0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues10 pages

Exercices de Convexité et Inégalités Mathématiques

Transféré par

abdelkabirm2007
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues10 pages

Exercices de Convexité et Inégalités Mathématiques

Transféré par

abdelkabirm2007
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

MPSI2 Centre des classes préparatoires Ibn Taimyia Marrakech 2003 /2004

Convexité
Exercice 1:

Soit f : I → R et g : J → R deux fonctions convexes telle que f (I) ⊂ J . On suppose que g est croissante .
Montrer que g ◦ f est convexe .

Exercice 2:

Soit f : I → J une application bijective continue . On suppose que f est convexe , que peut - on de f −1 ?

Exercice 3:

Soit f : [a, b] → R de classe C 2 et k ∈ R telle que ∀x ∈ [a, b], f 00 (x) ≥ k .


1
Montrer que pour tout t ∈ [0, 1] , t f (a) + (1 − t) f (b) − f (t a + (1 − t) b) ≥ kt(1 − t)(b − a)2
2
Exercice 4:
Montrer les inégalités suivantes :
h πi 2 √ 1 1
(a) .∀x ∈ 0, , x ≤ sin(x) ≤ x ; (b) . ∀x ∈]0, 1[ , 2 2 ≤ √ + √
2 π x 1−x
Exercice : n
Montrer que pour tout entier n ≥ 2 et (x1 , x2 , ..., xn ) ∈ R∗+ , on a :
x1 x2 xn−1 xn
+ + ... + + ≥n
x2 x3 xn x1
Exercice 5:
2
Montrer que ∀t ∈]0, 1[ et (x, y) ∈ R∗+ , xt y 1−t ≤ tx + (1 − t)y

Exercice 6:

Soit f : [a, b] → R une fonction continue , convexe et telle que f (a) < 0 et f (b) > 0 .
a. Montrer qu’il existe c ∈]a, b[ tel que ∀x ∈]a, c[ , f (x) < 0 et ∀x ∈]c, b[ , f (x) > 0 .
b. Etudier la monotonie de f sur [c, b[ .

Exercice 7 :

a. Soit f : [a, b] → R une fonction continue convexe . Montrer que max f (x) = max {f (a), f (b)}
x∈[a,b]
b. Que peut - on dire d’une fonction convexe sur f : [a, b] → R qui atteint son minimum en a et b .

Exercice 8:

Soit I un intervalle ouvert , a ∈ I et f : I → R une fonction convexe dérivable sur I telle que f 0 (a) = 0
Montrer que f présente un minimum en a .

Exercice 9:
Montrer que toute fonction f : R → R convexe et majorée est constante . Ce résultat reste -t-il valable
si f est définie seulement sur [a, +∞[ .

Exercice 11 :

Soit f : R → R deux fois dérivable telle que : ∀x ∈ R , f (x) f 00 (x) = 0.


On se propose de montrer que f est affine . On pose I = f −1 ({0}}) = {x ∈ R / f (x) = 0 }
2
1◦ ) Montrer que la fonction : x 7→ (f (x)) est convexe , en déduire que I est un intervalle fermé .
2◦ ) En étudiant les divers cas possible de I , montrer que f est affine .

Exercice 12 :

1
 
a+b
Soit f : [a, b] → R convexe telle que f (a) , f et f (b) soit dans l’intervalle [u, u + `]
2
Montrer que f est à valeurs dans [u − `, u + `]

Exercice 14 :
Préciser à l’aide d’un argument de convexité , le sens de variation de chacune des fonctions suivantes :
ln x ex − 1
(a). f : R∗+ → R , x 7→ si x 6= 1 et f (1) = 1 ; (b) . f : R∗+ → R , x 7→ si x 6= 0 et f (0) = 1
x−1 x
Exercice 12:
Soit f :]0, +∞[→ R une fonction convexe .
f (x)
Montrer que la fonction x 7→ admet une limite finie ou tend vers +∞ en +∞
x
Exercice 10 :

p  p  p  p
1◦ ) Montrer que ∀n ∈ N ,∀p ∈ [0, 2n ] , f n x + 1 − n y ≤ n f (x) + 1 − n f (y)
np 2 o 2 2 2
2◦ ) En utilisant la densité de / p ∈ Z , n ∈ N dans R , montrer que f est convexe .
2n
6◦ ) Une preuve par l’absurde
Supposons que f est non convexe
a. Justifier qu’ il existe (x, y) ∈ I 2 avec x < y et λ0 ∈]0, 1[ tel que :

f (λ0 x + (1 − λ0 )y) > λ0 f (x) + (1 − λ0 ) f (y)

b. Montrer qu’il existe λ1 ∈]λ0 , 1[ tel que :

∀λ ∈]λ0 , λ1 [, f (λx + (1 − λ)y) > λf (x) + (1 − λ) f (y)

Indication : Considérer φ(t) = f (tx + (1 − t)y) > tf (x) + (1 − t) f (y)


c. On pose x1 =  λ0 x + (1− λ0 )y et x2 = λ1 x + (1 − λ1 )y
x1 + x2 1
Comparer f et (f (x1 ) + f (x2 )) . Conclure .
2 2

Exercice 11 :

Soit f : R → R deux fois dérivable telle que : ∀x ∈ R , f (x) f 00 (x) = 0.


On se propose de montrer que f est affine . On pose I = f −1 ({0}}) = {x ∈ R / f (x) = 0 }
2
1◦ ) Montrer que la fonction : x 7→ (f (x)) est convexe , en déduire que I est un intervalle fermé .

2 ) En étudiant les divers cas possible de I , montrer que f est affine .

Exercice 12 :
 
a+b
Soit f : [a, b] → R convexe telle que f (a) , f et f (b) soit dans l’intervalle [u, u + `]
2
Montrer que f est à valeurs dans [u − `, u + `]

Devoir libre : Convexite

Problème 1 :

Partie I :
Dans cette partie , pour toute fonction f : R → R , on notera m(f ) l’ensemble ( éventuellement vide )
des points de R où f atteint un minimum absolu .
Soit f une fonction convexe , c’est - à - dire telle que :

∀(x, y) ∈ R2 , ∀t ∈]0, 1[ , f ( tx + (1 − t)y) ≤ t f (x) + (1 − t) f (y)

1◦ )
a. Montrer que si t et t 0 sont deux éléments de m( f ) tels que t < t 0 , alors [t, t 0 ] ⊂ m( f ) .

2
b. En déduire que m( f ) est un intervalle , et montrer qu’elle peut - être vide .

2◦ ) Montrer que pour tout (a, b, c) ∈ R3 tels que a < b < c , on a :

f (b) − f (a) f (c) − f (a) f (c) − f (b)


≤ ≤
b−a c−a c−b
3◦ ) En déduire que f est continue sur R .

4◦ ) On suppose que lim f (x) = lim f (x) = +∞ . Montrer que m(f ) n’est pas vide .
x→+∞ x→−∞
n
α
5◦ ) Soit n ∈ N∗ et y1 , y2 , ..., yn des nombres réels . On pose pour α ≥ 1 , f α (x) =
P
|x − yi |
i=1
a. Montrer que pour α > 1 , m ( f α ) est un singleton .
b. Calculer m ( f 2 ) .
c. On suppose que y1 ≤ y2 ≤ ... ≤ yn .
p+1
Montrer que si n est impair , n = 2p + 1 alors que m ( f 1 ) = { y q } où q = .
2
Calculer m( f 1 ) lorsque n est pair .

II . Inégalité de Hölder
2 1 1
Soient (p, q) ∈ R∗+ tel que + =1
p q
xp
1◦ ) Soit m un réel positif et u la fonction définie sur R+ par : u(x) = m x −
p
a. Montrer que le maximum de u est de la forme k m q où k est une constante que l’on déterminera .
b. En déduire que pour tout couple (u, v) de réels positifs , on a l’inégalité :
up vq
uv ≤ +
p q
c. Montrer que pour tout réel λ strictement positif , l’inégalité :
λp up vq
uv ≤ + q
p λ q
2◦ ) Soient a1 , a2 , ..., an , b1 , b2 , ..., bn des réels strictement positifs
a. a . Montrer que pour tout réel λ strictement positif , l’inégalité :
n n n
X λp X p 1 X q
ai bi ≤ ai + q b
i=1
p i=1 λ q i=1 i

b. Soient a et b deux réels positifs .


xp b
Déterminer le minimum de la fonction définie sur R∗+ par : v(x) = a +
p q xq
c. En déduire que Inégalité de Hölder .

n n
!1 / p n
!1 / q
X X X
ai bi ≤ api bqi
i=1 i=1 i=1


3 ) On se propose de retrouver cette inégalité par récurrence .
2
a. Soit (α, β) ∈ (R+ ) tel que α + β = 1 . Montrer que :
2 α β
∀(x, y) ∈ (R+ ) , 1 + xα y β ≤ (1 + x) (1 + y)

α β
Indication : Etudier la fonction x 7→ (1 + x) (1 + y) − 1 + xα y β
b. En déduire que si a1 , a2 , ..., an , b1 , b2 , ..., bn sont des réels strictement positifs , alors :
n n
!α n

X X X
α β
ai bi ≤ ai bi
i=1 i=1 i=1

Partie III : α
Soit α ≥ 1 et f la fonction définie sur ]0, +∞[ par : ∀x > 0 , f (x) = 1 + x 1 / α

3
a. Montrer que f est convexe .
2n
b. En déduire l’inégalité de Minkowski , pour tout (a1 , a2 , ..., an , b1 , b2 , ..., bn ) ∈ (R+ ) , on a :

n
!1 / α n
!1 / α n
!1 / α
X α
X X
(ai + bi ) ≤ aα
i + bα
i
i=1 i=1 i=1

n aα
i bα
aα et xi = iα
P
Indication : poser S = i , λi =
i=1 S ai

On pourra prendre et où α ∈]0, 1[ .

Problème :

Soit F l’ensemble des fonctions définies sur R+ dans lui R+ telle que f (0) = 0 et qui admettent une dérivée
positive strictement
 , continue et strictement croissante surR∗+ .
On note F0 = f ∈ F / f 0 (0) = 0 et lim f 0 (t) = +∞
t→+∞
Partie I :Fonction conjugué :

Dans toute cette partie f désigne un élément de F .

1◦ ) Quels sont les différentes comportement possiblite de f 0 (x) lorsque x tend vers +∞

2◦ ) On se propose d’établir dans cette question l’équivalence suivante :

f (x)
lim f 0 (x) = +∞ ⇐⇒ lim = +∞
x→+∞ x→+∞ x
a. Montrer que pour tout x ≥ 0 , on a f (x) ≤ x f 0 (x) et que cette inégalité est stricte si x > 0
f (x)
b. En déduire que la fonction ]0, +∞[→ R , x 7→ est strictement croissante .
x
c. Montrer que pour tout x ≥ 0 , x f 0 (x) ≤ f (2x)
Indication : On pourra évaluer la différence f (2x) − f (x)
d. En déduire l’équivalence précedente

Etude d’un exemple :


1 
Soit f (x) = x arctan(x) − ln 1 + x2
2
f (x)
Vérifier que f ∈ F0 , déterminer les limites de en 0 et en +∞ puis représenter la courbe représentative
x
de f .

Partie II :
Montrer que pour tout t ≥ 0 , la fonction gt : R+ → R , x 7→ x t − f (x) admet un maximun et qu’elle est
atteint en un unique réel positif xt
Soit φ : R+ → R , t 7→ xt et f ∗ : t 7→ gt (xt ) . La fonction f ∗ s’appelle la fonction conjuguée de f
1◦ )
a. Montrer que φ est continue , strictement croissante , que φ(0) = 0 .
b. Montrer que lim φ(t) = +∞
t→+∞
2◦ )
a. Dans cette question , t est un réel strictement positif et h un réel vérifiant | h | ≤ t .
Justifier l’existence d’un réel αt , h compris entre t et t + h tel que :
f (φ(t + h)) − f (φ(t)) = αt , h (φ(t + h) − φ(t))
b. En déduire que l’on peut écrire

f ∗ (t + h) − f ∗ (t) = h φ(t) + β t , h (φ(t + h) − φ(t))



Où β t , h est un réel vérifiant β t , h ≤ |h| , puis montrer que f est dérivable en tout point de R∗+
et que sa dérivée sur R∗+ est la fonction φ .

c. Montrer que f ∗ est dérivable en 0 et calculer son nombre dérivé en 0 .


0
d. Vérifier que les fonctions dérivées f 0 et (f ∗ ) sont réciproques l’une de l’autre .

4
En déduire que f ∗ ∈ F0 et que f ∗∗ = f où f ∗∗ désigne la fonction conjuguée de f ∗

Etude d’un exemple :


Dans chacun des trois cas suivants , justifier que l’appartenance de f à F0 et expliciter f ∗ (t) pour t ≥ 0

1◦ ) f : R+ → R , x 7→ K x2 où K > 0 . On montrera qu’il existe un unique réel K > 0 tel que f ∗ = f
 x β
2◦ ) f : R+ → R , x 7→ xm où m ∈]1, +∞[ . On montrera que f ∗ (x) peut se mettre sous la forme λm
m
3◦ ) f : R+ → R , x 7→ e x − 1 − x . On vérifiera par un calcul direct que f ∗∗ = f

Partie III :Recherche des fonctions vérifiants : f ∗∗ = f


2
a. Montrer que pour tout couple (x, t) ∈ (R+ ) , xt ≤ f (x) + f ∗ (t)

b. Montrer que l’inégalité précédente est une égalité si et seulement si x = φ(t)

c. Montrer que si g ∈ F0 et f ≤ g , alors on a : g ∗ ≤ f ∗ .


d. En déduire que la seule fonction f élément de F0 vérifiant l’égalité f = f ∗ est la fonction notée f2 définie
1
par : f 2 (x) = x2
2
Corrigé :

1◦ ) On a f 0 est strictement croissante donc soit que lim f 0 (x) = +∞ ou lim f 0 (x) = ` ∈ R
x→+∞ x→+∞
Supposons que lim f 0 (x) = ` ∈ R
x→+∞
ALors ??????????
1◦ ) Quels sont les différentes comportement possiblite de f 0 (x) lorsque x tend vers +∞

2◦ )

a. Soit x ≥ 0
Si x = 0 c’est fini
Si x > 0 , On applique le théorème des accroissement fini , il existe c ∈]0, x[ tel que :
f (x) − f (0) = x f 0 (c) donc compte tenu de la monotonie de f 0 et f (0) = 0 , on a : f (x) < x f 0 (x)
f (x)
b. Soit g : ]0, +∞[→ R , x 7→
x
f 0 (x) − x f (x)
g est dérivable sur ]0, +∞[ et g 0 (x) = > 0 , donc g est strictement croissante .
x2
c. Soit x ≥ 0 ,
Si x = 0 c’est fini
Si x > 0 , d’après le T.A.F , il existe c ∈]x, 2x[ tel que : f (2x) − f (x) = x f 0 (c)
Donc x f 0 (x) < f (2x) ( f est strictement monotone )
d.
=⇒) Supposons que lim f 0 (x) = +∞
x→+∞
f (2x) 1  x  f (x)
Pour tout x > 0 , x f 0 (x) < f (2x) donc f 0 (x) < , on en déduit que f 0 <
x 2 2 x

f (x)
Puis par passage à la limite on a lim = +∞
x→+∞ x
f (x)
⇐=) Supposons que lim = +∞
x→+∞ x
f (x)
D’après la question a. on a < f 0 (x) donc lim f 0 (x) = +∞
x x→+∞
Etude d’un exemple :
1 
f (x) = x arctan(x) − ln 1 + x2
2
f est bien sûr de classe C 1 , f (0) = 0 , f 0 (0) = 0
f 0 (x) = arctan(x) donc f 0 est strictement croissante sur R∗+ et lim f 0 (x) = +∞
x→+∞
f (x) f (x) π
lim = 0 , lim =
x→0 x x→+∞ x  2
π 1 1 
f (x) − x = −x arc tan − ln 1 + x2
2 x 2

5
 
1  π 
D’autre part : lim −x arc tan = −1 donc lim f (x) − x = −∞
x→+∞ x x→+∞ 2

1 
x arctan(x) − ln 1 + x2
2
Partie II :
Soit t ≥ 0 , étudions les variations de la fonction gt : R+ → R , x 7→ x t − f (x)
On a gt0 (x) = t − f 0 (x)
D’autre part : f 0 (R+ ) = R+ donc il existe xt ∈ R tel que t = f (xt )
D’où le tableau de variation :
x 0 xt + ∞
gt0 (x) − 0 +
gt (x) 0 %gt (xt ) &

Donc gt admet un extremum atteint uniquement en xt

1◦ )
a.
Si t = 0 , alors xt = 0 et dans ce cas φ(0) = 0
Si t > 0 , alors gt0 (xt ) = 0 donc t = f 0 (xt )
−1
D’autre part f 0 est bijective de R+ sur R+ , donc xt = (f 0 ) (t)
Ainsi : −1 −1
φ(t) = xt = (f 0 ) (t) donc φ = (f 0 )
0 −1 −1
f (t) = gt (xt ) = t (f ) (t) − f ◦ (f 0 ) (t) = tφ(t) − f ◦ φ(t)

On a f 0 : R+ → R+ est une application continue strictement monotone bijective ,


−1
donc (f 0 ) est aussi continue sur R+ et par suite φ aussi .
−1
b. On a φ(t) = (f 0 ) (t)
−1
D’autre part lim f 0 (t) = +∞ , lim (f 0 ) (t) = +∞ c - à - d : lim φ(t) = +∞
t→+∞ t→+∞ t→+∞

2 )

a. Appliquons le T.A.F à f entre φ(t + h) et φ(t) on a alors :


IL existe ct ,h entre φ(t + h) et φ(t) tel que :

f (φ(t + h)) − f (φ(t)) = (φ(t + h) − φ(t)) f 0 (ct ,h )


−1
Posons αt , h = (f 0 ) (ct ,h ) .
On a f 0 est strictement croissante donc αt , h ∈] t, t + h [ ou ] t + h, t [ selon le signe de h
Et on a :
f (φ(t + h)) − f (φ(t)) = αt , h (φ(t + h) − φ(t))

b.

D’après la question précédente , on a :

f (φ(t + h)) − f (φ(t)) = αt , h (φ(t + h) − φ(t))

D’autre part :
−1 −1
f ∗ (t) = t (f 0 ) (t) − f ◦ (f 0 ) (t) = tφ(t) − f ◦ φ(t)
Donc

6
f ∗ (t + h) − f ∗ (t) − h φ(t) = (t + h) φ(t + h) − f ◦ φ (t + h) − tφ(t) + f ◦ φ(t) − h φ(t)
= (t + h) (φ(t + h) − φ(t)) − [f ◦ φ (t + h) − f ◦ φ(t)]
= (t + h) (φ(t + h) − φ(t)) − [αt , h (φ(t + h) − φ(t))]
= (t + h − αt , h ) (φ(t + h) − φ(t))
| {z }
βt , h
Donc
f ∗ (t + h) − f ∗ (t) = h φ(t) + β t , h (φ(t + h) − φ(t))
Où β t , h = t + h − αt ,h
On a :
Si h > 0 , on a : t ≤ α t , h ≤ t + h , donc 0 ≤ t + h − αt , h ≤ h , c - à -d β t , h ≤ |h|
Si h < 0 , on a t + h ≤ α t , h ≤ t , donc β t , h = αt , h − (t + h) ≤ −h = |h|

Dans tous les cas , on a : β t , h ≤ |h|


f ∗ (t + h) − f ∗ (t) β
On a : − φ(t) = th, h |φ(t + h) − φ(t)| ≤ |φ(t + h) − φ(t)|
h
D’autre part :
φ est continue sur R+ donc lim |φ(t + h) − φ(t)| = 0
h→0

f ∗ (t + h) − f ∗ (t)
Donc : lim = φ(t)
h→0 h
0
On en déduit que f est dérivable et on a (f ∗ ) (t) = φ(t)

Remarque :
Ce raisonnement ne marche pas pour 0 puisque on a utilisé une inégalité valable pour |h| ≤ t et h 6= 0
pour passer au taux d’accroisement .
0 0
c. On a pour tout t > 0 , (f ∗ ) (t) = φ(t) et lim φ(t) = 0 montrons que (f ∗ ) (0) = 0
t →0

Soit ε > 0 , il existe η > 0 tel que pour tout t ∈]0, η[ , 0 ≤ φ(t) ≤ ε
Pour h ∈]0, η[ , d’après T.A.F il existe c ∈]0, h[ tel que f ∗ (h) − f ∗ (0) = h(f ∗ )0 (c) = h φ(c) ≤ εh
f ∗ (h) − f ∗ (0)
Donc ≤ ε pour tout h ∈]0, η[
h
0
Par suite f ∗ est dérivable en 0 et (f ∗ ) (0) = 0

0 −1
d. On a (f ∗ ) = φ = (f 0 ) d’après la question 1◦ )
0
On a f ∗ (0) = 0 ,(f ∗ ) (0) = 0
0 −1
D’autre part (f ∗ ) = (f 0 ) qui est strictement croissante tend vers +∞ en +∞

Donc f ∈ F0
0 ∗ 0 −1
On a (f ∗∗ ) = (f ) =f 0
et f (0) = f ∗∗ (0) = 0
Donc f ∗∗ = f

Etude d’un exemple :

1◦ ) f : R+ → R , x 7→ K x2 où K > 0 .
−1 t
Dans ce cas f 0 (t) = 2K t et φ(t) = (f 0 ) (t) =
2K
t t2
D’où f ∗0 (t) = φ(t) = et f ∗ (0) = 0 donc f ∗ (t) =
2K 4K
∗ 1 1 1
f = f ⇐⇒ = 2K ⇐⇒ K = ou K = −
2K 2 2
1
Si on impose que K > 0 , alors K = K =
2

2◦ )

f : R+ → R , x 7→ xm où m ∈]1, +∞[ .


f 0 (t) = m xm−1
 m−1
−1 t
On a φ(t) = (f 0 ) (t) =
m

7
 m−1  m
t t
f ∗0 (t) = φ(t) = et f ∗ (0) = 0 donc f ∗ (t) =
m m
3◦ )
f : R+ → R , x 7→ e x − 1 − x .

On a f 0 (t) = et − 1
−1
(f 0 ) (t) = u ⇐⇒ t = f 0 (u) = eu − 1 ⇐⇒ u = ln(1 + t)
−1
On a φ(t) = (f 0 ) (t) = ln(1 + t)
f ∗0 (t) = φ(t) = ln(1 + t) et f ∗ (0) = 0 donc f ∗ (t) = t ln (t + 1) + ln (t + 1) − t
−1
Cherchons f ∗∗ , pour cela cherchons (f ∗0 )
−1
(f ∗0 ) (t) = u ⇐⇒ f ∗0 (u) = t ⇐⇒ ln(1 + u) = t ⇐⇒ u = et − 1
−1
Donc (f ∗0 ) (t) = et − 1
−1
φ∗ (t) = (f ∗∗ 0 ) (t) = et − 1 et f ∗∗ (0) = 0 donc f ∗∗ (t) = et − t − 1 = f ∗ (t)

Partie III :Recherche des fonctions vérifiants : f ∗∗ = f


a.

Avec les notations de la partie II ; on a : gt (x) ≤ gt (xt ) = f ∗ (t) pour tout x ≥ 0


Donc x t − f (x) ≤ f ∗ (t) pour tout x ≥ 0 c - à - d x t ≤ f (x) + f ∗ (t)
2
b. Soit (x, t) ∈ (R+ ) , on a :
x t = f (x) + f (t) ⇐⇒ x t − f (x) = f ∗ (t)

⇐⇒ gt (x) = gt (xt )
⇐⇒ x = xt = φ(t) d’après les variations de gt

c. Soit g ∈ F0 et f ≤ g , posons k(x) = f ∗ (x) − g ∗ (x)


−1 −1 −1 −1
On a k 0 (x) = f ∗0 (x) − g ∗0 (x) = t (f 0 ) (t) − f ◦ (f 0 ) (t) − t (g 0 ) (t) − g ◦ (g 0 ) (t)

−1 −1
φ(t) = xt = (f 0 ) (t) donc φ = (f 0 )
−1 −1
f ∗ (t) = gt (xt ) = t (f 0 ) (t) − f ◦ (f 0 ) (t) = tφ(t) − f ◦ φ(t)
, alors on a : g ∗ ≤ f ∗ .
d. Soit f ∈ F0 tel que f ∗ = f , on a (x, t) ∈ R+ , x t ≤ f (x) + f ∗ (t)
1
En particulier pour tout t ≥ 0 , t2 ≤ 2 f (t) c’est à dire que f2 (t) = t2 ≤ f (t)
2
On a f2 ≤ f et f2 ∈ F0 donc f2∗ ≤ f ∗ = f d’autre part f2 = f ∗2
∗ ∗ ∗
Donc f2 ≤ f et f2 ∈ F0 donc f2 ≤ f = f d’autre part f2 = f 2
1 2
c t ≤ f ∗ (t) pour tout t ≥ 0 c - à - d : f2 (t) ≤ f ∗ (t) pour tout t ≥ 0
2
D’autre part f2 ∈ F0 et f2 ≤ f ∗ donc , d’après la question précédente , on a f2∗ ≤ f ∗∗
C ’est à dire que f2∗ ≤ f et comme f2∗ = f2 on a alors : f2∗ = f2 ≤ f ≤

Devoir libre : Convexite

Problème 1 :

Partie I :
Dans cette partie , pour toute fonction f : R → R , on notera m(f ) l’ensemble ( éventuellement vide )
des points de R où f atteint un minimum absolu .
Soit f une fonction convexe , c’est - à - dire telle que :

∀(x, y) ∈ R2 , ∀t ∈]0, 1[ , f ( tx + (1 − t)y) ≤ t f (x) + (1 − t) f (y)

1◦ )
a. Montrer que si t et t 0 sont deux éléments de m( f ) tels que t < t 0 , alors [t, t 0 ] ⊂ m( f ) .
b. En déduire que m( f ) est un intervalle , et montrer qu’elle peut - être vide .

2◦ ) Montrer que pour tout (a, b, c) ∈ R3 tels que a < b < c , on a :

f (b) − f (a) f (c) − f (a) f (c) − f (b)


≤ ≤
b−a c−a c−b

8
3◦ ) En déduire que f est continue sur R .

4◦ ) On suppose que lim f (x) = lim f (x) = +∞ . Montrer que m(f ) n’est pas vide .
x→+∞ x→−∞
n
α
5◦ ) Soit n ∈ N∗ et y1 , y2 , ..., yn des nombres réels . On pose pour α ≥ 1 , f α (x) =
P
|x − yi |
i=1
a. Montrer que pour α > 1 , m ( f α ) est un singleton .
b. Calculer m ( f 2 ) .
c. On suppose que y1 ≤ y2 ≤ ... ≤ yn .
p+1
Montrer que si n est impair , n = 2p + 1 alors que m ( f 1 ) = { y q } où q = .
2
Calculer m( f 1 ) lorsque n est pair .

II . Inégalité de Hölder
2 1 1
Soient (p, q) ∈ R∗+ tel que + =1
p q
xp
1◦ ) Soit m un réel positif et u la fonction définie sur R+ par : u(x) = m x −
p
a. Montrer que le maximum de u est de la forme k m q où k est une constante que l’on déterminera .
b. En déduire que pour tout couple (u, v) de réels positifs , on a l’inégalité :
up vq
uv ≤ +
p q
c. Montrer que pour tout réel λ strictement positif , l’inégalité :

λp up vq
uv ≤ + q
p λ q

2◦ ) Soient a1 , a2 , ..., an , b1 , b2 , ..., bn des réels strictement positifs


a. a . Montrer que pour tout réel λ strictement positif , l’inégalité :
n n n
X λp X p 1 X q
ai bi ≤ ai + q b
i=1
p i=1 λ q i=1 i

b. Soient a et b deux réels positifs .


xp b
Déterminer le minimum de la fonction définie sur R∗+ par : v(x) = a +
p q xq
c. En déduire que Inégalité de Hölder .

n n
!1 / p n
!1 / q
X X X
ai bi ≤ api bqi
i=1 i=1 i=1

3◦ ) On se propose de retrouver cette inégalité par récurrence .


2
a. Soit (α, β) ∈ (R+ ) tel que α + β = 1 . Montrer que :
2 α β
∀(x, y) ∈ (R+ ) , 1 + xα y β ≤ (1 + x) (1 + y)

α β
Indication : Etudier la fonction x 7→ (1 + x) (1 + y) − 1 + xα y β
b. En déduire que si a1 , a2 , ..., an , b1 , b2 , ..., bn sont des réels strictement positifs , alors :

n n
!α n

X β
X X

i bi ≤ ai bi
i=1 i=1 i=1

Partie III : α
Soit α ≥ 1 et f la fonction définie sur ]0, +∞[ par : ∀x > 0 , f (x) = 1 + x 1 / α
a. Montrer que f est convexe .
2n
b. En déduire l’inégalité de Minkowski , pour tout (a1 , a2 , ..., an , b1 , b2 , ..., bn ) ∈ (R+ ) , on a :

n
!1 / α n
!1 / α n
!1 / α
X α
X X
(ai + bi ) ≤ aα
i + bα
i
i=1 i=1 i=1

9
n aα
i bα
aα et xi = iα
P
Indication : poser S = i , λi =
i=1 S ai

Etudier le cas α ∈]0, 1[ .

Corrigé :

Partie I :
1◦ )
a. Soit (t, t0 ) ∈ m(f )2 tels que t < t0 alors f (t) = f (t0 ) .
Soit u ∈ [t, t0 ] , il existe a ∈ [0, 1] tel que u = at + (1 − a)t0 .
t ∈ m(f ) , donc f (t) ≤ f (u) = f (at + (1 − a)t0 ) ≤ af (t) + (1 − a)f (t0 ) = af (t) + (1 − a)f (t) = f (t)
Donc f (u) = f (t) .

b. D’après la question précédente m(f ) est un intervalle .


Soit f (t) = e t est convexe positive et m(f ) = ∅ .

2◦ ) C’est du cours .
f (x) − f (a)
3◦ ) D’après la question précédente la fonction ϕa : x 7→ est croissante
x−a
Soit x0 ∈ R et η > 0 , posons a = x0 − η et b = x0 + η
Pour 0 < h < η , on a : x0 < x0 + h < x0 + η = b

Donc :
f (x0 + h) − f (x0 ) f (b) − f (x0 ) f (x0 + h) − f (b)
≤ ≤
h b − x0 h
 
f (b) − f (x0 )
On en déduit que : f (x0 + h) − f (x0 ) ≤ h (∗)
b − x0
D’autre part :  
f (b) − f (x0 ) f (x0 + h) − f (b) f (b) − f (x0 )
≤ donc h + f (b) ≤ f (x0 + h)
b − x0  h  b − x0
f (b) − f (x0 )
Par suite : h + f (b) − f (x0 ) ≤ f (x0 + h) − f (x0 ) (∗∗)
b − x0
De (∗) et (∗∗) on déduit que :
4◦ ) lim f (x) = lim f (x) = +∞ . Posons A = f (0)
x→+∞ x→−∞
donc il existe B tel que pour tout .
La fonction f est continue sur [ - B , B ] donc admet un minimum atteint . Soit t 0 un point où
f atteint ce minimum . Posons m = min ( f ( 0 ) , f ( t0 )) = f ( t 1 ) où t 1 ∈ { 0 , t 0 } .
Soit t ∈
Exercice 7 :

a. Soit f : [a, b] → R une fonction continue convexe . Montrer que max f (x) = max {f (a), f (b)}
x∈[a,b]
b. Que peut - on dire d’une fonction convexe sur f : [a, b] → R qui atteint son minimum en a et b .

c. Que peut -on dire d’une fonction convexe f qui rencontre une droite en 3 points distincts ?

10

Vous aimerez peut-être aussi