Un peuple,
un but, une foi
Compte rendu de la sortie pédagogique à Joal
Professeur : Mme. Diawara
Année scolaire : 2024-2025
Participants
Fatima Sow
Ndeye Rokhaya Guèye
Adja Awa Fall
Ameth Fall
Jessica Marie Andrade SA
Ndeye Awa Diaw
Plan
Introduction
i. Etude de Biotope
II. Étude du biotope
III. Intérêt et danger de
l’écosystème
CONCLUSION
Introduction
Le samedi 3 mai 2025 nous avons effectué une
sortie pédagogique a Fadiouth plus précisément
dans la zone dans les lagunes. Cette zone est
accessible par un pont long de 800m qui la relie à
Joal. Elle se trouve à proximité des cimetières
mixtes de Fadiouth. Cette sortie avait pour but
d’étudier l’écosystème présent dans cette zone.
Quels sont les caractéristiques du milieu ?
Quel est l’écosystème présent dans ce milieu et
quels sont les dangers qui la menace ?
Dans le compte rendu suivant nous allons d’abord
présenter le milieu ensuite étudier l’écosystème
puis analyser les dangers qui la menace et enfin
évoquer son intérêt écologique.
i. Etude du biotope
[Link]
La zone des mangroves est un écosystème riche et
fragile. Son climat est influencé par la proximité de
l'océan Atlantique et les variations saisonnières de
la pluviométrie. Sa température moyenne est aux
alentours de 28°[Link] bénéficie d’un climat chaud
et humide avec un taux d’humidité de 58%.
2. Types de sols
Dans cette zone, le sol est boueux. Il est
principalement constitue de vase. Le sol boueux ou
vaseux est un sol saturé en eau, souvent composé
de particules fines comme l'argile ou le limon. Il
peut se former dans des zones humides, près des
rivières, des marécages ou après de fortes pluies.
Ce type de sol peut être difficile à traverser, car il
est glissant et peut entraîner un enfoncement. Ce
sol est très pauvre en oxygène et gorge d’eau ce
qui ne favorise pas le développement des espèces
végétales. Mais nous allons voir que certains
espèces grâce a leur systèmes d’adaptation ont
réussis a se développer dans ce milieu
II. Étude de la biocénose
[Link]
La végétation de la zone est dominée par les
palétuviers. Les deux principaux types de
palétuviers sont :
Le palétuvier rouge
C’est une espèce remarquable qui prospère dans
les zones côtières tropicales, particulièrement dans
les mangroves où les conditions sont extrêmes.
Pour survivre dans cet environnement hostile, il a
développé plusieurs adaptations uniques. L’une
des caractéristiques les plus frappantes du
palétuvier rouge est son système racinaire aérien,
composé de grandes racines-échasses disposées en
arceaux. Ces racines lui permettent Une stabilité
optimale : elles s’ancrent profondément dans la
vase, évitant que l’arbre ne soit emporté par les
marées ou les vents violents. Une meilleure
oxygénation : dans un sol pauvre en oxygène, ces
racines absorbent l’air directement grâce à des
pneumatophores, sortes de racines verticales qui
émergent hors du sol. Le palétuvier rouge évolue
dans un environnement où l’eau salée est
omniprésente. Pour éviter un excès de sel qui
pourrait être toxique (lorsque la salinité dépasse 90
g/L), il adopte deux stratégies : ses racines
empêchent une partie du sel de pénétrer dans
l’arbre et le sel absorbé via des glandes spéciales
est rejeter au niveau des feuilles donnant à celle-ci
une couleur jaunâtre, permettant à l’arbre de
réguler sa salinité. Dans les mangroves, le niveau
de l’eau varie constamment avec les marées.
Le palétuvier rouge s’est aussi adapté en
développant des propagules, des graines capables
de germer avant de tomber. Une fois dans l’eau,
elles flottent et peuvent s’implanter
immédiatement dans un sol favorable, assurant une
reproduction efficace malgré les fluctuations du
milieu.
Palétuvier gris :
C’est une espèce de mangrove appartenant à la
famille des Acanthaceae. Elle est largement
répandue sur les côtes tropicales et subtropicales,
notamment en Afrique. Cette plante est
particulièrement adaptée aux milieux salins grâce à
des racines aériennes qui lui permettent de respirer
même lorsque le sol est immergé : elle a un
géotropisme négatif. Ce phénomène permet aussi à
la plante de relever le maximum de nutriments
dont elle a besoin pour se développer
[Link]énose
De nombreuses espèces d'oiseaux peuplent la mangrove ; mais
les crabes, les mollusques, les crustacés et les poissons sont les plus
présents. Ils sont tous amphibiens.
Le Gobie
Le genre Periophthalmus appartient à la famille
des Gobiidés et regroupe des poissons connus
sous le nom de Périophtalmes. Ces étonnants
poissons, également appelés Poissons grenouilles,
Gobies sauteurs, Gobies marcheurs ou encore
Sauteurs de vase tirent leur nom de leur capacité
à effectuer des bonds impressionnants sur la boue
et le sable, malgré leur petite taille. Ses nageoires
pelviennes, fusionnées en une ventouse ventrale,
lui offrent une remarquable agilité : il peut
s’agripper aux troncs d’arbres et se fixer sur des
surfaces verticales pour se nourrir d'insectes et de
petits invertébrés. Ils possèdent aussi la capacité
de survivre temporairement hors de l'eau.
Le crabe violoniste
Le Leptuca pugilator, communément appelé Crabe
violoniste, est un crustacé appartenant à la famille
des Ocypodidae. Le crabe violoniste demeure sous
la mangrove lors de la marée haute, puis émerge à
marée basse pour se nourrir. Son régime
alimentaire comprend des cadavres ainsi que des
plantes en décomposition, qu'il filtre
méticuleusement dans la boue. Chez le Leptuca
pugilator, le mâle possède une imposante pince
pouvant atteindre 10 cm de long, tandis que son
autre pince ne mesure que 2,5 cm. À l’inverse, la
femelle ne présente pas cette caractéristique. Les
mâles utilisent leur grande pince pour s'affronter
dans des duels spectaculaires sous les yeux des
femelles, dans le cadre de la parade nuptiale. Le
vainqueur de ces combats remporte alors le
privilège de s’accoupler.
III. Intérêts et dangers de
l’écosystème
1.L’importance de la mangrove
Les mangroves jouent un rôle essentiel dans
l'économie locale au Sénégal. Elles offrent une
source de revenus aux populations grâce à la
pêche, à la collecte d'huîtres de palétuviers et, dans
certains cas régulés, à l'exploitation du bois de
chauffe. De plus, elles attirent de plus en plus
d'activités écotouristiques, renforçant ainsi leur
importance économique. Sur le plan culturel et
traditionnel, les mangroves sont profondément
intégrées dans les pratiques spirituelles et sociales
de certaines communautés. Elles sont associées à
divers rituels et croyances locales, ce qui témoigne
de leur rôle symbolique et historique. Enfin, elles
contribuent à la lutte contre la salinisation des
terres agricoles, notamment en Casamance et dans
le delta du Saloum. En agissant comme une
barrière naturelle, elles protègent les sols
cultivables de l'intrusion du sel, permettant ainsi
aux agriculteurs de préserver leur production.
[Link] dangers qui menaces la mangrove
D’une part, Les mangroves sont menacées par
l’expansion humaine, remplacées par des marais
salants, des bassins d’aquaculture ou des routes.
Malgré les interdictions, le bois de mangrove est
exploité pour divers usages (construction, cuisine,
fumage de poisson, transformation des huîtres et
mollusques). Bien que les populations affirment
récolter du bois mort, elles coupent souvent du
bois vert, aggravant la dégradation de ces
écosystèmes. Les Rhizophora, prisés pour leur
hauteur et leur valeur commerciale, sont les plus
touchés, tandis que l’Avicennia est surtout utilisé
en pharmacopée.
D’autre part, L'oxydation des sols de mangroves à
Rhizophora entraîne une acidification extrême (pH
de 3 à 4), due à la transformation de la pyrite en
jarosite. À l'état naturel, ces vases restent neutres.
Cette acidité rend les sols incultes, sauf pour la
riziculture inondée, et augmente la mobilité des
métaux lourds, aggravant leur toxicité, notamment
celle du mercure et du plomb.
CONCLUSION
En somme cette excursion à Fadiouth nous a
permis de découvrir un écosystème aussi fascinant
que fragile : les mangroves. A travers, cette visite
nous avons mieux compris leur rôle essentiel dans
la préservation des côtes et le soutien aux activités
humaine, notamment la pèche. Nous avons
également pris conscience de l’importance de leur
préservation face aux menaces liées aux
changements climatique et a l’activité humaine. A
la fin cette sortie nous rentrons avec la ferme
conviction que chaque geste compte pour protéger
ces espaces naturel uniques.