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Origine et renommée de Sparte

Sparte, anciennement Lacédémone, est une cité-État de la Grèce antique célèbre pour sa puissance militaire et son modèle social unique, où les femmes jouissaient de plus de droits que dans d'autres cités grecques. Les mythes fondateurs, tels que celui de Cadmos et des guerriers Σπαρτοί, ainsi que l'importance de figures comme Ménélas dans l'Iliade, soulignent son héritage culturel. Malgré son déclin et l'absence de vestiges archéologiques, Sparte reste emblématique pour sa discipline militaire et son influence politique dans l'histoire grecque.

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Origine et renommée de Sparte

Sparte, anciennement Lacédémone, est une cité-État de la Grèce antique célèbre pour sa puissance militaire et son modèle social unique, où les femmes jouissaient de plus de droits que dans d'autres cités grecques. Les mythes fondateurs, tels que celui de Cadmos et des guerriers Σπαρτοί, ainsi que l'importance de figures comme Ménélas dans l'Iliade, soulignent son héritage culturel. Malgré son déclin et l'absence de vestiges archéologiques, Sparte reste emblématique pour sa discipline militaire et son influence politique dans l'histoire grecque.

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Sparte

Slide 1 (carte)
Origine du nom
Le nom Lacédémone auquel se réfèrent les auteurs tel que Homère est l’ancien
nom grec de Sparte. Il désigne à la fois la ville et l’Etat tandis que Sparte n’était
utilisé que pour la ville et par après dans un contexte poétique ou patriotique.
Slide 2 (peinture de cadmos)
Hypothèse 1 :
Il existe plusieurs hypothèse quant à l’origine du nom. Celle-ci, par exemple,
suggère que le nom de Sparte tire sa provenance du mythe de Cadmos, le héros
fondateur de Thèbes :
Europe se fait enlever par Zeus, Cadmos et ses frères sont envoyés à sa
recherche. Cadmos va consulter l’oracle de Delphes, qui lui conseille d’arrêter
ses recherches et de suivre une vache afin qu’elle lui indique le lieu où il fondera
une ville. Il suit la vache jusqu’en Béotie et fonde la ville de Thèbes. Il décide de
sacrifier la bête à Athéna et envoie donc des serviteurs à la fontaine d’Arès en
vue de la cérémonie. Là, ils se retrouvent face à un dragon, fils d’Arès, qui les
dévore. Cadmos tue le monstre et suit le conseil d’Athéna en arrachant les dents
du dragon et en les semant. Les dents germent et donnent naissance à des
guerriers, les Σπαρτοί (de σπείρω, semer), qui se battent et s’entre tuent. Il n’en
reste que cinq, qui deviendront les ancêtres des Thébains
On peut donc faire un lien entre l’origine étymologique du terme Sparte, qui
signifie donc “semer “ou “la semence” et la fertilité de la vallée d’Eurotas, qui fut
le berceau de la naissance de la ville en elle-même.
Toutefois il est important de noter que cette hypothèse peut se révéler incorrecte
car les Σπαρτοί mentionnés dans le mythe sont des figures qui se rapportent à
Thèbes mais pas à Sparte (dans le Péloponnèse.)
Cette hypothèse nous mène donc vers les mythes expliquant la fondation et la
renommée de Lacédémone et de Sparte.
Slide 3 (arbre généalogique + vallée d’Eurotas)
Mythes fondateurs :
L’origine de Sparte selon “La description de la Grèce par Pausanias, Livre III
chapitre 1”
Le premier roi de Laconie était un certain Lelex Autochton dont les sujets prirent
de lui le nom de Léléges. Il avait deux fils : Mylès et Polycaon. Polycaon quitta le
pays pour se retirer dans une autre contrée. Mylès étant mort avant de pouvoir
monter sur le trône, c’est son fils Eurotas qui succéda au roi Lelex. Il fit creuser
un canal pour conduire à la mer l’eau stagnante de la plaine qui portait son nom
mais seule une partie s’écoula tandis que le reste forma un fleuve qu’il nomma
l’Eurotas. (Cette personnification lui donna le statut de “dieu fluvial”).
N’ayant pas d’enfants mâles, Eurotas laissa donc son royaume à Lacédémone,
dont la mère était Taygète (qui donna son nom à une montagne) et le père Zeus,
suivant l’opinion commune. (Les familles doyennes de spartes avaient une haute
estime d’elles même et prétendaient à des ascendances glorieuses tel
qu’Héraclès et autres figures mythiques.)
Lacédémone épousa Sparte, la fille d’Eurotas. Lorsque Lacédémone monta au
pouvoir, il changea en premier lieu le nom du pays et de ses habitants en leur
faisant prendre le sien (les habitants de Lacédémone étaient dorénavant des
Lacédémoniens.) Il fonda ensuite une ville et lui imposa le nom de sa femme :
Sparte
Ménélas est descendant de Lacédémone. On rejoint ici L'Iliade d’Homère, où
Sparte joue un rôle important dans la guerre de Troie, puisque c'est Ménélas qui
est le mari trompé par Hélène, sa femme, qui s’enfuit avec le prince troyen Pâris.
Ainsi Ménélas incarne l’honneur et la bravoure spartiate établissant encore plus
l’importance de Sparte qui occupe une place centrale dans ce récit légendaire.
Notons que rien ne subsiste de la ville de Sparte, contrairement à d’autres cités
grecques tel qu’Athènes ou Delphes, et cela est une observation essentielle à la
compréhension de ce qui fit la renommée de Sparte.
Ainsi, le nom de la ville est demeuré inchangé à travers les siècles, et sa
renommée est restée intacte, ce qui nous amène au point suivant :
Slide 4 (carte + représentation d’une femme et d’un guerrier)
Sparte et sa renommée :
Sparte, aux côtés de Thèbes et d’Athènes, fut l’une des plus puissantes cités-
États de la Grèce antique. Elle était crainte pour ses tactiques redoutables, sa loi
martiale et sa discipline militaire inégalée. De plus ses pratiques impitoyables tel
que l’infanticide n’ont fait que renforcer l’image dominante de Sparte auprès de
ses voisins.
Sparte était plus moderne que ce qu’on pourrait croire. En effet, les femmes de
Sparte étaient célèbres dans la Grèce antique pour bénéficier de plus de liberté
et de droits que dans aucun autre État grec. Elles avaient accès à une éducation
et savaient parfois lire et écrire, elle étudiaient les arts, la musique la poésie et
savaient monter à cheval. De plus elles n’étaient pas mariées à 14 ans
contrairement aux athéniennes et ne commençaient à envisager le mariage qu’à
partir de 18 ans. Ainsi la place de la femme était plus mise en avant et valorisée
à Sparte qu’à aucun autre endroit en Grèce.
Cette cité de combattants aguerris se distingue des autres cités grecques par
son modèle social ou la minorité est citoyenne à plein temps et ou l’économie est
assurée par les périèques (libres mais pas citoyen). Ce modèle fascine toujours
longtemps après son déclin. En effet, chez les spartiates l’éducation civique était
obligatoire pour former des soldats dévoués et préparés à toutes circonstances.
L'entrainement pouvait commencer dès 7 ans et l’obéissance et la cohésion était
encouragé par la violence s’il le fallait. Leur devise la plus célèbre: “Notre
constitution est de celle ou ce n’est pas la multitude qui l’emporte sur le petit
nombre mais le petit nombre qui gouverne le plus grand et cette minorité ne doit
son pouvoir qu’à sa supériorité militaire” faisant ici une comparaison Athènes-
Sparte. (propos recueilli par Thucydide dans son “Histoire de la guerre du
Péloponnèse” et tenu par le général spartiate Brasidas qui mena entre autres
une campagne militaire victorieuse qui affaiblit Athènes en 424 ACN lors de la
bataille d’Amphipolis)
Slide 5 (nom des conflits + qlq images)
Sparte, cette puissance terrestre quasi invaincue, a pris part à plus d’un conflit.
Les plus connus étant la guerre du Péloponnèse dont ils sortirent vainqueur et
qui leur permit de s’imposer comme cité état la plus puissante de Grèce,
opposant la ligue de Délos dirigée par Athènes, puissance maritime incontestée
et la ligue du Péloponnèse dirigée par Sparte, les guerres Médiques opposants
les Grecs menés par Sparte et les conquérants Perses et la guerre de Corinthe
qui suit la guerre du Péloponnèse et qui oppose donc Sparte à une nouvelle
coalition composée d’Athènes de Corinthe de Thèbe et d’Argos. La Grèce sorti
fragmentée de ce conflit mettant fin à la suprématie de Sparte.
Slide 6 ( comparaison Athènes-Sparte)
Sur le sujet de l’architecture et de l’art ou même de la philosophie, Sparte n’était
pas aussi réputée que d’autre cités telle qu’Athènes ou Delphes. En fait, Sparte
n’a jamais eu pour but de laisser une trace physique, et c’est pour cela qu’il ne
firent pas dans l’architecture comme Athènes qui durant son âge d’Or n’avait
cessé d’engager des architectes pour mener des projets tout plus grands les uns
que les autres.(temples d’Athéna Nikè, Parthénon, Erechteion,…). Les Spartiates
ont laissé une trace par leur gloire militaire, leur éducation, leur modèle social.
Elle a laissé des valeurs et non pas des vestiges archéologiques.
Slide 7 (Arès)
En terme de culte, on peut dire que les Spartiates adoraient principalement Arès,
le dieu de la guerre. Arès était considéré comme le protecteur de la cité de
Sparte et les Spartiates lui offraient des sacrifices et des prières avant chaque
bataille pour obtenir sa faveur et sa protection. On peut aussi parler de quelques
sanctuaires qui ont existé comme le sanctuaire d’Artémis Orthia qui était le
centre religieux le plus important de Sparte où se déroulaient plusieurs
cérémonies importantes. On peut également mentionner le Ménélaion, sanctuaire
dédié à Ménélas et Hélène qui étaient vénérés. Cependant comme dit
précédemment, il ne reste presque rien de tout ça et c’est majoritairement grâce
aux écrits d’auteurs d’autres cités (Hérodote, Homère, Pausanias, Thucydide,
etc.), que le nom de Sparte résonne toujours avec la grandeur qui lui était
autrefois attribué.
Slide 8 (Paysage)
En termes de géographie et bien l’on peut prendre en compte la présence d’un
fleuve d’une montagne, d’un paysage vallonné, (chacun reprenant le nom d’un
personnage lié au mythe fondateur) et de l’absence quasi-totale de traces de
l’ancienne Sparte.
Outre sa domination militaire, Sparte a su imposer sa vision politique et se
démarquer en étant parfois en avance sur son temps et doit sa réussite à sa
gestion, sa stratégie et ses valeurs.
Pour conclure, en choisissant de présenter Sparte nous pensions que ce ne serait
que guerres, batailles et conquêtes mais au fur et à mesure de notre recherche,
nous avons découvert une réelle structure, complexité et même modernité dans
la constitution de la société spartiate, nous espérons donc avoir réussi à vous
transmettre un maximum d’informations intéressante,
Merci de votre écoute,
Fin.
Slide 9 (percy johnsonn)
BONUS : pour ceux qui ont lu Percy Jackson et qui se demandent s’il y avait
vraiment des sacrifices humains pratiqués à Sparte pour honorer Arès, sachez
que c’est FAUX, les spartiates ne sacrifiaient que des animaux et les infanticides
n’avaient pour but que la préservation de la santé du peuple, donc rien à voir,
Rick Riordan a juste exagéré à des fins narratives et humoristiques.(page 295,
Percy Jackson et les héros grecs)
Bibliographie :
PIERRE LAVEDAN, Dictionnaire illustré de la mythologie et des Antiquités
Grecques et Romaines, 3e édition 1931, page 888 colonne de droite ligne 29-33.
[Link] et [Link], Mythes et mythologie histoire et dictionnaire, 1996,
Larousse, p23. JEAN LECLANT, Dictionnaire de l’Antiquité d’Oxford, éditions
Robert Laffont, 1993, p560, p940.
Wikipedia, Sanctuaire d'Artémis Orthia — Wikipédia, consulté le 01/10/2025 à
20h11
Wikipedia, Ménélaion — Wikipédia, consulté le 01/10/2025 à 20h11
MapCarta,Sanctuaire d’Artémis Orthia - Carte - Dimos Sparti, Grèce, consulté le
01/10/2025 à 20h11.
PAUSANIAS, La description de la Grèce, Livre III chapitre 1
THUCYDIDE, Histoire de la guerre du Péloponnèse
HOMERE, Ilyade
PLUTARQUE, virtute mulierum
RICK RIORDAN, Percy Jackson et les dieux grecs,p295

SPARTE
Une cité guerrière au cœur de la Grèce antique

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