0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
72 vues62 pages

Impact des PME sur le développement à Kolwezi

Ce document présente une étude sur le rôle des petites et moyennes entreprises (PME) dans le développement socio-économique de Kolwezi, en République Démocratique du Congo. Il souligne l'importance des PME pour la création d'emplois et la stimulation de l'économie locale, tout en mettant en évidence les défis auxquels elles font face, tels que l'accès au financement et les infrastructures inadéquates. L'étude vise également à proposer des solutions pour améliorer leur impact sur la communauté.

Transféré par

matambabenoit2709
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
72 vues62 pages

Impact des PME sur le développement à Kolwezi

Ce document présente une étude sur le rôle des petites et moyennes entreprises (PME) dans le développement socio-économique de Kolwezi, en République Démocratique du Congo. Il souligne l'importance des PME pour la création d'emplois et la stimulation de l'économie locale, tout en mettant en évidence les défis auxquels elles font face, tels que l'accès au financement et les infrastructures inadéquates. L'étude vise également à proposer des solutions pour améliorer leur impact sur la communauté.

Transféré par

matambabenoit2709
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

I

EPIGRAPHE
Vaut mieux l’entrepreneur qui apprécie les rôles que dois jouer son entreprise en ce
sens qu’en lui étant fructueuse cette dernière sera en revanche profitable à la communauté.
II

DEDICACES
Ce mémoires et dédiées à :

Mon directeur de recherche pour son accompagnement et ses conseils avisés

À mes professeurs et encadreurs qui ont su m’orienter avec bienveillance

À mes collègues pour leur présence, leur entraide et les moments de partage qui ont
rendu ce parcours plus agréable

Aux générations futures


III

REMERCIEMENT
Cette étape manifeste notre reconnaissance au père céleste, Dieu tout-puissant pour la
vie qu’il ne cesse de nous donner, sa grâce et son amour infini a voulu que nous soyons ce que
nous sommes aujourd’hui, nous les remercions infiniment.

Nous voudrions remercier chaleureusement notre directeur de ce travail, l’assistant


MALUTSHI BANZA qui, malgré ses multiples occupations a bien voulu diriger ce travail,
qu’il reçoit nos hommages.

Nous remercions l’administration et les corps enseignants de la faculté des sciences


sociale politique et administratif plus particulièrement de département des sciences politique
et administrative pour la formation reçue.

Nos remerciements s’adressent également à vous mais très chers parents MUYUMBA
RAMAZANI Louis et KAPINGA MILANGIE Solange pour leur affection, attachement et
sacrifice consentis tout au long de notre parcours universitaire.

Nous pensons aussi à tous nos frères et sœurs dont : PACO, MAGALIE, DARSIA,
ARISTOTE, HERVÉ, GYSLAIN, GAËLLE, PPRUNELLE, SMILE et ARSÈNE mais aussi à
nos amis et connaissances dont : GEMIMA MUMBA, CHRISTELLE MUYAMBO, ,
BERNICE NTUMBA et KATHIA MUIJNGA, MUSAFIRI JONAS qui ont eu leur privilège
de lire le manuscrit ensuite des discuter avec nous tant sur les opportunités que sur les idées
essentielles de notre étude.
1

INTRODUCTION GENERALE

1. PRESENTATION DU SUJET

Dans les contextes on mondial marqué par les mutations économiques profondes les
petite et moyenne entreprise PME s'affirment comme des acteurs clés du développement
socio-économique par leur capacité à générer des emplois à stimuler l'innovation et dynamises
les économies locales elle constitue un levier essentiel pour la croissance inclusive en
particulier dans les pays en développement.

En RDC le PME et représentent une part significative du tissu économique selon


certaines études elles contribuent à hauteur de 45% ou produit intérieur brut (PIB) et génèrent
environ 60% des emplois dans le pays1.

Malgré leur importances ces entreprises font face à de nombreuses défis notamment
l'accès limité au financement un environnement réglementaire complexe et des infrastructures
inadéquates.

La ville de Kolwezi est chef-lieu de la province du Lualaba illustre parfaitement cette


dynamique située au cœur de la ceinture cuprifère du Katanga, Kolwezi est devenu un pôle
stratégique de l'exploitation minière en République Démocratique Du Congo (RDC)
notamment du cuivre et du cobalt.

Dans ce contexte le PME de Kolwezi jouent un rôle crucial elle intervient dans divers
secteurs allant de la sous-traitance minière à l'agriculture en passant par le commerce et le
service.

Des initiatives significatives menées par les Petites et Moyennes Entreprises (PME) à
Kolwezi, nous pouvons citer la construction d'un marché moderne par la sociétés COMMUS
ce projet a permis non seulement d’améliorer les conditions de travail de petits commerçants
mais aussi de favoriser les infrastructures du commerce local2.

Dans le même cadre d’idées, l’entreprise KAMOA COOPER s’est engagée dans le
soutien au secteur agricole local à travers un programme d’accompagnement, ces
initiatives ont permis à plusieurs agriculteurs de Kolwezi et de ses environs
d’améliorer leur technique de production d’accéder à des intrants agricoles et des

1
Ministère de PME, rapport statistique sous le PME en RDC, Kinshasa, 2021
2
COMMUS, rapport d’impact communautaire, Kolwezi, 2022
2

renforcer leurs capacités commerciales. Malgré ses avancés le PME de Kolwezi


continue de faire face à des obstacles significatifs l'accès au crédit reste limité, les
infrastructures sont souvent insuffisantes3.

2. INTERET DU SUJET

Ce sujet présente un triple intérêt à savoir :

 Intérêt personnel

Ce travail me permet de relier mes connaissances en science politique à la réalité


économique de ma ville Kolwezi en étudiant l’impact des PME et sur le développement local.

 Intérêt sociétal

Il met en lumière les contributions et les défis de PME à Kolwezi afin d’orienter les
décideurs vers des politiques publiques de soutien plus efficaces et inclusives. Mais aussi
proposer les pistes de solutions à la population exerçant dans ces domaines.

 Intérêt scientifique

Ce travail comble un vide dans les recherches portant sur l’impact des PME. Il
apporte une contribution académique originale à l’analyse du développement local en
république démocratique du Congo RDC Vis-à-vis aux futures chercheurs.

3. ÉTAT DE LA QUESTION DU TRAVAIL

Dans toute recherche scientifique, l’état de la question joue un rôle fondamental. Il


permet au chercheur de situer son travail dans l’ensemble des productions antérieures traitant
du même sujet ou d’un thème connexe. Selon Wenu Becker, « l’état de la question est une
revue critique des écrits et réflexions existantes sur une problématique donnée, permettant au
chercheur de dégager les limites, les convergences et les zones d’ombre à explorer » 4. Cette
démarche vise non seulement à éviter les répétitions mais aussi à dégager les angles d’analyse
encore inexplorés.

De son côté, Mulubati Ngasha estime que « l’état de la question est un exercice
scientifique qui consiste à situer le travail de recherche dans un paysage théorique et
empirique existant, en identifiant les apports antérieurs et les failles à combler » 5. Ainsi, l’état
3
KAMOA COPPER SA. Rapport de durabilité et initiatives communautaires, Kolwezi 2021.
4
Wenu Becker, Méthodologie des sciences sociales, Éditions Universitaires du Congo, Kolwezi, 2018, p. 56.
5
Mulubati Ngasha, Introduction à la recherche en sciences sociales, Presses de l’Université de Lubumbashi,
2019, p. 74.
3

de la question constitue une base essentielle dans la construction de la problématique, en ce


qu’il met en lumière les débats, les lacunes et les perspectives ouvertes sur le thème étudié.

L’état de la question est une étape ou un chercheur fait un état de lieux c’est-à-dire il
cherche à jeter un regard sur les travaux scientifiques et ouvrages qui ont été publiés en
relation avec son objet d’étude ou son sujet, C’est aussi l'inventaire de publication existante
ou concrète avec l'objet d’étude. Ainsi il nous semble juridique de chercher si notre travail
n'aurait pas fait l'objet d'un travail. Pour dire nous aurons à évoquer quelques questions ayant
tenté de parler dans un même sens que nous et cela tout en soulevant notre originalité. à cet
effet nous soulevons ce qui suit :

 KAZADI KONKONDE (2017) « le rôle de petite et moyenne entreprise (PME) dans


la réduction du chômage en RDC cas de Kinshasa » il montre comment Le PME
participe à l’insertion professionnelle les jeunes et à la stabilité sociale 6.
 NGOMA BINDA Blaise (2018) « dans une étude intitulée problématique de
croissance des de petite et moyenne entreprise (PME) en RDC » : défis et perspective
il met en lumière la faiblesse structurelle du secteur des de petite et moyenne
entreprise (PME) congolaises et recommande des réformes pour améliorer leur impact
socio-économique7.
 MOTA NDONGO (2015) dans son ouvrage intitulé « le dynamique des PME dans le
Katanga » il met en lumière leur potentiel dans la relance économique régionale
malgré un environnement défavorable Marquer par la lourdeur administrative et le
manque d'appui institutionnel8.
 MUBALAMA KASEREKA (2019) « les obstacles ou développement des petites et
moyennes entreprises (PME) en RDC études des cas de Goma » il souligne les
contraintes d'accès au financement la fiscalité lourde et l'insuffisance
d'accompagnement technique9.
 ILUNGA KABONGO (2019) Entrepreneuriat et développement socio-économique
dans le haut-Katanga il analyse comment les initiatives entrepreneurial local influence
l’emploi et les conditions de vie10.
6
KAZADI KONKONDE (2017) le rôle de PME dans la réduction du chômage, RDC ; cas de Kinshasa mémoire
de master université de KINSAHSA.
7
NGOMA BINDA, B (2018) problématique de croissance de PME en RDC ; défis et perspective revue
congolaise de développement économique vol 3. N°2, pp 45-58.
8
MOTA NDONGO (2015) la dynamique de pme dans le Katanga Ed. Universitaire congolaise
9
MUBALAMA KASEREKA (2019) des obstacles de développement de PME en RDC. Cas de Goma, mémoire,
université de GOMA.
10
ILUNGA KABONGO (2019) entreprenariat et développement socio-économique dans le haut Katanga,
mémoire, université de Lubumbashi.
4

 KAMBALE MUHINDO (2020) « les rôles du secteur informel dans le développement


socio-économique à Goma » : il montre comment le secteur informel pallié
l'inefficacité des infrastructures étatique pour améliorer les conditions sociales 11.
 KALENGA MUSENGO Cédric (2021) dans son mémoire de petite et moyenne
entreprise PME et développement local dans la ville des Kolwezi il montre que le
PME est jouent un rôle croissant dans la diversification économique de Kolwezi mais
restent limitées par l'accès du financement à la formation et aux infrastructures 12.
 KANKU MUKENGESHAYI (2018) développement socio-économique et politique en
RDC défis et perspectives » il met en lumière les limites de l’action de l'Etat dans la
promotion du développement local13.

4. PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESE

4.1. Problématique du travail

Selon WENU BECKER14 la problématique est l'expression de la préoccupation


majeure qui circonscrit de façon précise et détermine avec l’absolue clarté les dimensions
essentielles de l’objet que les chercheurs proposent démener. Et selon MULUMBATI
NGASHA15, il appréhende la problématique comme un acte d'élaboration et de peser
clairement la question autour de laquelle doit tourner un travail scientifique.

Dans un contexte où les Petites et Moyennes Entreprises (PME) sont perçues comme
des moteurs de croissance, comment expliquer que leur impact sur le développement
socioéconomique de la ville de Kolwezi reste encore limité ? Quels sont les obstacles à leur
plein épanouissement et comment peuvent-elles mieux contribuer à l’amélioration des
conditions de vie de la population locale

Voici la question que nous nous posons :

Comment mesure les Petites et Moyennes Entreprises (PME) influencent-elles le


développement socioéconomique de la ville de Kolwezi ?

11
KAMBALE MUHINDO (2020) le rôle du secteur informel dans le développement socio-économique à
Goma, revue congolaise. Vol 4
12
KALENGA MUSENGO, C (2021) PME et développement locale à Kolwezi, mémoire, institut supérieur de
commerce à Kolwezi.
13
KANKU MUKENGESHAYI (2018) développement socio-économique et politique en RDC ; defis et
perspective l’harmattan
14
WENU BEKER « recherche scientifique, théorie et pratique » PULL, Lubumbashi 2014. p13
15
MULUMBATI NGASHA, Introduction à la science politique, Lubumbashi, Ed. africa, 1980.
5

4.2. Hypothèses du travail

C’est selon le grand dictionnaire encyclopédique Larousse 1984 page 542 l'hypothèse
est une proposition visant à fournir une explication vrai semblable des faits et qui doit être
soumise au contrôle de l’expérience, de l'expérimentation pour vérifier leurs conséquences16.

Pour RAYMOND l’hypothèse est une proposition explicative d’un phénomène qui
doit être vérifié par l’observation des faits17.

Nous disons que :

Les petites et moyennes entreprises (PME) pourrait contribuer efficacement au


développement socio-économique de la ville de Kolwezi en créant des emplois, en
diversifiant l’économie et en contribuant à la fiscalité locale.

Sur le plan social elles sont à la base de la réduction de la pauvrette, de développement de


compétences et de la cohésion social.

5. METHODES ET TECHNIQUES DES RECHERCHES


5.1. Méthodes des recherches
Toute travail scientifique quel que soit son champs d’investigation, expose clairement
son objet, sa théorie et sa méthode de constitution et de vérification de contrôler ses étapes

R. PINTO et M. GRAWITZ définissent la méthode comme ; « l’ensemble des opérations


intellectuelle, par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, les
démontres et les vérifies »

Pour atteindre7 nos objectifs nous avons fait recours à la méthodes fonctionnelle. Elle
est issue des sciences sociales, est utilisée pour analyser un phénomène en mettant en
évidence le rôle que celui-ci joue dans le maintien ou l’évolution d’un système donné. Elle
permet de comprendre comment un élément contribue au fonctionnement global de la société.

Dans le cadre de ce travail, la méthode fonctionnelle est utilisée pour analyser le rôle
des Petites et Moyennes Entreprises (PME) dans le développement socioéconomique de la
ville de Kolwezi. Elle permet de démontrer comment les PME remplissent des fonctions
économiques (création d’emplois, production de biens et services, contribution fiscale),
sociales (lutte contre la pauvreté, inclusion des couches marginalisées), et même territoriales
(dynamisation des quartiers, amélioration des infrastructures locales).
16
LAROUSSE (1984) grand dictionnaire encyclopédique Larousse p.452
17
TSHIBANDA KABEYA, R (2018), méthodologie de recherche science sociale, ed universitaire africaine
Lubumbashi p64
6

Cette approche met en lumière non seulement ce que les PME sont, mais surtout ce
qu’elles font dans leur environnement, et comment leurs actions influencent positivement ou
négativement le développement de Kolwezi.

5.2. Techniques des recherches


En parlant des techniques nous voyons le moyen utilisé pour la collecte des données.

D’après MULUMMBATI NGASHA une technique de recherche peut être envisagée


comme un moyen utilisé pour collecter les données ainsi nous disons que notre recherche
scientifique, la technique est un outil indispensable dans les collectes des données relatives à
atteindre les objectifs poursuivis pour ce qui est dans les techniques nous avons pris18.

 La technique documentaire

Elle eut une technique qui nous conduit à consulter des ouvrages entre autres
mémoires, travaux de fin de cycle court revue et documents administratifs sur le PME et le
développement local.

 La technique d'interview

D’après ALBERT BRIMO l'interview peut être définie comme « une technique qui a
pour but d'organiser un rapport de communication verbale entre deux personnes l'enquêteur et
d’enquêter enfin de permettre à l’enquêteur de recueillir certaines informations de l’enquête,
concernant un objet précis d’études » cette technique nous met en contact direct avec les
différentes personnes qui ont trait avec notre sujet elle est très importante car elle nous permet
d'accéder à d'autres informations qu'on pourrait pas trouver dans des document19.

 Observation directe

Selon KIBWIKA TSHIKALA, « l’observation directe permet de faire le lien entre les
faits visibles et les structures sociales sous-jacentes », car elle place le chercheur au cœur des
réalités vécues par les populations. Dans le contexte de Kolwezi, cette méthode permet
d’évaluer directement l’impact visible des PME sur les conditions de vie, l’environnement
urbain, l’emploi informel ou encore les dynamiques commerciales locales.

18
MULUMBATI NGASHA, a (1992) méthodologie de la recherche en science sociales. Lubumbashi presses
universitaire.
19
BRIMO Albert (2004) méthodologie de la recherche en science sociales, paris Edition ellipses p.109
7

6. LA DELIMITATION DU SUJET

Dans tout travail scientifique il est mieux des assigner des limites raisonnables pour
n'est pas dépasser les bornes.

Pour mieux aborder les thèmes sous examen nous allons délimiter notre travail comme suite :

 Délimitations spatiales
 Délimitation temporaire

1. Délimitation spatiale

Notre travail est délimité sur le plan spatiales à la ville de Kolwezi chef-lieu de la
province du Lualaba en RDC nous avons choisi la ville de Kolwezi qui constitue notre champ
d’étude elle est notre fief ou non très domaine où nous vivons.

2. Délimitation temporaire

Pour ainsi permettre la marche de notre étude nous avons considéré la période allant
de 2021 à 2025. Ces choix s'expliquent par la nécessité d'analysé les effets récents et actuel
des activités des petites et moyennes entreprises PME et le développement socio-économique
de la ville de Kolwezi. Avec l’évènement du maire actuel, et 2025 c’est l’année à laquelle
nous présentons notre travail.

7. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Hormis l’introduction générale et la conclusion générale, notre travail se subdivise en


trois chapitre. Dont le premier chapitre les généralités ; le deuxième chapitre porte sur la ville
de Kolwezi ; et le troisième les petites et moyennes entreprises et la problématique de
développement socio-économique.

CHAPITRE I : LES GENERALITES

SECTION 1 : DEFINITION DES CONCEPTS CLES


Le sens de mots étant d'une grande importance dans toute analyse scientifique il nous
semble utile afin d'éviter de tomber dans les controverse sans issue de préciser La
signification nous entendons accorder à certains mots et expressions utilisées dans le cadre de
ce travail.
8

Le but poursuivi dans cette partie n’est celui d’évoquer toutes les théories mais plutôt
de chercher à étudier notre vocabulaire en vue de mieux circonscrire notre domaine
d'investigation.

1. Impact
Le concept un pacte vient du mot latin impactum le dictionnaire Larousse illustre des
sens au terme impact c'est d'abord un effet produit fortement sur quelque chose ou quelqu'un
ensuite c'est un choque d’un projectile sur un corps lieu où il frappe20.

Dans un contexte académique ou sociaux économiques, les mots impact signifie l'effet
d'influencer ou les conséquences d’un phénomène (comme l’activité de PME) et est à voir sur
un domaine donné (comme le développement socio-économique).

2. Petites Et Moyennes Entreprises (PME)


L’appellation PME couvre une panoplie de définitions alors il est difficile d’adopter
une définition claire et nette sur la notion de PME d'identifier les composantes et de
déterminer les principaux rôles. Et ainsi nous, nous donnerons ci-dessous les définitions
différents pays.

Au japon : La PME et défini en se servant des critères, comme nombre de travailleurs,


le capital et le secteur d’activité, c’est-à-dire est considéré comme PME une sorte d’entreprise
qui n'emploie pas plus de 500 personnes et qui a un capital inférieur à 10.000 000 des dollars
pour celles qui ont des activités dans le secteur des commerces et des services.

Au Cameroun : la PME est définie, toute entreprise quelle que soit sa formation
juridique dont 50% au moins de capital et les dirigeants sont camerounais.

Au Maroc : le PM et est défini comme unité se situant entre l’atelier des grandes
entreprises et la simplicité des structures de gestion donne une meilleure adoption à son
environnement.

Au Gabon : la PME est une entreprise dont le capital est détenu à 50% par les
nationaux.

Aux USA : le Small business définit la PME et comme une indépendante non
dominante dans un secteur d'activité, l'entreprise est conçue comme une affaire de cent, deux,
cinq emplois.

20
Petit Larousse illustre, paris, Ed Larousse 2000 p.94
9

Union européenne : la PME correspond aux entreprises de moins de 250 salariés


nouvelle recommandation 2013/361/ CE du 6 mai.

En RDC : on entend par PME les entreprises agricoles, commerciales, industrielles,


artisanales et des services dont le capital est détenu uniquement par le personne physique ou
morale des nationalités congolaise.

Les PME sont considérées comme toute entreprise qui emploie moins de 200 salariés
et qui utilisent également de méthodes simples de production et de gestion (ordonnance loi
N°73/011 du 5 janvier 1973 portant création et organisation de l’office de promotion de
PME).

En soit la PME en RDC et toute entreprise, personne physique ou moral qui réalise un
chiffre d'affaires égal ou inférieure à 400.000$ ou celle qui emploie un personnel au moins de
200 et dont la valeur totale du bilan ne dépasse l'équivalent en francs congolais de 1.500.000
dollars. donc il n’existe pas de définition unique de la PME néanmoins le nombre de salariés
ou du chiffre d’affaire semble être retenu dans une entreprise comme critère de définition 21.

3. Développement socio-économique
Le terme développement est un groupe des mots dont il nous a été préférable de
Sender celui-ci pour faciliter une meilleure compréhension détaillée.

3.1. Développement social


Le développement social est un progrès de l'humanité dont la réalisation des idées
sociales pour la promotion de la société dans sa globalité22.

Les développements sociaux et définit comme une situation d'amélioration des


conditions physiques, hygiénique d’habitat, alimentation, assurée que tout le monde puisse
avoir l'occasion de se distraire qu’il règne un climat d’attente idéal entre différentes couches
dès la population.

Nous pouvons dire que le développement social et modification ou une transformation


positive du mode de vie de la population. Il est une croissance de vie un peu plus mieux à être
et chaque jour qui passe.

21
JEAN CLAUDE CHABANI, cours d’entreprenariat et PME G3 économie, 2018-2019 inédit
22
GUY ROCHER, introduction à la sociologie générale, changement social Ed. HMH 1969. p18
10

3.2. Développement économique


Le développement économique et défini comme une augmentation des flux de revenus
réels c'est-à-dire l'accroissement de qualité de biens et de services, disponibles par unité de
temps dans une collectivité sociale donnée23.

Le développement économique est défini comme une augmentation quantitative et


durable d'une économie et de son fonctionnement24.

Pour les économistes le développement économique et l'augmentation quantitative de


biens et de services marchands (la valeur ajoutée) destinée à l'échange de la demande sociale.

4. Les développements socio-économiques


Le développement socio-économique et défini comme une processus complexe qui a
trait aux aspects économiques qu’aux aspects sociologique, psychologique et politique de la
vie. Il est la combinaison des changements manteaux, sociaux d'une population qui les rend
aptes à faire croitre simultanément et durablement son produit global25.

Le développement socio-économique est défini comme l’ensemble des


transformations des structures économiques, sociales, institutionnelles et démographiques qui
accompagnent la croissance les rendements durables. mais cela implique une amélioration des
conditions de vie de la population26.

Dans ses travail le développement socio-économique est défini comme processus


continu et cumulatif qui s'accompagne de l'amélioration des niveaux de vie moyenne de
mentalité de la production des biens et services et travaille pour la majorité de la population.

SECTION 2 : THEORIES EXPLICATIVES DE REFERENCE


Dans cette section, nous avançons les théories déjà prêtables. Elles nous permettent de
nous y référer par rapport à notre travail.

Ces théories sont :

 Théorie du développement endogène


 Théorie de la croissance inclusive
 Théorie de l’entrepreneuriat local
23
HUART, croissance et développement, Bréal 2003, p78
24
Goffaux,j, problème de développement, CRP, Kinshasa, 1986, p132
25
Dictionnaire français le robert 2009
26
François Perroux, théorie générale du progrès économique, anal economie.N.1,1950 p173
11

2.1. La théorie du développement endogène


La théorie du développement endogène est née en réaction aux limites des modèles de
développement exogènes, qui reposaient principalement sur les investissements étrangers et
l’aide extérieure. Elle met en avant l’idée que le véritable développement d’une région ou
d’un pays ne peut venir que de l’intérieur, à partir des ressources locales, des savoir-faire
endogènes, des initiatives communautaires et des dynamiques économiques internes. Cette
approche valorise l’appropriation locale du processus de développement par les acteurs eux-
mêmes, en tenant compte de leur culture, de leur environnement et de leurs besoins
spécifiques.

Dans le contexte de la ville de Kolwezi, cette théorie prend tout son sens : les Petites et
Moyennes Entreprises (PME), ancrées dans le tissu socio-économique local, apparaissent
comme des vecteurs pertinents du développement endogène. En exploitant les potentialités
locales, elles participent activement à la transformation sociale et économique de la région, en
créant de l’emploi, en stimulant les échanges internes et en contribuant à l’autonomisation des
communautés.

2.2. Théorie de la croissance inclusive

La théorie de la croissance inclusive repose sur le principe selon lequel la croissance


économique ne doit pas seulement viser l’augmentation globale de la richesse, mais aussi
garantir une répartition équitable des bénéfices entre toutes les couches de la population.
Contrairement à la croissance traditionnelle, qui peut souvent aggraver les inégalités sociales,
la croissance inclusive cherche à intégrer les plus vulnérables dans le processus de
développement. Elle met l’accent sur l’emploi productif, l’accès équitable aux ressources,
l’amélioration des conditions de vie et la participation active des citoyens à l’économie. Dans
le cadre de la ville de Kolwezi, cette approche est particulièrement pertinente, car elle permet
d’évaluer dans quelle mesure les PME contribuent non seulement à la croissance, mais aussi à
l’inclusion sociale. En favorisant l’emploi local, en soutenant les initiatives communautaires
et en réduisant les inégalités, les PME jouent un rôle clé dans la concrétisation d’une
croissance à la fois soutenue, équitable et durable.

2.3. Théorie de l’entrepreneuriat local


La théorie de l’entrepreneuriat local repose sur l’idée que le développement
économique et social durable d’une région dépend fortement de l’initiative et de l’implication
des acteurs locaux. Elle met en valeur le rôle des entrepreneurs issus de la communauté,
12

capables de mobiliser les ressources locales, de créer de la valeur sur place et de répondre aux
besoins spécifiques du territoire.

Dans le contexte de la ville de Kolwezi, cette théorie prend tout son sens. En effet,
face aux défis de chômage, de pauvreté et de dépendance aux grandes entreprises minières,
les initiatives entrepreneuriales locales apparaissent comme une réponse adaptée et durable.
Elles permettent non seulement de diversifier l’économie, mais aussi de renforcer l’autonomie
des populations locales.

Cette approche théorique souligne ainsi que les PME créées par des acteurs locaux ne
sont pas de simples unités économiques, mais des moteurs de transformation sociale,
d’intégration économique et de cohésion territoriale.

CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA VILLE KOLWEZI

1. APERÇU HISTORIQUE DE LA VILLE DE KOLWEZI


On a souvent réduit l'histoire à un rappel des faits passés comme si l'histoire était une
science du cimetière, occupée à déterrer les morts. L'histoire est une science vivante qui
s'occupe de l'homme qui fait l'histoire. Et d'ailleurs, un fait n'est historique que si l'homme y a
joué un rôle. De façon générale, on peut dire que l'histoire est une connaissance du passé
humain, son objet est donc la vie27.

27
Rapport annuel 2006 de l’admission du territoire par la ville de Kolwezi, P 3-5. (Mairie)
13

Quant à l'histoire de la ville de Kolwezi, située dans l'un de plus riches bassins miniers
du haut Katanga, la ville de Kolwezi doit son existence à l'exploitation du cuivre et du cobalt
par la Générale des Carrières et des Mines (GCM en sigle). Tout avait commencé en 1900
quand le Comité Spécial du Katanga (CSK en sigle) avait confié la concession du directeur de
la Tanganyika Concession Limited (TCL en cycle). Monsieur robert William qui avait à cette
époque-là des prospections dans l'actuelle Zambie près de la frontière Congolaise.

Dès 1901, Monsieur Robert William envoya au Katanga une mission de prospecteurs
conduite par Monsieur Greey et Holland. En Août 1903, cette équipe de prospecteurs
découvrit une gîte aurifère à Ruwe, aujourd'hui Mutoshi, cet or fut exploité ainsi que l'étain de
Busanga en 1906, expira le délai de prospection accordé par la CSK à la Tanganyika
Concession Limited. Ainsi le Roi Léopold II signa un décret en octobre 1906 créant alors
l'UMHK actuellement GCM pour mettre en exploitation les gisements miniers découverts par
la Tanganyika Concession Limited. A partir de 1919, la prospection prit à Kolwezi un
véritable envol, Mutoshi et Musonoie commencent en 1929, un développement spectaculaire.
Lorsqu'on fait foi au contenu du dictionnaire de Monsieur Bervez, on découvrira à la
113ème page que la naissance de cette ville minière de Kolwezi remonte vers les années 1938.

En 1938, le territoire de Kolwezi fut créé ; ce territoire dépendait du district de Jadot-


ville (l'actuelle LIKASI) et était dirigé par un administrateur du territoire dont le premier
administrateur de territoire fut VIKINOCK (BWANA MAFUTA).

Le bureau du territoire de Kolwezi était implanté dans le bâtiment de l'actuel Police


spéciale de circulation routière (ex : Police de Circulation Routière). Ce territoire s'étendait
jusqu'à DILOLO.

Le Procès-Verbal de la réunion du 31 décembre 1938, nous donne plus des précisions


sur l'emplacement et la naissance de cette agglomération, le comité spécial du Katanga
(CSK), l'union minière du haut Katanga et la compagnie foncière du Katanga intéressés à la
création d'un site Européen à Kolwezi fixèrent leur choix sur le plateau de Kolwezi qu'ils
estimèrent le plus proche du camp indigène de l'union minière (aujourd'hui cité Kolwezi) ainsi
que de la mise de MUSONOIE et du concentrateur de Kolwezi.

2. SITUATION GEOGRAPHIQUES
2.1. Types De Climat
Le climat est généralement du type tropical.
14

 L'alternance des saisons : deux saisons, la saison des pluies, de novembre au mois de
mars et la saison sèche qui va du mois d'avril au mois d'octobre.
 La variation de température : est entre 18 et 20°C, le sol est de nature argilo-
sablonneux.
 Relief des sols : perché sur le plateau de la Manika, ce plateau très sablonneux est
soutenu par la pure cuprifère qu'exporte la générale de carrière et des mines, le sol et
le sous-sol est très riche en gisement miniers, la végétation dominante et la savane
boisée traversée par des rivières et des ruisseaux.28

2.2. kilométrage des routes vitales29


 Kolwezi LIKASI 180Km
 KOLWEZI MUTSATSHA 169Km
 NGUBA LUBUDI 170Km
 KOLWEZI LUENA 223Km
 BUNKEYA MUKULAKULU 66Km

2.3. Hydrographie et population


La ville de Kolwezi est baignée par le fleuve Lualaba et les Lacs de retenues de
Kando, de Nzilo et de Dikolongo. Les principales rivières sont :

a) Territoire de Lubudi : Pande, Dilulwe, Dipeta, Kalule Nord, Kalule Sud

b) Territoire de Mutshatsha : Mukudeshi, Lufupa, Luilu et Musonoie

c) La population : Les tributs et ethnies dominantes :

 La ville proprement dite est cosmopolite ;


 Le territoire de Mutshatsha, il y a les Sanga, les Ndembo, les Kaonde, les
Luba ;
 Le territoire de Lubudi : les Sanga, les Yeke, les Luba, les Kaonde et LES
Ndembo.

28
EXPERTISE FRANCE., Kolwezi ville en sursis métropole en devenir, 1 er édition SEURA ARCHITECTES,
2024, p23
29
EXPERTISE FRANCE, [Link]. p25
15

3. LES STATISTIQUES

3.1. Nationaux30
ENTITES HOMMES FEMMES GARÇONS FILLES TOTAL
MANIKA 33.145 36.357 38.542 45.637 154.081
DILALA 20.43035.777 21.509 25.502 25.276 94.717
MUTSHATSHA 36.282 40.201 41.576 43.970 161.524
LUBUDI 37.963 49.655 49.655 181.625
TOTAL 125.634 136.430 155.275 155.275 591.947

3.2. Etrangers
ENTITES HOMMES FEMMES GARÇONS FILLES TOTAL
MANIKA 270 148 11 10 439
DILALA 333 366 547 501 1.747
MUTSHATSHA 196 235 247 272 850
LUBUDI 64 79 73 72 288
TOTAL 863 828 878 875 3424

4. COORDONNÉES GEOGRAPHIQUES
a. Limites territoriales : notre entité est bornée de la manière suivante :

 Au Nord par le district du Haut-Lomami avec le territoire de Kamina et


Bukama
 Au sud par la République Zambienne et le district du Haut Katanga
 A l'Est par les districts de Likasi et Kipushi avec le territoire de Kambove.
 A l'Ouest par le district de Lualaba avec son territoire de Dilolo et la
République populaire Angolaise.

30
EXPERTISE France., Kolwezi ville en sursis métropole en devenir, 1 er édition SEURA ARCHITECTES,
2024, p38
16

b. Coordonnées géographiques : Latitude : 10° 11 : longitude : 26°,27

c. L'altitude : la ville de Kolwezi est créchée sur le plateau de Manika à plus ou moins 1460
mètre d'altitudes.

d. Superficie : 36.933Km2 repartie comme suit :

 Commune de DILALA 154Km2


 Commune de MANIKA 59Km2
 Territoire de LUBUDI 17.861Km2
 Territoire de MUTSHATSHA 18.859Km2

5. SITUATION ÉCONOMIQUE

5.1. Secteur minier (pilier principal de l’économie)


La ville Kolwezi est connue comme le cœur minier du Lualaba et l’un des principaux
centres de production de cuivre et de cobalt au monde.

Grands opérateurs : Plusieurs multinationales y opèrent, comme

 Kamoa-Kakula (Ivanhoe Mines),


 Tenke Fungurume Mining (TFM),
 Kamoto Copper Company (KCC/Glencore), etc.

Les gisements sont parmi les plus riches en cuivre et cobalt, attirant d’importants
investissements.

Le secteur minier génère de nombreux emplois directs et indirects, mais la majorité


sont précaires ou informels (creuseurs artisanaux). Les redevances minières constituent une
source importante de revenus pour la province et la ville.

5.1.1. statistiques annuelles des produits miniers évacues :31

Tableau N°1 : Catégorie : Permis d'exploitation

PRODUITS QUANTITE (TONNES)


Minerai de Cuivre 5.302
Minerai de Cobalt 77.652
Concentré de Cuivre 2.115
31
Source : Rapport annuel de l'exercice 2019 de la ville de Kolwezi.
17

Concentré de Cobalt 77.290


Concentré Cuppro-Cobalt 48.914
Cuivre noir 80.857
Alliage rouge 810
Alliage blanc 420
Cathode de Cuivre 2.611
Cathode de Cobalt 758

5.1.2. Statistiques annuelles des produits miniers évacues :

Tableau N°2 : Catégorie : Autorisation de traitement et de transformation

PRODUITS QUANTITE (TONNES


Minerai de Cuivre 733
Minerai de Cobalt 26.638
Cuivre noir 2.155

5.2. Secteur informel et artisanat

5.2.1. Creuseurs artisanaux


Malgré les dangers et le manque de réglementation, des milliers de personnes
pratiquent l’exploitation artisanale du cuivre et du cobalt.

5.1.4. Statistiques annuelles des produits miniers évacués :

Tableau N°3 : Catégorie : Exploitation artisanale

PRODUITS QUANTITE (TONNES)


Minerai de 25.003
Cuivre
Minerai de Cobalt 37.754
Malachite 7.525
18

 Marchés locaux

Kolwezi dispose de nombreux petits commerces, marchés, garages, ateliers de


mécanique, etc.

 Entrepreneuriat

De plus en plus de jeunes se lancent dans la sous-traitance minière, le transport, la


construction, la coiffure ou la restauration.

1. INFRASTRUCTURES ECONOMIQUES32

 Réseau routier

En développement, surtout dans les zones minières, mais plusieurs routes urbaines
sont en mauvais état.

 Électricité

Le secteur minier bénéficie d’un accès prioritaire, mais les ménages font face à des
délestages fréquents.

 Logement

Demande croissante de logements à cause de l’afflux de travailleurs et de l’urbanisation


rapide.

6.1. SITUATION ADMINISTRATIVE

6.1.1. SUBDIVISION
La ville de Kolwezi est subdivisée de la manière suivante : deux communes et deux
territoires (Lubudi et Mutshatsha).33

A. La commune de Manika : es supervisée par un Bourgmestre et son adjoint et est


composée de huit (8) quartiers :
1. Quartier Mununka
2. Quartier Industriel
3. Quartier Kaki Fuluwe
4. Quartier Kasombo (UZK)
32
Rapport annuel de l’exercice 2019 de la ville de Kolwezi
33
EXPERTISE France, [Link]. p40
19

5. Quartier Kasulo
6. Quartier kayeke
7. Quartier Moïse Tshombe
8. Quartier Mutoshi
B. La commune de DILALA : composée par six quartiers et supervisée par un
bourgmestre.
9. Quartier Musonoie
10. Quartier Luilu
11. Quartier Kapata
12. Quartier Kanina
13. Quartier GCM/Kolwezi
14. Quartier Biashara
15. Quartier golf ISTM
C. Le territoire de MUTSHATSHA : supervisé par un administrateur et secondé par deux
adjoints, dont l'un s'occupe de l'affaire politico-administrative et l'autre des affaires
économico-financières et du développement de l'entité. Voici les quelques secteurs et
groupement parce que ce territoire est composé de trois quartiers, une cité, trois
secteurs, neuf groupements et trois cent seize villages.
1. Secteurs : Lufupa, Mukeleshi et Kasania
2. Cité : Mutshatsha
3. Joli site
4. Groupements : Kasanga, Musokatanda, Kazembe, Mpwene, Kawewe,
Mafunga, Mwanfwe, Mwilu, Mushima.
D. Le territoire de Lubudi : supervisé par un administrateur du territoire et deux adjoints
dont il comprend en son sein onze quartiers, deux cités, quatre chefferies, treize
groupements et cent dix sept villages :
1. Cités : Fungurume, Lubudi
2. Chefferies : Mwana Mwadi, Bayeke, Mulumbu, Mazangule
3. Groupements: Bunkeya, Kalongo, Mbembe, Mukabe-Kasari, Mutobo,
Mwenda-Mukosa, Nguba, Kayombo, Kibwe, Katampa, Mukwemba, Munanga,
Wakipindji.
20

6.2. ORGANISATION FONCTIONNELLE


Selon l'esprit du présent décret-loi sur la décentralisation de la ville de Kolwezi,
chaque organe exerce des attributions qui lui sont reconnues par la loi. Ainsi le maire assume
la responsabilité au bon fonctionnement des services de l'Etat dans la ville et la bonne marche
de l'administration de sa juridiction. Quant au conseil consultatif urbain, il émet des avis sur
toutes les matières d'intérêts généraux.

Il est placé auprès du maire ; pour que ce dernier censure les suggestions du conseil.
Actuellement le conseil consultatif est en vacance ; le maire adjoint est chargé de supervision,
des recettes urbaines et de gérer de crédits. L'administration, coordonnateur de :

 Le chef de division urbaine qui est le chef de l'administration, coordonnateur de toutes


les activités administratives de la ville. Il a sous sa supervision le premier et le
deuxième bureau.
 Le premier bureau s'occupe d l'intendance, la comptabilité, le chef du personnel,
protocole d'Etat et du service de la radiophonie.
 Le deuxième bureau qui s'occupe de l'élaboration des rapports annuels de la ville et
approuve le budget de l'entité décentralisée.

Signalons également que Kolwezi n'a obtenu son statut de ville qu'en date du 23 juillet
1971 par ordonnance n° 71-177. Au départ, la ville de Kolwezi a été constituée de deux
communes : Manika et Dilala. En 1976, les deux territoires Lubudi et Mutshatsha, jadis
appartenant au district du LUALABA ont été rattachés par ordonnance N° 76-299 du 06
octobre 1976. Cette ville est la fille cadette des villes du Katanga. Elle est constituée à 320Km
de Lubumbashi et à 200Km de Likasi.

Malgré ce rattachement de territoire, la ville de Kolwezi garde son statut de ville,


Kolwezi tire son nom d'une rivière qui se situerai au niveau de l'Aéroport de Kolwezi ; la ville
de Kolwezi est une entité décentralisée, elle a une personnalité juridique différent de l'Etat
Congolais, l'autonomie financière et l'autonomie organique.

6.3. OBJECTIFS DE LA VILLE


La ville de Kolwezi poursuit deux objectifs majeurs :

1) Assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, maintenir l'ordre public. Cet
objectif est assuré par le maire de la ville à travers la Police Nationale Congolaise mise
à sa disposition, mais l'armée elle est là pour assurer la sécurité de l'intégrité
21

territoriale sauf dans le cas de la réquisition. C'est-à-dire dans le cas où la police se


retrouve déborder par la situation.
2) Assurer le bienêtre de la population à travers le budget d'investissement qu'on appelle
aussi le budget en capital.

6.4. LES ORGANES DE LA VILLE

Les entités territoriales décentralisées prévues à l'article 3 de la constitution du 18


février 2006 et organisées par la loi du 7 octobre 2008 possèdent deux types d'organes : les
organes délibérants et les exécutifs locaux.34

Les organes délibérants sont appelés « conseil urbain, conseil communal et conseil de
chefferie ou de secteur respectivement pour la ville, la commune, la chefferie ou le secteur ».

 Le Conseil urbain

Les membres du conseil urbain, appelés « conseillers urbains », à raison de quatre


conseillers par commune, sont élus par les conseillers municipaux au scrutin proportionnel
des listes ouvertes à une seule voix préférentielle avec application de la règle du plus fort
reste, pour un mandat de cinq ans renouvelable35.

Le conseil municipal ou communal, organe délibérant de la commune, est composé de


conseillers municipaux ou des conseillers communaux élus au suffrage universel au scrutin
proportionnel de listes ouvertes à une seule voix préférentielle avec application de la règle du
plus fort reste.

Le conseil du secteur ou de chefferie est composé de conseillers de secteur ou de


chefferie élus au suffrage universel direct et secret, pour un mandat de cinq ans renouvelable,
au scrutin majoritaire simple pour les circonscriptions électorales à un siège, et au scrutin
proportionnel de listes ouvertes à une seule voix préférentielle avec application de la règle du
plus fort reste pour les circonscriptions électorales de deux sièges et plus36

34
Loi organique n° 08/016 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des Entités
Territoriales Décentralisées et leurs rapports avec l’Etat et les Provinces
35
Constitution, art.190 à 191, et loi n° 08/016 du 7 octobre 2008, portant composition, organisation et
fonctionnement des entités territoriales décentralisées et fixe leurs rapports avec l’Etat et provinces, article 48.
36
Loi n° 06/006 du 9 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales,
urbaines, municipales et locales, article 209.
22

 Des attributions

Le Conseil urbain délibère sur les matières d’intérêt urbain, notamment :

 Son Règlement intérieur ;


 La construction et l’aménagement de la voirie située dans l’agglomération urbaine ;
 La construction et l’aménagement des collecteurs de drainage et d’égouts urbains ;
 L’éclairage urbain ;
 La délivrance d’autorisation d’exploitation d’un service d’autobus et de taxis ;
l’autorisation de stationnement sur la voie publique ; la fixation et l’approbation des
tarifs ainsi que la perception des redevances y relatives.
 Le plan d’aménagement de la ville ;
 Les actes de disposition d’un bien du domaine privé de la ville et les actes de
désaffectation d’un bien du domaine public de la ville ;
 L’aménagement, l’entretien et la gestion des marchés d’intérêt urbain ;
 La construction, l’aménagement, l’entretien et la gestion des parcs publics, des
complexes sportifs et des aires de jeux ; la construction et l’entretien des bâtiments
publics appartenant à la ville ; l’organisation des décharges publiques et du service de
collecte des déchets, du traitement des ordures ménagères ;
 L’organisation et la gestion d’un service anti-incendie ;
 L’organisation et la gestion des pompes funèbres et des cimetières ;
 L’organisation et la gestion d’un service d’hygiène ; la construction, l’entretien et la
gestion des morgues ; le programme d’assainissement ; la promotion de la lutte contre
le VIH/SIDA et les maladies endémiques ;
 La police des spectacles et manifestations publiques ;
 La construction et l’exploitation des microcentrales pour la distribution d’énergie
électrique ; l’aménagement des sources et forages de puits d’eau ;
 La construction et la gestion des musées ; la création et la gestion des sites historiques
et des monuments d’intérêt urbain ;
 L’initiative de la création des écoles primaires, secondaires, professionnelles et
spéciales, conformément aux normes établies par l’Etat ;
 La construction, la réhabilitation, l’équipement et l’entretien des bâtiments scolaires
appartenant à l’Etat dans le ressort de la ville ;
 La création et la gestion des centres sociaux et des maisons pour les personnes du
troisième âge ; l’assistance aux personnes vulnérables ;
23

 La création et la gestion des centres culturels et des bibliothèques.

Le Conseil urbain élit le Maire et le Maire – adjoint dans les conditions fixées par la loi
électorale,

 Il approuve le programme élaboré par le Collège exécutif urbain ;


 Il adopte le projet de budget de la ville ;
 Il donne, lorsqu’il en est requis, avis sur toute matière intéressant la ville ;
 Il statue par voie de décision.

Dans les huit jours francs de son adoption, la décision est transmise au Gouverneur de
province qui dispose d’un délai de quinze jours pour faire connaître son avis. Passé ce délai,
l’avis favorable est réputé acquis.

En cas d’avis défavorable, celui-ci est motivé. Dans ce cas, la décision est renvoyée au
Conseil urbain pour une seconde délibération.

Le Conseil urbain est l’organe délibérant de la ville. Ses membres sont appelés conseillers
urbains.

Ils sont élus dans les conditions fixées par la loi électorale, Le mandat de Conseiller urbain
commence à la validation des pouvoirs par le Conseil urbain et se termine à l’installation du
nouveau Conseil. Sous réserve des dispositions particulières prévues par la loi électorale et la
présente loi, les dispositions de l’article 110 de la Constitution s’appliquent, mutatis mutandis,
au mandat de Conseiller urbain.

Le Conseiller urbain a droit à une indemnité équitable qui lui assure indépendance et dignité.

 Collèges exécutifs locaux

Les exécutifs locaux des entités territoriales décentralisées prévues par la constitution
du 18 février 2006 et telles qu'organisées par la loi du 7 octobre 2008 sont désignées sous le
nom de collèges37 : collège exécutif urbain, collège exécutif communal et collège exécutif du
secteur ou de la chefferie.

37
Loi n° 08/016 du 7 octobre 2008, portant composition, organisation et fonctionnement des entités territoriales
décentralisées et fixe leurs rapports avec l’Etat et provinces, article 30.
24

Le collège exécutif urbain est l'organe de gestion de la ville et d'exécution des


décisions du conseil urbain. Il est composé de cinq membres dont un Maire, un Maire adjoint
et trois échevins urbains. Ces derniers sont nommés par le Maire au sein ou en dehors du
conseil urbain. Alors que le Maire et le Maire adjoint sont élus sur une même liste et au
scrutin à deux tours par les conseillers urbains, au sein ou en dehors du conseil, pour un
mandat de cinq ans renouvelable38.

En cas de décès, démission, empêchement définitif, incapacité permanente ou


condamnation irrévocable du Maire, le Collège exécutif urbain est réputé démissionnaire.
Dans ce cas, il expédie les affaires courantes sous la conduite du Maire-adjoint, un nouveau
scrutin est organisé par la Commission électorale nationale indépendante conformément à la
loi électorale.

En cas de décès, démission, empêchement définitif, incapacité permanente ou de


condamnation irrévocable du Maire-adjoint, son remplacement est pourvu conformément à la
loi électorale.

En cas d’absence ou d’empêchement du Maire, l’intérim est assumé par le Maire- adjoint. En
cas d’absence ou d’empêchement du Maire et du Maire-adjoint, l’intérim du Maire est assuré
par les Echevins urbains selon leur préséance.

En cas d’absence ou d’empêchement d’un Echevin urbain, la suppléance est organisée


parle Maire. Le Maire peut, après décision du Collège exécutif urbain, engager la
responsabilité du Collège exécutif sur son programme, sur une déclaration de politique
générale ou sur le vote d’un texte.

Le Conseil urbain met en cause la responsabilité du Collège exécutif ou d’un de ses


membres par le vote d’une motion de censure ou de défiance.

La motion de censure contre le Collège exécutif n’est recevable que si elle est signée
par un quart des membres du Conseil. La motion de défiance contre un membre du Collège
exécutif n’est recevable que si elle est signée par un dixième au moins des membres du
Conseil.

38
Loi n° 08/016 du 7 octobre 2008, portant composition, organisation et fonctionnement des entités territoriales
décentralisées et fixe leurs rapports avec l’Etat et provinces, article 190-191
25

Le débat et le vote ne peuvent avoir lieu que quarante huit heures après le dépôt de la
motion. Seuls sont recensés les votes favorables à la motion de censure ou à la motion de
défiance qui ne peut être adoptée qu’à la majorité absolue des membres composant le Conseil
urbain. Si la motion de censure ou de défiance est rejetée, ses signataires ne peuvent en
proposer une nouvelle au cours de la même session.

Le programme, la déclaration de politique générale ou le texte visé à l’alinéa 1 er est


considéré comme adopté sauf si une motion de censure est votée dans les conditions prévues
aux alinéas 2 et 3 du présent article.

 Attribution

Il est également chargé de :

1) Instruire les affaires à soumettre au Conseil urbain ;


2) Préparer et proposer au Conseil urbain le projet de budget de la ville, le projet des
crédits supplémentaires et de virement des crédits ;
3) Soumettre au Conseil urbain le projet de reddition des comptes de la ville ;
4) Diriger les services de la ville ;
5) Gérer les revenus de la ville, ordonner les dépenses et contrôler la comptabilité ;
6) Administrer les établissements de la ville :
7) Désigner, sur avis conforme du Conseil urbain, les mandataires de la ville dans les
entreprises publiques de la ville et dans les sociétés d’économie mixte dans lesquelles
la ville a des participations ;
8) Diriger les travaux à exécuter aux frais de la ville ;
9) Administrer les propriétés de la ville et conserver ses droits ;
10) Exécuter le plan d’aménagement de la ville ;
11) Proposer au Conseil urbain le programme d’action du développement économique,
social, culturel et environnemental.

1. Organes administratif

 Le chef de division urbaine

Il coordonne toutes les activités administratives de la ville en cas d'absence da le maire


adjoint, le chef de division remplace le maire, c'est lui le patron de l'administration de la ville,
même tout les chefs des services doivent passer par lui en cas des problèmes.
26

 Le chef de 1er bureau

Il supervise et coordonne les activités de cellules suivantes : la comptabilité, le


personnel, le protocole et l'intendance. Il élabore et exécute le budget de la mairie, il est à cet
effet, le responsable générateur des recettes et des dépenses.

 Le chef de 2ème bureau

Coordonne également et supervise les ouvriers ayant trait au recensement de la


population.

 Secrétariat

Le secrétariat constitue la partie d'entrée et de sortie du courrier, il comprend trois


grandes activités : le courrier entrant, le courrier sortant et le classement.

 Protocole

Le protocole d'Etat est universel, il a comme rôle, la gestion du calendrier des


activités, les audiences du chef ou d'autorité politico-administrative avec les différentes
autorités en séjour à Kolwezi.

Le service de protocole gère aussi les cérémonies officielles, les visites à Kolwezi des
autorités, l'accueil des autorités qui viennent séjourner à Kolwezi, ainsi que l'édition des
grands évènements qui se passe dans la ville tel que l'indépendance, la journée de l'arbre...

 L'intendance

Elle s'occupe de la restauration et de la résidence officielle du ravitaillement des


militaires de garde, de la restauration du bureau de la mairie ainsi de l'achat des fournitures
des matériels de bureaux.

 La comptabilité

Elle dépend également du chef du premier bureau qui est le receveur, la comptabilité
s'occupe de la mise à jour de la caisse pour la ville et des documents comptables. Elle est
dirigée par un(e) perceptif (vé) principal(e), suivie d'un comptable subordonné. La
comptabilité est subdivisée en deux sous sections :

 L'entrée : la branche de la cellule financière qui s'occupe du recouvrement ;


27

 La sortie : au bureau du comptable subordonné, là on s'occupe des dépenses et c'est là


ou se trouve la caisse.
 La phonie

La phonie est une cellule très spéciale du fait qu'elle a pour rôle de transmettre les
actualités de la ville à l'institution provinciale c'est-à-dire la mairie du chef lien, le
gouvernorat et le ministre de l'intérieur
28

7. ORGANIGRAMME39

M
A
I
CHEF DE SERVICES URBAINS
R
E
CHEF DU 1ER BUREAU CHEF DU 2ème BUREAU
A SECRETARIAT
d
CELLULE POPULATION
j
o CELLULE
CELLULE INTENDANCE CELLULE EXPLOITATION
i COMPTABILITE
RAPPORTS EAD
n

CELLULE PROTECTION CIVILE


CELLULE PROTOCOLE
CELLULE PERSONNEL

39
Source : bureau du secrétariat de la mairie.
29

7.1. ORGANISATION STRUCTURELLE

7.1.1. Organisation politico-administrative

la loi N°08/016 du 07 Octobre 2008 portant composition, organisation et


fonctionnement des entités territoriales décentralisées..., la ville est tout chef-lieu de province,
toute agglomération d'au moins 100.000habitants disposant des équipements collectifs et des
infrastructures économiques et sociales à laquelle un décret du premier Ministre aura conféré
le statut de ville « l'alinéa 2 du même article continue » Le décret est pris sur proposition du
Ministre ayant les affaires intérieures dans ses attributions après avis conforme de
l'Assemblée Provinciale.40

Il ressort de ce qui précède que la ville est donc « une agglomération d'une certaine
importance elle s'oppose au village et à la Campagne. La ville est composée de deux ou
plusieurs communes.

En guise de conclusion de ce chapitre où nous avons évoqué l'histoire de la ville,


suivie des organisations, structures politico-administrative et fonctionnelle, sa subdivision et
la population pour mieux comprendre l'étendue et le déroulement de la ville.

40
Loi organique n° 08/016 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des Entités
Territoriales Décentralisées et leurs rapports avec l’Etat et les Provinces
30

CHAPITRE III : LES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES (PME) ET LA


PROBLEMATIQUE DU DEVELOPPEMENT

Dans les économies en développement comme celle de la RDC et plus


particulièrement dans la ville de Kolwezi, Les PME apparaissent comme des acteurs
économiques de première ligne.

Elles incarnent non seulement levier de croissance économique mais également un


instrument de lutte contre la pauvreté, les chômages, l’exclusions social. Toute fois leur
capacité à jouer pleinement ces rôles indépendants de nombreux facteurs internes et externes.

Ce chapitre ambitionne d'analyser des manières critiques les liens entre l’expansion de
la PME et les dynamiques des développements socio-économique local en confrontant les
hypothèses formuler à la réalité du terrain il s'agit d’identifier dans quelle mesure les PME
contribuent effectivement à amélioration les conditions de vie des populations, à créer des
opportunités d'emploi, à promouvoir l'inclusion financière tout en stimulant la production
locale et le recette publique.

En vous basant sur les données empiriques recueillies auprès des acteurs locaux, ce
chapitre permet également de mettre en lumière les freins structurels et institutionnels qui
limitent l’impact des PME, tout en proposant des pistes d'amélioration. Il pose ainsi des
repérés d'une réflexion critique sur les politiques publiques et les initiatives privées qui
devraient accompagner les PME vers une meilleure intégration dans les stratégies de
développement durable à Kolwezi.

Cette partie nous permettra de vérifier ou d’infirmer nos hypothèses à travers une
analyse comparative entre les aspirations de la population et les réalités de fonctionnement
des PME dans la ville de Kolwezi.
31

SECTION I : LES PME COMME MOTEUR DU DEVELOPPEMENT


SOCIO-ECONOMIQUE A KOLWEZI
Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) jouent un rôle central dans le
développement socioéconomique de la ville de Kolwezi. Elles constituent un véritable moteur
de croissance locale, tant par leur contribution à la création d’emplois qu’à la dynamisation
des secteurs productifs. Dans un contexte marqué par une forte dépendance à l’exploitation
minière, les PME offrent une diversification économique essentielle en intervenant dans des
domaines variés : commerce, transport, agriculture, BTP, services, etc.

Sur le plan économique, les PME contribuent à la génération de revenus, au


renforcement du tissu entrepreneurial local et à l’élargissement de la base fiscale. Leur
souplesse et leur proximité avec les réalités locales leur permettent d’innover et de s’adapter
rapidement aux besoins du marché.

Sur le plan social, elles favorisent l’insertion professionnelle des jeunes, soutiennent
les initiatives féminines, et participent à la réduction de la pauvreté. En offrant des
opportunités même en dehors des grands secteurs industriels, elles améliorent les conditions
de vie des populations.

1.1. LA CREATION D’EMPLOIS


Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) constituent un pilier essentiel dans la
dynamisation de l’économie locale et nationale. À Kolwezi, leur rôle dans la création
d’emplois est particulièrement significatif, dans un contexte où le chômage, notamment chez
les jeunes et les femmes, reste préoccupant. En effet, ces entités absorbent une part importante
de la main-d’œuvre disponible, aussi bien qualifiée que non qualifiée, dans des secteurs variés
tels que l’agriculture, le commerce, le BTP et les services.

Selon Ngoy K. (2020), Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) jouent un rôle
crucial dans le tissu économique des villes minières comme Kolwezi en servant de passerelle
entre l’économie formelle et informelle. Elles offrent des emplois directs (ouvriers, vendeurs,
chauffeurs, etc.) mais aussi indirects (prestataires, fournisseurs, artisans) en favorisant une
économie inclusive.

En plus de leur capacité d’embauche, plusieurs mécanismes institutionnels et privés


accompagnent Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) dans cette dynamique. Il s’agit
notamment :
32

 Des formations en gestion et entrepreneuriat organisées par les services provinciaux


des Petites et Moyennes Entreprises (PME);
 Des programmes de microcrédit et de garantie tels que le FOGEC, facilitant
l’accès aux financements ;
 Des initiatives d’appui technique de l’ANAPI et d’ONG comme ACTED ou
PROFIT Congo, qui soutiennent l’auto-emploi des jeunes ;
 Des incubateurs d’entreprises mis en place en partenariat avec les universités
locales et les entreprises minières.

Ces mécanismes permettent aux entrepreneurs de structurer leurs activités et de pérenniser les
emplois créés, contribuant ainsi à la stabilité sociale.

Par ailleurs, des exemples concrets illustrent cette contribution à Kolwezi : l’entreprise
Kolwezi Bâtir, spécialisée dans la production de pavés, emploie plus de 30 jeunes locaux ; la
coopérative Mwamba Agro-transformation mobilise une vingtaine de femmes dans la
transformation du manioc ; des start-up de livraison de colis et de carburant se multiplient
dans les zones périurbaines, créant des opportunités pour les jeunes diplômés sans emploi
formel.

La création d’emplois par Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) dépasse ainsi la simple
fonction économique pour devenir un facteur de cohésion sociale, de réduction de la pauvreté
et de stabilité urbaine.

A. Illustrations par des cas pratiques à Kolwezi


La ville de Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, constitue aujourd'hui un
véritable laboratoire du développement économique local impulsé par des petites et moyennes
d’entreprises. Ces dernières sont devenues des acteurs traduisant ainsi leurs impacts sur le
développement socio-économique de manière concrète.

 Dans le secteur agroalimentaire

Plusieurs Petites et Moyennes Entreprises (PME) Se sont distingués par leurs capacités à
transformer les produits agricoles locaux (maïs, manioc, légumes) en produits finis
commercialisable.

 Par exemple l'entreprise « Kolwezi pain » boulangerie semi-industriel qui utilise la


farine de maïs et de manioc produite localement. Elle a su combiner savoir-faire
33

artisanal et outil moderne, créant plus de 20 emplois directs et stimulant la demande des
producteurs locaux des céréales. Elle participe à la sécurité alimentaire et urbaine à un
coût accessible.

 La coopérative « femme rurale du Lualaba » regroupant plusieurs femmes productrices


et transformatrice, cette coopérative transforme le manioc en chikwuang et Farine
conditionnée, commercialisée dans les marchés des Kolwezi. Grâce à l’appui d’une
ONG locale, elles ont obtenu des équipements modernes (presses, râpes) améliorant leur
productivité. Ce projet à renforcer l'autonomie économique a de la femme et soutenir la
scolarité de leurs enfants grâce à l'augmentation de leurs revenus.

 Dans le domaine du transport

Il représente un levier essentiel pour le développement Le secteur des transformations


à Kolwezi représente un levier essentiel pour le développement socio-économique,
notamment à travers l’activité des Petites et Moyennes Entreprises (PME). Ce secteur, en
pleine croissance, joue un rôle crucial dans la mobilité des biens, de personnes et des services.

Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) de transport, qu’elles soient formelles ou


informelles participent à la fluidité des échanges commerciaux entre les différents quartiers de
Kolwezi, ainsi qu'entre la ville et des zones minières environnantes. Les sociétés de transport
de marchandises par exemple facilite l’acheminement des matériaux des constructions, des
produits alimentaires et agricoles tout en réduisant les coûts logistiques pour d'autres petites
entreprises locales. D’un point de vue social ce Les Petites et Moyennes Entreprises (PME)
créent des nombreux emplois directs (chauffeur, manutentionnaire, mécanicien, agent des
bureaux) et emplois indirect (vendeur de carburant, restaurant de rue autour des gares
routières). Elles permettent aussi à des nombreux jeunes d’avoir une activité génératrice des
revenus à travers le moto taxi « wewa » très populaire à Kolwezi, qui comble le manque de
transport public.

Par ailleurs, certaines entreprises locales commencent à investir dans des services plus
structurés : mini bus urbaine, location des véhicules pour entreprise minière, et même des
plateformes de mises en Numérique, ce qui modernise progressivement le secteur. Malgré les
défis comme l'état de route où les manques d'encadrement légal les transports constituaient un
pilier du tissu économique local.
34

 Dans le secteur du bâtiment et des travails publics (BTP)

Les secteurs du BTP constituent un levier important du développement socio-


économique dans la ville de Kolwezi en raison l’essor urbain, de la croissance démographique
et des besoins en infrastructures, Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et opérant dans
ce secteur ont connu un dynamisme marque able ces dernières années.

Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) du BTP participent à la modernisation de


la ville à travers la construction de logements d'école, centre de santé, des routes secondaires
ainsi que les infrastructures commerciales comme les marchés et entrepôt. Leur contribution
est visible dans l'amélioration des conditions de vie des habitants et dans les désenclavements
des certains quartiers périphériques.

Sur le plan économique, le secteur BTP absorbe une part important de la main d’œuvre
locale. Il constitue un levier d'emploi direct et indirect, notamment pour les jeunes sans
qualification élevée. Ces entreprises offrent aussi des opportunités aux fournisseurs des
matériaux de construction (sable, ciment, brique et fer) aux transporteurs et au sous-traitants
locaux.

Cependant, ces Petites et Moyennes Entreprises (PME) et rencontrent des défis liés à
l’accès aux financement, au manque de matériel moderne et aux barrières administratives.
Malgré cela elles jouent un rôle clé dans l’intégration économique des couches sociales
vulnérable et le dynamisme du tissu urbain.

 Par exemple la construction du village des congrès Kolwezi, le gouvernorat du Lualaba a


lancé la construction du village des congrès dans l’enceinte du gouvernorat à Kolwezi un
projet confié à une Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) locale du secteur BTP
« Lualaba construction SARL » ce chantier a été inscrit dans la vision de modernisation
des infrastructures publiques impulsé par les autorités provinciales.

Ce projet à eut un impact économique et social significatif : il a généré plus de 150


emplois directs (maçons, ingénieurs, manœuvres, etc…) Et plus de 300 emplois indirects,
notamment dans la fourniture des matériaux la restauration, la sécurité et les transports.

Ce chantier a également contribué à renforcer les capacités techniques des jeunes


travailleurs locaux à travers des formations sur le site. Une fois achevé le village servira des
35

cadres pour les événements nationaux et internationaux, stimulants le tourisme d’affaires et


favorisant la dynamique économique de la ville Kolwezi.

 Dans le secteur des services

Ce secteur regroupe un ensemble d’activités économiques non industrielles ni


agricoles, tels que le commerce, la restauration, la télécommunication, la finance, l’hôtellerie,
les transports, l’éducation et la santé. A Kolwezi ce secteur joue un rôle capital dans la
dynamisation de l'économie locale en favorisant la circulation monétaire en créant des
opportunités d'emploi et en répondant aux besoins sociaux croissants d'une population en
expansions.

Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) de ce secteur contribuent à améliorer le


quotidien des populations en leur fournissant des services de proximité, tout en générant des
revenus pour l'Etat via a les taxes locales.

Elle favorise également l'émergence d'une classe moyenne active et soutiennent


l'intégration de l'économie informelle dans le circuit formel.

 Exemple du développement du réseau orange money. En 2023, Les Petites et


Moyennes Entreprises (PME) et orange money service du Lualaba a connu une
expansion rapide à Kolwezi, avec l’ouverture de plusieurs points de services dans les
quartiers périphériques comme DILALA et MANIKA. Cette initiative a permis à de
centaine d’habitants non bancarisés d’accéder à des services financiers de base ;
transfert, paiement, épargne mobile.

Ces services à non seulement généré de nombreux emplois directs (agents,


distributeurs, garants de points de vente), mais il a aussi favorisé l'exclusion du financière,
élément clé du développement socio-économique. Grâce à ces initiatives, les populations
accèdent plus facilement aux moyens des paiements modernes et aux services numériques.

 Les secteurs des initiatives sociales à caractère entrepreneurial :

Les initiatives sociales à caractère entrepreneurial sont des actions portées par des
individus ou des groupes visant à répondre à des besoins sociaux, tout en adoptant une
logique de viabilité. Économique à Kolwezi, ces initiatives prennent de forme des
coopératives, d’associations des jeunes, de projet portés par des ONG locales ont
international, ou encore de jeunes entreprises à impact social.
36

 Par exemple le boom des restaurations locales des nombreuses Les Petites et Moyennes
Entreprises (PME) a investi dans la restauration moderne à Kolwezi. Des
établissements comme restaurant chez Olga, chez Maria, ou Lualaba Food House
emploie plusieurs jeunes, favorisant la consommation des produits locaux (viande, maïs,
légumes) et stimule la production agricole régionale. Ce secteur attire aussi des
expatriés travaillant dans le mines renforçant ainsi la circulation des devises.

 Par exemple dans le domaine de l’hôtellerie et tourisme l’arrivée régulière des


investisseurs, des ONG, et expatriés a entraîné la montée de Les Petites et Moyennes
Entreprises (PME) dans l’hôtellerie, comme hôtel Moon palace ou belvédère hôtel et
qui emploie des dizaines de personnes et boostent les services connexes (blanchisserie,
sécurité, et restauration entretien).

Ces exemples démontrent clairement que les Les Petites et Moyennes Entreprises
(PME) à Kolwezi ne ces limitent pas à simple fonction économiques ; elles sont aussi des
acteurs des transformations sociales, créant de l'emploi, stimulant l'innovation locale,
améliorant les conditions de vie et renforçant le tissu économique endogène. Leur rôle dans le
développement socio-économique de la ville devient ainsi de plus en plus stratégique.

1.2. DIVERSIFICATION DE L’ECONOMIE


La diversification économique locale désigne le processus par lequel une ville ou une
région élargit la variété de ses secteurs d’activités productives afin de réduire sa dépendance à
un seul domaine (ex. : les mines à Kolwezi). Dans ce cadre, les Les Petites et Moyennes
Entreprises (PME) jouent un rôle déterminant à Kolwezi, en élargissant l’assise économique
au-delà du secteur extractif.

1.2.1. Contexte économique de Kolwezi


Historiquement, Kolwezi est une ville minière dominée par l’exploitation du cuivre et
du cobalt. Cette dépendance aux mines expose la ville aux fluctuations des cours mondiaux
des minerais. D’où la nécessité de diversifier l’économie pour garantir une stabilité durable et
inclusive.
37

1.2.2. Contribution des Petites et Moyennes Entreprises (PME) à la diversification


Les Petites et Moyennes Entreprises (PME), en se déployant dans des secteurs non
miniers, participent activement à la diversification de l’économie locale :

 Secteur agroalimentaire : production locale de farine de maïs, transformation du


manioc, fabrication de jus artisanaux, boulangeries, etc.
 BTP (Bâtiments et Travaux Publics) : entreprises locales qui construisent des écoles,
des habitations et des infrastructures publiques.
 Commerce de proximité : petites boutiques, vendeurs d’huile, de charbon (braise),
stations-service artisanales.
 Services numériques et communication : cybercafés, agences de design, services de
reprographie, etc.
 Transport et logistique : taxis-motos, sociétés de transport urbain ou interprovincial.
 Entreprises de services : coiffure, esthétique, nettoyage, maintenance, imprimerie.

1.2.3. Impact sur le développement socio-économique


La diversification par Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) contribue au
développement de Kolwezi de plusieurs manières :

 Réduction du chômage : de nombreux jeunes et femmes trouvent de l’emploi dans ces


secteurs.
 Création d’une économie résiliente : moins vulnérable aux crises minières.
 Dynamisation du marché intérieur : circulation de biens et services localement
produits.
 Renforcement des compétences locales : nouvelles qualifications émergent dans
l’agroalimentaire, le service, l’entrepreneuriat…
 Attraction d’investissements : la diversification crée un climat économique plus stable
et encourage les investissements publics et privés.

1.2.4. Exemples concrets à Kolwezi


 Des coopératives agricoles (ex : Coopérative Agri-Lualaba) approvisionnent le marché
local en légumes et produits vivriers.
 Des Petites et Moyennes Entreprises (PME) comme Kolwezi Service Expres
proposent des services de transport et livraison à domicile.
38

 Les stations de lavage et les ateliers de mécanique dans les quartiers périphériques se
sont multipliés pour répondre aux besoins des habitants, hors secteur minier.

1.3. LA FISCALITE LOCALE


Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) jouent un rôle central dans la mobilisation
des ressources publiques au niveau local à Kolwezi. Leur contribution à la fiscalité permet
aux autorités urbaines de financer des actions de développement local. Ce point est développé
à travers plusieurs axes :

1.3.1. Enregistrement et fiscalisation des Petites et Moyennes Entreprises (PME)


L’intégration d’une Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) dans le système fiscal
passe par son enregistrement officiel. Cela comprend plusieurs démarches :

 Obtention du Registre de Commerce (RCCM) : délivré par le greffe du


tribunal de commerce, il constitue le premier acte de reconnaissance légale de
l’entreprise.
 Attribution du Numéro d’Identification Nationale (IDNAT) et du Numéro
d’Identification Fiscale (NIF) : obtenus via la Direction Générale des Impôts
(DGI).
 Enregistrement à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et à l’INPP
(Institut National de Préparation Professionnelle) pour les employeurs.

Dans la pratique, c’est l’entrepreneur qui initie le processus, bien que l’État encourage la
formalisation via des campagnes de sensibilisation, des exonérations fiscales temporaires ou
l’installation de Guichets Uniques dans certaines provinces.

1.3.2. Types de contributions fiscales des Petites et Moyennes Entreprises (PME)


Les Petites et Moyennes Entreprises (PME), une fois enregistrées, sont soumises à plusieurs
obligations fiscales :

 Impôts directs nationaux


 Impôt sur les bénéfices (IBP)
 Impôt professionnel sur les rémunérations (IPR)
 Impôt sur le chiffre d’affaires (ICA) pour les petites structures
 Taxes locales et communales
 Taxe sur la localisation des entreprises
39

 Taxe de stationnement et taxe d’hygiène


 Droit de voirie, taxes sur les enseignes et publicités
 Cotisations sociales : CNSS, INPP, ONEM, etc.

1.3.3. Rôle de l’administration locale dans la collecte


Les autorités locales (Mairie, Division Provinciale des Finances, Service de Recouvrement
des Taxes) mettent en place un cadre de perception, souvent confronté à des défis comme :

 L’insuffisance de recensement des Petites et Moyennes Entreprises (PME),


 La faiblesse du suivi et de la traçabilité des paiements,
 Le manque de digitalisation du système fiscal local.

Malgré cela, certaines réformes sont en cours, notamment à travers la décentralisation


financière, qui renforce la capacité des villes comme Kolwezi à percevoir et gérer les recettes
fiscales locales.

1.3.4. Impact économique et social de la fiscalité des Petites et Moyennes Entreprises


(PME)
La contribution fiscale des Petites et Moyennes Entreprises (PME) a des retombées
directes et indirectes sur le développement local Financement des infrastructures urbaines :
routes, éclairage public, marchés Soutien aux services publics, écoles, hôpitaux, collecte des
déchets. Création d’emplois publics locaux : grâce aux moyens dégagés. Stimulation du
climat des affaires. Les fonds générés permettent à la ville d’attirer de nouveaux investisseurs
via l’amélioration du cadre de vie.

1.3.5. Exemples concrets à Kolwezi


 La taxe de localisation perçue auprès des boutiques et dépôts d’alimentation finance
l’entretien de certaines artères.
 Les contributions des garages et ateliers mécaniques ont permis l’installation de
lampadaires solaires dans certains quartiers.
 Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) de transport et de logistique versent des
redevances à la mairie, utilisées pour réguler le trafic urbain.
40

1.4. REDUCTION DE LA PAUVRETE PAR L’ACTION DES PETITES ET


MOYENNES ENTREPRISES (PME) A KOLWEZI
La réduction de la pauvreté demeure l’un des objectifs fondamentaux du
développement socioéconomique. Dans cette optique, les Petites et Moyennes Entreprises
(PME) à Kolwezi jouent un rôle clé dans l’amélioration des conditions de vie des populations
à faibles revenus. En effet, dans un contexte marqué par le chômage, le sous-emploi et
l’informalité des activités économiques, Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) offrent
des opportunités d’insertion socio-professionnelle et d’autonomisation économique.

Selon Kalenga N. (2021), les PME, en tant qu’acteurs de proximité, sont souvent les
premières à absorber la main-d’œuvre locale peu qualifiée, contribuant ainsi à la diminution
de la pauvreté structurelle. Leur flexibilité et leur capacité d’adaptation aux réalités du marché
local leur permettent d’intégrer facilement les populations vulnérables dans les circuits
économiques.

1.4.1. Les réalités du marché à Kolwezi


À Kolwezi, plusieurs secteurs illustrent la contribution des Petites et Moyennes Entreprises
(PME) à la réduction de la pauvreté :

 Le petit commerce informel et formel, tel que la vente de braise, d’huile, de produits
vivriers ou de carburants, permet à de nombreuses femmes et jeunes de générer un
revenu quotidien, assurant leur survie et celle de leur famille.
 Le secteur des BTP, à travers des Petites et Moyennes Entreprises (PME) locales,
embauche des jeunes pour des travaux journaliers (terrassiers, maçons, manœuvres),
leur permettant d’accéder à des revenus réguliers.
 Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) de services, notamment les salons de
coiffure, les ateliers de couture, les unités de recharge mobile, créent des opportunités
pour l’auto-emploi, souvent avec peu de capital initial.
 Les coopératives agricoles et les groupements d’épargne, en milieu périurbain,
permettent aux familles démunies de financer des microprojets, réduisant ainsi leur
dépendance à l’aide sociale.

1.4.2. Impact social direct


La capacité des Petites et Moyennes Entreprises (PME) à créer un tissu économique
local diversifié permet aux populations d’améliorer leurs conditions de vie par :
41

 L’augmentation des revenus des ménages ;


 L’accès à la scolarisation des enfants ;
 L’amélioration de l’alimentation et de la santé ;
 Le renforcement de l’autonomie économique des femmes et des jeunes.

D’après une enquête du *Bureau Provincial des Petites et Moyennes Entreprises (PME) de
Lualaba (2023), plus de 65 % des entrepreneurs interrogés à Kolwezi estiment que leur
activité leur a permis de sortir de la précarité et de financer les besoins de base de leur foyer.

1.4.3. Une réponse à l’exclusion sociale


Au-delà des aspects économiques, Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) offrent
aussi une inclusion sociale aux groupes souvent marginalisés : jeunes sans diplôme, femmes
seules, anciens détenus ou déplacés internes. En leur donnant accès à un travail, même
informel, Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) contribuent à stabiliser la société et à
prévenir la délinquance, l’exode rural et la dépendance aux aides.

1.5. DEVELOPPEMENT DES COMPETENCES


Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) ne sont pas seulement des structures
génératrices d’emplois et de revenus. Elles constituent aussi un vecteur important de
développement des compétences locales, notamment dans les contextes urbains comme celui
de Kolwezi. En offrant aux populations des opportunités d’apprentissage informel ou formel,
Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) contribuent à la qualification progressive de la
main-d’œuvre, renforçant ainsi les bases du développement socioéconomique durable.

1.5.1. Apprentissage par la pratique (formation en situation de travail)


La majorité Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) locales fonctionnent comme
des espaces d’apprentissage direct. En effet, dans des secteurs tels que :

 La menuiserie, la mécanique, la couture ou l’agroalimentaire, les jeunes sont intégrés


comme apprentis, assistants ou stagiaires, sans forcément passer par des formations
académiques classiques.
 Cette formation en cours d’emploi leur permet d’acquérir des compétences techniques,
entrepreneuriales et relationnelles, essentielles pour leur avenir professionnel.
42

À Kolwezi, plusieurs jeunes ayant démarré comme ouvriers dans des Petites et Moyennes
Entreprises (PME) de construction ou des ateliers artisanaux finissent par créer leur propre
activité après quelques années d’apprentissage.

1.5.2. Création de passerelles vers l’entrepreneuriat


Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) locales sont également une *école
d’entrepreneuriat informel. Les vendeurs de produits vivriers, les exploitants de cabines
téléphoniques ou les fournisseurs de services urbains apprennent à :

 Gérer un stock ;
 Calculer des bénéfices ;
 Entretenir une relation clientèle ;
 Identifier des niches de marché.

Ces compétences managériales, bien que non certifiées, deviennent un capital humain
mobilisable à long terme dans d’autres projets.

1.5.3. Renforcement des capacités à travers des appuis extérieurs


Certaines Petites et Moyennes Entreprises (PME) bénéficient aussi de l’appui d’ONG ou
de programmes publics de renforcement des capacités. Par exemple :

 Des formations en gestion financière simplifiée, en marketing local, ou encore en


digitalisation des Petites et Moyennes Entreprises (PME) sont parfois offertes par le
Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) ou des partenaires internationaux (ex. GIZ,
PNUD).
 À Kolwezi, plusieurs coopératives féminines ont bénéficié de formations en
transformation alimentaire, leur permettant d’ajouter de la valeur à leurs produits (jus
naturels, confitures, etc.).

1.5.4. Une dynamique intergénérationnelle


- Enfin, les Petites et Moyennes Entreprises (PME) favorisent un transfert de savoir-
faire intergénérationnel. Les anciens artisans ou entrepreneurs transmettent leur
expérience aux plus jeunes, créant ainsi une continuité de compétences et une
mémoire productive au niveau local.
43

1.6. COHESION SOCIALE


Dans le contexte post-conflit et minier de la ville de Kolwezi, la cohésion sociale est
essentielle pour maintenir un climat de paix et favoriser un développement durable. Les
Petites et Moyennes Entreprises (PME), par leur ancrage local, leur flexibilité et leur
proximité avec les populations, contribuent de manière significative à tisser du lien social
entre différents groupes. Voici comment cela se manifeste concrètement :

1.6.1. Création d’un tissu économique inclusif


Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) réunissent, au sein de leurs structures, des
employés issus de milieux socio-économiques, ethniques, culturels et religieux divers. Dans
une ville comme Kolwezi, marquée par des dynamiques migratoires internes (venant du
Kasaï, du Katanga, du Maniema, etc.), ces entreprises deviennent des microcosmes sociaux
qui facilitent l’interaction entre ces différentes composantes sociales.

 Elles offrent un cadre de collaboration intercommunautaire.


 Elles réduisent les risques de tensions ethniques ou sociales souvent exacerbées dans
les zones à forte concentration minière.
 Le partage d’objectifs communs (production, vente, service) au sein des Petites et
Moyennes Entreprises (PME) crée un sentiment d’appartenance collective*, facteur
clé de stabilité locale

Contributions au développement :

 Favorise un environnement pacifié pour les affaires ;


 Renforce la résilience économique des communautés diverses.

1.6.2. Réduction de l’exclusion et des inégalités sociales


Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) absorbent une grande partie de la main-
d’œuvre informelle, notamment les femmes, les jeunes sans diplômes, les personnes
handicapées ou les anciens déplacés. Contrairement aux grandes entreprises, elles offrent :

 Des emplois à faible barrière d’entrée (sans exigences strictes de diplôme ou


d’expérience) ;
 Des opportunités d’apprentissage sur le tas (petits commerces, ateliers, artisanat,
services).
44

Exemple concret : À Kolwezi, des femmes vendeuses de charbon ou d’aliments préparés,


souvent marginalisées, créent de véritables réseaux d’approvisionnement local, renforçant leur
autonomie économique.

Contributions au développement :

 Réduction des inégalités économiques entre sexes et groupes sociaux ;


 Renforcement de la justice sociale.

1.6.3. Stabilisation des jeunes à risque


Le chômage des jeunes représente un défi majeur à Kolwezi. En l’absence de
perspectives, ces derniers sont exposés à la criminalité, la toxicomanie, ou aux exploitations
informelles. Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) jouent un rôle préventif en :

 Offrant des emplois accessibles dans les secteurs comme les transports, les services, la
logistique ;
 Permettant des initiatives d’auto-emploi via le commerce ambulant ou les ateliers.

Exemple : Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) de mototaxi (transport local) absorbent
chaque année des centaines de jeunes, les éloignant des circuits illégaux.

Contributions au développement :

 Réduction des comportements à risque ;


 Renforcement du capital humain local.

1.6.4. Consolidation du vivre-ensemble et du dialogue local


Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) sont des acteurs de terrain qui encouragent
la concertation entre citoyens, autorités et opérateurs économiques. À travers des associations
de commerçants, de coopératives ou d’unités de production, elles :

 Favorisent l’échange d’idées entre communautés ;


 Facilitent la gestion participative des enjeux locaux (sécurité, fiscalité, hygiène) ;
 Constituent des relais entre l’État et les populations, surtout là où les services publics
sont faibles.

Contributions au développement :
45

 Meilleure gouvernance locale ;


 Participation citoyenne accrue.

1.6.5. Appui aux solidarités locales et au développement communautaire


Certaines Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) investissent dans des initiatives
communautaires : soutien aux écoles locales, financement de forages, organisation de secours
en cas d’incident (incendies, décès). Ces gestes renforcent les liens de solidarité entre les
membres de la communauté.

Exemple : Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) du secteur BTP à Kolwezi participe à
la réhabilitation d’un pont localement, facilitant l’accès à un quartier enclavé.

Contributions au développement :

 Amélioration des infrastructures locales ;


 Renforcement du développement participatif.

SECTION II : LES LIMITES STRUCTURELLES ET INSTITUTIONNEL


DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES (PME) A KOLWEZI
Malgré leurs rôles cruciaux dans les dossiers économiques congolais, Les Petites et
Moyennes Entreprises (PME) s’évalué dans un environnement marqué par des profondes
limites qui affectent leur compétitivité et leur pérennité. Ces contraintes sont à la fois
structurelles, relatives à l'organisation interne, aux capacités techniques, managériales et à
l'accès aux infrastructures ; et institutionnelles liés à l'environnement juridique, fiscal,
administratif et financière dans lequel elles sont censés prospérer.

Structurellement la majorité Des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et congolaise


manquent de ressources humaines qualifiées, d’équipements modernes et des capacités de
production adéquate. Elles évoluent souvent dans les secteurs informels sans cadre juridique
stable, ce qui rend difficile l’accès aux marchés publics et prive.

À cela s'ajoutent des difficultés d’accès au financement bancaire à cause d’un système
financier peut adapter aux réalités des petites structures de garanties souvent exigées et d’un
taux d’intérêt élevé.
46

Institutionnellement, l’environnement administratif et réglementaires reste instable


avec une fiscalité lourde, peut incitative est un accompagnement public limité. Les structures
étatiques chargée de l’encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et souffre de
sous-financement des duplications d'émissions et des manques de coordination inefficace
toute politique de soutien. Des plus, la faiblesse et la justice commerciale décourage les
investisseurs et ne sécurise pas les relations économiques.

Dans ces contextes il devient crucial d'examiner les causes profondes des ces limites,
leurs impacts concrets sur Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et à Kolwezi
notamment, et les pistes des réformes susceptibles d'élever ses freins. Cette section en
analysera donc en détail les entraves structurel et institutionnelle afin de mieux comprendre
pourquoi, malgré leur dynamisme Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) congolais
peinent à impulser un véritable développement économique durable.

2.1. Absence ou faiblesse de l’accompagnement institutionnel


L’un des principaux obstacles auxquels les PME en République Démocratique du
Congo, et plus particulièrement à Kolwezi, sont confrontées, réside dans l’absence ou la
faiblesse de l’accompagnement institutionnel. En théorie, plusieurs institutions sont censées
soutenir la croissance Des Petites et Moyennes Entreprises (PME), notamment à travers des
politiques publiques, des dispositifs fiscaux, des programmes de financement, des formations
ou encore des mesures d’allègement administratif. Toutefois, dans la pratique, cet
accompagnement demeure insuffisant, désorganisé ou inefficace.

Tout d’abord, le manque de coordination entre les structures publiques responsables de


l’encadrement Des Petites et Moyennes Entreprises (PME), telles que l’ANAPI (Agence
Nationale pour la Promotion des Investissements), le FOGEC (Fonds de Garantie pour
l’Entrepreneuriat au Congo) ou encore le Ministère des Classes Moyennes, complique l’accès
des entrepreneurs aux services de soutien. Les missions de ces organismes se chevauchent
souvent, sans réelle synergie ni vision commune.

Ensuite, les programmes d’appui existants souffrent d’un déficit de financement et


d’un faible déploiement sur le terrain. À Kolwezi, par exemple, plusieurs Des Petites et
Moyennes Entreprises (PME) affirment ne jamais avoir bénéficié d’un accompagnement en
termes de formation, de facilitation administrative ou d’accès au crédit. Cela s’explique aussi
par l’absence de bureaux de proximité ou de relais provinciaux efficaces des structures
nationales.
47

De plus, les lenteurs bureaucratiques, le manque de transparence et la corruption


entravent l’accès des Petites et Moyennes Entreprises (PME) aux mécanismes d’aide ou
d’accompagnement. Certaines entreprises, souvent mal informées ou découragées par les
tracasseries administratives, préfèrent rester dans l’informel, échappant ainsi à toute tentative
de structuration ou de développement à long terme.

En somme, l’accompagnement institutionnel censé stimuler et renforcer le tissu des Petites et


Moyennes Entreprises (PME) est aujourd’hui quasi absent ou inefficace dans plusieurs zones
du pays. Il est impératif de renforcer les politiques publiques en faveur des Petites et
Moyennes Entreprises (PME), de clarifier les rôles des différentes structures, et surtout de
rapprocher les institutions des réalités locales pour permettre aux petites entreprises de se
développer durablement.

2.2. Difficulté d’accès au financement


L’accès au financement constitue l’un des défis majeurs auxquels les petites et
moyennes entreprises (PME) font face en République Démocratique du Congo (RDC),
particulièrement dans la ville de Kolwezi. Ce problème structurel freine considérablement le
développement et la compétitivité des Petites et Moyennes Entreprises (PME), limitant leur
capacité d’investissement, d’innovation et d’expansion.

Plusieurs facteurs expliquent cette difficulté. D’abord, les institutions financières


locales, notamment les banques commerciales, se montrent réticentes à accorder des crédits
aux Petites et Moyennes Entreprises (PME),. Elles les perçoivent comme risquées en raison
de leur faible capitalisation, de leur manque de garanties réelles, ainsi que de l’absence de
bilans financiers fiables ou d’antécédents bancaires. Cette frilosité se traduit par des
conditions de crédit très strictes, voire inaccessibles pour les petites entreprises.

Ensuite, les taux d’intérêt pratiqués par les banques en RDC restent très élevés,
souvent au-delà de 20 %, ce qui dissuade les entrepreneurs de contracter des prêts. À cela
s’ajoute la durée courte des crédits accordés, rarement adaptée aux besoins à moyen ou long
terme des Petites et Moyennes Entreprises (PME),. Ces conditions restrictives réduisent
considérablement les possibilités de croissance pour ces entreprises.

De plus, les dispositifs publics censés faciliter l’accès au financement pour les Petites
et Moyennes Entreprises (PME),, comme le FOGEC (Fonds de Garantie pour
l’Entrepreneuriat au Congo), sont encore peu opérationnels ou mal connus à l’échelle locale.
48

Leur déploiement à Kolwezi reste limité, et peu d’entrepreneurs bénéficient effectivement de


leur soutien. L’absence de sensibilisation et de mécanismes de vulgarisation accentue
l’exclusion financière des Petites et Moyennes Entreprises (PME),.

Par ailleurs, les institutions de microfinance qui pourraient constituer une alternative,
ne disposent pas toujours de ressources suffisantes ou proposent des montants limités, avec
des taux encore élevés. Cela restreint leur impact sur le financement des activités à fort
potentiel.

Face à cette réalité, de nombreuses Petites et Moyennes Entreprises (PME), évoluent


en autofinancement, en recourant à des capitaux propres très réduits ou à des emprunts
familiaux. Ce mode de fonctionnement limite leur capacité d’investissement, les empêche de
recruter du personnel qualifié, d’acquérir des équipements ou d’élargir leur production.

En conclusion, la difficulté d’accès au financement constitue un frein majeur au


développement des Petites et Moyennes Entreprises (PME), à Kolwezi. Elle exige des
réformes structurelles, une meilleure implication de l’État dans la création de mécanismes de
garantie, ainsi qu’une politique active de promotion de la bancarisation et de la confiance
entre le secteur financier et les petites entreprises.

2.3. Cadre juridique et fiscalité inadaptés


Le cadre juridique et fiscal constitue un levier fondamental pour la croissance des
petites et moyennes entreprises (PME). En République Démocratique du Congo, et plus
particulièrement à Kolwezi, ce cadre reste inadapté aux réalités des Petites et Moyennes
Entreprises (PME),, ce qui freine leur émergence et leur développement.

D’un point de vue juridique, la complexité des démarches administratives pour créer,
légaliser ou enregistrer une entreprise décourage de nombreux entrepreneurs. Les procédures
sont souvent longues, coûteuses, et marquées par des pratiques bureaucratiques rigides.
L’insuffisance de guichets uniques efficaces, malgré leur existence sur papier, contribue à ce
blocage. Par conséquent, de nombreuses Petites et Moyennes Entreprises (PME), évoluent
dans l’informel, faute de moyens ou de soutien pour se formaliser.

Sur le plan fiscal, le régime actuel impose aux Petites et Moyennes Entreprises (PME),
des charges jugées excessives par rapport à leurs capacités. La multiplicité des taxes, impôts
et redevances exigées par les services étatiques, provinciaux et parfois municipaux crée un
environnement fiscal lourd et déséquilibré. À Kolwezi, certaines entreprises dénoncent les
49

contrôles fiscaux fréquents, souvent arbitraires, qui nuisent à leur stabilité et créent un climat
d’insécurité juridique.

De plus, la fiscalité n’est pas suffisamment différenciée en fonction de la taille ou du


chiffre d’affaires des entreprises. Les petites structures sont parfois soumises aux mêmes
obligations que les grandes sociétés, sans bénéficier d’allègements ni d’incitations
spécifiques. Cette absence d’un régime fiscal incitatif empêche les Petites et Moyennes
Entreprises (PME), d’accumuler un capital suffisant pour investir et croître durablement.

Par ailleurs, le manque d’accompagnement juridique et d’information sur les lois en


vigueur rend les Petites et Moyennes Entreprises (PME), vulnérables à des sanctions et à des
pratiques de corruption. Peu d’entrepreneurs ont accès à des services d’assistance ou à des
formations juridiques leur permettant de comprendre et d’appliquer les normes fiscales et
commerciales.

En résumé, le cadre juridique et fiscal actuel en RDC est peu favorable au développement des
Petites et Moyennes Entreprises (PME),. Il contribue à maintenir un grand nombre
d’entreprises dans l’informel et limite leur potentiel de croissance. Pour améliorer la situation,
il serait nécessaire d’instaurer un régime fiscal simplifié, progressif et adapté aux Petites et
Moyennes Entreprises (PME),, ainsi que de réformer les procédures juridiques pour les rendre
plus accessibles, transparentes et rapides.

2.4. Conséquences sur l’impact socioéconomique des Petites et Moyennes


Entreprises (PME),
Les limites structurelles et institutionnelles auxquelles font face les Petites et
Moyennes Entreprises (PME), en RDC, notamment à Kolwezi, ont des répercussions directes
et profondes sur leur contribution au développement socioéconomique. En effet, un
environnement défavorable freine non seulement la croissance des Petites et Moyennes
Entreprises (PME),, mais réduit également leur capacité à générer un impact social et
économique durable dans la communauté.

Premièrement, l’absence d’un cadre d’accompagnement institutionnel efficace limite


le potentiel des Petites et Moyennes Entreprises (PME), à créer des emplois stables. De
nombreuses entreprises n’arrivent pas à se développer au-delà d’un certain seuil, et demeurent
de petites unités informelles sans sécurité sociale pour les employés, sans formation continue,
ni perspectives de carrière pour les jeunes. Cela entraîne une précarisation du marché de
50

l’emploi local, malgré le rôle que les Petites et Moyennes Entreprises (PME), pourraient
jouer dans la lutte contre le chômage.

Deuxièmement, les difficultés d’accès au financement empêchent les Petites et


Moyennes Entreprises (PME), d’investir dans la modernisation, l’innovation ou l’extension
de leurs activités. Ce manque d’investissement affaiblit leur compétitivité, limite la
diversification des biens et services produits localement, et empêche de répondre efficacement
aux besoins de la population. Cela réduit aussi les effets multiplicateurs économiques que
pourraient engendrer ces entreprises sur le tissu socioéconomique local.

Troisièmement, le cadre juridique et fiscal inadapté pousse bon nombre de Petites et


Moyennes Entreprises (PME), à évoluer dans l’informalité. Ce choix, souvent par défaut,
limite leur accès aux marchés publics, aux crédits bancaires, aux assurances et aux protections
légales. Cela réduit également les recettes fiscales potentielles de l’État, ce qui affecte les
investissements publics dans les infrastructures sociales telles que la santé, l’éducation et les
routes.

Enfin, cette combinaison de contraintes réduit la confiance des jeunes et porteurs de


projets dans l’entrepreneuriat local. Le potentiel transformateur des Petites et Moyennes
Entreprises (PME), est ainsi sous-exploité, alors qu’elles pourraient jouer un rôle moteur dans
l’essor économique local, la cohésion sociale et la réduction de la pauvreté.

En somme, tant que les obstacles structurels et institutionnels persistent, les Petites et
Moyennes Entreprises (PME), ne peuvent pleinement assumer leur rôle de levier de
développement socioéconomique à Kolwezi. Des réformes profondes et adaptées sont donc
nécessaires pour permettre aux Petites et Moyennes Entreprises (PME), de contribuer
efficacement au progrès social et économique.
51

CRITIQUES ET SUGGESTIONS

A. CRITIQUES
- Contribution limitée des Petites et Moyennes Entreprises (PME), malgré leur
potentiel

Les résultats ont montré que, bien que les Petites et Moyennes Entreprises (PME),
contribuent au développement socioéconomique (création d’emplois, réduction de la pauvreté,
dynamisation locale), leur impact reste souvent marginal à cause d’un environnement
institutionnel peu favorable.

- Faible formalisation des Petites et Moyennes Entreprises (PME), observées

Une part importante des Petites et Moyennes Entreprises (PME), opérant à Kolwezi
reste dans l’informel, limitant ainsi leur accès aux financements, aux aides publiques et à la
structuration durable de leurs activités.

- Disparité entre secteurs d’activité

L’étude a révélé que les secteurs comme le transport, le BTP ou le commerce sont
relativement dynamiques, mais d’autres comme l’agroalimentaire ou les services sociaux sont
encore sous-développés.

- Manque de politiques d’accompagnement ciblées

L’analyse a montré une quasi-absence de politiques locales spécifiques d’appui aux


Petites et Moyennes Entreprises (PME),, ce qui empêche leur plein développement et affaiblit
leur contribution au progrès socioéconomique.

B. SUGGESTIONS
- Renforcement de l’accompagnement institutionnel
52

Mettre en place des guichets uniques pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME),
au niveau provincial, faciliter l’accès aux services fiscaux, juridiques et de conseil, et
instaurer des programmes de formation adaptés.

- Accès facilité au financement

Créer des lignes de crédit spéciales pour Petites et Moyennes Entreprises (PME), via des
banques locales ou microfinances, avec des taux adaptés et des conditions souples.
Encourager les partenariats public-privé pour soutenir l’investissement local.

- Formalisation progressive des Petites et Moyennes Entreprises (PME),


informelles

Mettre en œuvre une politique incitative de formalisation : exonérations fiscales temporaires,


réduction des coûts d’enregistrement, accompagnement administratif personnalisé.

- Soutien ciblé à des secteurs porteurs

Orienter les efforts vers les Petites et Moyennes Entreprises (PME), des secteurs à fort
potentiel local comme l’agroalimentaire, ou l’énergie renouvelable. Offrir des incitations
fiscales aux entreprises locales innovantes.
53

CONCLUSION GENERALE
Au terme de ce travail de recherche, il ressort que les Petites et Moyennes Entreprises
(PME) jouent un rôle fondamental dans le développement socioéconomique de la ville de
Kolwezi. Leur impact se manifeste à travers la création d’emplois, la stimulation de
l’économie locale, la réduction de la pauvreté ainsi que la valorisation des ressources locales.
Toutefois, malgré leur potentiel, les PME sont confrontées à de nombreuses difficultés
structurelles et institutionnelles qui limitent leur contribution au développement.

Le premier chapitre, consacré au cadre théorique et conceptuel, a permis de clarifier


les concepts clés liés à notre étude, notamment ceux de PME et de développement
socioéconomique, tout en identifiant les théories explicatives adaptées à notre problématique.
Les différentes approches théoriques, notamment la théorie du développement endogène et
celle de l’entrepreneuriat local, ont apporté un éclairage sur la dynamique des PME en milieu
urbain.

Dans le deuxième chapitre, nous avons procédé à la présentation générale de la ville de


Kolwezi, cadre géographique de notre recherche. Cette section a mis en évidence les réalités
économiques et sociales de la ville, ainsi que la structuration du tissu entrepreneurial local,
caractérisé par une forte présence de PME dans des secteurs comme le commerce,
l’agriculture, le bâtiment et services.

Le troisième chapitre, quant à lui, a analysé l’interaction entre les PME et le


développement socioéconomique, en vérifiant nos hypothèses. Il a été démontré que les PME
peuvent être un moteur de développement, à condition qu’elles bénéficient d’un
environnement institutionnel et financier adéquat. Le manque d’accompagnement, les
difficultés d’accès au crédit et un cadre juridique peu incitatif freinent leur essor et limitent
leur impact réel.

En définitive, pour maximiser l’apport des PME à Kolwezi, il est urgent de renforcer
l’appui institutionnel, d’alléger les procédures fiscales et d’améliorer l’accès au financement.
Cela nécessite une synergie entre les pouvoirs publics, les partenaires au développement et le
54

secteur privé. Les PME, si elles sont bien encadrées, peuvent devenir un levier stratégique
pour l’émergence locale et régionale.

BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES
1. EXPERTISE France, [Link]. p40
2. Rapport annuel 2006 de l’admission du territoire par la ville de Kolwezi, P 3-5. (Mairie)
3. BRIMO Albert (2004) méthodologie de la recherche en science sociales, paris Edition ellipses p.109
4. COMMUS, rapport d’impact communautaire, Kolwezi, 2022
5. Constitution, art.190 à 191, et loi n° 08/016 du 7 octobre 2008, portant composition, organisation et
fonctionnement des entités territoriales décentralisées et fixe leurs rapports avec l’Etat et provinces,
article 48.
6. EXPERTISE FRANCE, [Link]. p25
er
7. EXPERTISE FRANCE., Kolwezi ville en sursis métropole en devenir, 1 édition SEURA
ARCHITECTES, 2024, p23
8. EXPERTISE France., Kolwezi ville en sursis métropole en devenir, 1 er édition SEURA
ARCHITECTES, 2024, p38
9. François Perroux, théorie générale du progrès économique, anal economie.N.1,1950 p173
10. Goffaux,j, problème de développement, CRP, Kinshasa, 1986, p132
11. GUY ROCHER, introduction à la sociologie générale, changement social Ed. HMH 1969. p18
12. HUART, croissance et développement, Bréal 2003, p78
13. JEAN CLAUDE CHABANI, cours d’entreprenariat et PME G3 économie, 2018-2019 inédit
14. KAMBALE MUHINDO (2020) le rôle du secteur informel dans le développement socio-économique à
Goma, revue congolaise. Vol 4
15. KAMOA COPPER SA. Rapport de durabilité et initiatives communautaires, Kolwezi 2021.
16. KANKU MUKENGESHAYI (2018) développement socio-économique et politique en RDC ; defis et
perspective l’harmattan
17. Loi n° 06/006 du 9 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives,
provinciales, urbaines, municipales et locales, article 209.
18. Loi n° 08/016 du 7 octobre 2008, portant composition, organisation et fonctionnement des entités
territoriales décentralisées et fixe leurs rapports avec l’Etat et provinces, article 30.
19. Loi n° 08/016 du 7 octobre 2008, portant composition, organisation et fonctionnement des entités
territoriales décentralisées et fixe leurs rapports avec l’Etat et provinces, article 190-191
20. Loi organique n° 08/016 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des
Entités Territoriales Décentralisées et leurs rapports avec l’Etat et les Provinces
55

21. Loi organique n° 08/016 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des
Entités Territoriales Décentralisées et leurs rapports avec l’Etat et les Provinces
22. Ministère de PME, rapport statistique sous le PME en RDC, Kinshasa, 2021
23. MOTA NDONGO (2015) la dynamique de pme dans le Katanga Ed. Universitaire congolaise
24. Mulubati Ngasha, Introduction à la recherche en sciences sociales, Presses de l’Université de
Lubumbashi, 2019, p. 74.
25. MULUMBATI NGASHA, a (1992) méthodologie de la recherche en science sociales. Lubumbashi
presses universitaire.
26. MULUMBATI NGASHA, Introduction à la science politique, Lubumbashi, Ed. africa, 1980.
27. NGOMA BINDA, B (2018) problématique de croissance de PME en RDC ; défis et perspective revue
congolaise de développement économique vol 3. N°2, pp 45-58.
28. Rapport annuel de l’exercice 2019 de la ville de Kolwezi
29. Source : bureau du secrétariat de la mairie.
30. Source : Rapport annuel de l'exercice 2019 de la ville de Kolwezi.
31. TSHIBANDA KABEYA, R (2018), méthodologie de recherche science sociale, ed universitaire
africaine Lubumbashi p64
32. Wenu Becker, Méthodologie des sciences sociales, Éditions Universitaires du Congo, Kolwezi, 2018,
p. 56.
33. WENU BEKER « recherche scientifique, théorie et pratique » PULL, Lubumbashi 2014. p13

II. DICTIONNAIRES
1. Dictionnaire français le robert 2009
2. LAROUSSE (1984) grand dictionnaire encyclopédique Larousse p.452
3. Petit Larousse illustre, paris, Ed Larousse 2000 p.94

III. TFC ET MEMOIRE


1. ILUNGA KABONGO (2019) entreprenariat et développement socio-économique dans le haut
Katanga, mémoire, université de Lubumbashi.
2. KALENGA MUSENGO, C (2021) PME et développement locale à Kolwezi, mémoire, institut
supérieur de commerce à Kolwezi.
3. KAZADI KONKONDE (2017) le rôle de PME dans la réduction du chômage, RDC ; cas de Kinshasa
mémoire de master université de KINSAHSA.
4. MUBALAMA KASEREKA (2019) des obstacles de développement de PME en RDC. Cas de Goma,
mémoire, université de GOMA.
56

TABLE DES MATIERES


EPIGRAPHE...............................................................................................................................I
DEDICACES.............................................................................................................................II
REMERCIEMENT...................................................................................................................III
INTRODUCTION GENERALE................................................................................................1
1. PRESENTATION DU SUJET.............................................................................................1
2. INTERET DU SUJET.............................................................................................................2
3. ÉTAT DE LA QUESTION DU TRAVAIL.............................................................................2
4. PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESE.................................................................................4
4.1. Problématique du travail......................................................................................................4
4.2. Hypothèses du travail...........................................................................................................5
5. METHODES ET TECHNIQUES DES RECHERCHES.......................................................5
5.1. Méthodes des recherches.....................................................................................................5
5.2. Techniques des recherches...................................................................................................6
6. LA DELIMITATION DU SUJET...........................................................................................7
1. Délimitation spatiale............................................................................................................7
2. Délimitation temporaire.......................................................................................................7
7. SUBDIVISION DU TRAVAIL...............................................................................................7
CHAPITRE I : LES GENERALITES........................................................................................8
SECTION 1 : DEFINITION DES CONCEPTS CLES..............................................................8
1. Impact..................................................................................................................................8
2. Petites Et Moyennes Entreprises (PME).............................................................................8
3. Développement socio-économique......................................................................................9
3.1. Développement social......................................................................................................9
3.2. Développement économique..........................................................................................10
4. Les développements socio-économiques...........................................................................10
57

SECTION 2 : THEORIES EXPLICATIVES DE REFERENCE.............................................11


2.1. La théorie du développement endogène.............................................................................11
2.2. Théorie de la croissance inclusive......................................................................................11
2.3. Théorie de l’entrepreneuriat local......................................................................................12
CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA VILLE KOLWEZI...............................................13
1. APERÇU HISTORIQUE DE LA VILLE DE KOLWEZI................................................13
2. SITUATION GEOGRAPHIQUES....................................................................................14
2.1. Types De Climat............................................................................................................14
2.2. kilométrage des routes vitales........................................................................................14
2.3. Hydrographie et population...........................................................................................14
3. LES STATISTIQUES........................................................................................................15
3.1. Nationaux.......................................................................................................................15
3.2. Etrangers........................................................................................................................15
4. COORDONNÉES GEOGRAPHIQUES..............................................................................16
5. SITUATION ÉCONOMIQUE..............................................................................................16
5.1. Secteur minier (pilier principal de l’économie).................................................................16
5.1.1. statistiques annuelles des produits miniers évacues :.....................................................17
5.1.2. Statistiques annuelles des produits miniers évacues :.....................................................17
5.2. Secteur informel et artisanat..............................................................................................17
5.2.1. Creuseurs artisanaux.......................................................................................................17
5.1.4. Statistiques annuelles des produits miniers évacués :.....................................................18
1. INFRASTRUCTURES ECONOMIQUES........................................................................18
6.1. SITUATION ADMINISTRATIVE....................................................................................19
6.1.1. SUBDIVISION...............................................................................................................19
6.2. ORGANISATION FONCTIONNELLE............................................................................20
6.3. OBJECTIFS DE LA VILLE..............................................................................................21
6.4. LES ORGANES DE LA VILLE....................................................................................21
7. ORGANIGRAMME..........................................................................................................28
7.1. ORGANISATION STRUCTURELLE..............................................................................29
7.1.1. Organisation politico-administrative...............................................................................29
SECTION I : LES PME COMME MOTEUR DU DEVELOPPEMENT SOCIO-
ECONOMIQUE A KOLWEZI.................................................................................................31
1.1. LA CREATION D’EMPLOIS.......................................................................................31
A. Illustrations par des cas pratiques à Kolwezi.....................................................................32
58

1.2. DIVERSIFICATION DE L’ECONOMIE..........................................................................36


1.2.1. Contexte économique de Kolwezi..................................................................................36
1.2.2. Contribution des Petites et Moyennes Entreprises (PME) à la diversification..............36
1.2.3. Impact sur le développement socio-économique............................................................37
1.2.4. Exemples concrets à Kolwezi.........................................................................................37
1.3. LA FISCALITE LOCALE.................................................................................................37
1.3.1. Enregistrement et fiscalisation des Petites et Moyennes Entreprises (PME).................38
1.3.2. Types de contributions fiscales des Petites et Moyennes Entreprises (PME).................38
1.3.3. Rôle de l’administration locale dans la collecte.............................................................39
1.3.4. Impact économique et social de la fiscalité des Petites et Moyennes Entreprises (PME)
...................................................................................................................................................39
1.3.5. Exemples concrets à Kolwezi.........................................................................................39
1.4. REDUCTION DE LA PAUVRETE PAR L’ACTION DES PETITES ET MOYENNES
ENTREPRISES (PME) A KOLWEZI......................................................................................39
1.4.1. Les réalités du marché à Kolwezi...................................................................................40
1.4.2. Impact social direct.........................................................................................................40
1.4.3. Une réponse à l’exclusion sociale...................................................................................41
1.5. DEVELOPPEMENT DES COMPETENCES...................................................................41
1.5.1. Apprentissage par la pratique (formation en situation de travail)...................................41
1.5.2. Création de passerelles vers l’entrepreneuriat................................................................42
1.5.3. Renforcement des capacités à travers des appuis extérieurs...........................................42
1.5.4. Une dynamique intergénérationnelle..............................................................................42
1.6. COHESION SOCIALE.....................................................................................................42
1.6.1. Création d’un tissu économique inclusif.........................................................................43
1.6.2. Réduction de l’exclusion et des inégalités sociales........................................................43
1.6.3. Stabilisation des jeunes à risque.....................................................................................44
1.6.4. Consolidation du vivre-ensemble et du dialogue local...................................................44
1.6.5. Appui aux solidarités locales et au développement communautaire..............................45
SECTION II : LES LIMITES STRUCTURELLES ET INSTITUTIONNEL DES PETITES
ET MOYENNES ENTREPRISES (PME) A KOLWEZI.........................................................45
2.1. Absence ou faiblesse de l’accompagnement institutionnel................................................46
2.2. Difficulté d’accès au financement......................................................................................47
2.3. Cadre juridique et fiscalité inadaptés.................................................................................48
59

2.4. Conséquences sur l’impact socioéconomique des Petites et Moyennes Entreprises (PME),
...................................................................................................................................................49
CRITIQUES ET SUGGESTIONS...........................................................................................51
A. CRITIQUES......................................................................................................................51
B. SUGGESTIONS................................................................................................................51
CONCLUSION GENERALE...................................................................................................53
BIBLIOGRAPHIE....................................................................................................................54
TABLE DES MATIERES.........................................................................................................56

Vous aimerez peut-être aussi