Introduction à la Statistique Descriptive
Introduction à la Statistique Descriptive
Licence 2
Dr COULIBALY Harouna
ESATIC
1 Introduction 5
1.1 Terminologie de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2 Caractères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.1 Caractère qualitatif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.2 Caractère quantitatif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
[Link] Caractère quantitatif discret . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
[Link] Caractère quantitatif continu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3 Effectif, fréquences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3.1 Effectifs cumulés, Fréquences cumulées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.4 Présentation générale des tableaux statistiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2 Représentations graphiques 11
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.2 Diagrammes à secteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.3 Diagramme en barres, diagramme en bâtons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.4 Histogramme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.5 Diagramme de fréquences cumulées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.5.1 Cas d’un caractère qualitatif ordinal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.5.2 Cas d’un caractère quantitatif discret . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.5.3 Cas d’un caractère quantitatif continu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3 Paramètres numériques 19
3.1 Paramètres de tendance centrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.1.1 Le mode . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
[Link] Caractère quantitatif discret . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
[Link] Caractère quantitatif continu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.1.2 La moyenne arithmétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
[Link] Données brutes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
[Link] Données rangées : caractère quantitatif discret . . . . . . . . 20
[Link] Données rangées : caractère quantitatif continu . . . . . . . . 20
[Link] Remarques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.1.3 La moyenne géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.1.4 La moyenne harmonique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.1.5 La médiane . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
[Link] Caractère quantitatif discret . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
[Link] Caractère quantitatif continu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
[Link] Remarques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
3.1.6 Les quantiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
3.1.7 Boı̂te à moustaches . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2
TABLE DES MATIÈRES 3
3.2 Paramètres de dispersion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3.2.1 L’étendue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
3.2.2 L’écart moyen absolu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
3.2.3 Variance, écart-type . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
3.2.4 L’écart inter-quartile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
3.2.5 Le Coefficient de variation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
3.3 Les paramètres de concentration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
3.3.1 La médiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
3.3.2 L’écart entre médiane et médiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.3.3 La courbe de Lorenz . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.3.4 L’indice de Gini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.4 Paramètres de forme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.4.1 Moments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.4.2 Asymétrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
3.4.3 L’aplatissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
5 Analyse combinatoire 47
5.1 Principe multiplicatif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
5.2 Arrangements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
5.2.1 Arrangements sans répétitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
5.2.2 Arrangements avec répétitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
5.3 Combinaisons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
5.3.1 Combinaisons sans répétitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
5.3.2 Combinaisons avec répétitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
Chapitre
1 Introduction
La statistique est l’ensemble des méthodes et des techniques destinées à la collecte, l’ex-
ploration, l’analyse et l’interprétation des données. Elle a pour objectif de mettre en évidence
des informations cachées dans ces données en vue généralement de prendre une décision
concernant le phénomène ayant généré ces données. La statistique se divise généralement en
deux grandes parties :
- la statistique descriptive qui a pour but d’obtenir un résumé des données ;
- la statistique inférentielle qui a pour but d’utiliser les données afin de rechercher des
modèles ou de faire des prévisions.
5
6 CHAPITRE 1. INTRODUCTION
1.2 Caractères
On distingue deux types de caractères : le caractère qualitatif et le caractère quantitatif.
La fréquence cumulée croissante de la i -ème modalité x i est la somme des fréquences des
modalités inférieures ou égales à cette modalité :
i
X Ni
Fi = fj = .
j =1 n
L’effectif cumulé décroissant de la i -ème modalité x i est la somme des effectifs des modalités
supérieures ou égales à cette modalité :
k
X
Di = n j.
j= i
La fréquence cumulée décroissante de la i -ème modalité est la somme des fréquences des
modalités supérieures ou égales à cette modalité :
k
X Di
Gi = fj = .
j= i n
- l’origine du renseignement.
La présentation des données sous forme de tableaux est intéressante car elle propose un
premier résumé. On dégage ainsi les tendances de la population. Ces tableaux vont nous
permettre de faire des représentations graphiques. L’idée sera de rendre compte visuelle-
ment du résumé que nous avons commencé. Ensuite, pour les caractères quantitatifs, nous
chercherons à résumer numériquement l’information.
1.4. PRÉSENTATION GÉNÉRALE DES TABLEAUX STATISTIQUES 9
Modalité Effectif Effectif Cumulé Fréquence Fréquence cumulée
n1
M1 n1 n1 f1 = n F1 = f 1
n2
M2 n2 n1 + n2 f2 = n F2 = f 1 + f 2
.. .. .. .. ..
. . . . .
j j
X nj X
Mj nj n= ni fj = n Fj = fi
i =1 i =1
.. .. .. .. ..
. . . . .
k k
X nk X
Mk nk n= ni fk = n Fk = fi = 1
i =1 i =1
Total n 1
Exemple 1.4.1. Caractère quantitatif discret : Répartition des ménages selon le nombre de
pièces du logement occupé
Exemple 1.4.2. Caractère quantitatif continu : Répartition des ouvriers selon leur salaire
mensuel net (en milliers francs).
Salaire Effectif Fréquence (%) Fréquence cumulées Fréquence cumulées
croissante (%) decroissantes (%)
[80, 100[ 26 18.6 18.6 100
[100, 110[ 33 23.5 42.1 81.4
[110, 120[ 64 45.8 87.9 57.9
[120, 130[ 7 5.0 92.9 12.1
[130, 150[ 10 7.1 100 7.1
Total 140 100
Remarque 1.4.1. Il s’agit d’un caractère qualitatif nominal. Les fréquences cumulées sont
sans intérêt car il n’existe pas de relation d’ordre entre les modalités.
Chapitre
2 Représentations graphiques
2.1 Introduction
La représentation graphique a pour objectif de visualiser la distribution des données.
Dans ce chapitre, nous passons en revue les principales représentations graphiques utilisées
dans les analyses statistiques. Selon le type de variable statistique étudié, on a recours à des
graphiques différents.
ni
αi = × 360 = f i × 360.
n
Table 2.1 – Répartition des touristes et visiteurs arrivés à l’aéoroport Félix Houphouet-
Boigny par continent de provenance en 1999
Source : Ministère de l’Economie et des Finances, 2007.
11
12 CHAPITRE 2. REPRÉSENTATIONS GRAPHIQUES
Afrique
Oceanie
Asie
Amerique
Europe
Exemple 2.3.1. Le tableau suivant donne la répartition selon le groupe sanguin de 50 indi-
vidus pris au hasard dans une population :
Groupe sanguin A B AB O
Effectif 25 10 12 3
25
20
15
10
5
0
A B AB O
60
50
40
30
20
10
0
1 2 3 4 5
2.4 Histogramme
L’histogramme est la représetation graphique de la distribution des effectifs ou des fré-
quences d’une variable statistique continue. Pour construire l’histogramme, on place en abs-
cisse les différentes extrémités a i des classes, puis on trace, pour chaque classe, un rectangle
parallèle aux axes, de telle sorte que la partie parallèle à l’axe des abscisses ait une longueur
correspondant à l’amplitude de la classe et que la surface du rectangle soit proportionnelle à
l’effectif (ou à la fréquence) de la classe (ceci afin de bien visualiser l’importance de chaque
classe). Deux classes de même amplitude sont directement comparables. Cette comparaison
ne peut être étendue à des classes d’amplitude différente. Pour effectuer la comparaison
correctement, nous allons construire les histogrammes en respectant le protocole ci-dessus :
- Choix de l’unité d’amplitude u : on retiendra par exemple le pgcd des diverses am-
plitudes.
- Expression des amplitudes dans cette nouvelle unité d’amplitude :
a i − a i−1
ei =
u
- La hauteur h i de chaque rectangle est égale à
fi
hi =
ai
de telle sorte que la surface des rectangles représentatifs est égale à la fréquence de
la classe correspondante ; h i est la fréquence par unité d’amplitude de la classe i .
2.5. DIAGRAMME DE FRÉQUENCES CUMULÉES 15
Exemple 2.4.1. Répartition des ouvriers selon leur salaire mensuel net (en milliers francs.
Les fréquences cumulées d’une variable qualitative ordinale sont représentées au moyen d’un
diagramme en barres.
1.0
0.8
0.6
0.4
0.2
0.0
Sd P Se Su U
ou
0 si x < x1
F X ( x) = N i si x i ≤ x < x i+1 i = 1, . . . , k − 1,
n si x ≥ xk
Exemple 2.5.2. Répartition des ménages selon le nombre de pièces du logement occupé. Le
tableau statistique est :
2.5. DIAGRAMME DE FRÉQUENCES CUMULÉES 17
Effectif Frequence Frequence_Cumulees
1 20 10 10
2 40 20 30
3 40 20 50
4 60 30 80
5 40 20 100
A partir de ce tableau, nous déduisons :
0 si x < 1
10 si 1 ≤ x < 2
30 si 2 ≤ x < 3
F ( x) =
50 si 3 ≤ x < 4
80 si 4 ≤ x < 5
100 x ≥ 5
0 1 2 3 4 5 6
F (80) = 0
F (100) = 0.186
F (110) = 0.421
F (120) = 0.879
F (130) = 0.929
F (150) = 1.
3 Paramètres numériques
Les paramètres de tendance centrale ont pour objet de résumer la série d’observations
par une valeur considérée comme représentative. Selon les cas, certains sont plus appropriés
que d’autres.
3.1.1 Le mode
Le mode est la valeur la plus fréquente du caractère. Il peut être calculé pour tous les
types de caractère (quantitatif ou qualitatif). Le mode n’est pas nécessairement unique.
Le mode d’un caractère quantitatif discret est la valeur pour laquelle la fréquence est
la plus élevée. Graphiquement, le mode est la modalité qui correspond au sommet du dia-
gramme en bâton.
Le mode est plus difficile à définir dans le cas d’un caractère quantitatif continu. Lorsque
les données sont regroupées en classes, on définit la classe modale. La classe modale n’est
pas la classe de plus grande fréquence mais la classe de plus grande densité c’est à dire de
plus grande fréquence par amplitude. Il est néanmoins possible de déterminer une valeur
unique comme mode.
19
20 CHAPITRE 3. PARAMÈTRES NUMÉRIQUES
Lorsque les classes adjacentes à la classe modale ont des densités de fréquences égales, le
mode coincide avec le centre de la classe modale. Le mode dépend beaucoup de la répartition
en classes.
1X n
x̄n = xi .
n i=1
C’est la somme de toutes les observations divisée par le nombre total des observations.
1X k
x̄n = n i xi .
n i=1
1X k
x̄ = ni ci
n i=1
a i−1 + a i
où c i = est le centre de la classe [a i−1 , a i [.
2
3.1. PARAMÈTRES DE TENDANCE CENTRALE 21
[Link] Remarques
- La moyenne n’est pas nécessairement une valeur observable du caractère.
- La moyenne est sensible aux valeurs extrêmes ou atypiques.
La moyenne géométrique s’utilise, par exemple, quand on veut calculer la moyenne de taux
d’intérêt.
Exemple 3.1.1. Supposons que les taux d’intérêt pour 4 années consécutives soient respecti-
vement de 5, 10, 15, et 10%. Que va-t-on obtenir après 4 ans si je place 100 francs ?
Solution.
— Après 1 an on a, 100 × 1.05 = 105.
— Après 2 ans on a, 100 × 1.05 × 1.1 = 115.5
— Après 3 ans on a, 100 × 1.05 × 1.1 × 1.15 = 132.825.
— Après 4 ans on a, 100 × 1.05 × 1.1 × 1.15 × 1.1 = 146.1075.
Si on calcule la moyenne arithmétique des taux on obtient
1.05 + 1.10 + 1.15 + 1.10
x= = 1.10
4
Si on calcule la moyenne géeométrique des taux, on obtient
1
G = (1.05 × 1.10 × 1.15 × 1.10) 4 = 1.099431377.
Le bon taux moyen est bien G et non x, car si on applique 4 fois le taux moyen G aux 100
francs, on obtient
100 × G 4 = 100 × 1.0994313774 = 146.1075.
10 + 30 + 40 + 20
x= = 25 km/ h.
4
4
H= 1 1 1 1
= 19.2 km/ h.
10 + 30 + 40 + 20
3.1.5 La médiane
La médiane M e est la valeur du caractère pour laquelle la fréquence cumulée est égale à
0.5. Elle correspond donc au centre de la série statistique classée par ordre croissant ou à la
valeur pour laquelle 50% des valeurs observées sont supérieures et 50% sont inférieures.
On procède ainsi après avoir rangé les n observations x1 , x2 , . . . , xn par ordre croissant
x(1) ≤ x(2) ≤ . . . ≤ x(n) :
3 2 1 0 0 1 2
On ordonne la série
0 0 1 1 2 2 3
3.1. PARAMÈTRES DE TENDANCE CENTRALE 23
1.00
0.75
0.50
0.25
0.00
−1 0 1 2 3 4
- si n est pair, alors n = 2m et une médiane est une valeur quelconque entre x(m) et
x(m+1) ; ( x(m) , x(m+1) ) est appelé intervalle médian. Dans ce cas, on prend souvent le
milieu comme médiane, c’est à dire
x(m) + x(m+1)
Me = .
2
3 2 1 0 0 1 2 4
On ordonne la série
0 0 1 1 2 2 3 4
24 CHAPITRE 3. PARAMÈTRES NUMÉRIQUES
1.00
0.75
0.50
0.25
0.00
−1 0 1 2 3 4 5
[Link] Remarques
- La médiane peut être calculéee pour un caractère quantitatif et pour un caractère
qualitatif ordinal.
- La médiane est plus robuste que la moyenne car elle n’est pas influencée par les
valeurs extrêmes.
- La médiane est influencée par le nombre d’observations.
Remarque 3.1.1. Un décile est l’une des neuf valeurs qui partagent la série ordonnée en 10
groupes de même effectif (10% chacun). Un centile est l’une des cent valeurs qui partagent
la série ordonnée en 100 groupes de même effectif (1% chacun).
Caractère quantitatif discret : s’il existe une modalité x j du caractère telle que N j−1 <
α n ≤ N j ou F j−1 < α ≤ F j alors le quantile d’ordre α est x j .
Caractère quantitatif continu : soit la première classe dont la fréquence empirique est su-
périeure ou égale à α. Notons là C i = [a i−1 , a i [ et appelons F i sa fréquence cumulée. Si
F i = α, le quantile est a i . Dans le cas contraire, F i > α, considérons les points de coordon-
nées (a i−1 , F i−1 ) et (a i , F i ), F i−1 est la fréquence cumulée de la classe précédant C i si elle
existe, 0 sinon. La droite passant par ces deux points passe par un point d’ordonées α dont
l’abscisse est xα .
a i−1 F i−1
xα α
ai Fi
On tire xα à partir de la formule suivante :
xα − a i−1 a i − a i−1
= .
α − F i−1 F i − F i−1
Par suite
α − F i−1
xα = a i−1 + (a i − a i−1 ) .
F i − F i−1
Exemple 3.1.5. Répartition des ouvriers selon leur salaire mensuel net (en milliers francs.
100 18.6
Q1 25
110 42.1
Par suite
25 − 18.6
Q 1 = 100 + (110 − 100) = 102.72
42.1 − 18.6
110 42.1
Q2 50
120 87.9
26 CHAPITRE 3. PARAMÈTRES NUMÉRIQUES
Par suite
50 − 42.1
Q 2 = 110 + (120 − 110) = 111.72
87.9 − 42.1
110 42.1
Q3 75
120 87.9
Par suite
75 − 42.1
Q 3 = 110 + (120 − 110) = 117.18
87.9 − 42.1
b+ = Q 3 + 1.5(Q 3 − Q 1 ).
Les valeurs au-délà des moustaches sont des valeurs hors norme éventuellement sus-
pectes ou aberrantes mais pas nécessairement.
Ce diagramme est utilisé notamment pour comparer un même caractère dans deux ou plu-
sieurs échantillons de tailles différentes.
Groupe 1 2 5 10 10 10 15 18
Groupe 2 8 9 10 10 10 11 12
3.2. PARAMÈTRES DE DISPERSION 27
Pour le groupe 1 : M01 = M e1 = X 1 = 10
Pour le groupe 2 : M02 = M e2 = X 2 = 10.
On remarque que les deux séries présentent un même mode, une même médiane et une même
moyenne. Cependant, leur distribution se fait d’une manière nettement différente. En effet,
contrairement au groupe 1, les notes du groupe 2 ne s’écartent pas trop des valeurs centrales
( M e = X̄ = 10). Ainsi, les indicateurs de tendance centrale peuvent s’avèrer insuffisant pour
permettre à eux seuls de résumer et de comparer deux ou plusieurs séries statistiques, d’où
la nécessité de calculer d’autres indicateurs dits de dispersion.
3.2.1 L’étendue
On appelle étendue l’écart entre la plus grande valeur et la plus petite valeur. Posons
Plus l’étendue est faible, plus la série est moins dispersée. L’inconvénient majeur de l’étendue
est qu’il ne dépend que des valeurs extrêmes qui sont souvent exceptionnelles et aberrantes.
1X k
EM A = n i | x i − x̄n | .
n i=1
Pour un caractère quantitatif continu dont les n observations ont été réparties dans k inter-
valles ([a i , a i+1 [) i=1,...,k , l’écart absolu moyen est le nombre
1X k
EM A = n i | c i − x̄n |,
n i=1
a i + a i+1
où c i = est le centre de la classe [a i , a i+1 [.
2
Remarque 3.2.1. On appelle écart absolu par rapport à la médiane M e :
1X k
EM A 1 = n i | xi − M e | .
n i=1
Cet indicateur de dispersion tient compte de tous les écarts entre les valeurs observées
et la moyenne arithmétique. Son inconvénient est qu’il n’est pas commode pour le calcul
algébrique vu la présence de l’expression de la valeur absolue. Une solution alternative
consiste à considérer la moyenne des carrés des écarts et de calculer ensuite la racine carrée.
28 CHAPITRE 3. PARAMÈTRES NUMÉRIQUES
3.2.3 Variance, écart-type
Pour un caractère quantitatif discret dont les n observations sont rangées selon ses k
modalités x1 , . . . , xk d’effectifs respectifs n1 , . . . , n k ,
1X k
σ2 = n i ( x i − x̄)2 .
n i=1
Pour un caractère quantitatif continu dont les n observations ont été réparties dans k inter-
valles ([a i , a i+1 [) i=1,...,k , la variance est
1X k
σ2 = n i ( c i − x̄)2 .
n i=1
a i + a i+1
où c i = est le centre de la classe [a i , a i+1 [.
2
L’écart-type σ est la racine carrée de la variance.
La variance mesure la dispersion des valeurs autour de la moyenne. La variance est ex-
primée dans le carré de l’unité de mesure de la variable. C’est la raison pour laquelle on ne
doit pas interpréter la variance mais plutôt sa racine carrée : l’écart-type. L’écart-type est
utilisé comme un indicateur de la dispersion de la série statistique. Plus il est grand, plus la
dispersion des observations autour de la moyenne de la variable est forte, plus la population
est hétérogène.
IQ = Q 3 − Q 1 .
Nous avons 50% des observations qui se trouvent entre Q 1 et Q 3 . Ainsi, 50% des observations
s’étalent sur un intervalle de longueur égale à Q 3 −Q 1 . Plus l’intervalle interquartiles est petit,
plus la dispersion est faible et plus la population est homogène.
Cette quantité mesure la dispersion autour de la médiane. Plus IQ est grand, plus il existe
des valeurs éloignées de la médiane.
C’est un nombre sans dimension qui mesure la proportion de la moyenne expliquée par
l’écart-type. Le coefficient de variation permet de comparer deux ou plusieurs distribu-
tions exprimées dans des unités différentes et qui n’ont pas le même ordre de grandeur (les
moyennes sont différentes). Le coefficient de variation est souvent exprimé en pourcentage.
Plus le coefficient de variation est faible, plus la dispersion est faible et plus la population
est homogène.
3.3. LES PARAMÈTRES DE CONCENTRATION 29
3.3.1 La médiale
La médiale est la valeur du caractère qui partage la valeur totale ou la masse totale
en deux parties égales. La médiale se détermine par interpolation linéaire sur les valeurs
globales relatives cumulées croissantes.
Soit X un caractère continu dont les observations sont rangées dans les classes [a i−1 , a i [,
a i−1 + a i
k = 1, . . . , k. Soit n i l’effectif de la classe [a i−1 , a i [ et c i = son centre.
2
• On appelle n i c i la valeur globale (v.g.) associée à la classe [a i−1 , a i [.
n
X
• n i c i est appelée valeur totale ou masse totale du caractère étudié.
i =1
ni ci
• qi = n
est la valeur globale relative (v.g.r.) associée à la classe [a i−1 , a i [. q i
X
ni ci
i =1
désigne la part, dans la valeur totale, detenur par les individus ayant une valeur du
caractère appartenant à la classe [a i−1 , a i [.
i
X
• V (a i ) = Vi = q j est appelée valeur globale relative cumulée croissante (v.g.r.c.c).
j =1
Elle indique la part, dans la valeur totale, detenue par les individus ayant une valeur
du caractère appartenant à la classe [a i−1 , a i [.
a i−1 Vi−1
M 0. 5
ai Vi
110 37.59
M 50
120 85.26
50 − 37.59
M = 110 + (120 − 110) × .
65.26 − 37.59
∆M = M − M e .
Cet écart nous fournit un premier renseignement sur la concentration d’une distribution
statistique.
• Si ∆ M = 0 ⇔ M = M e alors alors la concentration est nulle et la répartition de la valeur
totale est parfaitement égalitaire.
• Si ∆ M ̸= 0 alors la répartition de la valeur totale n’est pas égalitaire. Cependant,
aucune information sur l’intensité de cette inégalité ne peut être avancée.
• Pour comparer la concentration de deux ou plusieurs séries statistiques, on peut
∆M
utiliser le rapport . La concentration d’une série est d’autant plus forte que le
E
rapport est élevé. (E représente l’etendue de la série).
3.4. PARAMÈTRES DE FORME 31
3.3.3 La courbe de Lorenz
La courbe de Lorenz est obtenue en reliant, par des segments de droites, les points de
coordonnées (F i , Vi ), i = 0, . . . , k avec (F0 , V0 ) = (0, 0). Plus la courbe de Lorenz s’éloigne de la
première bissectrice, plus la concentration est forte et plus la répartition est inégalitaire.
3.4.1 Moments
Pour un caractère quantitatif discret dont les n observations sont rangées selon ses k
modalités x1 , . . . , xk d’effectifs respectifs n1 , . . . , n k , le moment centré d’ordre r est défini par
1X k
µr = n i ( x i − x̄)r .
n i=1
32 CHAPITRE 3. PARAMÈTRES NUMÉRIQUES
Pour un caractère quantitatif continu dont les n observations ont été réparties dans k inter-
valles ([a i , a i+1 [) i=1,...,k , le moment centré d’ordre r est défini par
1X k
µr = n i ( c i − x̄)r ,
n i=1
a i + a i+1
où c i = est le centre de la classe [a i , a i+1 [.
2
Remarque 3.4.1. µ0 = 1, µ1 = 0 et µ2 est la variance.
3.4.2 Asymétrie
Le coefficient d’asymétrie de Pearson
Dans une distribution faiblement asymétrique, c’est la position du mode par rapport à la
moyenne (ou à la médiane) qui caractérise l’asymétrie. Le coefficient d’asymétrie de Pearson
est défini par :
X̄ − M0
s= .
σ
Interprétation
Quelque soit la formule adoptée, nous avons l’interprétation suivante. Ces coefficients
n’ont d’intérât que dans la mesure où ils permettent de comparer les formes de deux ou plu-
sieurs distributions ; bien entendu, les comparaison ne sont valables que si la même formule
est retenue pour les diverses distributions.
1. s = 0 indique une distribution parfaitement symétrique. Dans ce cas M e = M0 = x̄.
3.4.3 L’aplatissement
Le coefficient d’aplatissement (kurtosis) permet de mesurer le relief ou la platitude d’une
courbe issue d’une distribution de fréquences. On compare la courbe de fréquence de la
distribution à la courbe de fréquence de la distribution normale considérée comme la dis-
tribution idéale. On fait apparaı̂tre ainsi l’aplatissement ou l’allongement au voisinage du
mode. Quand la courbe est plus aplatie que la courbe normale, on dit qu’elle est platicur-
tique ; quand elle est plus aigue, on dit qu’elle est leptocurtique ; une courbe normale est
dite mésocurtique. Le coefficient d’aplatissement de Fisher est :
µ4
γ= −3 µ2 ̸= 0.
µ22
4.1 Introduction
La question centrale de ce chapitre est relative aux statistiques bivariées (deux variables).
Comment juger de l’intensité de la dépendance statistique esntre deux variables ?
Répondre statistiquement à cette question dépend de la nature des deux variables étu-
diées. Trois combinaisons sont possibles :
— Deux variables qualitatives :
— Une variable qualitative et une variable quantitative :
— Deux variables quantitatives
L’analyse dans ce cas n’est plus univariée mais bien bivariée. On analyse de manière simul-
tanée les caractéristiques des individus suivant deux variables.
4.2 Généralités
ni j
fi j = .
n
35
36 CHAPITRE 4. STATISTIQUES À DEUX VARIABLES
HH Y Y
H
Y2 ··· Yj ··· Yl
X HH 1
X1 n 11 n 12 ··· n1 j ··· n 1l
X2 n 21 n 22 ··· n2 j ··· n 2l
.. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . .
Xi n i1 n i2 ··· ni j ··· n il
.. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . .
Xk n k1 n k2 ··· nk j ··· n kl
Exemple 4.2.3. Une variable quantitative continue et une variable qualitative : Répartition
d’un groupe de 50 personnes réparties par âge et par genre, tous âgés de moins de 45 ans.
PPGenre Homme
PP
Femme
Age PP
P
P
[0, 18[ 10 20
[18, 45[ 5 15
k
X
n• j = ni j.
i =1
4.2. GÉNÉRALITÉS 37
La fréquence de la modalité Y j est donnée par
n• j
f• j = .
n
Nous avons
X l
k X k
X l
X
n= ni j = n i• = n• j
i =1 j =1 i =1 j =1
X l
k X k
X l
X
fi j = f i• = f • j = 1.
i =1 j =1 i =1 j =1
HH Y
HH Y1 Y2 ··· Yj ··· Yl Total
X H
X1 n 11 n 12 ··· n1 j ··· n 1l n 1•
X2 n 21 n 22 ··· n2 j ··· n 2l n 2•
.. .. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . . .
Xi n i1 n i2 ··· ni j ··· n il n i•
.. .. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . . .
Xk n k1 n k2 ··· nk j ··· n kl n k•
Total n •1 n •2 ··· n• j ··· n •l n
HH Y
HH Y1 Y2 ··· Yj ··· Yl Total
X H
X1 f 11 f 12 ··· f1 j ··· f 1l f 1•
X2 f 21 f 22 ··· f2 j ··· f 2l f 2•
.. .. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . . .
Xi f i1 f i2 ··· fi j ··· f il f i•
.. .. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . . .
Xk f k1 f k2 ··· fk j ··· f kl f k•
Total f •1 f •2 ··· f• j ··· f •l 1
4.2.4 Indépendance
On dit que les caractères X et Y sont satistiquement indépendants dans l’ensemble des
n individus considérés si toutes les distributions conditionnelles de X sont identiques à la
distribution marginale en X .
Puisque
ni j
ni j n fi j
f i⧸ j = = n• j = ,
n• j f• j
n
alors
f i j = f • j × f i⧸ j = f i• × f j⧸ i .
4.3. LIAISON ENTRE DEUX CARACTÈRES QUALITATIFS 39
Ainsi, nous obtenons
n i• n• j 2
³ ´
3 ni j −
2 X n
χ2 =
X
n i• n• j
i =1 j =1 n
µ¡ n i• n •1 ¢2 ¡ n n ¢2 ¡ n n ¢2 ¶
2
X n i1 − n n i2 − i•n •2 n i3 − i•n •3
= n i• n •1 + n i• n •2 + n i• n •3
i =1 n n n
n 1• n •1 ¢2 n 1• n •2 ¢2 n 1• n •3 ¢2 ¢2 ¢2 ¢2
n 21 − n2•nn•1 n 22 − n2•nn•2 n 23 − n2•nn•3
¡ ¡ ¡ ¡ ¡ ¡
n 11 − n n 12 − n n 13 − n
= n 1• n •1 + n 1• n •2 + n 1• n •3 + n 2• n • 1 + n 2• n •2 + n 2• n • 3
n n n n n n
On sait que :
X et Y sont indépendants ⇐⇒ f i j = f i• × f • j i = 1, . . . , k, j = 1, . . . , l.
4.3.3 Exercices
[Link] Exercice 1
Nous voulons étudier la liaison entre le type de musique X et l’âge Y . X a trois modalités
(chansons, jazz, classique) et Y a quatre modalités (jeunes, adulte femme, adulte homme,
vieux). Voici le tableau de contingence :
HH Y Jeunes
H
Adulte femme Adulte homme Vieux Total
X HH
Chansons 69 172 133 27 401
Jazz 41 84 118 11 254
Classique 18 127 157 43 345
Total 128 383 408 81 1000
Nous avons
n i• n• j 2
³ ´
4 ni j −
3 X n
χ2 =
X
n i• n• j = 52.9138.
i =1 j =1 n
[Link] Exercice 2
Un site internet reçoit 113 457 visiteurs durant un mois. On désigne par X le navigateur
internet utilisé et Y le système d’exploitation utilisé.
4.4. LIAISON ENTRE DEUX CARACTÈRES QUANTITATIFS 41
HH Y
H
Windows Mac Linux
X HH
Chrome 14103 1186 427
Firefox 30853 4392 3234
Internet explorer 47389 23 0
Safari 668 6416 0
Autres 2974 40 1752
1. Identifier la population, sa taille ainsi que les variables étudiées en précisant leur type.
2. Quelle est la proportion de visiteurs sous Windows ?
3. Quelle proportion de visiteurs utilisent le navigateur Safari ?
4. Parmi les utilisateurs de Mac, quelle proportion utilise Chrome ?
5. Parmi les utilisateurs de Safari, quelle proportion est sous Windows ?
6. Représenter graphiquement la distribution des proportions par Navigateur pour chaque
système d’exploitation. Les variables X et Y sont-elles indépendantes ?
1X n
Cov( X , Y ) = ( X i − X n )(Yi − Y n )
n i=1
1X n
= X i Yi − X n Y n .
n i=1
42 CHAPITRE 4. STATISTIQUES À DEUX VARIABLES
La covariance est un indice symétrique, c’est à dire, Cov( X , Y ) = Cov(Y , X ) et peut prendre
toute valeur (négative, nulle ou positive).
Le coefficient de correlation linéaire entre les caractères X et Y est défini par
Cov( X , Y )
rXY =
σ X σY
Nous avons :
1. −1 ≤ r X Y ≤ 1.
2. Si r X Y > 0 alors les deux variables évoluent dans le même sens.
3. Si r X Y < 0 alors les deux variables n’évoluent pas dans le même sens.
4. | r X Y | = 1 ⇐⇒ les n points ( X i , Yi ) sont alignés.
5. r X Y = 0 ⇐⇒ Pas de liaison linéaire, mais possibilité d’une liaison d’un autre type.
6. X et Y indépendantes=⇒ r X Y = 0.
Remarque 4.4.1. • La covariance dépend des unités de mesure dans lesquelles sont ex-
primées X et Y . Le coefficient de corrélation est un indice de liaison sans unité.
• La covariance et le coefficient de corrélation ne permettent de mettre en évidence
qu’une relation linéaire entre X et Y .
• Si deux variables sont statistiquement indépendantes (aucun lien), la corrélation est
nulle, mais l’inverse est faux : il peut exister un lien autre que linéaire entre elles.
4.4. LIAISON ENTRE DEUX CARACTÈRES QUANTITATIFS 43
4.4.3 Regression linéaire
Si | r X Y | ≃ 1, on peut supposer que X est cause de Y . Il est naturel de chercher, dans un
ensemble donné de fonctions, la fonction de X approchant Y ”le mieux possible” au sens d’un
certain critère. On dit que l’on fait la regression de Y sur X . Si l’on choisit pour ensemble de
fonctions celui des fonctions affines du type (aX + b), on parle de regression linéaire. C’est le
choix que l’on fait le plus fréquemment dans la pratique, le critère le plus usuel étant celui
des moindres carrés.
Le critère des moindres carrés. Il consiste à minimiser la quantité
n
[Yi − (aX i + b)]2 .
X
S (a, b) =
i =1
100
y *i
90
ei
yi
poids
80
70
60
taille
La droite d’équation y = ax + b est appelée droite de régression de Y sur X . Elle passe par
le point ( X n , Y n ).
2.0
1.8
1.6
1.4
20 30 40 50 60 70
Age
Les points sont rangés le long d’une droite. On peut donc supposer l’existence d’une
relation linéaire entre l’age et le taux de cholesterol.
2. Le coefficient de corrélation est donné par :
10
X
x i yi − 12 x12 y12
i =1
rXY = v v ≈ 0.95
u 10 u 10
uX uX
t x2 − 12( x )2 t yi2 − 12( y12 )2
i 12
i =1 i =1
Le coefficient de corrélation est positif. Ce qui signifie que l’age et le taux de choles-
terol évolue dans le même sens. De plus ils sont fortement corrélés ; ce qui confirme
la relation linéaire entre l’age et le taux de cholesterol.
3. Estimation des paramètres
P10
i =1 x i yi − 12 x12 y12
a= P 10 2
= 0.03
2
i =1 x i − 12( x12 )
4.5. CARACTÈRE QUANTITATIF ET CARACTÈRE QUALITATIF 45
b = y12 − âx12 = 0.92
1X n
Yn = n i• Y i .
n i=1
On définit :
- la variance intra-groupe
1X k
Vintra = n i• σ2i
n i=1
avec
n i•
1 X
σ2i = (Yi j − Y i )2
n i• j=1
- la variance inter-groupe
1X k
Vinter = n i• (Y i − Y n )2
n i=1
σ2 = Vintra + Vinter .
- η2X |Y = 0 ⇒ Vinter = 0 ⇒ Y i = Y n . Ce qui signifie que les moyennes de Y sont les mêmes
dans toutes les modalités de X . En moyenne, les données ne diffèrent pas selon qu’elles
se trouvent dans telle ou telle modalité de X .
46 CHAPITRE 4. STATISTIQUES À DEUX VARIABLES
- η2X |Y= 1 ⇒ Vintra = 0 ⇒ Yi j = Y i . Les données diffèrent d’un groupe à l’autre mais à
l’interieur même de chaque groupe, il n’y a aucune variabilité.
Remarque 4.5.1. Si η2X |Y est proche de 1, c’est que le caractère X explique une grande partie
de la variabilité des données alors que si sa valeur est proche de 0, elle n’en explique que
très peu.
4.5.2 Exemple
Liaison entre le sexe (caractère X ) et le salaire (caractère Y ).
Le caractère X admet deux modalités : femme et homme.
30Y F + 20Y H
Y= = 1818.36
30 + 20
La variance inter-groupe est :
1
½ ³ ´2 ³ ´2 ¾
Vinter = nF Y F − Y + nH Y H − Y = 27809.32
50
On peut considérer que le caractère sexe explique environ 58% de la variabilité des salaires
observés.