Oscillations électriques libres amorties
Oscillations électriques libres amorties
ÉLECTRIQUES LIBRES 3
ce
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Le qua ux oscillatio gagne en
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é
montre .
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précis
79
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
OSCILLATIONS
ÉLECTRIQUES LIBRES AMORTIES
Dans les chapitres précédents, en plus de la mise en évidence expérimentale des propriétés des
condensateurs et des bobines, on a étudié entre autres la décharge d’un condensateur. Que se passera-t-il si l’on
décharge le condensateur dans une bobine sachant que celle-ci emmagasine aussi de l’énergie?
Manipulation
Avec un générateur de tension idéal de f.e.m. E = 5 V, un
condensateur de capacité C = 0,5 μF, un résistor de résistance
Ro réglable, une bobine d’inductance L =1 H et de résistance
r = 12,5 Ω et un commutateur K, on réalise le montage de la
figure 1.
On fixe Ro à 100 Ω.
On réalise les branchements et les réglages indispensables à
la visualisation de la tension uc = uBM aux bornes du
Fig.1 : Montage de charge et de
condensateur sur la voie Y1 et la tension uRo = uAM aux bornes décharge d’un condensa-
du résistor sur la voie Y2 d’un oscilloscope à mémoire (Fig.2). teur dans une bobine
Questions
1°) Décrire la forme du chronogramme visualié lorsque le
commutateur K est en position 1.
2°) Montrer que le chronogramme 1 de la figure 2 correspond à
la tension uc et qu’il traduit l’évolution, au cours du temps, de la Fig. 2 : Oscillogrammes 1 et 2
charge q du condensateur.
3°) Montrer que le chronogramme 2 de la figure 2 traduit
l’évolution au cours du temps de l’intensité i du courant électrique
qui s’établit dans le circuit MKA.
4°) Tels quels, les chronogrammes 1 et 2 traduisent des
oscillations de q et de i au cours du temps.
Préciser la signification de cette affirmation.
De telles oscillations électriques sont dites amorties,
pourquoi ?
5°) Comparer les intervalles de temps T séparant les maximums
ou minimums successifs de uc et de uRo.
80
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
Interprétation
En plaçant le commutateur K dans la position 1, le
condensateur se charge, la tension à ses bornes devient égale
à E, donc le chronogramme 1 correspond à uc(t).
Compte tenu des relations de proportionnalité q = C u c et
uRo = Ro i en convention récepteur, les chronogrammes 1 et 2
traduisent l’évolution au cours du temps respectivement de la
charge q du condensateur et de l’intensité i du courant qui
s’établit dans le circuit MKA. La symétrie de ces
chronogrammes par rapport à l’axe des temps montre que la
charge q du condensateur et l’intensité i du courant électrique
varient et changent de signe à des intervalles de temps
successifs et égaux à T ; c’est-à-dire que q et i prennent au
cours du temps des valeurs alternativement positives et
négatives. On dit alors que q et i oscillent au cours du temps.
Les oscillations de q résultent d’une décharge oscillante du
condensateur; celles de l’intensité i matérialisent une
circulation du courant alternativement dans un sens et dans
l’autre: On dit qu’un tel courant alternatif est un phénomène
oscillatoire. Ces oscillations s’expliquent comme suit :
À to = 0, juste en plaçant le commutateur K dans la position 2,
uCo= E et la charge du condensateur est Qo = CE , c’est-à- dire
à cet instant, les armatures A et B du condensateur portent
respectivement les charges Qo = CE et - Qo = - CE.
L’attraction mutuelle de ces charges provoque un déplacement Fig.3 : Sens positif du courant
d’ensemble d’électrons de B vers A, ce quit fait naître, à travers
le dipôle RL, un courant d’intensité i circulant dans le sens
négatif (Fig.3). Mais, contrairement à ce qui se passe dans le
cas d’un dipôle RC, la valeur absolue de l’intensité i ne passe
pas instantanément de 0 à sa valeur maximale Im, et ce à
cause de la f.e.m. auto-induite dans la bobine.
Entre to = 0 et t1 = T/4 (Fig.4a) :
l’opposition de la force électromotrice auto-induite à la variation
Fig.4a : Décharge du condensateur
de l’intensité du courant ralentit le déplacement d’ensemble dans le dipôle RL
81
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
82
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
Conclusion
Un circuit constitué d’un dipôle RL série fermé sur un condensateur
initialement chargé peut être le siège d’oscillations électriques amorties.
De telles oscillations qui s’effectuent d’elles mêmes sans intervention de
l’extérieur sont dites libres.
Les oscillations libres amorties sont des oscillations pseudopériodiques
de pseudopériode T.
2 INFLUENCE DE L’AMORTISSEMENT
Manipulation
On reprend le montage de la figure 1 et on refait l’expérience
avec des valeurs différentes de Ro. En suivant l’évolution des
oscillogrammes uc(t) et uRo(t), on retient ceux de la figure 6
obtenus avec des valeurs de Ro allant de 100 Ω et 5 kΩ.
Questions
À l’aide des oscillogrammes de la figure 6 :
1°) Dégager l’influence de la valeur de la résistance sur
l’amortissement des oscillations et sur la pseudopériode.
83
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
Remarques
1- Le régime apériodique obtenu avec la valeur élevée la plus
petite de la résistance totale R du circuit RLC série est connu
sous le nom du régime critique mais expérimentalement, il est
difficile de le mettre en évidence.
2- Du fait que lorsque la résistance totale R du circuit diminue,
les oscillations libres du circuit RLC série deviennent de moins
au moins amorties, on peut admettre qu’à la limite, lorsque
l’amortissement est suffisamment trés faible pour pouvoir le
supposer nul (absence du résistor dans le circuit et bobine
inductive de trés petite résistance interne r), le régime
pseudopériodique devient périodique (Fig.7) : l’amplitude des
oscillations ne diminue pratiquement plus. Le circuit RLC
continue à osciller indéfiniment (l’étude de ce régime fera
l’objet de la deuxième partie du présent chapitre).
Fig.7 : Régime périodique
84
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
Conclusion
Un circuit RLC série fermé, avec le condensateur initialement chargé, ne
peut osciller librement que lorsque l’amortissement est faible.
Plus la résistance du circuit est grande, plus la pseudopériode est grande
et plus le retour de l’oscillateur à son état d’équilibre est rapide. Avec des
valeurs élevées de R, le régime n’est plus oscillatoire, il est apériodique
Manipulation
On reprend le montage de la figure 1 et on remplace
l’oscilloscope par une interface d’acquisition numérique de
données (console VTT par exemple).
On fixe Ro à la valeur 100 Ω et on règle les paramètres
d’acquisition de l’interface pour que, après avoir chargé le
Fig.9 : Evolution temporelle de
condensateur, la fermeture du circuit RLC série déclenche uC et uRo dans le cas où
l’acquisition des mesures. Sur l’écran de l’ordinateur, Ro = 100 Ω
s’affichent les deux courbes de tension uC(t) et uRo(t) qu’on
enregistre en vue de les exploiter plus loin. Ces deux courbes
sont reproduites sur la figure 9.
En réalisant de nouveau la même expérience avec Ro = 500 Ω,
on obtient les deux courbes reproduites sur la figure10.
85
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
1
- l’énergie électrique EC = C.uC2
2
1 L 2
- l’énergie magnétique EL = .u
2 R2 Ro
o
Interprétation
Non conservation de l’énergie totale d’un circuit RLC
série
L’énergie totale E du système oscillant (circuit RLC série) à un
La vitesse de variation de
instant donné est la somme de l’énergie électrique EC
emmagasinée dans le condensateur et de l’énergie l’énergie totale d’un système
dE
magnétique EL emmagasinée dans la bobine. Pour étudier son n’est autre que la
dt
évolution au cours du temps, il est commode de déterminer sa puissance instantanée p du
vitesse de variation qui s’écrit :
même système :
2
dE d q L q dq di di q dE
= ( + i2 ) = + Li = i (L + ) p=
dt dt 2C 2 C dt dt dt C dt
di q
Or l'équation différentielle
e peut s'écrire : L + + Ri = 0,
dt C
di q dE
ce qui donne L + = - Ri, d'où = - Ri2
dt C dt
86
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
87
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
LES OSCILLATIONS
ÉLECTRIQUES LIBRES NON AMORTIES
L’étude de l’influence de la résistance R d’un circuit RLC série sur l’amortissement de ses oscillations nous a
amené à admettre précédemment que si la résistance R est nulle, les oscillations seront périodiques. C’est ce
que l’on se propose de montrer dans ce qui suit mais uniquement, par une étude théorique. En fait, l’oscillateur
LC non amorti est un cas idéal parce qu’il est impossible de le réaliser dans la pratique.
q di
uC + uL = 0, ce qui signifie + L = 0.
C dt Fig.12 : Schéma du circuit
dq d2q 1
Or i = , d ' où + o2q = 0 avec o2 = : constante positive
dt dt 2 LC
88
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
1
Donc, l'équation différentielle devient : - o2q + q = 0,
LC
1
d'où q ( - o2 ) = 0 quel que soit q.
LC
1 1
Donc, - o2 = 0, ce qui donne : o =
LC LC
Conclusion
La charge q du condensateur d’un circuit LC (circuit RLC série non amorti)
1
oscille sinusoïdalement au cours du temps avec la pulsation o = .
LC
Ne dépendant que des grandeurs L et C caractéristiques du circuit, la
pulsation des oscillations libres non amorties est qualifiée de pulsation
propre de l’oscillateur.
SIMULATION DES OSCILLATIONS
Avec un logiciel approprié, on demande à l’ordinateur la solution
d2 q
1
de l’équation différentielle +
q = 0 , avec L = 10 mH,
LC 2
dt
C = 100 μF et Qm = 6.10-4 C comme charge initiale du conden-
Fig.13
89
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
1
No =
2 LC
Questions
1°) A l’aide du chronogramme de la figure 13, calculer la période
To des oscillations libres non amorties de la charge q.
En déduire la valeur de la fréquence propre No de l’oscillateur.
2°) Vérifier avec les valeurs de L et de C utilisées pour simuler
les oscillations de q(t) que la période propre de l’oscillateur RLC
série non amortie s’exprime : To = 2 LC
Remarque
Compte tenu du fait que les ordres de grandeur des capacités
et des inductances sont les mêmes que ceux de L = 10 mH et
C = 100 μF utilisées pour réaliser la simulation précédente, la
valeur obtenue pour To (réponse à la question n°1 ci-dessus :
To = 6,28 ms) montre que l’oscillateur RLC série non amorti a
une période propre très inférieure à la seconde.
90
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
Fig.14
Conclusion
L’amplitude et la phase initiale des oscillations libres d’un circuit RLC série
non amorti ne dépendent que des conditions initiales.
Toutefois, la valeur de l’amplitude est tributaire de la valeur de la charge
initiale du condensateur, tandis que la valeur de la phase initiale est
fonction du choix arbitraire de l’origine des temps.
91
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
Questions
1°) Sachant que q(t) = Qmsin(ωot+π/2), montrer que l’intensité i
du courant électrique circulant dans le circuit RLC non amorti
peut s’écrire sous la forme : i(t) = ωoQm cos(ωot + π/2).
2°) En déduire que i est une autre grandeur oscillante du circuit
RLC série non amori qui s’écrit sous la forme : i(t) = Ιmsin(ωot + φ)
tout en précisant l’expression de l’amplitude Im et la valeur de
la phase initiale φ.
1 2 1 2
E = EC + EL = q + Li .
2C 2
dq
Avec q = Qmsin(o t + ), i = = Qmo cos (o t + ).
2 dt 2
1 1
Donc, E = (Q coso t )2 + L( Qmo sin o t )2 .
2C m 2
2
Q 1
E = m cos2 (o t ) + Lo2Qm 2
sin2 (o t ).
2C 2
2
1 Qm
Or, o =
2
, il vient : E = [(cos2 (o t ) + sin2 (o t )]
LC 2C
On sait que (cos o t + sin o t = 1) quel que soit t.
2 2
1 2
Donc, E = Q
2C m
Qm et C étant des constantes, E reste constante au cours
du temps :
on dit que l'énergie tottale de l'oscillateur LC se conserve.
Questions
1°) Comparer l’énergie totale E du circuit RLC série non amorti
avec l’énergie qui lui est transférée initialement ; ce résultat est-
il prévisible ? Pourquoi ?
2°) Montrer que l’énergie totale de l’oscillateur peut s’écrire sous
1 2
la forme : E = L.I sachant que Im = ωoQm et LCωo2 = 1.
2 m
3°) Montrer autrement, par l’étude de l’évolution de dE/dt, que E
est constante et vérifier que le résultat trouvé est un cas
dE
particulier du résultat = Ri2 établi lors de l’étude des oscil-
dt
lations libres amorties du même oscillateur.
92
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
Conclusion
L’oscillateur RLC série en régime libre non amorti est un système
conservatif. Son énergie est proportionnelle au carré de l’amplitude de la
grandeur oscillante q(t) ou i(t).
2
Qm 1 2 1
E= = [Link] = CUCm
2
2C 2 2
2.2- ÉVOLUTION DES ÉNERGIES ÉLECTRIQUE ET MAGNÉTIQUE
93
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
Questions
1°) Interpréter énergétiquement les oscillations libres non
amorties d’un circuit RLC série de résistance R nulle.
2°) A l’aide des graphiques de la figure 16 :
a) Montrer que les énergies électrostatique EC et magnétique
ELvarient périodiquement au cours du temps.
b) Calculer les périodes de EC et de EL, les comparer entre elles
et avec la période propre To de l’oscillateur LC.
c) Relever la valeur de l’énergie totale E de l’oscillateur et la
comparer à l’énergie Eo qui y est emmagasinée initialement.
3°) Montrer théoriquement que :
2
Qm 1 2
EC = (1+ cos 2o t ) et que EL = LI (1 cos 2o t)
4C 4 m
sachant que dans les conditions d’enregistrement, q = Qmcosωot
et vérifier que l’énergie totale de l’oscillateur est constante et
égale à l’énergie qui lui est transférée initialement.
Conclusion
Les oscillations libres d’un circuit RLC série non amorti sont dues aux
transformations mutuelles et intégrales de ses énergies électrostatique et
magnétique : l’énergie totale du système est transférée continuellement de
manière intégrale du condensateur à la bobine et inversement.
94
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
L’essentiel
L’évolution de la charge du condensateur d’un circuit RLC série est régie en régime libre
d2q R dq 1
par l’équation différentielle : + + q=0
dt 2 L dt LC
Un circuit RLC série auquel on a transféré initialement de l’énergie peut être le siège
Les oscillations libres d’un circuit RLC série sont d’autant plus amorties et leur
pseudopériode est d’autant plus grande que la résistance R du circuit est plus grande. Pour
Si la résistance d’un circuit RLC série est nulle, les oscillations libres ne sont plus
supérieure à To.
Les oscillations libres d’un circuit RLC série sont dues aux transformations mutuelles de
En régime libre, l’énergie totale d’un circuit RLC série ne se conserve que si sa résistance
95
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
Exercices
Exercice résolu
ÉNONCÉ
Dans une séance de travaux pratiques, on dispose du matériel suivant :
- un générateur de tension idéal de f.e.m. E = 5 V,
- un condensateur de capacité C = 1 μF,
- une bobine d’inductance L = 10 mH et de résistance interne r,
- un résistor de résistance R = 90 Ω,
- un oscilloscope à mémoire.
- un interrupteur et des fils de connexion. Fig.1
A l’aide de ce matériel, on réalise le montage de la figure 1.
1°) La résistance r de la bobine est supposée nulle.
a) L’interrupteur K étant fermé :
- montrer que la tension aux bornes de la bobine est nulle, en déduire la valeur de la charge
du condensateur,
- calculer l’intensité Io du courant parcourant la bobine.
b) En ouvrant l’interrupteur K à l’instant t = 0 :
- décrire qualitativement ce qui se passe dans le circuit,
- établir l’équation différentielle régissant l’évolution de la tension u aux bornes du
condensateur,
- sachant que cette équation différentielle admet comme solution u = Um sin(o t + ) avec
1
o = que l’on calculera, déterminer les valeurs de Um et ϕ ; écrire les expressions
LC
de la charge q(t) du condensateur et de l’intensité
96
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
SOLUTION
97
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
- On a : u(t) = Umsin(o t + )
1
o = = 104 rad.s 1 .
LC
A t = 0, u = Umsin = 0, d'où sin = 0. Donc, = 0 ou bien = rad.
du
On a : i = - C . Donc, i = - CUmocos(o t+ ). A t = 0, on a : i = - CUmocos = Io > 0.
dt
Donc, cos < 0. D'où, = rad.
Io Io
cos = - = 1, ce qui signifie : Um = .
UmCo Co
A.N : Um b 5,55 V.
98
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
c) D'après l'oscillogramme, T = t 2 - t1 qui correspond à peu près à 3.15 div sur l'axe
e des
temps.
2 ms. Donc, T = 0,63 ms.
Or, une division représente 0,2
2
To = = 0, 628 ms, d ' où T est légèrement supérieure à To .
o
d) Aux instants t1 et t 2 , u est maximale en valeur absolue. Donc, l'énergie du circuiit RLC
série est purement électrostatique.
1 2 1 2
A l'instant t1, on a : E1= CUm1 et à l'instant t 2 , on a : E2 = CUm2 .
2 2
D'après l'oscillogramme, on a : Um1 = 5,5 V et Um2 = 5 V.
1 2 2
Donc, E2 - E1 = C (Um2 - Um1 ).
2
A.N : E2 - E1 = - 2,625.10- 6 J.
99
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
Exercices à résoudre
Tests rapides des acquis
1 Items “vrai ou faux”
Evaluer les propositions suivantes par vrai ou faux.
1- La décharge d’un condensateur dans une résistance est plus grande.
bobine est identique à sa décharge dans un 4- Dans un régime pseudo-périodique, le
résistor. nombre d’oscillations augmente lorsque la
2- La pseudo-période des oscillations d’un circuit pseudo-période augmente.
RLC série est légèrement inférieure à sa période 5- Les oscillations libres d’un circuit RLC amorti
propre. sont dues à des transformations intégrales des
3- Un oscillateur RLC série transfère son énergie énergies électrostatique et magnétique.
à l’extérieur d’autant plus rapidement que sa
II- La décharge d’un condensateur dans une IV- Un circuit RLC série ne peut entrer en
bobine purement inductive fait naître des régime d’oscillations libres :
oscillations ; a- sans lui transférer initialement de l’énergie ;
a- périodiques ; b- sans lui transférer sans cesse de l’énergie ;
b- sinusoïdales amorties ; c- sans qu’il transfère lui-même de l’énergie à
c- pseudo-périodiques non amorties ; l’extérieur ;
d- incessantes. d- sans les transformations mutuelles
III- La pèriode propre To d’un oscillateur d’énergie électrique et d’énergie magnétique.
RLC série s’exprime :
Exercices d’application
3 On se propose d’étudier
comportement d’un circuit RLC
le E = 4.5 V et un résistor de résistance R = 1 kΩ,
puis on réalise le montage de la figure1.
constitué par une association en série d’une Un dispositif informatisé d’acquisition de
bobine de résistance r et d’inductance L et d’un données permet de visualiser à travers son
condensateur de capacité C = 15 μF. entrée Y la tension u aux bornes du
On prend une pile plate du commerce de f.é.m. condensateur en fonction du temps.
100
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
C = 1 μF.
Le condensateur est initialement chargé.
À t = 0, on décharge le condensateur dans la
bobine et on enregistre l’évolution de la tension
uc aux bornes du condensateur ainsi que celle
de l’énergie électrique Ec qui y est
emmagasinée (Fig. ci-dessous).
Les échelles des ordonnées ne sont pas
indiquées sur le graphique de cette figure.
Fig.1
101
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
102
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
(1)
Fig.2
(2)
a- Retrouver cette équation différentielle en
appliquant la loi des mailles.
b- Compte tenu des conditions initiales, la
solution de cette équation est de la forme:
u1 = E. [1-exp(-t/τ)].
5 ms/dv ; 1 V /div pour u1 ; 0,2 mV/div pour u2
Calculer la valeur de u1 pour t = 5 τ. Conclure.
B- Deuxième partie Fig.4
Une fois la première expérience réalisée, on
ouvre K1 puis on ferme K2. Le circuit est alors (1)
le siège d’oscillations électriques. À L’aide d’un
dispositif d’acquisition de données, on visualise
la tension u1 aux bornes du condensateur sur la
(2)
voie 1 et la tension u2 aux bornes du résistor
sur la voie 2 du même oscilloscope. On obtient
les courbes 1 et 2 de la figure 3.
(1)
5 ms/dv ; 1 V /div pour u1 ; 0,2 mV/div pour u2
Fig.5
(2)
9 Un condensateur de capacité C = 10 μF
est chargé avec un générateur
maintenant entre ses bornes une tension
Uo = 3 V.
1°) Calculer la charge du condensateur et
5 ms/dv ; 1 V /div pour u1 ; 0,2 mV/div pour u2 l’énergie qu’il a emmagasiné.
Fig.3 2°) Ce condensateur chargé est déconnecté du
générateur puis relié, à t = 0, aux bornes d’une
1°) Attribuer à chaque courbe la tension bobine d’inductance L = 0,1 H. La résistance
correspondante en justifiant brièvement pour totale du circuit est pratiquement nulle.
une courbe seulement. a) Faire un schéma du montage. Dessiner
2°) Etablir l’équation différentielle à laquelle qualitativement ce que l’on observerait sur
obéissent les oscillations de u2 (t). l’écran d’un oscilloscope branché aux bornes
3°) Déterminer graphiquement la valeur de la du condensateur.
pseudopériode T des oscillations. Comparer les b) Donner une interprétation énergétique du
valeurs de T et de la période propre To de phénomène.
l’oscillateur.
103
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
sa signification physique.
* Déterminer à partir de la courbe, une valeur
approchée de τ. En déduire la valeur de L.
On donne R = 20 Ω.
a- Comparer la pseudopériode T et To. c) Comparer la valeur de l’inductance trouvée
b- Pourquoi a-t-on besoin d’un oscilloscope à expérimentalement Lexp avec la valeur L=0,2H
mémoire ? portée sur le support de la bobine en calculant
c- Calculer l’énergie thermique dissipée par la L L
résistance r de la bobine au bout de l’oscillation l’écart relatif exp .
produite entre to = 0 et t1 = T. L
En déduire si l’indication L = 0,2 H est correcte.
104
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
Fig.2
12 Étude de texte
Capteur d’humidité
a) Quelle est, des courbes 1 et 2, celle qui La mesure du taux (ou pourcentage) d’humidité
illustre l’évolution de uC ? Justifier la réponse. relative de l’air (%HR) est appelée l’hygrométrie.
b) Quelle serait la charge q du condensateur à Pour pouvoir y accéder, on fait recours à des
la fin du processus de charge ? capteurs de type “résistif” (reposant sur la
c) Sachant que la constante de temps τ du variation d’une résistance avec l’humidité) ou
circuit est la durée au bout de laquelle le “capacitif” (reposant sur la variation de la
condensateur a acquis 63% de sa charge capacité avec l’humidité) : les premiers capteurs,
maximale, déterminer graphiquement la valeur souvent à base d’oxydes métalliques, sont peu
de τ. précis et affectés par la condensation. Les
d) Déterminer la valeur de l’intensité i du seconds, dits “humidistances” possèdent
courant de charge à l’instant t = τ. souvent les qualités requises.
2°) On suppose maintenant que le Un hémidistance comporte un condensateur
condensateur a acquis sa charge maximale. On plan dont la capacité de trés faible valeur C de
place l’interrupteur K en position 2. On observe, l’ordre de 120 pF varie en fonction de l’humidité
à l’aide d’un oscilloscope, la tension uc sur du diélectrique. En fait, le diélectrique est un film
l’entrée Y1 et la tension uRo aux bornes du de polymère (polyamide par exemple) dont la
permittivité varie avec son humidité (Fig.1).
Fig.3
Fig.1
105
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
106
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
Fiche technique
Visualisation d’un régime transitoire
avec un oscilloscope analogique
Pour la mise en évidence expérimentale des régimes pseudopériodique et apériodique d’un
oscillateur RLC série comme lors de l’étude
expérimentale de la réponse d’un dipôle RC ou RL
à un échelon de tension, on a eu besoin d’un
oscilloscope à mémoire qui ne peut être que
numérique. Mais, dans le cas échéant, c’est-à-dire
à défaut d’un oscilloscope de ce type, peut-on se
débrouiller avec un oscilloscope analogique ?
Oui, il suffit de penser à profiter de la durée p= 0,1s
de persistance des impressions lumineuses sur la Fig.1
rétine de l’oeil et en cherchant un moyen permettant de visualiser le régime transitoire, que
ce soit le régime pseudopériodique, le régime apériodique ou autre, de manière répétitive
toutes les durées θ inférieures à la durée p de persistance des impressions lumineuses.
Pour cette fin, il est pratique et assez commode, pour charger par exemple le condensateur
du circuit RLC série du montage de la figure 1 de la page 80,
d’utiliser au lieu d’un générateur de tension idéal de f.e.m. E = 5 V,
un générateur de tension en crénaux évoluant au cours du
temps selon le chronogramme de la figure 1, entre -Uo= -5V et
+Uo= +5V. Puis, on réalise le montage de la figure 2.
Après avoir mis l’oscilloscope analogique en marche et avoir fait
les réglages nécessaires, on observe à priori l’oscillogramme Fig.2
stable de la figure 3 à condition que la demi période Te/2 de la tension u en créneaux soit à
la fois inférieure à la durée p de persistance des impressions lumineuses à l’oeil et trés
supérieure à la pseudopériode T des oscillations libres et par suite trés supérieure à la
période propre To = 2 LC de l’oscillateur.
Donc, pour obtenir un oscillogramme net et stable comme celui de la figure 3, il faut bien
étudier le choix des valeurs de L et de C :
Fig.3
107
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
Remarque
Dans le cas de la réponse d’un dipôle RC ou RL à un échelon de tension, il faut veiller à ce
que la demi période de la tension en crénaux soit dix fois plus grande que la constante
de temps du dipôle.
Enfin, en agissant sur la base des temps de l’oscilloscope, on arrive à visualiser
l’oscillogramme représentant une seule décharge
oscillante, c’est-à-dire la réponse à un seul échelon de
tension (Fig.4)
De plus, l’oscilloscope lui-même peut être un facteur de
perturbation des mesures. En fait, l’entrée Y1 ou Y2 d’un
oscilloscope est équivalente à un résistor de résistance
Rosc = 1 MΩ monté en parallèle avec un condensateur
de capacité Cosc allant de 16 à 47 pF. Donc, il faut en Fig.4
tenir compte pour réussir l’expérience.
Par conséquent, le schéma du montage réalisé devient
équivalent à celui de la figure 5.
Par application de la loi des mailles, on écrit :
di
uC + (Ro + r ) i + L =0 (1)
dt
dq dqosc u
où i = i1 + i2 + i3 = + + C .
dt dt Rosc
Or, q = CuC et qosc = Cosc .uC , il vient alors :
duC
i = C' + Cosc uC avec C' = C + Cosc .
dt
On peut facilement disposer d’un condensateur de capacité C >> 50 pF. Fig.5
duc
Donc, on peut négliger Cosc devant C, d'où C' b C et i b C + Cosc uC (2).
dt
d2uC L duC R +r
(1) et (2) donnent : LC + [(Ro +r) C + ] + (1 + o ) uC = u
2 Rosc dt Rosc
dt
d2uC duC
Pour que cette équation ne diffère pas de : LC + (Ro + r) C + uC = u , il faut :
dt 2 dt
R R
•1+ b 1, c'est-à-dire << 1 , ce qui est facilement vérifié car
Rosc Rosc
Rosc = 1 M est trés élevée.
L L 1 Ro+r
• (Ro + r)C + b (Ro + r)C. Donc << (Ro + r )C, c'est-à-dire << ,
Rosc Rosc Rosc C L
L
ce qui signifie : << Rosc = 106 .
(Ro +r)C
108
Evolution de systèmes Oscillations électriques libres
Pour que la condition (Ro + r) << Rosc reste satisfaite, on ne peut augmenter Ro .
Donc, pour satisfaire cette dernière condition, il faut choisir une très petite inductance
e L et
dre de vue la condition: LC << 10-2 s2 .
une grande capacité C, mais sans perd
Exemples :
• Avec L = 10 mH, C = 100 μF et Ro telle que (Ro + r) = 20 , on a :
L
LC = 10-6 << 10-2 et = 5 << 106 : c'est un très bon choix.
(Ro +r)C
• Avec L = 1 H, C = 1 μF et (Ro + r) = 20 , on a toujours :
L
LC = 10-6 << 10-2 et = 5.1O4 , qui n'est pas négligeable devant la
(Ro + r)C
valeur 106 de Rosc : c'est un mauvais choix.
109
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues
Objectifs
Réaliser à l’aide d’un amplificateur opérationnel, un montage
équivalent à un dipôle à résistance négative.
Réaliser un montage permettant d'entretenir les
oscillations d'un circuit RLC série.
Déterminer la valeur de la résistance négative indispensable
à l'entretien des oscillations d'un circuit RLC série.
Montrer que la fréquence des oscillations entretenues est
égale à la fréquence propre de l’oscillateur.
Interpréter énergétiquement l’amorçage des
oscillations entretenues d'un circuit RLC série.
Prérequis
SAVOIR SAVOIR FAIRE
110
OSCILLATIONS
ENTRETENUES
ÉLECTRIQUES
4
nnaire
it e g é ostatio plica-
, satell urité des ap e et
Egnos éc nn
nt la s n aérie
assura la navigatio orloge
e h
tions d grâce à son lations
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maritim dont les os rmanence.
u e pe
atomiq etenues en
n t r
sont e
111
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues
OSCILLATIONS ÉLECTRIQUES
ENTRETENUES
Dans les circuits électriques et électroniques, les oscillations libres sont très recherchées, mais celles-ci se trou-
vent dans tous les cas plus ou moins amorties. Pour qu'elles perdurent comme elles sont nées, il faut
penser à les entretenir et ce en restituant continuellement à l'oscillateur, avec un dispositif approprié, l'énergie
dissipée sous forme thermique. Un tel dispositif est qualifié de dispositif d'entretien.
Avec l'étude qui suit et qui porte uniquement sur le cas d'un circuit RLC série dont les oscillations libres ont été
traitées dans le chapitre précédent, on découvrira un exemple de dispositif pratique à l'entretien de ces oscilla-
tions, réalisable avec des composants électriques qui nous sont familiers.
112
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues
a : R1 = R2 = 1 kΩ, R’ = 50 Ω.
Questions
1°) Montrer que la caractéristique u = f1(u’) représente la crac-
téristique u = f(i), où i est l'intensité du courant débité par le
générateur BF et justifier l'inversion du signal visualisé sur la
voie Y1.
2°) Comparer les linéarités des portions centrales des caracté-
ristiques u = f1(u’) de la figure 3 et en déduire l’influence de la
valeur de R’ et de la valeur commune de R1 et de R2 sur la pente
et la largeur de ces portions linéaires. b : R1 = R2 = 1 kΩ, R’ = 80 Ω.
113
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues
condensateur et la bobine : Ro = 2 kΩ M
114
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues
Questions
1°) Qu'est-ce qui fait naître dans le circuit RLC série les oscilla-
tions illustrées par l'oscillogramme de la figure 7a, surtout que
l'on sait que le condensateur n'a pas été chargé au préalable.
2°) Expliquer l'absence d'oscillations pour les valeurs de R’ infé-
rieures à R (R = Ro + r). Fig.8 : Oscillations entretenues avec
R’ nettement supérieure à R.
3°) On s'attendait à ce que l'on obtienne des oscillations sinusoï-
dales pour R' = R, mais l'expérience montre que les oscillations ne
sont générées que pour une valeur de R' un peu supérieure
à R (R' = 2070 Ω). Expliquer cette différence.
4°) Mesurer directement sur l'oscillogramme de la figure 7b, la
période des oscillations entretenues et la comparer à la valeur de
la période propre T = 2 LC de l'oscillateur.
o
5°) Expliquer l'augmentation de l'amplitude des oscillations
quand R' est trop supérieure à R, ainsi que leur écrétage.
Fig.9 : Oscillations entretenues avec
une valeur de R’ trop supérieure à R
Conclusion
Il est possible d'entretenir les oscillations d'un circuit RLC série en le fer-
mant sur un dipôle à résistance négative légèrement supérieure en valeur
absolue à la résistance totale du circuit.
Les oscillations entretenues d'un circuit RLC série sont quasi-sinusoïdales
de fréquence égale à la fréquence propre de l'oscillateur.
L’amplitude des oscillations entretenues augmente avec la valeur absolue
de la résistance négative d’entretien.
115
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues
q di
+L + r i + Roi +(- R') i = 0.
C dt
q di
Il vient donc, +L + Rti = 0, avec Rt = Ro + r - R'.
C dt
Fig.10 : Schéma du ciruit équivalent
dq à l’oscillateur RLC entretenu.
On sait qu'en multipliant une telle équation par i = ,
dt
dEE
on aboutit à = - Rt .i2 ,
dt
où E = EC + EL : énergie totale de l'oscillateur.
Cas où R' est inférieure à R (R' < R)
dE
Si R' < R, on a Rt > 0. Par suite, < 0, ce qui signifie que
dt
l'énergie apportée par le dipôle à résistance négative ne suffit
pas pour compenser les pertes par effet Joule dues à Rt. Par
conséquent, les oscillations initiées dans le circuit RLC série
sont systématiquement amorties, ce qui explique l’impossibili-
té de les visualiser dans de telles conditions.
Cas où R' est égale à R (R'=R)
Dans le cas où R' est égale à R, la résistance totale Rt devient
nulle. En d'autres termes, lorsque cette condition est satisfaite,
dE
on a = 0 , ce qui signifie que l'énergie totale E du système
dt
ne diminue plus, elle reste constante. Ce résultat recherché
s'explique par le fait que les bouffées d'énergie apportées par
l'amplificateur opérationnel au cours du temps compensent
exactement les dissipations d'énergie en énergie thermique,
ce qui favorise l’amplification des oscillations qui naissent dans
le circuit RLC série (phase d’amorçage) pour se stabiliser très
rapidement sous forme quasi-sinusoïdale à une fréquence
1
égale à la fréquence propre No = de l’oscillateur,
2 LC
116
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues
bations provoquées par l’oscilloscope utilisé comme appareil L’étude de l’influence de la fré-
de mesure et au fait que la résistance r de la bobine ne reste quence des oscillations sur la valeur
de la résistance de la bobine de l’os-
pas constante, elle augmente avec la fréquence des oscilla- cillateur est hors programme.
tions .
Cas où R' est nettement supérieure à R (R' > R)
La résistance totale Rt devient remarquablement négative.
dE
Dans ce cas, > 0 : le montage de l'amplificateur opération-
dt
nel apporte plus d'énergie qu'il en faut pour l'entretien des
oscillations, ce qui explique l'augmentation de leur amplitude.
Cas où R' est très supérieure à R (R' >> R)
Lorsque la résistance R’ devient trop élevée, on atteint la satu-
ration pour une valeur de l’intensité du courant oscillant infé-
rieure en valeur absolue à sa valeur maximale. Par suite, l’am-
plificateur opérationnel ne peut plus continuer à ne fonctionner
qu’en régime linéaire. En conséquence, les oscillations entre-
tenues deviennent distordues et écrêtées.
Conclusion
Un dipôle à résistance négative joue le rôle de générateur mais non auto-
nome.
Les oscillations d'un circuit RLC série ne peuvent être entretenues par un
dipôle à résistance négative que lorsque l'énergie apportée par ce dernier
suffit pour compenser l'énergie dissipée dans l'oscillateur par effet Joule.
117
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues
L’essentiel
118
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues
Exercices
Exercice résolu
ÉNONCÉ
On réalise un circuit RLC série avec un condensateur de capacité C = 2 μF, une bobine d’in-
ductance L = 0,5 H et de résistance r = 24 Ω .
Afin d’y initier des oscillations et les entretenir, on réalise le montage de la figure 6 de la page
114 mais avec R’ réglable avec une boîte (nX 1 kΩ) seulement.
1°) Préciser, parmi les trois oscillogrammes suivants, celui qui peut être obtenu avec une
résistance R’ fixée à la valeur 2 kΩ ; justifier la réponse.
2°) a) Quelle est la valeur R’ permettant théoriquement d’entretenir les oscillations du cir-
cuit ? Justifier la réponse.
b) Calculer la fréquence des oscillations entretenues.
3°) a) Montrer qu’avec la boîte de résistances R’ utilisée, on ne peut entretenir les oscilla-
tions et proposer une solution pratique à cette fin.
b) Si l’on ne dispose que de la boîte de résistance R’(nx1 kΩ), proposer une autre métho-
de permettant d’améliorer la qualité des oscillations entretenues.
119
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues
SOLUTION
2°) a) Les oscillations entretenues ne peuvent être amorcées que lorsque le dispositif d’en-
tretien est capable de compenser toute dissipation d’énergie par effet Joule due à la résis-
tance totale du circuit, chose qui n’est réalisée que lorsque R’ = r.
b) On sait que le dispositif d’entretien aide le circuit RLC série à osciller librement, c’est-à-
dire avec sa fréquence propre :
1
No =
2 LC
A.N: N = 159Hz
3°) a) R’ : boîte (n x1 kΩ); la valeur minimale R’min = 1 kΩ est encore très nettement supé-
rieure à la valeur 24 Ω de r. Donc, il est impossible d’entretenir convenablement les oscilla-
tions avec une telle boîte de résistances, elles seront distordues même avec R’min = 1 kΩ.
Il faut alors remplacer cette boîte par une association en série par exemple de boîtes
(nX1 Ω, nX10 Ω, nX100 Ω).
b) On sait q’une augmentation de la valeur commune des résistances R1 et R2 du disposi-
tif d’entretien réduit la largeur du domaine de fonctionnement linéaire de l’amplificateur opé-
rationnel (manipulation de la page 112). Donc, pour améliorer la qualité des oscillations, il
suffit de choisir pour R1 et R2 une valeur plus petite tout en fixant R’ à sa valeur minimale
1 kΩ.
120
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues
Exercices à résoudre
Tests rapides des acquis
Exercices d’application
3 Pour créer des oscillations entretenues
dans un circuit RLC série, on associe ce
obtenues pour R’ = 250 Ω caractérisées par
une période T= 6 ms et une amplitude Um = 2 V.
a) En déduire les propriètés de i.
dernier à un dipôle D à résistance négative(-R’)
1°) Schématiser le montage réalisé et y indi- b) Sachant que C = 15,5 μF, calculer L.
quer la tension u = - R’ i. c) Quelle est la valeur théorique de la résistan-
2°) Les oscillations quasi-sinusoïdales de u ce R de la bobine ? Justifier la réponse.
121
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues - 4e Sc Info
122
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues - 4e Sc Info
2°) Montrer que si la résistance de la bobine c) Montrer que la valeur de C ne peut être que
était nulle, les oscillations seraient sinusoïdales 35 μF.
de période To que l’on déterminera. 2°) R’ étant fixée à la valeur 25 Ω, on bascule K2
3°) Pour rendre cette hypothèse une réalité, on sur la position B après avoir alimenté l’amplifica-
remplace l’interrupteur K teur opérationnel en - 15 V et + 15 V, on n’obtient
par un générateur (Fig. aucun oscillogramme.
ci-contre) délivrant entre a) Est-ce que l’on s’attendait à un tel résultat
ses bornes une tension malgré l’utilisation
proportionnelle à l’inten- u G du dispositif d’en-
sité du courant i (u = k i). tretien ? pourquoi ?
a) Montrer que la cons- b) Proposer un
tante k a la dimension réglage argumen-
d’une résistance électrique. té avec lequel les
b) Établir l’équation différentielle des oscilla- oscillations
tions de l’intensité du courant i dans le circuit. deviennent bien
c) Quel doit être le signe de k si l’on veut com- entretenues. Oscillogramme (1)
penser l’amortissement dû à r ? c) Le réglage
d) Pour quelle valeur de k, y aura-t-il des adéquat étant
oscillations entretenues ? effectué, préciser
parmi les trois
9 Pour étudier l’entretien des oscillations
d’un circuit RLC série, on réalise le mon-
oscillogrammes
ci-contre (Fig.3)
tage schématisé dans la figure 1 :
obtenus avec une
R1 = R2 = 5 kΩ,
sensibilité hori-
R’ : boîtes de
zontale 10 ms/div,
résistances
celui réellement Oscillogramme (2)
(nX1Ω ; nX10Ω)
obtenu.
L = 0,5H ; r = 50 Ω
Justifier la répon-
C = 35μF ou
se.
bien 85 μF : en
fait, n’étant pas
bien lisible, le
chiffre des dizai- Fig.1
nes peut être 8 ou 3.
1°) On commence par actionner l’interrupteur
K1 : après l’avoir laissé fermé quelques secon- Oscillogramme (3)
des, on l’ouvre. Puis, on ferme le commutateur Fig.3
K2 sur la position A.
Avec les sensibi-
10 On associe un condensateur de capaci-
té C et une bobine d’inductance L et de
lités horizontale résistance interne r en série comme dans le
10 ms/div et verti- schéma ci-dessous avec un dispositif d’entretien
cale 2 V/div, l’os- constititué d’un
cilloscope mémo- amplificateur opé-
rise sur sa voie Y1 rationnel idéal et
utilisée, le chro- d’un ensemble de
résistors (R, R1 et
nogramme de la
figure 2. Fig.2 R2).
a) Commenter l’allure de ce chronogramme.
b) Calculer la pseudopériode T.
123
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues - 4e Sc Info
1°) Montrer que le dispositif d’entretien ne peut confère à la montre à quartz une très grande
être équivalent à un dipôle à résistance négati- précision (variation inférieure à une minute par
ve égale à (-R) que si R2 = R1. année, soit moins d'une seconde par jour).
2°) Ayant fixé R1 = R2, on alimente l’amplifica- La montre à quartz est alimentée par une pile
teur opérationnel en + 15 V et en -15 V, puis on miniature (pile bouton) dont la durée de vie
visualise la tension u aux bornes du condensa- atteint plusieurs années grâce à la très faible
teur sur l’écran d’un oscilloscope. consommation en puissance (5 μW environ).
L’oscillogramme obtenu a pratiquement la forme
d’une sinusoïde de période T = 2,5 ms et d’am-
Montre à quartz
plitude Um = 4 V.
a) Comparer r et R.
b) Déterminer l’expression de l’intensité i(t) du
courant oscillant sachant que C = 0,5 μF.
c) Calculer l’inductance L de la bobine.
d) Calculer l’énergie totale de l’oscillateur.
11 Étude de texte
Montre à quartz
Questions
La montre électronique (ou montre à quartz)
1°) Faire une analogie entre les grandeurs
est basée sur la piézoélectricité du quartz,
c'est-à-dire l'apparition d'une différence de caractéristiques d'un oscillateur RLC série et
potentiel électrique entre deux faces en regard celles d'un oscillateur à quartz.
d'un tel cristal à chaque fois qu'il subit une 2°) Enumérer les facteurs dont dépend la fré-
compression ou une dilatation et inversement. quence des oscillations de la lamelle de quartz
L'oscillateur d'une montre électronique est et en déduire qu'il s'agit de la fréquence propre
en effet une très petite lamelle de quartz dont de l'oscillateur.
les vibrations s'effectuent avec une fréquence 3°) Montrer que la lamelle de quartz d'une mon-
qui ne dépend que de sa masse et de sa rigi- tre électronique effectue des oscillations entre-
dité, sa valeur très élevée (entre 32 et 33 kHz) tenues.
124
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues - 4e Sc Info
Fiche technique
Réalisation pratique d’oscillations électriques entretenues
Caractéristique intensité-tension u=f(i) d’un dipôle à résistance négative
A défaut d’oscilloscope, on peut tracer point par point la courbe représentant la ten-
sion u aux bornes d’un dipôle à résistance négative en fonction de l’intensité i du courant qui
y circule. On remplace alors le générateur BF du montage utilisé dans le cours (Fig.2a,
p.112) par un générateur 15 V associé à un réhostat (0-1 kΩ) comme dans la figure 1.
Remarque :
Comme générateur 15 V, on peut utiliser celui qui alimente l’amplificateur opérationnel.
De cette façon, on peut faire varier i de manière continue et la mesurer avec le milliampère-
mètre monté en série avec le résistor de résistance Ro = 220 Ω.
La tension u est mesurée avec le voltmètre branché entre les bornes A et M du dipôle à
résistance négative (-R’) situé à droite.
On fixe la résistance R’ à une première valeur R’1 (20 Ω par exemple).
En agissant sur le curseur du rhéostat, on arrive à dresser un tableau de mesures du cou-
ple (i,u) avec lequel on trace par la suite la courbe d’évolution de u en fonction de i et on pré-
cise le domaine de linéarité.
Le calcul de la pente du segment de droite qui le constitue (Fig.2) donne : k = - R’1.
Donc, u = - R’1i pour i variant de - Io à + Io.
125
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues - 4e Sc Info
Remarque :
Si l’on dispose d’un deuxième voltmètre, on peut mesurer directement la tension us et constater
qu’elle reste égale à : • - 15 V pour i - Io .
• + 15 V pour i + Io .
On fixe la résistance R’ à une deuxième valeur R’2 (40 Ω par exemple) et on refait la même
manipulation, on obtient alors la caractéristique u = f(i) de la figure 3.
Conclusion :
Pour - Io < i < + Io tel que u donne - Usat < us < + Usat, le montage de l’amplificateur opé-
rationnel est équivalent à un dipôle à résistance négative (-R’) inséré entre les points A et M :
u = -R’i
Plus R’ est grande, plus le domaine de linéarité est étroit.
Remarque :
En maintenant R’ constante et en remplaçant les résistances R1 et R2 égales à 1kΩ par des
résistances égales à 10 kΩ, la caractéristique en N obtenue montre qu’une augmentation de
R1 et de R2 a un effet semblable à celui de l’augmentation de R’ sur la largeur du domaine de
linéarité.
126
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues - 4e Sc Info
En d'autres termes, les oscillations ne s’amorcent pas dès que R’ atteint la valeur de la résis-
tance totale (Ro+r) du circuit, mais à une valeur plutôt supérieure à cause, entre autres, du
terme L dû à l’oscilloscope.
Rosc C
Donc, pour que l’oscilloscope utilisé comme appareil de mesure ne fausse pas la valeur de
L
la résistance d’amorçage des oscillations, il faut réduire la valeur du terme au maxi-
L Rosc C
mum, ce qui revient à avoir un très petit quotient .
C
Pour cela, il faut choisir une petite valeur pour L et une grande valeur pour C.
L
Contre exemple: Avec Ro + r = 250 Ω, Rosc = 1 MΩ, L = 1 H et C = 1 mF, = 4(Ro + r) !
Rosc C
C’est évidemment un très mauvais choix : au lieu que l’oscillateur accroche pour R’ légère-
127
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues - 4e Sc Info
En savoir plus
Amorçage et stabilisation des oscillations entretenues
On sait que l’on peut simuler à l’aide d’un amplificateur opérationnel, un dipôle à résistance
négative qui peut jouer le rôle de générateur d’entretien des oscillations d’un circuit RLC
série. En fait, la tension entre ses bornes s’écrit en convention géné-
rateur : u = R’ i.
La puissance mise en jeu est p = - u.i = - R’ i2 < 0.
Donc, on vérifie bien qu’il s’agit d’un dipôle générateur dit à résistance
négative ; il est caractérisé par le pouvoir de maintenir une tension u
entre ses bornes proportionnelle à l’intensité du courant qu’il débite.
u = k i , où k est une constante ayant la dimension d’une résistance :
k = R.
On a vu dans le cours que, sans un tel dipôle à résistance négative qui est un réservoir d’é-
nergie, les oscillations libres d’un circuit RLC série s’amortissent inévitablement. Sans avoir
besoin de charger le condensateur au préalable, comme dans le montage de la figure 6 (p.
118), lorsque la résistance R’ est légèrement supérieure à R, les oscillations commencent
avec une très petite amplitude : c’est l’amorçage (ou l’accrochage).
Après le démarrage, les oscillations s’amplifient au fur et à mesure que R’ augmente.
Mathématiquement, leur amplitude continue à augmenter indéfiniment si l’on reste dans le
modèle linéaire ( u = - R’i en convention récepteur).
Par conséquent, la stabilisation des oscillations entretenues exige la présence d’élèments
non linéaires dans le système oscillant, ce qui n’est pas impossible car tous les composants
électroniques ont des limites de fonctionnement linéaire : l’amplificateur opérationnel par
exemple ne fonctionne en régime linéaire que si ε = VE+ - VE- = 0, c’est-à-dire
-15 V < us < + 15 V, sinon us sature : us ne suit plus ue ; elle reste égale à ± Usat.
Dans le cas de notre montage :
en régime linéaire, us = - (R' + R2 )i.
R' + R1 R'
Or R2 = R1 et u = - R'i. Donc, us = u , ce qui signifie : u = u , où - Usat < us < + Usat .
R' R'+R1 s
La condition de linéarité sur us se transforme alors en la condition sur u :
R' R'
Usat < u < + U .
R'+R1 R'+R1 sat
Usat
Et comme u = - R'i, on aboutit à la condition de linéarité sur i : Io < i < + Io , où Io = .
R' + R1
En d’autres termes, si i > Io, la tension de sortie us sature à ± US et les oscillations entre-
tenues ne sont plus quasi-sinusoïdales, elles deviennent pratiquement rectangulaires.
128
Evolution de systèmes électriques Oscillations électriques entretenues - 4e Sc Info
Ainsi, on saisit pourquoi lorsque R’ atteint une certaine valeur très supérieure à la
résistance R du circuit RLC série, les oscillations deviennent écrêtées, car si R’ augmente,
Io diminue et l’intervalle de linéarité [-Io,+Io] devient plus petit.
D’ailleurs, il est évident que l’augmentation de R1 peut avoir le même effet que l’augmenta-
tion de R’.
ILLUSTRATION GRAPHIQUE
- En régime linéaire : u = - R’ i. (1)
- A la saturation, le signe de us est lié à celui de la tension ε qui n’est pas nulle.
* Si ε > 0, us = + Usat, d’où u = + Usat + R1 i (2)
* Si ε < 0, us = - Usat, d’où u = - Usat + R1 i (3)
Ce qui se traduit graphiquement par une caractéristique u = f(i) sous forme de N.
Donc, la stabilité des oscillations est assurée par l’existence de ce puits connu par les phy-
sicien sous le nom de puits de résistance négative.
129
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
Objectifs
Distinguer, en régime forcé, le résonateur de l’excitateur.
Visualiser simultanément à l’oscilloscope la tension excitatrice
u(t) et l’intensité du courant i(t).
Mesurer l’amplitude et la fréquence d’une grandeur oscillante
en régime forcé sinusoïdal.
Déterminer le déphasage entre la tension excitatrice u(t) et
l’intensité du courant i(t).
Mettre en évidence expérimentalement le phénomène de
résonance d’intensité.
Établir l’expression de l’intensité maximale Im du courant
oscillant en fonction de la fréquence des excitations.
Interpréter théoriquement le phénomène de résonance.
Calculer la puissance moyenne absorbée par un oscillateur
électrique.
Expliquer l’importance du facteur de puissance dans les trans-
formations de l’énergie électrique.
Prérequis
SAVOIR SAVOIR FAIRE
130
5
OSCILLATIONS
ÉLECTRIQUES FORCÉES
EN RÉGIME SINUSOÏDAL
d'une
e s t munie ints
e é le ctrique lle sont adjo es.
ita r ue iqu
La gu reuse à laq ctromagnét son
s e c é l e ue le
,
cais nes
m i c ropho ance électriq naturelle
des son nce
à la ré résona
Grâce prime sur la
ié
amplif
la c aisse.
de
131
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
On a vu dans le chapitre précédent que si un circuit RLC série peut effectuer des oscillations libres, celles-ci ces-
sent plus au moins rapidement à cause de l'amortissement dû à sa résistance.
Quel sera l'effet de l'application d'une tension sinusoïdale aux bornes d'un tel oscillateur, une simple compensa-
tion de l'amortissement ou plus !
Manipulation
On réalise le montage de la figure 1 : il s’agit d’un circuit RLC
série fermé sur un générateur “basse fréquence” délivrant une
tension sinusoïdale u(t) de fréquence N réglable :
u(t) = [Link]ωt, Um étant maintenue constante.
Le circuit RLC série est constitué d’un résistor de résistance Ro
réglable, d’un condensateur de capacité C = 0,47 μF et d’une Fig.1 : Circuit RLC série soumis à
une tension sinusoïdale
bobine d’inductance L = 0,2 H et de résistance interne
r = 12,5 Ω (Fig.1)
Pour suivre simultanément l’évolution de la tension u délivrée
par le GBF entre ses bornes et l’intensité du courant i débité
dans le circuit, on relie à un oscilloscope bicourbe, le point M à
la masse, le point A à la voie Y1 et le point B à la voie Y2 .
On fixe N à la valeur 400 Hz, Um à 2 V et Ro à 50 Ω par
exemple. Lorsque l’interrupteur K est ouvert, on observe sur Fig.2 : Oscillogrammes de u et
de uRo.
l’écran de l’oscilloscope uniquement l’oscillogramme (1) de la
figure 2. En fermant le circuit, on observe sur l’écran de l’os-
cilloscope les oscillogrammes stables (1) et (2) (Fig.2) avec la
sensibilité 1 ms/div.
La fréquence étant toujours égale à 400 Hz, on réalise une
série de mesures de URom en fonction de Um.
Les résultats de mesures ont permis d’obtenir le tracé de la
figure 3.
Fig.3 : Tracé de Um = f (URom)
132
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
Questions
1°) Comparer la forme de l’oscillogramme représentant i(t) à
celle de u(t).
2°) Mesurer la fréquence N de i(t) et la comparer à celle de u(t).
3°) Comparer la fréquence N à la fréquence propre No de l’os-
cillateur.
4°) a) A l’aide de la courbe de la figure 3, montrer que :
Um = kURom, où k est une constante que l’on calculera.
b) Montrer que la tension maximale Um peut s’écrire en fonction
de l’intensité maximale Im sous la forme : Um = Z Im où Z une
constante dont on déterminera la dimension.
Commentaire
L’analyse des oscillogrammes de la figure 2 montre que,
comme celle de u(t), la courbe représentant i(t) varie sinusoï-
dalement au cours du temps.
De plus, il y a constamment le même décalage horaire entre
les deux oscillogrammes. Par conséquent, l’intensité i(t) varie
avec la même fréquence que la tension u(t) imposée par le
GBF et non avec la fréquence propre du circuit RLC série : les
oscillations imposées par le GBF ne sont plus libres, elles sont
forcées. Ainsi, le GBF a joué le rôle d’excitateur.
La forme linéaire de la courbe représentant URom en fonction
Um
de Um montre que le quotient est une constante qui ne
Im
dépend que des caractéristiques de l’oscillateur. On l’appelle
impédance du circuit et on la note Z.
Interprétation théorique
133
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
Conclusion
La réponse d’un circuit RLC série à une tension sinusoïdale est un cou-
rant alternatif sinusoïdal y oscillant :
- à la fréquence N de la tension excitatrice,
- avec une amplitude Im= Um /Z, où Z est une grandeur physique ayant
la dimension d’une résistance appelée impédance du circuit RLC série.
1.2- DÉPHASAGE
Définition
On appelle déphasage entre deux fonctions sinusoïdales de
phases initiales ϕ1 et ϕ2 la différence de phase Δϕ = (ϕ2 - ϕ1)
ou (ϕ1 - ϕ2).
et opposition de phase.
2°) a) Montrer que la concordance de phase signifie Δϕ = 2kπ rad,
avec k entier relatif.
b) Montrer que l’opposition de phase signifie Δϕ = (π + 2kπ) rad,
avec k entier relatif.
3°) Dans les cas de la figure 5 où le décalage horaire Δt entre u1
et u2 est égale à T/4, on dit que u2 et u1 évoluent au cours du Fig.5a : Tension u2 en quadrature
temps en quadrature de phase. Plus précisement, u2 est en qua- retard sur u1
134
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
Conclusion
A tout décalage horaire Δt entre deux fonctions sinusoïdales y1(t) et y2(t)
isochrones (de même péride T), représentées dans le même système
2
d’axes, est associé un déphasage Δϕ tel que : = t.
T
- Si Δt = 0, Δϕ = 0 : les deux fonctions sont en concordance de phase.
- Si Δt = T/2, Δϕ = ± π rad : les deux fonctions sont en opposition de
phase.
- Si Δt = T/4, Δϕ = ± rad : les deux fonctions sont en quadrature de
2
phase.
Si le déphasage (ϕ2 - ϕ1) est positif, y2(t) est en avance de phase par rap-
port à y1(t) et inversement.
Questions
1°) Montrer que, dans les conditions de l’expérience réalisée, la
valeur de la phase initiale ϕ est égale à la valeur du déphasage
entre i et u.
2°) Décrire la forme particulière de la courbe représentant Im
en fonction de N.
3°) a) Déterminer graphiquement la valeur de la fréquence N
pour laquelle l’intensité maximale Im du courant oscillant est à
135
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
Conclusion
En régime forcé sinusoïdal, l’intensité maximale Im et la phase initia-
le ϕ du courant oscillant dans un circuit RLC série dépendent de la fré-
quence N de la tension excitatrice et des grandeurs R, L et C caractéris-
tiques de l’oscillateur.
La réponse d’un circuit RLC série à une tension sinusoïdale de fréquen-
ce N égale à la fréquence propre No du circuit est un courant oscillant en
phase avec la tension excitatrice et avec l’intensité maximale la plus éle-
vée : c’est la résonance d’intensité.
A la résonance d’intensité, le circuit RLC série se comporte comme un
résistor de résistance R.
Interprétation théorique
i(t) = Imsin(ωt+ϕ).
Pour déterminer l’amplitude Im et la phase initiale ϕ de i(t), il est
commode de recourir à la construction de Fresnel dont le prin-
cipe est expliqué dans la fiche technique de fin de chapitre
(p.156).
Valeur maximale Im et phase initiale ϕ de l’intensité i du
courant
di 1
On a : Ri + L +
dt C
[Link] = Um sin t, avec R = Ro + r
i(t) = Im sin(t + ).
di
= Imsin(t + + )
dt 2
I
[Link] = m sin(t + 2 ) + cte
Il vient alors :
I cte
RImsin(t+) +LImsin(t+ + )+ m sin(t+ ) + =Um sin (t).
2 C 2 C
Etant une fonction sinusoïdale, Um sint ne peut être qu'une
somme de fonctions sinusoïïdales. Donc, cte = 0.
LLLI
• RIm sin(t + ), 8 OA1 [RIm , ]
LLLI
• LIm sin(t + + ), 8 OA2 [LIm , + ]
2 2
136
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
Im LLLI I
• sin(t+ ), 8 OA3 [ m , ]
C 2I
LLL C LLLI 2 LLLI LLLI LLLI
• Um sint, 8 OA [Um , 0] tel que : OA = OA1 + OA2 + OA3
LLLI LLLI
Les vecteurs de Fresnel OA 2 et OA3 étant de sens contraires,
il en résulte trois construcctions possibles :
LLLI LLLI
• OA2 > OA3 , cas correspondant à L > 1
C
c'est-à-dire N>No : il donne la construction de la figure 7a.
LLLI LLLI
• OA2 < OA3 , cas correspondant à L < 1
C
c'est-à-dire N<No : il donne la construction de la figure 7b.
LLLI LLLI
• OA2 = OA3 , cas correspondant à L = 1
C Fig.7a : Cas où Lω > 1/ Cω
c'est-à-dire N=No : il donne la construction de la figure 7c.
énéral, on a :
Dans le cas gé
Im 1 2
2
Um = (RIm )2 + (LIm )2 , d ' où Um = R2 + (L ) I .
C C m
Um
Donc, Im = ,
1 2
R + (L
2
)
C Fig.7b : Cas où Lω < 1/ Cω
Um 1 2
soit : Im = avec Z= R2 + (L ) .
Z C
1
D ' après le cas de la figure 7a, L > , on a < 0,
C
ça signifie que l'intensité i(t) du courant est en retard de phase
pa
ar rapport à la tension excitatrice u(t) : le circuit RLC série est
dit inductif. Fig.7c : Cas où Lω = 1/ Cω
1 Fig.7 : Constructions de Fresnel
D ' après le cas de la figure 7b, L < , on a > 0, ça
C
signifie que l'intensité i(t) du courant est en avance de phase par
rapportt à la tension excitatrice u(t) : le circuiit RLC série est dit
capacitif.
D'après les constructions précédentes, on a :
1
L
C
tg =
R
En tenant compte de la dépendance du signe de de celui de
137
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
1
(L ), la phase initiale de i est telle que :
C
1
L
tg = C , avec - rad < < rad
R 2 2
Remarque
Le déphasage ϕ entre i et u peut être aussi caractérisé par :
R
cos =
Z
Résonance d’intensité
1 2
L'impédance du circuit s'écrit Z = R2 + (L ) .
C
∞Aux très basses pulsations ainsi qu
u'aux pulsations beaucoup
plus élèvées que la pulsation propre o de l'oscillateur,
1
l'écart entre L et augmente. Par suite, l'impédance Z
C
devient de plus en plus gra
ande.
U
Donc, dans l'un ou dans l'autre cas, Im () = m 0, ce qui
Z
signifie que la réponse du circuit RLC série devient de plus en
n
plus faible. Cette réponse s'améliore lorrsque Z prend une
valeur modérée, ce qui n''est possible qu'avec des valeurs
1
comparablles de L et de .
C
1 1
Dans le cas particulier où L = obtenu avec = o = ,
C LC
∞ l'impédance Z est minimale : Z = R.
Par consséquent, l'intensité maximale prend sa vale
eur la plus
Um
élevée Im0 = : c'est la résonance d'intensité.
R
1
L
∞ tg = C = 0, ce qui signifie qu'à la résonance, la
R
ten
nsion u et l'intensité i sont en phase.
Remarque
L’appellation d’un oscillateur en régime forcé comme étant un
résonateur revient au phénomène de résonance.
138
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
Conclusion
La réponse d’un circuit RLC série à une tension sinusoïdale de fréquence N
égale à la fréquence propre No du circuit est un courant oscillant en phase
avec la tension excitatrice et avec l’intensité maximale la plus élevée : c’est
la résonance d’intensité.
1 I est la plus élevée
N = No = : Résonance d'intensité m
2 LC u et i sont en phase
Questions
1°) Comparer les allures des courbes de résonance (1) et (2)
entre elles et avec celle de la courbe de la figure 6a ; en dédui-
re l’influence de la résistance totale du circuit sur la résonance.
2°) Pour les valeurs R02 et R03 de R0, déterminer graphique-
ment :
a) la valeur de la fréquence de résonance,
Fig.8b : Influence de l’amortisse-
b) le déphasage ϕ correspondant entre l’intensité i et la tension ment sur le déphase ϕ
d’alimentation u.
Fig.8 : Influence de l’amortissement
Interprétation
A la résonance d’intensité, on a Imo = Um/R. Cela signifie que
l’importance de la résonance dépend de l’ordre de grandeur de
R, donc de Ro car R = Ro + r :
Imo est d’autant plus grande que R est plus petite.
- Si R est très petite, le maximum de Im est très élevé, ce qui
se traduit par un pic de résonance très pointu (courbe (1) de la
figure 8a) : c’est la résonance aiguë.
- Si R est grande, Imo est faible, ce qui se traduit par un pic de
résonance très peu prononcé (courbe (2) de la figure 8a) : c’est
la résonance floue.
139
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdall
Conclusion
La résonance d’intensité de courant d’un oscillateur RLC série est d’autant
plus aiguë que l’amortissement est faible.
Cependant, quel que soit l’amortissement, la fréquence de résonance
reste toujours égale à la fréquence propre du résonateur.
4 LE PHÉNOMÈNE DE SURTENSION
Manipulation
On reprend le montage de la figure 1 (p.132), toujours avec
L = 0,2 H, C = 0,47 μF et Um = 2 V, mais en choisissant comme
fréquence d’excitation, la fréquence propre (N0 = 520 Hz) du
circuit RLC série. On mesure la valeur maximale UCm de la ten-
sion aux bornes du condensateur pour des valeurs de la résis-
tance Ro égales à R01 = 20 Ω, R02 = 50 Ω et R03 = 200 Ω. Les
résultats des mesures sont consignés dans le tableau suivant :
R0 (Ω) 20 50 200
UCm (V) 40 21 6,5
Questions
1°) Reproduire, puis compléter le tableau suivant :
R0 (Ω) 20 50 200
Q = UCm/Um
2°) Le quotient Q = Ucm/Um est appelé facteur de surtension à
la résonance. Justifier cette appellation.
3°) a) Montrer théoriquement que Q peut s’écrire uniquement
en fonction des caractéristiques R, L et C de l’oscillateur.
b) Calculer les valeurs théoriques de Q, correspondant respecti-
vement aux valeurs 20 Ω, 50 Ω et 200 Ω de la résistance R0.
4°) Quelle précaution faut-il prendre pour avoir un facteur de
surtension modéré à la résonance ?
Expression de Q
Pour une pulsation égale à la pulsation propre o ,
Io U 1
UC = et Io = . D'où : Q = . (1)
Co Ro + r (Ro + r ) Co
1
Or, = L0 . Donc, Q s'exprime autrement comme suit :
C0
L0
Q= (2)
R0 + r
140
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
1
En remplaçant o par dans (1) par exemple, il vient :
LC
1 1 L
Q= LC . Donc : Q =
(Ro + r ) C (Ro + r ) C
Remarque
A la résonance d'intensité : U = (Ro + r) I et UBobine = r 2 + (Lo )2 I.
Si la valeur de l'inductance L est telle que, Lo >> (Ro + r),
La valeur de la tension efficace aux borrnes de la bobine sera
plus grande que la valeur de la tension efficace d'alimentatio
on. Fig.9 : Surtension aux bornes de
la bobine
Donc, il y a aussi risque de surtension aux bornes de la bobine
(Fig.9).
Conclusion
- A la résonance d’intensité d’un circuit RLC série, il peut surgir aux bor-
nes du condensateur, une surtension caractérisée par le facteur :
1 L
Q=
(Ro + r ) C
5 APPLICATIONS DE LA RÉSONANCE
Les applications de la résonance sont très nombreuses. on cite
essentiellement :
- les oscillateurs à quartz,
- le haut parleur et le microphone électrodynamique,
- la réception d’émissions radiophoniques.
Dans le dernier exemple cité, lorsqu’il s’agit d’un poste radio
ordinaire, la résonance aiguë est recherchée parce que pour
écouter nettement une émission, on doit accorder la fréquence
propre de l’oscillateur RLC série du récepteur (poste radio)
141
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
Définition
La puissance moyenne d’un dipôle D est la valeur moyenne prise par sa
puissance instantanée p(t) sur une très grande durée Δt (tendant vers
142
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
1 1
kT kT
(k+1)Tp (k+1)Tp
Donc, P = UIcosdt - UIcos(2t+)dt.
Tp p Tp p
Tp 2Tp
p p
2
La fonction sin(2t+) étant périodique de période Tp = ,
on a : !sin(2t + )"# kT p = 0.
(k+1)T
p
Cependant, ! t "# kT
(k+1)Tp
= Tp . Il vient donc :
p
P = UIcosϕ
143
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
144
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
P
sera parcouru par un courant d’intensité efficace : I = U cos .
Le courant électrique débité provoque un échauffement par
effet Joule des câbles de la ligne de transport d’électricité.
Par conséquent, de la puissance est perdue et, en grande par-
tie, la perte est à la charge de la STEG : c’est la perte en ligne.
Comment minimiser la perte en ligne ?
Si l’on désigne par Po la puissance moyenne perdue par effet
Joule dans la ligne d’alimentation de résistance Ro, on a :
Po = RoI2,
P2
soit : Po = Ro
U2 cos2
Conclusion
La puissance moyenne d’un circuit RLC série est dissipée par effet
Joule. Cette dissipation se fait à n’importe quelle fréquence mais elle est
d’autant plus importante que la résistance est plus grande.
A la résonance d’intensité, correspond une résonance de puissance :
la puissance moyenne de l’oscillateur RLC série est dans ces conditions
la plus élevée.
145
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
L’essentiel
Comme en régime libre non amorti, les oscillations forcées d’un circuit RLC série sont
sinusoïdales mais de fréquence imposée par l’excitateur.
La réponse d’un circuit RLC série à une tension excitatrice sinusoïdale de fréquence N
est un courant électrique d’intensité sinusoïdale de valeur maximale Im et de phase initiale
ϕ dépendant de la fréquence des excitations et des grandeurs électriques R, L et C de l’os-
cillateur :
Um 1
Im = - L
R2 + (L
1 2
) tg =
C
C R
En régime forcé sinusoïdal, la valeur maximale de l’intensité du courant est d’autant plus
élevée que l’amortissement est plus faible.
La résonance d’intensité est obtenue pour une fréquence des excitations égale à la fré-
quence propre de l’oscillateur.
La résonance d’intensité d’un circuit RLC série peut être accompagnée d’une surtension
aux bornes du condensateur, caractérisée par un quotient Q > 1 appelé dans ces conditions
facteur de surtension :
UC
Q=
U
En régime sinusoïdal forcé, la puissance moyenne P d’un circuit RLC série est la valeur
moyenne prise par sa puissance instantanée p(t) durant une période :
P = UIcos = RI2
Comme la résonance d’intensité, la résonance de puissance est obtenue pour une fré-
quence des excitations égale à la fréquence propre de l’oscillateur.
Les pertes par effet Joule sont d’autant plus faibles que le facteur de puissance est plus
grand.
146
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
Exercices
Exercice résolu
ÉNONCÉ
On associe en série un condensateur de capacité C, une bobine B d’inductan-
ce L et un résistor de résistance Ro = 81,5 Ω. L’ensemble est alimenté par un générateur de
basses fréquences (GBF) délivrant à ses bornes une tension alternative sinusoïdale u(t) de
valeur maximale Um = 6 V et de fréquence N réglable (Fig.1).
1°) a) Préciser parmi les points A et B du circuit celui auquel on doit
relier la masse du GBF afin de visualiser simultanément la tension
d’alimentation u(t) et la tension uRo aux bornes du résistor, sur l’é-
cran d’un oscilloscope bicourbe.
b) Reproduire le schéma de la figure 1 en y indiquant les branche-
ment effectués à l’oscilloscope.
2°) Pour une valeur N1 de la fréquence N du GBF, on obtient les
Fig.1
oscillogrammes (1) et (2) de la figure 2 avec les réglages suivants :
- base de temps : 0,5 ms/div ;
- voie utilisée pour visualiser u(t) : 2 V/div ;
- voie utilisée pour visualiser uRo(t) : 1 V/div.
a) Identifier parmi les oscillogrammes (1) et (2) celui repré-
sentant u(t).
b) Déterminer graphiquement la fréquence N1 et la valeur
maximale Im de l’intensité i(t) du courant électrique oscillant
dans le circuit RLC série.
c) Calculer l’impédance Z du circuit RLC série. Fig.2
147
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
SOLUTION
1°a) Afin de visualiser simultanément u(t) et uRo (t ), il faut que la masse du GBF soit du
côté du résistor de résistance Ro . Il faut alors la relier au point B.
2 (ou Y)
b) Comme sur le schéma de la figure 4, le point A estt à relier
B D
à l'entrée Y1 (ou Y2 ) afin de visualiser u(t) tandis que le point
D est à relier à l'entrée Y2 (ou Y1) pour visualiser uRo (t).
2°a) Um = 6 V et la voie utilisée pour visualiser u(t) est de
2 V/div. Don nc, l'oscillogramme (1) dont les crêtes son nt distantes
de 6 div est celui qui représen nte u(t). A E
b) uRo (t) = Ro .i(t) : étant proportionnelles l'une à l'autre, i(t) et (ou Y)
2
148
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
T T
t = et rad . Donc, = rad.
6 2 3
Les maximums de uRo (t) sont atteints à t après ceux de u(t). Donc, uRo (t) est en retard de
phase par rapport à u(t), ce qui signifiie < 0. Par suite, on a : = rad.
3
R
On sait que cos = . Ceci équivaut : R = [Link]. Avec Z = 245 et cos = 1/2 car
Z
= -/3 rad, on a : R = 122,5 . Or, Ro = 81,5 . Donc, R > Ro . Il en découle que la bobine
a une résistance non nulle r = R - Ro . A. N. : r = 41 .
3°a) Pour visualiser simultanément la tension d'alimen ntation
u(t) et la tension uC (t) aux bornes du condensateur, la masse
du GBF doit êtrre reliée au point A comme dans la figure 5.
b) Comme sur le schéma de la figure 5, le point B est à relier
à l'entrée Y1 (ou Y2 ) afin de visualiser u(t) tandis que le po
oint
E est à relier à l'entrée Y2 (ou Y1) pour visualiser uC (t).
c) L'oscillogramme (1) étant le seul d'amplitude égale à 6 V, il
Fig.5
représente u(t). Donc, c'est l'oscillogrramme (2) qui représente uC (t).
d) Du fait que le décalage horaire entre les oscillogrrammes (1) et (2) de la figure 3 est
consta
ant, on affirme que uC (t) évolue avec la même fréquence N2 de u(t).
En procédant comme on a fait pour répondre à la question 2..b, on obtient : N2 = 167 Hz.
Les maximums de la tensions u(t) sont atteints à T/4 avvant ceux de uC (t),ce qui signifie que
pport à u(t) : u u = -
uC (t) est en quadrature retard de phase par rap rad.
C
2
dq q
e) On a : i = , d'où : i = q + . D'autre part, uC = . Il s'en suit : u = q .
dt 2 C C
Donc, i = u + . Or, u u = - rad, Donc, u (i - ) = rad, d'où : u i = 0.
C
2 C
2 2 2
Il s'agit alors d'une résonance d'intensité.
UCm
f) Q = . En procédant comme on a fait pour déterminer graphiquement la valeur de
Um
URoom dans la réponse à la question 2.c, on trrouve : UCm = 7 V. On a ainsi : Q $ 1,17.
Q étant très peu supérieur à l'unité du faiit que UCm est très légèrement supérieure à Um ,
on ne court aucun danger.
1 1
g) On est à la résonance d'intensité. Donc, Q = , d'où : C = .
RC2 RQ2
A. N. : Sachant que 2 = 2N2 et avec N2 = 167 Hz, on trouve : C = 6,68 ∝F.
D'autre part, la fréquence d'excitation est égale à la fréquence propre de
e l'oscillateur :
1 1
N2 = , d'où L = . A.N : L = 137 mH
2 LC 4 2
N 2
2
C
149
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
Exercices à résoudre
Tests rapides des acquis
150
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
Exercices d’application
3 Les émetteurs produisent des oscilla-
tions électriques forcées dans les circuits
2°) Donner L’expression de l’intensité efficace I
en fontion de Z.
d’accord des récepteurs radio. La recherche 3°) Le circuit est équivalent à un résistor de
des stations émettrices sur ces derniers est un résistance (R + r).
exemple de résonance d’intensité. a) Montrer que la valeur de N est égale à la fré-
On désire capter une émission à la fréquence quence propre No du circuit. La calculer.
N = 16233 Hz. Quelle valeur doit-on donner à la b) Quelles sont alors les valeurs de l’impédan-
capacité C du condensateur du circuit d’accord ce Zo et de l’intensité Io obtenues pour N = No.
RLC série sachant que la bobine a une induc-
tance L = 10-4 H ?.
6 On considère un circuit comportant, en
série, un résistor de résistance R, une
151
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
152
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
153
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
1°) Pour une fréquence No, la valeur de la ten- b) En exploitant ce nouveau diagramme, calcu-
sion efficace aux bornes du résistor est ler l’impédance Zo du circuit, la valeur efficace
UR = 9,6 V et la tension instantanée aux bornes Io de l’intensité du courant débité par le G.B.F et
du condensateur est : la puissance Po consommée par le circuit.
uc (t ) = Uc 2 sin(318 t
2
) où Uc = 36 V. 15 On dispose des appareils et des com-
posants suivants :
a) Montrer que le circuit est en résonance d’in- - un générateur de tension sinusoïdale de
tensité. valeur efficace réglable de 0 à 10 V, de fréquen-
b) Déterminer: ce réglable de 5 à 5 kHz,
- la valeur de l’intensité efficace Io du courant - un ampèremètre,
électrique circulant dans le circuit, - deux voltmètres,
- les valeurs de C, L et r, - une bobine d’inductance L et de résistance r,
- la valeur du coefficient de surtension Q du cir- - un condensateur de capacité C,
cuit. - une boîte de résistance réglable de 0 à 1,1 kΩ,
c) Montrer que u et uc vérifient à chaque instant - un oscilloscope bicourbe.
la relation : uc2 = - Q2u2 + 2Uc2 . 1°) Schématiser avec les éléments adéquats de
d) Etablir l’expression de l’énergie électrique la liste ci-dessus le montage permettant d’étu-
totale en fonction de u et uc et montrer qu’elle dier la variation de l’intensité du courant dans
se conserve. un circuit RLC série soumis à une tension sinu-
soïdale de fréquence variable (l’oscilloscope
14 Un générateur basse fréquence
(G.B.F) délivrant une tension sinusoï-
sera utilisé au 3°).
2°) la mesure de l’intensité efficace dans le cir-
dale de valeur efficace U = 10 V, est utilisé pour cuit en fonction de la fréquence permet de dres-
alimenter un résistor de résistance R = 100Ω, ser le tableau suivant. La tension efficace U
un condensateur de capacité C = 0,5 μF et une d’entrée est maintenue constante, égale à 5V
bobine de résistance r = 100 Ω et d’inductance pour tout l’exercice.
L = 50 mH, ces trois dipôles étant montés en
série. N(Hz) 100 200 300 400 500 600 700
1°) Pour la fréquence N = N1 = 318 Hz du I(mA) 1,6 3,4 5,7 8,9 15,1 27,6 47,0
G.B.F., calculer : N(Hz) 800 900 1000 1100 1200 1300 1400
a) l’impédance Z1 du circuit RLC série,
I(mA) 31,5 20,5 14,6 11,7 9,8 8,5 7,6
b) la valeur efficace I1 de l’intensité du courant
débité par le G.B.F, a) Tracer la courbe I = f(N).
c) la puissance P1 consommée par le circuit, Echelles :
d) la phase ϕ1 de la tension u(t) délivrée par le - Sur l’axe des abscisses, 1cm représente
générateur par rapport à l’intensité du courant 100 Hz.
qu’il débite. Préciser parmi ces deux grandeurs - Sur l’axe des ordonnées, 1cm représente
(tension ou intensité du courant) celle qui est en 2,5 mA.
avance de phase sur l’autre. b) Que représente la fréquence No correspon-
En déduire le caractère (résistif, capacitif ou dant au maximum d’intensité ?
inductif) du circuit. Donner sa valeur.
2°) Pour la fréquence N1, tracer à l’échelle le c) Quelle est la résistance totale du circuit ?
diagramme de Fresnel du circuit. 3°) a) Représenter sur le schéma de la premiè-
3°) On fixe la fréquence N à une valeur No re question le branchement de l’oscilloscope
égale à la fréquence propre du circuit RLC pour visualiser la tension u(t) délivrée par le
série. générateur sur la voie A et les variations d’in-
a) Que devient le diagramme de Fresnel tracé tensité du courant sur la voie B.
précédemment ? b) Lorsque N = No, on observe l’oscillogramme
154
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
de la figure ci-dessous. Les réglages de l’os- STEG fournit se décompose en une puissance
cilloscope sont : active et une puissance réactive.
- déviation verticale voie A : 2 V/div. La puissance active assure le fonctionnement
- déviation verticale voie B : 1 V/div. des équipements produisant de la chaleur
- balayage horizontal : 0,2 ms/div. (appareils d'éclairage, radiateurs, etc.), alors
que la puissance réactive résulte de la création
de champs magnétiques utiles au fonctionne-
ment de divers équipements (moteurs, com-
presseurs, etc.).
L'une des façons de mieux gérer les coûts d'é-
nergie, c'est de minimiser la puissance maxima-
le appelée en fonction des besoins simultanés
des usagers en énergie électrique. En fait, la
puissance maximale appelée joue un rôle déter-
minant dans l'établissement de la puissance qui
leur est facturée pour une période donnée.
L'une des solutions proposées aux industriels
Quelle est, parmi les courbes (1) et (2), celle qui est de monter des condensateurs dans l’instal-
correspond à celle enregistrée sur la voie A ? lation électrique de leur usine afin de réduire l'é-
En déduire la valeur de la résistance R réglable cart entre la puissance moyenne et la puissan-
puis celle de la résistance r de la bobine. ce apparente et d'améliorer ainsi leur facteur de
c) La tension efficace Uc mesurée aux bornes puissance.
du condensateur est alors maximale et vaut Questions
21,5 V. Déterminer la valeur de C. 1°) Qu’est-ce qu’un mauvais facteur de puis-
d) Calculer la valeur de l’inductance L. sance et qu’est-ce qui le fait augmenter les per-
tes en ligne ?
16 Étude de texte 2°) Dégager du texte les avantages du facteur
de puissance élevé.
Le facteur de puissance 3°) Démontrer l’amélioration du facteur de puis-
Le facteur de puissance est un paramètre qui sance d’une installation électrique industrielle-
rend compte de l'efficacité qu'a une installation par l’insertion de condensateurs.
électrique pour consommer de la puissance
lorsqu'elle est en marche.
Un mauvais facteur de puissance va augmen-
ter les pertes en ligne, gaspiller la capacité et
réduire l'efficacité de l’infrastructure électrique
de l’utilisateur.
La structure tarifaire des fournisseurs d'électri-
cité comme la STEG est établie de façon à inci-
ter les usagers à maintenir constamment un
facteur de puissance très élevé. Cela évite les
variations de tension et les pertes d'énergie sur
le réseau et, par conséquent, le surdimension-
nement des installations. Si chacun améliore le
facteur de puissance de sa propre installation
électrique, il réduit les frais de puissance tout
en prolongeant la durée de vie de ses équipe-
ments.
La puissance apparente que le réseau de la
155
Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
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Evolution de systèmes Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
En savoir plus
GÉNÉRATEUR DE COURANT HAUTE FRÉQUENCE
Etant inventé et construit vers 1895, l’appareil de la figure ci-
contre permet, à partir d'une source de courant de haute ten-
sion fournie par une bobine spéciale connue sous le nom de
bobine de Ruhmkorff (partie cylindrique située à la partie droi-
te de la figure), de la transformer en courant de haute fréquen-
ce. Le principe est fondé sur la propriété de la décharge
oscillante des condensateurs qui se compose d‘une série de
décharges, alternativement dans un sens, puis en sens
contraire, avec des intensités qui décroissent rapidement.
L’intervalle de temps qui sépare deux décharges successives
est d’ailleurs extrêmement court. Une décharge oscillante
constitue donc un courant qui change de sens un grand nombre de fois par seconde. Ce phé-
nomène est d’autant plus net qu’il se produit lorsque la décharge traverse des conducteurs
métalliques, gros et courts. Il est dû à l’auto-induction du circuit de décharge. La période est
d’autant plus grande que le circuit est plus enroulé sur lui-même, c’est-à-dire qu’il a une auto-
induction plus considérable. Elle croît également avec la capacité du condensateur. Les cou-
rants de haute fréquence ont la propriété d'illuminer les tubes à vide (Crookes, Geissler) à
distance, sans aucune liaison par fil. Les premières applications pratiques des courants, en
haute tension, ont été réalisées dans le domaine médical. Nikola Tesla, physicien autrichien
né en Dalmatie en 1857, s’aperçoit que les courants ainsi produits sont sans danger pour le
corps humain qui peut aisément recevoir des effluves électriques même sous une intensité
de deux ou trois ampères, en ne ressentant seulement qu’une sensation de chaleur. Les fré-
quences élevées sont sans action directe sur les fibres nerveuses et musculaires.
Le docteur et professeur Arsène d'Arsonval généralise l'emploi de ces courants dans le
monde médical dès 1893. Il crée ainsi le service d’électrothérapie à la Salpêtrière et appelle
cette nouvelle thérapeutique la d’arsonvalisation. Ces courants ont la propriété de produire
une dilatation vasculaire générale abaissant la tension artérielle.
Les premiers appareils étaient munis du résonateur du docteur Oudin (c’est le cas de
l’appareil présenté ci-dessus) : il s’agit d’un autotransformateur constitué par un solénoïde
placé verticalement, dont l’extrémité se termine par une boule conductrice. La partie inférieu-
re seule sert de circuit de décharge des armatures externes de deux condensateurs, reliés
sur une longueur correspondant à quelques spires par l’intermédiaire d’un contact mobile
ajustable. Selon son emplacement, il se produit par résonance électrique, un courant de
haute fréquence dont les effets sont considérablement amplifiés.
[Link]
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Evolution de systèmes électriques Généralités sur les filtres
Objectifs
Reconnaître le schéma d’un filtre.
Distinguer entre l’entrée et la sortie d’un filtre.
Représenter, en convention récepteur, les grandeurs élec-
triques sur le schéma d’un filtre.
Calculer la transmittance (ou fonction de transfert) d’un filtre.
Calculer le gain d’un filtre en décibels.
Reconnaître la courbe de réponse d’un filtre (T = f(N) ou
G = h(N)).
Tracer la courbe de réponse d’un filtre.
Déterminer la (ou les) fréquence(s) de coupure d’un filtre.
Déterminer graphiquement la bande passante d’un filtre
à - 3dB.
Prérequis
SAVOIR SAVOIR FAIRE
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