisins dans la Société de l'Information
 Objectifs :
 Adapter la protection du droit d'auteur à l'ère numérique
 Lutte contre le piratage
 Protection des DRM (Digital Rights Management) - Outils
numériques pour contrôler l'usage d'un fichier
 Adaptation des exceptions au droit d'auteur

LOPPSI 2 de 2011
 Usurpation d'identité en ligne : délit → 1 an prison & 15 000 €
amende
 Intrusion policière dans ordinateurs (avec autorisation judiciaire) :
pour enquêtes sur crimes graves, trafics, blanchiment, immigration
illégale organisée
 Vidéoprotection : conservation max des enregistrements publics = 1
mois (délai fixé par préfet) ; sociétés privées : accès uniquement en
direct

La directive de 2019: UE
 Directive sur le droit d'auteur dans le marché unique numérique
 Exceptions au droit d'auteur : pour l'usage pédagogique et la
recherche scientifique (Art 3-6)
 Les archives et bibliothèques (Art 6) : numérisations sans demande
d'autorisation
 Adaptation des règles pour les utilisateurs de contenus en ligne (Art
15) : droits des éditeurs de presse
 Les plateformes de partage de contenu (Art. 17) :
responsabilité des plateformes, obligation de filtrage, NE
DOIVENT PAS LIMITER LA LIBERT2 D’EXPRESSION

La directive de 2019 : FR
 2019 : Adaptation des règles pour les utilisateurs de contenus en
ligne (Art. 15) : droits des éditeurs de presse
 2021 : les plateformes de partage de contenu (Art. 17)

Internet

 Lois faites (plus ou moins) exclusivement pour Internet

22
 Loi pour la confiance dans l’économie numérique – ventes et
diffusion des services numériques en ligne, vente en ligne,
responsabilité hébergeurs
 HADOPI (2009 – 2021, dissolution)
 Loi numérique (2016)
 Digital services Act (2023)

Cadre juridique de l'économie numérique


 Loi pour la confiance dans l'économie numérique 2004
 Responsabilité des hébergeurs
 Définition de commerçant électronique
 Loi Chatel 2008: renforcement de la protection de
cyberconsommateurs
 Les professionnels de la vente à distance sont tenus d'indiquer
une date limite de livraison et en cas de retard de plus d'une
semaine le consommateur peut dénoncer la commande par
lettre recommandée avec accusé de réception.
 Le remboursement des sommes versées doit alors intervenir
dans les meilleurs délais et au plus tard dans les 30 jours
suivant la date à laquelle le consommateur a exercé ce droit.
 L'offre de contrat, via des conditions générales de vente
acceptées lors de l'achat par le client, doit préciser notamment
l'existence d'un droit de rétractation, ses limites éventuelles,
ou même, son absence. Le remboursement sous forme d'avoir
ne peut plus être imposé.
 Les services qui permettent de suivre l'exécution de la
commande, d'exercer le droit de rétractation ou de faire jour la
garantie ne peuvent être surtaxés.

23
Cours 4
07.10.25

21 Octobre, 20 questions sur les 4 premières thématiques.

Droit à l’image.
 Un droit fondamental qui protège une personne contre l’utilisation
non autorisée de son image.
 Permet d’autoriser ou de refuser la reproduction et la diffusion
publique de votre image.

Étude de cas 1 - Image / vidéo prise dans le cadre d’un spectacle de Paul
Mirabel.
⁃ Ai-je le droit de la publier sur mes réseaux sociaux ?
⁃ Si oui, pourquoi ?
⁃ Si non, pourquoi ?

S’il n’y a pas d’interdiction de filmer nous avons le droit. Une personne
publique possède des exceptions concernant le droit à l’image. Il est
également interdit de diffuser l’intégralité du spectacle.

 Oui : car c’est une personnalité publique dans le cadre d’activité


professionnelle. Toujours en respectant les règles (si la personne n’a
pas autorisé la prise des images, on pourrait pas)
 Non : Si ma publication inclue une diffamation / injure.

Alors même s’il n’y a pas d’interdiction de filmer, il faut respecter le droit à
l’image et le droit d’auteur : une personnalité publique peut apparaître
dans une photo ou vidéo, mais il est interdit de diffuser l’intégralité du
spectacle ou des extraits substantiels sans autorisation, et toute
publication ne doit pas porter atteinte à sa réputation.

Étude de cas 2 : Image / vidéo prise dans le cadre d’un spectacle


⁃ Personnalité non-publique
⁃ Je la reconnais ?

24
Si non, je peux publier l’image à condition de suivre les règles de
communautés en ligne. Si oui, J’ai le droit de publier son image sur les
réseaux sociaux uniquement si elle a donné son accord, si non, flouter les
visages, utiliser des individus.

Alors, pour une personne non publique, on ne peut publier son image que
si elle a donné son accord. Si la personne n’est pas identifiable, la
publication est possible à condition de respecter les règles des
plateformes. Sinon, il faut flouter ou anonymiser les visages.

Les principes du droit à l’image

A. Loi pour une république numérique : 2016.

Promulguée le 7 octobre 2016, cette loi vise à adapter la société française


à l’ère du numérique. Elle renforce les droits des citoyens, encourage
l’ouverture des données publiques (open data) et soutient l’innovation
numérique.

1. L’ouverture des données publiques ( open data ).

-> Mise en ligne par défaut des données publiques, et accès aux
publications scientifiques.

L’ouverture des données publiques, ou Open Data, désigne la mise à


disposition libre et gratuite des données produites ou collectées par les
administrations publiques (État, collectivités territoriales, établissements
publics, etc.).

Ces données sont publiées dans un format accessible, réutilisable et


exploitable par tous, sans restriction technique, juridique ou financière.

2. Renforcement des droits des citoyens.

Portabilité des données – Les citoyens peuvent récupérer leurs données


personnelles fournies à une plateforme numérique (réseaux sociaux,
services en ligne, etc.) afin de les transférer vers un autre service.

Accès à Internet pour tous – la loi reconnaît l’accès à Internet comme


un droit essentiel, favorisant l’inclusion numérique.

Décès numérique – chaque citoyen peut désormais décider du sort de


ses données personnelles après sa mort.

25
Droit à l’oubli pour les mineurs – les mineurs peuvent demander la
suppression rapide des données qu’ils ont publiées en ligne  les
plateformes ont un délai d’un mois pour répondre à cette demande.

3. Favoriser l’innovation et protéger les droits numériques.

Neutralité du net – garantir un accès égal à internet pour tous les


utilisateurs sans discrimination par les fournisseurs d’accès  Empêcher
les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) (comme Orange, SFR, Free, etc.)
de favoriser certains sites ou services au détriment d’autres.

Encourager l’innovation ouverte – consiste à partager et réutiliser les


données publiques ou scientifiques afin de permettre la création de
nouveaux services, applications ou outils numériques  stimuler la
création économique, l’esprit d’entrepreneuriat et la coopération entre
l’État, les entreprises et les citoyens.

B. Digital Services Act - 2023

Le DSA est un règlement de l’Union européenne (règlement (UE)


2022/2065) adopté pour moderniser le cadre légal des services
numériques. Il vise à renforcer la sécurité en ligne, à combattre les
contenus illégaux, à protéger les droits fondamentaux, et à responsabiliser
les plateformes numériques

1. Obligations pour les plateformes

Le DSA fixe des règles strictes pour toutes les plateformes numériques
(réseaux sociaux, marketplaces, moteurs de recherche, etc.), avec pour
objectif de protéger les utilisateurs, renforcer la transparence et lutter
contre les abus en ligne.

Obligation d’information et de clarté – les plateformes doivent


informer les utilisateurs de manière claire, intelligible et transparente sur
leurs droits, leurs obligations et le fonctionnement du service  les
conditions générales d’utilisation (CGU) doivent être rédigées dans un
langage simple et non ambigu, accessible à tous.

Rapports de transparence – les plateformes doivent publier


régulièrement des rapports de transparence détaillant : le nombre de
contenus supprimés, suspendus ou signalés – les critères de modération
utilisés – les décisions automatisées (ex. : algorithmes de

26
recommandation)  ces rapports permettent de contrôler la responsabilité
et la neutralité des plateformes.

Lutte contre les contenus illégaux – les plateformes doivent agir


rapidement pour retirer ou bloquer les contenus manifestement illicites
(haine, arnaques, pédopornographie, etc.). Si un utilisateur diffuse
fréquemment du contenu illégal, la plateforme peut suspendre
temporairement son accès après avertissement.

Protection de la vie privée, de la sûreté et de la sécurité des


mineurs – interdiction du ciblage publicitaire basé sur les données
personnelles des mineurs.

Devoir de coopération avec les autorités – les plateformes doivent


collaborer avec les autorités publiques et judiciaires pour lutter contre les
contenus illicites et assurer le respect du droit européen.

Obligation de mettre en place des paramètres de confidentialité


renforcés.

2. HADOPI - ARCOM

Aspect HADOPI (2009–2021) ARCOM (depuis 2022)


Haute Autorité pour la
Autorité de régulation de la
diffusion des œuvres et la
Définition communication audiovisuelle
protection des droits sur
et numérique
Internet
Objectif Régulation globale du
Lutte contre le piratage
principal numérique
Type de Tous les contenus
Œuvres protégées (musique,
contenu numériques (vidéo,
films)
concerné streaming, réseaux sociaux)
Régulation, coopération avec
Outil clé Riposte graduée
les plateformes
Encadrement Oui (DSA, DMA, directives
Aucun
européen médias audiovisuels)
Vision Répressive Préventive et éducative

Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur
internet ( HADOPI, 2010-2021 ) + conseil supérieur de l’audiovisuel ( CSA,
1989-2021 )  Autorité de régulation de la Communication audiovisuelle et
numérique ( ARCOM ).

Missions
 Lutte conte piratage,
 Protection des mineurs

27
 Lutte contre la désinformation et la haine en ligne

Piratage
 C’est la reproduction, la diffusion ou l’utilisation non autorisée de
contenus protégés par les droits d’auteur.
 Définition par ARCOM : Le téléchargement illégal ou piratage est
le fait d’acquérir ou d’accéder via internet à des œuvres ( musiques,
films…) protégées par des droits d’auteurs et sans que soient
rémunérés de quelques façons, les artistes et producteurs.
 Si on repère une personne téléchargeant du contenu de façon
illégale, elle réceptionnera des avertissements et pourra être
sanctionné d’une peine maximale de 1500 euros.

Droits d’auteur et internet : une protection confuse.

 Une réalité sociale : les termes comme " copyright ", " libre de droit "
ou " Creative Commons " sont souvent utilisés sans être bien
compris. Par exemple, beaucoup pensent que "libre de droit" =
"gratuit", alors qu'il s'agit souvent d'un droit d'utilisation limité ou
conditionné
 Une réalité législative et médiatique : le droit d'auteur a dû s'adapter
aux nouvelles technologies numériques. Cela a entrainé une
multiplication de lois : ( DADVSI, HADOPI, digitales services Act…)
 Une réalité technologique : des milliers de contenus (films,
musiques, livres, photos) sont désormais accessibles en un clic. Cela
crée un déséquilibre entre la facilité d’accès et la protection
juridique des œuvres.

Un petit exemple - L’affaire Google Books (2006–2011)


 Contexte : Google a numérisé des millions de livres sans
autorisation, y compris des ouvrages français.
 Problème : Quelle loi appliquer ? Américaine (où Google est basé) ou
française (où les livres sont diffusés) ?
 Les éditeurs français ont saisi le tribunal de grande instance de
Paris, estimant que la loi française devait s’appliquer car :
 L’interface était en français.
 Le public visé était français.
 Les livres provenaient d’auteurs et d’éditeurs français.
 Résultat : En 2009, le tribunal a donné raison aux éditeurs français
et a condamné Google pour contrefaçon.

28
C. Données de recherche et la science ouverte

Plan de cours des données de recherche et droit


1. Open science
2. Open Data
3. Données de recherche
4. Open access
5. Licences

1. Open science – les sciences ouvertes

Elles visent à rendre les connaissances et les résultats de ces recherches


accessibles à tous, de manière transparente, collaborative, et sans
barrière, qu’elles soient financières, techniques ou légales.

 Libre accès aux publications scientifiques → Les articles issus


de la recherche publique doivent être disponibles gratuitement en
ligne (open access).
 Partage des données de recherche → Les données doivent être
réutilisables, interopérables et ouvertes à la communauté
scientifique.
 Transparence des méthodes → Les protocoles, codes sources,
outils et processus doivent être accessibles pour favoriser la
reproductibilité.
 Collaboration ouverte → Les chercheurs, institutions, citoyens et
entreprises peuvent participer ensemble à la production de
connaissances.
 Éthique et intégrité scientifique → L’ouverture s’accompagne
d’un cadre éthique clair pour protéger les participants et les données
personnelles.

2. Open data

L’Open Data consiste à rendre accessibles et réutilisables les données


produites ou collectées par les administrations publiques, dans un format
libre et exploitable par tous (citoyens, chercheurs, entreprises, etc.).

2.1. Ses principes

Transparence
 Permet aux citoyens de mieux comprendre l’action publique.
 Favorise le contrôle démocratique de l’utilisation de l’argent public.
 Renforce la confiance entre l’État et les citoyens.

29
 Exemple : budgets, dépenses publiques, données électorales,
indicateurs environnementaux…

Création de valeur
 Encourage l’innovation grâce à la réutilisation des données par les
entreprises et start-ups.
 Stimule l’activité économique et la création d’emplois dans le
numérique et la data.
 Permet le développement de nouveaux services publics ou privés
(ex : applications de transport, santé, énergie…).

Collaboration
 Favorise la coopération entre chercheurs, institutions et entreprises.
 Encourage la participation citoyenne (data citoyenne, projets
participatifs).
 Contribue à une culture du partage et de la co-construction des
politiques publiques.

2.2. Etalab – pilotage de l’open data

Etalab n’est pas seulement un « dépositaire » de données : c’est aussi


l’acteur qui coordonne, structure et supervise la politique Open Data en
France. Etalab est une mission rattachée à la direction interministérielle du
numérique ( DINUM ) en France, qui pilote et coordonne les politiques
publiques en matière de données ouvertes (open data) et données
numériques. Ses missions :
 Coordination de l’ouverture des données publiques
 Gestion de la plate-forme [Link]
 Promotion de la transparence et de l’innovation
 Appui aux administrations
 Normalisation et interopérabilité
 Valoriser des données par l’innovation
 Protection et éthique des données

2.3. Droits

L’open data est régie en Europe par une directive 2013/37/UE dite « PSI »
pour public sector information et, en France, par la loi dite « CADA 2 »
n°78-753 du 17 juillet 1978 ( modifiée à plusieurs reprises ) codifiée
depuis le 19 mars 2016 dans le code des relations entre le public et
l’administration ( Livre III, titre 2e du CRPA )

Ces textes définissent


⁃ Un droit d’accès individuels aux documents admin
30
⁃ Un droit de réutilisation pour tous des informations

Quels types de données sont partagés dans le cadre de l’Open Data ?


⁃ Dossiers,
⁃ Rapports
⁃ Études
⁃ Comptes rendus
⁃ Procès-verbaux
⁃ Statistiques
⁃ Directives
⁃ Instructions
⁃ Circulaires
⁃ Notes et réponses ministérielles
⁃ Correspondances
⁃ Avis
⁃ Prévisions
⁃ Codes sources et décisions
-> cette liste n’est pas limitative.

2.4. Commission d’Accès aux Documents Administratifs - CADA


:

Périmètre et limitations.
 Ce droit s’exerce à l’égard de toutes les personnes publiques (l’État,
les collectivités territoriales et leurs établissement publics) ainsi qu’à
l’égard des organismes privés chargés d’une mission de service
public.
 L’accès à certaines informations, par exemple les dossiers médicaux,
les listes électorales ou les informations environnementales, obéit à
des règles particulières, souvent plus libérales que le régime
général.
 Restriction au droit d’accès nécessaires pour préserver divers
secrets :

-> Qui garantissent dans l’intérêt des personnes le respect

2.5. Cadre légal : loi numérique 2016.

Mise à disposition systématique des données publiques – les


administrations doivent publier certaines informations pour favoriser la
transparence et l’innovation.

31
Utilisation de standards ouverts – les données doivent être publiées dans
des formats ouverts, réutilisables et interopérables, afin d’être facilement
exploitables par tous.

Types de données à publier systématiquement :


 Bases de données administratives
o Ex : cadastres, registres publics, données économiques,
statistiques officielles.
 Données présentant un intérêt public
o Données dont la publication a un impact économique, social,
sanitaire ou environnemental.
o Ex : données sur la qualité de l’air, consommation d’énergie,
accès aux soins, suivi des transports publics.
 Autres données utiles à l’innovation et à la participation citoyenne
o Les données qui permettent la création de services
numériques innovants, la recherche scientifique, ou
l’engagement citoyen.
o Ex : horaires et fréquentation des transports, données
culturelles, open maps, données météorologiques.

Les petites administrations - Tous les ministères, les autorités


administratives indépendantes, les collectivités territoriales de plus de
3500 habitants… disposant, au total et en équivalent temps pleins de plus
de 50 fonctionnaires, agents contractuels et ou salaires se voient
concernés par l’obligation d’Open Data.

2.6. Établissement public à caractère industriel et commercial


– EPIC

Une EPIC est une personne morale de droit public et qui exerce une
activité de nature industrielle ou commerciale, tout en bénéficiant des
prérogatives de puissance publique.

Contrairement aux EPA ( Établissement Publics Administratifs ), qui se


consacrent à des missions non lucrative ( comme les universités ou les
hôpitaux ) les EPIC poursuivent des objectifs économiques et ont une
organisation qui ressemblent davantage à une entreprise.

Ses caractéristiques

Critère Description

Statut
Régime mixte combinant droit public et droit privé.
juridique

Activités Principalement économiques, industrielles ou

32
Critère Description

exercées commerciales.

Majoritairement par recettes propres (vente de services,


Financement
billetterie, transports…).

Agents publics soumis à un statut particulier,


Personnel
mélangeant règles publiques et privées.

Exemples d’EPIC
 ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie)
 INA (Institut National de l’Audiovisuel)
 RATP (Régie Autonome des Transports Parisiens)
 SNCF (Société Nationale des Chemins de fer Français)
 ONF (Office National des Forêts)
 Opéra de Paris, Cité de la Musique, etc.

EPIC et obligations Open Data

Cadre légal
 Loi pour une République numérique (2016) : impose la publication de
certaines données publiques.
 Code des Relations entre le Public et l’Administration (CRPA) :
précise les droits d’accès aux documents et données publiques.

Obligations spécifiques
Les EPIC doivent se conformer aux règles de l’Open Data si :
 Ils exercent une mission de service public.
 Les données détenues sont produites dans le cadre de cette mission.

Exclusions : activités commerciales ou industrielles

Les données issues d’activités purement commerciales ou industrielles ne


sont pas soumises à l’obligation d’ouverture. Elles sont protégées par le
secret des affaires (ex : informations stratégiques, plans financiers,
procédés industriels).

3. Données de recherche

33
Les données de recherche désignent l’ensemble des informations
collectées, produites ou générées dans le cadre d’une activité scientifique
ou technique.

Pas de distinction juridique entre :


 Données brutes
 Données élaborées
 Métadonnées

Propriété sur la donnée : dans la plupart des cas, pas de droit de propriété
sur les données elles-mêmes.

Statut juridique : les données sont considérées comme une information «


de libre parcours », c’est-à-dire que leur diffusion peut être libre ou
restreinte selon la décision de l’établissement producteur.

3.1. Absence de définition légale unique

Il n’existe pas de définition légale précise des données de recherche. Il n’y


a pas de texte spécifique de régulation applicable à toutes les données
scientifiques.

La définition dépend de :
 La communauté scientifique concernée
 L’équipement utilisé
 Les standards scientifiques et techniques locaux

3.2. Cadre légal et réglementaire

Le Code de la recherche rassemble l’ensemble des dispositions


législatives et réglementaires relatives à la recherche en France.

Selon ce code, les données issues d’activités de recherche peuvent être


publiées si elles respectent certaines conditions :

 L’activité est financée au moins à moitié par des fonds publics :


 Dotations de l’État
 Collectivités territoriales
 Établissements publics
 Subventions d’agences nationales ou fonds de l’UE
 Les données ne sont pas protégées par un droit spécifique ou
réglementation particulière.
 Les données ont été rendues publiques par le chercheur.

34
3.3. Exceptions aux données libres

Données propriétaires (soumis au droit d’auteur)


 Condition : originalité de la forme, pas des idées elles-mêmes.
 Conséquence : accord de l’auteur indispensable pour toute
utilisation, sauf courte citation.
 Le droit revient à l’auteur, et non à l’établissement, sauf si ce dernier
a des conditions d’autonomie juridique sur la production.
 Le principe s’applique dans les deux sens : que l’on soit auteur ou
utilisateur de la donnée.

Données organisées en base de données (droit sui generis)


 S’applique si un investissement substantiel a été réalisé (souvent
financier).
 Le droit revient à l’investisseur (souvent l’établissement producteur).
 Durée de protection : 15 ans à partir de la constitution de la base

35
Séance 5
14.10.25

Principe FAIR

Les principes FAIR décrivent comment les données doivent être organisées
pour être plus facilement accessibles, comprises, échangeables et
réutilisables. On en parle surtout pour les données de recherche mais les
principes FAIR concernent toute ressource numérique disponible en accès
ouvert relative à une activité scientifique.

 F – Findable (Facile à trouver) - Les données doivent être


identifiables via des métadonnées claires et persistantes (ex. DOI)
 Chaque fichier déposé est décrit par des métadonnées riches
(métadonnées bibliographiques, affiliations des auteurs,
références de projets ANR/Européen)
 Les métadonnées du dépôt sont associées à l'identifiant HAL
qui est unique et pérenne; à un identifiant DOI pour les articles
publiés sur Episciences

36
 Les métadonnées sont indexées et peuvent être recherchées
 L’accès est libre et gratuit
 A – Accessible (Accessibles) - Les données doivent pouvoir être
obtenues facilement via des protocoles standards (même si des
restrictions d’accès existent)
 Les métadonnées sont accessibles via des protocoles ouverts
et standards
 Les métadonnées sont accessibles par des API de type REST
ouvertes (pas d'enregistrement préalable) ainsi que via OAI-
PMH et dans un triplestore
 Les contenus des documents sont disponibles en accès libre et
gratuit
 Les données sont stockées dans un environnement sécurisé
(data center du Centre de Calcul de l'IN2P3) et accessibles via
des protocoles ouverts
 Les documents archivables sont employés au Centre
informatique national de l’enseignement supérieur (CINES)
pour préserver leur accessibilité et leur lisibilité à long terme
 I – Interoperable (Interopérables) - Les données doivent pouvoir
être combinées avec d’autres données grâce à des formats
standardisés et des ontologies partagées.
 Utilisation d'identifiants : DOI, PMID, SWHid, arxivid (voir aussi
Principaux identifiants utilisés dans HAL)
 Alignement avec des référentiels : idRef, ORCID, ROR, RNSR
 Vocabulaires : DC, RDF, FOAF, SKOS, BILBO, Fabio
 R – Reusable (Réutilisables) - Les données doivent être
documentées avec précision et accompagnées de licences claires
pour permettre leur réutilisation.
 Conditions Générales d’Utilisation
 Une licence de diffusion pour le texte intégral peut être
ajoutée par le déposant
 Les métadonnées sont accessibles sous licence CC0

Data Management Plan (DMP)

Le DMP est un document décrivant comment les données d’un projet de


recherche seront gérées tout au long de leur cycle de vie : collecte,
stockage, partage, archivage et suppression.

Contenu typique d’un DMP :

37
 Types de données collectées (brutes, transformées, métadonnées)
 Formats de fichiers utilisés
 Méthodes de stockage et de sauvegarde
 Sécurité et protection des données (RGPD pour données
personnelles)
 Stratégie de partage et d’archivage à long terme
 Plan de conformité avec les principes FAIR et les exigences des
financeurs

Plagiat

Toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce


soit, d'une œuvre de l'esprit en violation des droits de l'auteur, tels qu'ils
sont définis et réglementés par la loi.

Sanctions (art. L335) :


 3 ans d'emprisonnement;
 300 000 € d'amende
 Si le délit est réalisé en groupe > 5 ans d'emprisonnement, 500 000
e d'amende.

Types de plagiat
 Plagiat direct : copier-coller des phrases ou paragraphes sans
citation
 Plagiat partiel ou paraphrasé : reformuler des idées d’autrui sans
référence
 Autoplagiat : réutiliser ses propres travaux antérieurs sans mention
 Plagiat involontaire : oublier de citer une source ou mal paraphraser
Prévention
 Toujours citer les sources (APA, MLA, Chicago…)
 Quand on fait des copier-coller, il faut citer le texte – des sites
comme Zotero ou Harvard nous aide
 Citer les sources des illustrations même si elles sont dans le
domaine public
 Paraphrase et citer les sources
 Autocitation
 Sources primaires et secondaires
 Utilisation de l’IA
 Obtenir une autorisation (concernant souvent les images utilisées)
 Respecter les consignes des institutions
 Produire des idées originales

38
QCM – Wooclap
1. Faux
2. 10 ans renouvelable sans limite
3. Achevée – originale (nouvelle concerne les inventions technique)
4. Les sculptures – les photographies – les œuvres musicales – les
œuvres multimédia (toutes livres en papier n’est pas concerné parce
qu’on parle du support, si c’était dit œuvre littéraire ça aurait été
protégé)
5. Vrai (sans la condition d’originalité, elle serait pas protégée)
6. Le piratage
7. La commission d’Accès aux documents administratifs

4. Open access

Publications académiques
 Revues
 Journal

Open access, accès libre, accès ouvert, librement accessible, accès


ouverts à la science, en accès libre. Initiative de Budapest pour l'Accès
Ouvert (2001) :

Par « accès libre», nous entendons


 Sa mise à disposition gratuite sur l'Internet public,
 Permettant à tout un chacun de lire, télécharger, copier,
transmettre, imprimer, chercher ou faire un lien vers le texte intégral
de ces articles, les disséquer pour les indexer, s'en servir de
données pour un logiciel, ou s'en servir à toute autre fin légale,
 Sans barrière financière, légale ou technique autre que celles
indissociables de l'accès et l'utilisation d'Internet.
 La seule contrainte sur la reproduction et la distribution, et le seul
rôle du copyright dans ce domaine devrait être de garantir
aux auteurs un contrôle sur l'intégrité de leurs travaux et le
droit à être correctement reconnus et cités

3 vois de l’Open Access en publication académique

 Voie verte – open access green


 L'auteur dépose gratuitement ses articles, ouvrages et
rapports scientifiques sur une archive institutionnelle
qui les stocke at les diffuse gratuitement.

39
 En France, HAL (Hyper Articles en Lignes) est l’archive
nationale ouverte développée par le Centre pour la
communication scientifique directe (CCSD)
 Elle conserve et donne accès aux publications des chercheurs
des établissements de l'enseignement supérieur et de la
recherche (CNRS, Pasteur, Inserm etc.)
 Le Museum la déclinée en « HAL Museum », administré par la
Bibliothèque
 Voie dorée – open access gold
 L’auteur (ou son établissement) paie un éditeur pour
publier son article dans une revue scientifique en libre
accès (totale ou partiel)
 Voie Diamant – open access diamand
 L’auteur soumet gratuitement son article à une revue
scientifique en libre accès, dont le financement est
assuré par des fonds publics ou parapublics (c’est le
cas des publication scientifiques du Musée)

Auto-archivage – voie verte


 A priori par l'auteur, qui détient les droits d'auteur pour la
reproduction (copie) et représentation (mise à disposition du public)
 Mais en cas de publication, souvent cession de ces droits à l'éditeur
 Pas d'auto-archivage
 Période d'embargo
 Question de version (pré-print, version éditeur etc.)

Entrepôt de données

Un entrepôt de données est un réservoir constitué majoritairement de


données de recherche, brutes ou élaborées, qui sont décrites par des
métadonnées de façon à pouvoir être retrouvées. Y’a plusieurs types :
 Thématique
 Disciplinaire
 Multidisciplinaire
 Institutionnel
 Spécifique d'un projet de recherche

40
Ça veut dire quoi ?

Si >50% est un financement public


 Article de périodique (revue)
 Pas de livres ou chapitres etc.
 Possibilité de mise en ligne sur Internet
Pas d'obligation
 À partir de la mise en ligne gratuite par l'éditeur
 Sinon, après 6 mois (STM) et 12 mois (SHS)
 Pas d'exploitation commerciale (= pas de nouvelle édition)

Revues Open access

 Contrat d'auteur comme pour les autres


 Avec des clauses restrictives ?
 Diffusion sous licence ?
 Préconisation par Ministère, CNRS etc. :
 Pas de cession de droits
 Diffusion avec CC-BY (attribution)

Libre VS gratis Open Access

Libre – pour les revues : accès gratuit, avec beaucoup de droits d’usage
 Licence libérale (CC-BY)
 Domaine public (CC0)

Gratis – pour les revues : accès gratuit mais peu de droits d’usage

41
 Sous copyright
 License restrictive (CC-BY-NC-ND)

Responsabilité des opérateurs de plateforme

Responsabilité renforcée depuis la Directive EU de 2019

Obligation d'un contrôle de la légalité des contenus

A minima, obligation de moyens (« meilleurs efforts »)

 Option 1: négociation d'un contrat (licence) avec les éditeurs


 Researchgate et Springer Nature
 Option 2: les éditeurs envoient des demandes de suppression de
contenus
 « Takedown notices » par Elsevier, Wiley, ACS...
 Option 3: plainte par un groupe d'éditeurs et condamnation par un
tribunal
 Elsevier c, ResearchGate devant un tribunal allemand

Séance 6
21.10.25

Licences
42
Licences Creative Commons

 Un ensemble de 7 licences réagissant les


conditions de réutilisation et de distributions
>
 Objectif : Faciliter la diffusion du savoir et de
la création sue internet tout en préservant
certains droits
 L’auteur garde le droit moral (il reste
reconnu comme créateur de l’œuvre )

En pratique
 Dans la recherche et la science ouverte
 Dans le journalisme
 Dans la communication et les médias éducatifs

Creative Commons ZERO

 Un auteur déclare verser immédiatement


son œuvre dans le domaine public

43
 Certains sites mentionnent qu'il n'est pas nécessaire de citer
l'auteur: c'est lié au fait qu'ils utilisent cette licence CCO ou une
licence toute particulière (baptisée par exemple, « Pixabay licence »
ou « Unsplash licence », sur les sites du même nom) qui autorise
cela. Ces licences NE SONT PAS identiques à la licence «
Domaine Public » et ces sites ne sont pas des sites français.
 Il faut ici rappeler qu'en France, d'une façon générale, y compris
pour des œuvres entrées dans le Domaine Public, citer l'auteur
d'une œuvre est une obligation qui s'applique toujours, tout
le temps. Elle découle de l'application du droit moral qui est
totalement indépendant des autorisations d'exploitation de l'œuvre
(droit patrimonial).

Licence d'accès aux revues

 Ou licence d'achat est un contrat qui régit l'accès aux ressources


électroniques, comme les revues scientifiques.
 Offre généralement un droit d'accès temporaire
 Un contrat conclu entre un éditeur et une institution pour fixer les
modalités d'utilisation des ressources électroniques, comme :
o Le nombre d'utilisateurs autorisés
o Les types d'usage permis (consultation, téléchargement,
impression, partage)
o La durée de l'accès (souvent limitée à la période couverte par
le contrat)

Évolution des contrats d’abonnement vers les licences d’accès


Abonnement papier  abonnements électroniques  licences
numériques exclusives

Les contrats

44
Le temps : entre 3 mois et 4 ans…
 Choix / prise de décision
 Prise de contact
 Identification du bon interlocuteur
 Explication de la démarche `
 Mise en confiance
 Négociation de gré à gré ou contrat d’adhésion
 Validation
 Signature
 Le problème des « urgences »

Qui
 La responsabilité du professionnel de l’information
 Directeur Administratif et Financier ?
 Juriste ?
 Directeur général ?
 Professionnel d’achat ?
o L’intérêt d’un binôme
o Concertation en cas de consortium

Avec qui
 Commercial
 Juriste
 Nouveaux produits

45
 Développement commercial
 Direction

 Salon
 Conférence
 Chez l’éditeur
 Au service d’information

Quelques réussites et échecs des négociations entre les organismes de


recherche et éditeurs

 Finlande : accord avec Elsevier en 2018, garantissant l’accès à 1850


revues et une réduction de 50 % sur les frais de publication en libre
accès
 Suède : rupture avec Elsevier en 2018, via le consortium Bibsam,
pour aligner les conditions avec l’objectif de 100% de libre accès
d’ici 2026.
 Norvège, conflit avec Elsevier
o L’offre d’Elsevier rejetée pour son insuffisance dans la
promotion de l’accès ouvert
o Les institutions norvégiennes demandent un passage d’un
modèle « payer pour lire » à « payer pour publier »
o Elsevier invoque des coûts inévitables et reste ouvert à de
nouvelle décisions

Structure 1 : objets, droits, obligations


 Objet et redevances
 Durée (1-5ans)
 Droits (bénéficiaire, utilisateur)
 Les restrictions et interdictions
 Les garanties et engagements
 Divers, généralités (force majeure), annexes

Structure 2 : client
 Les droits du clients (accès, outils, assistance, information)
 Clauses limitatives de responsabilité raisonnables
 Les obligations du client (définition des utilisateurs autorisés, gestion
des accès ID/PW ou IP, respecter les usages définis, les usages
interdits, information des utilisateurs)

Structure 3
 Montant
 Devise
 Échéancier
 Contrôle de la consommation

46
 Évolution du prix
 Sanctions
 Durée
 Reconduction
 Statistiques
 Mise en œuvre
 Évaluation
 Modification
 Réalisation
 Fin

Structure 4
 La confidentialité des interrogations
 La cession et la sous-traitance
 Les garanties (propriété intellectuelle)
 Le règlement de litiges (choix du droit applicable et de la juridiction
compétente)
 La langue du contrat (version bilingue ou traduite)

Licence d’exploitation

Contrat par lequel une personne physique ou morale (le concédant) donne
à un tiers (le licencié) le droit d’exploiter un droit de propriété
intellectuelle, tel qu’une marque, un brevet, des droits d’auteur, un logiciel
ou encore un dessin ou modèle protégé.

Le concédant reste pleinement propriétaire de son produit ou services


mais autorise le licencié à exploiter commercialement.

Peut être
 Exclusive
 Partielle
 À titre gratuit

Licence commerciale standards

 Souvent proposée par des plateformes spécialisées pour des œuvre


visuelles, photographies ou illustrations
 Licence standard : utilisation limitée pour un usage personnel ou
commercial basique (ex : campagnes publicitaires, sites web)
 Licence étendue : permet des usages plus larges comme la
redistribution ou l’utilisation sur des produits à vendre

47
Engager un compositeur ou acheter une licence d’utilisation ?

Licences ou contrats pour les œuvres ?


 Identifiez le titulaire des droits d’auteur
 Vérifiez / obtenez une licence d’utilisation
 Négociez les droits  contrats / licences
 Utilisez des alternatives si nécessaire
 Respectez les lois de votre pays

Séance 7
04.11.25

Donnés personnelles
Toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou
identifiable
 Noms
 Prénoms
 Adresse (physique et électronique)
 Numéro de téléphone
 Lieu et date de naissance

48
 N° de sécurité sociale
 N° de carte de payement
 Plaque d’immatriculation
 Empreinte digitale
 ADN
 Photo

Une personne physique peut être identifiée


 Directement (nom)
 Indirectement (un numéro de téléphone)

L’identification d’une personne physique peut être réalisée :


 A partir d’une seule donnée ‘nom)
 A partir du croisement d’un ensemble de données ‘ une femme
vivant à telle adresse)

Particulièrement sensibles
 Numéro de sécurité sociale, Numéro d’inscription au répertoire des
pardonnes physiques (NIR) de l’INSEE
 Données biométriques
o Empreintes digitales
o Échenillons ADN
o Reconnaissance faciale
 Ces identifiants universels permettent de raccorder différents
fichiers entre eux et ainsi d’opérer leur interconnexion

La loi « Informatique et libertés »


 Loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers
et aux libertés
 L'informatique doit être au service de chaque citoyen.
 Son développement doit s'opérer dans le cadre de la coopération
internationale.
 Elle ne doit porter atteinte
o Ni à l'identité humaine,
o Ni aux droits de l'homme,
o Ni à la vie privée,
o Ni aux libertés individuelles
o Ou publiques.

Les obligations

49
Traitement des données
 Toute opération portant sur des données personnelles, quel que soit
le procédé utilisé (ex : la collecte, l'enregistrement, la conservation,
la modification, la consultation, la diffusion ou l'effacement de
données).
 Un traitement de données personnelles n'est pas nécessairement
informatisé, les fichiers papier sont également concernés et doivent
être protégés dans les mêmes conditions.
 Exemple :
o Création d'un fichier clients ou fournisseurs (papier ou
informatisé)
o Consultation d'un tableau Excel contenant des données de
ressources humaines (bulletins de paie, contrats de travail. CV
et lettres de motivation...)
o Prospection commerciale par courrier ou par e-mail
o Livraison d'une commande
o Conservation d'adresses IP
o Enregistrement de vidéosurveillance dans un magasin
o Destruction de documents papiers contenant des données
personnelles.

Cadre d’activités ? - Dans le cadre d'activités exclusivement personnelles ?


 La loi informatique et libertés ne s'applique pas aux traitements mis
en œuvre pour l'exercice d'activités exclusivement personnelles,
comme répertoire personnel de contacts, photos de vacances)
 Elle ne s'applique pas non plus aux copies temporaires, ex. :
serveurs de cache, proxys.

50
Les principes clés de la protection des données personnelles

Règlement général sur la protection des données – RGPD

S'applique à toute organisation, publique et privée, qui traite des données


personnelles pour son compte ou non, qu'elle est établie sur le territoire
de l'Union européenne, ou que son activité cible directement des résidents
européens.

51
 Adopté le 14 avril 2016
 En vigueur dans l'UE depuis le 25 mai 2018
 99 articles

Des grands principes du RGPD


 Limitation des finalités
 Minimisation des données
 Licité, loyauté, transparence
 Exactitude
 Limitation de la conservation
 Sécurité
 Respect des droits des personnes
o Information
o Consentement
o Rectification, opposition
o Accès, rectification
o Portabilité

52
RGPD : Implications en étapes
1) Construisez un registre de vos traitements de données
2) Faites le tri dans vos données
3) Respectez les droits des personnes
4) Sécurisez vos données

53
Déclaration d'un responsable
 Désigner un délégué à la protection des données (DPO), Data
Protection Officer, qui dispose du statut, des compétences et des
moyens nécessaires à l'exercice de ses missions
 Notifier une violation de données personnelles : le RGPD impose de
notifier à la CNIL les violations présentant un risque pour les droits et
libertés des personnes et, dans certains cas, lorsque le risque est
élevé, aux personnes concernées

Durée de conservation des données personnelles


 Les données sont conservées le temps de la période d'inscription à
l'université puis au maximum 10 ans (sauf dispositions législatives
ou réglementaires contraires).
 Au-delà, ces données sont archivées sur un support distinct et à
accès limité, conformément aux règles applicables en matière
d'archives publiques et d'archives privées.

Comité d’éthique
 Organe consultatif chargé d’évaluer et de guider des décisions ou
des pratiques en fonction de principes éthiques
 Missions :
o Évaluer les projets
o Garantir le respect des normes
o Émettre des avis et recommandations
o Encadrer la recherche

Séance 8
18.11.25

Étude de cas
 Un groupe de chercheurs en santé publique
 Une étude sur l'impact des habitudes alimentaires et du niveau
d'activité physique sur la santé cardiovasculaire des étudiants
universitaires
 L’étude prévoit de collecter des données personnelles via des
questionnaires et des dispositifs connectés (montres intelligentes,
applications de suivi de la condition physique)

Comment garantir la protection des données personnelles des participants


tout en menant une recherche scientifique rigoureuse et conforme aux
réglementations en vigueur ?

Réponse

54
 Cartographier les données et les partenaires  minimiser les
données à collecter
 Choisir les données personnelles sensibles  anonymiser ou
pseudonymiser (selon RGPD)  sécuriser les données
 Formulaire de traitement de données
 Politique d’utilisation (principe de transparence du RGPD)
 Consentement préalable pour les participants pour la collecte de
leurs données
 Consulter le comité éthique de l’établissement

Responsabilité de la presse

Liberté de la presse  la protection des sources  régulation des contenus


médiatique  Responsabilité des journalistes

Liberté de la presse et droit à l’information


 Art. 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789)
o La liberté d’expression, y compris pour la presse
 Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse :
o Garantit la liberté d'expression
o Délimite les responsabilités des journalistes en matière de
diffamation, d'injure et de fausses nouvelles

Un journaliste selon la loi de 1881


 Toute personne qui, exerçant sa profession dans une ou plusieurs
entreprises de presse,
o De communication au public en ligne,
o De communication audiovisuelle,
o Ou une ou plusieurs agences de presse,
o Y pratique, à titre régulier et rétribué, le recueil d'informations
et leur diffusion au public.

Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de presse


 Contrôle des publications
 Obligations des éditeurs
 Article 5 (mentions obligatoires dans la presse) :
o Si l’éditeur est une personne physique : nom et prénom des
propriétaires ou principal copropriétaire

55
o Si l’éditeur est une personne morale : dénomination, siège,
forme, nom du représentant légal et des trois principaux
associés
o Nom du directeur de publication et du responsable de la
rédaction
 Responsabilité du directeur de publication : Le directeur de
publication est responsable devant les tribunaux de l'action
de ses journalistes et collaborateurs dans le journal qu'il
dirige.

 Garanties procédurales
o Délais de prescription réduits : 3 mois ou 1 an selon l’infraction
o Précision obligatoire de la citation en justice : le fait reprocher
doit être clairement qualifié
o Pas de requalification possible : un erreur de qualification
entraîne un non-lieu
o Plainte préalable requise pour certaines infractions comme
l'injure et la diffamation.
o Détention provisoire interdite pour les infractions de presse.
o Perquisitions limitées dans le cadre des enquêtes sur les
infractions de presse.

 Délais de la presse
o La provocation aux crimes ou délits suivis d’effet
o La provocation, non suivie d’effet, à un certain nombre de
crimes graves, en particulier aux atteintes à l’autorité de l’État
o Les cris ou chants séditieux
o La provocation aux militaires pour se détourner de leurs
devoirs (intégré au code pénal)
o L'offense au Président de la République
o La publication de fausses nouvelles ayant troublé la paix
publique
o L'outrage aux bonnes mœurs (intégré au code pénal)
o La diffamation et l'injure
o L'offense et l'outrage envers les chefs d'États ou agents
diplomatiques étrangers
Définition de responsabilités : distributeurs, éditeurs,
auteurs et imprimeurs peuvent être poursuivis.

 La loi définit la diffamation comme étant le fait de porter atteinte à


l'honneur ou à la considération d'une personne par des accusations
infondées. La diffamation peut être publique ou privée

56
o La diffamation commise envers les cours, les tribunaux, les
armées de terre, de mer ou de l'air et de l'espace, les corps
constitués et les administrations publiques, sera punie d'une
amende de 45 000 euros (Art 35)

 Provocation aux crimes et délits est une incitation à commettre


un acte illégal (meurtre, vol, incendie, etc.).
Aggravation des peines si la provocation est fondée sur :
o Ethnie, nationalité, race, religion (art. 48-1).
o Orientation sexuelle (art. 48-4).
o Handicap (art. 48-6).
o Relation conjugale ou PACS avec la victime (art. 48-5).

 Réglementation de l'affichage
o Affichage réservé aux autorités publiques dans certains lieux
(déterminés par arrêté municipal).
 Des journaux ou écrits périodiques étrangers
o La circulation, la distribution ou la mise en vente en France des
journaux ou écrits, périodiques ou non, rédigés en langue
étrangère, peut être Interdite par décision du ministre
de l'Intérieur (Art 13-1)

La réglementation autour de l'affichage sauvage

 Tout affichage en dehors des emplacements prévus à cet effet est


illégal et peut entraîner une amende allant de 1 500 € à 7 500 € en
cas de récidive (art L581-29 du Code de l'Environnement).

La cession des droits d'auteur des journalistes

57
1) Le journaliste n'est pas nécessairement un auteur au sens du
code de la propriété intellectuelle
 Il ne le devient que lorsqu'il crée une œuvre de l'esprit originale [...]
qui porte «l'empreinte de la personnalité de son auteur»
 Exemples de contenus protégés : guides TV, enquêtes sur les prix,
résultats de sondages, notices techniques.
 Exemples de contenus non protégés : catalogues de produits à
caractère purement descriptif.

2) Le journal, titulaire des droits d’auteur : la théorie de l’œuvre


collective
 La notion d'œuvre collective
o Une œuvre collective est publiée sous le nom d'une personne
morale, sans attribution distincte des droits à chaque
contributeur.
o La presse est généralement considérée comme une œuvre
collective.
o La Cour de cassation exige que l'assemblage des contributions
individuelles soit réalisé sous la direction d'un maitre
d'œuvre.
 Le droit moral des auteurs
o L'auteur d'une contribution garde certains droits moraux
malgré l'œuvre collective.
o Le droit au nom peut être limité par l'usage de l'anonymat.
o Le journaliste peut s'opposer à des modifications dénaturent
son œuvre, mais l'éditeur peut adapter les textes pour
l'harmonisation du journal.
o Le droit de repentir existe mais peut être restreint par le
contrat de travail
 La titularité des droits pécuniaires
o L'éditeur du journal n'a pas besoin d'une cession explicite des
droits d'auteur sur l'œuvre collective.
o Toutefois, les journalistes conservent certains droits sur leurs
propres articles, notamment pour les réunir en recueil ou les
exploiter ailleurs sans concurrence directe.
o Un journal peut continuer à exploiter des photographies même
après le départ du photographe, sauf accord contraire.

3) Le journal, cessionnaire des droits d'auteur: la théorie de la


cession contractuelle
 Cession en vertu d'un contrat de travail

58
o Principe : Le contrat de travail implique une cession implicite
des droits patrimoniaux d'auteur à l'employeur.
o Exception au Code de la propriété Intellectuelle: En
principe, une cession de droits doit être formalisée par écrit,
mais pour les journalistes salariés, elle est automatique.
o Rémunération:
 Peut être fixée forfaitairement, ce qui constitue une
exception au principe de rémunération proportionnelle
des
 La rémunération du journaliste salarié comprend cette
cession dans son salaire.
o Obligations légales :
 Tout travail accepté mais non publié doit être payé.
 La publication d'un article dans plus d'un journal
nécessite un accord express.
 Convention collective des journalistes: Se réfère aux
dispositions légales sans y ajouter de nouvelles règles.
o Limites des droits de l’employeur : il ne peut utiliser les
œuvres du journaliste que pour une exploitation journalistique

 Cession en vertu d'un contrat d'auteur


o Pour un auteur non salarié, la cession des droits suit les
règles classiques
 Un écrit est obligatoire pour définir les droits cédés.
 Si un article doit être réutilisé, le journal doit demander
l'autorisation de l'auteur et le rémunérer.
o Exception pour la photographie: Si le premier éditeur
réutilise une photo, il n'a pas besoin d'autorisation mais doit
verser une rémunération supplémentaire.
o Clause de cession globale :
 Le journal peut inclure une clause précisant que la
rémunération forfaitaire couvre toutes les exploitations
futures.
 Cas des nouvelles éditions et du numérique
o Reproduction intégrale du journal :
 Considérée comme une simple édition particulière d'une
œuvre collective.
 Exemples : réimpressions, éditions électroniques sur
Internet.
 Ne nécessite pas de rémunération supplémentaire aux
journalistes.
o Reproduction partielle ou sélective:

59
 Sélection thématique (ex. : CD Rom, bases de données)
ne peut être assimilée à une œuvre collective.
 Dans ce cas, le journaliste conserve un droit à
rémunération.

QCM 2 : 02 /12/2025

27 questions :
 20 questions à choix uniques * 0,5 pt = 10 pt
 3 questions à choix multiples * 1 pt = 3 pt
 3 questions ouvertes * 1 pt = 3 pt
 1 étude de cas = 4 pt
 Total: 20 pt

60 minutes

Toutes thématiques sauf IA (Thématiques 1-7 sur Moodle)

Note finale : (QCM1 + QCM2) / 2

Questions sur mon téléphone

1. Seul le premier déposant obtiendra le brevet


2. Le droit de divulgation
3. Domaine public
4. Le titre d’un roman – un blog – un dessin d’élève – un parfum
5. Oui pendant 70 ans après la publication de l’œuvre
6. Piratage
7. Citation courtes … - reproduction ou représentation … - reproduction
d’œuvre pour conservation
8. Faux

60

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