REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET
UNIVERSITAIRE
TRAVAIL PRATIQUE 1 D’EDUCATION A LA CITOYENNETE
Explication de 12 Principes de la morale
selon le cours et la science.
Présenté par Etudiant : TSHIASUMA PASCAL
(Sciences infirmières)
Cours dispensé par le C.T MBUMBA HILAIRE
INTRODUCTION
Ces principes nous apprennent à être de bons citoyens, à respecter la vie, la vérité, la loi, la parole donnée, le bien
d’autrui, et à aimer la patrie.
Ils forment la base d’une vie justice, équilibrée et harmonieuse, tant dans la famille qu’à l’école ou dans la société.
Généralement la vie en société exige des règles pour que les individus vivent ensemble en paix, dans le respect et
l’harmonie. La morale est un ensemble de principes et de valeurs qui guident les comportements humains, afin de
distinguer le bien du mal, le juste de l’injuste. Elle n’est pas seulement liée à la religion ou à la loi, mais à la conscience de
chaque personne.
I. PRINCIPE DE L’AMOUR
Un amour qui élève : Platon distingue un amour passionnel et un amour divin. Il soutient que
l’amour authentique, en tant que « folie divine », pousse l’âme à recherche la vérité et la
perfection, rendant l’homme meilleur sur les plans éthique et politique.
Un amour épuré : cet amour n’est pas le fruit du hasard ou de la passion égoïste, mais d’une
demande où la connaissance et la tempérance permettent de maitriser les excès pour tendre
vers le bien.
VLADIMIR JANKELEVITCH : un amour universel et sans cause ; promeut un amour sans
condition qui aime tout court et absolument, sans distinction de personne.
Un amour de sacrifice : cette morale se fonde sur un sacrifice de soi, impliquant une
bienveillance et un sacrifice désintéressé pour l’autre, même dans l’oubli de soi. L’amour
devient le paradigme.
Pour clore le principe de la morale se fonde sur l’idée que l’amour est le moteur de l’action
vertueuse et la dignité humaine. Des auteurs comme Platon voient l’amour comme une école
de vertu, poussant à agir moralement et être un meilleur citoyen.
D’autre, comme VLADIMIR Jankélévitch, ancrent la morale dans universel, une bienveillance et
un sacrifice sans cause ni frontière, tandis que Arthur Schopenhauer en fait la compassion.
II. PRINCIPE DE LA CHARITE
La charité est une approche éthique qui fonde l’action juste sur l’amour du prochain, le
distinguant de la justice qui se base sur la loi et la réciprocité. L’auteur Abélard considère la
charité comme le moteur de l’action morale, faisant de l’intention de l’individu, guidée par sa
raison et la connaissance de la volonté divine, le critère principal de sa bonté. La charité est un
don volontaire qui dépasse la simple conformité à la loi, s’appliquant à aimer son prochain
même dans le pardon, et constitue le sommet de l’édifice moral.
La charité comme fondement de l’action :
Pour Abélard, la charité n’est pas seulement un sentiment, mais une vertu qui guide l’action
morale. Elle est la motivation suprême, qui fait de l’homme un être qui agit non par devoir au
sens strict, mais par de ce qu’il sait être bon.
III. PRINCIPE DE LA POLITESSE
Le principe de la morale de la politesse, défendu par des auteurs comme Kant et Bergson,
repose sur l’idée que la politesse, bien que parfois artificielle, est une « vertu de simulation »
qui prépare le terrain à l’émergence de la vraie vert. Pour Kant, les formules de politesse sont
des « obligations extérieures » qui, en mimant le comportement vertueux, créent une
atmosphère agréable et encouragent les autres à se comporter de manière plus vertueuse.
Pour Bergson, la politesse peut même se rapprocher d’une vertu de charité et d’ouverture
morale, surtout lorsqu’elle est cultivée par une connaissance du cœur humain et une grande
bonté naturelle. En revanche, Jean- Jacques Rousseau critique la politesse comme un masquer
d’hypocrisie qui dissimule des intentions malhonnêtes et favorise la conformité au détriment
de l’authenticité.
IV. PRINCIPE DE LA MODESTIE
Le principe de la modestie est la vertu de la retenue dans l’appréciation de soi, une attitude qui
se situe à mi-chemin entre l’excès (la vantardise) et le défaut (la dépréciation de soi). Pour des
autres comme Aristote, la modestie correspond à une « juste mesure » et est une vertu qui
consiste à avoir une opinion juste de soi et de ses qualités. C’est un refus de l’excès, une
modération qui permet de se situer de manière équilibrée par rapport aux autres.
Le principe de la modestie selon Aristote.
La juste mesure : Aristote définit la vertu comme le juste milieu entre deux vices
extrêmes. Dans le cas de la modestie, ce juste milieu se manifeste à travers la véracité,
qui est la juste mesure entre la vantardise et la dépréciation de soi.
La modération dans l’ambition : la modestie n’est pas un manque d’ambition, mais un
refus de l’excès. Elle implique une retenue dans la manière de se mettre.
V. PRINCIPE DU TACT
Le tact n’est pas une morale de l’auteur comme Kant, mais plutôt une qualité rationnelle de
« plasticité » et d’intelligence de l’instant, qui consiste à s’adapter à son interlocuteur sans
hypocrisie, afin de réagir avec justesse dans une situation donnée. Contrairement à la morale
de Kant, qui repose
Le dictionnaire Larousse définit le tact comme un sentiment délicat des convenances, des
nuances et de la mesure dans les relations humaines, permettant de savoir ce qu'il faut dire ou
faire pour ne pas blesser autrui. Il s'agit de la capacité à s'adapter habilement aux situations et
aux personnes, souvent qualifiée de délicatesse, doigté ou habileté sociale.
VI. PRINCIPE DE LA SAGESSE
Origines culturelles et religieuses
Tradition juive et chrétienne : La sagesse débute par la crainte de l'Éternel, c'est-à-dire un respect
profond de Dieu, qui conduit à une conscience de sa présence et influence les actions et les paroles de
l'individu. La Bible fait référence à des livres sapientiaux comme les Proverbes, le Siracide et le Livre de
la Sagesse.
L'origine de la sagesse est associée à plusieurs concepts : dans la tradition juive et chrétienne,
c'est la crainte de Dieu ; dans la philosophie grecque antique, c'est le savoir utile à la vie et la
capacité à se gouverner soi-même, incarnée par les Sept Sages ; dans l'ancienne Égypte, c'est le
dieu Thot ; et dans l'islam, elle est liée à des figures prophétiques comme Idriss. La sagesse, quel
que soit son origine, représente la recherche d'un idéal de vie, de compréhension et de
conduite juste.
VII. Principe de l’honnêteté
Origines Le mot "honnêteté" vient du latin honestas, qui signifie "honneur, vertu". Il est dérivé
de l'adjectif latin honestus ("honorable, digne d'estime") et partage ses racines avec le
mot latin honos, qui signifie également "honneur". Le sens a évolué pour désigner à la
fois la conformité aux vertus morales et la bienséance.
Définition selon le dictionnaire de l’académie française HONNÊTETÉ
Nom féminin Étymologie :IXe siècle, onesté. Emprunté du latin honestas, « honneur,
vertu ».
■ Qualité d’une personne honnête, de ce qui est honnête.
1. Conformité habituelle et naturelle à la vertu, à la probité, à
l’honneur. L’honnêteté de sa personne, de sa conduite, de ses mœurs, de ses
intentions. L’honnêteté de ses principes. Des actions d’une grande
honnêteté. Spécialement. Chasteté, pudeur. Des paroles contre l’honnêteté,
contraires à l’honnêteté. Des plaisanteries qui bravent, qui blessent
l’honnêteté.
VIII. Principe de la vérité
Le mot « vérité » vient du latin « veritas », lui-même dérivé de « verus » qui signifie «
vrai ». En ancien français, le mot s'est d'abord orthographié « veritet » avant d'être
supplanté par la forme actuelle.
Origine latine : Le terme dérive du latin « veritas ».
Racine : « Veritas » est lui-même un dérivé de l'adjectif latin « verus » qui signifie « vrai
», « sincère » ou « véritable ».
Évolution en français : Le mot est passé du latin au français, avec une forme plus
ancienne attestée comme « veritet ».
Forme populaire : Une forme populaire « verté » a également existé en français,
principalement entre le XIIe et le XIVe siècle, avant que « vérité » ne devienne la
norme.
IX. Principe de l’esprit de sacrifice
L'étymologie du mot "esprit de sacrifice" remonte au latin. "Esprit" vient du latin spiritus,
qui signifie "souffle, inspiration". "Sacrifice" vient du latin sacrificium, qui combine sacer (« sacré
») et facere (« faire »). Ensemble, "esprit de sacrifice" évoque donc le "souffle" ou l'attitude de
"faire du sacré", c'est-à-dire de faire une offrande ou un renoncement volontaire pour une
cause ou une divinité.
Esprit : Du latin spiritus, "souffle, respiration, esprit, âme". Il connote une attitude
mentale, une disposition intérieure.
Sacrifice : Du latin sacrificium, lui-même de sacrum facere, "faire le sacré". Cela renvoie
à l'acte d'offrir ou de renoncer volontairement à quelque chose, souvent dans un but
religieux ou moral.
Ensemble : L'expression "esprit de sacrifice" signifie donc une disposition intérieure à
faire des sacrifices pour une cause, une personne ou une divinité.
X. Principe de la patience
Etymologie Le mot « patience » vient du latin patientia, qui signifie "endurance" ou
"souffrance". Il dérive du verbe latin pati, qui veut dire "souffrir", "endurer" ou
"expérimenter". Cette racine latine est également à l'origine du français « pâtir ».
Latin : patientia (souffrance, endurance)
Verbe latin : pati (souffrir, endurer, expérimenter)
Connexion : Le mot français « patient » (celui qui endure) vient également
de cette même racine latine patiens.
Selon la Bible, la patience est une force surnaturelle qui implique de persévérer dans l'épreuve
tout en gardant la foi en Dieu, et non de la passivité. C'est un "fruit de l'Esprit" qui se développe
dans l'adversité, permettant d'endurer les difficultés avec espérance et confiance jusqu'à
l'accomplissement des promesses de Dieu. En hébreu, cela est souvent exprimé comme "avoir
un long souffle" ou "lent à la colère" pour décrire l'endurance et le calme face aux difficultés.
Selon Le Robert, la patience est l'aptitude à ne pas s'énerver face aux difficultés, à supporter les
erreurs et à attendre avec calme. Elle se manifeste par la persévérance, la constance, la
douceur et la capacité à supporter l'adversité sans se décourager.
XI. Principe de l’ordre
Etymologie Le mot « ordre » vient du latin ordo, signifiant « rang, rangée, succession ». Son sens
a évolué pour englober des notions de disposition régulière, de hiérarchie sociale (comme les
ordres de la Rome antique), et d'arrangement logique des choses. Le sens de « commande »
s'est développé en parallèle avec « ordonner ».
Définition Disposition d'éléments, organisation de leur place dans un ensemble : L'ordre des
mots dans la phrase peut varier. 2. Disposition organisée, structurée selon certains principes,
chaque élément ayant la place qui lui convient : Ordre alphabétique.
Pour Platon, l'ordre n'est pas seulement une disposition matérielle, mais un principe
métaphysique fondamental lié à l'âme du monde, aux Idées et à la raison. Il est synonyme
de cosmos (le monde ordonné et beau), qui est le résultat de l'action d'un démiurge créant la
beauté et l'harmonie à partir du désordre grâce à la mesure et à la proportion. Cet ordre
cosmique, qui reflète l'ordre des Idées, doit servir de modèle à l'homme pour structurer sa
propre vie et sa cité de manière juste et rationnelle.
XII. Principe de la discipline
Etymologie Le mot « discipline » vient du latin disciplina, qui signifie "enseignement, science,
éducation". Ce terme est dérivé de discipulus, "disciple" ou "élève", lui-même issu du
verbe discere, "apprendre". L'étymologie souligne donc le lien originel entre discipline et
apprentissage.
Origine latine : Le mot vient du latin disciplina, qui signifiait l'acte d'apprendre, l'enseignement, la
science et l'éducation.
Discipulus : Ce terme latin est le dérivé direct de discipulus ("disciple", "élève"), lui-même
venant du verbe discere ("apprendre").
Évolution du sens : Au fil du temps, le sens s'est élargi. Il a englobé les règles de conduite
imposées au sein d'un groupe (comme l'armée), la règle monastique, et même, dans le latin
chrétien, le châtiment ou l'instrument de flagellation.
Définition Selon le Larousse, le mot « discipline » peut désigner un domaine d'étude, l'ensemble
des règles de conduite qu'on s'impose (maîtrise de soi), ou encore l'obéissance et la soumission
à des règles et ordres. L'origine latine du mot, "discipulus", renvoie à l'idée d'« élève » et d'«
enseignement ».