CDD de remplacement (avec terme précis)
Date : 15/03/2024
CDD de remplacement (avec terme précis)
L’employeur peut conclure un contrat de travail à durée déterminée pour pourvoir un poste
temporairement vacant. En donnant à ce contrat un terme précis, l’employeur fait en sorte
qu’il prenne fin à une date déterminée, indépendamment du retour ou non de la personne
remplacée. La durée du contrat ne doit alors pas excéder 18 mois, renouvellements inclus.
ENTRE LES SOUSSIGNÉS :
La Société…, dont le siège est situé…,
représentée par M.…, agissant en qualité de…, d'une part, et
M.…, demeurant …, d'autre part,
Il a été convenu et arrêté ce qui suit [1] :
Article I -
• Cas général :
La Société …engage, à compter du …, M.…pour assurer le remplacement provisoire de M.
…, employé en qualité de … [2] et actuellement absent pour cause de … [3].
• En cas de remplacement « en cascade » [4]:
La Société…engage, à compter du…, M.…pour assurer le remplacement provisoire de M.…,
employé en qualité de … [5], temporairement chargé de remplacer M.…, actuellement absent
de son poste pour cause de… [6].
• En cas de remplacement partiel :
La Société…engage, à compter du…, M.…pour assurer le remplacement provisoire et partiel
de M.…, employé en qualité de… [7] et actuellement absent pour cause de… [8].
Le remplacement portera sur la partie suivante des fonctions de M.…
M.…ne sera donc pas chargé d'effectuer les tâches suivantes :…
Article II - M.…est embauché en qualité de… [9] pour l'emploi de… [10], correspondant au
poste occupé par M.…
Article III - Le présent contrat, qui prend effet le…, à…heures, est conclu pour une durée
déterminée de…et prendra fin le…, à…heures [11].
• Période d'essai :
Article IV - Ce contrat est conclu sous réserve de l'exécution d'une période d'essai durant
laquelle chacune des parties pourra rompre le contrat sans motif ni indemnités. La durée de
cette période d'essai est fixée à… [12].
• Si période d'essai d'au moins une semaine :
La partie qui déciderait de rompre le contrat durant la période d'essai devra respecter le délai
de prévenance fixé par les articles L. 1221-25 et L. 1221-26 du code du travail [13].
• Clause de renouvellement :
Article V - Le présent contrat pourra être renouvelé au plus…fois pour une durée au plus
égale à… si les parties en sont d'accord, moyennant un délai de prévenance de…jours avant
l'échéance du terme[14].
Article VI - À titre de rémunération, M.…recevra un traitement fixe de…euros par mois, qui
lui sera versé à la fin de chaque mois civil.
En outre, à la cessation du contrat, au terme convenu, M.…percevra une indemnité de fin de
contrat conformément [• aux dispositions légales en vigueur ou • aux dispositions
conventionnelles applicables dans la Société] [15].
• Si période d'essai :
Cette indemnité ne sera toutefois pas due en cas de rupture au cours de la période d'essai.
Article VII - M.…aura droit à des congés payés calculés [• selon les dispositions légales ou
• selon les dispositions conventionnelles]. Au cas où M.…n'aurait pas soldé ses congés au
terme de son contrat, il lui sera versé une indemnité compensatrice de congés payés calculée
[• selon les dispositions légales ou • selon les dispositions conventionnelles].
Article VIII - M.…exercera ses fonctions à …
Article IX - M.…devra respecter les horaires en vigueur affichés dans la Société[16]. Sa
durée hebdomadaire de travail est fixée à …
Article X - M.…s'engage à se conformer aux dispositions du règlement intérieur.
Article XI - La convention collective applicable à la Société est la CCN…
Article XII - La caisse de retraite complémentaire est…L'organisme de prévoyance est…
[17].
Article XIII - La déclaration préalable à l'embauche sera effectuée à l'URSSAF de…auprès
de laquelle la société…est immatriculée sous le n°…M.…pourra exercer auprès de cet
organisme son droit d'accès et de rectification, en application de la loi 78-17 du 6 janvier 1978
[18].
Fait à ... (lieu) , le ... (date).
Signature de l'employeur[19] Signature du salarié [20]
(précédée de la mention manuscrite « Lu et
approuvé »)
[1] Contrat obligatoirement écrit, établi en double exemplaire et transmis au salarié au
plus tard dans les 2 jours ouvrables pleins suivant l'embauche. À défaut, versement
d'une indemnité plafonnée à 1 mois de salaire (c. trav. art. L. 1242-12, L. 1242-13 et
L. 1245-1). Un accord collectif ne peut pas déroger à ce délai de transmission du
contrat de travail (cass. soc. 2 avril 2014, n° 11-25442, BC V n° 96).
Ce type de CDD peut aussi être conclu pour assurer le remplacement du chef
d'entreprise, d'une personne qui exerce une profession libérale, du chef d'exploitation
agricole ou de son conjoint s'il participe activement à l'activité (c. trav. art. L. 1242-2).
Le CDD ne doit comporter qu'un seul motif (cass. soc. 23 janvier 2008, n° 06-41536,
BC V n° 17).
[2] Préciser le nom et la qualification du salarié remplacé (cass. soc. 3 juin 2009,
n° 08-41543 D ; cass. soc. 17 mars 2010, n° 08-42305 D ; cass. soc. 16 février 2012,
n° 10-20113 D ; cass. soc. 8 février 2023, n° 21-14444 D).
Attention. — La qualification du salarié recruté en CDD doit correspondre à celle du
salarié remplacé.
L’employeur n’est pas obligé de reprendre précisément la qualification professionnelle
du salarié telle que fixée par la convention collective (classification, catégorie,
échelon, indice). Il peut indiquer, plus simplement, ses fonctions ou son emploi, sous
réserve que cette mention renvoie bien à une qualification professionnelle issue de la
grille de classification des emplois en vigueur dans l’entreprise (cass. soc. 3 mai 2018,
n° 16-20636, BC V n° 69). À l’inverse, la seule mention d’une catégorie
professionnelle (comme « personnel navigant commercial ») n’est pas suffisante dès
lors que cette catégorie recouvre des emplois très divers (cass. soc. 20 janvier 2021,
n° 19-21535 FSPI).
[3] Indiquer le motif de l'absence : congés payés, arrêt maladie, affectation à un autre
poste, etc.
Attention. — En principe, il est impossible de prévoir dans le CDD que le salarié
remplacera plusieurs personnes, que ce soit simultanément ou successivement. Il faut
un contrat par remplacement (c. trav. art. L. 1242-2, 1° ; cass. soc. 28 juin 2006, n° 04-
40455, BC V n° 228 ; cass. soc. 18 janvier 2012, n° 10-16926, BC V n° 17 ; cass. soc.
11 juillet 2012, n° 11-12243, BC V n° 216). Néanmoins, à titre expérimental, la loi du
21 décembre 2022, dite loi « marché du travail », permet à certains secteurs, définis
par décret, de remplacer plusieurs salariés avec un seul CDD (loi 2022-1598 du
21 décembre 2022, art. 6 décret 2023-263 du 12 avril 2023). Cette mesure est entrée
en vigueur le 13 avril 2023 et s'appliquera 2 ans.
[4] L'employeur peut avoir recours à un CDD pour remplacer un salarié présent dans
l'entreprise mais simplement absent de son poste habituel de travail (cass. soc. 4 avril
2012, n° 10-20007 D). Lorsqu'un salarié absent de l'entreprise est remplacé par un
collègue de travail, lui-même remplacé par une personne engagée en CDD, on parle de
remplacement « en cascade » (circ. DRT 90-18 du 30 octobre 1990).
Le salarié remplacé par la personne embauchée en CDD peut, par exemple, être absent
de son poste de travail :
- parce qu’il remplace un collègue absent de l’entreprise pour cause de maladie, de
congés payés, de congé maternité, etc. ;
- pour faire face à une surcharge de travail (cass. soc. 13 juillet 2010, n° 09-40600,
BC V n° 171).
[5] Préciser le nom et la qualification du salarié remplacé (cass. soc. 3 juin 2009,
n° 08-41543 D ; cass. soc. 17 mars 2010, n° 08-42305 D ; cass. soc. 16 février 2012,
n° 10-20113 D ; cass. soc. 8 février 2023, n° 21-14444 D).
Attention. — La qualification du salarié recruté en CDD doit correspondre à celle du
salarié remplacé.
L’employeur n’est pas obligé de reprendre précisément la qualification professionnelle
du salarié telle que fixée par la convention collective (classification, catégorie,
échelon, indice). Il peut indiquer, plus simplement, ses fonctions ou son emploi, sous
réserve que cette mention renvoie bien à une qualification professionnelle issue de la
grille de classification des emplois en vigueur dans l’entreprise (cass. soc. 3 mai 2018,
n° 16-20636, BC V n° 69). À l’inverse, la seule mention d’une catégorie
professionnelle (comme « personnel navigant commercial ») n’est pas suffisante dès
lors que cette catégorie recouvre des emplois très divers (cass. soc. 20 janvier 2021,
n° 19-21535 FSPI).
[6] Indiquer le motif de l'absence : congés payés, arrêt maladie, affectation à un autre
poste, etc.
Attention. — En principe, il est impossible de prévoir dans le CDD que le salarié
remplacera plusieurs personnes, que ce soit simultanément ou successivement. Il faut
un contrat par remplacement (c. trav. art. L. 1242-2, 1° ; cass. soc. 28 juin 2006, n° 04-
40455, BC V n° 228 ; cass. soc. 18 janvier 2012, n° 10-16926, BC V n° 17 ; cass. soc.
11 juillet 2012, n° 11-12243, BC V n° 216). Néanmoins, à titre expérimental, la loi du
21 décembre 2022, dite loi « marché du travail », permet à certains secteurs, définis
par décret, de remplacer plusieurs salariés avec un seul CDD (loi 2022-1598 du
21 décembre 2022, art. 6 décret 2023-263 du 12 avril 2023). Cette mesure est entrée
en vigueur le 13 avril 2023 et s'appliquera 2 ans.
[7] Préciser le nom et la qualification du salarié remplacé (cass. soc. 3 juin 2009,
n° 08-41543 D ; cass. soc. 17 mars 2010, n° 08-42305 D ; cass. soc. 16 février 2012,
n° 10-20113 D ; cass. soc. 8 février 2023, n° 21-14444 D).
Attention. — La qualification du salarié recruté en CDD doit correspondre à celle du
salarié remplacé.
L’employeur n’est pas obligé de reprendre précisément la qualification professionnelle
du salarié telle que fixée par la convention collective (classification, catégorie,
échelon, indice). Il peut indiquer, plus simplement, ses fonctions ou son emploi, sous
réserve que cette mention renvoie bien à une qualification professionnelle issue de la
grille de classification des emplois en vigueur dans l’entreprise (cass. soc. 3 mai 2018,
n° 16-20636, BC V n° 69). À l’inverse, la seule mention d’une catégorie
professionnelle (comme « personnel navigant commercial ») n’est pas suffisante dès
lors que cette catégorie recouvre des emplois très divers (cass. soc. 20 janvier 2021,
n° 19-21535 FSPI).
[8] Indiquer le motif de l'absence : congés payés, arrêt maladie, affectation à un autre
poste, etc.
Attention. — En principe, il est impossible de prévoir dans le CDD que le salarié
remplacera plusieurs personnes, que ce soit simultanément ou successivement. Il faut
un contrat par remplacement (c. trav. art. L. 1242-2, 1° ; cass. soc. 28 juin 2006, n° 04-
40455, BC V n° 228 ; cass. soc. 18 janvier 2012, n° 10-16926, BC V n° 17 ; cass. soc.
11 juillet 2012, n° 11-12243, BC V n° 216). Néanmoins, à titre expérimental, la loi du
21 décembre 2022, dite loi « marché du travail », permet à certains secteurs, définis
par décret, de remplacer plusieurs salariés avec un seul CDD (loi 2022-1598 du
21 décembre 2022, art. 6 décret 2023-263 du 12 avril 2023). Cette mesure est entrée
en vigueur le 13 avril 2023 et s'appliquera 2 ans.
[9] Préciser le nom et la qualification du salarié remplacé (cass. soc. 3 juin 2009,
n° 08-41543 D ; cass. soc. 17 mars 2010, n° 08-42305 D ; cass. soc. 16 février 2012,
n° 10-20113 D ; cass. soc. 8 février 2023, n° 21-14444 D).
Attention. — La qualification du salarié recruté en CDD doit correspondre à celle du
salarié remplacé.
L’employeur n’est pas obligé de reprendre précisément la qualification professionnelle
du salarié telle que fixée par la convention collective (classification, catégorie,
échelon, indice). Il peut indiquer, plus simplement, ses fonctions ou son emploi, sous
réserve que cette mention renvoie bien à une qualification professionnelle issue de la
grille de classification des emplois en vigueur dans l’entreprise (cass. soc. 3 mai 2018,
n° 16-20636, BC V n° 69). À l’inverse, la seule mention d’une catégorie
professionnelle (comme « personnel navigant commercial ») n’est pas suffisante dès
lors que cette catégorie recouvre des emplois très divers (cass. soc. 20 janvier 2021,
n° 19-21535 FSPI).
[10] Désigner le poste de travail. Préciser éventuellement la nature des tâches confiées
au salarié.
[11] En l’absence de convention ou d’accord de branche étendu fixant la durée
maximale du CDD, le contrat ne doit pas excéder, renouvellements inclus (c. trav.
art. L. 1242-8 et L. 1242-8-1) :
- 18 mois en principe ;
- 24 mois si contrat exécuté à l'étranger.
Le contrat peut prendre effet avant le départ de la personne remplacée, afin de faciliter
la transition (c. trav. art. L. 1242-9). Selon nous, cette période de « chevauchement »
ne doit pas excéder quelques jours.
Le terme du contrat peut être fixé au surlendemain du jour où la personne remplacée
reprend son emploi (c. trav. art. L. 1243-7).
Ce contrat peut aussi être conclu sans terme précis (voir modèle « CDD de
remplacement (sans terme précis) »). Cette formule est plus adaptée si la date de retour
du salarié remplacé n'est pas connue avec certitude.
[12] Un jour par semaine, dans la limite de (c. trav. art. L. 1242-10) :
- 2 semaines pour un CDD de 6 mois au plus ;
- 1 mois pour un CDD de plus de 6 mois.
Respecter, le cas échéant, les durées maximales prévues par la convention collective
ou par les usages.
Pour le décompte de la période d'essai, voir modèle « Clause de période d'essai ».
[13] Délai de prévenance en cas de rupture par l'employeur, sous réserve que le contrat
ait une durée d'au moins une semaine (c. trav. art. L. 1221-25) :
- en deçà de 8 jours de présence : 24 h ;
- entre 8 jours et 1 mois de présence : 48 h ;
- après 1 mois de présence : 2 semaines ;
- après 3 mois de présence : 1 mois.
L'employeur qui rompt l'essai sans respecter le délai de prévenance doit verser au
salarié une indemnité compensatrice égale au montant des salaires et avantages que le
salarié aurait perçus s’il avait accompli son travail jusqu’à l’expiration du délai de
prévenance, indemnité compensatrice de congés payés comprise (c. trav. art. L. 1221-
25 ; cass. soc. 16 septembre 2015, n° 14-16713, BC V n° 159). Le non-respect du
délai de prévenance ne remet pas en cause la rupture du contrat de travail (cass. soc.
23 janvier 2013, n° 11-23428, BC V n° 14).
Délai de prévenance en cas de rupture par le salarié (c. trav. art. L. 1221-26) :
- en deçà de 8 jours de présence : 24 h ;
- à partir de 8 jours de présence : 48 h.
Attention. — Le code du travail n’évoque pas expressément l’obligation pour le
salarié en CDD de respecter un délai de prévenance, mais l’administration a posé pour
principe que le délai de prévenance s’imposait à l’employeur comme au salarié et
concernait aussi bien le CDI que le CDD (circ. DGT 2009-5 du 17 mars 2009).
[14] En l’absence de convention ou d’accord de branche étendu fixant le nombre
maximal de renouvellements, il est possible de renouveler le CDD deux fois, mais
dans la limite de la durée maximale du contrat (c. trav. art. L. 1243-13 et L. 1243-13-
1).
[15] Dispositions légales : 10 % de la rémunération totale brute (c. trav. art. L. 1243-
8).
Dispositions conventionnelles : variable (c. trav. art. L. 1243-9).
Attention. — Un accord collectif ne peut prévoir une indemnité inférieure à 10 % et
au minimum de 6 % que s'il offre des contreparties aux salariés en CDD, notamment
sous la forme d'un accès privilégié à la formation professionnelle. L’employeur doit
alors se conformer à ce que prévoit l’accord et faire des propositions de formation au
salarié. À défaut, ce dernier a droit à l’indemnité de précarité au taux légal de 10 %
(cass. soc. 11 juillet 2007, n° 06-41765, BC V n° 118 ; cass. soc. 23 janvier 2008, n°
06-44190, BC V n° 21 ; cass. soc. 3 juillet 2012, n° 11-16269, BC V n° 203).
[16] Si le contrat de travail se borne à renvoyer à titre informatif aux horaires de
l’entreprise, les juges considèrent que ces horaires ne constituent pas un élément
essentiel du contrat de travail, ceux-ci n'étant pas dans ce cas contractualisés. Il s'agit
alors d'une clause dite « informative » (cass. soc. 18 février 2015, n° 13-17582 D).
Cela signifie que, dans cette hypothèse, l'employeur pourra imposer une modification
des horaires au salarié concerné, c'est-à-dire sans avoir à recueillir son accord
préalable [à moins qu'une autre circonstance amène à considérer que cet accord
préalable est indispensable. Pour plus de détails, voir Dictionnaire RF Social,
« Modification du contrat de travail (horaire) »].
[17] Nom et adresse de la caisse de retraite et, le cas échéant, de l'organisme de
prévoyance (c. trav. art. L. 1242-12).
[18] En principe, l’employeur doit donner au salarié une copie de la déclaration
préalable à l'embauche (ou de l'accusé de réception de cette déclaration, adressé par
l’URSSAF). Il en est toutefois dispensé lorsque le salarié dispose d'un contrat de
travail écrit où figure la mention de l'organisme destinataire de la déclaration, à savoir
l’URSSAF (c. trav. art. R. 1221-9).
[19] En l’absence de signature de l’employeur, le salarié peut demander la
requalification du CDD en CDI (cass. soc. 6 octobre 2016, n° 15-20304 D ; cass. soc.
14 novembre 2018, n° 16-19038 FSPB). Une signature manuscrite numérisée est
valable (cass. soc. 14 décembre 2022 n° 21-19841 FSB).
[20] En l'absence de signature du salarié, celui-ci peut demander la requalification du
CDD en CDI (cass. soc. 31 mai 2006, n° 04-47656, BC V n° 195). Cependant, la
requalification ne sera pas accordée s’il apparaît que le salarié a délibérément refusé
de signer de mauvaise foi ou dans une intention frauduleuse (cass. soc. 7 mars 2012,
n° 10-12091, BC V n° 85 ; cass. soc. 10 avril 2019, n° 18-10614 D).
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