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Introduction à la comptabilité générale

Le cours de comptabilité générale vise à enseigner aux étudiants les principes et mécanismes comptables essentiels pour leur future carrière. Il aborde la comptabilité de situation patrimoniale et de gestion, ainsi que les objectifs de la comptabilité, tels que la mesure de la richesse créée et l'aide à la décision. Le document présente également les utilisateurs de l'information comptable, les métiers associés, et les notions fondamentales selon le Système Comptable OHADA.

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Introduction à la comptabilité générale

Le cours de comptabilité générale vise à enseigner aux étudiants les principes et mécanismes comptables essentiels pour leur future carrière. Il aborde la comptabilité de situation patrimoniale et de gestion, ainsi que les objectifs de la comptabilité, tels que la mesure de la richesse créée et l'aide à la décision. Le document présente également les utilisateurs de l'information comptable, les métiers associés, et les notions fondamentales selon le Système Comptable OHADA.

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INTRODUCTION

L'objet du cours de comptabilité générale est de permettre à l’étudiant de première année


de s’approprier les principes et mécanismes comptables de base en vue de leur insertion
professionnelle.
Une telle appropriation des connaissances est nécessaire en particulier parce que
l'information d'origine comptable est souvent la seule qui soit pratiquement disponible sous
forme cohérente et précise dans l'entité. Par ailleurs, le modèle comptable défini par le Plan
Comptable OHADA est obligatoire, en raison de diverses lois et réglementations, et ne peut être
dès lors ignoré sans danger.
Ce cours est consacré à la comptabilité générale de l’entité, dont le modèle est
essentiellement tourné vers des préoccupations d'information de divers acteurs internes et
externes. Il s'agit en particulier pour celle-ci :
✓ d'informer les actionnaires et les investisseurs potentiels sur son état de santé, sur ses
performances et sur la politique de distribution de dividendes ;
✓ de rassurer les prêteurs sur sa solvabilité, c'est-à-dire sa capacité à rembourser ses
dettes ;
✓ de rassurer clients et fournisseurs sur la continuité de son exploitation et sur sa
solvabilité ;
✓ d'informer les salariés sur son état de santé ;
✓ de permettre à des acheteurs éventuels d'évaluer sa valeur et sa rentabilité ;
✓ de justifier auprès de l’administration fiscale le calcul de l'impôt sur les bénéfices.

Aussi, ce module présente les notions fondamentales de la comptabilité selon les normes du
Système Comptable OHADA. L’entité, la notion de flux économique, bilan, le compte, le compte
de résultat, la tenue d’un journal, etc. y sont expliqués dans un langage simple et accessible à tous.

HOUNGAVOU N. FERDINAND 1
PREMIERE PARTIE : LES FONDEMENTS DE LA
COMPTABILITE

CHAPITRE I : INTRODUCTION A LA COMPTABILITE GENERALE


I. DEFINITION ET OBJECTIFS DE LA COMPTABILITE GENERALE
1) Définition de la comptabilité

« La comptabilité est un système d’information fournissant une information intelligible, significative, fiable
et pertinente sur la réalité économique de l’entité. Elle permet notamment de rendre compte des relations de l’entité
avec ses partenaires et d’informer sur la situation patrimoniale et les performances réalisées ».

On distingue :

✓ La comptabilité de situation patrimoniale, qui compare les emplois aux ressources et abouti à
l’établissement du bilan ;
✓ La comptabilité de gestion, qui compare les produits aux charges, permet le calcul des soldes
intermédiaires de gestion et abouti à l’établissement du compte de résultat.

2) Objectifs de la comptabilité

La comptabilité générale a pour mission la collecte, le traitement et l’analyse des données chiffrées dans
l’entité.
La comptabilité répond aujourd’hui à six finalités principales, à savoir :
✓ Mesure la richesse créée par l’entité et contrôler son partage ;
✓ Fournir un moyen de preuve dans la vie des affaires ;
✓ Fournir un outil d’aide à la décision ;
✓ Fournir une base pour le diagnostic économique et financier ;
✓ Fournir une base pour la synthèse et la prévision macro-économique ;
✓ Fournir un instrument de régulation sociale.

a) Mesure la richesse créée par l’entité et contrôler son partage


La comptabilité sert d’instrument de mesure de la richesse créée par l’entité et du contrôle de son partage,
mais aussi d’instrument de calcul et de contrôle de différents droits pécuniaires, des associés, de l’Etat, des salariés,
des organismes sociaux.

b) Fournir un moyen de preuve dans la vie des affaires


La comptabilité sert de moyen de preuve dans la vie des affaires. Le droit commercial, tout comme le droit
fiscal et le droit comptable dans son article 19 font obligation aux commerçants personnes physiques ou morales
de tenir des livres comptables selon des règles formelles dont le respect confère à la comptabilité une valeur
probante.
Ces livres sont : le livre journal, le grand livre, la balance générale des comptes et le livre d’inventaire. Il
convient de préciser que les obligations sont allégées pour les petites entreprises.
c) Fournir un outil d’aide à la décision

HOUNGAVOU N. FERDINAND 2
Les informations fournies par la comptabilité permettent d’orienter les décisions des dirigeants dans la
gestion quotidienne et dans les perspectives à long terme telles que les décisions d’investissement et de leur
financement.

d) Fournir une base pour le diagnostic économique et financier


Les états financiers permettent de mesurer à postériori la performance de l’entreprise et les risques
économiques. Ils permettent d’analyser les résultats des différentes décisions prises tout au long de l’exercice.
Les différents partenaires de la société sont intéressés par les états financiers ; au premier rang de ces
partenaires, nous avons les actionnaires et les banquiers.

e) Fournir une base pour la synthèse et la prévision macro-économique


Les informations contenues dans les déclarations fiscales et sociales des entités sont utilisées par l’Etat
(Direction Générale de l’Economie et la Direction Générale du Plan) pour réaliser des synthèses et des prévisions
macro-économiques.

f) Fournir un instrument de régulation sociale


La normalisation comptable, les différentes règlementations et les contrôles mis en place font de la
comptabilité un outil de régulation sociale et une source de confiance indispensable à toute relation d’échange
économique.

II. LES UTILISATEURS DE L’INFORMATION COMPTABLE


Les Utilisateurs de l’information comptables sont de deux types : internes et externes.

1) Les utilisateurs internes


✓ Les propriétaires des capitaux investis (les apporteurs);
✓ Les dirigeants de l’entité

2) Les utilisateurs externes


✓ L’Etat : s’intéresse au bénéfice réalisé, afin de percevoir les impôts qui lui sont dus ;
✓ Les fournisseurs, les banques et autres créanciers, les clients : qui sont intéressés par la solvabilité
et la pérennité des activités l’entité.

III. LES METIERS DE LA COMPTABILITE-GESTION (liste non exhaustive)


✓ Aide ou Assistant-comptable ;
✓ Gestionnaire de caisse ;
✓ Gestionnaire-commercial ;
✓ Gestionnaire des immobilisations ;
✓ Gestionnaire-comptable ;
✓ Fiscaliste (Inspecteur des impôts) ;
✓ Audit-Contrôleur de gestion ;
✓ Commissaire aux comptes ;
✓ Expert-comptable.

En définitive, la comptabilité constitue une source précieuse de renseignements et est le reflet de la santé
de l’entité. Elle ne doit donc pas être considérée comme un fardeau mais comme une exigence vitale pour la survie
de l’entité.

HOUNGAVOU N. FERDINAND 3
CHAPITRE N°II : L’ENTITE ET SON ENVIRONNEMENT

I. GENERALITES SUR L’ENTITE ECONOMIQUE


1) Définition
L’entité est un agent économique, financièrement autonome, qui met en œuvre des moyens matériels,
immatériels, financiers et humains plus ou moins importants dans le but de produire, d’échanger et de faire
circuler des biens et/ou de services sur un marché en vue de réaliser des profits.

2) Types d’entités
Les entités sont identifiées suivant trois critères : la propriété du capital, la taille et le secteur d’activité
(secteur primaire ou agricole, secteur secondaire ou industriel, secteur tertiaire ou commercial).

Dans cette leçon, nous nous intéressons essentiellement aux entités industrielles et commerciales.

a) Les entités industrielles


Leur objet est la fabrication des produits à partir des matières 1ères et fournitures (exemple : SOGI, la
fabricante de beignets du quartier, CIM GABON…).

b) Les entités commerciales


Dans cette catégorie on regroupe :
✓ Les entités de négoce (distribution) : leur objet est l’achat et la revente en l’état (sans
transformation) des biens (marchandises) ;
Exemple : MBOLO, TOYOTA Gabon, PETRO-Gabon, CKDO Géant, SCORE, …
✓ Les entités de services, qui vendent des prestations non matérielles. Exemple : Libertis, Airtel,
Cyber Café, Les compagnies aériennes de transport, KFC, Polyclinique CHAMBRIER
SOGATRA…

3) Les moyens de l’entité


Toute entité est tenue de se procurer des moyens nécessaires pour son fonctionnement. Parmi ces moyens
nous pouvons citer :
- Les biens : il s’agit des locaux, des marchandises, des bureaux, des machines, des matériels de
transport, des matières premières, de la trésorerie, etc.
- Le personnel : il s’agit de l’ensemble des personnes employées dans l’entité.
- Les facteurs de production : il s’agit du travail du personnel, des capitaux apportés par l’exploitant
ou les apporteurs et les capitaux empruntés.

4)Les fonctions de l’entité


L’entité est structurée et il existe plusieurs fonctions lui permettant de répartir les tâches et de mener à
bien ses activités.
Avec l’évolution de la technologie, la concurrence et la mondialisation de l’économie ; on distingue de nos jours
dans une entité les fonctions ci-après qui peuvent être regroupées en quatre grandes catégories de fonction à savoir :

➢ Les fonctions de direction : elles ont pour rôle de fixer des buts à atteindre et les modalités d’actions. Il
s’agit pour ces fonctions de s’informer, de décider, de faire comprendre, de faire adhérer pour la bonne
marche des activités de l’entreprise.

➢ Les fonctions de distribution : elles regroupent les activités ayant rapport avec les clients, les biens et
services produits par l’entité. On peut citer comme activités : les études commerciales, les ventes, la
publicité, etc…

➢ Les fonctions de production et de contrôle de qualité : ce sont les fonctions dont les activités sont liées à
la fabrication des produits ou des services à mettre à la disposition des consommateurs et au contrôle de
qualité de ces produits.

HOUNGAVOU N. FERDINAND 4
➢ Les fonctions logistiques : il s’agit essentiellement des fonctions d’approvisionnement, d’équipement, de
maintenance ou d’entretien, de gestion du personnel, financière, de recherche de développement et
d’administration générale.

II. CYCLE D’EXPLOITATION D’UNE ENTITE ECONOMIQUE


Le cycle d'exploitation représente l'ensemble des opérations liées aux activités courantes, donc récurrentes,
de l'entité : approvisionnement, production, vente…

1) Le cycle d’exploitation d’une entreprise commerciale


✓ Achat de marchandises ;
✓ Stockage ;
✓ Vente des marchandises ;
✓ Règlement

Schéma du cycle d’exploitation d’une entité commerciale

Achat de Frais d’achat (CA) Frais de distribution (CR) Vente de


marchandises marchandises
Stocks de
m/ses

2) Le cycle d’exploitation d’une entreprise industrielle :

✓ Achat des matières premières ;


✓ Stockage des matières 1ères ;
✓ Fabrication des produits finis ;
✓ Stockage des produits finis ;
✓ Vente des produits finis ;
✓ Règlement.

REMARQUE :
Toute entité qu’elle soit commerciale ou industrielle est à la fois fournisseur et client.

HOUNGAVOU N. FERDINAND 5
III. L’ENTITE DANS L’ACTIVITE ECONOMIQUE
Pour produire des biens ou des services, l’entité combine des facteurs de production qui sont :
- Le facteur naturel (ressources naturelles) ;
- Le facteur humain (travail) ;
- Le facteur capital (finances).
Pour cela, elle entretient des relations avec d’autres agents économiques qui sont ses partenaires, comme
l’indique le schéma ci-après :

Clients Organismes
sociaux
Banques

versement des sommes


Livraison des m/ses
Prêts et autres
Achat des m/ses et

correspondantes
services financiers
Aides et autres
services sociaux
Cotisations aux
charges sociales
Remboursement
du capital et des
intérêts
Service public
Versement des Versement de l’équivalent
subventions financier
Paiement des impôts Vente de m/ses

Fournisseurs
ENTITE
Etat

Versement des salaires


Force de travail

Apport en capital

Versement des
dividendes
Importation

Exportation

Extérieur Personnel de l’entité Associés ou actionnaires

Exercices d’application :
Le tableau ci-dessous présente un ensemble d’entités installées au Gabon. Identifiez leur secteur d’activité.

Raison sociale ou nom de l’entité Secteur d’activité


Pharmacie de Kinguélé
Gaboprix
SOBRAGA
Groupe CECAGADIS

HOUNGAVOU N. FERDINAND 6
Application 2
Voici quelques dénominations : SEEG, Education nationale, Ministère de l’enseignement supérieur, OLAM,
SUCAF, Airtel, Gabon Telecom, la CNSS, Gabon Télévision, télé Africa et Africa n°1.
Travail à faire :
1) parmi les noms cités, quels sont ceux qui ne désignent pas une entité ? et pourquoi ?
2) classez les entités cités en :
- entité de distribution ;
- entité de production de bien ;
- entité prestation de services.

CHAPITRE N°III : LA CLASSIFICATION DES FLUX

Habiletés à développer

A la fin de cette leçon, vous serez capable de :

• Analyser une opération comptable en emplois et en ressources en respectant le principe de la partie


double
• Passer des flux aux comptes

Abordons la matière
I. Flux économique

Observez ce schéma:

Flux réels(sortant) Flux réels(entrant) Fournisseurs


Section 1.02 C BIENS
lients

Personnel
Flux de service
(a) ARGENT
ENTREPRIS
E Etat

Banque
Flux financiers Flux financiers

I - Définition et typologie de flux

HOUNGAVOU N. FERDINAND 7
1. Définition d’un flux

Un flux est un mouvement de valeur homogène (biens, services ou financier) entre deux agents économiques.

N.B. un agent économique est une personne ou un groupement participant à l’activité économique.

2. La typologie de flux

On distingue deux grandes catégories de flux: les flux externes et les flux internes.

2.1. Les flux externes

Ce sont des mouvements de valeur (biens ou argent) entre l’entité et les autres agents économiques.
Ces flux sont toujours bilatéraux. De caractère économique, ils ont toujours une contrepartie onéreuse.
Pour animer son activité, l’entité connaît cinq sortes de flux externes selon leurs fonctions et dans l’ordre
chronologique de la vie de celle-ci :

- Les flux de financement : Ce sont des mouvements de fonds initiaux visant le financement de la création
de l’entité et de ses premiers actes juridiques et commerciaux. Ces flux sont constitués des apports en capital et des
emprunts ;

- Les flux d’investissement qui sont des mouvements utilisant les ressources de financement afin
d’acquérir des biens durables appelés investissements (bâtiments, machines, logiciel, brevets...) ;

- Les flux de consommation qui sont des mouvements d’acquisition des biens consommables ou de
services, afin de faire fonctionner l’entité et pour les commerçants dans le but de revendre. Ils sont classés dans
les charges ;

- Les flux de production : Mouvements relatifs à la vente des marchandises, des produits fabriqués ou la
facturation de services rendus classés dans les produits ;

- Les flux de trésorerie qui sont des mouvements de fonds relatifs à toutes les opérations de paiement de
fournisseurs, des salaires, encaissement des créances.

2.2. Les flux internes

Ce sont des flux portant sur les mouvements internes à l’entité et qui correspondent à des déplacements ou
transformation de valeurs au sein de celle-ci.

Du point de vue économique, ces différents flux (externes ou internes) se résument en deux sortes de flux :
- Les flux réels ou physiques qui sont l’ensemble des mouvements relatifs aux biens et services ;
- Les flux monétaires qui regroupent tous les mouvements portant sur l’argent.
Applications sur la matérialisation ou l’analyse économique des flux

II - Analyse des flux : Notion de ressource et d’emploi

La comptabilité générale est une technique qui a pour objet, entre autres, l’analyse des flux. Ces flux sont
consécutifs à une transaction entre deux agents économiques laquelle nécessite au préalable une analyse en termes
de ressource et emploi.

Par convention, la ressource est l’origine de l’opération qui permet la réalisation de celle-ci ; et l’emploi est la destination qui représente
l’utilisation de la ressource.

Cette analyse s’applique aussi bien aux flux externes qu’internes.

HOUNGAVOU N. FERDINAND 8
1. Analyse des flux externes

Pour les flux externes, cette analyse génère deux flux de sens inverse que chacun note en ce qui le concerne en
« emploi » et « ressource».

Application : L’entité MBINA vend une machine à AYO contre un chèque bancaire pour un montant
de 4.000.000 F.
Analyser cette opération en termes de ressource et emploi aussi bien chez MBINA que chez AYO, après
avoir matérialisé ses flux.

- Matérialisation des flux :

Nature de l’opération : vente Monnaie (chèque bancaire) : 4.0000.000 FCFA


nature de l’opération : achat
Flux de trésorerie
Entité MBINA Entité
(Fournisseur) AYO
Machine : 4.000.000 FCFA
(Client)
Flux d’investissement

- Analyse en termes de ressource et emploi :

Chez MBINA (Fournisseur) Chez AYO (Client)

Emploi (E) : Banque (chèque) : 4.000.000 F Emploi (E) : Machine : 4.000.000 F


Ressource (R) : Machine : 4.000.000 F Ressource (R) : Banque (chèque) : 4.000.000 F

2. Analyse des flux internes

Pour les flux internes, il existe un ou des flux dans un seul sens. Une opération « interne » ne prend pas la forme
d’un échange. Elle consiste seulement en un déplacement de valeur dans l’entité.
Au niveau de l’entité, les flux internes peuvent être financiers ou physiques.
Du point de la comptabilité générale, l’analyse des flux internes revêt un moindre intérêt.

Application sur les flux internes :

3. Opérations génératrices de résultat : Flux de résultat

Ce sont des flux qui constatent la formation d’un bénéfice ou d’un déficit.

1. Cas de bénéfice

Application : Vente contre espèces à 120.000 F d’une marchandise achetée à 100.000 F.


Analyser l’opération en termes de ressource et emploi.

HOUNGAVOU N. FERDINAND 9
- Analyse :
E : Caisse (espèces) : 120.000 F
R : Marchandises : 100.000F

Résultat = 120.000 F – 100.000 F = 20.000 F

Commentaire :

Le bénéfice constaté (20.000 F) constitue pour l’entité, une ressource nouvelle qu’elle s’est créée.
Ainsi, l’emploi de 120.000 F obtenu a-t-il pour origine la marchandise vendue de 100.000 F et le profit réalisé de
20.000 F est une création de richesses. L’entité s’est alors enrichie.
L’analyse effective de cette opération sera alors la suivante :

E : Caisse (espèces) : 120.000 F


R : Marchandises : 100.000F
R : Bénéfice : 20.000 F

2. Cas de perte

Application : Vente contre chèque bancaire à 200.000 F d’une marchandise achetée à 250.000 F.

Analyser l’opération en termes de ressource et emploi.

- Analyse :
E : Banque (chèque) : 200.000 F
R : Marchandises : 250.000F

Résultat = 200.000 F – 250.000 F = - 50.000 F

Commentaire :

La perte subie (- 50.000 F) constitue une perte de ressource. Ce qui constitue un appauvrissement de
l’entité. L’analyse définitive est la suivante :

E : Banque (chèque) : 200.000 F


R : Marchandises : 250.000 F
R : Perte :- 50.000 F

La grande majorité des opérations génératrices de résultat sont des opérations externes et, singulièrement, des
ventes. La vente entraîne la confrontation entre le coût d’achat, valeur interne pour l’entité, à un prix de vente,
réalisé par le contrat de vente. La différence entre les deux donne un résultat bénéficiaire ou déficitaire.

N.B. L’égalité total emploi et total ressource doit toujours être vérifiée que l’opération soit sans influence sur le
résultat ou génératrice de résultat.

HOUNGAVOU N. FERDINAND 10
CHAPITRE N°IV: LE COMPTE ET LA PARTIE DOUBLE

1. NOTION, DEFINITION ET PRESENTATION


1-1) NOTION DE COMPTE

Toute opération faite par l’entité avec un tiers est décrite par deux flux. Dans la comptabilité, les comptes servent
à noter la destination d’un flux (emplois) et l’origine de l’autre flux (ressources).

1.2) DEFINITION D’UN COMPTE


Un compte est un tableau à deux parties dans lequel s’enregistrent les entrées – sorties constatées au niveau des
flux. Le compte comporte deux parties :
▪ La partie gauche appelée débit est réservée aux emplois
▪ La partie droite appelée crédit est réservée aux ressources

1.3) Présentation : les différents tracés de compte

a. TRACE SCHEMATIQUE
DEBIT COMPTE X CREDIT

b. TRACE CLASSIQUE OU A COLONNES SEPAREES

DEBIT COMPTE X CREDIT


DATES LIBELL MONTANT DATES LIBELL MONTAN
ES S ES TS

TOTAL TOTAL

c. TRACE A COLONNES MARIEES OU JUMELEES AVEC OU SANS SOLDES

✓ SANS SOLDES
COMPTE X
DATES LIBELLES SOMMES
DEBIT CREDIT

TOTAL

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✓ AVEC SOLDES
COMPTE X
DATES LIBELLES SOMMES SOLDES

DEBIT CREDIT DEBITEUR CREDITEUR

TOTAL

II) LE JEU ET LE FONCTIONNEMENT DES COMPTES

A- LE JEU DES COMPTES


Le jeu des comptes consiste à identifier pour chaque opération le ou les comptes à débiter et le ou les comptes à
créditer. Par conséquent :
- un compte est débité si pour l’opération qui le concerne, il enregistre un emploi ;
- un compte est crédité si pour l’opération qui le concerne, il enregistre une ressource.

B- LE FONCTIONNEMENT DES COMPTES


On distingue d’une part les comptes de patrimoine et d’autre part les comptes de gestion.
1. tous les comptes de patrimoine qui enregistrent les emplois augmentent au débit et diminuent au crédit.
2. tous les comptes de patrimoine qui enregistrent les ressources augmentent au crédit et diminuent au débit
3. tous les comptes de gestion qui enregistrent les charges augmentent au débit et diminuent au crédit
4. tous les comptes de gestion qui enregistrent les produits augmentent au crédit et diminuent au débit

NB : le patrimoine d’une entité se présente sous la forme d’un tableau appelé bilan. Les comptes de gestion sont
constitués des comptes de charges et produits qui permettent de présenter le compte de résultat.

Bilan (Patrimoine)
Actif(emplois) Passif(ressources)

Débit Cpte actif Crédit


Débit Cpte passif Crédit

Compte de résultat

Charges(emplois) Produits(ressources

Débit Cpte charge Crédit Débit Cpte produits Crédit

Application :

HOUNGAVOU N. FERDINAND 12
Illustration 1
Exemple 1 : L’entreprise LPM a effectué, durant la 1ère semaine de novembre 2014 les opérations suivantes :
06/11 – Achat de marchandises contre chèque bancaire 900.000 F CFA
13/11 – Vente de marchandises contre chèque bancaire 600.000 F CFA
24/11 – Paiement facture de téléphone par chèque bancaire 45.000 F CFA
28/11 – Un client règle par chèque bancaire 1.500.000 F CFA
30/11 – La dette fournisseur est payée par chèque bancaire 900.000 F CFA.

Travail à faire : Présenter le compte banque selon les divers tracés sachant que le solde initial au 1er novembre était
de 700.000 F CFA.

a) Tracé à colonnes séparées

Débit Compte « Banque »


Crédit
Dates Libellés des opérations Montants Dates Libellés des opérations Montants
01/11 Solde initial 700.000 06/11 Achat de marchandises 900.000
13/11 Vente de marchandises 600.000 24/11 Réglé téléphone 45.000
28/11 Règlement d’un client 1.500.000 30/11 Payé un fournisseur 900.000
Total de mouvements 2.800.000 Total des mouvements 1.845.000
955.000
Solde débiteur au 30/11
Total général 2.800.000 Total général 2.800.000

b) Tracé à colonnes mariées sans soldes

Compte « Banque »
Mouvements
Dates Libellés des opérations
Débit Crédit
01/11 Solde initial 700.000 -
06/11 Achat de marchandises - 900.000
13/11 Vente de marchandises 600.000 -
24/11 Réglé téléphone - 45.000
28/11 Règlement d’un client 1.500.000 -
30/11 Payé un fournisseur - 900.000
Totaux des mouvements 2.800.000 1.845.000
Solde débiteur au 30/11 955.000
Total général 2.800.000 2.800.000

c) Tracé à colonnes mariées avec soldes

Compte « Banque »
Mouvements Soldes
Dates Libellés des opérations Débit Crédit Débiteurs Créditeurs
01/11 Solde initial 700.000 - 700.000 -
06/11 Achat de marchandises - 900.000 - 200.000
13/11 Vente de marchandises 600.000 - 400.000 -
24/11 Réglé téléphone - 45.000 355.000 -
28/11 Règlement d’un client 1.500.000 - 1.855.000 -
30/11 Payé un fournisseur - 900.000 955.000 -
Totaux des mouvements 2.800.000 1.845.000 - -

HOUNGAVOU N. FERDINAND 13
d) Tracé schématique
Débit Compte « Banque » Crédit
(01/11) 700.000 900.000 (06/11)
(13/11) 600.000 45.000 (24/11)
(28/11) 1.500.000 900.000 (30/11)
2.800.000 1.845.000
955.000 (SD)
2.800.000 2.800.000

Exemple2
15/11/2009 achat à crédit de marchandise pour un montant de 1 000 000 FCFA
18/11/2009 vente au comptant d’un lot de marchandises ayant couté 750 000 FCFA à l’achat

TAF : Présenter les différents tracés du compte marchandise.

On aura les enregistrements suivants :

- Compte en T

D Marchandise C

(15/11/09) 1 000 000 750 000 (18/11/09)

- Compte à colonne séparée

Débit MARCHANDISES crédit


date libellés sommes date libellés sommes
15/11/09 Bon de réception 1 000 000 18/11/09 Bon de sortie 750 000

- Compte à colonnes mariées avec solde

date libellés somme solde


D C D C
15/11/09 bon réception 1000000
18/11/09 bon de sortie 750000 250000

- Compte à colonnes mariées sans solde

date libellés somme


Débit Crédit
15/11/09 bon réception 1000000
18/11/09 bon de sortie 750000

HOUNGAVOU N. FERDINAND 14
C-LE SOLDE D’UN COMPTE
Une fois toutes les opérations de la période enregistrées, il faut arrêter le compte à une date donnée en calculant
son solde.
On appelle solde d’un compte, le montant net du compte. Ce solde correspond à la différence entre le total des
sommes inscrites au débit du compte et le total des sommes inscrites au crédit de ce même compte à une date
donnée.

Le solde d'un compte est la différence entre le total des débits (destinations) et le total des crédits (origines). Si :

- Débits > Crédits : le solde est débiteur


- Crédits > Débits : le solde est créditeur
- Débits = Crédits : le compte est soldé.

APPLICATION :

III- L’ENREGISTREMENT EN PARTIE DOUBLE

A- PRINCIPE

Pour toute opération, l’analyse comptable suppose un ou plusieurs comptes à débiter et un ou plusieurs comptes
à créditer d’un égal montant.
TOTAL DES MONTANTS AU DEBIT = TOTAL DES MONTANTS AU CREDIT

TOTAL EMPLOI = TOTAL RESSOURCE

B- TECHNIQUES DE LA PARTIE DOUBLE

CAS PRATIQUE :
Vente de marchandises à 2 000 000, réglée comme suit : 500 000 contre des espèces, 1 200 000 contre chèque
bancaire et le reste à crédit.
TAF :
1. Procéder à l’analyse comptable en emploi-ressource
2. Enregistrer cette opération dans les comptes schématiques

APPLICATION :
L’entité « FNH » a réalisé les opérations suivantes au cours du mois de mars 2018.
01/03/2018 : vente de marchandises contre espèces 1 500 000 (coût d’achat 1000 000)
10/03/2018 : achat au comptant de marchandises en espèces 1 000 000
20/03/2018 : versé en banque en espèce 500 000
30/03/2018 : vente de marchandises pour 2 500 000 ; réglée 1 000 000 par chèque bancaire, 800 000 en espèces
et le reste à crédit (coût d’achat 2800 000).
Travail à faire :
1. Procéder à l’analyse comptable des opérations en emplois-ressources.
2. Enregistrer ces opérations dans les comptes schématiques
3. Présenter le compte caisse (tracé classique)
4. Calculer le solde et arrêter le compte

HOUNGAVOU N. FERDINAND 15
CHAPITRE V : LE BILAN COMPTABLE

I. LA NOTION DU PATRIMOINE
Le fonctionnement d’une entité nécessite la réunion, à la fois, des biens matériels et immatériels obtenus
grâce aux ressources. Le patrimoine d’une entité est ainsi défini comme « l’ensemble de ses biens et
créances d’une part, et de ses dettes d’autre part ». Autrement dit, c’est l’ensemble de l’actif et du passif.

1) Les biens et les créances


On distingue :
✓ Les biens immatériels : Fonds de commerce, logiciels, brevets et inventions…
✓ Les biens matériels : Terrains, Marchandises, fonds disponibles en banque…..
✓ Les créances : crédits accordés aux clients (créances)

2) Les ressources
Les ressources proviennent :
✓ Des apports (associés, exploitant individuel)
✓ Des résultats mis en réserves
✓ Des dettes (emprunts, dettes-fournisseurs, Etat, …)

Dans toute entité, les ressources permettent d’acquérir les moyens, appelés emplois.

II. LA NOTION DU BILAN


« Le bilan est un tableau récapitulatif de la situation du patrimoine d’une entité à une date donnée ». C’est
un état financier de synthèse faisant partie des comptes annuels. Il comprend deux parties :
✓ La partie gauche, appelée Actif, regroupe l’ensemble des biens et créances possédées, c’est-à-dire les
emplois ;
✓ La partie droite, appelée Passif, représente les ressources, c’est-à-dire l’origine des capitaux utilisés.
Le bilan décrit séparément les éléments actifs et passifs de l’entité et fait apparaître de façon distincte les
capitaux propres.

1) L’actif du bilan : les emplois

L’actif du bilan comprend tous les éléments identifiables du patrimoine. Aux termes du plan comptable
OHADA, l’actif comprend trois grandes masses :
a) L’actif immobilisé, qui regroupe tous les biens (emplois) durables (stables) servant à l’activité de
l’entreprise :
✓ Immobilisations incorporelles : éléments immatériels et susceptibles de générer des avantages futurs
(logiciels, fonds commercial…) ;
✓ Immobilisations corporelles : éléments matériels (terrains, véhicules…) ;
✓ Immobilisations financières : titres de participation et immobilisés, prêts, dépôts et cautionnements.

b) L’actif circulant, qui représente les stocks et les créances du circuit d’exploitation. C’est l’ensemble
des éléments d’actif qui, en raison de leur destination ou de leur nature, ont vocation à se
transformer au cours du cycle d’exploitation. C’est donc des biens qui ne vont pas rester pendant
longtemps dans l’entreprise.
✓ Stocks : marchandises, matières 1ères, autres approvisionnements, produits fabriqués… ;
✓ Créances sur les tiers : avances et acomptes versés aux fournisseurs, créances sur clients et autres créances,
créances HAO) : ce sont les sommes dues à l’entreprise.
c) La trésorerie – actif, qui représente éléments financiers possédés par l’entreprise :
✓ Titres de placement ou valeur mobilières de placement (VMP) ;
✓ Valeurs à encaisser ;
✓ Avoirs en banque, chèques postaux, sur compte de monnaie électronique et liquidités en caisse.

HOUNGAVOU N. FERDINAND 16
2) Le passif du bilan
Le passif représente l’ensemble des ressources de l’entité. Comme à l’actif, celles-ci sont subdivisées en
trois grandes masses :
a) Les ressources stables
➢ Les capitaux propres et ressources assimilées (passif interne)
Les capitaux propres désignent les ressources mises ou laissées par ses propriétaires à sa disposition et
qu’elle gère comme si elles étaient siennes.

Capitaux propres = Total Actif – Total Passif externe (dettes)

Le montant des capitaux propres s’obtient également en faisant la somme algébrique :


✓ Des apports (capital, primes liées au capital) ;
✓ Des écarts de réévaluation ;
✓ Des bénéfices mis réserves ;
✓ Du report à nouveau (positif ou négatif) ;
✓ du résultat de l’exercice (bénéfice ou perte) ;
✓ des subventions d’investissement ;
✓ des provisions réglementées et fonds assimilés.

➢ Les dettes financières et ressources assimilées


Il s’agit des dettes à long et moyen terme (échéance  un an) :
✓ Emprunts auprès des établissements de crédit (FODEX, Banques…) ;
✓ Dettes de crédit-bail,
✓ Comptes bloqués d’associés,
✓ Crédits bancaires renouvelables (sauf fraction à moins d’un an),
✓ Provisions pour risques et charges (sauf fraction à moins d’un an)

b) Le passif circulant
Il regroupe les ressources de financement disponibles pour l’entreprise sur une durée inférieure à un an. Il
s’agit de :
✓ Crédits bancaires renouvelables pour la fraction à moins d’un an,
✓ Provisions pour risques et charges à court terme,
✓ Dettes fournisseurs, avances et acomptes reçus des clients,
✓ Dettes sociales, fiscales et autres.

c) La trésorerie – Passif
Elle concerne essentiellement les crédits de trésorerie (avances, concours bancaires), les découverts, les
crédits d’escompte.

NB : Le découvert bancaire est « l’opération de crédit par laquelle une banque autorise son client à prélever sur son compte des fonds
pour un montant supérieur à ses disponibilités propres, pour un temps et moyennant un taux déterminé d’avance ».
Le passif externe correspond à l’ensemble des dettes.

3) Tracé du bilan
L’entité peut présenter le bilan, soit :
✓ Sur une seule page en mode paysage ;
✓ Sur deux pages, l’une regroupant l’actif et l’autre le passif.

Actif ou Emplois Passif ou Ressources


Immobilisations incorporelles
Capitaux propres et ressources assimilés
Immobilisations corporelles
Dettes financières et ressources assimilées

HOUNGAVOU N. FERDINAND 17
Immobilisations financières
ACTIF IMMOBILISE (Emplois stables) RESSOURCES STABLES
Actif circulant HAO Passif circulant HAO
Actif circulant d’exploitation Passif circulant d’exploitation
ACTIF CIRCULANT PASSIF CIRCULANT
TRESORERIE-ACTIF TRESORERIE-PASSIF
Ecart de conversion – actif Ecart de conversion – passif
(Perte probable de change) (Gain probable de change)

4) La relation entre l’actif et le passif


a) Calcul du résultat à partir du bilan
Dans tout bilan, le total des montants des emplois (actif) doit être égal à celui des ressources (passif). On a
ainsi la relation suivante :
Total emplois = Total ressources ou Total actif = Total passif
Le déséquilibre entre l’actif et le passif traduit alors un résultat positif ou négatif selon les cas. La formule
générale est la suivante :
Résultat = Total Actif – Total partiel Passif

❑Cas d’un profit (bénéfice)


Il y a profit  Total Actif  Total partiel Passif. Le profit figure dans les capitaux propres avec le signe plus (+).

Exemple : A la fin d’un exercice comptable, les éléments du patrimoine des magasins MANDZA sont les
suivants : Capital 180.000, Matériel de bureau 140.000, Marchandises 135.000, Créances clients 125.000, Espèces
en caisse 118.000, Dettes - fournisseurs 122.000.

Votre mission :
1. Calculer le résultat des magasins MANDZA
2. Présenter le bilan de fin d’exercice.

Solution
Résultat = (140.000 + 135.000 + 125.000 + 118.000) – (180.00 + 122.000) = + 216.000 (Profit)

Bilan de fin d’exercice


Postes d’actif Montants Postes du passif Montant
Actif immobilisé Capitaux propres et ressources
Matériel de bureau 14.000 assimilées 180.000
Actif circulant Capital 216.000
Marchandises 135.000 Résultat (bénéfice)
Créances clients 125.000 Passif circulant 122.000
Trésorerie - Actif Dettes fournisseurs
Caisse 118.000
Total actif 518.000 Total passif 518.000

NB : Répartition du bénéfice
Une partie du bénéfice réalisé est distribué aux apporteurs de capitaux sous forme de dividendes, tandis que l’autre est conservée dans
l’entité à titre de réserves.

❑ Cas d’une perte (déficit)


Il y a perte  Total partiel Passif  Total Actif. La perte figure dans les capitaux propres avec le signe
moins (-).

HOUNGAVOU N. FERDINAND 18
Exemple : A la fin d’un exercice comptable, les éléments du patrimoine des magasins MANDZA sont les
suivants : Capital 380.000, Matériel de bureau 140.000, Marchandises 135.000, Créances clients 125.000, Espèces
en caisse 118.000, Dettes – fournisseurs 162.000.

Votre mission :
3. Calculer le résultat des magasins MANDZA
4. Présenter le bilan de fin d’exercice.

Solution
Résultat = ( + + + )–( + ) = - 24.000 (perte)
Bilan de fin d’exercice
Postes d’actif Montants Postes du passif Montant
Actif immobilisé Capitaux propres et ressources
Matériel de bureau assimilées
Actif circulant Capital
Marchandises Résultat (perte)
Créances clients Passif circulant
Trésorerie - Actif Dettes fournisseurs
Caisse
Total actif 518.000 Total passif 518.000

b) La situation nette (SN)


La situation nette ou patrimoine net ou avoir net traduit la différence entre le Total Actif et le total des
dettes (passif exigible) : C’est la fortune de l’entreprise.
Situation nette = Total Actif – Dettes (capitaux étrangers)

Exemple : À partir des deux exemples précédents, calculer la SN des magasins MANDZA.
SN1 = 518.000 – 122.000 = 396.000
SN2 = 518.000 – 162.000 = 356.000 NB : Comme le résultat, la SN peut être positive ou négative.

Exercice de recherche 1
Monsieur BOUANGO dispose d’une somme de 6.000.000 F avec laquelle il souhaite créer une entité. Il achète à
cet effet du mobilier de bureau pour 500.000 F, des marchandises pour 3.200.000 F, un ordinateur à 800.000 F et
du Matériel et outillage pour 400.000 F. Il dépose 1.000.000 F dans un compte ouvert à la BICIG au nom de
l’entreprise et 100.000 F dans la caisse de l’entreprise.

Travail à faire : Présenter le bilan de cette entité créée par M. BOUANGO le 1er octobre 2017.

Exercice de recherche 2 : Les éléments du patrimoine de la SA « FNH » dont le PDG est M. DIBANGANGA
se présente comme suit au 30 septembre 2018 : Marchandises 8.000.000 F, Matériel de transport 2.000.000 F,
Matériel & mobilier 1.000.000 F, Espèces en caisse 500.000 F, Bâtiments 1.500.000 F, Matériel & outillage
750.000 F, Avoir en banque 4.000.000 F, Dettes envers les fournisseurs 3.750.000 F, Terrains 1.500.000 F,
Créances sur les clients 500.000 F, Résultat net 1.000.000 F, emprunts 5.000.000 F, Capital ?
Travail à faire :
1) Déterminer le montant du capital de la SA « FNH »
2) Déterminer le montant de l’avoir net (ou patrimoine net)
3) Présenter le bilan de la société au 30 septembre 2018

HOUNGAVOU N. FERDINAND 19
Exercice de recherche3 :

DOSSIER 1 :
1) Quelle incidence a sur le résultat l’omission d’un bien de 150 000F ?
2) Quelle incidence a sur le résultat l’omission d’une dette de 50 000F ?
3) Quelle incidence a sur le résultat l’omission à la fois d’un bien de 80 000F et d’une dette de 75 000F ?
4) Quelle incidence a sur le résultat l’omission à la fois d’un bien de 90 000F et d’une dette de 190 000F ?
5) Quelle incidence a sur le résultat l’omission à la fois d’un bien de 120 000F et d’une dette de 120 000F ?

DOSSIER 2
Vous êtes chargé d’établir le bilan de la société « FNH » au début d’une période d’opération. A cette date, vous
recueillez les informations suivantes auprès du service comptable :
Terrain ……………………………………………………………………………………4 660 000
Bâtiment ………………………………………………………………………………….5 435 000
Matériel de transport……………………………………………………………………....2 928 000
Matériel et mobilier de bureau…………………………………………………………….1 136 500
Marchandises ……………………………………………………………………………..2 291 000
Réserves ………………………………………………………………………………….2 500 000
Créances sur clients…………………………………………………………………….…...977 500
Dettes fournisseurs…………………………………………………………………………772 000
Caisse ……………………………………………………………………………………....529 500

Vous apprenez également qu’un compte à la banque est ouvert au nom de l’entité mais le document
indiquant la situation de ce compte a été égaré. D’autre part, la société « FNH » vous indique que le montant des
capitaux engagés s’élève à 14 500 000F.
Travail à faire :
a) Déterminer le montant du poste banque.
b) Que pensez-vous du poste banque ?
c) Présenter le bilan de l’entité « FNH »

Exercice de recherche 4

Du bilan de l’entité « la vie est belle » au 31 décembre 2015, on a pu tirer les informations ci-après :

POSTES MONTANTS POSTES MONTANTS


Emprunt 15 000 000 Matériel de transport 6250 000
Capital 36 000 000 Fournisseurs 3000 000
Clients 25 000 000 Marchandises 15 250 000
Banque ? ( à déterminer ) Caisse ? ( à déterminer )

TRAVAIL A FAIRE :

1. Déterminer le montant de la caisse et celui de la banque sachant que la caisse représente 1/5 de la
trésorerie – actif
2. Présenter le bilan au 31 décembre 2015

Exercice de recherche : 5
Du bilan de l’entité “tue moi ce soir“ au 31/12/2018, on a pu tirer les informations suivantes :
POSTES MONTANTS POSTES MONTANTS
Capital 20 000 000 Résultat 10 000 000

HOUNGAVOU N. FERDINAND 20
Emprunt 6000 000 Réserve 500 000
Frais de développement 2000 000 Matériel de transport ? (à déterminer)
Machines industrielle 8000 000 Marchandises ? (à déterminer)
Caisse 1650 000 Banque ? (à déterminer)
Fonds commercial 3000 000 Fournisseur 3000 000
Clients 2950 000 Titres de participation 6000 000
Etat 500 000

TRAVAIL A FAIRE :
1) Déterminer les valeurs manquantes des postes sachant que la banque représente 1/5 du total de l’actif et
les marchandises les ¾ du matériel de transport
Présenter le bilan de l’entité “tue moi ce soir“ au 31/12/2018

Devoir de recherche : Au 1er décembre N, l’entité YEYE présente la situation suivante :

Postes de l’actif Montant Postes du passif Montant


Bâtiments commerciaux 30.000.000 Capital 35.000.000
Matériel 12.000.000 Emprunts 20.000.000
Marchandises 8.000.000 Fournisseurs 4.000.000
Clients 1.200.000
Banque 5.000.000
Chèques postaux 2.000.000
Caisse 800.000
Total - Actif 59.000.000 Total - Passif 59.000.000

Au cours du mois de décembre, l’entité a réalisé les opérations suivantes :


02/12 – Vente de marchandises achetées à 1.200.000 F CFA pour 1.000.000 F contre espèces, 500.000 F contre
chèque bancaire et 500.000 F à crédit ;
05/12 – Achat de marchandises pour 4.000.000 F dont 1.600.000 F contre chèque postal et le reste contre chèque
bancaire ;
16/12 – Vente de marchandises à 3.000.000 F à crédit. Ces m/ses avaient coûté 3.200.000 F ;
20/12 – Accordé un prêt à OYANE, employée de l’entreprise, par chèque bancaire 500.000 F ;
30/12 – Versement d’espèces en banque 600.000 F.

Travail à faire
1. Enregistrer les opérations du mois de décembre dans les comptes en tenant compte de leur situation
initiale. Clôturer ces comptes ;
2. Présenter le bilan de l’entité YEYE au 31/12/N.

HOUNGAVOU N. FERDINAND 21
CHAPITRE N°VI : LE SYSTEME CLASSIQUE

Objectifs opérationnels : A la fin de ce chapitre, l’apprenant sera capable de :

❑ Enregistrer une opération comptable au journal ;


❑ Présenter les comptes du grand – livre
❑ Etablir la balance de vérification

L’article 19 de l’acte Uniforme rend la tenue obligatoire de certains livre et supports comptables. Il s’agit
du livre journal, du grand livre, de la balance générale et le livre d’inventaire. A leur réception, les documents
comptables de base (factures, chèques, lettres de changes, avis, pièces de caisse…) sont enregistrés dans un livre
comptable appelé « journal ».
Simultanément au journal, les mouvements sont reportés dans un autre livre appelé « grand-livre ». C’est
le travail quotidien.
A la fin du mois ou en fin d’exercice, les totaux et soldes du grand-livre sont utilisés pour présenter « la
balance générale des comptes ou balance de vérification » : c’est le travail périodique. C’est cette dernière qui sert
de base à la présentation des états financiers de synthèse (bilan, compte de résultat, …).
Cette démarche est appelée « système comptable classique », c’est-à-dire « un ensemble de procédés, de
techniques, de règles juridiques, de documents commerciaux et comptables qui concourent à la mise en place d’une
comptabilité ». L’étude de ce chapitre ne portera que sur : le journal, le grand livre et la balance générale des
comptes. Mais avant d’aborder l’étude de ces documents, il est nécessaire ou important de présenter quelques
prescriptions légales concernant la tenue de ces livres.

I. PRESCRIPTIONS LEGALES
L’Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des entités, à travers l’article 19, énumère
les obligations comptables du commerçant :
▪ Le commerçant, personne physique ou morale, doit tenir un journal qui enregistre au jour le jour ses
opérations commerciales ;
▪ Il doit tenir un grand livre et un livre d’inventaire ;
▪ Il doit établir une balance générale récapitulative.
L’article 20 précise que « les livres comptables et autres supports doivent être tenue sans blanc ni altération
d’aucune sorte. Toute correction d’erreur s’effectue exclusivement par inscription en négatif des éléments erronés ;
l’enregistrement exact est ensuite opéré ».
L’article 24 précise que les livres comptables ou documents qui en tiennent lieu ainsi que les pièces justificatives
doivent être conservés pendant dix ans.
Etc…..
II. LA TENUE DES LIVRES
2.1 le livre journal
2.1.1 Définition
Le journal est un document (registre) dans lequel sont enregistrées quotidiennement et chronologiquement les
opérations sans blanc, sans surcharge, sans altération d’aucune sorte.
Le journal doit être conservé au moins pendant dix ans après la date du dernier enregistrement.

2.1.2 utilité du journal


La tenue du journal permet :
▪ de répondre à une exigence légale
▪ de faire l’analyse comptable de l’opération en indiquant le ou les comptes débités, le ou les comptes crédités
▪ d’éviter les erreurs et les fraudes
▪ de vérifier le respect du principe de la partie double

2.1.3 présentation du journal

HOUNGAVOU N. FERDINAND 22
Le journal se présente sous forme d’un registre comportant sur chaque page, de gauche à droite :
▪ une marge
▪ deux colonnes devant recevoir les numéros des comptes mouvementés (débit et crédit)
▪ un espace assez important pour la date, les intitulés des comptes mouvementés, le libelle de l’opération
▪ deux colonnes de sommes (débit et crédit)
Chaque fait comptable est enregistré sous la forme d’un article, ou écriture. Dans chaque article, la partie double
doit être respectée.
Total des montants inscrits au débit = Total des montants inscrits au crédit

2.1.4 présentation du journal

L’ensemble de ces inscriptions constitue « un article de journal » et se présente comme suit :


Date
N° du Intitulé du compte débité Montant du
compte compte
débité débité
N° du Intitulé du compte crédité Montant du
compte compte
crédité crédité
Libellé de l’opération : référence de la pièce
justificative

NB : A la fin de chaque page de journal, on totalise les montants débits & crédits qu’on reporte en haut de la page
suivante.
Un article du journal peut être simple ou composé :
• un article simple est un article dans lequel un seul compte est débité et un autre crédité ;
• un article composé est un article dans lequel plusieurs comptes sont débités et/ ou crédités.
Application :
L’entité VEGETA a réalisé les opérations suivantes au cours du moins de décembre 2019.
- 05/12/2019 versement d’espèce en banque 500.000 fcfa
- 10/12/2019 vente de marchandises :
-règlement en espèces 200.000 fcfa
-règlement par chèque 500.000fcfa
- 15/12/2019 achat de marchandises a crédit 125.000 fcfa
- 15/12/2019 règlement du client en espèce 50.000 fcfa

2.1.5 contrôle fourni par le journal


A la fin de chaque page du journal, on totalise les montants des colonnes débit et crédit pour s’assurer que l’égalité
fondamentale Total débit = Total crédit est bien respectée, puisque les opérations sont analysées en
respectant le principe de la partie double. On dit que le journal fournit le contrôle arithmétique de la
comptabilité.

2.2. Le Grand livre


2.2.1 Définition
Le grand livre est l’ensemble de tous les comptes ouverts dans une entité. On y reporte les différents mouvements
de l’exercice q partir des renseignements faits au journal. Les tracés des comptes sont ceux étudiés
précédemment.
2.2.2 Forme du grand livre
Le grand livre peut revêtir la forme :
▪ d’un registre cousu ;
▪ d’un ensemble de feuillets mobiles ;
▪ d’un bac a fiches.
➢ Grand livre en registre cousu

HOUNGAVOU N. FERDINAND 23
Les comptes y sont tenus à livre ouvert ou à livre fermé. Le maniement d’un tel registre est difficile lorsque les
comptes sont nombreux. De plus, le classement des comptes y est souvent déréglé car il est pratiquement
impossible de prévoir à l’avance le nombre de comptes à ouvrir.
Chaque compte comporte un nombre de pages fixé à l’ avance ; il est donc nécessaire d’ouvrir un nouveau registre
chaque fois que les pages d’un compte sont épuisées.

➢ Grand livre en feuillets mobiles


Chaque compte est tenu sur feuillet indépendant. Tous les comptes sont réunis dans une reliure démontable. Un
tel grand livre est plus maniable ; les adjonctions de comptes et de pages sont aisément réalisées.
➢ Grand livre sur fiches
Chaque comptes est tenu sur une fiche, toutes les fiches sont rassemblées dans un bac a fiches, ou fichier.

2.2.3 Report du journal au grand livre


Application :

VEGETA est une entreprise commerciale au capital de 15.000.000 F représenté par des espèces en caisse.
Au cours de son 1er mois d’activité, il effectue les opérations suivantes :
05/03 – Ouverture d’un compte à la BICIG : il dépose 10.000.000 F prélevés dans la caisse de l’entreprise (Pièce
de caisse D1) ;
08/03 – Achat d’un véhicule réglé par chèque bancaire n° 001/BICIG : 9.000.000 F ;
15/03 – Emprunté 2.000.000 F à la BICIG. Cette somme est virée sur le compte bancaire de l’entreprise.
Travail à faire : Enregistrer au journal de l’entité « VEGETA » les opérations du mois de mars et faire le report des
opérations de l’entité « VEGETA » du journal au grand – livre.

2.3. La balance
2.3.1. Définition

La balance est un tableau récapitulatif, a un moment donné, de tous les comptes de l’entité, de leurs mouvements
débit et crédit depuis le début de la période, de leur solde au moment de l’établissement de cette balance.
2.3.2 Le rôle de la balance
La balance a pour but :
• De vérifier que toutes les sommes figurant au journal ont été reportées sans erreur dans les comptes du
grand livre ;
• De donner, à intervalles réguliers, la situation générale de l’entité.

2.2.3 Etablissement de la balance


Pour établir la balance, il y a lieu de suivre la procédure suivante ;
• On additionne au crayon les sommes de débits puis celles des crédits de chaque compte du grand livre ;
• Apres avoir inscrit sur la balance dans l’ordre du plan comptable les numéros des comptes et leurs intitulés,
on reporte pour chaque compte le total des débits et le total des crédits dans les colonnes appropriées ;
• On tire le solde du compte sur la balance et on l’inscrit dans la colonne appropriée ;
• On additionne les colonnes des sommes de la balance

2.3.4 Le tracé de la balance

a) Balance à deux colonnes de sommes


N° de Montants
Intitulés des comptes
comptes Débit Crédit

Total

HOUNGAVOU N. FERDINAND 24
b) Balance à quatre colonnes de sommes
N° de Montants Soldes de clôture
Intitulés des comptes
comptes Débit Crédit Débiteurs Créditeurs

Totaux

c) Balance à six colonnes de sommes


Mouvements de la
N° de Soldes initiaux Soldes de clôture
Intitulés des comptes période
comptes
Débiteurs Créditeurs Débit Crédit Débiteurs Créditeurs

Totaux

Application : Reprendre l’exemple précédent et présenter la balance de l’entité VEGETA suivant les différents
tracés.

2.3.5 Contrôles fournis par la balance

Une balance exacte fait apparaitre les égalités suivantes :


• Egalité des totaux des colonnes débit et crédit ;
• Egalité des totaux des mouvements débits et des mouvements crédits ;
• Egalité des totaux débits et crédits de la balance avec ceux du journal ;
Egalité totaux des colonnes « soldes débiteurs » et « soldes créditeurs » de la balance

HOUNGAVOU N. FERDINAND 25
CHAPITRE N°VII : LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE
7 : L’ENTITE ET SON ENVIRONNEMENT
La Taxe sur Valeur Ajoutée (TVA)

Il est à noter, avant d’aborder cette leçon, que seul l’aspect comptable sera étudié dans la présente séquence. L’étudiant se reportera au
code général des impôts (CGI) pour une information plus complète.

Objectifs :
- Définir la TVA ;
- Calculer la TVA à payer ou le crédit de TVA ;
- Enregistrer la TVA à payer ou le crédit de TVA.

I. LE MECANISME DE LA TVA
1) La TVA à payer par l’entité
La TVA est un impôt indirect (ou de consommation, ce qui signifie qu’il est inclus dans le prix à payer)
qui frappe les biens et les services consommés ou utilisés au Gabon. Cet impôt calculé sur les ventes est collecté
par les entités et reversé à l’Etat. La base de calcul (l’assiette) de cet impôt est le chiffre d’affaire hors taxe.

En théorie, et comme son nom l’indique, la TVA devrait être calculée sur la valeur ajoutée ; mais il est
difficile, sinon impossible, d’isoler la valeur ajoutée (et donc de calculer la TVA) à chaque vente, produit par
produit. C’est pourquoi le calcul est fait globalement, mois par mois, et l’entité :

- Encaisse la TVA sur ses ventes (elle la collecte pour le compte de l’Etat) ;
- En soustrait la TVA payée sur ses achat (elle déduit) ;
- Et reverse la différence à l’Etat :

TVA à payer = TVA sur ventes – TVA sur achats

Incluse dans le prix


à l’Etat (au Incluse dans le
facturé par le
Trésor Public) prix facturé au
fournisseur
client
2) Principe
En théorie, l’entité doit encaisser pour le compte de l’Etat la TVA sur ses ventes. A contrario, elle doit payer
la TVA INCLUSE dans le prix de ses achats de matières, marchandises, services et immobilisations.

✓ La TVA sur les ventes représente une dette vis-à-vis de l’Etat, c’est la TVA collectée.
✓ La TVA sur les achats et acquisitions d’immobilisation ; elle est appelée TVA déductible car elle
représente une créance de l’entreprise sur l’Etat ; elle est en réalité déductible de la TVA collectée.
Tous les mois, l’entreprise assujettie doit procéder au calcul de sa position en matière de TVA, vis-à-vis de
l’Etat. Trois situations sont possibles :

POSITION DE L’ENTREPRISE SITUATION


TVA COLLECTEE > TVA DEDUCTIBLE L’entreprise doit payer la différence à l’Etat, on
parle de TVA à décaisser
TVA COLLECTEE < TVA DEDUCTIBLE Il y a crédit de TVA à reporter
TVA COLLECTEE = TVA DEDUCTIBLE Pas de créance ni de dette envers l’Etat

Quelle que soit la situation, l’entreprise doit faire sa déclaration périodique de TVA.

HOUNGAVOU N. FERDINAND 26
3) Le calcul de la TVA

La TVA est calculée en appliquant aux éléments de la facture soumis à la taxe le taux prévu par la loi.

Les éléments de la facture sont :

✓ Le prix de vente hors taxes


✓ Les frais accessoires de ventes facturés (commissions, frais de transport, assurance etc.) elle ne prend pas
en compte les rabais, remises et ristournes ainsi que les débours
✓ Certaines taxes parafiscales.
Les différents taux prévus par la loi sont les suivants :

➢ Les divers taux de TVA


• Taux normal : 18% applicable à toutes les opérations taxables ;
• Taux réduits :
- 10% applicable aux opérations de production et de vente portant sur les produits listés à l’article 221
du Code Général des impôts et sur les consommations des compteurs classiques d’eau et
d’électricité ; l’eau minérale, poulets importés, huile de table, concentré de tomates, pièces détachées
auto, matériel de pêche, conserves de légumes etc...
- 5% applicable sur le prix du sac de ciment et les consommations des compteurs sociaux d’eau et
d’électricité ;
• Taux zéro : 0% applicable aux exportations et transport internationaux.
Remarque : si rien n’est précisé, prendre le taux normal.

4) la relation a la valeur ajoutée

Pour le mois de mai 2020, une société a réalisé un chiffre d’affaire hors taxe de 90 000F. les achats et charges
externes hors taxes s’élèvent à 50 000F.

TVA collectée = 90 000 × 18% = 16 200

TVA déductible = 50 000 × 18% = 9 000

TVA à payer = 16 200 - 9000 = 7 200

En terme économique, on pourrait traduire cet exemple comme suit

Ventes 90 000

Achats et charges externes 50 000

Valeur ajoutée 40 000

Si nous appliquons le taux de TVA de 18% à la valeur ajoutée, on obtient :

40 000 × 18% = 7200

Ainsi, l’expression taxe sur la valeur ajoutée est parfaitement justifiée.

5) Calculs de la TVA

Exemple1 : On vous donne le prix HT 10 000f CFA et le taux TVA 18%. Calculez le prix TTC.

HOUNGAVOU N. FERDINAND 27
• Calcul de la TVA :
Prendre 18% du prix HT : 10 000× 18% = 1 800

• Passage du prix HT au prix TTC :


- Ajouter la TVA : 10 000+ 1 800 = 11 800
18
- Ou multiplier par (1+ 100) = 1,18 : 10 000×(1,18) = 11 800
• Passage du prix TTC au prix HT
- Soustraire la TVA : 11 800 – 1 800 = 10 000
11 800
- Ou diviser le prix TTC par 1,18 : 1,18 = 10 000
Exemple2 : une entité a réalisé les opérations suivantes :

Prix hors TVA TVA 18% Prix TVA incluse

Achat d’un bien X 100 000 18 000 118 000

Revente de ce bien X 150 000 27 000 177 000

TVA à payer : 27 000 – 18 000 = 9 000 soit 18% de (150 000 – 100 000).

Le profit apparent : prix de vente – prix d’achat = 177 000 – 118 000 = 59 000

Est à diminuer de la TVA à payer…………………………………….. = 9 000


Le profit réel est donc …………………………………………………… . = 50 000 Soit
exactement le même que s’il n’y avait pas de TVA ; en effet :

- Prix de vente hors TVA – Prix d’achat hors TVA : 150 000 – 100 000 = 50 000.
Conclusion : La TVA n’est pas un charge pour l’entreprise, c’est le consommateur final la supporte.

II. LE CHAMP D’APPLICATION DE LA TVA

1) Les assujettis :
On désigne par assujetti, toute personne qui réalise des opérations taxables entrant dans le champ d’application
de la TVA.

L’assujetti est donc l’agent économique qui facture la TVA, la collecte auprès de ses clients et opère la déduction
de la TVA qui a grevé le coût de ses opérations taxables. Il faut distinguer le redevable légal qui est l’assujetti du
redevable réel qui est le consommateur final.

2) Les opérations taxables


Elles sont classées en 3 catégories :

- Les livraisons de biens qui consistent en un transfert du pouvoir de disposer de ce bien. Ces
opérations sont définies en fonction de deux critères qui sont la nature du bien (bien meubles et
corporels) et le transfert de propriété (livraison d’un bien meuble corporel, livraison à soi-même)
quel que soit l’élément de contrepartie ;
- Les prestations de services qui s’entendent de toutes activités qui relèvent du louage, d’industrie ou
de contrat d’entreprise ;
- Les importations de marchandises qui sont imposables à la TVA, quels que soient l’importateur et la
nature du bien (cas particulier des diplomates et produits admis temporairement).

HOUNGAVOU N. FERDINAND 28
3) Le seuil d’assujettissement et notion d’assujetti de plein droit
Sont assujetties de plein droit, les personnes physiques ou morales, qui réalisent à titre habituel ou occasionnel et
de façon indépendante, des opérations dans le cadre d’une activité économique à titre onéreux, pour un chiffre
d’affaire égal ou supérieur à :

✓ 60 millions pour les prestations de services,


✓ 40 millions pour les professions juridiques et comptables, auto-école, entrepreneurs de transport
terrestre etc..,
✓ 80 millions pour la généralité des affaires,
✓ 500 millions pour les exploitants forestiers.

4) Les exonérations
Ce sont des opérations normalement taxables mais expressément dispensées du paiement de la taxe. Il s’agit,
selon la loi des opérations à caractère social, éducatif, sportif, philanthropique ou religieux réalisées par des
organismes à but non lucratif avec une gestion désintéressée ; des produits du cru ‘pêche, chasse, agriculture,
élevage), les biens de première nécessité (lait, riz, œuf, farine, journaux, beurre, ouvrages scolaires, produits
pharmaceutiques...) et les engrais agricoles et produits phytosanitaires sont également exonérés ; il en est de
même pour les biens usagés revendus par ceux qui les ont utilisés, les prestations relevant de l’exercice des
professions médicales, les biens d’équipement pour les activités agricoles et d’élevage.

5) La territorialité
Sont soumises à la TVA, toutes les affaires réalisées au Gabon non comprises dans la liste des exonérations, alors
même que le domicile ou la résidence de la personne physique ou le siège social de la personne morale est situé
hors du Gabon.

III- LE FAIT GENERATEUR ET L’EXIGIBILITE DE LA TVA

1) Le fait générateur :
Le fait générateur est l’événement qui donne naissance à la créance de l’Etat.

2) L’exigibilité :
Elle se définit comme le droit que le service de recouvrement de TVA peut faire valoir à un
moment donné auprès du redevable pour obtenir le paiement, donc dès lors où s’est réalisé le
fait générateur.

Le fait générateur et l’exigibilité peuvent être simultanés ou dissociés.

OPERATIONS FAIT GENERATEUR EXIGIBILITE


Livraison de bien Délivrance du bien Réalisation du fait générateur
Prestations de services Exécution de la prestation Encaissement d’acompte ou de
prix
Travaux immobiliers Exécution des travaux Encaissement d’acompte ou de
prix
Importations de marchandises Mise à la consommation Réalisation du fait générateur
Travaux à façon Livraison du bien Réalisation du fait générateur

IV- COMPTABILISATION DE LA TVA A PAYER

La TVA n’est pas une charge pour l’entité ; elle est comptabilisée dans des comptes de tiers appropriés :

➢ La TVA facturée sur les ventes représente une dette envers l’Etat et est comptabilisée au crédit du compte
« 443 Etat, TVA facturée » ;

HOUNGAVOU N. FERDINAND 29
➢ La TVA récupérable lors des achats constitue une créance sur l’Etat et est enregistrée au débit du compte
« 445 Etat, TVA récupérable »
Application : l’entité « EBOUBOUA » a réalisé les opérations suivantes au cours du mois de septembre 2012 :

▪ 24 /09 : achat à crédit de marchandises auprès du fournisseur TSOTANZALA : montant TTC 2 596 000f
CFA ;
▪ 30/09 : vente en espèces de marchandises au client BOUBIT : montant HT 3 000 000f CFA ;
Travail à faire : Sachant que le taux de la TVA est de 18%, enregistrer les opérations effectuées par l’entité.

A chaque fin de mois, l’entité doit constater sa situation vis-à-vis du Trésor Public pour calculer :
➢ Soit le montant à reverser à l’Etat ;
➢ Soit le crédit de TVA.
Elle remplit à cet effet l’imprimé fiscal CA01. L’entité doit régler sa dette auprès du Trésor public au plus
tard le vingt (20) de chaque mois. Celle-ci est accompagnée du moyen de paiement correspondant.

TVA facturée - TVA récupérable = TVA due ou crédit TVA à reporter.

Au terme de ce calcul, deux cas peuvent se présenter :

➢ TVA facturée > TVA récupérable = TVA due


➢ TVA facturée < TVA récupérable = crédit TVA
L’écriture de détermination de la TVA due consiste à solder les comptes de TVA qui ont été mouvementés pendant
le mois considéré et à faire apparaître :

➢ Soit le compte « 4441 Etat, TVA due » pour constater la dette vis-à-vis du Trésor Public ;
➢ Soit le compte « 4449 Etat, crédit TVA à reporter » pour constater la créance sur le Trésor Public.

o Comptabilisation de la TVA due


443. ETAT, TVA FACTUREE X
4441 ETAT, TVA DUE X-Y
445. ETAT, TVA RECUPERABLE Y

NB : le compte « 4441 Etat, TVA due » sera soldé lors du règlement par le crédit d’un compte de trésorerie.

o Comptabilisation d’un crédit de TVA


443. ETAT, TVA FACTUREE X
4449 ETAT, CREDIT TVA Y-X
445. ETAT, TVA RECUPERABLE Y

NB : le compte « 4449 Etat, crédit TVA à reporter » sera soldé selon le cas :
- Soit lors de l’enregistrement de la prochaine déclaration constatant une TVA due ;
- Soit lors du remboursement de la créance par le Trésor Public.
Application : reprenons l’application précédente :

▪ Calculer la TVA due ;


▪ Passer les écritures qui s’imposent sachant que le règlement de la TVA due, par chèque BICIG certifié
N°124 765.
Cas1 : Liquidation et paiement de la TVA (opérations internes)
L’entreprise KOUNGOU, assujettie à la TVA au taux normal sur la totalité de son chiffre d’affaires, a réalisé les
opérations suivantes au cours du mois de septembre 2014 (montants hors taxe) :
• Achats de matériel de bureau : 45 600f ;
• Achats de marchandises : 187 250f ;
• Ventes de marchandises : 248 900f.
Questions

HOUNGAVOU N. FERDINAND 30
1. Qu’est-ce que la TVA ?
2. Quels sont les différents taux de TVA ?
3. Présenter le décompte de la TVA nette le mois de septembre 2014.
4. Comptabiliser la déclaration CA01 à la date du 20 octobre 2014 (paiement le même jour par chèque
certifié).
Cas2 : Liquidation de la TVA
L’entreprise MASSANGA, assujettie à la TVA au taux normal sur la totalité de son chiffre d’affaires, a réalisé les
opérations suivantes au cours du mois d’avril 2014 (montants hors taxe) :
• Achats de matériel de bureau : 25 280f ;
• Achats de marchandises : 135 480f ;
• Ventes de marchandises : 148 900f.
Questions
1. Qu’est-ce qu’un crédit de TVA ?
2. Présenter le décompte de la TVA nette le mois d’avril 2014.
3. Comptabiliser la déclaration CA01 à la date du 20 mai 2014.
Cas3 : Paiement de la TVA avec crédit de TVA
L’entreprise ATALIA est sur le point de terminer son exercice comptable 2013. Cependant, vous constatez que
les comptes de TVA se présentent comme suit au 31 décembre 2013 :
N° de comptes Libellés Montants
4431 TVA, facturée sur ventes 2 269 700
4449 Etat, crédit TVA à reporter 59 520
4451 TVA, récupérable sur immobilisations 483 700
4452 TVA, récupérable sur achats 585 560
Questions
1. Présenter l’incidence des comptes de TVA sur le résultat de l’exercice et sur la situation patrimoniale de
l’entreprise ;
2. Présenter les écritures nécessaires au journal de l’entreprise ATALIA, au 31/12/2013 :
- Lors de la régularisation de TVA ;
- Lors du paiement réalisé par virement bancaire.
IV- La déclaration de la TVA

La déclaration CA3 de TVA doit être remplie et déposée tous les 20 du mois suivant celui des opérations par
toute entreprise assujettie.

La déclaration se fait en suivant les étapes suivantes :

✓ Edition en fin du mois d’une balance partielle regroupant les comptes nécessaires à l’établissement de la
déclaration ;
✓ Calcul extracomptable de la TVA nette qui peut être soit la TVA à payer (total TVA collectée supérieur
au total TVA récupérable) ; soit le crédit de TVA (total TVA collectée inférieur au total TVA
récupérable) ; soit d’un montant égal à zéro (TVA collectée égale TVA récupérable) ;
✓ Etablissement et enregistrement de la déclaration CA3 ;
✓ Envoi à l’administration de la déclaration accompagnée éventuellement du chèque.

HOUNGAVOU N. FERDINAND 31
La Contribution Spéciale de Solidarité (CSS)

CHAPITRE N°VIII : LA CONTRIBUTION SPECIALE DE SOLIDARITE

Il est à noter, avant d’aborder cette leçon, que seul l’aspect comptable sera étudié dans la présente séquence. L’élève se reportera au
code général des impôts (CGI) pour une information plus complète.

Objectifs :
- Définir la TVA ;
- Calculer la contribution spéciale de solidarité à payer;
- Enregistrer la CSS à payer.

Il est institué depuis le 1er janvier 2017 un prélèvement obligatoire et non remboursable dénommé contribution
spéciale de solidarité en abrégé « CSS ». La CSS est mise en application en mars 2017 et elle est destinée au
financement de la prise en charge des G.E.F (Gabonais Economiquement Faible). La CSS est supportée par le
consommateur final, les entités jouant un rôle de collecteurs d’impôt pour le compte du Trésor Public. La CSS est
omniprésente dans la vie économique, car elle s’applique aux livraisons de biens et aux prestations de services
effectuées à titres onéreux. Elle concerne les opérations réalisées sur le marché du Gabon.

I. Le mécanisme de la CSS

Toute CSS facturée doit être reversée.


La base d’imposition à la CSS est déterminée comme en matière de TVA, à l’exclusion toutefois des services
directement liées aux activités minières et pétrolières dont la liste est établie par arrêté conjoint des Ministres
chargés des Mines, des Finances et du Pétrole.
Le taux de la CSS est de 1% de la base imposable définie ci-dessus.
Le montant de la contribution est le cas échéant arrondi au millier de franc inferieur.
Application : facture N°3001 adressée au client LIYAMBA BOUBOUET, le 01 octobre 2018 : brut HT
3 500 000F CFA, TVA 18%, CSS 1%. Règlement en espèces.

Travail à faire : calculer le montant de la CSS.


Solution :
Brut HT 3 500 000
TVA 18% 630 000
CSS 1% 35 000
II. Comptabilisation de la CSS

La CSS est une taxe sur le chiffre d’affaires collectée par le vendeur à l’occasion de la facturation :
- Ne constitue pas un produit pour le fournisseur, mais une dette envers l’administration fiscale chargée du
recouvrement, et sont en conséquence portées au crédit du compte 446-autre taxe sur le chiffre
d’affaire,
- Mais constitue pour le client une charge qui majore les coûts d’achat.
Au besoin, l’acheteur devra ventiler la taxe dans les sous comptes ayant servi à enregistrer les achats.

HOUNGAVOU N. FERDINAND 32
Schéma d’écritures comptables :
- Chez le fournisseur :
Date
411/5. Clients ou compte trésorerie NAP
Escompte
70. accordé BRUT HT
4431 Vente Biens TVA
446 TVA facturée CSS
CSS
S/facture N°…………….

- Chez le client : La CSS va s’enregistrer soit dans le compte 601 ou soit dans le compte 6015 en ce qui
concerne les achats de marchandises par exemple.
Date
60. Achat marchandises Brut HT
60..51 Frais sur achat CSS
4452 TVA récupérable TVA
401 Fournisseurs NAP
S/facture N°…
Elle sera enregistrée dans le compte de la classe 2 en ce qui concerne l’acquisition d’immobilisations.
Date
2. Immobilisations Brut HT + CSS
4451 TVA récupérable TVA
481/404 Fournisseurs d’immobilisation NAP
5. Compte trésorerie NAP
S/facture N°…

Si la ventilation ne s’avère pas possible, elle est enregistrée par nature en 645 impôts et taxes indirects.
Date
6. Achat biens non stockables, services BRUT HT
4452 TVA récupérable TVA
645 CSS CSS
401 Fournisseurs NAP
S/facture reçue n°…

Application : L’entité MOUBALI est spécialisée dans le négoce de vêtements (achat pour la revente). Elle est
assujettie à la TVA au taux normal et à la CSS au taux de 1% sur la totalité de son chiffre d’affaires et
s’approvisionne auprès d’entreprise de confection afin de revendre à des détaillants.

-Le 12 mars 2018, elle a envoyé la facture N°546 au client MOUGOUBILI : brut HT 4 500 000F CFA,
TVA 18%, CSS 1%. Règlement en espèces.
- Le 13 mars 2018, elle a reçu la facture N°4755998 du fournisseur GABON MECA : Matériels
informatiques HT 700 000F CFA, TVA 18%, CSS 1%. Règlement sous deux (2) jours.
- Le 16 mars 2018, elle a reçu la facture N°VTE3365 du fournisseur CENTR’AFFAIRES : fournitures de
bureau non stockables HT 250 000F CFA, agendas destinés comme cadeaux à la clientèle HT 400 000F
CFA, TVA 18%, CSS 1%. Règlement par virement bancaire.
- Le 17 mars 2018, elle a reçu la facture N°007 du fournisseur James BOND : brut HT 2 000 000F CFA,
TVA 18%, CSS 1%. Règlement sous huitaine.
Travail à faire :
1. Présenter la facture schématique ;
2. Enregistrer cette facture dans la comptabilité de l’entité MOUBALI.

1
L’entité pourra utiliser les comptes 6015, 6025, 6045 et 6085 par rapport aux comptes principaux 601, 602, 604, 608.

HOUNGAVOU N. FERDINAND 33
III. Liquidation de la CSS

Le montant de la CSS est payé directement et spontanément, le 20 de chaque mois, par le redevable ou son
représentant légal au moment du dépôt de la déclaration de TVA au Centre des impôts compétent.

CSS à payer = ∑ 𝑪𝑺𝑺 𝒆𝒏𝒓𝒆𝒈𝒊𝒔𝒕𝒓é𝒆 𝒂𝒖 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑é𝒓𝒊𝒐𝒅𝒆 𝒆𝒏 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒕𝒆 𝟒𝟒𝟔

Schéma d’écriture comptable


446 autre taxe sur le chiffre d’affaire 𝑪𝑺𝑺
521 compte de trésorerie 𝑪𝑺𝑺
S/chèque certifié n°…

HOUNGAVOU N. FERDINAND 34

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