Sonorisation
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Pour les articles homonymes, voir sonorisation (homonymie).
Complexe et puissant système de sonorisation utilisé pour un grand concert en plein air.
La sonorisation est l'ensemble des moyens permettant d'assurer la diffusion sonore dans un
espace important.
Les domaines d'utilisation:
Les systèmes Public address (en) de sonorisation destinés à la diffusion d’annonces
dans un lieu public,
Les systèmes de sonorisation destinés à la diffusion de musique enregistrée ou
manipulées par un DJ dans un lieu public,
Les systèmes de sonorisation destinés à la diffusion de musique pendant un concert
etc.
Un système de sonorisation est la combinaison de microphones, de processeurs de signaux
(amplificateurs, mélangeurs), de haut-parleurs qui diffuse en direct ou préenregistres des sons
dans un lieu généralement public, afin de leur permettre d'être correctement entendues par un
large auditoire.
Les moyens utilisés sont :
1. La captation de source sonore par le biais de microphones et boîtes de direct(DI) ;
2. Les consoles ou tables de mixage recevant les signaux captés et servant à équilibrer le
niveau sonore d'entrée et de sortie des sources, à les corriger (égaliseur), les répartir
dans l'espace.
3. Les périphériques servant à traiter le signal comme les compresseurs, gâtes, reverbs,
délais, égaliseurs…
4. Les périphériques servant à corriger le son de façade et de retour comme les
égaliseurs graphiques, les analyseurs, les compresseurs, les filtres ;
5. Les filtres, actifs ou passifs ;
6. Les amplificateurs ;
7. Les enceintes façade et retours couramment appelées « boîtes » en sonorisation ;
8. L’ensemble de fixation ou de dépose du système de façade/retour ;
9. Le câblage du système de sonorisation.
Sommaire
1 La chaîne sonore
o 1.1 La captation
1.1.1 Le microphone
1.1.2 Les DI-box ou boîte de direct
o 1.2 Les consoles (tables de mixage)
1.2.1 Le préamplificateur
1.2.2 L’amplification
o 1.3 Les enceintes
1.3.1 Aigus
1.3.2 Médiums
1.3.3 Graves
1.3.4 Infrasons
1.3.5 Les enceintes de monitoring
o 1.4 L’oreille
2 Les équipements particuliers
o 2.1 Les câbles
o 2.2 Les connecteurs
o 2.3 Les effets
2.3.1 Les effets dynamiques
2.3.2 Les effets temporels
2.3.3 Les filtres
o 2.4 Les racks
o 2.5 Les patchs
3 Schéma de câblage
4 Les techniques de sonorisation
o 4.1 L’installation
o 4.2 La fiche technique son, le patch, le plan de scène
o 4.3 Les balances
5 Notes et références
6 Bibliographie
7 Annexes
o 7.1 Articles connexes
8 Liens externes
La chaîne sonore
+
Système basique de sonorisation.
« La qualité d’une chaîne sonore est celle de son élément le plus faible » (ça ne sert à rien
d'avoir de supers amplis, une super console, si les micros sont mauvais)
Les sources (micro, capteurs DI), et, éventuellement, d'autres sources sonores préenregistrées,
sont amplifiées et mélangées par la console pour être diffusées par le système de Haut-
parleurs.
La captation
Le microphone
Micros de scène, les Shure SM58 et BETA58.
Le microphone a pour rôle de capter le son et de le transformer en signal électrique. Il est
caractérisé par :
Le type de technologie utilisé (dynamique, à condensateur, à ruban, magnétiques, de
contact, hydrophone) ;
La bande passante étendue, droite, accidentée, limitée, etc. ;
La sensibilité (aux bruits de toucher, à la pression sonore, aux fréquences basses,
souffle etc.) ;
La directivité (omnidirectionnel, cardioïde, canon, stéréophonique, etc.).
Les micros utilisés en concert sont souvent de type dynamique (robuste et plutôt bon marché)
alors que ceux utilisés plus largement en studio (statiques, à ruban) sont beaucoup plus
fragiles et chers.
Le positionnement des micros est capital en sonorisation pour éviter l'effet larsen et avoir un
son naturel sans devoir trop filtrer ces derniers.
Article détaillé : Microphone.
Les DI-box ou boîte de direct
Une DI-Box active
DI est l’abréviation de « Direct Injection » et aussi appelé « boîte d’injections directes ». Ces
boîtiers se branchent entre une source haute impédance (par exemple une basse, un
sampler…) et une entrée symétrique basse ou moyenne impédance. Le but est donc
d'effectuer une « adaptation d'impédance » et de rendre le signal « symétrique » s'il ne l'est
pas déjà (avec lequel on peut parcourir plusieurs dizaines de mètres). La conversion
symétrique asymétrique, bien que moins répandue, existe également. Certaines DI-box
peuvent être utilisée pour séparer galvaniquement une ligne (synthétiseur qui ronfle quand on
le branche sur la table de mixage par exemple)
Les DI peuvent être :
Passives (il y a alors une perte de niveau du signal mais elles sont réversible). Il s'agit
en fait de transformateurs abaisseurs (conversion HI→BI) ou élévateurs (conversion
BI→HI) de tension.
Actives (elles nécessitent une alimentation pour permettre une amplification et/ou
certains effets et elles ne sont pas réversible).
Ces boîtiers sont utilisés par exemple pour adapter un niveau micro en niveau ligne. Un
exemple courant est l’utilisation d’une DI pour relier une guitare (signal asymétrique, haute
impédance) directement sur une table de mixage (sur l’entrée micro avec une DI passive, sur
l’entrée ligne avec une DI active).
Article détaillé : Boîte de direct.
Les consoles (tables de mixage)[modifier]
En sonorisation, on distingue deux types de consoles:
La console de façade, c'est la console principale, celle, destinée au public, qui sonorise
le lieu du concert.
La console de retour est destinée aux musiciens sur scène afin de leur permettre de
s'entendre les uns les autres.
Une console Yamaha PM4000 et une Midas Héritage 3000, placées face à la scène pour un
concert en plein air.
La console peut être analogique ou numérique. Elle permet de régler et de conformer le son de
chaque source sonore individuellement et de les mélanger afin d’avoir un son propre et
homogène pour un concert. Cet outil est capital autant pour la sonorisation d'un concert, que
pour le mélange, la couleur ou les effets des retours que pour la sonorisation de sources
sonores diverses en discothèque en particulier.
Si cet appareil fut déjà utilisé dans les années 1920 en utilisant les mélangeurs à résistances il
s'installa dans les salles en 1963 avec l'arrivée des consoles Girardin 3 voies à transistor.
Avant le signal provenait d'une console à lampes 3 voies qui amplifiait le signal micro en
signal de niveau ligne afin de pouvoir attaquer des amplis de 5 ou 10 watts. Les consoles
récentes qui réalisent les mêmes fonctions ou presque (entrées micro/ligne. Sorties 0 ou +12
dB sur 600 ohms) grâce à l'arrivée sur le marché de produits de qualité et peu chers (circuits
intégrés de qualité, convertisseurs analogiques et numériques, mémoires, potentiomètres,
LEDs, etc.) et à leur faible poids vont dans un encombrement réduit de 6 voies à 60 voies ne
pesant que 115 kg. Ce type de console utilise tous les artifices et possibilités qu'offre
actuellement la technique. Compatible façade et retours les curseurs (fadeurs en anglais)
(généraux) qui commandent les niveaux de sortie des entrées sélectionnées sont tous sur
VCA. On peut avoir facilement 32 curseurs qui commandent 35 sorties avec les 24 paires
d'inserts. Cette console numérique est associée à un ordinateur et un programme pour
fonctionner dans toutes ses possibilités. Par exemple chaque interface contrôle 8 canaux
d'entrées et se compose d'un écran tactile équipé de 16 encodeurs et 16 switchs. Un simple
touché sur l'écran permet d'accéder au routing, au gain d'entrée, à l'atténuation numérique, au
délai, aux filtres passe-bas et passe-haut, au filtre paramétrique, au compresseur, au limiteur,
au gate, au de-esser et au panoramique.
Le préamplificateur
Il y a différents niveaux sonores dans une chaîne audio classique.
Le niveau microphone de l’ordre de quelques mV, c’est ce qui sort directement des
micros de l’instrument et des micros de voix ; -60 dBu sur 200 ohms = 0,775 mV ;
Le niveau ligne 0 dBu sur 600 ohms = 0,775 V ;
Le niveau instrument, dont la tension et l’impédance sont très variables selon
l’instrument de musique. De basse impédance de 2 à 1 000 Ω à haute impédance de 1
kΩ à 10 MΩ ;
Le signal amplifié dont la valeur dépend de la puissance des amplis et de leur
impédance de sortie ( ou ).
Le préamplificateur sert à augmenter l’intensité électrique du signal afin d'obtenir un niveau
ligne. Des préamplis de basse qualité sont intégrés dans toutes les consoles, et il peut arriver
que ce dernier soit intégré dans le corps du microphone. Les préamplificateurs de qualité se
trouvent en général comme un élément séparé. Sa qualité dépend de plusieurs facteurs dont en
particulier son adaptation d'impédance qui elle même joue sur sa courbe de réponse, sur sa
dynamique et sur sa « couleur ». On voit que ce n'est pas seulement la qualité d'un
microphone qui est jugée mais aussi son utilisation et surtout son mariage avec la courbe
d'impédance de la console.
L’amplification
À la sortie de la console se trouvent soit des amplificateurs soit des enceintes auto-amplifiées
mais il y a toujours un amplificateur entre la console et le haut parleur. Celui-ci va d'abord
amplifier le signal et le transformer en signal de puissance et en outre assurer la meilleure
adaptation d'impédance entre son entrée et sa sortie. Les amplificateurs vont de 100mw pour
des casques à 3.500 watts en 2 ohms. Ces amplificateurs peuvent être bridgés, c'est-à-dire que
leur puissance est doublée voir quadruplée mais on ne peut avoir qu'une seule entrée/sortie au
lieu de deux, on passe donc en Mono. La puissance d'un amplificateur est directement liée à
sa tension d'alimentation et à son impédance de sortie. Celle-ci est déterminée par les haut-
parleurs raccordés à cet amplificateur. Il existe aussi des amplificateurs qui possèdent des
sorties de 2 ohms, 4, 8, 16 ohms et sur transformateur des sortie de 70 volts et 100 volts.
Celles-ci sont utilisées pour des enceintes d'extérieur qui possèdent aussi un transformateur
d'impédance. La puissance de chaque enceinte est déterminée par le choix de l'impédance.
Exemple : si l'enceinte à travers son transformateur est branchée sur 100 volts ainsi que la
sortie de l'amplificateur, celui-ci va délivrer la totalité de sa puissance. Si l'enceinte est
branchée sur 50 volts elle ne recevra que la moitié de la tension (donc le quart de la
puissance), etc. Dans le cas d'enceintes amplifiées la puissance de chaque amplificateur est
déterminée par la fréquence utilisée. Ainsi dans un 2 canal les basses (38 cm) se verront
allouer 400 watts et la chambre de compression des aigus 60 watts. Attention aux margoulins
qui annoncent des puissances d'amplification totalement fallacieuses : puissance crête,
puissance musicale, puissance crête et stéréophonique, etc..Il n'existe qu'une seule mesure
digne de foi, c'est la puissance RMS que l'on fait suivre de son taux de distorsion harmonique
ainsi que de sa bande passante à la puissance nominale. Toutes les autres mesures de
puissance sont relatives à la consommation électrique. Pour ce qui est du volume final il sera
fonction du "rendement" ou "sensibilité" de l'enceinte. Celui-ci est décrit par un volume en dB
spl compte tenu d'une entrée électrique de 1W, et d'une position d'analyse à un mètre de
l'enceinte (ex: 98 dB spl, 1W / 1m). Ne pas oublier que les transistors des amplificateurs de
puissance ne supportent pas les grosses chaleurs qui occasionnent les principales pannes. Ne
pas hésiter à refroidir avec l'adjonction d'un ventilateur conséquent.
Les enceintes
Enceintes dites en line Arras et un cluster1 de subwoofer
Les haut-parleurs sont toujours montés dans des enceintes afin que les pressions ou
dépressions des deux faces de la membrane ne s'annulent pas. L'enceinte élimine une des deux
composantes du signal. Elle peut être très simple comme le panneau qui sert à mesurer les
haut parleurs ou très complexes comme les enceintes à double cavité résonante. Les enceintes
peuvent être équipées d'un évent ou bien closes. Suivant ce principe elles seront équipées d'un
haut parleur différent en particulier sur leur suspension (spider et suspension périphérique).
Leurs composant est très important pour la sonorité. Les matériaux utilisés peuvent être le
bois, le contreplaqué marine plus ou moins compressé, l'aggloméré, le contreplaqué tendu
comme un instrument à cordes, le plâtre mais aussi le plastique. L'intérieur de l'enceinte doit
être traité pour éviter les ondes stationnaires ainsi que les influences sur la membrane et les
parois extérieures. À cette fin on utilise la laine de verre, de roche ou aussi des micros billes
d'insonorisation. Dans l'enceinte à évent celui-ci est calculé en fonction de la grosseur de
l'enceinte et des caractéristiques du haut-parleur. On va jouer sur la longueur, le diamètre et le
volume de l'enceinte en fonction de la fréquence de résonance du haut-parleur. Par exemple
un haut-parleur de 35 Hz de fréquence de résonance placé dans une enceinte de 115 litres va
nécessiter un évent de 102mm de diamètre et d'une longueur de 101mm. Pour des enceintes
plus petites que 50 litres la petite taille de l'évent entraîne des frottements de l'air qui amènent
plus de défaut que d'avantages. Dans ces cas là l'enceinte close est préférable. L'enceinte
Bass-reflex est très indiquée pour beaucoup de puissance et de propreté, en particulier pour
une bonne restitution des basses lorsque l'accord est parfait. En outre on a un minimum de
traînage. Les enceintes closes qui ont une suspension plus souple ne supportent pas les fortes
puissances et favorisent exagérément les fréquences basses en amplifiant le phénomène du
traînage. Certains constructeurs peu scrupuleux montent des HP d'enceinte closes dans des
enceintes Bass-reflex. À savoir que plus on descend en fréquence, plus l’enceinte ne doit être
grande. Cette vérité première liée à la longueur d'onde est souvent oubliée. Mentionnons
encore l'enceinte "tuyau" ou "tube" qui est la seule à descendre a 16 Hz et à utiliser fort à
propos les deux faces de la membrane, entraînant ainsi un gain de 3 dB en puissance.
Aigus
Les aigus sont produits par des haut-parleurs spéciaux appelés tweeters2 (en référence au
gazouillis des oiseaux). Leur plage de fréquence est généralement comprise entre 2 kHz et 20
kHz. Les tweeters haut de gamme montent jusqu’à 40 kHz.
Les tweeters sont petits et très légers pour ce qui concerne la membrane. Ils peuvent
ressembler à de petits HP ou être des moteurs de chambres de compression 1 ou 2 pouces ou
encore des tweeters annulaires (les meilleurs pour la hi-fi).Les membranes qui doivent être
légères et très rigides pour éviter les déformations génératrices de distorsion sont toujours à
base de Béryllium. Certains sont à dôme sans adaptation d'impédance donc avec un faible
rendement, d'autres sont chargés par un petit pavillon exponentiel, ou tractrice qui augmente
le rendement. Sur les moteurs de 1 ou 2 pouces des chambres de compression le rendement
est essentiellement dû à la qualité du pavillon. Les plus performants en puissance étant
exponentiels hyperboliques, ensuite les paraboliques, et pour un rendement moindre mais un
distorsion presque nulle les coniques. Les courbes tractrices, mais sans cassures comme on en
voit trop sur le marché, ont une telle qualité qu'il est impossible de savoir si le son vient d'un
HP ou d'une membrane. Le rendement de la tractrice est de 114 dB à 1 m pour 1 watt de bruit
rose entre 1500 Hz et 20 000 Hz avec un filtre à 18/octave.
Dans un ensemble 2 canaux les tweeters restituent les fréquences de 3 000 Hz à 16 000 Hz.
Certaines enceintes utilisent pour ce faire des tweeters électrets dont la principale qualité est
le prix. Ils ont une fréquence de résonance vers 10 000 Hz, énorme qui donne l'impression
qu'ils passent les aigus. Non, des aigus. Dans un ensemble 3 canaux les tweeters fonctionnent
aussi de 3 000 à 16 000 Hz.
Dans un ensemble 4 canaux enfin les tweeters qui étaient faibles auparavant pourront utiliser
toutes leur qualité en passant un canal de 1500 en hi-fi à 1200 Hz en sonorisation jusqu'à 6
000 Hz et un autre pour assurer le dernier octave. Il faut avoir à l'esprit que les aigus sont très
sensibles au vent et à l'humidité de l'air.
Le bobinage des chambres décompression est réalisé avec un fil rectangulaire et bobiné sur
champ. Ceci afin de réduire la longueur du bobinage et donc de pouvoir concentrer le champ
magnétique. Pour les chambres de compression il faut noter la pièce de mise en phase qui
remet en phase toutes les composantes du signal (laoding plug).Celle-ci est très complexe et
représente une grande part de la qualité du produit. La suspension est aussi importante et en
grande qualité on trouve la suspension annulaire et la tangentielle. À noter que les tweeters
n'utilisent que la moitié de leur possibilité. En effet un côté de la membrane est occulté.
Il faut se souvenir que la fréquence la plus basse que passe une chambre de compression est
dans tous les cas déterminée par la surface de l'ouverture du pavillon et sa longueur. Soit :
. ou Fc est la fréquence de coupure, M la constante de développement pouvant y
être dans le cas d'une exponentielle, c la vitesse du son (2,71828 M/s²).
Le son moderne qui utilise essentiellement des sons compressés met à rude épreuve les
transducteurs qui n'ont plus le temps de refroidir, car très sollicités par un signal qui ne
présente plus aucune nuance. Aussi ils peuvent casser plus facilement, la faute à la
compression de dynamique excessive pratiquée par les studios de mastering, eux-mêmes
poussés par les maisons de disques qui réclament un niveau toujours plus important.
Médiums
Les médiums sont restitués par des haut-parleurs appelés médiums. Ces derniers servent à
compenser le manque de netteté des woofers à faible puissance. Leur plage de fréquence va
généralement de 500 Hz à 5 kHz. Les médiums haut de gamme peuvent avoir une bande plus
large, allant de 150 Hz à 6 kHz.
Graves
Un retour JBL avec un "woofer" 12 pouces et un "tweeter"
Les graves sont restitués par des haut-parleurs appelés woofers ou boomers qui ressemblent
aux médiums en plus gros. Leur plage de fréquence est généralement comprise entre 50 Hz et
1000 Hz. Toutefois, dans le haut de gamme, les très bons boomers descendent jusqu'à 18 Hz.
Un woofer a une large membrane (30 à 50 cm de diamètre). Plus elle est large, plus la réponse
en fréquence descend. Mais il faut beaucoup d’énergie pour la faire vibrer (inertie). Aussi les
bobinages sont gros et consommateurs de puissance. Ces derniers sont souvent auto-ventilés
par un soufflet placé entre l’aimant et la membrane qui fait circuler l’air autour de la bobine
lorsque l’on fait sortir un son par le woofer.
Souvent, pour éviter la perte de puissance, un évent renvoie vers l’avant l’air pulsé par le côté
de la membrane qui est dans l’enceinte. C’est le système Bass-reflex.
Infrasons
Si en dessous de 20 Hz on n’entend plus les sons avec nos oreilles, au-delà d’une certaine
intensité, on les ressent : ce sont les infrasons. Ce phénomène correspond, à forte puissance, à
une résonance de la cage thoracique, recherchée par les amateurs de musique techno.
On utilise alors des subwoofer qui reprennent exactement le rôle des woofers mais pour les
plages de fréquences très basses. Leur plage de fréquence est habituellement de 20 à 120 Hz,
mais il existe des caissons de basse très haut de gamme capables de descendre jusqu’à 8 Hz.
Les enceintes de monitoring
Enceintes de monitoring Yamaha et KRK
Les moniteurs sont des enceintes de très haute fidélité étudiées pour avoir une parfaite
neutralité sonore (idéalement la courbe de réponse en fréquence doit être le plus plat
possible). Elles sont particulièrement utilisées dans les studios d’enregistrement pour avoir un
aperçu objectif d’un mixage.
L’oreille
C’est elle qui perçoit les sons. Elle n’a pas une réponse linéaire en fréquence. De plus, cette
réponse (appelée acuité auditive) varie selon les individus. On notera tout de même un pic à 1-
2 kHz (ce qui est naturel puisque c’est autour de cette fréquence que se trouve la voix
(apparemment les fréquences émises par la voix d'un nourrisson sont celles qui sont le mieux
entendues par l'oreille). L’oreille commence à entendre théoriquement les sons à 0 dB SPL
(Sound pressure level) de pression (10dB dans la pratique), les sons deviennent douloureux à
partir de 120 dB mais l’oreille peut subir des lésions irréversibles dès 90 dB.
L’exposition à un bruit à 85 dB ne doit pas dépasser 8h dans une journée ; 4h à 88 dB, 2h à 91
dB, etc. Pour environ 4 minutes d’exposition maximale à 105 dB, seuil maximal autorisé en
France ! Il est donc très important de limiter le son, et en cas de son trop fort se protéger avec
des bouchons.
Les équipements particuliers
Les câbles
Les câbles sont généralement protégés par une gaine qui a aussi pour but de limiter le
couplage capacitif entre les deux fils.
Il y a trois types de câbles, chacun adapté à un niveau sonore :
Les câbles micros pour le niveau micro ;
Les câbles « line » pour le niveau ligne ;
Les câbles HP pour le niveau amplifié.
La différence entre les câbles micro et line résident surtout dans l’atténuation des parasites
électromagnétiques (par un blindage). Un câble micro voyant transiter un courant très faible
sera plus protégé et donc plus cher. Rien cependant n’empêche d’utiliser un câble ligne pour
un micro ou l’inverse. Souvent on utilise des câbles micro pour le niveau line.
Les câbles HP ressemblent aux fils d'une prise 220V : des conducteurs de grosse section, non
blindés. Ces derniers voient passer parfois de grandes intensités et doivent éviter les pertes.
Les connecteurs
Il existe différents types de sources/récepteurs audio, chacun ayant son type de connecteur
privilégié :
son niveau Connecteurs Connecteurs secondaire
Micros classiques Mic XLR XLR/Jack
Micros amplifies Mic XLR XLR/Jack
Guitares amplifiées Line Jack 6,35
Ordinateurs, Baladeur (CD, K7, MP3) Line Jack 3,5
Ordinateurs (avec carte son externe) Line Jack 6,35 XLR
Source hifi (lecteur CD, magnétoscope…) Line RCA
Effets Line Jack 6,35 XLR
Haut parleurs HP Speakon Bornier ou Jack 6,35
Haut parleurs Hifi HP Bornier Speakon
Haut-parleurs de sono amplifiés Line Jack 6,35 XLR
Ampli hifi (entrée) Line RCA
Ampli hifi (sortie) HP Bornier
Ampli Sono(entrée) Line XLR Jack 6,35
Ampli sono (sortie) HP Speakon Bornier ou Jack 6,35
Jack 2.5 : utilisé dans les appareils électromécaniques grand public. Il arrive que l'on
renvoie le son de la table vers un caméscope pour enregistrer avec une meilleure
qualité.
Jack 3,5 : surtout utilisé pour les appareils portables d'écoute (baladeur), il prend peu
de place et peut être facilement branché et débranché.
Jack 6,35 : surtout utilisé en sono, il est robuste et facile à connecter.
XLR : surtout utilisé pour les micros, il est relié à un câble symétrique blindé pouvant
convenir à un niveau ligne ou micro. On l'emploie pour tous les micros et parfois pour
les branchements d’effets en symétrique. Ses trois atouts sont la robustesse, l'absence
de risque de court-circuit lors de la connexion et le clip de sûreté pour éviter les
déconnexions intempestives (si on tire sur le câble par exemple).
RCA ou Cinch : employé en HIFI sur les lecteurs CD, magnétoscopes, etc., il est
utilisé sur les tables de mixage spéciales pour DJ.
Dénudé : utilisé pour brancher les Haut-parleurs. Cette méthode est toutefois
relativement dépréciée lorsqu'une qualité optimale est recherchée.
Speakon : connecteur permettant de relier des enceintes de diffusion sonore, prenant
de plus en plus de place sur le marché. Il existe plusieurs sortes de Speakon : 2 points,
4 points, 6 points et 8 points. Ces connecteurs sont appréciés lorsqu'il s'agit de
diffusion multi-amplifiée (graves, médiums, aigus par exemple avec deux fils à chaque
gamme de haut-parleurs) Il est prisé pour sa facilité de branchement, le fait qu’on ne
puisse pas le retirer par simple traction (puisqu'il faut aussi effectuer une rotation).
Certains sont étanches.
PowerCon : construit sur la base du Speakon, il est de plus en plus utilisé dans les
grosses installations pour l'alimentation, en particulier des haut-parleurs actifs. Il se
branche facilement et ne peut être déconnecté par erreur grâce au cran de sécurité.
Les effets
Les effets sont des modifications programmées du signal sonore. Ces modifications se font
sur un niveau line (pas besoin de puissance, besoin d’un signal peu sensible aux parasites).
Ils se répartissent en 3 grandes familles :
Les effets dynamiques
Construits autour de VCA ils ont une action sur la dynamique des sources et sont
généralement "insérés" (reliés en insert sur la table de mixage) dans les tranches de la
console :
L’expander/gatte, diminution ou coupure du son en dessous d’un certain niveau, utile
pour diminuer le souffle lorsqu’un chanteur ne chante pas dans le micro), et surtout
diminuer la reprise des autres instruments, et ainsi ne traiter que l'élément souhaité ;
La compression, réduction des écarts de dynamique, permet d'amenuiser les variations
de niveau sonore ;
Le limiteur, est une utilisation extrême d'un compresseur, il est généralement utiliser
pour éviter que l'on dépasse un certain niveau ;
Le compresseur de bande, il permet de compresser le signal par bandes de fréquences
individuelles, il est généralement utilisé pour la maternisation ;
Le dé-esseur, c'est un cas particulier du compresseur de bande on compresse
uniquement les aigus, il permet de diminuer les sifflantes.
Les effets temporels
Les effets temporels sont basés sur des retards simples ou combinés. Ils sont généralement
employés sur les bus auxiliaires, souvent après le fader (post).
Le Delay (permet de retarder un signal, très utile pour la spatialisation du son, ainsi
que pour combler les retards induits par la distance séparant les haut-parleurs) ;
La réverbération/écho (donne du corps à la source sonore mais la principale utilisation
est de lui donner artificiellement une place dans le plan sonore proche/éloigné) (voir
Mur de son);
Les Chorus / Flanger / Phaser : ce sont des effets de délayés combinés à des
déphasages. Utilisés généralement pour grossir les sons.
Les filtres
Le cross-over, permet de séparer les aigus/médiums/graves d’un son pour attaquer
ensuite les amplis et les enceintes individuellement ;
L’égaliseur, modification du spectre d’un son, suppression des principaux larsens,
adapter l'acoustique d'un lieu de manière technique ;
L’Exciter (effet) (en) ou ehancer, permet de redonner des harmoniques à un son, de
contrer l’appauvrissement dû aux traitements précédents, crée artificiellement des
harmoniques en augmentant certaines fréquences harmoniques choisies, et en jouant
subtilement sur des déphasages ;
Le larsen-killer, permet de supprimer automatiquement un larsen sans dénaturer le
son, cet appareil n'a pas lieu d'être si vous travaillez avec des professionnels.
Les racks
Le rack est un châssis monobloc permettant de fixer tous les appareils de traitement du son.
Cette structure contient un nombre fixé de baies (rack en anglais) où l’on introduit les
différents effets. Les dimensions d’une baie sont 1,6 pouce de hauteur par 19 pouces de
longueur (la profondeur n’est pas fixée). Certains appareils mesurent 3,2 pouces de haut et
utilisent donc deux baies. Les avantages d’un rack sont :
Protéger les effets d'éventuels chocs ;
Faciliter le déplacement des effets (les racks sont très souvent sur roulette avec des
poignées) ;
Avoir une seule prise d'alimentation électrique (commune pour tous les effets) ;
Améliorer la ventilation des appareils ;
Permettre au sonorisateur d'avoir instantanément rassemblés les principaux appareils
dont il se sert.
Les patchs
Il existe deux types de patchs : le patch de scène et le patch de rack :
Le patch de scène est en fait, pour simplifier, une rallonge multiprise (Multipaire)
(généralement en XLR) qui permet d’éviter que chaque instrument ait un câble de
20 m de long pour le relier à la console de mixage (généralement au milieu de la
salle) ;
Le patch de rack se présente généralement sous la forme d'une série de connecteurs
Jack 6,35 males. Il permet au sonorisateur de réagencer les interconnexions entre les
différents appareils constituant le rack sans devoir déconnecter et reconnecter tous les
fils qui trainent derrière.
Le "patch de scène" s'appelle stage box ! on ne relie pas directement un instrument à la
console car il faut adapter le niveau, l'impédance et le type de signal (asymétrique ou
symétrique). Pour une guitare ou guitare basse et tout autre instrument pouvant être "plugué"
il faut passer par une DI-box.
En ce qui concerne le "patch en rack" il s'agit en fait d'une "baie de brassage" : patch bay pour
éviter de refaire une "balance" à chaque groupe dans le cas d'un festival. Généralement équipé
de jack "bantam" ou TT ils ont un diamètre de 4,4mm et les bretelles "cordons de patch" sont
symétriques: un point chaud, un point froid et une masse. Mais les pach bay se retrouvent plus
généralement à côté des consoles de studio et permettent de faire du cross patching, de
prélever un signal à un endroit bien précis d'une tranche, ou encore d'intercaler un traitement
fréquentiel ou dynamique ou encore de câbler le réseau casque des musiciens (cue) ainsi que
le réseau de talkback! Il y a trois standards de patch : Standard-standard, standard-coupure et
coupure-coupure!
Schéma de câblage
Les techniques de sonorisation
L’installation
La sonorisation d’un concert s’est rapidement standardisée :
Sur la scène, on trouve tous les micros pour capter les sons, les guitares électriques
étant souvent captées par un micro placé devant le HP de l’ampli guitare pour avoir la
« coloration » de l’ampli. Les instruments électroniques ainsi que les basses sont
généralement repris par des boîtiers de symétrisation (DI-Box). On y trouve aussi les
retours pour que les musiciens puissent s’entendre ;
À côté de la scène, on trouve la régie retours qui gère le son qui va revenir aux
musiciens pour qu’ils s’entendent jouer et chanter. On trouve aussi les coulisses qui
permettent aux artistes de se préparer ;
De part et d’autre de la scène, généralement surélevées par rapport au public (pour
améliorer la diffusion du son), on trouve les enceintes de façade ;
Au milieu du public se trouve la régie principale qui va mixer et réarranger le son des
différents instruments pour l’envoyer en façade, vers le public. La position de la régie
en plein milieu du public est stratégique, elle permet d’avoir la vision du rendu sonore
la plus neutre, la plus objective, mais aussi la plus proche de ce qu’entendront les
spectateurs) ;
En plein air, pour contrer la déperdition sonore, on trouve souvent des enceintes de
rappel qui relaient le son pour les derniers spectateurs qui sont tout au fond.
La fiche technique son, le patch, le plan de scène
Lorsqu’un groupe de musique va jouer, il fait parvenir au sonorisateur par le biais de
l'organisateur une fiche technique son comprenant 3 volets :
La fiche technique
Elle regroupe les demandes de l’artiste et de son technicien en termes de matériel de
sonorisation (type de consoles et d'enceintes, nombres de compresseur, distance de la
régie façade à la scène, particularités…)
Le patch
C'est un tableau indiquant les numéros de lignes correspondant aux tranches de la
console, le nom de l'instrument, le type de micros, les inserts d'effets, le type de pied
micro et le besoin en alimentation fantôme de chaque micro.
Le plan de scène
C'est un graphique représentant de manière visuelle l'emplacement sur scène des
musiciens, des instruments, des retours, des alimentations électriques, éventuellement
de praticables permettant de surélever la batterie par exemple…
Les balances
Les balances se déroulent souvent dans un ordre précis répondant aux besoins des
techniques de mixage, à savoir, généralement, les instruments rythmiques en premier
(batterie, percussions, basse, guitares éventuellement, etc...), puis les instruments dits
mélodiques (généralement les cuivres et autres vents, ainsi que les voix, etc...).
o Le câblage (selon la feuille de patch).
o Le test des micros, de la diffusion sonore, ainsi que le calibrage de cette
dernière (méthode variable en fonction du sonorisateur : à l'oreille sur une
musique de référence, à la voix via un microphone ou à l'analyseur de spectre
audio et au bruit rose).
o Suit le réglage du mix (les étapes suivantes sont souvent abolies sur les plus
grosses tournées) :
La batterie (chaque élément est souvent repris indépendamment :
grosse caisse, caisse claire, cymbales charleston, toms, etc... ainsi que
de manière globale, par ajout d'un ou plusieurs couples de microphones
statiques appelés parfois "over-Head") ;
La basse ;
Les percussions ;
Les cuivres ;
Les guitares ;
Les voix.
Etc...
Réglage des retours.
Dans le cas des installations faisant appel à 2 régies et 2 techniciens du son, on règle le son de
la diffusion façade en même temps que les retours de scène, puis on ajuste les réglages, dans
un deuxième temps, lorsque les musiciens jouent ensemble. Dans le cas où une seule régie,
équipée d'une simple console de mixage est utilisée pour faire la sonorisation façade ainsi que
celle des retours, la méthode est variable... cependant on notera 2 méthode fréquemment
utilisées :
Mixage des retours après balance complète de la diffusion façade.
Réglage des niveaux de chaque instrument dans les retours au fur et à mesure de la
balance façade : cette méthode est moins adaptée aux groupes amateurs jouant à des
niveaux disparates ou nécessitant parfois de faire évoluer les corrections au fur et à
mesure de la balance ; corrections qui influent, du coup, simultanément sur le son des
retours.
Un musicien qui s'entend mal et/ou entend mal les autres musiciens sera mal à l'aise et jouera
de toute évidence moins bien.
Le réglage des retours implique quelques contraintes liées à l'effet larsen (résonance entre le
son produit par l'enceinte de retour et le microphone). Pour casser cette résonance
(caractérisée par un sifflement désagréable), il est souvent indispensable d'insérer un égaliseur
entre la sortie de la console restituant le mix retour concerné et l'ampli restituant ce dernier
dans l'enceinte, afin d'atténuer la bande de fréquence responsable de cet effet indésirable. Une
autre technique préventive face à cet effet consiste à légèrement retarder le son de l'enceinte
retour. Cette manipulation revient à reculer "virtuellement" l'enceinte de la source, ce qui
casse la chaîne de résonance inhérente à l'effet larsen. Cette technique est très simple à mettre
en œuvre avec les consoles numériques modernes. Si un retard important s'avère terriblement
efficace contre le larsen, il est aussi assez gênant pour le musicien qui s'entend jouer "en
retard" : il faut donc utiliser cette méthode avec parcimonie et la combiner avec l'usage d'un
égaliseur pour plus d'efficacité. Le retard appliqué ne doit pas excéder quelques
millisecondes.
Notez que le larsen est dangereux pour l'audition humaine à fort niveau et qu'il est parfois
responsable de traumatises auditifs. L'effet larsen peut également s'avérer destructeur pour
certains haut-parleurs : utilisez des outils que vous maîtrisez lorsque vous partez en concert et
qu'il vous faut gérer la sonorisation retour.
Réglage pour « petites » scènes :
Sur les petites scènes, notamment en intérieur, les retours influents souvent sur la sonorisation
façade, il est donc parfois nécessaire de les régler en premier... sinon même de s'affranchir
totalement de la sonorisation façade (cas fréquent dans des petits cafés concerts), la
sonorisation retour étant souvent suffisante pour entendre parfaitement chaque musicien.
Ensuite on règle éventuellement la façade en corrigeant certaines fréquences, afin de corriger
la déformation spectrale inhérente aux contraintes acoustiques imposées par les retours et/ou
le son direct de chaque instrument (notamment pour une batterie).
Notes et références
1. ↑ De l'anglais en:cluster, c'est l'Agglomérat d'un petit nombre d'objets. En sonorisation, un cluster est
un groupe d'enceintes suspendu au-dessus du public.
2. ↑ [[:fr:wiktionary:tweeter]]
Bibliographie Denis Mercier (collectif), Livre des techniques du son 1, 2,3. Éditions
Dunod, 2002/2004/2007
Annexes
Articles connexes
Technologies des musiques amplifiées ;
Le son (phénomène physique) ;
Le son (phénomène musical) ;
Acoustique musicale (phénomènes liés à l’écoute des sons) ;
Traitement du signal ;
Amplificateur ;
Égaliseur ;
Effet Larsen ;
Ingénieur du son ;
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Dernière modification de cette page le 1 janvier 2012 à 01:42.
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