LEÇON 3 : LES VOLCANS
Ce qu’il faut retenir…
Bilan I : Les éruptions volcaniques.
Un volcan c’est une structure géologique provenant de la remontée de magma
(roche fondue). Un volcan peut entrer en éruption, c’est-à-dire qu’il va se mettre
à éjecter de la matière.
Il existe deux grands types d’éruption volcanique.
Projection de cendres
et lave visqueuse
Schéma des deux types d’éruption volcanique
Nuée ardente
gaz et cendres à 400°C et 400
km/h
Coulée de lave Bombes volcaniques
fluide (roche)
Eruption effusive Eruption explosive
Une éruption effusive est Une éruption explosive est caractérisée
caractérisée par des coulées par des émissions brutales de lave
de lave fluide. La structure visqueuse et d’un mélange de gaz,
volcanique formée par ce cendres (les nuées ardentes) et roches
type d’éruption est en forme (bombes volcaniques). Les cendres
de cône. Exemple : le Piton peuvent se mélanger à de l’eau de
de la Fournaise (La Réunion). pluie ou de rivière pour former des
torrents de boue (les lahars). La
structure volcanique formée par ce
type d’éruption est en forme de
dôme. Exemple : La Montagne Pelée
(Martinique).
Volcan : structure géologique provenant de la remontée de magma.
Eruption effusive : coulées de lave fluide (couleur rouge).
Eruption explosive : émissions brutales de lave visqueuse, nuées ardentes, bombes volcaniques,
cendres (couleur grise).
Dôme : structure typique des volcans à éruption explosive.
Cône : structure typique des volcans à éruption effusive.
Bombes volcaniques : roche projetée violemment hors du volcan.
Nuée ardente : mélange de cendres brulantes et de gaz qui peut dévaler rapidement les
pentes d’un volcan lors d’une éruption explosive.
Lahar : torrent de boue issu du mélange entre des cendres volcaniques et de l’eau.
Bilan II : La modélisation des deux types d’éruption.
C’est la différence de viscosité de la lave qui explique ces deux types d’éruption.
Lorsque la lave est fluide, elle s’écoule sans problème pour donner une éruption
effusive. Mais lorsque la lave est visqueuse, elle ne coule pas et finit par
s’accumuler. Lorsque la structure est bouchée, la pression augmente à l’intérieur
du volcan qui finit par « exploser ».
En laboratoire, on ne peut pas reproduire une éruption
volcanique pour réaliser une expérience. On doit donc
simplifier la réalité en faisant une modélisation.
Magma : mélange de roche fondue en profondeur et de gaz qui remonte du fait de sa
densité plus faible. Lorsqu’il refroidit il se solidifie et donne à nouveau une roche.
Lave : magma arrivé à la surface.
Viscosité : caractéristique d’un liquide (visqueux ou liquide).
Visqueux : qui s’écoule difficilement (comme le miel).
Fluide : qui s’écoule facilement (comme l’eau).
Modélisation : représentation d’un phénomène réel de façon simplifiée.
Bilan III : L’évaluation du risque volcanique.
Le risque volcanique représente la dangerosité d’un volcan. Pour évaluer le risque
volcanique associé à un volcan, il faut trouver plusieurs informations :
• l’aléa volcanique (la possibilité • l’enjeu (ce qui est important à
qu’un volcan entre en éruption). côté du volcan comme les
habitants ou les bâtiments).
Puis on utilise la formule qui permet de calculer le risque :
RISQUE = ALEA x ENJEUX
(ici, Risque à Capesterre Belle-Eau = 5 x 2 = 10)
Plus l’aléa et les enjeux sont élevés et plus le risque est fort !
En France, il existe un fort risque volcanique dans certains départements d’outre-
mer, exemple :
- La Guadeloupe (la Soufrière, éruption explosive).
- La Martinique (la Montagne Pelée, éruption explosive).
- La Réunion (le Piton de la Fournaise, éruption
effusive).
La Soufrière, Guadeloupe
Aléa volcanique : possibilité qu’un volcan entre en éruption.
Enjeu : ce qui est important dans la zone (les habitants et les bâtiments).
Risque volcanique : dangerosité d’un volcan qui prend en compte ses chances d’entrer en
éruption et ce qu’il y a d’important autour de lui. C’est son nombre de « chance » qu’il
détruise des bâtiments ou tue des personnes.
Les amants de Pompéi, victimes du Vésuve en 79.
Le Vésuve, volcan situé en Italie près de Naples
(4,5 millions d’habitants)
Abris protégeant des bombes volcaniques
Bilan IV : La gestion du risque volcanique.
Pour faire face aux risques volcaniques, les volcans
sont sous surveillance. Il existe des signes
observables qui permettent de « prévoir » si un
volcan est sur le point d’entrer en éruption
(gonflement de la structure, séismes, émission de
fumerolle…) et qui permettent donc de donner
l’alerte.
En plus de cette surveillance il existe des mesures :
• de prévention = sensibilisation des personnes aux
risques volcaniques (information, entrainement…).
• d’adaptation = réduire les effets négatifs
(construction d’abris anti-bombe volcanique, barrage
anti-lahar…) ou éviter de construire dans les zones
à risque fort.
Barrage anti-lahar
Prévision : surveiller le volcan pour prévoir la prochaine éruption.
Prévention : sensibiliser des personnes aux risques volcaniques (affiche, entraînement).
Adaptation : réduire les effets négatifs (construction d’abris protégeant des bombes
volcaniques, barrage anti-lahar…) ou éviter de construire dans les zones à fort risque.