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Incapacité Temporaire et Indemnités Journalières

Ce document traite de l'incapacité temporaire dans le cadre des contrats d'assurance, en se concentrant sur les indemnités journalières versées aux salariés en arrêt de travail. Il décrit les différents niveaux de protection sociale, les modalités de calcul des indemnités en cas de maladie ou d'accident du travail, ainsi que les obligations des employeurs selon la loi de mensualisation de 1978. Les informations incluent des exemples pratiques pour illustrer le calcul des indemnités journalières en fonction des salaires et des durées d'arrêt.

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Incapacité Temporaire et Indemnités Journalières

Ce document traite de l'incapacité temporaire dans le cadre des contrats d'assurance, en se concentrant sur les indemnités journalières versées aux salariés en arrêt de travail. Il décrit les différents niveaux de protection sociale, les modalités de calcul des indemnités en cas de maladie ou d'accident du travail, ainsi que les obligations des employeurs selon la loi de mensualisation de 1978. Les informations incluent des exemples pratiques pour illustrer le calcul des indemnités journalières en fonction des salaires et des durées d'arrêt.

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Développeur de talents BTS Assurance – 1re année

DÉVELOPPEMENT COMMERCIAL : VIE


LES CONTRATS
DOMMAGES CORPORELS :
L’INCAPACITÉ TEMPORAIRE
COURS 2

IFPASS

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SOMMAIRE

OBJECTIFS  2

L’INCAPACITÉ TEMPORAIRE 3
1. Les deux niveaux de protection sociale ITT des salariés 3
2. Les indemnités journalières (niveau 1)  3
2A. L’incapacité temporaire - IJ (vie privée - salarié) 3
2A1. Les 2 variables impactant le calcul des indemnités journalières 3
2A2. Étape 1 : calcul des salaires retenus 3
2A3. Étape 2 : calcul du sjb 4
2A4. Étape 3 : calcul IJ 4
2B. L’incapacité temporaire - IJ (vie professsionnelle - salarié) 4
2B1. La notion d’accident du travail 4
2B2. Étape 1 : salaire journalier de référence  4
2B3. Étape 2 : calcul du gain journalier net (plafond) 5
2B4. Étape 3 : calcul des indemnités journalières 5

3. Les indemnités journalières de la loi de mensualisation 1978 (niveau 2) 6


3A. La loi de mensualisation du 19 janvier 1978 6
3B. Les prestations en application de la loi de mensualisation
(niveau 2)  6
3C. La carence et le pourcentage de rémunération pris en charge 6
3D. L’ancienneté dans l’entreprise 7
4. Les indemnités journalières par les assurances de dommages corporels (niveau 3) 8
4A. Les assurances souscrites à titre collectif 8
4B. Les assurances souscrites à titre individuel 8
4C. Les assurances « Individuelle Accident » 9
4D. Les assurances « maintien de salaire » 9

CNED – BTS Assurance – DÉVELOPPEMENT COMMERCIAL : VIE – L’INCAPACITÉ TEMPORAIRE – 1


OBJECTIFS

• Connaître l’organisation en 3 niveaux de la protection sociale (hors retraite)


• Savoir identifier les prestations délivrées en fonction des 3 niveaux
• Connaître le mode opératoire des contrats de dommages corporels
• Savoir distinguer un contrat collectif d’un contrat individuel, contrat individuel accident

Versées sous la forme de prestations en espèces, les indemnités journalières constituent un revenu de
remplacement versé par l’Assurance maladie. Elles sont attribuées sous forme de compensation de la
perte de salaire subie par un particulier (salarié) durant son arrêt de travail.
Ce régime dissocie les arrêts de travail de nature privée de ceux ayant une origine professionnelle.

CNED – BTS Assurance – DÉVELOPPEMENT COMMERCIAL : VIE – L’INCAPACITÉ TEMPORAIRE – 2


L’INCAPACITÉ TEMPORAIRE

1. Les deux niveaux de protection sociale ITT des salariés


La protection sociale est organisée en deux niveaux.
• Niveau 1 : Les régimes de base obligatoires de la Sécurité sociale.
Le niveau 1 regroupe les 3 régimes de base : le régime général incluant le régime étudiant et le régime
des indépendants, le régime social agricole et les régimes spéciaux (non-traités dans ce module).
• Niveau 2 : L’obligation légale de maintien de salaire incombant aux employeurs, conformément à la loi
de mensualisation de 1979, pour la protection des salariés.

2. Les indemnités journalières (niveau 1)


Le niveau 1 délivre deux catégories d’indemnités journalières (IJ) :
• celles délivrées en compensation des événements survenus dans le cadre de la vie privée de l’assuré
social ;
• celles, plus élevées, délivrées en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle (AT-MP).

2A. L’incapacité temporaire - IJ (vie privée - salarié)


La notion de vie privée limite la prise en compte des faits générateurs (accident ou maladie) survenus
exclusivement en dehors du cadre professionnel.
La fixation des indemnités journalières (IJ) correspond à 50 % des 3 derniers salaires de l’assuré
plafonnés eux-mêmes à 1,8 fois le SMIC et délivrées après l’application d’un délai de carence de 3 jours
décompté sur la durée de l’arrêt temporaire de travail.

2A1. Les 2 variables impactant le calcul des indemnités journalières


SMIC mensuel brut Carence de 3 jours

2A2. Étape 1 : calcul des salaires retenus


Les prestations en espèces sont toujours délivrées en application d’un salaire brut plafonné. Pour les
IJ, il s’agit des 3 derniers mois de salaires précédant l’arrêt de travail et plafonnés à 1,8 fois le SMIC
mensuel brut.

CNED – BTS Assurance – DÉVELOPPEMENT COMMERCIAL : VIE – L’INCAPACITÉ TEMPORAIRE – 3


Voyons l’exemple proposé et effectué sur la base du SMIC en vigueur en 20221 :
Arrêt de travail de 57 jours - Début de l’arrêt de travail : janvier 2022
Mois Février 2022 Mars 2022 Avril 2022
Salaire brut 2 900 € 2 000 € 2 800 €
SMIC mensuel brut 1 603 € 1 603 € 1 603 €
Plafond (1,8 x SMIC) 2 885,40 € 2 885,40 € 2 885,40 €
Salaire retenu 2 885,40 € 2 000 € 2 800 €

2A3. Étape 2 : calcul du sjb


Il s’agit maintenant de calculer le salaire brut ramené à la journée (salaire journalier de base ou SJB).
Pour l’Assurance maladie, le ratio est basé sur le nombre de jours compris dans trois mois, soit 91,25
établis selon la formule qui suit : [(365 / 12) x 3].
(2 885,40 + 2 000 + 2 800) / 91,25 = 84,22 €

2A4. Étape 3 : calcul IJ


Cette étape tient compte de la carence de 3 jours.
(57 – 3) x (84,22 x 50%) = 2 273,94 €

Une précision de taille


L’Assurance maladie verse au maximum 360 IJ par période de 3 ans consécutifs.

S’agissant du délai de carence, les IJ sont versées après une période de trois jours. Le délai de carence
s’applique à chaque arrêt de travail, sauf dans les cas suivants :
• reprise d’activité entre 2 arrêts de travail n’ayant pas dépassé 48 heures ;
• arrêts de travail successifs dus à une affection de longue durée (ALD).

2B. L’incapacité temporaire - IJ (vie professsionnelle - salarié)

2B1. La notion d’accident du travail


La notion d’accident du travail englobe :

Accidents de travail Accidents du trajet Maladies professionnelles


Le calcul pour évaluer le montant de l’indemnité journalière doit se faire en trois étapes, les deux
premières agissant comme des filtres imposant des plafonds à ne pas dépasser.

2B2. Étape 1 : salaire journalier de référence


Dans tous les cas de figure, les IJ versées sont adossées au salaire journalier de référence. Les IJ
versées sont calculées par rapport au salaire journalier de référence (SJR). Celui-ci est calculé selon la
formule qui suit : [(365 Jours / 12)], soit sur le nombre de jours compris dans un mois : 30,42. Le SJR est
plafonné.

1. Pour réadapter l’exercice selon les années suivantes, il convient de modifier la valeur du SMIC mensuel brut.

CNED – BTS Assurance – DÉVELOPPEMENT COMMERCIAL : VIE – L’INCAPACITÉ TEMPORAIRE – 4


— Exemple
Un salarié a été en arrêt maladie le 1er janvier 2023 par suite d’une maladie professionnelle. Il a
perçu un salaire brut de 2 900 € le mois précédant le début de son arrêt maladie. En 2023, le plafond
du SJR est de 366,89 €.

Salaire Règle de calcul Salaire journalier


(mois précédant le fait générateur) du SJB de référence
2 900 € 1/30,42 2 900 / 30,42 = 95,33 €
Vérification avec le plafond : 95,33 € < 366,89 €.
Le calcul d’IJ peut se poursuivre avec le salaire de 2 900 €.

2B3. Étape 2 : calcul du gain journalier net (plafond)


Pour un salarié mensualisé, le gain journalier net est calculé à partir du montant du salaire brut du mois
précédant le fait générateur. Ledit salaire brut est diminué d’un taux forfaitaire de 21 % correspondant
aux charges sociales applicables sur les salaires versés.
Voyons l’exemple proposé.

Salaire brut du mois précédant Salaire mensuel net


le fait générateur diminué de 21%
2900 € 2291€
D’un salaire mensuel net, il convient de déterminer ensuite le gain journalier net.

Salaire mensuel net Gain journalier net


2 291 € 2 291 / 30,42 = 75,31 €
Le rôle du gain journalier de base est d’établir un plafond qui va limiter les sommes versées par les
indemnités journalières, principe indemnitaire oblige.

2B4. Étape 3 : calcul des indemnités journalières


Le jour de l’accident est payé par l’employeur. Les indemnités journalières sont versées le lendemain de
l’accident sans qu’il n’y ait de délai de carence.
Les IJ sont égales à un pourcentage de ce salaire journalier de référence.
Le taux de prise en charge varie selon la durée de l’arrêt de travail (exemple : 57 jours).

Durée de versement des indemnités Pourcentage du salaire journalier de référence


Du 1 au 28e jour d’arrêt
er
60 %
À partir du 29e jour d’arrêt 80 %

CNED – BTS Assurance – DÉVELOPPEMENT COMMERCIAL : VIE – L’INCAPACITÉ TEMPORAIRE – 5


Salaire Durée de 1re tranche 2e tranche
l’arrêt de
travail
2 900 € 57 jours (2 900 / 30,42) x 60 % = 57,20 € (2 900 / 30,42) x 80 % = 76,26 €
Vérification avec le plafond Vérification avec le plafond
57,20 € < 75,31 € 76,26 € < 75,31 €
Valeur retenue : 57,20 € Valeur retenue : 75,31 €
IJ versées : IJ versées :
28 x 57,20 = 1 601,60 € (57 – 28) x 75,31 = 2 183,99 €
Les indemnités journalières sont versées pendant toute la période d’arrêt de travail, jusqu’à la fin de
celle-ci ou à la consolidation de la blessure (ou le décès).

3. Les indemnités journalières de la loi de mensualisation 1978


(niveau 2)

3A. La loi de mensualisation du 19 janvier 1978


Consécutivement à l’Accord national interprofessionnel du 10 décembre 1977 (ANI), la loi du 19 janvier
1978 a résolument modernisé le droit du travail.
Outre la mise en œuvre du principe de la rémunération des jours fériés chômés, des jours de congés
au titre des évènements familiaux (naissance, décès, mariage) ainsi que le versement, le cas échéant,
d’une indemnité de licenciement ou de départ à la retraite, ce texte a imposé à tout employeur un régime
de maintien de salaires et une indemnisation « augmentée » des arrêts de travail pour maladie et
accident de ses salariés cadre ou non cadre.
Cette loi vise les employeurs de droit privé et les personnes publiques pour leurs salariés régis par le
droit privé.
Elle profite à tous les salariés à l’exception des personnes qui travaillent à domicile, aux saisonniers, aux
intermittents et intérimaires.
Sa mise en jeu nécessite l’existence d’un arrêt de travail médicalement constaté (accident ou maladie) et
indemnisé par l’Assurance maladie.

3B. Les prestations en application de la loi de mensualisation


(niveau 2)
S’imposant à tous les employeurs privés, la loi de mensualisation améliore le dispositif de compensation
du régime de base de l’Assurance maladie (niveau 1).
Elle impose un maintien par l’employeur d’une partie de la rémunération des salariés en arrêt de
travail.

3C. La carence et le pourcentage de rémunération pris en charge


Une carence de 7 jours est appliquée, alors qu’elle était de 11 jours avant la loi du 25 juin 2008. Cette
carence s’applique à l’occasion de chaque arrêt de travail. Toutefois, ce délai est supprimé en cas
d’accident de travail ou de maladie professionnelle.

CNED – BTS Assurance – DÉVELOPPEMENT COMMERCIAL : VIE – L’INCAPACITÉ TEMPORAIRE – 6


Période Durée de l’arrêt de travail Pourcentage de rémunération
De 0 au 7e jour Carence
1 Du 8e au 30e jour 90 % de la rémunération brute
2 Du 31e au 60e jour 66,66 % de la rémunération brute
Il convient de préciser que les taux de 90% et de 66,66% sont appliqués en déduction des 50% versés par
le régime de base de l’Assurance maladie, en vertu du principe indemnitaire (niveau 1).
À l’issue de la 2e période, l’employeur n’est plus lié par une obligation de maintien de salaire.

Source : APICIL.

3D. L’ancienneté dans l’entreprise


Par la loi du 25 juin 2008, l’ancienneté minimum requise pour ces droits a été réduite à un an
d’ancienneté dans l’entreprise (au lieu de 3 ans précédemment). L’ancienneté dans l’entreprise
s’apprécie au 1er jour d’arrêt (prise en compte de tous les contrats de travail dans la même entreprise, y
compris les CDD non successifs).
Tous les 5 ans d’ancienneté, les périodes de rémunération sont augmentées de 10 jours, sans pouvoir
excéder 90 jours.

Ancienneté 90 % pendant 66,66 % pendant


entre 1 et 5 ans 30 jours 30 jours
au moins 6 ans 40 jours 40 jours
au moins 11 ans 50 jours 50 jours
au moins 16 ans 60 jours 60 jours
au moins 21 ans 70 jours 70 jours
au moins 26 ans 80 jours 80 jours
au moins 31 ans 90 jours 90 jours
L’entreprise, à qui incombe cette obligation de paiement, peut se contenter de répondre simplement
à cette exigence légale. Mais conventionnellement, rien ne l’empêche d’aller au-delà. Certaines
conventions collectives prévoient une prise en charge à 100 %.
Pour cela, l’entreprise provisionne elle-même cette charge d’exploitation. D’autres financent ce
complément d’indemnisation grâce à un système d’assurance externe.

CNED – BTS Assurance – DÉVELOPPEMENT COMMERCIAL : VIE – L’INCAPACITÉ TEMPORAIRE – 7


4. L
 es indemnités journalières par les assurances de dommages
corporels (niveau 3)
Les contrats d’assurance de dommages corporels souscrits par les employeurs pour leurs salariés
viennent renforcer le dispositif.
Les salariés peuvent également souscrire à titre individuel pour assurer une meilleure prise en charge
de la perte de salaire.

4A. Les assurances souscrites à titre collectif


Tout employeur peut souscrire au bénéfice de ses salariés à un contrat de prévoyance collective
couvrant plus ou moins les risques de dommages corporels et de vulnérabilités économiques liés à la
personne.
Restent deux cas où l’entreprise sera contrainte d’instaurer une telle couverture :
• si un accord de branche l’y oblige ;
• si une convention collective l’y oblige.
L’adhésion des salariés à la prévoyance « indemnités journalières » peut être obligatoire. Ils auront
dans tous les cas intérêt à y adhérer puisqu’ils profiteront en général d’un niveau de garanties
satisfaisant pour une cotisation réduite (car prise en charge au moins pour moitié par l’employeur) par
rapport à celle d’un contrat de prévoyance individuel.

— Voici un exemple de contrat collectif


Garanties Employés, techniciens, Cadre
agents de maîtrise
Indemnités incapacité
Après 90 jours d’arrêt de travail : 80 % du salaire brut
temporaire de travail
Source : Syntec

4B. Les assurances souscrites à titre individuel


Ces contrats d’assurances de dommages corporels souscrits à titre individuel, proposent principalement
des indemnités journalières destinées à assurer un revenu de remplacement. Dues en cas d’interruption
temporaire de travail (ITT), ces prestations sont versées à chaque jour calendaire.
Lorsque le contrat d’assurance individuel est souscrit par un salarié, il est contracté en dehors de toute
référence à l’entreprise.
Les prestations sont versées en complément de ce qui est perçu au titre du régime général de
l’Assurance maladie ou des caisses de prévoyance obligatoire, notamment pour les travailleurs
non-salariés.
Les arrêts de travail doivent être déclarés en suivant une certaine procédure et l’état d’incapacité de
travail peut être vérifié par un médecin expert diligenté par l’organisme d’assurance.
Selon les contrats, la garantie peut être exprimée sous forme :
• indemnitaire : les indemnités dépendront des revenus de la personne assurée (il s’agira alors d’un
pourcentage) ;
• f orfaitaire : les indemnités seront fixées dès le départ et ne seront pas liées aux revenus (par
exemple : 40 euros par jour en cas d’incapacité temporaire de travail).

CNED – BTS Assurance – DÉVELOPPEMENT COMMERCIAL : VIE – L’INCAPACITÉ TEMPORAIRE – 8


4C. Les assurances « Individuelle Accident »
En principe, l’indemnisation des dommages corporels n’est systématique que dans deux cas bien
définis :
• l’accident du travail dont est victime un salarié assuré dans le cadre de l’exercice de ses fonctions.
Il en est de même pour les maladies liées au travail du salarié. Dans ce cas précis, c’est l’assurance
maladie professionnelle de l’entreprise qui prend en charge l’indemnisation ;
• un accident de la circulation dans lequel la victime est un piéton ou un cycliste.
L’indemnisation de ce dernier revient à l’assurance automobile du véhicule. Et ce même si le blessé est
responsable de l’accident.
En dehors de ces deux situations, aucune indemnisation ne peut avoir lieu, sauf s’il y a eu souscription à
une assurance individuelle accident.
Effectivement, ce type de contrat a été formaté pour indemniser le dommage corporel subi par un assuré
à la suite d’un événement accidentel, que sa responsabilité soit engagée ou qu’il n’y ait aucun tiers
identifié.
Ils sont souvent proposés dans le cadre de la pratique sportive ou des assurances scolaires.
L’identité des bénéficiaires est spécifiée au contrat.
Pour les particuliers, ce sont le conjoint, les enfants, les personnes à charge, les ayants droit.
La liste des préjudices indemnisables est limitativement énumérée. Elle peut aller de la prise en charge
des frais de transports à l’indemnisation d’une incapacité ou d’un décès.
Chaque poste de préjudice (arrêté selon les cas par voie d’expertise médicale), est indemnisé selon des
barèmes annexés au contrat. Le montant des indemnités n’est donc pas discutable.
Pour certains postes de préjudices comme les frais médicaux, l’indemnisation se fait après intervention
des organismes sociaux.
Plus précisément, le contrat « individuel accident » fournit les prestations pécuniaires suivantes :
• un capital en cas de décès de l’assuré versé au bénéficiaire désigné dans le contrat ;
• u
 n capital ou une rente versée à l’assuré en fonction de son taux d’invalidité (invalidité permanente
totale ou partielle) ;
• un complément aux frais de soins consécutifs à l’accident (en complément de l’Assurance maladie) ;
 t surtout une indemnité journalière en cas d’arrêt de travail consécutif à l’accident. Si tel est le cas,
• e
l’assureur verse à l’assuré une indemnité journalière forfaitaire fixée dans le contrat. Celle-ci est
généralement payable dès le premier jour de l’accident. Mais il est nécessaire de préciser que, le plus
souvent, le contrat prévoit une durée maximale d’indemnisation.

4D. Les assurances « maintien de salaire »


Ce contrat d’assurance de dommages corporels s’adresse notamment aux salariés qui ne bénéficient
pas d’un contrat de prévoyance collective dans le cadre de leur entreprise.
Le contrat d’assurance stipule l’étendue de la garantie de maintien de salaire en cas d’arrêt de travail
pour maladie ou accident, notamment :
• le montant des indemnités ;
• la durée d’indemnisation ;
• la date de début d’indemnisation.
Le coût d’une garantie maintien de salaire varie par rapport à l’ampleur de la couverture.
L’arrêt temporaire de travail peut aboutir à une invalidité qui peut également être prise en charge dans le
cadre de ce type de contrat d’assurance.
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