Plan de re daction
Énoncé :
Dans le poème « Je n’ai plus que les os… » de Pierre de Ronsard (1586), la mort est sans
pardon.
Idées secondaires Preuves
Idée principale 1 : 1) « Que le trait de la mort sans
La fatalité de la mort se pardon a frappé » -
présente comme une personnification (la mort,
traîtrise. comme la foudre sortie de
nulle part, surprend l’individu
sans crier gare)
La mort a un caractère
d’inéluctabilité. « Apollon et son fils, deux
grands maîtres ensemble, ne
sauraient me guérir, leur
métier m’a trompé. » -
références à des divinités
reconnues pour leurs
pouvoirs guérisseurs, mais
échec des plus grands
maîtres / métonymie :
accentue le double échec (ni
les pouvoirs des dieux, ni la
science ne peuvent le sauver)
2) « Adieu, chers compagnons,
L’inexorabilité de la mort adieu mes chers amis, je
guette l’ensemble de m’en vais le premier vous
l’humanité (incluant ceux qui préparer la place. » – Adieu =
restent, les bien-portants). au revoir irréversible /
parallélisme – gradation :
tout l’entourage /
changement de pronoms : je
= expérience individuelle et
vous = sort collectif / futur
proche : mort imminente /
euphémisme : laisse planer
un doute, atténue la réalité
de la mort + « place » = mot
neutre, lieu inconnu de tous
Idée principale 2 : 1) « Décharné, dénervé,
La dépossession s’effectue au démusclé, dépoulpé » -
niveau physique. gradation : couche après
couche, jusqu’à la perte
totale de la vie / préfixe dé :
La mort mène à la mots formés à la base pour
dépossession de l’homme. exprimer la privation (plus
de…)
« Je n’ai plus que les os, un
squelette je semble » -
pléonasme : insistance sur
l’aspect squelettique du
corps / négation restrictive :
effet de dénuement, de
dépouillement (ou
métaphore, voire même
comparaison)
2)
La dépossession concerne « Adieu, plaisant soleil, mon
aussi la vie terrestre et ses œil est étoupé » - Adieu = au
attraits. revoir irréversible /
métaphore de l’œil étoupé :
perte des bienfaits des
éléments naturels, perte des
sens (chaleur, vue) / étoupe =
partie la plus grossière de la
filasse, connotation de
pauvreté, de dépossession
matérielle
« Mon corps s’en va
descendre où tout se
désassemble » - périphrase :
le cimetière / désassemble =
caractère final
(désintégration, plus de
possibilité de reconstitution)
Entre ces deux preuves, il y a
un mouvement qui s’installe
dans la perte : de la chaleur
du soleil à la froideur de la
terre.