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Transformations économiques capitalistes

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Chapitre III : transformation économique dans les pays industrialisés capitalistes

CHAPITRE III : LES TRANSFORMATIONS


ECONOMIQUES DANS LES PAYS
INDUSTRIALISES CAPITALISTES
Introduction
Le système capitaliste, de loin dominant dans le monde aujourd’hui, assure sa
pérennité car il est à la base de la démocratie économique et du libre choix des agents,
tout en assurant un droit de propriété fort et bien protégé : cette reconnaissance du
droit de propriété des biens de consommation et des biens de production a permis le
développement du capitalisme.
Toutefois, il existe une très grande diversité de structures parmi les économies de type
capitaliste.
I- Expansion du capitalisme
1- Définition du capitalisme
Le capitalisme est un régime économique, politique et social dans lequel les
entrepreneurs possédants les moyens de production peuvent échanger librement à
travers le marché en réalisant un profit.
2- Premières manifestations du capitalisme
A l’époque romaine, de grands marchands avançaient des sommes importantes pour
acheter des denrées alimentaires, des armes ou des vêtements qu’ils revendaient
ensuite aux responsables de l’approvisionnement des villes à de l’armée. A l’époque
féodale, et surtout au XIIIème siècle durant lequel les échanges marchands furent
particulièrement intense, de grandes maisons constituèrent des réseaux commerciaux
de nature capitaliste : elles achetaient des marchandises, les revendaient, engageaient
des employés rémunérés et prêtaient de l’argent aux seigneurs et aux souverains.

Durant les années 1770-1780, un nouveau capitalisme commença se constituer. Les


détenteurs de capitaux ne se contentèrent plus d’acheter et de revendre des
marchandises, des matières premières et de les transformer par des artisans urbains ou
des paysans travaillant à domicile (Domestic system). Ils commencèrent à utiliser des
métiers mécaniques et une main d’œuvre salariée à temps plein dans des ateliers
permettant de produire plus à moindre coût.
L’évolution historique qui conduit à cette situation, notamment en Angleterre, peut
être retracée comme suit :

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d’Economie au Lycée Public de Niono (2017-2018) 1
Chapitre III : transformation économique dans les pays industrialisés capitalistes

Marchands Les marchands achètent des marchandises aux Artisans


artisans pour les revendre (système
précapitaliste).
Marchands Les marchands fournissent les matières Travailleurs à
contrôlant la premières aux travailleurs à domicile et leur domicile, façonniers
production versent une rémunération forfaitaire en
échange de leur production.
Marchands Les propriétaires de manufactures Travailleurs de
manufacturiers rassemblent dans un même lieu des manufactures
travailleurs qu’ils rémunèrent pour leur
travail.
Capitalistes L’outil cède la place à la machine, trop Salariés
coûteuse pour le travailleur. Il y a séparation
entre le capitaliste propriétaire des moyens de
production et les salariés propriétaires de leur
seule force de travail.

Au fur et à mesure du développement du capitalisme, il se produit une extension du


salariat : On est passé du « Domestic system » au « Factory system ». Et durant le
XIXème siècle, le capitalisme fut marqué par plusieurs traits majeurs : une grande
instabilité de l’activité, une flexibilité des salaires et des profits, une forte concurrence
entre les entreprises, une tendance à la baisse des prix sur longue période, la dureté des
conditions de vie de la classe ouvrière….

Pour Karl MARX, le rapport qui s’établit entre capitalistes et salariés est un rapport à
la fois de domination et d’exploitation.
Alors que pour les libéraux, au contraire, il est nécessaire de combiner les facteurs de
production « capital » et « travail » au sein de l’entreprise, donc la relation entre
capitaliste et salarié est une collaboration.
3- Les phases de concentration des entreprises :

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Chapitre III : transformation économique dans les pays industrialisés capitalistes

Le capitalisme concurrentiel se transforme dès la fin du XIX siècle en raison de la


concentration de l’appareil productif, particulièrement visible aux USA en Allemagne
et au Japon.
Les grandes firmes se constituèrent alors dans les secteurs les plus avancés. Cette
concentration fut effectuée en trois phases :
 Une première phase involontaire, qui oblige les entreprises à s’associer pour
faire face à la crise à cause de leur petite taille et de l’évolution rapide des
techniques ;
 Une seconde phase volontaire, après de nombreuses crises, les entreprises qui
ont survécu ont choisi volontairement les grandes tailles qui sont moins
vulnérables face aux crises et qui représentaient moins de risque de faillite ;
 Une troisième phase d’internationalisation croissante des économies et la
multinationalisation des entreprises, cette phase se caractérise par l’apparition
des grandes firmes multinationales dont les propriétaires sont des opérateurs
économiques du monde entier qui produisent à l’échelle planétaire.
4- Le déclin des secteurs d’activité et la tertiarisation
Les caractéristiques essentielles des économies capitalistes contemporaines
résultent de mutations dans les domaines : de la technologie, de l’organisation du
travail, de la structure de la production et de la consommation, mais aussi dans la
dimension des entreprises, la structure de la propriété, l’origine du pouvoir et de
l’importance relative de chaque secteur.
Le déclin des secteurs n’est pas synonyme de la diminution de la production des
secteurs, mais la diminution de son importance relative (part dans la production
totale).
Dans les pays développés, tous les secteurs ont connu une évolution de leur part dans
la production totale ;
Le secteur primaire (agricole) voit son poids diminuer dans la production totale et
ne représente plus 3 à 4% du PIB selon les pays ;
En même temps l’industrie (le secteur secondaire) représente de plus en plus une
part importante de la production totale.
Durant les années 70, elle représentait jusqu’à 35% du PIB et employait de moins en
moins de mains d’œuvres, de 16% à 10,5% en 1990 en France, de 23% à 17% en
Allemagne et en Italie sur la même période.
Ce phénomène est appelé la désindustrialisation, à l’origine de ce phénomène, on
trouve les gains de productivité obtenus grâce à l’automatisation des techniques de
production…
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La tertiarisation de l’économie, autrement dit l’augmentation de la part des


services dans l’activité économique des PIC. Il est le résultat du déclin des deux
secteurs précédents et s’explique d’une part par la modernisation de l’agriculture
qui a augmenté la productivité de celle-ci et libérant ainsi de la main d’œuvre
agricole et augmentant le revenu agricole. Cette augmentation du revenu agricole
va entrainer la diversification et l’augmentation de la demande (loi d’Engel) dont
l’industrie tire profit.
Ce même phénomène s’est produit lorsque les gains de productivité sont apparus dans
l’industrie.
5- Les trente (30) glorieuses :
Période de forte croissance et régulière des grands pays industriels de 1945 à 1974.
De la fin de la seconde guerre mondiale au premier choc pétrolier, la majeure partie
des pays industriels ont connu une croissance sans précédent de leur PIB, environ 5%
en moyenne annuelle. Certains pays atteignent même des taux encore supérieur 9,7%
pour le Japon de 1950 à 1973, 6% pour l’Allemagne fédérale. Une telle croissance
aussi forte et aussi étendue sur une longue période représente un quadruplement de la
richesse de ces pays. De plus, cette croissance fut accompagnée d’un taux de chômage
faible inférieur en général à 3% de la population active mais de courte durée. Confiant
dans l’avenir, les chefs d’entreprises n’hésitaient pas à s’endetter pour investir tandis
que de l’autre côté les salariés faisaient de même pour acheter un logement,
s’attendant à une augmentation de leur revenu futur et à un allègement de leur dette
réelle en raison d’une inflation quasi permanente (mais reste modérée et inférieur à la
hausse des rémunérations).
Cette période faste conduit l’économiste français Jean FORASTIE à la qualifiée des
« trente glorieuses ».
Durant les trente glorieuses, les conditions matérielles d’existences de la population
furent nettement améliorées et marquent une période de développement économique
et social pour les PIC.
6- Les investissements et les progrès techniques :
a- Définitions
 L’investissement : L’investissement correspond à l’acquisition de biens durables
(biens d’équipement) qui servent à produire d’autres biens.
Ce sont des biens de production qui viennent renouveler ou accroitre le stock des
capitaux fixes.

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 Les progrès techniques : est l’ensemble des innovations qui entrainent une
transformation des moyens et méthodes de production, de l’organisation du travail,
des produits et des marchés, des structures de l’économie.
b- Les différents types d’investissement
L’investissement peut avoir plusieurs motifs : acquérir un bien
nouveau (investissement brut), compenser l’usure ou l’obsolescence du capital
existant ou en remplacement du capital existant :
On distingue les investissements :
- De remplacement : renouvellement de biens d’équipement hors d’usage,
périmés ou obsolètes ;
- De capacité : pour augmenter les capacités de production ;
- De productivité : rendre le travail plus efficace.
c- Les déterminants de l’investissement
Quatre éléments essentiels déterminent l’investissement :
 La demande anticipée : si la demande attendue est supérieure à la
demande actuelle, il y aura investissement à condition qu’il n’existe pas de
capacités de production inemployées.
La demande anticipée explique le lien non systématique entre taux
d’intérêt et investissement : en fait, une variation de la demande entraîne une
variation plus forte de l’investissement, en fait, l’entreprise fait un pari sur l’avenir.
 La rentabilité escomptée et le rôle du profit : C’est le critère essentiel, le
profit attendu permet de déterminer la rentabilité de l’investissement, si la part des
profits dans la valeur ajouté diminue, le niveau d’investissement diminuera par
contre si la part des salaires dans la valeur ajoutée diminue ce qui permettra de
rétablir la place du profit afin de stimuler l’investissement d’où la célèbre citation du
chancelier allemand Helmut SCHMIDT : « les profits d’aujourd’hui font les
investissements de demain et les emplois d’après demain ».
Mais, l’autre risque est un problème de débouchés (baisse du pouvoir d’achat), ce qui
déprime la demande effective et donc finalement n’incite pas les entreprises à
investir.
 Le taux d’intérêts : Plus le taux d’intérêt augmente, plus le coût de financement
pèse sur la rentabilité et donc moins les entreprises investissent. En conséquence, les
taux d’intérêt, surtout les taux d’intérêt directeurs (taux de base de financement
décidés par les Banques centrales) influencent fortement la dynamique
d’investissement et de croissance d’une économie car un projet d’investissement met
toujours en rapport la rentabilité espérée avec le taux d’intérêt
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7- Les crises économiques


a- Définition : est un retournement brutal de la conjoncture économique qui se
traduit par un déséquilibre économique entre une offre de biens et de services
dépassant la demande suivie par une contraction de l’activité économique.
On en distingue :
* Les crises Anciennes : ce sont des crises frumentaires de sous- production. La
sécheresse diminue les récoltes, ce qui entraîne disette/famine et augmente les prix
agricoles. La baisse des revenus agricoles se diffuse dans l’ensemble de l’économie
(secteur agricole dominant dans la structure productive du pays), ce qui a pour
conséquence une grave crise dans l’ensemble de l’économie. On trouve ce type de
crise aujourd’hui dans les Pays Moins Avancés (PMA) et les Pays En Développement
(PED).
* Les crises modernes : pas de sous-production mais une insuffisance de
débouchés rentables. L’offre, supérieure à la demande, entraîne une diminution des
capacités de production (crise de surinvestissement) et augmente le chômage. Il n’y
a pas de diminution de la production (PIB) mais une croissance fortement ralentie.
Alors les crises constituent une étape de l’histoire économique car, elles conduisent
à une remise en doute des mécanismes existants et peuvent déboucher dans certains
cas sur un changement de la société.
8- Les cycles économiques :
C’est une alternative d’une phase d’expansion et d’une phase de dépression de
l’activité économique.
On en distingue :
 Le cycle court ou cycle Kitchin : le cycle très court est étudié par Joseph
Kitchin dont la périodicité est de trois ans et demi ; son origine est dans le stockage et
le déstockage des biens au niveau des entreprises.
 Le cycle moyen ou cycle Juglar : cette analyse est l’œuvre de Clément Juglar,
ce cycle a une durée moyenne de huit ans et décompose l’activité économique en
quatre phase :
- Une phase d’expansion : caractérisée par la hausse de tous les indicateurs
économiques : hausse de la production, des prix et des revenus, développement
excessif des crédits ;
- La crise : retournement conjoncturel : baisse des prix, du volume des crédits
(anticipations pessimistes), baisse de la production ; elle est généralement
déclenchée par une faillite qui provoque la panique ;

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- Une phase dépression : baisse continue des prix, de la production et des


revenus. On parle de dépression en cas de forte baisse de l’activité économique :
durant cette phase, tous les indicateurs économiques baissent excepté le chômage qui
augmente ;
- La reprise de l’activité : arrêt de la baisse des prix, de la production et des
revenus, point de départ de l’expansion la situation est redressée par les
différentes mesures de restructurations prise par les entreprises permettant de
reprendre les activités économiques sur des nouvelles bases solides.
 Cycle long ou cycle Kondratiev : il part de l’observation de cycles
longs par N. KONDRATIEV, d’une durée moyenne de 50 ans. Deux
grandes phases : l’expansion et la récession, chacune d’environ 25 ans :
- La phase A ou l’expansion : correspond aux trente (30) glorieuses.
- La phase B ou de dépression : Par constat, cette phase correspond au dernier
quart du vingtième siècle.
9- Les politiques de lutte contre la crise :
a- Définition de la politique économique
C’est l’ensemble des interventions des pouvoirs publics en vue de corriger des
« déséquilibres » économiques jugés dommageables.
Ces corrections sont centrées sur certains objectifs : la croissance, l’emploi, la
stabilité des prix et l’équilibre externe.
On peut distinguer principalement deux politiques économiques :
b- Les politiques conjoncturelles
Réguler l’activité économique à court terme, moyens simples : politique
budgétaire/monétaire, recherche d’effets rapides.
On peut identifier outils suivants :
- La politique budgétaire : dépenses publiques (infrastructures, BTP…) ou
recettes publiques (politique fiscale pour modifier la répartition du revenu national,
orienter les dépenses, politique d’emprunt…)
- La politique salariale et de revenu : réduire les inégalités, garantir un revenu
minimum, faire partager à tous le progrès économique et les gains de productivité,
améliorer la compétitivité-coût des entreprises, assurer l’optimum inflation/chômage.
- La politique monétaire : assurer le financement de l’économie pour la
croissance et l’emploi tout en préservant la valeur de la monnaie (limiter l’inflation
et stabiliser les taux de change). Il s’agit d’assurer l’équilibre monétaire.
c- Les politiques structurelles : piloter la progression économique dans un cadre
long, instruments lourds et différés : politique industrielle, politique de revenus…
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II- Le marché du travail


1- Définition
Le marché du travail est le lieu où se rencontrent l’offre et la demande d’emploi.
L’offre du travail (demande d’emploi) provient des ménages, et la demande du travail
(l’offre d’emploi) provient des entreprises.
2- Les déterminants du marché du travail
a- L’offre du travail
Est déterminée par le comportement de l’individu confronté à un niveau de salaire
proposé et non uniquement par la composition de la population active. Ainsi, dans
cette approche, l’offre de travail est une fonction croissante du revenu.
b- La demande du travail
Est déterminée par le comportement des entreprises qui cherchent à maximiser leur
profit. Le salaire est un coût et elles embauchent tant que le coût marginal reste
inférieur ou au plus égal à la recette marginale. Ainsi, plus le prix du facteur travail est
faible, plus les entreprises ont des perspectives de réalisation de profit élevés et par là
sont incitées à embaucher. La fonction de demande de travail est décroissante par
rapport au salaire versé.
3- Les analyses traditionnelles du marché du travail
Analysé par les principaux courants de la pensée économique, le chômage fait
actuellement l’objet de nombreux débats théoriques qui s’efforcent de mieux cerner
l’étude de ce problème à partir d’une meilleure connaissance du marché du travail.
a- La vision libérale :
Selon les auteurs libéraux, le chômage résulte d’un coût élevé du facteur travail, qui
dissuade les entreprises d’augmenter les capacités physiques de production, voire
même incite à les réduire en raison de l’insuffisante rentabilité des équipements. La
montée du chômage libéral s’accompagne de ruptures dans l’évolution des
investissements : après calcul économique, les entreprises sont conduites à renoncer à
l’exploitation de certains équipements et à l’extension des capacités de production
existantes.
Selon les libéraux, l’équilibre sur marché doit se réaliser automatiquement, Si
l’ajustement ne s’opère pas, c’est qu’il y a des rigidités qui bloquent le
fonctionnement du marché. Ces rigidités sont, selon eux, liées à l’interventionnisme
de l’Etat en matière de fixation des salaires (SMIG) et de la réglementation du travail :
Le coût du travail serait donc un obstacle au plein emploi.
b- La vision keynésienne :
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Dans l’analyse keynésienne, une économie peut être durablement en situation de


sous-emploi si la demande globale est durablement inférieure à l’offre globale.
Dans ce cas, les entreprises sont désireuses de produire plus, mais ne le font pas à
cause de l’insuffisance de la demande et contribue ainsi à créer du chômage.
Pour les keynésiens, le chômage provient donc d’une insuffisance de la demande
par rapport aux capacités de production : les entreprises n’ont pas intérêt à
produire plus que la demande car elles ne sont pas assurées d’écouler la production
correspondante. L’anticipation d’une faible demande favorise le chômage. Donc
une politique de relance agit sur l’emploi : l’augmentation des salaires, mais aussi
des dépenses publiques, permet alors de réduire le chômage.
4- Les nouvelles analyses du marché du travail :
Au-delà des débats théoriques relatives aux causes du chômage, qui opposent libéraux
et keynésiens, on a :
a- La théorie de la répartition
Les répartitionnistes considèrent que le niveau des salaires résulte d’un rapport de
force entre patronat (capitaliste) et salariat (travailleurs) qui veulent chacun
s’approprier une part importante de la valeur créée (valeur ajoutée). Une meilleure et
saine répartition de cette valeur ajoutée entre profit des capitalistes et salaires des
employés est susceptible d’assurer le plein emploi.
a- L’école de régularisation
Cette école prône que l’équilibre du marché du travail résulte du rapport entre
salariés et patrons en marge de l’intervention de l’Etat, les salaires fluctuent librement.
Jusqu’en 1929, l’Etat intervenait peu, mais durant les trente glorieuses, il est intervenu
pour réglementer et soutenir la demande (SMIG) d’où la limitation à la régularisation
concurrentielle.
5- Les effets de la crise sur le marché du travail :
 La montée du chômage :
La crise a eu un impact considérable sur le marché du travail, on a constaté une
montée du taux de chômage dans tous les PIC. Le taux du chômage a dépassé 10%
dans certains pays entre 1983-1984, touchant certaines catégories plus que d’autres :
Les femmes, parce qu’elles sont moins organisées dans les syndicats, se contentent
d’un salaire d’appoint, et sont aussi absentéistes ; les jeunes, qui manquent
d’expérience ; les moins diplômés et non diplômés, qui manquent de polyvalence.
 La segmentation du marché :

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C’est la répartition de ce marché en plusieurs compartiments homogènes soumis à des


régularisations distinctes.
On distingue deux segments :
- Le marché primaire caractérisé par des salaires élevés, une garantie de
l’emploi, des avantages sociaux et un taux de syndicalisation important.
- Le marché secondaire présente des caractéristiques inverses. Celui-ci regroupe
l’ensemble des situations précaires d’activité : contrats à durée déterminée, contrats à
temps partiel, contrats d’insertion ou de réinsertion rémunérés en deçà du SMIG,
dont les titulaires alternent périodes d’activité et période de chômage.
 La précarisation de l’emploi :
Durant les trente glorieuses, se développe un modèle d’emploi qui était caractérisé
par : un seul emploi, un seul employeur, un seul lieu de travail, un contrat à durée
indéterminée, un travail à plein temps, une progression dans la carrière, le bénéfice à
la sécurité sociale, l’adhésion à un syndicat, le salaire élevé… ce sont des emplois
typiques.
Au lendemain de la crise, une multitude d’emplois s’éloignant du contrat traditionnel
du travail fait son apparition : emploi à temps partiel, contrat à durée déterminée,
intérim, stage professionnel… ce sont des emplois atypiques.
 La flexibilité du travail : est la capacité des entreprises à adapter le facteur
travail, en volume, en valeur et coût en fonction des évolutions de la demande.
On distingue principalement :
- La flexibilité quantitative : (ajuster le volume de l’effectif) : elle est liée au type de
contrat (CDD, contrat de travail temporaire…)
- La flexibilité qualitative : développer la polyvalence et la qualification de la main
d’œuvre avec la formation professionnelle
- La flexibilité salariale : elle est basée sur la variation des salaires par recours aux
heures supplémentaires.
6- Organisation du travail :
La production économique dépend de la combinaison de deux facteurs : le capital et
le travail. Pour augmenter la croissance, il convient en particulier d’organiser du
mieux possible la relation du travail avec le capital.
La division du travail qualifie une organisation du travail consistant à décomposer en
multiples tâches la fabrication d’un bien.
Elle s’oppose à la conception traditionnelle où la réalisation du produit est
entièrement assurée de façon autonome par un seul ouvrier.

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Le taylorisme et le fordisme :
 Le taylorisme : Fréderic WINSLOW Taylor (1856-1915) définit la méthode
de l’« Organisation scientifique du travail » qui se repose sur cinq critères :
 Une séparation du travail entre les fonctions de conception et d’exécution ;
 Une démarche rationnelle et scientifique pour organiser la production dans
l’entreprise ;
 Une parcellisation minutée des tâches et la façon de les réaliser ;
 Un salaire en fonction du rendement de l’ouvrier ;
 Un refus de la grève et d’une action syndicale dans l’entreprise mais le souhait de
ne pas exploiter l’ouvrier et de lui assurer une juste rémunération.
 Le fordisme : créé par Henry Ford (1863-1947), se caractérise, outre par le
travail à la chaîne, par un système de production :
 Réalisant un produit unique, standardisé, comme la célèbre voiture Ford T ;
 Une volonté d’abaisser le prix de vente du produit tout en augmentant le salaire
des ouvriers en les associant au partage des gains de productivité de l’entreprise.
Le fordisme est à l’origine du développement de la société de consommation de
masse. Il explique ainsi sa volonté de doubler le salaire des ouvriers : « si nous
répandons beaucoup d’argent, cet argent est dépensé. Il enrichit les
négociants et les détaillants, les fabricants et les travailleurs de tous ordres et
cette prospérité se traduit par un accroissement de la demande pour nos
automobiles. »./.

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