Bonnes pratiques HACCP en restauration
Bonnes pratiques HACCP en restauration
REALISE PAR
Redouane SidAli
TIGHIOUART
Version : 0.0-
Fév. 2017Code :
Préambule
Objectifs du cours
INTRODUCTION ........................................................................................................... 5
L'air : 13
L’humidité ............................................................................................................... 14
La température ....................................................................................................... 14
Le matériel .............................................................................................................. 25
Le nettoyage appliqué............................................................................................... 12
A la réception : .......................................................................................................... 13
Au stockage/Préparation/Distribution ..................................................................... 13
GENERALITES
CHAPITRE I : Généralités
INTRODUCTION
Les microbes sont partout : certains sont pathogènes et sont responsables de toxi-
infections alimentaires. Ils sont le plus souvent invisibles rendant ainsi difficile la
sensibilisation de tous à l’hygiène.
L’aliment, avant d’être consommé, sera en contact avec des matières contaminées
(air, surfaces inertes ou vivantes). On parle alors de contamination. C’est la première
étape de tout processus d’infection microbienne.
Ensuite, selon les conditions qu’ils rencontrent dans le milieu dans lequel ils ont été
introduits, les microbes vont se développer. Cette seconde étape est la multiplication.
Pour diminuer les risques liés à la présence de ces microbes, on jouera donc sur ces
deux étapes. On limitera leur introduction et donc la contamination et on limitera leur
multiplication. Pour ce faire, il faudra respecter les principes d’hygiène suivants :
Minimiser les contaminations initiales venant des matières 1ères, du milieu de travail,
de la main d’œuvre, de la méthode de travail et du matériel = REGLE DES « 5 M »
Diminuer la multiplication en maîtrisant les conditions optimales de développement
des microbes (température, humidité, pH, qualité de l’air)
Qu’est-ce qu’une toxi-infection alimentaire ?
Références réglementaires
CHAPITRE II : Références réglementaires
Décret exécutif n° 91-04 du 19 janvier 1991 relatif aux matériaux destinés à être
mis en contact avec les denrées alimentaires et les produits de nettoyage de ces
matériaux
Décret exécutif n° 91-53 du 23 février 1991 relatif aux conditions d'hygiène lors du
processus de la mise à la consommation des denrées alimentaires
- Les parasites
- Les champignons
- Les bactéries : (les plus dangereuses) : Staphylocoques, salmonelles,
clostridie, botulisme, listéria, clostridium perfringens
- Les virus
- Les prions
Les microbes assurent les mêmes fonctions que tous les êtres vivants :
- Ils se nourrissent
- Ils respirent
- Ils se reproduisent
- Ils se déplacent
- Ils meurent
L'air :
- Les germes aérobies : Se développent qu’en présence d’oxygène
- Les germes anaérobies : Ne supportent pas l’oxygène de l’air qui est un poison
pour eux.
- Les germes aéro-anaérobies : Se développent avec ou sans oxygène
L’humidité
L’eau est nécessaire à la vie des microbes.
Les nutriments
Les bactéries ont besoin de nutriments pour vivre
La température
A -18 °C, les microbes ne se multiplient pas, ils sont endormis mais pas morts.
De + 3°C à + 63 °C, les microbes se développent selon les caractéristiques suivantes :
- Les psychrophiles se développent à des températures inférieures à 20 °C
- Les mésophiles se développent entre 20 et 45 °C
- Les thermophiles se développent de 45 à 63 °C
La plupart des bactéries sont détruites à + 63°C en quelques minutes. Par contre, les
spores (forme résistante des microbes) nécessitent la température de + 120°C pour
être détruits en quelques minutes.
Les bactéries se multiplient par divisions. Dans des conditions favorables, une
bactérie se divise en deux toutes les vingt minutes environ.
Par contre, en chambre froide (0° à + 3°C) les bactéries se divisent en deux
toutes les 24 heures, d’où l’importance du respect de la chaîne du froid.
Chapitre IV
La méthode HACCP
CHAPITRE IV : La méthode HACCP
Cette méthode a été conçue aux Etats-Unis à la fin des années 1960 pour l’industrie
chimique, puis elle a été reprise et adaptée par l’industrie agro-alimentaire. Il
s’agissait de produire des denrées alimentaires pour les astronautes de la NASA.
HACCP est l’abréviation de « Hazard Analysis Critical Point », ce qui signifie en
français : analyse des dangers / points critiques pour leur maîtrise.
La règle des 5M
Les 5 sources possibles de contamination en hygiène alimentaire :
M2 = Matières Premières
Quoi ? Origine Conditions favorables Risques Recommandations élémentaires Produits visés Microbes visés
de développement
- Matières de Matières - Durée de conservation ++ - Respecter les conditions et Matières Tous les microbes
1ère brutes avec trop longue et / ou la durée de stockage de de manière
transformation forte inadaptée matières premières. premières Et générale sont
(lait cru, fèves population susceptibles de se
de cacao…) microbienne - Conditions de - Manipuler et mettre en Emballages de développer au
(flore stockage inadaptées œuvre la matière première produits finis niveau des
endogène) avec précautions (sources matières
de pollution potentielles : 1ères
Matières Matières + produits pulvérulents,
intermédiaires ayant subi un matières fermentescibles,
(lait pasteurisé, 1er traitement emballages…)
poudres de lait, de
beurres, sucres, stabilisation - Respecter les
eau du réseau…) (pasteurisatio secteurs de
n, transformation définis
ionisation…)
Matières stabilisées Matières +
(lait stérilisé…) ayant subi un
traitement de
stérilisation
Sources de contamination
M4 = Main d’œuvre
Quoi ? Conditions favorables Risques Recommandations élémentaires Personnes concernées Microbes
(Vecteurs de de développement (liés aux concernés surtout
contaminatio vecteurs par l’hygiène des
n) de mains
contamination)
Personnel - Tout le personnel - Germes
- Salive - Niveau de propreté ++ - Respecter les procédures d'hygiène pathogènes
- Etat de la personne (sain ou +++ - Eviter d'éternuer, de parler au- - Les visiteurs d'origine :
- Sécrétions nasales malade, porteur de +++ dessus des aliments +
microorganismes…) ++ rhinopharyngée
- Paroles (projection de salives…) ++ (staphylococcus
- Selles - Absence de protection sur la - Maintenir les sanitaires et aureus)
- Cheveux bouche, la tête, la peau...) vestiaires en bon état de propreté
- Peau + cutanée
(staphylococcus
aureus ou
salmonelles)
Ne pas manger, boire ou fumer dans
les ateliers de préparation - Coliformes
Etat de santé - Surveiller l'état de santé du personnel
+++
- Infections - Mains et blessures mal soignées : - Surveiller les blessures et les
cutanées introduction par les mains de protéger
Staphylocoques dans les
aliments par exemple.
+++
- Infections - Toux : introduction potentielle de - Avoir une bonne hygiène générale
Rhinopharyngées Staphylocoques par les gouttelettes
+++
- Infections - Matières fécales : introduction de
Intestinales Germes, coliformes, Escherichia
Coli.
M4 = Main d’œuvre (2ème partie)
Sources de contamination
M5 = Méthodes de travail
Quoi ? Conditions favorables Risques Recommandations élémentaires Lieux concernés Microbes visés
de développement
Gestuel - Gestuelle inadaptée V L’information et la formation sont Tous les locaux Tous les
Organisation du - Mauvaise organisation V essentiels pour la maîtrise des aspects de l'entreprise microorganis
travail des locaux microbiologiques mes en
Hygiène générale - Hygiène insuffisante V général.
- Procédés inadaptés - Appliquer les instructions de Le respect de ces
fabrication définies consignes permet
Tout cela entraînant un la limitation des
risque important de : - Penser en permanence à protéger les contaminations,
- Recontamination du produits des souillures mais aussi de leur
produit au cours de sa multiplication au
transformation - Ne pas laisser les produits en attente cours de la
- Multiplication des dans des zones non prévues fabrication
microorganismes présents
dans les produits - Eviter tout croisement de matières
premières et de produits finis non emballés
- Ne pas remettre sur la chaîne un produit
tombé au sol.
La démarche HACCP s’appuie sur une méthode logique classée par étapes :
Le principe n°1 :
• Identifier tout danger qu’il y a lieu de prévenir, d’éliminer ou de ramener
à un niveau acceptable
(Ce principe consiste a analyser et a identifier tous les dangers qui peuvent
survenir a toutes les étapes de la fabrication de denrées alimentaire qui peuvent
affecter leur salubrité et leur sécurité).
1- Les aliments peuvent être contaminés par 3 types de dangers pour la
santé
- Des microbes pathogènes et leurs toxines (bactéries, moisissures, virus,
parasites). On les appelle les dangers biologiques
- Des corps étrangers tels que les éclats de rouille, de bois, de métal ou de
verre, morceaux de plastique, de carton ou de ficelles, parties d’animaux
nuisibles, … On les appelle les dangers physiques
- Des substances chimiques toxiques telles que les pesticides, produits de
nettoyage ou de désinfection ou de dératisation, métaux lourds, lubrifiants
de machines... On les appelle les dangers chimiques
2- La question de savoir si les dangers identifiés peuvent avoir comme
origine :
▪ Matière
La marchandise achetée, chargée, transportée, stockée, fabriquée ou vendue
(Les matières premières peuvent être contaminées : légumes, viandes, œufs,
volailles, …).
▪ Milieu
L’environnement peut être la source de contamination :
- Durée de transport et de stockage (non-respect de la chaine du froid)
- Mauvaise conception des locaux (air contaminé contient des milliards de
bactéries)
- Présence d’insectes ou de rongeurs
▪ Main d’œuvre
Les personnes intervenant dans l’entreprise et/ou étant en contact avec la
marchandise)
(La contamination peut se faire par les mains sales, en toussant, en éternuant, en
ayant une plaie infectée sur le corps,).
▪ Méthode
Les procédures et instructions mises en place ainsi que les documents qui sont
utilisés) ;
Les contaminations peuvent provenir par les méconnaissances de :
- Lavage des mains
- Nettoyage des locaux
- Manipulations des produits
- Conditions de stockage
▪ Moyen
Les contaminations peuvent provenir des surfaces, ustensiles emballages, tables
de travail….
3- Comment les prévenir ?
- Température et/ou durée de conservation des produits doivent être
correcte
- Refroidissement rapide
- Hygiène impeccable du personnel
- Traitement thermique(cuisson) suffisant
- Conservation a chaud correcte
- Nettoyage et désinfection du matériel et de l'équipement
Le nettoyage et la désinfection
Le nettoyage des locaux et surfaces de l’unité de restauration doit être réalisé
selon les prescriptions contenues dans le « Plan de Nettoyage et Désinfection »
de l’établissement.
L’utilisation de la méthode dite du « QQOQCP » permet de concevoir ce plan
de nettoyage.
La nature de la première question posée lors de l’application de la méthode du
QQOQCP conditionne le principe d’organisation générale des tâches de
nettoyage :
- « quand ?» : les tâches de nettoyage seront organisées par jour, semaine ou
mois,
- « qui ?» : les tâches de nettoyages seront organisées par personne ou par
équipe,
- « quoi ?» : les tâches de nettoyage seront organisées en fonction des locaux et
des équipements.
Répondre à cette question permet :
Les mains :
Il est à noter que les mains, si elles ne sont pas soumises à des règles d’hygiène
strictes (lavage rigoureux…), sont le premier vecteur de contamination des
aliments et de tous les équipements entrant en leur contact.
Le lavage des mains doit être fréquent et systématique avant toute manipulation
des denrées alimentaires ou des équipements entrant en contact avec elles
Le lavage des mains doit inclure les avant-bras jusqu’au coude et les espaces
interdigitaux
La tenue de travail
Le chef d’établissement doit fournir a chaque personne travaillant au service de
restauration :
- Les gants doivent être changés aussi souvent que nécessaire et au
minimum entre chaque opération ou manipulation différentes. Les gants doivent
être jetés aussitôt après usage. Les gants doivent être enfilés sur des mains
parfaitement propres et sans bagues
- Les tenues propres seront stockées à l’abri des contaminations dans une
armoire double compartiment ou un lieu de stockage approprié (placard,
armoire…)
- Les vêtements de ville ne devront pas être mis en contact avec les tenues
de travail réservées à la cuisine et rangés dans le deuxième compartiment
(armoire double) ou dans tout autre lieu approprié.
- Les vestiaires doivent être exempts de tous vêtements ou tous autres
objets
Pour les personnes étrangères au service, des tenues visiteurs doivent être mises a leur
disposition (blouses, coiffe, sur chaussure, masque a usage unique).
Les tenues doivent être entretenues propre (par l’établissement pour les tenues de
cuisine) et fournie en quantité suffisante pour permettre au personnel de cuisine de
restauration de travailler en respectant de façon rigoureuse les règles d’hygiène
Toute personne atteinte d’une maladie susceptible d’être transmise par les aliments
ou porteuse d’une telle maladie, ou souffrant par exemple de plaie infectée,
d’infection ou lésions cutanées ou de diarrhées ne doit pas être autorisée a
manipuler les denrées alimentaires et a pénétrer dans une zone de manutention de
denrées alimentaires, a quelque titre que ce soit lorsqu’il existe un risque de
contamination directe ou indirecte des aliments
Le comportement
Il est interdit :
- De fumer dans les locaux d’entreposage ou de manipulation des denrées
alimentaires ainsi que dans tous lieux à usage collectif
- A toute personne étrangère au service de restauration de pénétrer dans les locaux
de l’unité de restauration sans autorisation
Toute personne devant pénétrer dans l’unité de restauration, ne devant pas constituer
une source de contamination, doit se vêtir d’une tenue spéciale (kit à usage unique).
Le port de bagues, montre, pendentifs, boucles d’oreilles, bijoux est proscrit. Les plaies,
les coupures et les pansements… doivent être protégés à l’aide de gants. Il est
primordial de surveiller les blessures afin d’éviter l’infection et la contamination des
équipements et des denrées alimentaires
Le matériel
Les origines possibles des dangers de contamination sont les surfaces, les ustensiles, les machines,
les tables de travail, l’emballages…contaminées ou mal nettoyés
A cet effet, l’entretien doit porter sur :
- Les surfaces des équipements dans la zone où les denrées alimentaires sont manipulées, et
particulièrement celles en contact avec les denrées alimentaires, doivent être bien entretenues, faciles
à nettoyer et à désinfecter.
- Les matériaux : Les matériaux utilisés doivent être lisses, lavables, résistants à la corrosion et
non toxiques. Le bois est à proscrire ainsi que les matériaux rouillés, oxydés et non étanches
- La maintenance : Un plan de maintenance des matériels permettant de définir les procédures
d’entretien et les réparations du matériel doit être mis en place et tenu à jour
- Le rangement : Le petit matériel doit être rangé à l’abri des contaminations dans un secteur
propre et sain
Les milieux environnants/Locaux
▪ L’entretien :
Les locaux doivent être bien entretenus, faciles à nettoyer et à désinfecter.
▪ L’utilisation :
Les cuisines doivent être nettoyées et désinfectées consciencieusement tous les jours
▪ Les matériaux :
- Revêtements de sol : les matériaux utilisés doivent être étanches, non absorbants, lavables et
non toxiques
- Revêtements muraux : les matériaux utilisés doivent être étanches, non absorbants, lavables
et non toxiques, leur surface doit être lisse jusqu’à hauteur convenable pour les opérations
d’entretien
- Les fenêtres : qui donnent accès sur l’environnement extérieur doivent être équipées d’écrans
de protection contre les insectes. Les fenêtres doivent rester fermées pendant la production,
l’ouverture pouvant présenter un risque de contamination
- Les revêtements des portes : doivent être lisses et non absorbants, faciles à nettoyer et à
désinfecter
- Les surfaces :(y compris celles des équipements) doivent en règle générale être revêtues de
matériaux lisses, lavables étanches, résistants à la corrosion et non toxiques
- Le bois et ses dérivés : sont à proscrire
Les points critiques a maitriser
Les points critiques doivent être identifiés de la réception jusqu’à la distribution sur les 5M en
assurant un contrôle et des mesures préventives et correctives
Chapitre V
Le nettoyage et la désinfection :
Le nettoyage et la désinfection sont des opérations dont le but est d’assurer l’hygiène
des matériels qui entrent directement ou indirectement en contact avec les aliments
(vaisselle, ustensiles, plans de travail, …) et de garder sain l’environnement des
aliments (sols, air, etc.…)
Le nettoyage consiste à éliminer d’une surface toute souillure visible ou invisible
pouvant s’y trouver. La surface ainsi nettoyée est qualifiée de propre.
La désinfection est une opération au résultat momentané, qui vise à éliminer ou tuer
les microbes indésirables. La surface ou l’ambiance ainsi désinfectée est qualifiée de
saine ou hygiénique.
DESINFECTION = Elimination de toute souillure MICROBIENNE
Le cercle de Sinner
Dans l’opération de nettoyage, le résultat final est influencé par 4 facteurs
interdépendants, regroupés dans le Cercle de Sinner.
Action Chimique :
Représente l'action d'une solution détergente ou alcaline. Cette action est augmentée
ou diminuée par la concentration de produit pur contenu dans la solution (mélange
eau + produit).
Il est important de respecter la dilution de produit dans les opérations de nettoyage.
Le "sur - dosage" et le "sous - dosage" ont des incidences sur le résultat attendu.
Action Mécanique :
C'est l'action apportée par l'utilisation de matériel (brosse par exemple) qui engendre
un frottement et une pression.
A défaut de matériel, l'agent est considéré comme action mécanique par son action de
frotter à l'aide d'un grattoir ou frottoir.
Pendant l’opération de nettoyage, le temps d'action est combiné à l'action chimique.
C'est le fait de laisser agir le produit sur le support qui accroît son pouvoir nettoyant.
Action Température :
L'action thermique s'illustre dans plusieurs cas de figure dans les activités de
nettoyage.
La température de l'eau dans la dilution du produit : L'eau chaude favorise la
détergence d'un produit, et les différents pouvoirs (pouvoir mouillant, séquestrant).
L’action thermique est apportée par le frottement d'un disque sur un support
(méthode spray, décapage à sec ). Elle favorise l'action des produits thermo- réactifs
tels que les produits pour le spray méthode et les décapants à sec.
Les désinfectants
Les désinfectants agissent sur les micro-organismes, ils sont plus efficaces sur une
surface propre. Il faut donc toujours nettoyer avant de désinfecter.
Suivant l’objectif, les désinfectants ont des noms différents :
- Bactéricide : élimination des bactéries
- Sporicide : élimination des spores bactériennes
- Fongicide : élimination des champignons
- Virucide : inactivation des virus
Une bonne désinfection ne peut être réalisée qu’après le nettoyage ! En effet, les
résidus alimentaires, les graisses (ou autres matières organiques) neutralisent le
désinfectant qui devient ainsi inefficace.
L’efficacité de la désinfection ne peut être obtenue qu’avec le strict respect de
certains facteurs tels que la température, le temps d’action (nécessaire à la pénétration
des germes) et la concentration en désinfectant (nécessaire pour obtenir des dégâts
mortels dans les microbes).
Les substances désinfectantes les plus fréquemment utilisées sont les suivantes : les
dérivés chlorés (l’hypochlorite dans l’eau de javel par exemple, la chloramine), les
dérivés iodés, le permanganate de potassium, les composés d’ammoniums
quaternaires, les aldéhydes, le formol, etc.
Le nettoyage appliqué
Le lavage des sols :
Le lavage est une opération de nettoyage utilisant de l’eau et un produit détergent ou
un produit combiné (détergent/désinfectant).
Cette opération permet le décollage des salissures adhérentes.
▪ Matériel : Balai de lavage a plat et un chariot de lavage
▪ Méthode :
Le lavage manuel d’un sol reprend les mêmes techniques que celles du balayage
humide :
- au poussé pour le détourage
- à la godille pour le lavage de la pièce
Le nettoyage des surfaces :
L’essuyage humide s’applique sur toutes les surfaces lisses et dures et a pour but
l’élimination des salissures adhérentes ou non adhérentes. L’essuyage humide est
utilisable sur :
- les parois
- les éléments de mobilier
- les machines
- les surfaces souillées
Cette technique favorise l’hygiène, les salissures étant agglutinées sur le support, la
qualité microbiologique est préservée.
Le nettoyage du matériel :
▪ Le petit matériel :
Les éléments démontables des appareils en contact avec les denrées, couteaux et
grilles en particulier et le petit matériel de tranchage doivent, après utilisation, être
séparés, nettoyés, lavés et désinfectés.
Ils doivent être rincés à l’eau courante ou à la vapeur d’eau, séchés et mis à l’abri de
toute pollution jusqu’à la prochaine utilisation.
▪ Le lavage du matériel de cuisson
(Fours, friteuses, grills, etc.)
Lorsque les matériels de cuisson sont souillés par des résidus alimentaires gras,
caramélisés ou carbonisés, le nettoyage est long et fastidieux.
Chapitre VII
La traçabilité
CHAPITRE VI : La traçabilité
A la réception :
Au stockage/Préparation/Distribution
Les différents documents concernant les denrées alimentaires doivent être conservés au minimum 6
mois, puis archivés
Chapitre VIII
Leur prélèvement est obligatoire et doit être réalisé au plus près de la consommation
à chaque période de repas et sont exclusivement réservés aux services officiels de
contrôle.