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Oscillations électriques libres amorties

Le document traite des oscillations électriques libres et amorties dans un circuit RLC série. Il décrit des expériences pour observer les oscillations d'un condensateur déchargé dans une bobine, ainsi que l'influence de la résistance sur l'amortissement des oscillations. Les oscillations sont qualifiées de pseudopériodiques en raison de la diminution de l'amplitude, et le document conclut que le circuit ne peut osciller librement que lorsque l'amortissement est faible.

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Oscillations électriques libres amorties

Le document traite des oscillations électriques libres et amorties dans un circuit RLC série. Il décrit des expériences pour observer les oscillations d'un condensateur déchargé dans une bobine, ainsi que l'influence de la résistance sur l'amortissement des oscillations. Les oscillations sont qualifiées de pseudopériodiques en raison de la diminution de l'amplitude, et le document conclut que le circuit ne peut osciller librement que lorsque l'amortissement est faible.

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OSCILLATIONS

ÉLECTRIQUES LIBRES 3

ce
équen
p o s e sa fr une
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Le qua ux oscillatio gagne en
a y
propre lectronique
é
montre .
ion
précis

Que désigne-t-on par les expressions “oscillations électri-


ques”, “oscillateur électrique”, “circuit oscillant”...?
 Est-ce que le courant alternatif est un phénomène
oscillatoire ?

79
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

OSCILLATIONS
ÉLECTRIQUES LIBRES AMORTIES
Dans les chapitres précédents, en plus de la mise en évidence expérimentale des propriétés des
condensateurs et des bobines, on a étudié entre autres la décharge d’un condensateur. Que se passera-t-il si l’on
décharge le condensateur dans une bobine sachant que celle-ci emmagasine aussi de l’énergie?

1 PRODUCTION D’OSCILLATIONS LIBRES AMORTIES

Manipulation
Avec un générateur de tension idéal de f.e.m. E = 5 V, un
condensateur de capacité C = 0,5 μF, un résistor de résistance
Ro réglable, une bobine d’inductance L =1 H et de résistance
r = 12,5 Ω et un commutateur K, on réalise le montage de la
figure 1.
On fixe Ro à 100 Ω.
On réalise les branchements et les réglages indispensables à
la visualisation de la tension uc = uBM aux bornes du
Fig.1 : Montage de charge et de
condensateur sur la voie Y1 et la tension uRo = uAM aux bornes décharge d’un condensa-
du résistor sur la voie Y2 d’un oscilloscope à mémoire (Fig.2). teur dans une bobine

On charge le condensateur en plaçant le commutateur K sur


la position 1. En basculant le commutateur K sur la position.2,
les chronogrammes 1 et 2 de la figure 2 apparaissent sur
l’écran de l’oscilloscope.

Questions
1°) Décrire la forme du chronogramme visualié lorsque le
commutateur K est en position 1.
2°) Montrer que le chronogramme 1 de la figure 2 correspond à
la tension uc et qu’il traduit l’évolution, au cours du temps, de la Fig. 2 : Oscillogrammes 1 et 2
charge q du condensateur.
3°) Montrer que le chronogramme 2 de la figure 2 traduit
l’évolution au cours du temps de l’intensité i du courant électrique
qui s’établit dans le circuit MKA.
4°)  Tels quels, les chronogrammes 1 et 2 traduisent des
oscillations de q et de i au cours du temps.
Préciser la signification de cette affirmation.
 De telles oscillations électriques sont dites amorties,
pourquoi ?
5°) Comparer les intervalles de temps T séparant les maximums
ou minimums successifs de uc et de uRo.

80
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

6°) En comparant les maximums de uC(t) ou de uRo(t), montrer


que les oscillations sont amorties.
 De telles oscillations, ne pouvant pas être qualifiées comme
étant périodiques, sont dites pseudopériodiques, pourquoi ?
7°) Interpréter les oscillations de q(t) et de i(t) dans le circuit
RLC série.

Interprétation
En plaçant le commutateur K dans la position 1, le
condensateur se charge, la tension à ses bornes devient égale
à E, donc le chronogramme 1 correspond à uc(t).
Compte tenu des relations de proportionnalité q = C u c et
uRo = Ro i en convention récepteur, les chronogrammes 1 et 2
traduisent l’évolution au cours du temps respectivement de la
charge q du condensateur et de l’intensité i du courant qui
s’établit dans le circuit MKA. La symétrie de ces
chronogrammes par rapport à l’axe des temps montre que la
charge q du condensateur et l’intensité i du courant électrique
varient et changent de signe à des intervalles de temps
successifs et égaux à T ; c’est-à-dire que q et i prennent au
cours du temps des valeurs alternativement positives et
négatives. On dit alors que q et i oscillent au cours du temps.
Les oscillations de q résultent d’une décharge oscillante du
condensateur; celles de l’intensité i matérialisent une
circulation du courant alternativement dans un sens et dans
l’autre: On dit qu’un tel courant alternatif est un phénomène
oscillatoire. Ces oscillations s’expliquent comme suit :
 À to = 0, juste en plaçant le commutateur K dans la position 2,
uCo= E et la charge du condensateur est Qo = CE , c’est-à- dire
à cet instant, les armatures A et B du condensateur portent
respectivement les charges Qo = CE et - Qo = - CE.
L’attraction mutuelle de ces charges provoque un déplacement Fig.3 : Sens positif du courant
d’ensemble d’électrons de B vers A, ce quit fait naître, à travers
le dipôle RL, un courant d’intensité i circulant dans le sens
négatif (Fig.3). Mais, contrairement à ce qui se passe dans le
cas d’un dipôle RC, la valeur absolue de l’intensité i ne passe
pas instantanément de 0 à sa valeur maximale Im, et ce à
cause de la f.e.m. auto-induite dans la bobine.
 Entre to = 0 et t1 = T/4 (Fig.4a) :
l’opposition de la force électromotrice auto-induite à la variation
Fig.4a : Décharge du condensateur
de l’intensité du courant ralentit le déplacement d’ensemble dans le dipôle RL

81
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

des électrons, ce qui explique l’augmentation progressive et


non brusque de la valeur absolue de i.
 Entre t1 = T/4 et t2 = T/2 (Fig.4.b)
À t1 = T/4, bien que i soit maximale en valeur absolue, le
courant n’a plus de raison d’être car le condensateur est
complètement déchargé, c’est-à-dire il n’y a plus de d.d.p.
entre ses armatures A et B. Pourtant, i ne va pas s’annuler à
l’instant même, et ce toujours à cause de la f.e.m auto- Fig.4b : Charge du condensa-
di teur
induite e = - L qui va contraindre le courant à circuler encore
dt
dans le même sens, ce qui fait apparaitre simultanément et
progressivement sur l’armature A du condensateur une charge
+q < 0 et sur l’armature B une charge - q>0.
À t2 = T/2, le courant finit par s’annuler pour être régénéré tout
de suite, mais dans le sens positif grâce aux charges + Q1<0
et - Q1>0, maximales en valeur absolue et accumulées
respectivement sur les armatures A et B du condensateur.
 Entre t2 = T/2 et t4 = T : l’évolution s’explique de la même
Fig.4c : Décharge du condensa-
manière qu’entre to = 0 et t2 =T/2. teur dans le dipôle RL

A l’instant t4 = T, deux charges + Q2 et - Q2, maximales en


valeur absolue, se trouvent stockées respectivement au niveau
des armatures A et B comme à to=0, c’est-à-dire la charge + Q2
est positive.
 Entre les instants T et 2 T : Tout se passe et s’explique
comme entre les instants 0 et T pour “voir” s’accumuler
respectivement sur les armatures A et B les charges + Q3 et
- Q3 (avec Q3 <0) à l’instant 3T/2 et + Q4 et - Q4 (avec Q4>0)
Fig.4d : Charge du condensateur
à l’instant 2T et ainsi de suite.
Il reste quand même à expliquer pourquoi Qo>IQ1I>Q2>IQ3I,
ce qui revient à expliquer la diminution de l’amplitude des
oscillations de i (Fig5).
En fait, la résistance totale R du circuit (résistance r de la
bobine + Ro) s’oppose incessamment à la circulation du
courant. Par conséquent, elle fait atténuer progressivement la
valeur de l’intensité du courant jusqu’à l’annuler au bout de
quelques oscillations. De telles oscillations sont dites amorties.
De plus, ces oscillations sont dites libres du fait qu’elles se
produisent dans le circuit RLC série bien que celui-ci ne soit
fermé sur aucun générateur.
Bien que les exrêmums de q ou de i soient atteints à des Fig.5 : L’amplitude des oscillations
intervalles de temps successifs égaux, de telles oscillations ne diminue.

82
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

peuvent être périodiques à cause de la diminution de


l’amplitude, elles sont dites pseudopériodiques.

Conclusion
Un circuit constitué d’un dipôle RL série fermé sur un condensateur
initialement chargé peut être le siège d’oscillations électriques amorties.
De telles oscillations qui s’effectuent d’elles mêmes sans intervention de
l’extérieur sont dites libres.
Les oscillations libres amorties sont des oscillations pseudopériodiques
de pseudopériode T.

2 INFLUENCE DE L’AMORTISSEMENT

Manipulation
On reprend le montage de la figure 1 et on refait l’expérience
avec des valeurs différentes de Ro. En suivant l’évolution des
oscillogrammes uc(t) et uRo(t), on retient ceux de la figure 6
obtenus avec des valeurs de Ro allant de 100 Ω et 5 kΩ.

Fig.6a : Ro = 100 Ω Fig.6b : Ro = 500 Ω Fig.6c : Ro = 1000 Ω

Fig.6d : Ro = 3 kΩ Fig.6e : Ro = 4 kΩ Fig.6f : Ro = 5 kΩ

Questions
À l’aide des oscillogrammes de la figure 6 :
1°) Dégager l’influence de la valeur de la résistance sur
l’amortissement des oscillations et sur la pseudopériode.

83
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

2°) Montrer que le circuit RLC série ne peut osciller librement


que dans des conditions bien déterminées que l’on précisera.
3°) Comparer les oscillogrammes des figures 6.d, 6.e et 6.f
entre eux. En déduire l’influence de Ro sur la durée du retour
du circuit RLC à son état d’équilibre stable.

Analyse et Interprétation des résultats


L’analyse des chronogrammes uC(t) et uRo(t) obtenus avec
différentes valeurs de Ro montre que :
- lorsque Ro augmente les oscillations deviennent de plus en
plus amorties (le nombre totale des oscillations diminue) alors
que la pseudopériode T augmente légèrement (Fig.6a, 6b, 6c).
- pour des valeurs élevées de Ro, la difficulté avec laquelle le
courant circule dans le circuit RLC série ne lui permet plus
d’atteindre une intensité maximale suffisante pour pouvoir
recharger le condensateur avant de s’annuler. Par conséquent,
le circuit RLC série ne peut plus osciller ; il s’agit d’un nouveau
régime qui consiste en le retour du circuit à son état d’équilibre,
c’est-à-dire en une simple décharge du condensateur ; celle-ci
demande une durée aussi longue que la résistance Ro est plus
grande : un tel régime non oscillatoire est dit apériodique
(Fig.6d, 6e, 6f).

Remarques
1- Le régime apériodique obtenu avec la valeur élevée la plus
petite de la résistance totale R du circuit RLC série est connu
sous le nom du régime critique mais expérimentalement, il est
difficile de le mettre en évidence.
2- Du fait que lorsque la résistance totale R du circuit diminue,
les oscillations libres du circuit RLC série deviennent de moins
au moins amorties, on peut admettre qu’à la limite, lorsque
l’amortissement est suffisamment trés faible pour pouvoir le
supposer nul (absence du résistor dans le circuit et bobine
inductive de trés petite résistance interne r), le régime
pseudopériodique devient périodique (Fig.7) : l’amplitude des
oscillations ne diminue pratiquement plus. Le circuit RLC
continue à osciller indéfiniment (l’étude de ce régime fera
l’objet de la deuxième partie du présent chapitre).
Fig.7 : Régime périodique

84
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

Conclusion
Un circuit RLC série fermé, avec le condensateur initialement chargé, ne
peut osciller librement que lorsque l’amortissement est faible.
Plus la résistance du circuit est grande, plus la pseudopériode est grande
et plus le retour de l’oscillateur à son état d’équilibre est rapide. Avec des
valeurs élevées de R, le régime n’est plus oscillatoire, il est apériodique

ÉQUATION DIFFÉRENTIELLE RÉGISSANT L’ÉVOLUTION


3 D’UN CIRCUIT RLC SÉRIE EN RÉGIME LIBRE
L'application de la loi des mailles au circu uit de la figure 8
permet d'écrire :
q di
uC +ub +uRo = 0, ce qui signifie + (ri + L ) + Roi = 0.
C dt
di q
D'où : L + (r + Ro )i + = 0. (1)
dt C
dq
Or, i = . Donc, (1) s'écrit :
dt
d2q dq q d2q r + Ro dq 1
L 2 + (r + Ro ) + = 0 ou bien 2
+ + q = 0.
dt dt C dt L dt LC Fig.8 : Schéma du circuit RLC série

4 ÉNERGIE TOTALE D’UN OSCILLATEUR RLC SÉRIE

Manipulation
On reprend le montage de la figure 1 et on remplace
l’oscilloscope par une interface d’acquisition numérique de
données (console VTT par exemple).
On fixe Ro à la valeur 100 Ω et on règle les paramètres
d’acquisition de l’interface pour que, après avoir chargé le
Fig.9 : Evolution temporelle de
condensateur, la fermeture du circuit RLC série déclenche uC et uRo dans le cas où
l’acquisition des mesures. Sur l’écran de l’ordinateur, Ro = 100 Ω
s’affichent les deux courbes de tension uC(t) et uRo(t) qu’on
enregistre en vue de les exploiter plus loin. Ces deux courbes
sont reproduites sur la figure 9.
En réalisant de nouveau la même expérience avec Ro = 500 Ω,
on obtient les deux courbes reproduites sur la figure10.

A l’aide d’un logiciel tableur-grapheur (il doit être installé au


Fig.10 : Evolution temporelle de
préalable dans l’ordinateur utilisé), on calcule : uC et uRo dans le cas où
Ro = 500 Ω

85
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

1
- l’énergie électrique EC = C.uC2
2

1 L 2
- l’énergie magnétique EL = .u
2 R2 Ro
o

- l’énergie totale du circuit E = EC + EL.


On passe en mode graphique pour que l’ordinateur affiche sur
son écran, simultanément et dans un même système d’axes,
les chronogrammes des énergies EC, EL et E obtenus Fig.11a : Evolution temporelle des
respectivement avec les valeurs 100Ω et 500Ω de Ro (Fig.11a énergies dans le cas où
Ro = 100 Ω
et 11b).
Questions
A l’aide des chronogrammes des figures 11a et 11b :
1°) Montrer que les zéros et les maxima de l’énergie
électrostatique EC emmagasinée dans le condensateur ou de
l’énergie magnétique EL emmagasinée dans la bobine sont atteints
à des intervalles de temps successifs égaux à la moitié de la
pseudopériode T.
2°) Vérifier qu’au cours des oscillations, l’énergie totale E du
circuit est égale à la somme de l’énergie EC emmagasinée dans le
condensateur et de l’énergie EL stockée par la bobine.
3°) Montrer les transformations mutuelles de EC et EL au cours Fig.11b : Evolution temporelle des
énergies dans le cas où
des oscillations.
Ro = 500 Ω
4°) Préciser l’influence sur la vitesse de diminution de l’énergie
totale du circuit RLC série.

Interprétation
 Non conservation de l’énergie totale d’un circuit RLC
série
L’énergie totale E du système oscillant (circuit RLC série) à un
 La vitesse de variation de
instant donné est la somme de l’énergie électrique EC
emmagasinée dans le condensateur et de l’énergie l’énergie totale d’un système
dE
magnétique EL emmagasinée dans la bobine. Pour étudier son n’est autre que la
dt
évolution au cours du temps, il est commode de déterminer sa puissance instantanée p du
vitesse de variation qui s’écrit :
même système :
2
dE d q L q dq di di q dE
= ( + i2 ) = + Li = i (L + ) p=
dt dt 2C 2 C dt dt dt C dt
di q
Or l'équation différentielle
e peut s'écrire : L + + Ri = 0,
dt C
di q dE
ce qui donne L + = - Ri, d'où = - Ri2
dt C dt

86
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

L’énergie totale emmagasinée dans le circuit RLC série


diminue au cours du temps, elle est transformée
progressivement en énergie thermique par effet Joule.
Cette dissipation est d’autant plus rapide que la résistance est
plus grande. En conséquence, on dit qu’un circuit RLC série en
régime libre est un système non conservatif.
 Transformations mutuelles des énergies électrique et
magnétique.
Au cours de la décharge du condensateur qui se produit entre
to = nT et t1 = nT + T/4 ,l’énergie EC qui y est stockée diminue
car IqI diminue, tandis que l’énergie EL emmagasinée par la
bobine augmente car I i I augmente.
D’après la loi de conservation de l’énergie, cela ne s’explique
que par une transformation d’énergie électrostatique EC en
énergie mégnétique EL.
Entre t2 = nT + T/4 et t2 = nT + T/2, L’énergie électrostatique EC
augmente tandis que l’énergie magnétique EL diminue parce
que IqI augmente et IiI diminue, ce qui s’explique par une
transformation de l’énergie magnétique en énergie
électrostatique et ainsi de suite.
Donc, il y a au cours des oscillations pseudopériodique des
transformations mutuelles d’énergie électrostatique et
d’énergie magnétique. Mais, à cause de la résistance R du
circuit, les transformations mutuelles ne sont pas intégrales. En
fait, à chaque transfert d’énergie du condensateur à la bobine
et inversement, une partie est transférée par chaleur au milieu
extérieur jusqu’à dissipation totale. Par conséquent, le nombre
de ces transformations mutuelles devient limité, ce qui explique
l’amortissement des oscillations libres du circuit RLC série et
leur cessation quand l’énergie totale E est transformée
complètement en énergie thermique.

87
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

LES OSCILLATIONS
ÉLECTRIQUES LIBRES NON AMORTIES
L’étude de l’influence de la résistance R d’un circuit RLC série sur l’amortissement de ses oscillations nous a
amené à admettre précédemment que si la résistance R est nulle, les oscillations seront périodiques. C’est ce
que l’on se propose de montrer dans ce qui suit mais uniquement, par une étude théorique. En fait, l’oscillateur
LC non amorti est un cas idéal parce qu’il est impossible de le réaliser dans la pratique.

1 NATURE DES OSCILLATIONS LIBRES NON AMORTIES

1.1- ÉVOLUTION DE LA CHARGE DU CONDENSATEUR

En fermant un condensateur de capacité C initialement


chargé sur une bobine supposée purement inductive, on a le
circuit schématisé dans la figure 12.
La loi des mailles s’écrit :

q di
uC + uL = 0, ce qui signifie + L = 0.
C dt Fig.12 : Schéma du circuit
dq d2q 1
Or i = , d ' où + o2q = 0 avec o2 = : constante positive
dt dt 2 LC

On constate bien que l’équation différentielle établie est


exactement celle des oscillations libres amorties, mais sans le
terme R dq .
L dt
On admet que la solution générale d’une telle équation
différentielle est de la forme : q(t) = Qmsin(o t + ).
q(t)=Qmsin(o t +).
o : pulsation des oscillations de la charge q, exprimée
en radians par seconde (rad.s-1).
Qm : amplitude des oscillations de la charge q, exprim
mée
en coulombs (C).
 : phase initiale de la charge q, exprimée
en radia
ans (rad).
(t) = t +  : phase à l'instant t, exprimée en radians (rad)
Vérification de la solution de l’équation différentielle
En remplaçant la grandeur charge par son exp pression
q(t) = Qmsin(o t + ) dans l'équation différentielle
d2q 1 d2q d2Qmsin(o t + )
+ q = 0, il vient : = = - o2q
dt 2 LC dt 2
dt 2

88
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

1
Donc, l'équation différentielle devient : - o2q + q = 0,
LC
1
d'où q ( - o2 ) = 0 quel que soit q.
LC
1 1
Donc, - o2 = 0, ce qui donne : o =
LC LC
Conclusion
La charge q du condensateur d’un circuit LC (circuit RLC série non amorti)
1
oscille sinusoïdalement au cours du temps avec la pulsation o = .
LC
Ne dépendant que des grandeurs L et C caractéristiques du circuit, la
pulsation des oscillations libres non amorties est qualifiée de pulsation
propre de l’oscillateur.
SIMULATION DES OSCILLATIONS
Avec un logiciel approprié, on demande à l’ordinateur la solution
d2 q
1
de l’équation différentielle +
q = 0 , avec L = 10 mH,
LC 2
dt
C = 100 μF et Qm = 6.10-4 C comme charge initiale du conden-

sateur par exemple. On obtient alors sur l’écran de l’ordinateur

la sinusoïde q(t) de la figure 13.

Fig.13

89
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

1.2- PÉRIODE ET FRÉQUENCE DES OSCILLATIONS

La pulsation ωo étant propre à l’oscillateur, la période des


2
oscillations To = est appelée période propre.
o
To = 2 LC
1
De même, la fréquence des oscillations No = est appelée
To
fréquence propre des oscillations.

1
No =
2 LC

Questions
1°) A l’aide du chronogramme de la figure 13, calculer la période
To des oscillations libres non amorties de la charge q.
En déduire la valeur de la fréquence propre No de l’oscillateur.
2°) Vérifier avec les valeurs de L et de C utilisées pour simuler
les oscillations de q(t) que la période propre de l’oscillateur RLC
série non amortie s’exprime : To = 2 LC

Remarque
Compte tenu du fait que les ordres de grandeur des capacités
et des inductances sont les mêmes que ceux de L = 10 mH et
C = 100 μF utilisées pour réaliser la simulation précédente, la
valeur obtenue pour To (réponse à la question n°1 ci-dessus :
To = 6,28 ms) montre que l’oscillateur RLC série non amorti a
une période propre très inférieure à la seconde.

1.3- AMPLITUDE ET PHASE INITIALE DES OSCILLATIONS

On vient de voir que dans l’expression de q(t), ωo ne dépend


que de L et de C. Qu’en est-il quant à la valeur de l’amplitude
des oscillations de la charge q ainsi qu’à la valeur de sa phase
initiale ?
En réalisant une deuxième simulation des oscillations de q
avec les mêmes choix des valeurs de L et de C, mais en
remplacant la valeur Qm = 6.10-4 C par la valeur Q’m = 9.10-4 C,
on obtient, en plus du premier chronogramme de la figure 13,
un deuxième chronogramme dans le même système d’axes
(Fig.14).

90
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

Fig.14

En relevant sur les chronogrammes de la figure 14, les valeurs


des deux amplitude des oscillations de q, on constate qu’elles
sont égales respectivement aux valeurs Qm et Q’m de la charge
initiale du condensateur.
En ce qui concerne la phase initiale, si l’on choisit comme
origine des temps l’instant de fermeture du circuit LC, on a
q(0) = Qo.

Or, à t = 0, q = Qmsin, d'où Qmsin = Qo , ce qui donne sin = 1



Donc,  = rad.
2
En choisissant un autre instant comme origine des temps, il est
clair que l’on aboutit avec le même raisonnement à une autre
valeur de  différente de  rad .
2

Conclusion
L’amplitude et la phase initiale des oscillations libres d’un circuit RLC série
non amorti ne dépendent que des conditions initiales.
Toutefois, la valeur de l’amplitude est tributaire de la valeur de la charge
initiale du condensateur, tandis que la valeur de la phase initiale est
fonction du choix arbitraire de l’origine des temps.

91
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

Questions
1°) Sachant que q(t) = Qmsin(ωot+π/2), montrer que l’intensité i
du courant électrique circulant dans le circuit RLC non amorti
peut s’écrire sous la forme : i(t) = ωoQm cos(ωot + π/2).
2°) En déduire que i est une autre grandeur oscillante du circuit
RLC série non amori qui s’écrit sous la forme : i(t) = Ιmsin(ωot + φ)
tout en précisant l’expression de l’amplitude Im et la valeur de
la phase initiale φ.

2 ÉNERGIE TOTALE D’UN OSCILLATEUR LC

2.1- CONSERVATION DE L’ÉNERGIE TOTALE

1 2 1 2
E = EC + EL = q + Li .
2C 2
 dq 
Avec q = Qmsin(o t + ), i = = Qmo cos (o t + ).
2 dt 2
1 1
Donc, E = (Q coso t )2 + L( Qmo sin o t )2 .
2C m 2
2
Q 1
E = m cos2 (o t ) + Lo2Qm 2
sin2 (o t ).
2C 2
2
1 Qm
Or, o =
2
, il vient : E = [(cos2 (o t ) + sin2 (o t )]
LC 2C
On sait que (cos o t + sin o t = 1) quel que soit t.
2 2

1 2
Donc, E = Q
2C m
Qm et C étant des constantes, E reste constante au cours
du temps :
on dit que l'énergie tottale de l'oscillateur LC se conserve.

Questions
1°) Comparer l’énergie totale E du circuit RLC série non amorti
avec l’énergie qui lui est transférée initialement ; ce résultat est-
il prévisible ? Pourquoi ?
2°) Montrer que l’énergie totale de l’oscillateur peut s’écrire sous
1 2
la forme : E = L.I sachant que Im = ωoQm et LCωo2 = 1.
2 m
3°) Montrer autrement, par l’étude de l’évolution de dE/dt, que E
est constante et vérifier que le résultat trouvé est un cas
dE
particulier du résultat =  Ri2 établi lors de l’étude des oscil-
dt
lations libres amorties du même oscillateur.

92
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

Conclusion
L’oscillateur RLC série en régime libre non amorti est un système
conservatif. Son énergie est proportionnelle au carré de l’amplitude de la
grandeur oscillante q(t) ou i(t).
2
Qm 1 2 1
E= = [Link] = CUCm
2
2C 2 2
2.2- ÉVOLUTION DES ÉNERGIES ÉLECTRIQUE ET MAGNÉTIQUE

Pour étudier l’évolution, au cours du temps, des énergies


électrostatique EC et magnétique EL, il suffit de s’appuyer sur
les courbes (1) et (2) représentant respectivement la charge q
du condensateur et l’intensité i du courant circulant à travers la
bobine,dans le cas où q = Qm à t = 0 ( Fig.15).
 A t = 0, la charge est maximale et l’intensité du courant est

nulle, ce qui signifie que l’énergie totale:


2 Fig.15 : Évolution temporelle de
Qm
E = EC max = . q et i.
2C
Donc, l’énergie du circuit LC est purement électrostatique.
 Pendant l’intervalle de temps ]0,To/4[, la charge q diminue et
l’intensité i négative augmente en valeur absolue. Donc, la
décharge du condensateur dans la bobine s’accompagne
d’une transformation de l’énergie électrostatique en énergie
magnétique.
 A t = To/4, la charge q s’annule, donc l’énergie électrostique
est nulle, et l’intensité i du courant est maximale en valeur
absolue. Donc, l’énergie magnétique est maximale. Par
conséquent, l’énergie du circuit LC est purement magnétique :
1 2
E = EL max = LIm .
2
 Pendant l’intervalle de temps ]To/4, To/2[, bien que la charge
q soit négative, sa valeur absolue augmente alors que celle de
l’intensité i diminue. En fait, grâce à l’énergie magnétique
qu’elle a stockée entre 0 et To/4, la bobine joue le rôle de
générateur en chargeant progressivement le condensateur, ce
qui se traduit par une transformation de l’énergie magnétique
en énergie électrostatique.
 A t = To/2, l’intensité i du courant s’annule et la charge q est
maximale en valeur absolue. Ainsi, comme à t = 0, à l’instant
t = To/2, l’énergie totale est purement électrostatique.

93
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

 Pendant la deuxième demi-période, c’est-à-dire entre To/2 et


To ,tout se passe comme pendant la première demi-période
mais avec une augmentation de la charge q de -Qm à +Qm et
une circulation du courant dans le sens positif.
 Pendant l’intervalle de temps ]To/2, 3To/4[, l’énergie
électrostatique se transforme en énergie magnétique, tandis
qu’entre 3To/4 et To, l’énergie magnétique se transforme en
énergie électrostatique. Ainsi, il s’avère que comme en régime
libre amorti, il y a transformation mutuelle d’énergie
magnétique et d’énergie électrostatique, mais sans aucune
perte : si, pendant un quart de période To, l’énergie
électrostatique se transforme en énergie magnétique, c’est
l’énergie magnétique qui se transforme en énergie
électrostatique pendant le quart de période suivant, et ainsi de
suite. Effectivement, pour C = 0,47μF et L = 0,1H,
l’enregistrement graphique de l’énergie électrostatique EC et
de l’énergie magnétique EL avec un logiciel approprié donne
les chronogrammes de la figure 16 lorsque le condensateur de Fig.16 : Chronogrammes des éner-
l’oscillateur est chargé initialement sous la tension Uo = 5 V. gies

Questions
1°) Interpréter énergétiquement les oscillations libres non
amorties d’un circuit RLC série de résistance R nulle.
2°) A l’aide des graphiques de la figure 16 :
a) Montrer que les énergies électrostatique EC et magnétique
ELvarient périodiquement au cours du temps.
b) Calculer les périodes de EC et de EL, les comparer entre elles
et avec la période propre To de l’oscillateur LC.
c) Relever la valeur de l’énergie totale E de l’oscillateur et la
comparer à l’énergie Eo qui y est emmagasinée initialement.
3°) Montrer théoriquement que :
2
Qm 1 2
EC = (1+ cos 2o t ) et que EL = LI (1  cos 2o t)
4C 4 m
sachant que dans les conditions d’enregistrement, q = Qmcosωot
et vérifier que l’énergie totale de l’oscillateur est constante et
égale à l’énergie qui lui est transférée initialement.

Conclusion
Les oscillations libres d’un circuit RLC série non amorti sont dues aux
transformations mutuelles et intégrales de ses énergies électrostatique et
magnétique : l’énergie totale du système est transférée continuellement de
manière intégrale du condensateur à la bobine et inversement.

94
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

L’essentiel
 L’évolution de la charge du condensateur d’un circuit RLC série est régie en régime libre

d2q R dq 1
par l’équation différentielle : + + q=0
dt 2 L dt LC

 Un circuit RLC série auquel on a transféré initialement de l’énergie peut être le siège

d’oscillations électriques libres amorties, c’est le régime pseudo-périodique.

 Les oscillations libres d’un circuit RLC série sont d’autant plus amorties et leur

pseudopériode est d’autant plus grande que la résistance R du circuit est plus grande. Pour

des valeurs suffisamment élevées de la résistance R, c’est le régime apériodique.

 Si la résistance d’un circuit RLC série est nulle, les oscillations libres ne sont plus

amorties, elles sont sinusoïdales, c’est le régime périodique.

 La période propre d’un oscillateur RLC série s’exprime : To = 2 LC


 La pseudo-période des oscillations libres amorties d’un circuit RLC série est légèrement

supérieure à To.

 Les oscillations libres d’un circuit RLC série sont dues aux transformations mutuelles de

ses énergies électrostatique et magnétique.

 En régime libre, l’énergie totale d’un circuit RLC série ne se conserve que si sa résistance

électrique est nulle.

95
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

Exercices
Exercice résolu
ÉNONCÉ
Dans une séance de travaux pratiques, on dispose du matériel suivant :
- un générateur de tension idéal de f.e.m. E = 5 V,
- un condensateur de capacité C = 1 μF,
- une bobine d’inductance L = 10 mH et de résistance interne r,
- un résistor de résistance R = 90 Ω,
- un oscilloscope à mémoire.
- un interrupteur et des fils de connexion. Fig.1
A l’aide de ce matériel, on réalise le montage de la figure 1.
1°) La résistance r de la bobine est supposée nulle.
a) L’interrupteur K étant fermé :
- montrer que la tension aux bornes de la bobine est nulle, en déduire la valeur de la charge
du condensateur,
- calculer l’intensité Io du courant parcourant la bobine.
b) En ouvrant l’interrupteur K à l’instant t = 0 :
- décrire qualitativement ce qui se passe dans le circuit,
- établir l’équation différentielle régissant l’évolution de la tension u aux bornes du
condensateur,
- sachant que cette équation différentielle admet comme solution u = Um sin(o t + ) avec
1
o = que l’on calculera, déterminer les valeurs de Um et ϕ ; écrire les expressions
LC
de la charge q(t) du condensateur et de l’intensité

i(t) du courant circulant dans la bobine.


c) D’où provient l’énergie de l’oscillateur réalisé ?
La calculer.
2°) Avec les réglages adéquats sur l’oscilloscope et
en mettant son dispositif de balayage en marche
juste avant l’ouverture de l’interrupteur K, on obtient
l’oscillogramme de la figure 2. S’y appuyer pour :
a) montrer par deux méthodes différentes que la
résistance interne r de la bobine n’est pas nulle ;
b) calculer r ; Fig.2

96
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

c) calculer la pseudo-période T des oscillations de la charge q du condensateur et la


comparer à la période propre To ;
d) évaluer algébriquement la variation qui a affecté l’énergie totale de l’oscillateur entre les
instants t1 et t2 indiqués sur la figure 2.

SOLUTION

1°a) - La tension instantanée u1 = uAB aux bornes d'une bobine d'inductance L et de



ésistance r parcourue par un courant d'inte
ensité i (Fig.1) est, en convention récepte
eur :
di
u1 = r i + L . (1)
dt
Lorsque le régime permanent est établi dans le circuit, i(t) devient
di
indépendante du temps, d'où = 0.
dt
Donc, l'équation (1) devient : u1 = r.i .
Fig.1
Or, la résistance r est supposée nullle. Donc, u1 = 0 V.
- En choisissant comme sens positif du courant le sens orienté de B
vers A à travers le condensateur (Fig.1) ett comme charge q du condensateur
q
ée par son armature qui est du côté de B, on a uAB = - . Or, uAB = u1 = 0.
celle porté
C
Donc la charge q est nulle.
- On sait qu'en régime pe ermanent, le condensateur joue le rôle d'u un interrupteur ouvert.
Donc, tout le courannt d'intensité Io débité par le générateur circule dans la bobine.
E
D'après la loi de Pouillet, Io = .
R
A.N : Io = 55,5 mA.
b) - Lorsque l'on ouvre l'interrupteur K , à cause e du phénomène d'auto-induction, la bobine
s'oppose à l'annulation du courant. Celui-cci continue à circuler, d'après la loi de Lenz, dans
le même sens. Ainsi, le condensatteur va se charger et à son tour, il se déc chargera dans la
bobine dès que le courant s'annule et ainsi de suite :
le circuit RLC
C série est le siège d'oscillations libres non amorties.
- La loi des mailles s'écrit : uC + uL = 0 (Fig.2).
di
En posant uC = u, on a : u - L =0
dt
dq du d2u
Or, i = et q = - C.u.. Donc, i = - C . D'où : u + LC = 0,
dt dt dt 2
d2u 1 Fig.2
ce qui signifie : + u=0
dt 2 LC

97
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

- On a : u(t) = Umsin(o t + )
1
o = = 104 rad.s 1 .
LC
A t = 0, u = Umsin  = 0, d'où sin = 0. Donc,  = 0 ou bien  =  rad.
du
On a : i = - C . Donc, i = - CUmocos(o t+ ). A t = 0, on a : i = - CUmocos = Io > 0.
dt
Donc, cos  < 0. D'où,  =  rad.
Io Io
cos  = - = 1, ce qui signifie : Um = .
UmCo Co
A.N : Um b 5,55 V.

Finalement, on a : u(t ) = 5,55 sin(104 t + )

q = - C.u, d'où q = 5,55.10-6 sin(104 t )



i = - CUmocos(o t + ) = CUmosin(o t +   ). Or, CUmo = Io . Donc, Im = Io = 55,5 mA.
2

D'où : i = 55,5 sin(104 t + ) en mA avec t en seconde.
2
c) E = EL + EC
La résistance du circuit RLC série étant supposée nulle, l'énerrgie totale se conserve : elle
1 2
reste égale à l'énergie transférée initialement à l'osc
cillateur, c'est l'énergie magnétique EL = L.I
2 o
emmagasinée par la bobine durant tout le régime permanent de la question 1°a)..
1 2
E= L.I
2 o
A.N : E = 1,54.10-5 J
2°a)
Pr emière méthode : Pour tout instant t > 0, la diminution de l'amplitude des oscillationss
libres du
urant le régime transitoire est due à la ré
ésistance du circuit
qui est la résistance r de la bo
obine. Donc, r est non nulle.
Deuxième méth hode : Durant le régime permanent, obtenu po our t<0, la tension aux bornes
du condensateur est : u = 0,5 V. Or, la tension uAB aux bornes de la
uAB
e est égale à u d'où uAB = 0,5 V  0. Donc, r =
bobine est non nulle.
I'o
u E u u.R
b) On a : r = . Or, I'o = , d ' où r = (R + r ). Donc, r = .
I'o r +R E E-U
A.N : r = 10 .

98
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

c) D'après l'oscillogramme, T = t 2 - t1 qui correspond à peu près à 3.15 div sur l'axe
e des
temps.
2 ms. Donc, T = 0,63 ms.
Or, une division représente 0,2
2
To = = 0, 628 ms, d ' où T est légèrement supérieure à To .
o
d) Aux instants t1 et t 2 , u est maximale en valeur absolue. Donc, l'énergie du circuiit RLC
série est purement électrostatique.
1 2 1 2
A l'instant t1, on a : E1= CUm1 et à l'instant t 2 , on a : E2 = CUm2 .
2 2
D'après l'oscillogramme, on a : Um1 = 5,5 V et Um2 = 5 V.
1 2 2
Donc, E2 - E1 = C (Um2 - Um1 ).
2
A.N : E2 - E1 = - 2,625.10- 6 J.

99
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

Exercices à résoudre
Tests rapides des acquis
1 Items “vrai ou faux”
Evaluer les propositions suivantes par vrai ou faux.
1- La décharge d’un condensateur dans une résistance est plus grande.
bobine est identique à sa décharge dans un 4- Dans un régime pseudo-périodique, le
résistor. nombre d’oscillations augmente lorsque la
2- La pseudo-période des oscillations d’un circuit pseudo-période augmente.
RLC série est légèrement inférieure à sa période 5- Les oscillations libres d’un circuit RLC amorti
propre. sont dues à des transformations intégrales des
3- Un oscillateur RLC série transfère son énergie énergies électrostatique et magnétique.
à l’extérieur d’autant plus rapidement que sa

2 Questions à Choix Multiples


Préciser pour chacune des questions suivantes, la (ou les) proposition(s) juste(s).
 I- L’amortissement des oscillations libres d’un
circuit RLC série est dû à : L
a  To = 2 ;
a- la capacité du condensateur ; C
b- l’inductance de la bobine ;
1
c- la résistance du résistor ; b  To = 2 ;
d- la résistance de la bobine ; LC
e- sa résistance totale. c  To = 2 LC .

 II- La décharge d’un condensateur dans une  IV- Un circuit RLC série ne peut entrer en
bobine purement inductive fait naître des régime d’oscillations libres :
oscillations ; a- sans lui transférer initialement de l’énergie ;
a- périodiques ; b- sans lui transférer sans cesse de l’énergie ;
b- sinusoïdales amorties ; c- sans qu’il transfère lui-même de l’énergie à
c- pseudo-périodiques non amorties ; l’extérieur ;
d- incessantes. d- sans les transformations mutuelles
 III- La pèriode propre To d’un oscillateur d’énergie électrique et d’énergie magnétique.
RLC série s’exprime :

Exercices d’application
3 On se propose d’étudier
comportement d’un circuit RLC
le E = 4.5 V et un résistor de résistance R = 1 kΩ,
puis on réalise le montage de la figure1.
constitué par une association en série d’une Un dispositif informatisé d’acquisition de
bobine de résistance r et d’inductance L et d’un données permet de visualiser à travers son
condensateur de capacité C = 15 μF. entrée Y la tension u aux bornes du
On prend une pile plate du commerce de f.é.m. condensateur en fonction du temps.

100
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

C = 1 μF.
Le condensateur est initialement chargé.
À t = 0, on décharge le condensateur dans la
bobine et on enregistre l’évolution de la tension
uc aux bornes du condensateur ainsi que celle
de l’énergie électrique Ec qui y est
emmagasinée (Fig. ci-dessous).
Les échelles des ordonnées ne sont pas
indiquées sur le graphique de cette figure.
Fig.1

On place le commutateur en position 1 jusqu’à


ce que le condensateur soit chargé, puis on le
bascule en position 2 à un instant que l’on
prendra comme origine des temps : la
fermeture du commutateur en position 2
déclenche l’acquisation des mesures. La
courbe de la figure 2 s’affiche sur l’écran de
l’ordinateur.

1°) Montrer graphiquement que la résistance R


de la bobine n’est pas nulle.
2°) Déterminer graphiquement la pseudo-
période T de uc(t).
3°) Comparer la valeur mesurée T à la valeur de
la période propre To du circuit.
Fig.2 4°) Quelle est la pseudo-période TE de l’énergie
Ec ?
1°) De quel phénomène le circuit est-il le siège? 5°) Comparer TE et T.
2°) Calculer l’énergie du condensateur en début
d’acquisation, à l’instant t=0 et au bout de deux
oscillations. Quelles sont les transformations
d’énergie qui ont lieu dans ce circuit pendant
5 On réalise un montage formé par une
association en série:
une pseudopériode ? - d’un condensateur de capacité C = 0.47 μF,
3°) Etablir l’équation différentielle que vériferait initialement chargé sous une tension de 5 V ,
la tension uc entre les armatures du - d’une bobine d’inductance L = 44 mH et de
condensateur si la résistance interne de la résistance nulle,
bobine était nulle. - d’un interrupteur.
4°) Déduire de la question précédente les 1°) a) Établir l’équation différentielle que vérifie
expressions littérales de la pulsation propre et la tension uc aux bornes du condensateur
de la période propre du circuit. Sachant que, après la fermeture du circuit. En déduire
dans les conditions choisies pour l’acquisition, l’expression de la période propre T0 du circuit.
la pseudopériode peut être confondue avec la b) Exprimer uc en fonction du temps.
période propre, calculer la valeur de c) En déduire l’expression de la charge q du
l’inductance L de la bobine. condensateur.
2°) On remplace le condensateur par un autre

4 Un circuit RLC série est constitué


d’une bobine d’inductance L = 1 H, de
de capacité C’ = 4 C et la bobine par une autre
d’inductance L’ = L/2.
Exprimer la nouvelle période T’o en fonction de
résistance R et d’un condensateur de capacité To.

101
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

6 L’équation différentielle associée à la


décharge d’un condensateur de
correspondant au maxima 1 à 7.
3°a) Donner la valeur de l’énergie magnétique
de la bobine et de l’énergie totale du circuit aux
capacité C et portant initialement la charge mêmes instants.
Qo = 4.10-4 C, dans une bobine d’inductance L, b) Conclure quant à l’évolution de l’énergie
s’écrit : totale de l’oscillateur au cours du temps.
d2 q 1
dt 2
+
LC
q=0 (1) Exercices de synthèse
1°) Donner l’expession de l’énergie totale du
circuit L,C.
2°) Retrouver l’équation différentielle (1) en
8 On considère le circuit électrique
comportant un générateur de tension
utilisant le fait que l’énergie totale se conserve. idéal de f.e.m. E = 6 V, un condensateur de
3°) vérifier que q = Qmsin(ωot +φ) est solution capacité C = 20 μF, une bobine d’inductance
de l’équation (1). L = 0,8 H et de résistance nulle, deux résistors
4°) Donner, en fonction de L et C, l’expression de même résistance R = 20 Ω et deux
de la période propre de l’oscillateur électrique. interrupteurs K1 et K2 (Fig.1).
La calculer.
5°) Le circuit a été fermé à un instant pris
comme origine des temps .
Déterminer numériquement les constantes
figurant dans l’expression de la charge q.
On donne : C = 30 μF et L = 0,1 H.

7 Le graphe ci-après représente


l’évolution au cours du temps de la
Fig.1
tension u aux bornes d’un condensateur de
capacité C = 1,16 μF qui a été chargé puis A- Première partie
connecté à une bobine d’inductance L = 0,35H Dans cette expérience, on ferme K1 (en
et de résistance interne r. On numérotera les
maintenant K2 ouvert). Le dipôle RC est alors
maxima de tension visibles à partir de 1.
soumis à un échelon de tension de valeur E.
La pseudopériode des oscillations a pour valeur
1°) Quel est le nom du phénomène observé sur
T = 4,4 ms.
la voie 1 à la fermeture de K1?
2°) Reproduire la partie de circuit concernée et
indiquer sur le schéma, juste après la fermeture
de l’interrupteur K1, le sens du courant, le signe
des charges de chacune des armatures du
[Link] la flèche-tension u1 aux
bornes du condensateur.
3°) sur la voie Y1 d’un oscilloscope à mémoire,
on obtient la courbe de la figure 2. Déterminer
graphiquement, la constante de temps τ du
dipôle RC en expliquant la méthode utilisée.
Sachant que R = 20 Ω, en déduire la valeur de
1°) Comparer la pseudopériode T à la période
la capacité C.
propre To de l’oscillateur.
4°) L’étude théorique du dipôle RC conduit à
2°) Exprimer puis calculer l’énergie électrique du1
du condensateur aux instants t1 et t7 l’équation différentielle :  + u1 = E
dt

102
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

4°) On réalise à présent la deuxième


expérience en modifiant un seul des
paramètres R ou L. Deux cas sont proposés :
dans l’un, on a augmenté la valeur de L ; dans
l’autre, on a augmenté la valeur de R. On
obtient les courbes des figures 4 et 5.
Attribuer à chaque cas proposé la figure qui lui
correspond et justifier la réponse.

(1)

Fig.2
(2)
a- Retrouver cette équation différentielle en
appliquant la loi des mailles.
b- Compte tenu des conditions initiales, la
solution de cette équation est de la forme:
u1 = E. [1-exp(-t/τ)].
5 ms/dv ; 1 V /div pour u1 ; 0,2 mV/div pour u2
Calculer la valeur de u1 pour t = 5 τ. Conclure.
B- Deuxième partie Fig.4
Une fois la première expérience réalisée, on
ouvre K1 puis on ferme K2. Le circuit est alors (1)
le siège d’oscillations électriques. À L’aide d’un
dispositif d’acquisition de données, on visualise
la tension u1 aux bornes du condensateur sur la
(2)
voie 1 et la tension u2 aux bornes du résistor
sur la voie 2 du même oscilloscope. On obtient
les courbes 1 et 2 de la figure 3.

(1)
5 ms/dv ; 1 V /div pour u1 ; 0,2 mV/div pour u2
Fig.5
(2)
9 Un condensateur de capacité C = 10 μF
est chargé avec un générateur
maintenant entre ses bornes une tension
Uo = 3 V.
1°) Calculer la charge du condensateur et
5 ms/dv ; 1 V /div pour u1 ; 0,2 mV/div pour u2 l’énergie qu’il a emmagasiné.
Fig.3 2°) Ce condensateur chargé est déconnecté du
générateur puis relié, à t = 0, aux bornes d’une
1°) Attribuer à chaque courbe la tension bobine d’inductance L = 0,1 H. La résistance
correspondante en justifiant brièvement pour totale du circuit est pratiquement nulle.
une courbe seulement. a) Faire un schéma du montage. Dessiner
2°) Etablir l’équation différentielle à laquelle qualitativement ce que l’on observerait sur
obéissent les oscillations de u2 (t). l’écran d’un oscilloscope branché aux bornes
3°) Déterminer graphiquement la valeur de la du condensateur.
pseudopériode T des oscillations. Comparer les b) Donner une interprétation énergétique du
valeurs de T et de la période propre To de phénomène.
l’oscillateur.

103
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

c) Établir l’équation différentielle régissant


l’évolution temporelle de la tension instantanée
uc aux bornes du condensateur.
d) Quelle relation doit lier la période propre To,
C et L pour que la solution de cette équation
différentielle soit uc(t)=Umsin(ωot+φ) ?
e) Déterminer les valeurs de la tension
maximale Um et de la phase initiale φ.
f) Exprimer, en fonction de To, les instants pour
lesquels l’intensité du courant électrique est
maximale.
3°) En réalité la bobine possède en plus de
l’inductance une résistance r non nulle. 1°) Pourquoi qualifie-t-on un tel régime
La tension uc(t) aux bornes du condensateur d'évolution temporelle de u comme étant un
est enregistrée avec un oscilloscope à régime pseudopériodique et non périodique ?
mémoire. La courbe obtenue avec la sensibilité
2° a) Etablir l’équation différentielle vérifiée par
horizontale [Link]-1 est reproduite sur la
figure ci-dessous. la tension u.
b) On pose cette équation différentielle sous la
d2u 1 du
forme suivante : 2 + + o2u = 0
dt  dt
* Expliciter τ et donner sa dimension ainsi que

sa signification physique.
* Déterminer à partir de la courbe, une valeur
approchée de τ. En déduire la valeur de L.
On donne R = 20 Ω.
a- Comparer la pseudopériode T et To. c) Comparer la valeur de l’inductance trouvée
b- Pourquoi a-t-on besoin d’un oscilloscope à expérimentalement Lexp avec la valeur L=0,2H
mémoire ? portée sur le support de la bobine en calculant
c- Calculer l’énergie thermique dissipée par la L L
résistance r de la bobine au bout de l’oscillation l’écart relatif exp .
produite entre to = 0 et t1 = T. L
En déduire si l’indication L = 0,2 H est correcte.

10 Au cours d’une séance de travaux


pratiques, on veut vérifier l’exactitude
11 A l’aide d’un générateur de tension
idéal, d’un condensateur, de deux
résistors et d’une bobine inductive, on réalise le
de la valeur L = 0,2 H de l’inductance d’une
montage de la figure 1.
bobine, indiquée par le fabricant.
Pour cela, on étudie la décharge d’un
condensateur de capacité C = 0,5 μF,
initialement chargé sous la tension E = 6 V, à
travers la bobine.
A l’aide d’un dispositif informatisé d’acquisition
de données, on visualise sur l’écran d’un
ordinateur, la courbe d’évolution de la tension u
aux bornes du condensateur en fonction du
temps. (Fig. ci-après) Fig.1
1°) On réalise la charge du condensateur de

104
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

capacité C = 50 μF par le générateur de tension résistor de résistance Ro = 5 Ω sur l’entrée Y2


idéal de f.e.m. E = 6 V. (Fig.3)
Les réglages de l’oscilloscope sont :
A l’instant t = 0, on place le commutateur K en - sensibilité horizontale : 5 ms/div
position 1. L’évolution au cours du temps de la - sensibilté verticale :
tension uR aux bornes du résistor de résistance 1V/div pour Y1 et 250 mV/div pour Y2.
R = 30 kΩ et celle de la tension uc aux bornes du a) Rappeler les expressions de l’énergie
condensateur sont représentées sur la figure 2. électrostatique Ec et de l’énergie magnétique EL.
Calculer ces énergies aux instants correspondant
aux points P et Q (Fig.3).
b) Comparer les énergies totales du circuit RLC série
aux instants correspondant aux points P et Q.

Fig.2
12 Étude de texte
Capteur d’humidité
a) Quelle est, des courbes 1 et 2, celle qui La mesure du taux (ou pourcentage) d’humidité
illustre l’évolution de uC ? Justifier la réponse. relative de l’air (%HR) est appelée l’hygrométrie.
b) Quelle serait la charge q du condensateur à Pour pouvoir y accéder, on fait recours à des
la fin du processus de charge ? capteurs de type “résistif” (reposant sur la
c) Sachant que la constante de temps τ du variation d’une résistance avec l’humidité) ou
circuit est la durée au bout de laquelle le “capacitif” (reposant sur la variation de la
condensateur a acquis 63% de sa charge capacité avec l’humidité) : les premiers capteurs,
maximale, déterminer graphiquement la valeur souvent à base d’oxydes métalliques, sont peu
de τ. précis et affectés par la condensation. Les
d) Déterminer la valeur de l’intensité i du seconds, dits “humidistances” possèdent
courant de charge à l’instant t = τ. souvent les qualités requises.
2°) On suppose maintenant que le Un hémidistance comporte un condensateur
condensateur a acquis sa charge maximale. On plan dont la capacité de trés faible valeur C de
place l’interrupteur K en position 2. On observe, l’ordre de 120 pF varie en fonction de l’humidité
à l’aide d’un oscilloscope, la tension uc sur du diélectrique. En fait, le diélectrique est un film
l’entrée Y1 et la tension uRo aux bornes du de polymère (polyamide par exemple) dont la
permittivité varie avec son humidité (Fig.1).

Fig.3
Fig.1

105
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

Cette variation d'humidité entraîne une gamme de mesure de 10 à 100 % d'humidité,


variation de la fréquence propre du circuit avec une précision de quelques % et un temps
RLC série dans lequel le condensateur est de réponse de l'ordre de 30 s.
inséré.(Fig.2) Questions
Ces capteurs d'humidité sont conçus pour 1°) La permittivité du diélectrique utilisé est dite
fonctionner entre - 10° C et + 40° C, dans une hygroscopique, pourquoi ?
2°) Expliquer comment la variation du taux
d’humidité relative de l’air entraîne une variation
de la fréquence propre des oscillations.
3°) Sachant que la valeur de C est à 40% HR et
que la fréquence propre des oscillations au lieu
de l’expérience est No = 31850 Hz, déterminer
le taux d’humidité relative de l’air en ce lieu.
On donne L = 200 mH et on suppose que la
fréquence des oscillations est pratiquement
Fig.2
égale à la fréquence propre de l’oscillateur.

106
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

Fiche technique
Visualisation d’un régime transitoire
avec un oscilloscope analogique
Pour la mise en évidence expérimentale des régimes pseudopériodique et apériodique d’un
oscillateur RLC série comme lors de l’étude
expérimentale de la réponse d’un dipôle RC ou RL
à un échelon de tension, on a eu besoin d’un
oscilloscope à mémoire qui ne peut être que
numérique. Mais, dans le cas échéant, c’est-à-dire
à défaut d’un oscilloscope de ce type, peut-on se
débrouiller avec un oscilloscope analogique ?
Oui, il suffit de penser à profiter de la durée p= 0,1s
de persistance des impressions lumineuses sur la Fig.1
rétine de l’oeil et en cherchant un moyen permettant de visualiser le régime transitoire, que
ce soit le régime pseudopériodique, le régime apériodique ou autre, de manière répétitive
toutes les durées θ inférieures à la durée p de persistance des impressions lumineuses.
Pour cette fin, il est pratique et assez commode, pour charger par exemple le condensateur
du circuit RLC série du montage de la figure 1 de la page 80,
d’utiliser au lieu d’un générateur de tension idéal de f.e.m. E = 5 V,
un générateur de tension en crénaux évoluant au cours du
temps selon le chronogramme de la figure 1, entre -Uo= -5V et
+Uo= +5V. Puis, on réalise le montage de la figure 2.
Après avoir mis l’oscilloscope analogique en marche et avoir fait
les réglages nécessaires, on observe à priori l’oscillogramme Fig.2
stable de la figure 3 à condition que la demi période Te/2 de la tension u en créneaux soit à
la fois inférieure à la durée p de persistance des impressions lumineuses à l’oeil et trés
supérieure à la pseudopériode T des oscillations libres et par suite trés supérieure à la
période propre To = 2 LC de l’oscillateur.
Donc, pour obtenir un oscillogramme net et stable comme celui de la figure 3, il faut bien
étudier le choix des valeurs de L et de C :

• To << Te . D'où, LC << Te2


• Te < p . D'où, Te2 < p2

Il faut donc : LC << p2 = 10-2 s2 .

Fig.3

107
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

Remarque
Dans le cas de la réponse d’un dipôle RC ou RL à un échelon de tension, il faut veiller à ce
que la demi période de la tension en crénaux soit dix fois plus grande que la constante
de temps du dipôle.
Enfin, en agissant sur la base des temps de l’oscilloscope, on arrive à visualiser
l’oscillogramme représentant une seule décharge
oscillante, c’est-à-dire la réponse à un seul échelon de
tension (Fig.4)
De plus, l’oscilloscope lui-même peut être un facteur de
perturbation des mesures. En fait, l’entrée Y1 ou Y2 d’un
oscilloscope est équivalente à un résistor de résistance
Rosc = 1 MΩ monté en parallèle avec un condensateur
de capacité Cosc allant de 16 à 47 pF. Donc, il faut en Fig.4
tenir compte pour réussir l’expérience.
Par conséquent, le schéma du montage réalisé devient
équivalent à celui de la figure 5.
Par application de la loi des mailles, on écrit :

di
uC + (Ro + r ) i + L =0 (1)
dt
dq dqosc u
où i = i1 + i2 + i3 = + + C .
dt dt Rosc
Or, q = CuC et qosc = Cosc .uC , il vient alors :
duC
i = C' + Cosc uC avec C' = C + Cosc .
dt
On peut facilement disposer d’un condensateur de capacité C >> 50 pF. Fig.5

duc
Donc, on peut négliger Cosc devant C, d'où C' b C et i b C + Cosc uC (2).
dt
d2uC L duC R +r
(1) et (2) donnent : LC + [(Ro +r) C + ] + (1 + o ) uC = u
2 Rosc dt Rosc
dt

d2uC duC
Pour que cette équation ne diffère pas de : LC + (Ro + r) C + uC = u , il faut :
dt 2 dt
R R
•1+ b 1, c'est-à-dire << 1 , ce qui est facilement vérifié car
Rosc Rosc
Rosc = 1 M est trés élevée.
L L 1 Ro+r
• (Ro + r)C + b (Ro + r)C. Donc << (Ro + r )C, c'est-à-dire << ,
Rosc Rosc Rosc C L
L
ce qui signifie : << Rosc = 106 .
(Ro +r)C

108
Evolution de systèmes  Oscillations électriques libres

Pour que la condition (Ro + r) << Rosc reste satisfaite, on ne peut augmenter Ro .
Donc, pour satisfaire cette dernière condition, il faut choisir une très petite inductance
e L et
dre de vue la condition: LC << 10-2 s2 .
une grande capacité C, mais sans perd
Exemples :
• Avec L = 10 mH, C = 100 μF et Ro telle que (Ro + r) = 20 , on a :
L
LC = 10-6 << 10-2 et = 5  << 106 : c'est un très bon choix.
(Ro +r)C
• Avec L = 1 H, C = 1 μF et (Ro + r) = 20 , on a toujours :
L
LC = 10-6 << 10-2 et = 5.1O4 , qui n'est pas négligeable devant la
(Ro + r)C
valeur 106  de Rosc : c'est un mauvais choix.

109
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues

Objectifs
 Réaliser à l’aide d’un amplificateur opérationnel, un montage
équivalent à un dipôle à résistance négative.
 Réaliser un montage permettant d'entretenir les
oscillations d'un circuit RLC série.
 Déterminer la valeur de la résistance négative indispensable
à l'entretien des oscillations d'un circuit RLC série.
 Montrer que la fréquence des oscillations entretenues est
égale à la fréquence propre de l’oscillateur.
 Interpréter énergétiquement l’amorçage des
oscillations entretenues d'un circuit RLC série.

Prérequis
SAVOIR SAVOIR FAIRE

 Définir un oscillateur électrique.  Reconnaître les oscillations libres d’un


 Définir la pulsation propre, la période circuit RLC série.
propre et la fréquence propre d’un  Visualiser à l’oscilloscope les oscilla-
oscillateur RLC série. tions libres amorties d’un circuit RLC
 Ecrire l’équation différentielle régissant série.
les oscillations libres d’un circuit RLC  Mesurer la pseudopériode des oscilla-
série. tions libres amorties d’un circuit RLC
 Exprimer l’énergie totale d’un circuit série.
RLC série.  Etablir l’équation différentielle régissant
 Enumérer les propriétés d’un amplifi- les oscillations libres d’un circuit RLC
cateur opérationnel idéal. série.
 Expliquer la diminution de l’énergie tota-
le d’un oscillateur RLC série.

110
OSCILLATIONS
ENTRETENUES
ÉLECTRIQUES
4

nnaire
it e g é ostatio plica-
, satell urité des ap e et
Egnos éc nn
nt la s n aérie
assura la navigatio orloge
e h
tions d grâce à son lations
e c il
maritim dont les os rmanence.
u e pe
atomiq etenues en
n t r
sont e

 La résistance d'un oscillateur électrique étant inélucta-


ble, n'y a-t-il pas un moyen pratique à la compensation de
l'amortissement conséquent ?
 Quel rôle peut-elle avoir la pile d'alimentation dans le
fonctionnement de l'oscillateur à quartz d'une montre
électronique ?

111
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues

OSCILLATIONS ÉLECTRIQUES
ENTRETENUES
Dans les circuits électriques et électroniques, les oscillations libres sont très recherchées, mais celles-ci se trou-
vent dans tous les cas plus ou moins amorties. Pour qu'elles perdurent comme elles sont nées, il faut
penser à les entretenir et ce en restituant continuellement à l'oscillateur, avec un dispositif approprié, l'énergie
dissipée sous forme thermique. Un tel dispositif est qualifié de dispositif d'entretien.
Avec l'étude qui suit et qui porte uniquement sur le cas d'un circuit RLC série dont les oscillations libres ont été
traitées dans le chapitre précédent, on découvrira un exemple de dispositif pratique à l'entretien de ces oscilla-
tions, réalisable avec des composants électriques qui nous sont familiers.

1 PRINCIPE D’ENTRETIEN DES OSCILLATIONS LIBRES


On a vu que tout circuit constitué d'un condensateur de capa-
cité C et d'une bobine d'inductance L et de résistance r est
modélisable en un circuit RLC série formé par l'association en
série du condensateur de capacité C, d'une inductance pure L
et d'un résistor représentant la résistance totale R du circuit,
résistance pratiquement égale à la résistance r de la bobine.
L'amortissement des oscillations libres d'un tel circuit résulte de
la chute de tension uR due à R. Pour le compenser, il suffit de
réaliser un dipôle électrocinétique D dont l'insertion en série
avec les composants de l'oscillateur (condensateur, bobine) fait
apparaître une tension u opposée à uR (Fig.1).
Fig.1 : Tension aux bornes d’un dipô-
Or, en convention récepteur, uR = Ri, avec R = r. Donc u = - Ri, le D à résistance négative
où le coefficient négatif (- R) signifie une résistance négative
simulée par le dipôle D.

2 EXEMPLE DE DIPÔLE À RÉSISTANCE NÉGATIVE

2.1- Étude expérimentale


Manipulation
 On réalise le montage de la figure 2 autour d'un amplificateur
opérationnel (TL081 ou 741 par exemple) comme suit :
 On commence par la partie située à droite des points A et M.
 On fixe R1 = R2 = 1 kΩ tandis que R' = 50 Ω et on alimente
l'amplificateur opérationnel en + 15 V et en -15 V (alimentation
non représentée sur la figure). On complète le montage par le
générateur BF que l'on monte en série avec un résistor de Fig.2a : Schéma du montage d’étu-
de d’un dipôle à résistance
résistance R = 200 Ω et on ferme l'interrupteur K. négative

112
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues

 On règle le générateur BF pour qu'il délivre entre ses bornes


une tension alternative triangulaire d'environ 2 V crête à crête
et de fréquence N = 250 Hz, puis on augmente l’amplitude du
signal jusqu’à ce que l'amplificateur opérationnel sature, c’est-
à-dire qu’il ne fonctionne plus en régime linéaire (en visualisant
la tension de sortie uS(t) sur l’écran d’un oscilloscope).
 On visualise u(t) sur la voie Y2 d’un oscilloscope bicourbe et
uBM(t) sur la voie Y1 du même oscilloscope. Fig.2b : Montage d’étude d’un
dipôle à résistance néga-
 On passe en mode XY tout en inversant la voie Y1 afin de tive
visualiser, pour différentes valeurs de R’, la caractéristique
u = f1(u’), u’ étant la tension aux bornes du résistor de résistan-
ce R en convention récepteur.
Ainsi, on obtient entre autres, les oscillogrammes des figures
3a et 3b respectivement pour R’ = 50 Ω et R’ = 80 Ω.
En maintenant R’ égale à 80 Ω et en fixant la valeur commune de
R1 et de R2 à 2 k Ω , on obtient l’oscillogramme de la figure 3c.

a : R1 = R2 = 1 kΩ, R’ = 50 Ω.
Questions
1°) Montrer que la caractéristique u = f1(u’) représente la crac-
téristique u = f(i), où i est l'intensité du courant débité par le
générateur BF et justifier l'inversion du signal visualisé sur la
voie Y1.
2°) Comparer les linéarités des portions centrales des caracté-
ristiques u = f1(u’) de la figure 3 et en déduire l’influence de la
valeur de R’ et de la valeur commune de R1 et de R2 sur la pente
et la largeur de ces portions linéaires. b : R1 = R2 = 1 kΩ, R’ = 80 Ω.

3°) Calculer la pente p de chacune des portions linéaires des


caractéristiques u = f1(u’) de la figure 3.
4°) Montrer d'après la forme de l'oscillogramme u = f1(u’) de la
figure 3 que u = ki, où k est une constante négative que l’on
exprimera en fonction de la pente p et de la résistance R.
5°) - Calculer k dans les trois cas de figures 3a, 3b et 3c.
- Comparer les valeurs de k et de R’.

2.2- Étude théorique en régime linéaire c : R1 = R2 = 2 kΩ, R’ = 80 Ω.


Il s'agit d'établir l'expression de la tension u aux bornes du dipô- Fig.3 : Caractéristiquesu = f1(u’)
le AM de la figure 2 (partie de droite, constituée par le montage obtenue avec les sensibilités
1V/div sur Y1 et 0,5 V/div sur
de l'amplificateur opérationnel). Y2.
Pour la maille MAE- E+DM, on a : u = R'i' + (v- - v+) (1)
Pour la maille DS E- E+D, on a : R2i2 + R1i1 + (v + - v-) = 0 (2)
La loi des noeuds s'écrit au point E- : i + i1 + i- = 0 (3)
Au point D : i2 + i' + i+ = 0 (4)

113
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues

L'amplificateur opérationnel utilisé étant supposé idéal, on a :


ε = (v+ - v-) = 0, i+ = 0 et i- = 0.
D'autre part, R1 = R2.
Les équations (1), (2), (3) et (4) deviennent :
u = R'i' (1)'
i2 = - i1 (2)'
I1 = - i (3)'
I' = - i2 (4)'
D'où la relation: u = - R'.i
Par conséquent, le montage de l'amplificateur opérationnel de Fig.4 : Montage équivalent au mon-
la figure 2 est équivalent à un dipôle AM caractérisé par une tage de la figure 2

résistance négative (-R'). (Fig. 4)


Conclusion
Avec un amplificateur opérationnel monté en boucle fermée à réaction sur
l’entrée inverseuse, on peut réaliser un dipôle à résistance négative.
En convention récepteur, la tension u aux bornes d’un dipôle à résistance
négative (-R), parcouru par un cournat d’intensité i s’écrit : u = - R i
Remarque
En montant l'amplificateur opérationnel en boucle fermée mais
à réaction sur l’entrée non inverseuse (Fig.5), on a toujours un
dipôle à résistance négative (-R') mais qui n'est stable qu'avec
des valeurs très élevées de R'.

Fig.5 : Montage à réaction sur l’en-


trée non inverseuse.

ENTRETIEN D’UN OSCILLATEUR RLC SÉRIE


3 AVEC UN DIPÔLE À RÉSISTANCE NÉGATIVE
3.1- Étude expérimentale
Manipulation
 Dans le montage de la figure 2 du paragraphe précédent, on
remplace la partie située à gauche des points A et M (GBF,
résistor de résistance R) par un dipôle RLC série (Fig.6) avec :
L = 1 H ; C = 47 μF ; R = Ro + r
Ro étant la résistance du résistor associé en série avec le 0

condensateur et la bobine : Ro = 2 kΩ M

r : résistance interne de la bobine, elle est de l’ordre de 25 Ω.


Fig.6 : Oscillateur RLC série associé
R’ est une résistance réglable (n x 1Ω, nx 10 Ω, nx100 Ω, à un dipôle à résistance
négative
nx1 kΩ).

114
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues

 On fixe R' à la valeur zéro (R' = 0).


 On alimente l'amplificateur opérationnel en +15 V et en -15 V.
 On ferme l'interrupteur K.
 On réalise les connexions nécessaires à la visualisation sur
l'écran de l'oscilloscope numérique, de la tension uo aux bornes
du résistor de résistance Ro.
 En augmentant la valeur de R', les oscillations s’amorcent
a : Amorçage et stabilisation des
pour R’ = 2070 Ω environ et se stabilisent en prenant une forme oscillations entretenues

quasi-sinusoïdale : chronogramme uo(t) de la figure 7a.


L’oscillogramme de la figure 7b, visualisé avec les sensibilités
10ms/div et 1V/div, montre bien qu’en régime permanant, ces
oscillations entretenues sont quasi-sinusoïdales.
Quand on donne à R' des valeurs de plus en plus élevées, la
courbe représentant uo(t) devient de plus en plus ample
(Oscillogramme de la figure 8, obtenu avec les mêmes sensibi- b : Oscillations quasi-sinusoïdales

lités 10 ms/div et 1V/div). Fig.7 : Oscillations entretenues avec


R’ légèrement supérieure à R
Quand R’ est trop élevée, la sinusoïde devient distordue et
écrêtée. (Fig.9).

Questions
1°) Qu'est-ce qui fait naître dans le circuit RLC série les oscilla-
tions illustrées par l'oscillogramme de la figure 7a, surtout que
l'on sait que le condensateur n'a pas été chargé au préalable.
2°) Expliquer l'absence d'oscillations pour les valeurs de R’ infé-
rieures à R (R = Ro + r). Fig.8 : Oscillations entretenues avec
R’ nettement supérieure à R.
3°) On s'attendait à ce que l'on obtienne des oscillations sinusoï-
dales pour R' = R, mais l'expérience montre que les oscillations ne
sont générées que pour une valeur de R' un peu supérieure
à R (R' = 2070 Ω). Expliquer cette différence.
4°) Mesurer directement sur l'oscillogramme de la figure 7b, la
période des oscillations entretenues et la comparer à la valeur de
la période propre T = 2 LC de l'oscillateur.
o
5°) Expliquer l'augmentation de l'amplitude des oscillations
quand R' est trop supérieure à R, ainsi que leur écrétage.
Fig.9 : Oscillations entretenues avec
une valeur de R’ trop supérieure à R

Conclusion
Il est possible d'entretenir les oscillations d'un circuit RLC série en le fer-
mant sur un dipôle à résistance négative légèrement supérieure en valeur
absolue à la résistance totale du circuit.
Les oscillations entretenues d'un circuit RLC série sont quasi-sinusoïdales
de fréquence égale à la fréquence propre de l'oscillateur.
L’amplitude des oscillations entretenues augmente avec la valeur absolue
de la résistance négative d’entretien.

115
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues

3.2- Interprétation énergétique de l’entretien des


oscillations
Grâce à son alimentation en + 15 V et en -15 V, l'amplificateur
opérationnel fournit au dipôle RLC série de l'énergie. Mais,
avec les petites valeurs de R', cette énergie suffit-elle pour y
générer d'abord des oscillations ?
En fait, en convention récepteur, la loi des mailles s'écrit pour
le circuit électrique équivalent (Fig.10) du montage d'entretien
des oscillations :

q di
+L + r i + Roi +(- R') i = 0.
C dt
q di
Il vient donc, +L + Rti = 0, avec Rt = Ro + r - R'.
C dt
Fig.10 : Schéma du ciruit équivalent
dq à l’oscillateur RLC entretenu.
On sait qu'en multipliant une telle équation par i = ,
dt
dEE
on aboutit à = - Rt .i2 ,
dt
où E = EC + EL : énergie totale de l'oscillateur.
 Cas où R' est inférieure à R (R' < R)
dE
Si R' < R, on a Rt > 0. Par suite, < 0, ce qui signifie que
dt
l'énergie apportée par le dipôle à résistance négative ne suffit
pas pour compenser les pertes par effet Joule dues à Rt. Par
conséquent, les oscillations initiées dans le circuit RLC série
sont systématiquement amorties, ce qui explique l’impossibili-
té de les visualiser dans de telles conditions.
 Cas où R' est égale à R (R'=R)
Dans le cas où R' est égale à R, la résistance totale Rt devient
nulle. En d'autres termes, lorsque cette condition est satisfaite,
dE
on a = 0 , ce qui signifie que l'énergie totale E du système
dt
ne diminue plus, elle reste constante. Ce résultat recherché
s'explique par le fait que les bouffées d'énergie apportées par
l'amplificateur opérationnel au cours du temps compensent
exactement les dissipations d'énergie en énergie thermique,
ce qui favorise l’amplification des oscillations qui naissent dans
le circuit RLC série (phase d’amorçage) pour se stabiliser très
rapidement sous forme quasi-sinusoïdale à une fréquence
1
égale à la fréquence propre No = de l’oscillateur,
2 LC

116
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues

c’est-è-dire exactement comme si l'oscillateur RLC série n'a


aucune résistance. On dit que les oscillations sont ainsi auto-
entretenues. Mais, dans la pratique, on n'a le régime entretenu
qu'à R' légèrement supérieure à (Ro+r). Cela est dû essentiel-
 Pour plus de détails, se référer à
lement à des imperfections de l'amplificateur opérationnel (il la fiche technique présentée à la fin
n'est pas parfaitement idéal comme il est supposé), aux pertur- du chapitre (p. 127).

bations provoquées par l’oscilloscope utilisé comme appareil  L’étude de l’influence de la fré-
de mesure  et au fait que la résistance r de la bobine ne reste quence des oscillations sur la valeur
de la résistance de la bobine de l’os-
pas constante, elle augmente avec la fréquence des oscilla- cillateur est hors programme.

tions .
 Cas où R' est nettement supérieure à R (R' > R)
La résistance totale Rt devient remarquablement négative.
dE
Dans ce cas, > 0 : le montage de l'amplificateur opération-
dt
nel apporte plus d'énergie qu'il en faut pour l'entretien des
oscillations, ce qui explique l'augmentation de leur amplitude.
 Cas où R' est très supérieure à R (R' >> R)
Lorsque la résistance R’ devient trop élevée, on atteint la satu-
ration pour une valeur de l’intensité du courant oscillant infé-
rieure en valeur absolue à sa valeur maximale. Par suite, l’am-
plificateur opérationnel ne peut plus continuer à ne fonctionner
qu’en régime linéaire. En conséquence, les oscillations entre-
tenues deviennent distordues et écrêtées.

Conclusion
Un dipôle à résistance négative joue le rôle de générateur mais non auto-
nome.
Les oscillations d'un circuit RLC série ne peuvent être entretenues par un
dipôle à résistance négative que lorsque l'énergie apportée par ce dernier
suffit pour compenser l'énergie dissipée dans l'oscillateur par effet Joule.

117
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues

L’essentiel

 L'entretien des oscillations nécessite un apport extérieur d'énergie en bouffées.


 Les oscillations libres d’un circuit RLC série peuvent être entretenues avec un dipôle à
résistance négative.
 Avec un montage particulier d'un ensemble de résistors autour d'un amplificateur opéra-
tionnel, on peut réaliser un dispositif d'entretien simulant un dipôle à résistance négative.
 L'amorçage des oscillations entretenues d’un circuit RLC série demande une résistance
négative lègérement supérieure en valeur absolue à la résistance totale de l’oscillateur.
 Dans certaines limites, les oscillations quasi-sinusoïdales d’un circuit RLC série entrete-
nu sont d’autant plus amples que l’apport d’énergie assuré par le dipôle à résistance
négative est plus grand. T = 2 LC
o
 Les oscillations entretenues d’un dipôle à résistance négative ne peuvent être stabili-
sées que lorsque l’amplificateur opérationnel du dispositif d’entretien fonctionne en régime
linéaire.
 Les oscillations entretenues d'un circuit RLC série sont quasi-sinusoïdales de période
égale à sa période propre

118
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues

Exercices
Exercice résolu
ÉNONCÉ

On réalise un circuit RLC série avec un condensateur de capacité C = 2 μF, une bobine d’in-
ductance L = 0,5 H et de résistance r = 24 Ω .
Afin d’y initier des oscillations et les entretenir, on réalise le montage de la figure 6 de la page
114 mais avec R’ réglable avec une boîte (nX 1 kΩ) seulement.
1°) Préciser, parmi les trois oscillogrammes suivants, celui qui peut être obtenu avec une
résistance R’ fixée à la valeur 2 kΩ ; justifier la réponse.

Oscillogramme.1 Oscillogramme.2 Oscillogramme.3

2°) a) Quelle est la valeur R’ permettant théoriquement d’entretenir les oscillations du cir-
cuit ? Justifier la réponse.
b) Calculer la fréquence des oscillations entretenues.
3°) a) Montrer qu’avec la boîte de résistances R’ utilisée, on ne peut entretenir les oscilla-
tions et proposer une solution pratique à cette fin.
b) Si l’on ne dispose que de la boîte de résistance R’(nx1 kΩ), proposer une autre métho-
de permettant d’améliorer la qualité des oscillations entretenues.

119
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues

SOLUTION

1°) R’ = 2 kΩ , tandis que r = 24 Ω.


La résistance R’ est trop supérieure à la résistance totale r du circuit RLC série. Dans ces
conditions, l’amplificateur opérationnel apporte beaucoup plus d’énergie qu’il en faut, ce qui
rend les oscillations distordues. Donc, parmi les trois osillogrammes présentés, le seul qui
peut être obtenu dans ces conditions est l’oscillogramme 2.

2°) a) Les oscillations entretenues ne peuvent être amorcées que lorsque le dispositif d’en-
tretien est capable de compenser toute dissipation d’énergie par effet Joule due à la résis-
tance totale du circuit, chose qui n’est réalisée que lorsque R’ = r.
b) On sait que le dispositif d’entretien aide le circuit RLC série à osciller librement, c’est-à-
dire avec sa fréquence propre :
1
No =
2 LC
A.N: N = 159Hz
3°) a) R’ : boîte (n x1 kΩ); la valeur minimale R’min = 1 kΩ est encore très nettement supé-
rieure à la valeur 24 Ω de r. Donc, il est impossible d’entretenir convenablement les oscilla-
tions avec une telle boîte de résistances, elles seront distordues même avec R’min = 1 kΩ.
Il faut alors remplacer cette boîte par une association en série par exemple de boîtes
(nX1 Ω, nX10 Ω, nX100 Ω).
b) On sait q’une augmentation de la valeur commune des résistances R1 et R2 du disposi-
tif d’entretien réduit la largeur du domaine de fonctionnement linéaire de l’amplificateur opé-
rationnel (manipulation de la page 112). Donc, pour améliorer la qualité des oscillations, il
suffit de choisir pour R1 et R2 une valeur plus petite tout en fixant R’ à sa valeur minimale
1 kΩ.

120
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues

Exercices à résoudre
Tests rapides des acquis

1 Items “vrai ou faux”


Evaluer les propositions suivantes par vrai ou faux.
1- L’amplificateur opérationnel est un dipôle à 5- L’entretien des oscillations permet à un cir-
résistance négative. cuit RLC série d’osciller sans diminution d’am-
2- On ne peut entretenir les oscillations d’un cir- plitude et à son propre rythme.
cuit RLC série que par l’insertion d’un dipôle à 6- Quelle que soit la valeur de la résistance
résistance négative. négative du dispositif d’entretien, les oscilla-
3- Un circuit LC ne demande aucun entretien. tions sinusoïdales d’un circuit RLC série se pro-
4- Le dispositif d’entretien des oscillations joue duisent à la même fréquence.
le rôle du générateur.

2 Questions à Choix Multiples


Préciser pour chacune des questions suivantes, la (ou les) proposition(s) juste(s).
 I- Un oscillateur électrique est dit entretenu des caractéristiques du dispositif d’entretien ;
lorsque: b- pour toute résistance négative supérieure ou
a- il n’y a aucune perte d’énergie ; égale en valeur absolue à la résistance R du cir-
b- les pertes d’énergie dues à sa résistance cuit ;
sont compensées par un apport d’énergie de c- avec une fréquence imposée par le dispositif
l’extérieur ; d’entretien ;
c- la perpétuation des oscillations dont il est d- avec une fréquence égale à sa fréquence
siège est assurée par un dispositif d’entretien propre ;
appropriè ;  III- En associant un dipôle RLC série à un
d- les oscillations qui s’y produisent sont sinu- dipôle à résistance négative R’, il ne peut y naî-
soïdales. tre des oscillations que lorsque :
 II- Les oscillations entretenues d’un circuit a- le condensateur est chargé au préalable ;
RLC série se produisent : b- R’ est réglable et sa valeur maximale est
a- avec une amplitude dont la valeur dépend supérieure à celle de R ;
c- le condensateur est de trés grande capacité.

Exercices d’application
3 Pour créer des oscillations entretenues
dans un circuit RLC série, on associe ce
obtenues pour R’ = 250 Ω caractérisées par
une période T= 6 ms et une amplitude Um = 2 V.
a) En déduire les propriètés de i.
dernier à un dipôle D à résistance négative(-R’)
1°) Schématiser le montage réalisé et y indi- b) Sachant que C = 15,5 μF, calculer L.
quer la tension u = - R’ i. c) Quelle est la valeur théorique de la résistan-
2°) Les oscillations quasi-sinusoïdales de u ce R de la bobine ? Justifier la réponse.

121
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues - 4e Sc Info

4 On monte aux bornes d’un dipôle à résis-


tance négative réglable (-R), un conden-
1°) Schématiser avec les éléments sus indiqués,
le montage permettant d’obtenir des oscillations
entretenues.
sateur de capacité C réglable en série avec une
bobine d’inductance L et de résistance r. 2°) Montrer qu’à l’amorçage des oscillations
En fixant respectivement la capacité C aux entretenues, le montage réalisé est équivalent
valeurs 0,5 μF, 10 μF et 150 μF, on constate théoriquement au condensateur de capacité Co
que les oscillations quasi-sinusoïdales ne sont initialement chargé, associé en série avec une
pas obtenues avec la même valeur de R : bobine purement inductive d’inductance Lo.
avec C = 0,5 μF, R = 470 Ω ; 3°) Montrer qu’en régime permanent, les oscilla-
C = 10 μF, R = 380 Ω ; tions entretenues sont sinusoïdales de fréquen-
C = 150 μF, R = 250 Ω. ce No dont on donnera l’expression.
1°) Exprimer la fréquence des oscillations en 4°) a) Exprimer l’énergie totale de l’oscillateur en
fonction de L et C. fonction de l’inductance Lo et de l‘intensité maxi-
2°) Sachant que toute autre résistance du cir- male Im du courant oscillant.
cuit est négligeable devant la résistance r de la b) D’où provient cette énergie de l’oscillateur ?
bobine, montrer que celle-ci n’est pas constan-
te et qu’elle augmente avec la fréquence des
oscillations. 7 L’oscillogramme suivant obtenu avec
une sensibilité horizontale de 5ms/div
est le chronogramme de la tension u aux bornes
5 Avec un amplificateur opérationnel idéal,
un générateur de tension idéal E = 6 V et
un ensemble de résistors (R = 120 Ω, Ro et R’),
du condensateur d’un circuit RLC série entrete-
nu avec un dipôle à résistance négative.
1°) Sachant que
on réalise le montage schématisé ci-dessous. le début d’enre-
o gistrement de ce
chronogramme
coïncide pratique-
ment avec l’ins-
o
tant de fermeture
du circuit :
a) interpréter éne-
E gétiquement l’al-
lure du chronogramme u(t) ;
M b) déterminer graphiquement la durée approxi-
mative d’amorçage des oscillations.
1°) Montrer que u = - R’i. 2°) Déterminer graphiquement la période T des
2°) Sachant que l’ampèremètre indique oscillations entretenues.
I = 200 mA, calculer R’. 3°) Comparer T avec la période propre de l’os-
cillateur.
3°) a) Ce dispositif, convient-il à l’entretien des
On donne : C = 2,53 μF ; L = 0,25 H.
oscillations d’un circuit constitué d’un conden-
sateur de capacité C = 0,5 μF en série avec
une bobine d’inductance L = 0,5 H et de résis- Exercices de synthèse
tancer = 50 Ω ? justifier la réponse.
b) Dans l’affirmative, calculer la période de ces
oscillations. 8 Dans le circuit schématisé ci-après, le
condensateur est initialement chargé.

6 Les oscillations libres d’un circuit formé


par l’association en série d’un résistor de
1°) Décrire qualitative-
ment ce qui va se passer
dans le circuit si l’on ferme
résistance Ro, d’un condensateur de capacité
l’interrupteur K.
Co et d’une bobine d’inductance propre Lo et de
résistance r sont correctement entretenues à
l’aide d’un dipôle à résistance négative (-R).

122
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues - 4e Sc Info

2°) Montrer que si la résistance de la bobine c) Montrer que la valeur de C ne peut être que
était nulle, les oscillations seraient sinusoïdales 35 μF.
de période To que l’on déterminera. 2°) R’ étant fixée à la valeur 25 Ω, on bascule K2
3°) Pour rendre cette hypothèse une réalité, on sur la position B après avoir alimenté l’amplifica-
remplace l’interrupteur K teur opérationnel en - 15 V et + 15 V, on n’obtient
par un générateur (Fig. aucun oscillogramme.
ci-contre) délivrant entre a) Est-ce que l’on s’attendait à un tel résultat
ses bornes une tension malgré l’utilisation
proportionnelle à l’inten- u G du dispositif d’en-
sité du courant i (u = k i). tretien ? pourquoi ?
a) Montrer que la cons- b) Proposer un
tante k a la dimension réglage argumen-
d’une résistance électrique. té avec lequel les
b) Établir l’équation différentielle des oscilla- oscillations
tions de l’intensité du courant i dans le circuit. deviennent bien
c) Quel doit être le signe de k si l’on veut com- entretenues. Oscillogramme (1)
penser l’amortissement dû à r ? c) Le réglage
d) Pour quelle valeur de k, y aura-t-il des adéquat étant
oscillations entretenues ? effectué, préciser
parmi les trois
9 Pour étudier l’entretien des oscillations
d’un circuit RLC série, on réalise le mon-
oscillogrammes
ci-contre (Fig.3)
tage schématisé dans la figure 1 :
obtenus avec une
R1 = R2 = 5 kΩ,
sensibilité hori-
R’ : boîtes de
zontale 10 ms/div,
résistances
celui réellement Oscillogramme (2)
(nX1Ω ; nX10Ω)
obtenu.
L = 0,5H ; r = 50 Ω
Justifier la répon-
C = 35μF ou
se.
bien 85 μF : en
fait, n’étant pas
bien lisible, le
chiffre des dizai- Fig.1
nes peut être 8 ou 3.
1°) On commence par actionner l’interrupteur
K1 : après l’avoir laissé fermé quelques secon- Oscillogramme (3)
des, on l’ouvre. Puis, on ferme le commutateur Fig.3
K2 sur la position A.
Avec les sensibi-
10 On associe un condensateur de capaci-
té C et une bobine d’inductance L et de
lités horizontale résistance interne r en série comme dans le
10 ms/div et verti- schéma ci-dessous avec un dispositif d’entretien
cale 2 V/div, l’os- constititué d’un
cilloscope mémo- amplificateur opé-
rise sur sa voie Y1 rationnel idéal et
utilisée, le chro- d’un ensemble de
résistors (R, R1 et
nogramme de la
figure 2. Fig.2 R2).
a) Commenter l’allure de ce chronogramme.
b) Calculer la pseudopériode T.

123
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues - 4e Sc Info

1°) Montrer que le dispositif d’entretien ne peut confère à la montre à quartz une très grande
être équivalent à un dipôle à résistance négati- précision (variation inférieure à une minute par
ve égale à (-R) que si R2 = R1. année, soit moins d'une seconde par jour).
2°) Ayant fixé R1 = R2, on alimente l’amplifica- La montre à quartz est alimentée par une pile
teur opérationnel en + 15 V et en -15 V, puis on miniature (pile bouton) dont la durée de vie
visualise la tension u aux bornes du condensa- atteint plusieurs années grâce à la très faible
teur sur l’écran d’un oscilloscope. consommation en puissance (5 μW environ).
L’oscillogramme obtenu a pratiquement la forme
d’une sinusoïde de période T = 2,5 ms et d’am-
Montre à quartz
plitude Um = 4 V.
a) Comparer r et R.
b) Déterminer l’expression de l’intensité i(t) du
courant oscillant sachant que C = 0,5 μF.
c) Calculer l’inductance L de la bobine.
d) Calculer l’énergie totale de l’oscillateur.

11 Étude de texte
Montre à quartz
Questions
La montre électronique (ou montre à quartz)
1°) Faire une analogie entre les grandeurs
est basée sur la piézoélectricité du quartz,
c'est-à-dire l'apparition d'une différence de caractéristiques d'un oscillateur RLC série et
potentiel électrique entre deux faces en regard celles d'un oscillateur à quartz.
d'un tel cristal à chaque fois qu'il subit une 2°) Enumérer les facteurs dont dépend la fré-
compression ou une dilatation et inversement. quence des oscillations de la lamelle de quartz
L'oscillateur d'une montre électronique est et en déduire qu'il s'agit de la fréquence propre
en effet une très petite lamelle de quartz dont de l'oscillateur.
les vibrations s'effectuent avec une fréquence 3°) Montrer que la lamelle de quartz d'une mon-
qui ne dépend que de sa masse et de sa rigi- tre électronique effectue des oscillations entre-
dité, sa valeur très élevée (entre 32 et 33 kHz) tenues.

124
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues - 4e Sc Info

Fiche technique
Réalisation pratique d’oscillations électriques entretenues
Caractéristique intensité-tension u=f(i) d’un dipôle à résistance négative
A défaut d’oscilloscope, on peut tracer point par point la courbe représentant la ten-
sion u aux bornes d’un dipôle à résistance négative en fonction de l’intensité i du courant qui
y circule. On remplace alors le générateur BF du montage utilisé dans le cours (Fig.2a,
p.112) par un générateur 15 V associé à un réhostat (0-1 kΩ) comme dans la figure 1.

Fig.1 : Dispositif d'étude de la caractéristique u = f(i) d'un dipôle à résistance négative

Remarque :
Comme générateur 15 V, on peut utiliser celui qui alimente l’amplificateur opérationnel.
De cette façon, on peut faire varier i de manière continue et la mesurer avec le milliampère-
mètre monté en série avec le résistor de résistance Ro = 220 Ω.
La tension u est mesurée avec le voltmètre branché entre les bornes A et M du dipôle à
résistance négative (-R’) situé à droite.
 On fixe la résistance R’ à une première valeur R’1 (20 Ω par exemple).
En agissant sur le curseur du rhéostat, on arrive à dresser un tableau de mesures du cou-
ple (i,u) avec lequel on trace par la suite la courbe d’évolution de u en fonction de i et on pré-
cise le domaine de linéarité.
Le calcul de la pente du segment de droite qui le constitue (Fig.2) donne : k = - R’1.
Donc, u = - R’1i pour i variant de - Io à + Io.

125
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues - 4e Sc Info

Fig.2 : Caractéristique u = f(i) en forme de N, obtenue avec R'1 = 20 Ω

Remarque :
Si l’on dispose d’un deuxième voltmètre, on peut mesurer directement la tension us et constater
qu’elle reste égale à : • - 15 V pour i  - Io .
• + 15 V pour i  + Io .

 On fixe la résistance R’ à une deuxième valeur R’2 (40 Ω par exemple) et on refait la même
manipulation, on obtient alors la caractéristique u = f(i) de la figure 3.

Fig.3 : Caractéristique u = f(i) en forme de N, obtenue avec R'2 = 40 Ω

Conclusion :
Pour - Io < i < + Io tel que u donne - Usat < us < + Usat, le montage de l’amplificateur opé-
rationnel est équivalent à un dipôle à résistance négative (-R’) inséré entre les points A et M :
u = -R’i
Plus R’ est grande, plus le domaine de linéarité est étroit.
Remarque :
En maintenant R’ constante et en remplaçant les résistances R1 et R2 égales à 1kΩ par des
résistances égales à 10 kΩ, la caractéristique en N obtenue montre qu’une augmentation de
R1 et de R2 a un effet semblable à celui de l’augmentation de R’ sur la largeur du domaine de
linéarité.
126
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues - 4e Sc Info

Influence des caractéristiques d’entrée de l’oscilloscope sur l’entretien des


oscillations.
Comme il a été précisé dans la fiche technique du chapitre précédent, l’oscilloscope peut
avoir une influence sur la marche de l’expérience à cause du fait que son entrée Y1 ou Y2
est équivalente à un résistor de résis-
tance Rosc = 1 MΩ monté en parallèle
avec un condensateur de capacité Cosc
allant de 16 à 47 pF. (Fig.4).
Par conséquent, au lieu que l’évolution
de la tension uc soit régie par l’équation
différentielle :
En d’autres termes, les oscillations ne
d2uc (Ro + r  R ') duc Fig.4
+ + o2uc = 0 ,
2 L dt
dt
elle devient, en négligeant Cosc devant C, régie par :
d2uc 1 (R + r  R) duc R +r-R'
+[ + o ] + o2 [1 + o ] uc = 0 . Donc, pour qu'il y ait démarrage
2 CRosc L dt Rosc
dt
1 (R +r-R') L
des oscillations, il faut : + o  0, ce qui donne : R'  Ro + r + .
CRosc L CRosc

En d'autres termes, les oscillations ne s’amorcent pas dès que R’ atteint la valeur de la résis-
tance totale (Ro+r) du circuit, mais à une valeur plutôt supérieure à cause, entre autres, du
terme L dû à l’oscilloscope.
Rosc C
Donc, pour que l’oscilloscope utilisé comme appareil de mesure ne fausse pas la valeur de
L
la résistance d’amorçage des oscillations, il faut réduire la valeur du terme au maxi-
L Rosc C
mum, ce qui revient à avoir un très petit quotient .
C
Pour cela, il faut choisir une petite valeur pour L et une grande valeur pour C.
L
Contre exemple: Avec Ro + r = 250 Ω, Rosc = 1 MΩ, L = 1 H et C = 1 mF, = 4(Ro + r) !
Rosc C
C’est évidemment un très mauvais choix : au lieu que l’oscillateur accroche pour R’ légère-

ment supérieure à 250Ω, les oscillations ne s’amorcent que pour R’ = 1250 Ω.

127
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues - 4e Sc Info

En savoir plus
Amorçage et stabilisation des oscillations entretenues
On sait que l’on peut simuler à l’aide d’un amplificateur opérationnel, un dipôle à résistance
négative qui peut jouer le rôle de générateur d’entretien des oscillations d’un circuit RLC
série. En fait, la tension entre ses bornes s’écrit en convention géné-
rateur : u = R’ i.
La puissance mise en jeu est p = - u.i = - R’ i2 < 0.
Donc, on vérifie bien qu’il s’agit d’un dipôle générateur dit à résistance
négative ; il est caractérisé par le pouvoir de maintenir une tension u
entre ses bornes proportionnelle à l’intensité du courant qu’il débite.
u = k i , où k est une constante ayant la dimension d’une résistance :
k = R.
On a vu dans le cours que, sans un tel dipôle à résistance négative qui est un réservoir d’é-
nergie, les oscillations libres d’un circuit RLC série s’amortissent inévitablement. Sans avoir
besoin de charger le condensateur au préalable, comme dans le montage de la figure 6 (p.
118), lorsque la résistance R’ est légèrement supérieure à R, les oscillations commencent
avec une très petite amplitude : c’est l’amorçage (ou l’accrochage).
Après le démarrage, les oscillations s’amplifient au fur et à mesure que R’ augmente.
Mathématiquement, leur amplitude continue à augmenter indéfiniment si l’on reste dans le
modèle linéaire ( u = - R’i en convention récepteur).
Par conséquent, la stabilisation des oscillations entretenues exige la présence d’élèments
non linéaires dans le système oscillant, ce qui n’est pas impossible car tous les composants
électroniques ont des limites de fonctionnement linéaire : l’amplificateur opérationnel par
exemple ne fonctionne en régime linéaire que si ε = VE+ - VE- = 0, c’est-à-dire
-15 V < us < + 15 V, sinon us sature : us ne suit plus ue ; elle reste égale à ± Usat.
Dans le cas de notre montage :
en régime linéaire, us = - (R' + R2 )i.
R' + R1 R'
Or R2 = R1 et u = - R'i. Donc, us = u , ce qui signifie : u = u , où - Usat < us < + Usat .
R' R'+R1 s
La condition de linéarité sur us se transforme alors en la condition sur u :
R' R'
 Usat < u < + U .
R'+R1 R'+R1 sat
Usat
Et comme u = - R'i, on aboutit à la condition de linéarité sur i :  Io < i < + Io , où Io = .
R' + R1
En d’autres termes, si i > Io, la tension de sortie us sature à ± US et les oscillations entre-
tenues ne sont plus quasi-sinusoïdales, elles deviennent pratiquement rectangulaires.

128
Evolution de systèmes électriques  Oscillations électriques entretenues - 4e Sc Info

Ainsi, on saisit pourquoi lorsque R’ atteint une certaine valeur très supérieure à la
résistance R du circuit RLC série, les oscillations deviennent écrêtées, car si R’ augmente,
Io diminue et l’intervalle de linéarité [-Io,+Io] devient plus petit.
D’ailleurs, il est évident que l’augmentation de R1 peut avoir le même effet que l’augmenta-
tion de R’.
ILLUSTRATION GRAPHIQUE
- En régime linéaire : u = - R’ i. (1)
- A la saturation, le signe de us est lié à celui de la tension ε qui n’est pas nulle.
* Si ε > 0, us = + Usat, d’où u = + Usat + R1 i (2)
* Si ε < 0, us = - Usat, d’où u = - Usat + R1 i (3)
Ce qui se traduit graphiquement par une caractéristique u = f(i) sous forme de N.

Donc, la stabilité des oscillations est assurée par l’existence de ce puits connu par les phy-
sicien sous le nom de puits de résistance négative.

129
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

Objectifs
 Distinguer, en régime forcé, le résonateur de l’excitateur.
 Visualiser simultanément à l’oscilloscope la tension excitatrice
u(t) et l’intensité du courant i(t).
 Mesurer l’amplitude et la fréquence d’une grandeur oscillante
en régime forcé sinusoïdal.
 Déterminer le déphasage entre la tension excitatrice u(t) et
l’intensité du courant i(t).
 Mettre en évidence expérimentalement le phénomène de
résonance d’intensité.
 Établir l’expression de l’intensité maximale Im du courant
oscillant en fonction de la fréquence des excitations.
 Interpréter théoriquement le phénomène de résonance.
 Calculer la puissance moyenne absorbée par un oscillateur
électrique.
 Expliquer l’importance du facteur de puissance dans les trans-
formations de l’énergie électrique.

Prérequis
SAVOIR SAVOIR FAIRE

 Définir un oscillateur.  Reconnaître un oscillateur.


 Caractériser une grandeur oscillante  Visualiser à l’oscilloscope :
sinusoïdale par sa période, son amplitu- - une tension électrique,
de et sa phase initiale. - une intensité de courant.
2 1
 Écrire les relations :T = et N =  Déterminer graphiquement la période et
 T l’amplitude d’une grandeur électrique
 Définir les valeurs maximale Im et effica-
oscillante.
ce I de l’intensité du courant alternatif.  Calculer la période propre d’un oscilla-
 Définir les valeurs maximale Um et effic- teur RLC série.
ace U d’une tension alternative.  Établir l’équation différentielle régissant
 Ecrire les relations : les oscillations libres d’un circuit RLC
Im = I 2 et Um = U 2 série par application de la loi des
.
 Ecrire les relations:
mailles.
 Calculer l’énergie totale d’un oscillateur
q2 1
Ec = et EL = L.i2 RLC série.
2C 2

130
5
OSCILLATIONS
ÉLECTRIQUES FORCÉES
EN RÉGIME SINUSOÏDAL

d'une
e s t munie ints
e é le ctrique lle sont adjo es.
ita r ue iqu
La gu reuse à laq ctromagnét son
s e c é l e ue le
,
cais nes
m i c ropho ance électriq naturelle
des son nce
à la ré résona
Grâce prime sur la

amplif
la c aisse.
de

 En quoi consiste la recherche manuelle ou automatique


d’une chaîne radio ou d’un canal de télévision?
 Que veut-on dire par “résonance électrique” dont les
applications sont trés nombreuses ?

131
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

OSCILLATIONS ÉLECTIRQUES FORCÉES


EN RÉGIME SINUSOÏDAL

On a vu dans le chapitre précédent que si un circuit RLC série peut effectuer des oscillations libres, celles-ci ces-
sent plus au moins rapidement à cause de l'amortissement dû à sa résistance.
Quel sera l'effet de l'application d'une tension sinusoïdale aux bornes d'un tel oscillateur, une simple compensa-
tion de l'amortissement ou plus !

RÉPONSE D’UN CIRCUIT RLC SÉRIE


1 À UNE TENSION SINUSOÏDALE
1.1- PRODUCTION D’OSCILLATIONS FORCÉES

Manipulation
 On réalise le montage de la figure 1 : il s’agit d’un circuit RLC
série fermé sur un générateur “basse fréquence” délivrant une
tension sinusoïdale u(t) de fréquence N réglable :
u(t) = [Link]ωt, Um étant maintenue constante.
Le circuit RLC série est constitué d’un résistor de résistance Ro
réglable, d’un condensateur de capacité C = 0,47 μF et d’une Fig.1 : Circuit RLC série soumis à
une tension sinusoïdale
bobine d’inductance L = 0,2 H et de résistance interne
r = 12,5 Ω (Fig.1)
 Pour suivre simultanément l’évolution de la tension u délivrée
par le GBF entre ses bornes et l’intensité du courant i débité
dans le circuit, on relie à un oscilloscope bicourbe, le point M à
la masse, le point A à la voie Y1 et le point B à la voie Y2 .
 On fixe N à la valeur 400 Hz, Um à 2 V et Ro à 50 Ω par
exemple. Lorsque l’interrupteur K est ouvert, on observe sur Fig.2 : Oscillogrammes de u et
de uRo.
l’écran de l’oscilloscope uniquement l’oscillogramme (1) de la
figure 2. En fermant le circuit, on observe sur l’écran de l’os-
cilloscope les oscillogrammes stables (1) et (2) (Fig.2) avec la
sensibilité 1 ms/div.
 La fréquence étant toujours égale à 400 Hz, on réalise une
série de mesures de URom en fonction de Um.
Les résultats de mesures ont permis d’obtenir le tracé de la
figure 3.
Fig.3 : Tracé de Um = f (URom)

132
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

Questions
1°) Comparer la forme de l’oscillogramme représentant i(t) à
celle de u(t).
2°) Mesurer la fréquence N de i(t) et la comparer à celle de u(t).
3°) Comparer la fréquence N à la fréquence propre No de l’os-
cillateur.
4°) a) A l’aide de la courbe de la figure 3, montrer que :
Um = kURom, où k est une constante que l’on calculera.
b) Montrer que la tension maximale Um peut s’écrire en fonction
de l’intensité maximale Im sous la forme : Um = Z Im où Z une
constante dont on déterminera la dimension.

Commentaire
L’analyse des oscillogrammes de la figure 2 montre que,
comme celle de u(t), la courbe représentant i(t) varie sinusoï-
dalement au cours du temps.
De plus, il y a constamment le même décalage horaire entre
les deux oscillogrammes. Par conséquent, l’intensité i(t) varie
avec la même fréquence que la tension u(t) imposée par le
GBF et non avec la fréquence propre du circuit RLC série : les
oscillations imposées par le GBF ne sont plus libres, elles sont
forcées. Ainsi, le GBF a joué le rôle d’excitateur.
La forme linéaire de la courbe représentant URom en fonction
Um
de Um montre que le quotient est une constante qui ne
Im
dépend que des caractéristiques de l’oscillateur. On l’appelle
impédance du circuit et on la note Z.

Interprétation théorique

Pour le circuit utilisé précédemment, la loii des mailles s'écrit :


uBM + uDB + uAD + (-uAM M
) = 0 , d'où uAM = uBM + uDB + uAD .
di q
Donc, uAM = Ro .i + r.i + L + ,
dt C
di q
soit uAM = Ro .i + r.i + L + .
dt C
di 1
Or, q =  [Link]. Donc, uAM = R.i + L +  [Link], où R = Ro + r
dt C
et  = 2N.
Une telle équation différentielle à second membre non nul
admet comme solution particulière celle du régime permanent :
i(t) = Imsin(tt + ).

133
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

Remarque : La solution générale faisant apparaître de plus le


régime transitoire qui ne dure qu’une très petite fraction de
seconde est hors programme.

Conclusion
La réponse d’un circuit RLC série à une tension sinusoïdale est un cou-
rant alternatif sinusoïdal y oscillant :
- à la fréquence N de la tension excitatrice,
- avec une amplitude Im= Um /Z, où Z est une grandeur physique ayant
la dimension d’une résistance appelée impédance du circuit RLC série.

1.2- DÉPHASAGE
Définition
On appelle déphasage entre deux fonctions sinusoïdales de
phases initiales ϕ1 et ϕ2 la différence de phase Δϕ = (ϕ2 - ϕ1)
ou (ϕ1 - ϕ2).

Exemples Fig.4a : Tensions u1 et u2 en


concordance de phase
 Les chronogrammes (1) et (2) de chacune des figures (4a) et
(4b) représentent deux tensions u1 et u2 synchrones (de même
période et simultanées) et de phases initiales ϕ1 et ϕ2.
Dans le premier cas (Fig.4a), u1 et u2 sont dites en phase ou
en concordance de phase tandis que dans le deuxième cas
(Fig.4b), u1 et u2 sont dites en opposition de phase.

Questions Fig.4b : Tensions u1 et u2 en opposi-


1°) Justifier qualitativement l’appellation concordance de phase tion de phase

et opposition de phase.
2°) a) Montrer que la concordance de phase signifie Δϕ = 2kπ rad,
avec k entier relatif.
b) Montrer que l’opposition de phase signifie Δϕ = (π + 2kπ) rad,
avec k entier relatif.
3°) Dans les cas de la figure 5 où le décalage horaire Δt entre u1
et u2 est égale à T/4, on dit que u2 et u1 évoluent au cours du Fig.5a : Tension u2 en quadrature
temps en quadrature de phase. Plus précisement, u2 est en qua- retard sur u1

drature retard sur u1 dans le cas de la figure 5a, tandis qu’elle


est en quadrature avance sur u1 dans le cas de la figure 5b.
Expliquer cette différence par le calcul de Δϕ dans les deux cas.
4°) Déduire des exemples traités précedemment que la valeur
absolue du déphasage IΔϕI entre deux fonctions sinusoïdales iso-
chrones est liée à leur décalage horaire Δt par la relation :
2 Fig.5b : Tension u2 en quadrature
 = t avance sur u1
T

134
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

Conclusion
A tout décalage horaire Δt entre deux fonctions sinusoïdales y1(t) et y2(t)
isochrones (de même péride T), représentées dans le même système
2
d’axes, est associé un déphasage Δϕ tel que :  = t.
T
- Si Δt = 0, Δϕ = 0 : les deux fonctions sont en concordance de phase.
- Si Δt = T/2, Δϕ = ± π rad : les deux fonctions sont en opposition de
phase.

- Si Δt = T/4, Δϕ = ± rad : les deux fonctions sont en quadrature de
2
phase.
Si le déphasage (ϕ2 - ϕ1) est positif, y2(t) est en avance de phase par rap-
port à y1(t) et inversement.

INFLUENCE DE LA FRÉQUENCE D’EXCITATION


2 SUR LA RÉPONSE D’UN CIRCUIT RLC SÉRIE
Manipulation
 On reprend le montage de la figure1 où le générateur BF déli-
vre une tension u(t) = Umsin2πNt avec Um = 2 V.
En faisant varier la fréquence N des excitations, on constate
qu’à chaque fois, la tension uRo(t) conserve la même forme
sinusoïdale mais avec changement de sa valeur maximale
URom et de son décalage horaire Δt par rapport à u(t). Fig.6a : Evolution de Im en fonc-
 Dans une deuxième étape, on réalise une série de mesures tion de N

de l’intensité maximale Im et du décalage horaire Δt entre u(t)


et i(t) en fonction de la fréquence N du GBF.
Les résultats des mesures ont permis d’obtenir :
- le tracé de la figure 6a représentant l’évolution de I’amplitude
Im de l’intensité i en fonction de N.
- le tracé de la figure 6b représentant l’évolution de la phase
initiale ϕ de l’intensité i en fonction de N.
Fig.6b : Evolution de la phase
Remarque initiale ϕ en fonction de N
Il est pratique aussi de suivre à l’aide d’un ampèremètre l’évo-
lution de l’intensité efficace I en fonction de la fréquence N.

Questions
1°) Montrer que, dans les conditions de l’expérience réalisée, la
valeur de la phase initiale ϕ est égale à la valeur du déphasage
entre i et u.
2°) Décrire la forme particulière de la courbe représentant Im
en fonction de N.
3°) a) Déterminer graphiquement la valeur de la fréquence N
pour laquelle l’intensité maximale Im du courant oscillant est à

135
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

sa valeur la plus élevée Imo et la comparer à celle de la fréquen-


ce propre No de l’oscillateur.
b) Relever Imo et la valeur correspondante ϕo de ϕ.
c) Calculer l’impédance Z qu’a le circuit RLC dans ce cas particu-
lier et la comparer à sa résistance totale (Ro+r).

Conclusion
En régime forcé sinusoïdal, l’intensité maximale Im et la phase initia-
le ϕ du courant oscillant dans un circuit RLC série dépendent de la fré-
quence N de la tension excitatrice et des grandeurs R, L et C caractéris-
tiques de l’oscillateur.
La réponse d’un circuit RLC série à une tension sinusoïdale de fréquen-
ce N égale à la fréquence propre No du circuit est un courant oscillant en
phase avec la tension excitatrice et avec l’intensité maximale la plus éle-
vée : c’est la résonance d’intensité.
A la résonance d’intensité, le circuit RLC série se comporte comme un
résistor de résistance R.

Interprétation théorique
i(t) = Imsin(ωt+ϕ).
Pour déterminer l’amplitude Im et la phase initiale ϕ de i(t), il est
commode de recourir à la construction de Fresnel dont le prin-
cipe est expliqué dans la fiche technique de fin de chapitre
(p.156).
Valeur maximale Im et phase initiale ϕ de l’intensité i du
courant
di 1
On a : Ri + L +
dt C
 [Link] = Um sin t, avec R = Ro + r
i(t) = Im sin(t + ).
di 
= Imsin(t +  + )
dt 2
I 
 [Link] = m sin(t +   2 ) + cte
Il vient alors :
 I  cte
RImsin(t+) +LImsin(t+ + )+ m sin(t+  ) + =Um sin (t).
2 C 2 C
Etant une fonction sinusoïdale, Um sint ne peut être qu'une
somme de fonctions sinusoïïdales. Donc, cte = 0.
LLLI
• RIm sin(t + ), 8 OA1 [RIm , ]
LLLI
• LIm sin(t +  +  ), 8 OA2 [LIm ,  +  ]
2 2

136
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

Im  LLLI I 
• sin(t+  ), 8 OA3 [ m ,   ]
C 2I
LLL C LLLI 2 LLLI LLLI LLLI
• Um sint, 8 OA [Um , 0] tel que : OA = OA1 + OA2 + OA3
LLLI LLLI
Les vecteurs de Fresnel OA 2 et OA3 étant de sens contraires,
il en résulte trois construcctions possibles :
LLLI LLLI
• OA2 > OA3 , cas correspondant à L > 1
C
c'est-à-dire N>No : il donne la construction de la figure 7a.
LLLI LLLI
• OA2 < OA3 , cas correspondant à L < 1
C
c'est-à-dire N<No : il donne la construction de la figure 7b.
LLLI LLLI
• OA2 = OA3 , cas correspondant à L = 1
C Fig.7a : Cas où Lω > 1/ Cω
c'est-à-dire N=No : il donne la construction de la figure 7c.
énéral, on a :
Dans le cas gé
Im 1 2
2
Um = (RIm )2 + (LIm  )2 , d ' où Um = R2 + (L  ) I .
C C m
Um
Donc, Im = ,
1 2
R + (L 
2
)
C Fig.7b : Cas où Lω < 1/ Cω

Um 1 2
soit : Im = avec Z= R2 + (L  ) .
Z C
1
D ' après le cas de la figure 7a, L > , on a  < 0,
C
ça signifie que l'intensité i(t) du courant est en retard de phase
pa
ar rapport à la tension excitatrice u(t) : le circuit RLC série est
dit inductif. Fig.7c : Cas où Lω = 1/ Cω
1 Fig.7 : Constructions de Fresnel
D ' après le cas de la figure 7b, L < , on a  > 0, ça
C
signifie que l'intensité i(t) du courant est en avance de phase par
rapportt à la tension excitatrice u(t) : le circuiit RLC série est dit
capacitif.
D'après les constructions précédentes, on a :
1
L 
C
tg =
R
En tenant compte de la dépendance du signe de  de celui de

137
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

1
(L  ), la phase initiale  de i est telle que :
C
1
 L
 
tg = C , avec - rad <  < rad
R 2 2
Remarque
Le déphasage ϕ entre i et u peut être aussi caractérisé par :

R
cos  =
Z

Résonance d’intensité

1 2
L'impédance du circuit s'écrit Z = R2 + (L  ) .
C
∞Aux très basses pulsations ainsi qu
u'aux pulsations beaucoup
plus élèvées que la pulsation propre o de l'oscillateur,
1
l'écart entre L et augmente. Par suite, l'impédance Z
C
devient de plus en plus gra
ande.
U
Donc, dans l'un ou dans l'autre cas, Im () = m  0, ce qui
Z
signifie que la réponse du circuit RLC série devient de plus en
n
plus faible. Cette réponse s'améliore lorrsque Z prend une
valeur modérée, ce qui n''est possible qu'avec des valeurs
1
comparablles de L et de .
C
1 1
Dans le cas particulier où L = obtenu avec  = o = ,
C LC
∞ l'impédance Z est minimale : Z = R.
Par consséquent, l'intensité maximale prend sa vale
eur la plus
Um
élevée Im0 = : c'est la résonance d'intensité.
R
1
 L
∞ tg = C = 0, ce qui signifie qu'à la résonance, la
R
ten
nsion u et l'intensité i sont en phase.

Remarque
L’appellation d’un oscillateur en régime forcé comme étant un
résonateur revient au phénomène de résonance.

138
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

Conclusion
La réponse d’un circuit RLC série à une tension sinusoïdale de fréquence N
égale à la fréquence propre No du circuit est un courant oscillant en phase
avec la tension excitatrice et avec l’intensité maximale la plus élevée : c’est
la résonance d’intensité.
1 I est la plus élevée
N = No = : Résonance d'intensité   m
2 LC u et i sont en phase

INFLUENCE DE LA RÉSISTANCE TOTALE


3 DU CIRCUIT SUR LA RÉSONANCE
Manipulation
On refait l’étude expérimentale du paragrahe 2 (p.135), tou-
jours avec L = 0,2 H et C = 0,47 μF, mais en fixant R0 suc-
cessivement aux valeurs R02 = 20 Ω et R03 = 200 Ω.
Les résultats des mesures faites permettent d’obtenir :
- les courbes de résonance d’intensité (1) et (2) de la figure 8a,
correspondant respectivement à R02 et R03.
- les courbes (a) et (b) de la figure 8b représentant l’évolution
Fig.8a : Influence de l’amortisse-
de la phase initiale ϕ de l’intensité i en fonction de N et cor- ment sur Im
respondant respectivement à R02 et R03.

Questions
1°) Comparer les allures des courbes de résonance (1) et (2)
entre elles et avec celle de la courbe de la figure 6a ; en dédui-
re l’influence de la résistance totale du circuit sur la résonance.
2°) Pour les valeurs R02 et R03 de R0, déterminer graphique-
ment :
a) la valeur de la fréquence de résonance,
Fig.8b : Influence de l’amortisse-
b) le déphasage ϕ correspondant entre l’intensité i et la tension ment sur le déphase ϕ
d’alimentation u.
Fig.8 : Influence de l’amortissement

Interprétation
A la résonance d’intensité, on a Imo = Um/R. Cela signifie que
l’importance de la résonance dépend de l’ordre de grandeur de
R, donc de Ro car R = Ro + r :
Imo est d’autant plus grande que R est plus petite.
- Si R est très petite, le maximum de Im est très élevé, ce qui
se traduit par un pic de résonance très pointu (courbe (1) de la
figure 8a) : c’est la résonance aiguë.
- Si R est grande, Imo est faible, ce qui se traduit par un pic de
résonance très peu prononcé (courbe (2) de la figure 8a) : c’est
la résonance floue.
139
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdall

Conclusion
La résonance d’intensité de courant d’un oscillateur RLC série est d’autant
plus aiguë que l’amortissement est faible.
Cependant, quel que soit l’amortissement, la fréquence de résonance
reste toujours égale à la fréquence propre du résonateur.

4 LE PHÉNOMÈNE DE SURTENSION

Manipulation
On reprend le montage de la figure 1 (p.132), toujours avec
L = 0,2 H, C = 0,47 μF et Um = 2 V, mais en choisissant comme
fréquence d’excitation, la fréquence propre (N0 = 520 Hz) du
circuit RLC série. On mesure la valeur maximale UCm de la ten-
sion aux bornes du condensateur pour des valeurs de la résis-
tance Ro égales à R01 = 20 Ω, R02 = 50 Ω et R03 = 200 Ω. Les
résultats des mesures sont consignés dans le tableau suivant :
R0 (Ω) 20 50 200
UCm (V) 40 21 6,5

Questions
1°) Reproduire, puis compléter le tableau suivant :
R0 (Ω) 20 50 200
Q = UCm/Um
2°) Le quotient Q = Ucm/Um est appelé facteur de surtension à
la résonance. Justifier cette appellation.
3°) a) Montrer théoriquement que Q peut s’écrire uniquement
en fonction des caractéristiques R, L et C de l’oscillateur.
b) Calculer les valeurs théoriques de Q, correspondant respecti-
vement aux valeurs 20 Ω, 50 Ω et 200 Ω de la résistance R0.
4°) Quelle précaution faut-il prendre pour avoir un facteur de
surtension modéré à la résonance ?

Expression de Q
Pour une pulsation  égale à la pulsation propre o ,
Io U 1
UC = et Io = . D'où : Q = . (1)
Co Ro + r (Ro + r ) Co
1
Or, = L0 . Donc, Q s'exprime autrement comme suit :
C0
L0
Q= (2)
R0 + r

140
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

1
En remplaçant o par dans (1) par exemple, il vient :
LC
1 1 L
Q= LC . Donc : Q =
(Ro + r ) C (Ro + r ) C

Donc, le facteur de surtension Q augmente quand l’inductance


L augmente et lorsque la capacité C et la résistance R du cir-
cuit diminuent. S’il est trop élevé, la surtension devient
dangereuse tant pour l’utilisateur que pour les composants du
circuit ou les appareils d’une manière générale : elle peut pro-
voquer le claquage du condensateur et des étincelles entre les
spires de la bobine, d’où le risque d’électrocution.

Remarque
A la résonance d'intensité : U = (Ro + r) I et UBobine = r 2 + (Lo )2 I.
Si la valeur de l'inductance L est telle que, Lo >> (Ro + r),
La valeur de la tension efficace aux borrnes de la bobine sera
plus grande que la valeur de la tension efficace d'alimentatio
on. Fig.9 : Surtension aux bornes de
la bobine
Donc, il y a aussi risque de surtension aux bornes de la bobine
(Fig.9).

Conclusion
- A la résonance d’intensité d’un circuit RLC série, il peut surgir aux bor-
nes du condensateur, une surtension caractérisée par le facteur :

1 L
Q=
(Ro + r ) C

- Le facteur de surtension Q est d’autant plus grand que la résonance


est plus aiguë.
- Une surtension élevée peut entraîner des conséquences néfastes.

5 APPLICATIONS DE LA RÉSONANCE
Les applications de la résonance sont très nombreuses. on cite
essentiellement :
- les oscillateurs à quartz,
- le haut parleur et le microphone électrodynamique,
- la réception d’émissions radiophoniques.
Dans le dernier exemple cité, lorsqu’il s’agit d’un poste radio
ordinaire, la résonance aiguë est recherchée parce que pour
écouter nettement une émission, on doit accorder la fréquence
propre de l’oscillateur RLC série du récepteur (poste radio)
141
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

avec la fréquence sur laquelle émet la station choisie.


Cependant, dans le cas d’une chaîne “haute fidélité”, les
étages d’amplification doivent répondre avec des courbes de
résonance floue (les plus aplaties possibles) dans le domaine
des sons audibles afin que l’appareil puisse restituer les timb-
res des voix et des instruments de musique.

6 PUISSANCE MOYENNE ET FACTEUR DE PUISSANCE


Dans ce paragraphe, on se propose d’étudier le bilan énergétique des oscilla-
tions forcées d’un circuit RLC série en régime sinusoïdal.
6.1- PUISSANCE ÉLECTRIQUE INSTANTANÉE
 En appliquant à ses bornes A et B une tension sinusoïdale de
basse fréquence u(t ) = U 2 sin t, un dipôle D (Fig.10) sera
parcouru par un courant d’intensité sinusoïdale
i(t ) = I 2 sin(t + ) et recevra, à tout instant, une puissance
électrique p s'écrivant en convention récepteur : p(t) = u(t).i(t) .
Étant générale, cette expression est applicable au circuit RLC
série.
p = u.i = U 2 sin(t ).I 2 sin(t + ) = [Link](t + ) sin(t ).
En appliquant au produit des deux facteurs sinusoïdaux
figurant dans cette expression de p, la relation trigonométriqu ue
1
sin [Link] b = [cos(a  b)  cos(a + b)], on aboutit à :
2
p = UIcos  - UIcos(2t + ). Fig.10 : Dipôle D parcouru par un
courant alternatif
On constate que la puissance instantanée est la somme algé-
brique du terme constant “UIcosϕ” et du terme
“-UIcos(2ωt+ϕ)” évoluant périodiquement au cours du temps
avec une fréquence double de celle de u et de i, ce qui rend
p(t) périodique de période Tp = T/2.
Ainsi, pendant une demi oscillation de i, cos(2ωt+ϕ) varie
entre +1 et -1. Par conséquent, p peut être positive et le dipô-
le RLC série est effectivement un récepteur. Puis, elle peut
devenir négative et le même dipôle se comporte alors comme
un générateur. Cependant, pour déterminer le bilan, ces cons-
tatations restent insuffisantes.

6.2- PUISSANCE ÉLECTRIQUE MOYENNE

Définition
La puissance moyenne d’un dipôle D est la valeur moyenne prise par sa
puissance instantanée p(t) sur une très grande durée Δt (tendant vers

142
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

l’infini). Lorsque p(t) est périodique, il est équivalent de prendre Δt égale


à une période.
On note la puissance électrique moyenne P et on l’appelle aussi en régi-
me forcé sinusoïdal, puissance électrique active ou réelle.
Comme toute puissance, la puissance moyenne s’exprime en watt (W) et
se mesure avec un wattmètre.
Expression de P  Le cas unique qui figure
Lorsque la puissance instantanée p(t) est périodique, sa valeur
dans le programme est celui
moyenne P sur une période Tp s’écrit :
du régime sinusoïdal forcé.
1
 kT
(k+1)Tp
P= p(t)dt
Tp p

où k est un entier naturel.


En régime sinusoïdal, on vient de trouver :
p(t)=UIcosϕ -UIcos(2ωt+ϕ).

1 1
 kT  kT
(k+1)Tp (k+1)Tp
Donc, P = UIcosdt - UIcos(2t+)dt.
Tp p Tp p

UIcos " (k+1)T UI " (k+1)T .


!sin(2t+)# kT
p
Ce qui donne : P = ! t # kT - p

Tp 2Tp
p p

2
La fonction sin(2t+) étant périodique de période Tp = ,

on a : !sin(2t + )"# kT p = 0.
(k+1)T
p

Cependant, ! t "# kT
(k+1)Tp
= Tp . Il vient donc :
p

P = UIcosϕ

Cette forme générale de l’expression de la puissance moyenne


est indépendante de la nature du dipôle.
Etant semblable à l’expression de la puissance consommée en
courant continu, le produit UI intervenant dans l’expression de
P est appelé puissance apparente du dipôle.
La puissance apparente s’exprime en volt-ampère (V.A).
Le facteur cosϕ auquel la puissance moyenne est proportion-
nelle s’appelle facteur de puissance.
Pour le circuit RLC série, cosϕ =R/Z. Donc, ce facteur est tou-
jours positif. Par suite, la puissance moyenne est positive, ce
qui veut dire que le circuit RLC série se comporte dans l’ensem-
ble comme un dipôle passif.

143
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

D’autre part, on a U = Z.I, d’où :


P = R.I2

Ainsi, on montre que la puissance active d’un circuit RLC série


est due à sa résistance totale R : c’est une puissance consom-
mée par effet Joule. En d’autres termes, la puissance moyenne
dissipée dans le circuit sert à compenser l’amortissement : en
moyenne, l’énergie transférée de l’excitateur à l’oscillateur sert,
lorsque le régime oscillatoire est établi, à compenser les pertes
par effet Joule.
6.3- RÉSONANCE DE PUISSANCE

La puissance moyenne (P = RI2) d’un circuit RLC série est


proportionnelle au carré de l’intensité efficace du courant
oscillant dans le circuit. il s’en suit une résonance de puissan-
ce à chaque fois qu’il y a résonance d’intensité (Fig.11).
A la résonance d’intensité, P est maximale, ce qui est en Fig.11 : Evolution de P en fonction
accord avec la condition (cosϕ = 1) établie précédemment. de N

6.4- TRANSFERT DE PUISSANCE MOYENNE


La puissance moyenne fournie par le GBF au circuit RLC série
en régime forcé sinusoïdal est :
U2 RU2
P=R =
Z2 R2 + (L 
1 2
)
C
Discutons cette relation dans les deux cas extrêmes d’amortis-
sement.
- Si l’amortissement est important, lorsque ω tend vers zéro ou
ω est très grand, la puissance transférée est quasiment nulle.
Mais, au voisinage de ωo, P devient égale à U2/R. Le transfert
de puissance s’effectue alors quelle que soit la fréquence mais
il reste faible. Par conséquent, l’amplitude des oscillations est
faible. C’est ce qui justifie la résonance floue (Fig.12).
- Si l’amortissement est faible, le transfert de puissance est
Fig.12 : Courbes de résonance aiguë
important. Par conséquent, l’amplitude des oscillations est éle- et de résonance floue
vée. C’est ce qui justifie la résonance aiguë (Fig.12).
6.5- IMPORTANCE DU FACTEUR DE PUISSANCE cosϕ
Dans toute installation électrique, la tension d’alimentation est
imposée par le réseau de la distribution de la STEG. Tout appa-
reil de l’installation est caractérisé par sa puissance nominale,
puissance moyenne en fonctionnement normal. En marche, il

144
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

P
sera parcouru par un courant d’intensité efficace : I = U cos  .
Le courant électrique débité provoque un échauffement par
effet Joule des câbles de la ligne de transport d’électricité.
Par conséquent, de la puissance est perdue et, en grande par-
tie, la perte est à la charge de la STEG : c’est la perte en ligne.
Comment minimiser la perte en ligne ?
Si l’on désigne par Po la puissance moyenne perdue par effet
Joule dans la ligne d’alimentation de résistance Ro, on a :
Po = RoI2,
P2
soit : Po = Ro
U2 cos2 

P et U étant imposées, pour minimiser Po, il faut chercher à


minimiser Ro et augmenter cosϕ.
Les possibilités de diminution de Ro sont limitées. En effet, l’o-
pération demande l’augmentation du diamètre des câbles élec-
triques, ce qui augmente leurs poids. Par conséquent, les
lignes et leur infrastructure coûteront beaucoup plus cher.
Ainsi, la seule solution pratique pour rendre minimales les per-
tes par effet Joule est d’augmenter le facteur de puissance
cosϕ. Pour ce, on exige qu’une installation électrique ait un
facteur de puissance élevé (cosϕ > 0,8).

Conclusion
La puissance moyenne d’un circuit RLC série est dissipée par effet
Joule. Cette dissipation se fait à n’importe quelle fréquence mais elle est
d’autant plus importante que la résistance est plus grande.
A la résonance d’intensité, correspond une résonance de puissance :
la puissance moyenne de l’oscillateur RLC série est dans ces conditions
la plus élevée.

145
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

L’essentiel
 Comme en régime libre non amorti, les oscillations forcées d’un circuit RLC série sont
sinusoïdales mais de fréquence imposée par l’excitateur.

 La réponse d’un circuit RLC série à une tension excitatrice sinusoïdale de fréquence N
est un courant électrique d’intensité sinusoïdale de valeur maximale Im et de phase initiale
ϕ dépendant de la fréquence des excitations et des grandeurs électriques R, L et C de l’os-
cillateur :
Um 1
Im = - L
R2 + (L 
1 2
) tg = 
C
C R

 Selon le signe de (Lω -1/Cω) ou du déphasage ϕ entre i et u, l’oscillateur électrique RLC


série peut étre inductif ou capacitif.

 En régime forcé sinusoïdal, la valeur maximale de l’intensité du courant est d’autant plus
élevée que l’amortissement est plus faible.

 La résonance d’intensité est obtenue pour une fréquence des excitations égale à la fré-
quence propre de l’oscillateur.

 La résonance d’intensité d’un circuit RLC série peut être accompagnée d’une surtension
aux bornes du condensateur, caractérisée par un quotient Q > 1 appelé dans ces conditions
facteur de surtension :
UC
Q=
U
 En régime sinusoïdal forcé, la puissance moyenne P d’un circuit RLC série est la valeur
moyenne prise par sa puissance instantanée p(t) durant une période :

P = UIcos  = RI2

 Comme la résonance d’intensité, la résonance de puissance est obtenue pour une fré-
quence des excitations égale à la fréquence propre de l’oscillateur.

 Les pertes par effet Joule sont d’autant plus faibles que le facteur de puissance est plus
grand.

146
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

Exercices
Exercice résolu
ÉNONCÉ
On associe en série un condensateur de capacité C, une bobine B d’inductan-
ce L et un résistor de résistance Ro = 81,5 Ω. L’ensemble est alimenté par un générateur de
basses fréquences (GBF) délivrant à ses bornes une tension alternative sinusoïdale u(t) de
valeur maximale Um = 6 V et de fréquence N réglable (Fig.1).
1°) a) Préciser parmi les points A et B du circuit celui auquel on doit
relier la masse du GBF afin de visualiser simultanément la tension
d’alimentation u(t) et la tension uRo aux bornes du résistor, sur l’é-
cran d’un oscilloscope bicourbe.
b) Reproduire le schéma de la figure 1 en y indiquant les branche-
ment effectués à l’oscilloscope.
2°) Pour une valeur N1 de la fréquence N du GBF, on obtient les
Fig.1
oscillogrammes (1) et (2) de la figure 2 avec les réglages suivants :
- base de temps : 0,5 ms/div ;
- voie utilisée pour visualiser u(t) : 2 V/div ;
- voie utilisée pour visualiser uRo(t) : 1 V/div.
a) Identifier parmi les oscillogrammes (1) et (2) celui repré-
sentant u(t).
b) Déterminer graphiquement la fréquence N1 et la valeur
maximale Im de l’intensité i(t) du courant électrique oscillant
dans le circuit RLC série.
c) Calculer l’impédance Z du circuit RLC série. Fig.2

d) - Déterminer graphiquement le déphasage entre i(t) et u(t).


- En déduire que la bobine a une résistance interne non nulle que l’on calculera.
3) Pour étudier le comportement de l’oscillateur à une autre fréquence N2 du GBF, on visua-
lise simultanément avec u(t), la tension uC(t) aux bornes du condensateur.
a) Préciser le point du circuit auquel on doit relier la masse du GBF à cette fin.
b) Reproduire de nouveau le schéma de la figure 1 tout en y indiquant les nouveaux bran-
chechements effectués à l’oscilloscope.
c) En fermant le circuit, on obtient les oscillogrammes de la figure 3 avec une sensibilité hori-
zontale de 1 ms/div et une même sensibilité de 2 V/div pour le deux voies Y1 et Y2.
Identifier l’oscillogramme représentant uC(t).

147
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

d) Déterminer graphiquement la fréquence de uC(t) ainsi


que son déphasage par rapport à u(t).
e) Montrer que l’oscillateur RLC série est en résonance d’in-
tensité.
f) Calculer le facteur de surtension et préciser si sa valeur
présente un danger tout en justifiant la réponse.
g) Calculer C et L.
Fig.3

SOLUTION

1°a) Afin de visualiser simultanément u(t) et uRo (t ), il faut que la masse du GBF soit du
côté du résistor de résistance Ro . Il faut alors la relier au point B.
2 (ou Y)
b) Comme sur le schéma de la figure 4, le point A estt à relier
B D
à l'entrée Y1 (ou Y2 ) afin de visualiser u(t) tandis que le point
D est à relier à l'entrée Y2 (ou Y1) pour visualiser uRo (t).
2°a) Um = 6 V et la voie utilisée pour visualiser u(t) est de
2 V/div. Don nc, l'oscillogramme (1) dont les crêtes son nt distantes
de 6 div est celui qui représen nte u(t). A E
b) uRo (t) = Ro .i(t) : étant proportionnelles l'une à l'autre, i(t) et (ou Y)
2

uRo (t) évoluent au cours du temps avec la même fréquence. Fig.4


Du fait que le décalage horaire entre les oscillogrammes (1) et (2)
de la figure 2 est constant, on affirme que uRo (t) évolue avec la même fréquence N1 de u(t).
1
N1 = . Or, T1 s'étale sur 6 divisions et la sensibilité horizontale utilisée est de 0,5 ms/div.
T1
Donc, T1 = 3 ms, ce qui signifie : N1 $ 333 Hz.
uRo (t)
On a : uRo (t) = Ro .i(t), ce qui signifie : i(t) = . D'autre part, en s'appuyant sur la forme
Ro
e 2, on écrit : uRo (t) = URomsin(2N1t + )), où 
sinussoïdale de l'oscillogramme (2) de la figure
URom
est sa phase initiale. Donc, i(t) = Imsin(2N1t + ), avec Im = .
Ro
2 div  URom et 1 div  1 V. Donc, URom = 2 V. D'où, avec Ro = 81,5  : Im = 24,5 mA.
Um
c) L'impédance Z du circuit RLC série s'écrit : Z = .
Im
A.N. : Avec Um = 6 V et Im = 24,5 mA, Z = 244,9  $ 245 .
d) Soit  = i  u , le déphasage entre i(t) et u(t) de phases inittiales i et u . i étant
égale à la phasei nitiale  de uRo (t), déterminer  revient à déterminer graphiquement
le décalage horaire t entre les oscillogrammes (2) et (1) de la figure 2 représentant
respective
ement uRo (t) et u(t).

148
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

T T 
  t = et  rad  . Donc,  = rad.
6 2 3
Les maximums de uRo (t) sont atteints à t après ceux de u(t). Donc, uRo (t) est en retard de

phase par rapport à u(t), ce qui signifiie  < 0. Par suite, on a :  =  rad.
3
R
On sait que cos = . Ceci équivaut : R = [Link]. Avec Z = 245  et cos = 1/2 car
Z
 = -/3 rad, on a : R = 122,5 . Or, Ro = 81,5 . Donc, R > Ro . Il en découle que la bobine
a une résistance non nulle r = R - Ro . A. N. : r = 41 .
3°a) Pour visualiser simultanément la tension d'alimen ntation
u(t) et la tension uC (t) aux bornes du condensateur, la masse
du GBF doit êtrre reliée au point A comme dans la figure 5.
b) Comme sur le schéma de la figure 5, le point B est à relier
à l'entrée Y1 (ou Y2 ) afin de visualiser u(t) tandis que le po
oint
E est à relier à l'entrée Y2 (ou Y1) pour visualiser uC (t).
c) L'oscillogramme (1) étant le seul d'amplitude égale à 6 V, il
Fig.5
représente u(t). Donc, c'est l'oscillogrramme (2) qui représente uC (t).
d) Du fait que le décalage horaire entre les oscillogrrammes (1) et (2) de la figure 3 est
consta
ant, on affirme que uC (t) évolue avec la même fréquence N2 de u(t).
En procédant comme on a fait pour répondre à la question 2..b, on obtient : N2 = 167 Hz.
Les maximums de la tensions u(t) sont atteints à T/4 avvant ceux de uC (t),ce qui signifie que

pport à u(t) : u  u = -
uC (t) est en quadrature retard de phase par rap rad.
C
2
dq  q
e) On a : i = , d'où : i =  q + . D'autre part, uC = . Il s'en suit : u =  q .
dt 2 C C

   
Donc, i = u + . Or, u  u = - rad, Donc, u  (i - ) = rad, d'où : u  i = 0.
C
2 C
2 2 2
Il s'agit alors d'une résonance d'intensité.
UCm
f) Q = . En procédant comme on a fait pour déterminer graphiquement la valeur de
Um
URoom dans la réponse à la question 2.c, on trrouve : UCm = 7 V. On a ainsi : Q $ 1,17.
Q étant très peu supérieur à l'unité du faiit que UCm est très légèrement supérieure à Um ,
on ne court aucun danger.
1 1
g) On est à la résonance d'intensité. Donc, Q = , d'où : C = .
RC2 RQ2
A. N. : Sachant que 2 = 2N2 et avec N2 = 167 Hz, on trouve : C = 6,68 ∝F.
D'autre part, la fréquence d'excitation est égale à la fréquence propre de
e l'oscillateur :
1 1
N2 = , d'où L = . A.N : L = 137 mH
2 LC 4 2
N 2
2
C

149
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

Exercices à résoudre
Tests rapides des acquis

1 Items “vrai ou faux”


Evaluer les propositions suivantes par vrai ou faux.
1- Les oscillations d’un circuit RLC série auquel 5- Le facteur de surtension d’un circuit RLC
est appliquée une tension sinusoïdale sont lib- série augmente lorsque la résistance totale du
res. circuit augmente.
2- La fréquence des oscillations forcées d’un 6- La puissance moyenne consommée par le
circuit RLC série peut être égale à sa fréquence condensateur est nulle.
propre. 7- La résonance de puissance est elle même
3- La résonance d’intensité est obtenue lorsque une résonance d’intensité.
la tension aux bornes du circuit RLC série est 8- Pour minimiser les pertes par effet Joule dans
en phase avec l’intensité du courant qui y circu- les lignes d’alimentation en électricité, on dimi-
le. nue le facteur de puissance.
4- La résonance d’intensité est obtenue lorsque
l’impédance du circuit RLC série est maximale.

2 Questions à Choix Multiples


Préciser pour chacune des questions suivantes, la (ou les) proposition(s) juste(s).
 I- Un circuit RLC série est en résonance d’in- c- l’intensité du courant qui y circule est en
tensité lorsque : avance de phase sur la tension appliquée entre
a- son impédance est minimale; ses bornes.
b- la fréquence qui lui est imposée est égale à  V- A la résonance d’intensité, une augmenta-
sa fréquence propre; tion de la résistance du circuit RLC série entraî-
c- son impédance est égale à la résistance du ne :
résistor; a- la diminution de la fréquence caractéristique
d- l’intensité du courant qui y circule et la ten- de la résonance;
sion qui lui est appliquée sont en phase. b- la diminution de la valeur maximale de l’am-
 II- A la résonance d’intensité, l’intensité du plitude de l’intensité du courant ;
courant i est : c- l’augmentantion de la valeur maximale de la
a- en quadrature avance de phase sur la ten- puissance moyenne consommée par le circuit.
sion aux bornes du condensateur ;  VI- Le facteur de surtension Q d’un circuit
b- en quadrature retard de phase par rapport à RLC série s’écrit :
la tension aux bornes de la bobine.
2LNo
c- en phase avec la tension aux bornes du a- ;
résistor. R
d- en phase avec la tension aux bornes du cir- UL
cuit RLC série. b- quel que soit la fréquence N ;
U
 III- Lors des oscillations forcées, un circuit
RLC série a un caractère capacitif lorsque : 1 C
c- ;
a- LCω2 < 1; R L
b- la tension aux bornes du condensateur est U
supérieure à celle aux bornes de la bobine en d - C à la résonance d'intensité.
U
valeur maximale ;

150
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

Exercices d’application
3 Les émetteurs produisent des oscilla-
tions électriques forcées dans les circuits
2°) Donner L’expression de l’intensité efficace I
en fontion de Z.
d’accord des récepteurs radio. La recherche 3°) Le circuit est équivalent à un résistor de
des stations émettrices sur ces derniers est un résistance (R + r).
exemple de résonance d’intensité. a) Montrer que la valeur de N est égale à la fré-
On désire capter une émission à la fréquence quence propre No du circuit. La calculer.
N = 16233 Hz. Quelle valeur doit-on donner à la b) Quelles sont alors les valeurs de l’impédan-
capacité C du condensateur du circuit d’accord ce Zo et de l’intensité Io obtenues pour N = No.
RLC série sachant que la bobine a une induc-
tance L = 10-4 H ?.
6 On considère un circuit comportant, en
série, un résistor de résistance R, une

4 On monte en série un condensateur de


capacité C et une bobine d’inductance L
bobine d’inductance L et un condensateur de
capacité C. Ce circuit est alimenté par un géné-
et de résistance r aux bornes d’un générateur rateur BF délivrant une tension sinusoïdale de
BF délivrant une tension sinusoïdale u de pul- valeur efficace U et de pulsation ω réglable. Un
sation ω variable: u(t ) = 30 2 sin t ampèremètre de résistance négligeable permet
En fixant ω à 2000 rad.s-1, les mesures fournis- de mesurer l’intensité efficace I du courant dans
sent : I = 600 mA, U1 = 30 V et U2 = 30 V. le circuit.
I : Valeur efficace de l’intensité i du courant cir- 1°) Pour une pulsation ω donnée, utiliser la
culant dans le circuit. construction de Fresnel pour exprimer l’impé-
U1 : Valeur efficace de la tension u1 aux bornes dance du circuit et le déphasage en fonction de
de la bobine. ω, R, L et C.
U2 : Valeur efficace de la tension u2 aux bornes 2°) U étant constante, on fait varier ω et on relè-
du condensateur. ve l’intensité efficace I pour chaque valeur de ω.
L’intensité i est de la forme : i = Imsin(ωt+ ϕ). a) Donner l’allure générale de la courbe repré-
1°) A l’aide de la construction de Fresnel, calcu- sentant I = f(ω). Quel phénomène cette courbe
ler ϕ, r, L et C. met-elle en évidence ?
2°) Comparer par le calcul de leur quotient, la b) Soit ωo la valeur de la pulsation pour laquel-
pulsation d’alimentation ω et la pulsation propre le le phénomène précédent se produit. La pul-
ωo de l’oscillateur RLC série et préciser tout en sation ωo dépend-elle de R, L et C ?
justifiant la réponse le sens dans lequel il faut Donner l’expression de ωo en fonction de deux
faire varier ω pour avoir une résonance d’inten- de ces trois grandeurs.
sité. c) Que deviennent l’impédance Z et le dépha-
sage pour ω = ωo ?
5 Un circuit RLC série comprenant :
- Un condensateur de capacité C = 20 μF,
- un résistor de résistance R = 20 Ω,
- une bobine d’inductance L = 0,55 H et de
7 Un dipôle RLC série constitué d’une
bobine B d’inductance L et de résistance
r et d’un condensateur de capacité C = 0,5 μF,
résistance interne r = 12,5 Ω. est alimenté par un générateur délivrant une
On applique aux bornes de ce circuit une ten- tension alternative sinusoïdale de fréquence N
sion sinusoïdale de fréquence variable : variable. La tension efficace U aux bornes du
u(t ) = 100 2 sin 2Nt avec N = 48 Hz générateur est maintenue constante et égale à
2 V. Les valeurs de la fréquence No de réso-
1°) Donner, sans démonstration, l’expression nance d’intensité et l’intensité efficace Io cor-
de l’impédance Z en fonction de R, r, L et C. respondante sont respectivement 2325 Hz et
La calculer. 130 mA. Déterminer :

151
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

1°) les caractéristiques de la bobine inductive, a) déterminer la valeur Lo de l’inductance de la


2°) le facteur de surtension et la puissance bobine donnant une résonance d’intensité,
moyenne maximale consommée par le circuit b) montrer que si l’on ferme le circuit en main-
RLC série. tenant L égale à Lo, il se produit un phénomène
de surtension aux bornes du condensateur.

8 On établit une tension alternative sinusoï-


dale de pulsation ω entre les bornes M et
2°) Sachant que la valeur de la tension de rup-
ture sérigraphiée sur le boîtier du condensateur
utilisé est Uo = 100 V, déterminer la valeur de
N d’une portion de circuit comprenant un
condensateur de capacité C et une bobine d’in- l’inductance L de la bobine à ne pas dépasser
ductance L et de résistance interne r. L’intensité pour éviter tout risque de claquage du conden-
efficace étant I = 0,20 A, la mesure des tensions sateur.
efficaces fournit les résultats suivants :
UMN = 120 V, UMP = 160 V et UPN = 56 V.
(P : point de connexion de la bobine au conden- 10 Un dipôle AB est constitué par l’asso-
ciation en série d’un résistor, d’un
sateur). condensateur de capacité C et d’une bobine
1°) Calculer les impédances de la bobine et du purement inductive d’inductance L.
condensateur ainsi que la résistance r de la On désigne par R la résistance totale du circuit.
bobine. On applique aux bornes du dipôle AB une ten-
2°) Calculer le déphasage de la tension uMN par sion uAB = Umsinωt de valeur efficace U, cons-
rapport à l’intensité i du courant. tante mais de pulsation ω réglable. Un wattmè-
3°) Sachant qu’un courant de pulsation tre mesure la puissance électrique moyenne P
ωo = 250 rad.s-1 parcourant le circuit serait en reçue par le dipôle.
phase avec la tension uMN, déterminer : 1°) Démontrer que lorsque l’on règle ω = ωo
a) les valeurs de l’inductance et de la capacité, pour obtenir les conditions de résonance d’in-
b) la pulsation ω et la fréquence N correspon- tensité pour ce dipôle, on mesure une valeur
dante, maximale Po pour la puissance moyenne.
c) la puissance moyenne consommée dans le Exprimer Po en fonction de U et de R.
circuit. En déduire l’expression de l’énergie électrique
4°) Montrer que l’intensité efficace du courant Eo reçue par le dipôle pendant une période, en
reprendra la valeur I = 0,20 A pour une deuxiè- fonction de U,R et ωo.
me pulsation ω’ que l’on calculera. 2°) Dans les conditions de résonance, exprimer
5°) Comparer les puissances moyennes en fonction du temps l’énergie totale Et emma-
consommées dans le circuit aux pulsations ω, gasinée dans le dipôle, sous forme magnétique
ωo et ω’. EL dans la bobine et sous forme électrique EC
dans le condensateur..

9 Un oscillateur RLC série comprenant un


résistor de résistance R = 50 Ω, un
Montrer que Et reste constante. Dans ces
conditions, exprimer cette énergie totale en
condensateur de capacité C = 1 μF et une bobi- fonction de L, U et R. Que devient donc à
ne d’inductance L réglable et de résistance chaque instant l’énergie électrique reçue par le
négligeable est alimenté par un générateur dipôle ?
E
délivrant une tension sinusoïdale : 3°) Exprimer le rapport t en fonction du fac-
Eo
u(t ) = 10 2 sin(100t )
teur de surtention Q du circuit.
1°) Etablir l’équation différentielle régissant les
oscillations du courant circulant dans le circuit
RLC série.
2°) Sachant qu’en régime permanent, l’intensi-
té du courant s’écrit i(t) = Imsin(100 πt+ ϕ) :

152
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

11 Un générateur G délivrant une tension


alternative sinusoïdale de fréquence
Références
Capacité
EFD-CPM13B
1,2 MF
Tolérence 10%
N = 50 Hz et de valeur efficace U = 6 V alimen-
Tension maximale 160 V
te un circuit RLC série constitué d’un résistor de
résistance R = 300 Ω, d’un condensateur de On se propose de faire une recherche de la
capacité C = 3 μF et d’une bobine d’inductance valeur réelle de la capacité C. Pour ce, on réali-
L et de résistance interne r. se un circuit série constitué d’un GBF délivrant
On se propose de visualiser simultanément à une tension sinusoïdale de valeur efficace
l’oscilloscope, la tension u(t) aux bornes du cir- U = 2 V, d’un résistor de résistance R = 10 Ω,
cuit (voie Y1) et la tension uR(t) aux bornes du d’une bobine d’inductance L = 58 mH et de
résistor (voie Y2). résistance r et du condensateur à étudier. Puis,
Pour une valeur No de la fréquence N de la ten- on y insère un voltmètre et un ampèremètre.
sion délivrée par G, on obtient les oscillogram- 1°) Schématiser le montage à réaliser de telle
mes de la figure ci-après avec : sorte que l’on puisse :
- sensibilité verticale sur la voie Y1 : 4V / div.
- vérifier que la tension efficace à la sortie du
- sensibilité verticale sur la voie Y2 : 2V / div.
GBF soit maintenue constante et égale à 2 V,
- balayage horizontal : 1ms / div.
- mesurer l’intensité efficace du courant dans le
circuit RLC série.
2°) On va rechercher la résonance d’intensité
en faisant varier la fréquence de la tension déli-
vrée par le GBF. Lors des mesures, on consta-
te qu’à la fréquence N = 610 Hz, l’intensité effi-
cace prend sa valeur maximale I = 96,7 mA.
a) Quelle est la valeur numérique de la fréquen-
ce propre du circuit ? justifier la réponse.
b) Déduire de cette fréquence, la valeur de la
capacité C du condensateur. Quelle indication
aurait dû porter le fabricant à la place de MF ?
a) Quel est le phénomène observé ? c) La valeur obtenue par cette méthode de
b) Déterminer la valeur de l’inductance L et mesure est-elle dans le domaine de tolérance
celle de la résistance r de la bobine. donné par le constructeur ?

13 Un circuit électrique comporte en


série:
- un résistor de résistance R = 40 Ω,
Exercices de synthèse - un condensateur de capacité C,
- une bobine d’inductance L et de résistance r.
12 On dispose d’un condensateur sur
lequel le fabricant fournit les indications
L’ensemble est alimenté par un GBF délivrant
une tension sinusoïdale de fréquence N régla-
suivantes : ble : u(t ) = 10 2 sin(2Nt )

153
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

1°) Pour une fréquence No, la valeur de la ten- b) En exploitant ce nouveau diagramme, calcu-
sion efficace aux bornes du résistor est ler l’impédance Zo du circuit, la valeur efficace
UR = 9,6 V et la tension instantanée aux bornes Io de l’intensité du courant débité par le G.B.F et
du condensateur est : la puissance Po consommée par le circuit.

uc (t ) = Uc 2 sin(318 t 
2
) où Uc = 36 V. 15 On dispose des appareils et des com-
posants suivants :
a) Montrer que le circuit est en résonance d’in- - un générateur de tension sinusoïdale de
tensité. valeur efficace réglable de 0 à 10 V, de fréquen-
b) Déterminer: ce réglable de 5 à 5 kHz,
- la valeur de l’intensité efficace Io du courant - un ampèremètre,
électrique circulant dans le circuit, - deux voltmètres,
- les valeurs de C, L et r, - une bobine d’inductance L et de résistance r,
- la valeur du coefficient de surtension Q du cir- - un condensateur de capacité C,
cuit. - une boîte de résistance réglable de 0 à 1,1 kΩ,
c) Montrer que u et uc vérifient à chaque instant - un oscilloscope bicourbe.
la relation : uc2 = - Q2u2 + 2Uc2 . 1°) Schématiser avec les éléments adéquats de
d) Etablir l’expression de l’énergie électrique la liste ci-dessus le montage permettant d’étu-
totale en fonction de u et uc et montrer qu’elle dier la variation de l’intensité du courant dans
se conserve. un circuit RLC série soumis à une tension sinu-
soïdale de fréquence variable (l’oscilloscope
14 Un générateur basse fréquence
(G.B.F) délivrant une tension sinusoï-
sera utilisé au 3°).
2°) la mesure de l’intensité efficace dans le cir-
dale de valeur efficace U = 10 V, est utilisé pour cuit en fonction de la fréquence permet de dres-
alimenter un résistor de résistance R = 100Ω, ser le tableau suivant. La tension efficace U
un condensateur de capacité C = 0,5 μF et une d’entrée est maintenue constante, égale à 5V
bobine de résistance r = 100 Ω et d’inductance pour tout l’exercice.
L = 50 mH, ces trois dipôles étant montés en
série. N(Hz) 100 200 300 400 500 600 700
1°) Pour la fréquence N = N1 = 318 Hz du I(mA) 1,6 3,4 5,7 8,9 15,1 27,6 47,0
G.B.F., calculer : N(Hz) 800 900 1000 1100 1200 1300 1400
a) l’impédance Z1 du circuit RLC série,
I(mA) 31,5 20,5 14,6 11,7 9,8 8,5 7,6
b) la valeur efficace I1 de l’intensité du courant
débité par le G.B.F, a) Tracer la courbe I = f(N).
c) la puissance P1 consommée par le circuit, Echelles :
d) la phase ϕ1 de la tension u(t) délivrée par le - Sur l’axe des abscisses, 1cm représente
générateur par rapport à l’intensité du courant 100 Hz.
qu’il débite. Préciser parmi ces deux grandeurs - Sur l’axe des ordonnées, 1cm représente
(tension ou intensité du courant) celle qui est en 2,5 mA.
avance de phase sur l’autre. b) Que représente la fréquence No correspon-
En déduire le caractère (résistif, capacitif ou dant au maximum d’intensité ?
inductif) du circuit. Donner sa valeur.
2°) Pour la fréquence N1, tracer à l’échelle le c) Quelle est la résistance totale du circuit ?
diagramme de Fresnel du circuit. 3°) a) Représenter sur le schéma de la premiè-
3°) On fixe la fréquence N à une valeur No re question le branchement de l’oscilloscope
égale à la fréquence propre du circuit RLC pour visualiser la tension u(t) délivrée par le
série. générateur sur la voie A et les variations d’in-
a) Que devient le diagramme de Fresnel tracé tensité du courant sur la voie B.
précédemment ? b) Lorsque N = No, on observe l’oscillogramme

154
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

de la figure ci-dessous. Les réglages de l’os- STEG fournit se décompose en une puissance
cilloscope sont : active et une puissance réactive.
- déviation verticale voie A : 2 V/div. La puissance active assure le fonctionnement
- déviation verticale voie B : 1 V/div. des équipements produisant de la chaleur
- balayage horizontal : 0,2 ms/div. (appareils d'éclairage, radiateurs, etc.), alors
que la puissance réactive résulte de la création
de champs magnétiques utiles au fonctionne-
ment de divers équipements (moteurs, com-
presseurs, etc.).
L'une des façons de mieux gérer les coûts d'é-
nergie, c'est de minimiser la puissance maxima-
le appelée en fonction des besoins simultanés
des usagers en énergie électrique. En fait, la
puissance maximale appelée joue un rôle déter-
minant dans l'établissement de la puissance qui
leur est facturée pour une période donnée.
L'une des solutions proposées aux industriels
Quelle est, parmi les courbes (1) et (2), celle qui est de monter des condensateurs dans l’instal-
correspond à celle enregistrée sur la voie A ? lation électrique de leur usine afin de réduire l'é-
En déduire la valeur de la résistance R réglable cart entre la puissance moyenne et la puissan-
puis celle de la résistance r de la bobine. ce apparente et d'améliorer ainsi leur facteur de
c) La tension efficace Uc mesurée aux bornes puissance.
du condensateur est alors maximale et vaut Questions
21,5 V. Déterminer la valeur de C. 1°) Qu’est-ce qu’un mauvais facteur de puis-
d) Calculer la valeur de l’inductance L. sance et qu’est-ce qui le fait augmenter les per-
tes en ligne ?
16 Étude de texte 2°) Dégager du texte les avantages du facteur
de puissance élevé.
Le facteur de puissance 3°) Démontrer l’amélioration du facteur de puis-
Le facteur de puissance est un paramètre qui sance d’une installation électrique industrielle-
rend compte de l'efficacité qu'a une installation par l’insertion de condensateurs.
électrique pour consommer de la puissance
lorsqu'elle est en marche.
Un mauvais facteur de puissance va augmen-
ter les pertes en ligne, gaspiller la capacité et
réduire l'efficacité de l’infrastructure électrique
de l’utilisateur.
La structure tarifaire des fournisseurs d'électri-
cité comme la STEG est établie de façon à inci-
ter les usagers à maintenir constamment un
facteur de puissance très élevé. Cela évite les
variations de tension et les pertes d'énergie sur
le réseau et, par conséquent, le surdimension-
nement des installations. Si chacun améliore le
facteur de puissance de sa propre installation
électrique, il réduit les frais de puissance tout
en prolongeant la durée de vie de ses équipe-
ments.
La puissance apparente que le réseau de la

155
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

Fiche technique Construction de Fresnel


Dans de nombreux problèmes de physique qui traitent des phénomènes périodiques, on est
souvent amené à exprimer la somme y de deux ou plusieurs fonctions sinusoïdales isochro-
nes y1 = a1sin(ωt+ϕ1), y2 = a2sin(ωt+ϕ2), ..., yn = ansin(ωt+ϕn)
Sachant que leur somme est une fonction sinusoïdale de même
période T = 2 , y peut se mettre sous la forme : y = Asin(ωt+ϕ).

où A est son amplitude et ϕ sa phase initiale.
Pour déterminer A et ϕ, il est commode de récourir à une métho-
de graphique connue sous le nom de construction de Fresnel.
Fig.1 : Vecteur de Fresnel
Pour la réaliser, on procède comme suit : LLLI
A une fonction y = asin(ωt+ϕ), on associe, un vecteur OA appe-
lé vecteur de Fresnel (Fig.1) :
- de module égal à l’amplitude a de y,
- d’origine O confondue avec le centre du cercle trigonométrique,
- tournant avec une vitesse angulaire égale à la pulsation ω, dans
le sens trigonométrique choisi conventionnellement comme sens
positif,
I
- faisant, à l’instant t = 0 avec l’axe (O, i ) un angle égal à la phase
Fig.2 : Projection d’un vecteur de
initiale ϕ. Fresnel sur l’axe y’y
LLLI I
A tout instant t, la projection orthogonale de OA sur l'axe (O, j) est
y = asin(ωt+ϕ) (Fig.2).
Le fait que les positions relatives des vecteurs de Fresnel asso-
ciés à des fonctions isochrones ne soient pas modifiées au cours
du temps permet de représenter chacun d’entre eux dans sa
position à t = 0 (Fig.3) :
Fig.3 : Représentation d’un vec-
LLLLI teur de Fresnel à t = 0.
yk=1,2,...,n = ak sin(t + k ) 8 OAk [ak , k ].
LLLI LLLLI LLLLI LLLLI
y = y1 + y2 +...+ yn 8 OA = OA1 + OA 2 + ...+ OAn .
LLLI
Or, y = asin( t + ). Donc, on a OA [A,  ] (Fig.4).

Ainsi, on vient de réaliser un exemple de construction de Fresnel


(Fig.4) avec laquelle on peut déterminer les expressions de l’am-
plitude A et de la phase initiale ϕ de y en fonction des amplitudes
ak et des phases initiales ϕk des fonctions sinusoïdales yk dont
elle est la somme. Fig.4 : Exemple de construction
de Fresnel

156
Evolution de systèmes  Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal

En savoir plus
GÉNÉRATEUR DE COURANT HAUTE FRÉQUENCE
Etant inventé et construit vers 1895, l’appareil de la figure ci-
contre permet, à partir d'une source de courant de haute ten-
sion fournie par une bobine spéciale connue sous le nom de
bobine de Ruhmkorff (partie cylindrique située à la partie droi-
te de la figure), de la transformer en courant de haute fréquen-
ce. Le principe est fondé sur la propriété de la décharge
oscillante des condensateurs qui se compose d‘une série de
décharges, alternativement dans un sens, puis en sens
contraire, avec des intensités qui décroissent rapidement.
L’intervalle de temps qui sépare deux décharges successives
est d’ailleurs extrêmement court. Une décharge oscillante
constitue donc un courant qui change de sens un grand nombre de fois par seconde. Ce phé-
nomène est d’autant plus net qu’il se produit lorsque la décharge traverse des conducteurs
métalliques, gros et courts. Il est dû à l’auto-induction du circuit de décharge. La période est
d’autant plus grande que le circuit est plus enroulé sur lui-même, c’est-à-dire qu’il a une auto-
induction plus considérable. Elle croît également avec la capacité du condensateur. Les cou-
rants de haute fréquence ont la propriété d'illuminer les tubes à vide (Crookes, Geissler) à
distance, sans aucune liaison par fil. Les premières applications pratiques des courants, en
haute tension, ont été réalisées dans le domaine médical. Nikola Tesla, physicien autrichien
né en Dalmatie en 1857, s’aperçoit que les courants ainsi produits sont sans danger pour le
corps humain qui peut aisément recevoir des effluves électriques même sous une intensité
de deux ou trois ampères, en ne ressentant seulement qu’une sensation de chaleur. Les fré-
quences élevées sont sans action directe sur les fibres nerveuses et musculaires.
Le docteur et professeur Arsène d'Arsonval généralise l'emploi de ces courants dans le
monde médical dès 1893. Il crée ainsi le service d’électrothérapie à la Salpêtrière et appelle
cette nouvelle thérapeutique la d’arsonvalisation. Ces courants ont la propriété de produire
une dilatation vasculaire générale abaissant la tension artérielle.
Les premiers appareils étaient munis du résonateur du docteur Oudin (c’est le cas de
l’appareil présenté ci-dessus) : il s’agit d’un autotransformateur constitué par un solénoïde
placé verticalement, dont l’extrémité se termine par une boule conductrice. La partie inférieu-
re seule sert de circuit de décharge des armatures externes de deux condensateurs, reliés
sur une longueur correspondant à quelques spires par l’intermédiaire d’un contact mobile
ajustable. Selon son emplacement, il se produit par résonance électrique, un courant de
haute fréquence dont les effets sont considérablement amplifiés.
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Evolution de systèmes électriques  Généralités sur les filtres

Objectifs
 Reconnaître le schéma d’un filtre.
 Distinguer entre l’entrée et la sortie d’un filtre.
 Représenter, en convention récepteur, les grandeurs élec-
triques sur le schéma d’un filtre.
 Calculer la transmittance (ou fonction de transfert) d’un filtre.
 Calculer le gain d’un filtre en décibels.
 Reconnaître la courbe de réponse d’un filtre (T = f(N) ou
G = h(N)).
 Tracer la courbe de réponse d’un filtre.
 Déterminer la (ou les) fréquence(s) de coupure d’un filtre.
 Déterminer graphiquement la bande passante d’un filtre
à - 3dB.

Prérequis
SAVOIR SAVOIR FAIRE

 Définir un quadripôle.  Schématiser un quadripôle.


 Caractériser une grandeur sinusoïdale  Utiliser la convention récepteur.
par sa période, son amplitude et sa  Visualiser simultanément deux tensions
phase initiale. électriques à l’oscilloscope.
 Écrire les relations entre la pulsation, la  Déterminer graphiquement la période
période et la fréquence d’une grandeur et l’amplitude d’une grandeur électrique
sinusoïdale. oscillante.
 Écrire la relation entre la valeur maxi-  Appliquer la relation entre la valeur maxi-
male et la valeur efficace d’une tension male et la valeur efficace d’une tension
sinusoïdale. sinusoïdale.
 Définir l’impédance d’un dipôle.

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