0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
9 vues6 pages

Endomorphismes et Dérivation des Polynômes

Transféré par

abdelkabirm2007
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
9 vues6 pages

Endomorphismes et Dérivation des Polynômes

Transféré par

abdelkabirm2007
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

MPSI B 21 janvier 2017

Énoncé Partie I.

Soit V un espace vectoriel réel 1 et L(V ) l'espace vectoriel de ses endomorphismes. Dans cette partie, on se donne un λ ∈ R pour lequel il existe g satisfaisant à la relation
Lorsque f ∈ L(V ) et k ∈ N, on note étudiée et on établit des propriétés de g . On donne aussi un exemple.
f 0 = IdV , fk = f ◦ · · · ◦ f 1. Restrictions et commutations.
| {z }
k fois a. Soit n ∈ N et gn ∈ L(En ) (on rappelle que En = Rn [X]) tel que gn2 = λIdEn +Dn .
On désigne par E l'espace des polynômes à coecients réels et, pour un entier n, par En Montrer que gn commute avec Dn c'est à dire gn ◦ Dn = Dn ◦ gn .
l'espace des polynômes de degré inférieur ou égal à n. Montrer que, pour tout p ∈ J0, nK, le sous-espace Ep est stable par gn . On note
gp la restriction de gn à Ep , montrer que :
E = R[X], En = Rn [X]
gp2 = λIdEp + Dp
Soit D l'endomorphisme de dérivation de E qui à un polynôme Q associe son polynôme
dérivé Q0 et Dn la restriction de D à En qui à un polynôme Q de degré inférieur ou égal à
n associe son polynôme dérivé Q0 . b. Soit g ∈ L(E) (on rappelle que E = R[X]) tel que g 2 = λIdE + D.
L'objet du problème est de rechercher les réels λ pour lesquels Montrer que g commute avec D c'est à dire g ◦ D = D ◦ g .
Montrer que, pour tout n ∈ N, le sous-espace En est stable par g . On note gn la
∃g ∈ L(E) tel que λ IdE +D = g 2 restriction de g à En , montrer que :
et de préciser éventuellement cet endomorphisme g . On se pose la même question pour gn2 = λIdEn + Dn
l'endomorphisme λ IdEn +Dn .
2. Caractérisation des sous-espaces stables.
Préliminaires : noyaux itérés Soit g ∈ L(E) tel que g 2 = λIdE + D et n ∈ N.
Soit V un espace vectoriel réel et f un endomorphisme de V . a. Soit F un sous-espace vectoriel de dimension n + 1 de E et stable par D. On note
1. Montrer que la suite des noyaux des endomorphismes f k pour k = 1, 2, · · · est une DF ∈ L(F ) la restriction de D à F .
suite de sous-espaces vectoriels de V emboitée croissante : Montrer que DF est nilpotent. En déduire que F = En = Rn [X].
Déterminer les sous-espaces vectoriels (de dimension nie ou non) de E stables
ker f 0 ⊂ ker f 1 ⊂ · · · ⊂ ker f k ⊂ ker f k+1 ⊂ · · · par D.
2. Montrer que s'il existe un entier p tel que ker f p = ker f p+1 , alors : b. Montrer qu'un sous-espace vectoriel G de E est stable par g si et seulement si il
est stable par D.
∀k ≥ p, ker f k = ker f p
3. Une application immédiate : le cas λ < 0.
3. Montrer que lorsque V est de dimension nie n, la suite des dimensions des ker f k est
a. Préciser une condition nécessaire sur λ ∈ R pour qu'il existe g0 ∈ L(E0 ) (on
constante à partir d'un rang p ≤ n. En déduire en particulier ker f n = ker f n+1 .
rappelle que E0 = R0 [X]) tel que g02 = λIdE0 + D0 .
4. Soit u un endomorphisme d'un espace vectoriel V de dimension nie n pour lequel
il existe un entier q ≥ 1 tel que uq soit l'endomorphisme nul. On dit alors que u est b. Soit λ < 0 et n ∈ N, déduire des questions précédentes les propriétés suivantes.
nilpotent. Montrer que un est l'endomorphisme nul.  Il n'existe pas de g ∈ L(E) tel que g 2 = λIdE + D.
1 Préliminaires,
 Pour tout n ∈ N, il n'existe pas de gn ∈ L(En ) tel que gn2 = λIdEn + Dn .
Première et Deuxième partie de la première épreuve du Concours Commun Mines-Ponts

2001 PC. 4. Base adaptée à un endomorphisme nilpotent.

Cette création est mise à disposition selon le Contrat 1 Rémy Nicolai Aalglin1
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France
disponible en ligne [Link]
MPSI B 21 janvier 2017

a. Soit V un espace vectoriel de dimension nie n + 1 et f ∈ L(V ) tel que f n+1 soit c. Soit p ∈ J2, kK. et Φ l'application dénie dans ker g p par :
l'endomorphisme nul sans que f n le soit.
∀P ∈ ker g p : Φ(P ) = g(P )
Montrer qu'il existe un vecteur y ∈ V tel que
Montrer que Φ est linéaire de ker g et à valeurs dans ker g p−1 . Préciser son noyau
p
B = (y, f (y), f 2 (y), · · · , f n (y)) et son image. En déduire une relation entre les dimensions de ker g p et de ker g p−1 .
Quelle est la dimension de ker g p en fonction de ker g ?
soit une base de V .
3. Établir une condition nécessaire et susante sur m et k pour qu'il existe g ∈ L(E) tel
b. Lorsque V = En et f = Dn , comment peut-on choisir Y ∈ Rn [X] = En pour que que g k = Dm .
Bn = (Y, Dn (Y ), Dn2 (Y ), · · · , Dnn (Y ))
Partie III.
soit une base de V ? Dans cette partie, on utilise des coecients d'un développement limité pour exprimer
5. Un exemple avec n = 2 et λ > 0. des solutions du problème étudié.
a. Montrer que, pour tout h ∈ L(E2 ), 1. On considère la fonction à valeurs réelles ϕ dénie dans [−1, +∞[ :

h commute avec D2 ⇔ ∃(a, b, c) ∈ R3 tels que h = aIdE2 + bD2 + cD22 ∀x ∈ [−1, +∞[, ϕ(x) = 1+x
a. Montrer que ϕ admet en 0 des développements limités à tous les ordres. Pour
b. Montrer que IdE2 , D2 , D22 est une famille libre. Dans quel espace vectoriel ?

k ∈ N, on note bk le coecient de xk dans ces développements limités en 0.
c. En déduire qu'il existe exactement deux g ∈ L(E2 ) que l'on précisera vériant
∀n ∈ N, ϕ(x) = b0 + b1 x + · · · + bn xn + o(xn )
g 2 = λIdE2 + D2 b. Préciser b0 , b1 , b2 , b3 . Montrer que
(−1)k−1
 
2k − 1
Partie II. ∀k ≥ 1, bk =
(2k − 1)22k−1 k
On étudie ici le cas λ = 0 puis on considére une relation plus générale.
c. Montrer que
1. Soit n ∈ N. si m ≤ 1
m
(
X 1
a. Montrer que, s'il existe gn ∈ L(En ) tel que gn2 = Dn , alors gn est nilpotent et ∀m ∈ N, bk bm−k =
k=0
0 si m ≥ 2
dim(ker gn2 ) ≥ 2. 2. Soit n ∈ N∗ , on dénit gn ∈ L(En ) (on rappelle que En = Rn [X]) par :
n
b. En déduire qu'il n'existe pas de gn ∈ L(En ) tel que gn2 = Dn . Montrer qu'il avec la convention Dn0 = IdEn
X
gn = bk Dnk
n'existe pas de g ∈ L(E) tel que g 2 = D. k=0
2. Soit m et k entiers avec m ≥ 1 et k ≥ 2, soit g ∈ L(E) tel que Montrer que gn2 = IdEn +Dn .
gk = Dm 3. Soit λ > 0 et n ∈ N∗ , montrer qu'il existe un gn ∈∈ L(En ) (à préciser) tel que
gn2 = λ IdEn +Dn
a. Montrer que les deux endomorphismes D et g sont surjectifs.
b. Pour q ∈ J0, kK, montrer que ker g q est de dimension nie. Justier l'expression d'un g ∈ L(E) tel que g 2 = λ IdE +D

Cette création est mise à disposition selon le Contrat 2 Rémy Nicolai Aalglin1
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France
disponible en ligne [Link]
MPSI B 21 janvier 2017

Corrigé 4. Dans cette question, l'endomorphisme u est nilpotent. D'après la question précédente,
la suite  croissante  des ker uk se stabilise avant n à sa valeur nale qui est V tout
Préliminaires entier. On en déduit qu'il existe un p ≤ n tel que V = ker up .
1. Comme f 0 est l'identité, son noyau {0V } est inclus dans ker f . Pour k ∈ N∗ , On en tire que V = ker un c'est à dire que un est l'endomorphisme nul.

∀x ∈ V, x ∈ ker f k ⇒ f k (x) = 0V ⇒ f f k (x) = f (0V ) = 0V ⇒ x ∈ ker f k+1



Première Partie
Ce qui montre la chaîne d'inclusions demandée. 1. a. La relation gn2 = λIdEn + Dn (entre des éléments de L(En )) permet d'exprimer
2. Soit p un entier tel que ker f p = ker f p+1 , nous allons montrer que Dn en fonction de gn :
Dn = −λIdEn + gn2
ker f p+2 ⊂ ker f p+1
Sous cette forme, il est évident que Dn commute avec gn .
Cela entrainera que ker f p = ker f p+1 = ker f p+2 à cause de l'inclusion toujours valide Pour montrer qu'un sous-espace Ep (avec 0 ≤ p ≤ n) est stable par g , on remarque
ker f p+1 ⊂ ker f p+2 . On peut alors déduire par récurrence l'égalité de tous les noyaux que c'est un noyau. En eet :
suivants.
Il s'agit donc de montrer que ker f p+2 ⊂ ker f p+1 . Cela résulte de Ep = Rp [X] = ker Dnp+1

∀x ∈ V, x ∈ ker f p+2 : f p+1 (f (x)) = 0V ⇒ f (x) ∈ ker f p+1 = ker f p Comme gn commute avec Dn , il commute aussi avec les puissance de Dn . En
⇒f p+1 p
(x) = f ( f (x )) = 0V ⇒ x ∈ ker f p+1 particulier
|{z}
∈ker f p
x ∈ Ep = ker Dnp+1 ⇒ Dnp+1 (gn (x)) = gn (Dnp+1 (x)) = gn (0En ) = 0En
3. On suppose que V est de dimension nie, tous les sous-espace de V sont alors de ⇒ gn (x) ∈ ker Dnp+1 = Ep
dimension nie. La suite dim ker f k k∈N dénit une fonction croissante de N dans
l'ensemble ni J0, dim V K. Une telle suite ne peut pas être strictement croissante car Une fois prouvée la stabilité de Ep par gn , on peut considérer la restriction gp de
elle serait injective. Il existe donc des entiers k tels que dim f k < dim f k+1 soit faux gn à Ep . Elle vérie évidemment la même relation que gn .
ce qui entraine dim f k = dim f k+1 car dim f k ≤ dim f k+1 . Soit p le plus petit de ces b. Le raisonnement est le même que pour la question précédente. Le fait que E ne
k . Il vérie soit pas de dimension nie ne change rien. Si g vérie la relation, il commute donc
avec l'opérateur de dérivation.
0 = dim(ker f 0 ) < dim(ker f 1 ) < · · · < dim(ker f p ) = dim(ker f p+1 ) ≤ dim V = n Comme plus haut, En est stable par g car c'est un noyau d'une puissance de Dn
Comme les premières inégalités sont strictes et qu'il y en a p, on obtient et la restriction gn de g vérie la même relation avec la restriction Dn de D.
2. a. L'opérateur DF est la restriction à F de l'opérateur de dérivation. Comme F est
p ≤ dim(ker f p ) ≤ n de dimension nie, il existe un entier k qui est le degré maximal d'un polynôme
D'après un résultat de cours sur les sous-espaces en dimension nie : quelconque de F . Alors DFk+1 est nul.
D'après la partie préliminaire, comme DF est nilpotent dans un espace de dimen-
sion n + 1, l'endomorphisme DFn+1 est nul. Ceci montre que F ⊂ Rn [X]. Comme
)
dim(ker f p ) = dim(ker f p+1 )
⇒ ker f p = ker f p+1 les deux espaces sont de même dimension, ils sont égaux.
ker f p ⊂ ker f p+1
On peut en conclure que les seuls sous-espaces de dimension nie stables par D
L'égalité se propage alors (d'après 2.) à tous les k ≥ p parmi lesquels gure n ce qui sont les Rn [X].
entraine ker f n = ker f n+1 . Un seul sous-espace de dimension innie est stable par D, il s'agit de R[X] lui

Cette création est mise à disposition selon le Contrat 3 Rémy Nicolai Aalglin1
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France
disponible en ligne [Link]
MPSI B 21 janvier 2017

même. En eet, un tel espace doit contenir des polynômes de degré arbitrairement b. Dans le cas où l'endorphisme nilpotent est la dérivation restreinte à un espace
grand (sinon il serait de dimension nie) et tous leurs polynômes dérivés. En = Rn [X],
b. Soit G un sous-espace de E . Supposons G stable par g et exploitons la relation Y = X n ⇒ (Y, Dn (Y ), · · · , Dnn (Y ))
fondamentale pour montrer que G est stable par D. est une base de En . En fait n'importe quel polynôme de degré n aurait fait l'aaire.
∀P ∈ G, D(P ) = g 2 (P ) − |{z}
| {z }
λP ∈ G 5. Un exemple avec n = 2 et λ > 0.
∈G
∈G
a. Il est bien évident que les endomorphismes h de la forme
Réciproquement, supposons G stable par D. D'après la question précédente (I.1.b)
G = R[X] ou il existe n ∈ N tel que G = En . h = a IdE2 +bD2 + cD22
 Si G = R[X], il est évidemment stable par g .
 Si G = En , on a montré en I.1.b que En = ker Dn+1 est stable par g . commutent avec D2 . On va montrer que ce sont les seuls.
Considérons X 2 ∈ R2 [X], la famille (X 2 , D(X 2 ), D2 (X 2 )) = (X 2 , 2X, 2) est une
3. Cas λ < 0.
base de E2 d'après la question 4.b ou simplement car il s'agit d'une famille de 3
a. Dans E0 = R qui est un espace de dimension 1, les seules applications linéaires polynômes de degrés échelonnés dans R2 [X]. Comme f (X 2 ) ∈ E2 ,
sont les multiplications par un scalaire et D0 est l'application nulle. S'il existe un
g0 (la multiplication par un µ ∈ R) vériant la relation, on peut écrire ∃(a, b, c) ∈ R3 tel que f (X 2 ) = aX 2 + bD(X 2 ) + cD2 (X 2 )
g02 = λIdE0 + D0 ⇔ µ2 = λ ⇒ λ ≥ 0 Dénissons F ∈ L(E2 ) par F = a IdE2 +bD2 +cD22 et comparons le à f . Pour cela,
La condition nécessaire à l'existence d'un g0 vériant la relation est donc λ ≥ 0. il sut de les comparer sur les vecteurs d'une base (théorème du prolongement
linéaire).
b. D'après 1.a., lorsqu'il existe un entier n et un gn ∈ L(En ) vériant la relation, Par dénition de F :
tous les sous-espaces Ep avec p ∈ J0, nK sont stables par gn . D'après 1.b., lorsqu'il
existe un g dans L(E) vériant la condition, tous les sous-espaces Ep avec p entier f (X 2 ) =F (X 2 )
sont stables par g .
Dans les deux cas, E0 est stable donc λ ≥ 0. Ainsi, lorsque λ < 0, il n'existe pas f (D(X 2 )) =D(f (X 2 )) = aD(X 2 ) + bD2 (X 2 ) = F (D(X 2 )) car D3 (X 2 ) = 0
d'application g vériant la condition étudiée, ni dans L(E), ni dans un L(En ). f (D2 (X 2 )) =D2 (f (X 2 )) = aD2 (X 2 ) = F (D2 (X 2 ))
4. a. Soit f linéaire de V dans V telle que f n+1 soit nulle mais pas f n . Il existe alors Les deux fonctions coïncident sur une base, elles sont donc égales.
un y ∈ V tel que
b. Montrons que IdE2 , D2 , D22 est une famille libre dans L(E2 ). Considérons des

f n (y) 6= 0
réels α, β , γ tels que
Montrons que B = (y, f (y), · · · , f n (y)) est libre.
α IdE2 +βD2 + γD22 = 0L(E2 )
Si (λ0 , λ1 , · · · λn ) sont des réels tels que
et prenons la valeur de cette expression (endomorphis nul) successivement aux
λ0 y + λ1 f (y) + · · · + λn f n (y) = 0
polynômes 1, X et X 2 . On en tire dans l'ordre α = 0, β = 0, γ = 0. La famille
en composant par f n , on obtient λ0 f n (y) = 0 avec f n (y) 6= 0 d'où λ0 = 0 et ainsi est donc bien libre.
de suite. En composant successivement par f n−1 , f n−2 , · · · on obtient la nullité c. On doit chercher les g2 telles que g22 = λ IdE2 +D2 parmi les applications qui
de tous les coecients. La famille est donc libre. commutent avec D2 . Cherchons donc des conditions sur a, b, c assurant que
Cette famille est une base car elle contient autant de vecteurs que la dimension
de l'espace. g2 = a IdE2 +bD2 + cD22

Cette création est mise à disposition selon le Contrat 4 Rémy Nicolai Aalglin1
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France
disponible en ligne [Link]
MPSI B 21 janvier 2017

vérie g22 = λ IdE2 +D2 . Calculons g 2 : Montrons la surjectivité de Φ.


Soit x ∈ ker g p−1 . Comme g est surjective, il existe un y ∈ E tel que x = g(y) et
g 2 = a2 IdE2 +2abD22 + (b2 + 2ac)D22 = λ IdE2 +D2
0E = g p−1 (x) = g p−1 (g(y)) = g p (y)
Comme IdE2 , D2 , D22 est une famille libre, on peut identier les coecients. On


trouve donc exactement deux endomorphismes répondant à la question, l'un étant donc y ∈ ker g p et y est un antécédent par Φ de x.
déterminé par Ainsi Φ est surjective de ker g p vers ker g p−1 de noyau ker g . Le théorème du rang
√ 1 1
a= λ, b= √ , c=− √ donne alors
2 λ 8λ λ
dim(ker g p ) = dim(ker g p−1 ) + dim(ker g)
L'autre étant son opposée.
La suite des dimensions est arithmétique d'où
Deuxième Partie
dim(ker g p ) = p dim(ker g)
1. a. On suppose ici = Dn . Comme Dn est nilpotent gn l'est aussi. Si un endomor-
gn2
phisme f est injectif, alors tous les f k le sont également, par conséquent gn2 et 3. D'après la question précédente, comme dim(ker Dm ) = m,
gn ne sont pas injectifs (une de leurs puissance est l'endomorphisme nul). Mais
pourquoi ker gn2 est-il de dimension au moins 2 ? g k = Dm ⇒ dim(ker g k ) = dim(ker Dm ) ⇒ k dim(ker g) = m ⇒ k divise m
Si ce n'était pas le cas, on aurait, avec ker gn ⊂ ker gn2 ,
Réciproquement, si k divise m, il existe q ∈ N tel que m = qk. En posant g = Dq , on
0 < dim(ker gn ) ≤ dim(ker gn2 ) < 2 ⇒ dim(ker gn ) = dim(ker gn2 ) =1 vérie
g k = Dqk = Dm
La suite des noyaux de gnk est alors constante dès le premier rang. Mais d'après
la partie préliminaire, sa valeur nale est En autrement dit gn est nulle ce qui est La condition nécessaire et susante demandée est donc
absurde.
b. Il n'existe pas de gn tel que gn2 = Dn car le noyau de Dn est de dimension 1 k divise m
(polynômes constants) alors que celui de gn2 devrait être au moins 2.
D'après la partie I, si g 2 = D, les espaces En sont stables par g et les restrictions Partie III.
gn vérient gn2 = Dn ce qui est impossible.
1. a. La fonction ϕ est C ∞ dans ] − 1, +∞[, elle admet donc, d'après la formule de
2. a. Tout polynôme admet plusieurs polynômes primitifs (c'est à dire dont le polynôme Taylor avec reste de Young, des développements limités à tous les ordres.
dérivé est égal au polynôme donné) qui dièrent d'une constante. L'application
D et les applications Dm sont donc surjectives. b. À l'ordre 3, le développement est usuel :
La surjectivité de g k entraîne celle de g car Im g k ⊂ Im g . 1 1 1 1 1 1 1
b. Pour q ≤ k, ker g q ⊂ ker g k = ker Dm = Em−1 qui est de dimension nie m. On ϕ(x) = (1+x) 2 = 1+ x− x2 + x3 +o(x3 ) ⇒ b0 = 1, b1 = , b2 = − , b3 =
2 8 16 2 8 16
conclut avec le résultat de cours : tout sous-espace d'un espace de dimension nie
est de dimension nie. Pour bk , on utilise l'expression venant de la formule de Taylor
c. L'application Φ est linéaire car c'est la restriction de g à ker g p . Elle prend ses k−1
valeurs dans ker g q−1 car ϕ(k) (0) 1 1 1 1 (−1)k−1 Y
bk = = ( )( − 1)( − 2) · · · = (2i − 1)
k! k! | 2 2 {z 2 2k k! i=1
∀x ∈ E, x ∈ ker g p ⇒ 0E = g p (x) = g p−1 (g(x)) ⇒ g(x) ∈ ker g p−1
}
k facteurs consécutifs

Cette création est mise à disposition selon le Contrat 5 Rémy Nicolai Aalglin1
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France
disponible en ligne [Link]
MPSI B 21 janvier 2017

Le produit étant constitué des impairs entre 1 et 2k − 3. On le transforme Si λ > 0, on peut poser !
√ n
k−1
X bk k
(2k − 2)! (2k − 2)! gn = λ D
λk n
Y
(2i − 1) = =
i=1
pdt des pairs entre 2 et 2k − 2 2k−1 (k − 1)! k=0

qui vérie = λ IdEm +Dm .


gn2
On en déduit L'expression suivant d'un endomorphisme de E semble n'avoir aucun sens car elle fait
(−1)k−1 (2k − 2)! (−1)k−1 (2k − 1)! (−1)k−1

2k − 1
 intervenir une somme innie
bk = 2k−1 = 2k−1 = 2k−1
2 k! (k − 1)! 2 (2k − 1)k! (k − 1)! 2 (2k − 1) k +∞
!
√ X bk k
g= λ D
c. Pour montrer la formule demandée, il ne faut surtout pas chercher à combiner les λk n
k=0
coecients du binôme mais utiliser le produit du développement limité par lui
même. Pour tout n entier, notons En fait elle dénit bien un endomorphisme car, pour chaque polynôme P , le calcul de
g(P ) ne fait intervenir que les k inférieurs ou égaux au degré de P . Si n = deg(P ),
m
X tout se passe dans En et g(P ) = gn (P ) d'où
am = bk bm−k
k=0 g 2 (P ) = gn2 (P ) = λP + D(P )
En fait am est le coecient de xm dans le développement limité de ϕ(x)2 = 1 + x.
On en déduit que am = 1 pour m = 1 ou 2 et an = 0 pour les autres valeurs. Ceci étant valable pour tous les P , on a bien g 2 = λ IdE +D.
2. On calcule gn2 en utilisant le fait que IdEn et Dn commutent et que Dnn+1 est l'endo-
morphisme nul : X 0
gn2 = bk b0k Dnk+k
(k,k0 )∈J0,nK2

Pour m entre 0 et 2n, on regroupe les (k, k0 ) tels que k + k0 = m. En fait, seuls les
m ≤ n contribuent signicativement car Dnn+1 est l'endomorphisme nul.
Pour m entre 0 et n, on retrouve les sommes am de la question précédente
n
X
gn2 = am Dnm = Dm
0
+ Dm = IdEm +Dm
m=0

3. On cherche à se rapprocher du cas précédent en factorisant par λ lorsqu'il est non nul :
 
1
λ IdEn +Dn = λ IdEn + Dn
λ

En remplaçant Dn par λ1 Dn , un calcul analogue au précédent montre que


n
!2
X bk k 1
D = IdEn + Dn
λk n λ
k=0

Cette création est mise à disposition selon le Contrat 6 Rémy Nicolai Aalglin1
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France
disponible en ligne [Link]

Vous aimerez peut-être aussi