LYCÉE L OUIS -L E -G RAND PCSI 2
M ATHÉMATIQUES , I NTERROGATION N O 0
Samedi 17 septembre 2022 ( 9h – 10h )
1. Résoudre sur R l’équation 2 |x − 1| = x 2 − 2.
2. Soit (φn )n∈N la suite définie par φ0 = φ1 = 1 et, pour tout n ∈ N, φn+2 = φn+1 + φn .
n
φi pour tout n ∈ N. Exprimer S n en fonction de φn+2 pour tout n ∈ N.
X
On pose S n :=
i =0
I NDICATION : On a φi = φi +2 − φi +1 pour tout i ∈ N.
p
3. Pour m ∈ R, on note Em l’équation 3 cos(x) − sin(x) = m.
a. Déterminer l’ensemble des m ∈ R tel que Em admet au moins une solution dans R.
b. Résoudre Ep2 .
1 × 3 × · · · × (2n − 1) 1
4. Prouver que ∀n ∈ N∗ , É p ·
2 × 4 × · · · × 2n 3n + 1
5. Déterminer la plus petite constante A réelle telle que
à !2
n n
n
x k2
X X
∀(x 1 , . . . , x n ) ∈ R , xk ÉA
k=1 k=1
I NDICATION : Attention, il y a deux démonstrations attendues (le fait que la constante choisie soit solu-
tion et la justification de son optimalité).
6. Déterminer toutes les fonctions f de R dans R telles que ∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) − f (x − y) = x y.
I NDICATION : Procéder par analyse-synthèse.
7. Soit n ∈ N∗ et (x 1 , x 2 , . . . , x n ) ∈ [1, +∞[n . Montrer que x 1 + x 2 + · · · + x n É n − 1 + x 1 x 2 · · · x n .
I NDICATION : Raisonner par récurrence.
8. Soit n ∈ N tel que n Ê 3. Démontrer l’existence de n entiers naturels x 1 , . . . , x n tels que
X n 1
1 < x 1 < x 2 < · · · < x n et =1
i =1 x i
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C ORRIGÉ
1. Notons E cette équation.
. Soit x ∈ [1, +∞[. On a que x est solution de E si et seulement si 2x = x 2 , ie x ∈ {0, 2}. La seule solution de
E sur [1, +∞[ est donc 2.
. Soit x ∈ ] −n∞, 1[. On a que xoest solution de E si et seulement si 2 − 2x = x 2 − 2, ie x 2 + 2x − 4 = 0, c’est-
p p p
à-dire x ∈ −1 − 5, −1 + 5 . La seule solution de E sur ] − ∞, 1[ est donc −1 − 5.
n p o
L’ensemble des solutions de E est donc −1 − 5, 2 .
n ¡
φi +2 − φi +1 = φn+2 − φ1 = φn+2 − 1.
X ¢
2. Soit n ∈ N. On a, après télescopage : S n =
i =0
p ³p ´
3 cos(x) − sin(x) = 2 23 cos(x) − 12 sin(x) = 2 cos x + π6 .
¡ ¢
3. Soit m ∈ R et x ∈ R. On a
a. L’équation Em est équivalente à cos x + π6 = m
¡ ¢
2
. Comme cos(R) = [−1, 1], Em admet une solution si et
seulement si m ∈ [−2, 2].
b. Soit x ∈ R. On a
³ π´ ³π´
x est solution de Ep2 ⇐⇒ cos x + = cos
6 4
π π π π
⇐⇒ x + = [2π] ou x + = − [2π]
6 4 6 4
5π π
⇐⇒ x = − [2π] ou x = [2π]
12 12
1×3×···×(2n−1) 1
4. Soit, pour tout n ∈ N∗ , HR(n) la proposition : 2×4×···×2n
Ép ·
3n+1
. HR(1), HR(2) et HR(3) sont banalement vraies.
. Prouvons que pour tout n Ê 3 , HR(n) implique HR(n + 1). Soit n ∈ N tel que n Ê 3. Supposons HR(n)
vraie, c’est-à-dire
1 × 3 × · · · × (2n − 1) 1
Ép
2 × 4 × · · · × 2n 3n + 1
On a
1 × 3 × · · · × (2n + 1) 1 × 3 × · · · × (2n − 1) 2n + 1
= ×
2 × 4 × · · · × 2n + 2 2 × 4 × · · · × 2n 2n + 2
1×3×···×(2n+1) 2n+1
donc 2×4×···×2n+2 É p · Or ,
2(n+1) 3n+1
2n + 1 1 (2n + 1)2 1
p Ép ⇐⇒ 2
É
2(n + 1) 3n + 1 3n + 4 4(n + 1) (3n + 1) 3n + 4
⇐⇒ (2n + 1)2 (3n + 4) É 4(n + 1)2 (3n + 1)
⇐⇒ 12n 3 + 28n 2 + 19n + 4 É 12n 3 + 28n 2 + 20n + 4
⇐⇒ n Ê 0
HR(n + 1) est donc vraie.
A NNÉE 2022-2023 2
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1×3×···×(2n−1) 1
. Ainsi ∀n ∈ N∗ , 2×4×···×2n Ép ·
3n+1
5. . Soit (x 1 , . . . , x n ) ∈ Rn . D’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz, on a
à !2 à !à !
n n n
2 2
X X X
xi É 1 xi
i =1 i =1 i =1
| {z }
=n
La constante n convient donc.
. Soit A une constante solution. Pour x 1 = · · · = x n = 1, on a n 2 É An, d’où A Ê n.
Ainsi n est donc la constante optimale.
6. On procède par analyse-Synthèse.
. A NALYSE . Soit f : R → R telle que ∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) − f (x − y) = x y. Soit x ∈ R. On a
³x x ´ x2
f (x) = f + = f (0) +
2 2 4
2
Il existe donc nécessairement un constante a ∈ R telle que ∀x ∈ R , f (x) = a + x4 ·
2
. S YNTHÈSE . Soit a ∈ R. On pose ∀x ∈ R , f (x) := a + x4 · Soit (x, y) ∈ R2 . On a
(x + y)2 − (x − y)2
f (x + y) − f (x − y) = = xy
4
x2
Les solutions sont donc exactement les fonctions f : R → R de la forme ∀x ∈ R , f (x) = a + , où a ∈ R.
4
7. On raisonne par récurrence sur n ∈ N∗ . La propriété est banale au rang 1. Soit n ∈ N∗ . Supposons que la
propriété soit vraie au rang n. Considérons x 1 , . . . , x n+1 des réels appartenant à [1, +∞[. Par l’hypothèse
au rang n, on a
x1 + · · · + xn É n − 1 + x1 · · · xn
Posons p := x 1 · · · x n . On a x 1 + · · · + x n+1 É n − 1 + p + x n+1 . Il suffit donc que p + x n+1 É 1 + px n+1 pour
que la propriété soit vraie au rang n1. On a
1 + px n+1 − p − x n+1 = (1 − p)(1 − x n+1 ) Ê 0
car p Ê 1 en tant que produit de réels supérieurs ou égaux à 1 et x n+1 Ê 1. On en déduit la propriété au
rang n + 1.
8. Comme 1 = 21 + 13 + 16 , la proprriété est vraie au rang 3. Soit n Ê 3. Supposons la propriété vraie au rang 3.
Considérons 1 < x 1 < · · · < x n des entiers tels que
X n 1
=1
i =1 x i
On remarque
n+1
X 1
1=
i =1 x i0
où x 10 = 2 et x i0 = 2x i −1 pour i ∈ 2, n + 1. Comme les x i0 sont des entiers naturels et 2 < 2x 1 < 2x 2 < · · · <
2x n , la propriété est vraie au rang n + 1.
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