Exercices de Convexité et Inégalités Mathématiques
Exercices de Convexité et Inégalités Mathématiques
Convexité
Exercice 1:
Soit f : I → R et g : J → R deux fonctions convexes telle que f (I) ⊂ J . On suppose que g est croissante .
Montrer que g ◦ f est convexe .
Exercice 2:
Soit f : I → J une application bijective continue . On suppose que f est convexe , que peut - on de f −1 ?
Exercice 3:
Exercice 6:
Soit f : [a, b] → R une fonction continue , convexe et telle que f (a) < 0 et f (b) > 0 .
a. Montrer qu’il existe c ∈]a, b[ tel que ∀x ∈]a, c[ , f (x) < 0 et ∀x ∈]c, b[ , f (x) > 0 .
b. Etudier la monotonie de f sur [c, b[ .
Exercice 7 :
a. Soit f : [a, b] → R une fonction continue convexe . Montrer que max f (x) = max {f (a), f (b)}
x∈[a,b]
b. Que peut - on dire d’une fonction convexe sur f : [a, b] → R qui atteint son minimum en a et b .
Exercice 8:
Soit I un intervalle ouvert , a ∈ I et f : I → R une fonction convexe dérivable sur I telle que f 0 (a) = 0
Montrer que f présente un minimum en a .
Exercice 9:
Montrer que toute fonction f : R → R convexe et majorée est constante . Ce résultat reste -t-il valable
si f est définie seulement sur [a, +∞[ .
Exercice 11 :
Exercice 12 :
1
a+b
Soit f : [a, b] → R convexe telle que f (a) , f et f (b) soit dans l’intervalle [u, u + `]
2
Montrer que f est à valeurs dans [u − `, u + `]
Exercice 14 :
Préciser à l’aide d’un argument de convexité , le sens de variation de chacune des fonctions suivantes :
ln x ex − 1
(a). f : R∗+ → R , x 7→ si x 6= 1 et f (1) = 1 ; (b) . f : R∗+ → R , x 7→ si x 6= 0 et f (0) = 1
x−1 x
Exercice 12:
Soit f :]0, +∞[→ R une fonction convexe .
f (x)
Montrer que la fonction x 7→ admet une limite finie ou tend vers +∞ en +∞
x
Exercice 10 :
p p p p
1◦ ) Montrer que ∀n ∈ N ,∀p ∈ [0, 2n ] , f n x + 1 − n y ≤ n f (x) + 1 − n f (y)
np 2 o 2 2 2
2◦ ) En utilisant la densité de / p ∈ Z , n ∈ N dans R , montrer que f est convexe .
2n
6◦ ) Une preuve par l’absurde
Supposons que f est non convexe
a. Justifier qu’ il existe (x, y) ∈ I 2 avec x < y et λ0 ∈]0, 1[ tel que :
Exercice 11 :
Exercice 12 :
a+b
Soit f : [a, b] → R convexe telle que f (a) , f et f (b) soit dans l’intervalle [u, u + `]
2
Montrer que f est à valeurs dans [u − `, u + `]
Problème 1 :
Partie I :
Dans cette partie , pour toute fonction f : R → R , on notera m(f ) l’ensemble ( éventuellement vide )
des points de R où f atteint un minimum absolu .
Soit f une fonction convexe , c’est - à - dire telle que :
1◦ )
a. Montrer que si t et t 0 sont deux éléments de m( f ) tels que t < t 0 , alors [t, t 0 ] ⊂ m( f ) .
2
b. En déduire que m( f ) est un intervalle , et montrer qu’elle peut - être vide .
4◦ ) On suppose que lim f (x) = lim f (x) = +∞ . Montrer que m(f ) n’est pas vide .
x→+∞ x→−∞
n
α
5◦ ) Soit n ∈ N∗ et y1 , y2 , ..., yn des nombres réels . On pose pour α ≥ 1 , f α (x) =
P
|x − yi |
i=1
a. Montrer que pour α > 1 , m ( f α ) est un singleton .
b. Calculer m ( f 2 ) .
c. On suppose que y1 ≤ y2 ≤ ... ≤ yn .
p+1
Montrer que si n est impair , n = 2p + 1 alors que m ( f 1 ) = { y q } où q = .
2
Calculer m( f 1 ) lorsque n est pair .
II . Inégalité de Hölder
2 1 1
Soient (p, q) ∈ R∗+ tel que + =1
p q
xp
1◦ ) Soit m un réel positif et u la fonction définie sur R+ par : u(x) = m x −
p
a. Montrer que le maximum de u est de la forme k m q où k est une constante que l’on déterminera .
b. En déduire que pour tout couple (u, v) de réels positifs , on a l’inégalité :
up vq
uv ≤ +
p q
c. Montrer que pour tout réel λ strictement positif , l’inégalité :
λp up vq
uv ≤ + q
p λ q
2◦ ) Soient a1 , a2 , ..., an , b1 , b2 , ..., bn des réels strictement positifs
a. a . Montrer que pour tout réel λ strictement positif , l’inégalité :
n n n
X λp X p 1 X q
ai bi ≤ ai + q b
i=1
p i=1 λ q i=1 i
n n
!1 / p n
!1 / q
X X X
ai bi ≤ api bqi
i=1 i=1 i=1
◦
3 ) On se propose de retrouver cette inégalité par récurrence .
2
a. Soit (α, β) ∈ (R+ ) tel que α + β = 1 . Montrer que :
2 α β
∀(x, y) ∈ (R+ ) , 1 + xα y β ≤ (1 + x) (1 + y)
α β
Indication : Etudier la fonction x 7→ (1 + x) (1 + y) − 1 + xα y β
b. En déduire que si a1 , a2 , ..., an , b1 , b2 , ..., bn sont des réels strictement positifs , alors :
n n
!α n
!β
X X X
α β
ai bi ≤ ai bi
i=1 i=1 i=1
Partie III : α
Soit α ≥ 1 et f la fonction définie sur ]0, +∞[ par : ∀x > 0 , f (x) = 1 + x 1 / α
3
a. Montrer que f est convexe .
2n
b. En déduire l’inégalité de Minkowski , pour tout (a1 , a2 , ..., an , b1 , b2 , ..., bn ) ∈ (R+ ) , on a :
n
!1 / α n
!1 / α n
!1 / α
X α
X X
(ai + bi ) ≤ aα
i + bα
i
i=1 i=1 i=1
n aα
i bα
aα et xi = iα
P
Indication : poser S = i , λi =
i=1 S ai
Problème :
Soit F l’ensemble des fonctions définies sur R+ dans lui R+ telle que f (0) = 0 et qui admettent une dérivée
positive strictement
, continue et strictement croissante surR∗+ .
On note F0 = f ∈ F / f 0 (0) = 0 et lim f 0 (t) = +∞
t→+∞
Partie I :Fonction conjugué :
1◦ ) Quels sont les différentes comportement possiblite de f 0 (x) lorsque x tend vers +∞
f (x)
lim f 0 (x) = +∞ ⇐⇒ lim = +∞
x→+∞ x→+∞ x
a. Montrer que pour tout x ≥ 0 , on a f (x) ≤ x f 0 (x) et que cette inégalité est stricte si x > 0
f (x)
b. En déduire que la fonction ]0, +∞[→ R , x 7→ est strictement croissante .
x
c. Montrer que pour tout x ≥ 0 , x f 0 (x) ≤ f (2x)
Indication : On pourra évaluer la différence f (2x) − f (x)
d. En déduire l’équivalence précedente
Partie II :
Montrer que pour tout t ≥ 0 , la fonction gt : R+ → R , x 7→ x t − f (x) admet un maximun et qu’elle est
atteint en un unique réel positif xt
Soit φ : R+ → R , t 7→ xt et f ∗ : t 7→ gt (xt ) . La fonction f ∗ s’appelle la fonction conjuguée de f
1◦ )
a. Montrer que φ est continue , strictement croissante , que φ(0) = 0 .
b. Montrer que lim φ(t) = +∞
t→+∞
2◦ )
a. Dans cette question , t est un réel strictement positif et h un réel vérifiant | h | ≤ t .
Justifier l’existence d’un réel αt , h compris entre t et t + h tel que :
f (φ(t + h)) − f (φ(t)) = αt , h (φ(t + h) − φ(t))
b. En déduire que l’on peut écrire
4
En déduire que f ∗ ∈ F0 et que f ∗∗ = f où f ∗∗ désigne la fonction conjuguée de f ∗
1◦ ) f : R+ → R , x 7→ K x2 où K > 0 . On montrera qu’il existe un unique réel K > 0 tel que f ∗ = f
x β
2◦ ) f : R+ → R , x 7→ xm où m ∈]1, +∞[ . On montrera que f ∗ (x) peut se mettre sous la forme λm
m
3◦ ) f : R+ → R , x 7→ e x − 1 − x . On vérifiera par un calcul direct que f ∗∗ = f
1◦ ) On a f 0 est strictement croissante donc soit que lim f 0 (x) = +∞ ou lim f 0 (x) = ` ∈ R
x→+∞ x→+∞
Supposons que lim f 0 (x) = ` ∈ R
x→+∞
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1◦ ) Quels sont les différentes comportement possiblite de f 0 (x) lorsque x tend vers +∞
2◦ )
a. Soit x ≥ 0
Si x = 0 c’est fini
Si x > 0 , On applique le théorème des accroissement fini , il existe c ∈]0, x[ tel que :
f (x) − f (0) = x f 0 (c) donc compte tenu de la monotonie de f 0 et f (0) = 0 , on a : f (x) < x f 0 (x)
f (x)
b. Soit g : ]0, +∞[→ R , x 7→
x
f 0 (x) − x f (x)
g est dérivable sur ]0, +∞[ et g 0 (x) = > 0 , donc g est strictement croissante .
x2
c. Soit x ≥ 0 ,
Si x = 0 c’est fini
Si x > 0 , d’après le T.A.F , il existe c ∈]x, 2x[ tel que : f (2x) − f (x) = x f 0 (c)
Donc x f 0 (x) < f (2x) ( f est strictement monotone )
d.
=⇒) Supposons que lim f 0 (x) = +∞
x→+∞
f (2x) 1 x f (x)
Pour tout x > 0 , x f 0 (x) < f (2x) donc f 0 (x) < , on en déduit que f 0 <
x 2 2 x
f (x)
Puis par passage à la limite on a lim = +∞
x→+∞ x
f (x)
⇐=) Supposons que lim = +∞
x→+∞ x
f (x)
D’après la question a. on a < f 0 (x) donc lim f 0 (x) = +∞
x x→+∞
Etude d’un exemple :
1
f (x) = x arctan(x) − ln 1 + x2
2
f est bien sûr de classe C 1 , f (0) = 0 , f 0 (0) = 0
f 0 (x) = arctan(x) donc f 0 est strictement croissante sur R∗+ et lim f 0 (x) = +∞
x→+∞
f (x) f (x) π
lim = 0 , lim =
x→0 x x→+∞ x 2
π 1 1
f (x) − x = −x arc tan − ln 1 + x2
2 x 2
5
1 π
D’autre part : lim −x arc tan = −1 donc lim f (x) − x = −∞
x→+∞ x x→+∞ 2
1
x arctan(x) − ln 1 + x2
2
Partie II :
Soit t ≥ 0 , étudions les variations de la fonction gt : R+ → R , x 7→ x t − f (x)
On a gt0 (x) = t − f 0 (x)
D’autre part : f 0 (R+ ) = R+ donc il existe xt ∈ R tel que t = f (xt )
D’où le tableau de variation :
x 0 xt + ∞
gt0 (x) − 0 +
gt (x) 0 %gt (xt ) &
1◦ )
a.
Si t = 0 , alors xt = 0 et dans ce cas φ(0) = 0
Si t > 0 , alors gt0 (xt ) = 0 donc t = f 0 (xt )
−1
D’autre part f 0 est bijective de R+ sur R+ , donc xt = (f 0 ) (t)
Ainsi : −1 −1
φ(t) = xt = (f 0 ) (t) donc φ = (f 0 )
0 −1 −1
f (t) = gt (xt ) = t (f ) (t) − f ◦ (f 0 ) (t) = tφ(t) − f ◦ φ(t)
∗
b.
D’autre part :
−1 −1
f ∗ (t) = t (f 0 ) (t) − f ◦ (f 0 ) (t) = tφ(t) − f ◦ φ(t)
Donc
6
f ∗ (t + h) − f ∗ (t) − h φ(t) = (t + h) φ(t + h) − f ◦ φ (t + h) − tφ(t) + f ◦ φ(t) − h φ(t)
= (t + h) (φ(t + h) − φ(t)) − [f ◦ φ (t + h) − f ◦ φ(t)]
= (t + h) (φ(t + h) − φ(t)) − [αt , h (φ(t + h) − φ(t))]
= (t + h − αt , h ) (φ(t + h) − φ(t))
| {z }
βt , h
Donc
f ∗ (t + h) − f ∗ (t) = h φ(t) + β t , h (φ(t + h) − φ(t))
Où β t , h = t + h − αt ,h
On a :
Si h > 0 , on a : t ≤ α t , h ≤ t + h , donc 0 ≤ t + h − αt , h ≤ h , c - à -d β t , h ≤ |h|
Si h < 0 , on a t + h ≤ α t , h ≤ t , donc β t , h = αt , h − (t + h) ≤ −h = |h|
f ∗ (t + h) − f ∗ (t)
Donc : lim = φ(t)
h→0 h
0
On en déduit que f est dérivable et on a (f ∗ ) (t) = φ(t)
∗
Remarque :
Ce raisonnement ne marche pas pour 0 puisque on a utilisé une inégalité valable pour |h| ≤ t et h 6= 0
pour passer au taux d’accroisement .
0 0
c. On a pour tout t > 0 , (f ∗ ) (t) = φ(t) et lim φ(t) = 0 montrons que (f ∗ ) (0) = 0
t →0
Soit ε > 0 , il existe η > 0 tel que pour tout t ∈]0, η[ , 0 ≤ φ(t) ≤ ε
Pour h ∈]0, η[ , d’après T.A.F il existe c ∈]0, h[ tel que f ∗ (h) − f ∗ (0) = h(f ∗ )0 (c) = h φ(c) ≤ εh
f ∗ (h) − f ∗ (0)
Donc ≤ ε pour tout h ∈]0, η[
h
0
Par suite f ∗ est dérivable en 0 et (f ∗ ) (0) = 0
0 −1
d. On a (f ∗ ) = φ = (f 0 ) d’après la question 1◦ )
0
On a f ∗ (0) = 0 ,(f ∗ ) (0) = 0
0 −1
D’autre part (f ∗ ) = (f 0 ) qui est strictement croissante tend vers +∞ en +∞
∗
Donc f ∈ F0
0 ∗ 0 −1
On a (f ∗∗ ) = (f ) =f 0
et f (0) = f ∗∗ (0) = 0
Donc f ∗∗ = f
1◦ ) f : R+ → R , x 7→ K x2 où K > 0 .
−1 t
Dans ce cas f 0 (t) = 2K t et φ(t) = (f 0 ) (t) =
2K
t t2
D’où f ∗0 (t) = φ(t) = et f ∗ (0) = 0 donc f ∗ (t) =
2K 4K
∗ 1 1 1
f = f ⇐⇒ = 2K ⇐⇒ K = ou K = −
2K 2 2
1
Si on impose que K > 0 , alors K = K =
2
2◦ )
7
m−1 m
t t
f ∗0 (t) = φ(t) = et f ∗ (0) = 0 donc f ∗ (t) =
m m
3◦ )
f : R+ → R , x 7→ e x − 1 − x .
On a f 0 (t) = et − 1
−1
(f 0 ) (t) = u ⇐⇒ t = f 0 (u) = eu − 1 ⇐⇒ u = ln(1 + t)
−1
On a φ(t) = (f 0 ) (t) = ln(1 + t)
f ∗0 (t) = φ(t) = ln(1 + t) et f ∗ (0) = 0 donc f ∗ (t) = t ln (t + 1) + ln (t + 1) − t
−1
Cherchons f ∗∗ , pour cela cherchons (f ∗0 )
−1
(f ∗0 ) (t) = u ⇐⇒ f ∗0 (u) = t ⇐⇒ ln(1 + u) = t ⇐⇒ u = et − 1
−1
Donc (f ∗0 ) (t) = et − 1
−1
φ∗ (t) = (f ∗∗ 0 ) (t) = et − 1 et f ∗∗ (0) = 0 donc f ∗∗ (t) = et − t − 1 = f ∗ (t)
⇐⇒ gt (x) = gt (xt )
⇐⇒ x = xt = φ(t) d’après les variations de gt
−1 −1
φ(t) = xt = (f 0 ) (t) donc φ = (f 0 )
−1 −1
f ∗ (t) = gt (xt ) = t (f 0 ) (t) − f ◦ (f 0 ) (t) = tφ(t) − f ◦ φ(t)
, alors on a : g ∗ ≤ f ∗ .
d. Soit f ∈ F0 tel que f ∗ = f , on a (x, t) ∈ R+ , x t ≤ f (x) + f ∗ (t)
1
En particulier pour tout t ≥ 0 , t2 ≤ 2 f (t) c’est à dire que f2 (t) = t2 ≤ f (t)
2
On a f2 ≤ f et f2 ∈ F0 donc f2∗ ≤ f ∗ = f d’autre part f2 = f ∗2
∗ ∗ ∗
Donc f2 ≤ f et f2 ∈ F0 donc f2 ≤ f = f d’autre part f2 = f 2
1 2
c t ≤ f ∗ (t) pour tout t ≥ 0 c - à - d : f2 (t) ≤ f ∗ (t) pour tout t ≥ 0
2
D’autre part f2 ∈ F0 et f2 ≤ f ∗ donc , d’après la question précédente , on a f2∗ ≤ f ∗∗
C ’est à dire que f2∗ ≤ f et comme f2∗ = f2 on a alors : f2∗ = f2 ≤ f ≤
Problème 1 :
Partie I :
Dans cette partie , pour toute fonction f : R → R , on notera m(f ) l’ensemble ( éventuellement vide )
des points de R où f atteint un minimum absolu .
Soit f une fonction convexe , c’est - à - dire telle que :
1◦ )
a. Montrer que si t et t 0 sont deux éléments de m( f ) tels que t < t 0 , alors [t, t 0 ] ⊂ m( f ) .
b. En déduire que m( f ) est un intervalle , et montrer qu’elle peut - être vide .
8
3◦ ) En déduire que f est continue sur R .
4◦ ) On suppose que lim f (x) = lim f (x) = +∞ . Montrer que m(f ) n’est pas vide .
x→+∞ x→−∞
n
α
5◦ ) Soit n ∈ N∗ et y1 , y2 , ..., yn des nombres réels . On pose pour α ≥ 1 , f α (x) =
P
|x − yi |
i=1
a. Montrer que pour α > 1 , m ( f α ) est un singleton .
b. Calculer m ( f 2 ) .
c. On suppose que y1 ≤ y2 ≤ ... ≤ yn .
p+1
Montrer que si n est impair , n = 2p + 1 alors que m ( f 1 ) = { y q } où q = .
2
Calculer m( f 1 ) lorsque n est pair .
II . Inégalité de Hölder
2 1 1
Soient (p, q) ∈ R∗+ tel que + =1
p q
xp
1◦ ) Soit m un réel positif et u la fonction définie sur R+ par : u(x) = m x −
p
a. Montrer que le maximum de u est de la forme k m q où k est une constante que l’on déterminera .
b. En déduire que pour tout couple (u, v) de réels positifs , on a l’inégalité :
up vq
uv ≤ +
p q
c. Montrer que pour tout réel λ strictement positif , l’inégalité :
λp up vq
uv ≤ + q
p λ q
n n
!1 / p n
!1 / q
X X X
ai bi ≤ api bqi
i=1 i=1 i=1
α β
Indication : Etudier la fonction x 7→ (1 + x) (1 + y) − 1 + xα y β
b. En déduire que si a1 , a2 , ..., an , b1 , b2 , ..., bn sont des réels strictement positifs , alors :
n n
!α n
!β
X β
X X
aα
i bi ≤ ai bi
i=1 i=1 i=1
Partie III : α
Soit α ≥ 1 et f la fonction définie sur ]0, +∞[ par : ∀x > 0 , f (x) = 1 + x 1 / α
a. Montrer que f est convexe .
2n
b. En déduire l’inégalité de Minkowski , pour tout (a1 , a2 , ..., an , b1 , b2 , ..., bn ) ∈ (R+ ) , on a :
n
!1 / α n
!1 / α n
!1 / α
X α
X X
(ai + bi ) ≤ aα
i + bα
i
i=1 i=1 i=1
9
n aα
i bα
aα et xi = iα
P
Indication : poser S = i , λi =
i=1 S ai
Corrigé :
Partie I :
1◦ )
a. Soit (t, t0 ) ∈ m(f )2 tels que t < t0 alors f (t) = f (t0 ) .
Soit u ∈ [t, t0 ] , il existe a ∈ [0, 1] tel que u = at + (1 − a)t0 .
t ∈ m(f ) , donc f (t) ≤ f (u) = f (at + (1 − a)t0 ) ≤ af (t) + (1 − a)f (t0 ) = af (t) + (1 − a)f (t) = f (t)
Donc f (u) = f (t) .
2◦ ) C’est du cours .
f (x) − f (a)
3◦ ) D’après la question précédente la fonction ϕa : x 7→ est croissante
x−a
Soit x0 ∈ R et η > 0 , posons a = x0 − η et b = x0 + η
Pour 0 < h < η , on a : x0 < x0 + h < x0 + η = b
Donc :
f (x0 + h) − f (x0 ) f (b) − f (x0 ) f (x0 + h) − f (b)
≤ ≤
h b − x0 h
f (b) − f (x0 )
On en déduit que : f (x0 + h) − f (x0 ) ≤ h (∗)
b − x0
D’autre part :
f (b) − f (x0 ) f (x0 + h) − f (b) f (b) − f (x0 )
≤ donc h + f (b) ≤ f (x0 + h)
b − x0 h b − x0
f (b) − f (x0 )
Par suite : h + f (b) − f (x0 ) ≤ f (x0 + h) − f (x0 ) (∗∗)
b − x0
De (∗) et (∗∗) on déduit que :
4◦ ) lim f (x) = lim f (x) = +∞ . Posons A = f (0)
x→+∞ x→−∞
donc il existe B tel que pour tout .
La fonction f est continue sur [ - B , B ] donc admet un minimum atteint . Soit t 0 un point où
f atteint ce minimum . Posons m = min ( f ( 0 ) , f ( t0 )) = f ( t 1 ) où t 1 ∈ { 0 , t 0 } .
Soit t ∈
Exercice 7 :
a. Soit f : [a, b] → R une fonction continue convexe . Montrer que max f (x) = max {f (a), f (b)}
x∈[a,b]
b. Que peut - on dire d’une fonction convexe sur f : [a, b] → R qui atteint son minimum en a et b .
c. Que peut -on dire d’une fonction convexe f qui rencontre une droite en 3 points distincts ?
10