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Métamorphisme : Types et Définition

Le document traite du métamorphisme, un processus de transformation des roches sous l'effet de variations de température et de pression, qui peut affecter n'importe quel type de roche. Il décrit les différents types de métamorphisme, notamment le métamorphisme de contact, régional et d'impact, ainsi que les facteurs influençant ce processus, tels que la température, la pression et la composition chimique. Les roches métamorphiques résultent de ces transformations et fournissent des indices sur l'histoire géologique de la Terre.

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Métamorphisme : Types et Définition

Le document traite du métamorphisme, un processus de transformation des roches sous l'effet de variations de température et de pression, qui peut affecter n'importe quel type de roche. Il décrit les différents types de métamorphisme, notamment le métamorphisme de contact, régional et d'impact, ainsi que les facteurs influençant ce processus, tels que la température, la pression et la composition chimique. Les roches métamorphiques résultent de ces transformations et fournissent des indices sur l'histoire géologique de la Terre.

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Introduction

La Terre est une planète géologiquement active. Très peu de terrains sont restés intacts
depuis leur formation. Ils subissent l'influence des phénomènes géologiques ultérieurs à leur
mise en place. Lors de cette remobilisation les roches vont êtres déformées, enfouies,
transformées. C'est le métamorphisme.
L'histoire géologique d'une planète, en particulier celle de la Terre, est conditionnée, depuis
sa genèse, par son évolution thermique. C'est la dissipation de l'énergie thermique qui fait
fonctionner la machine Terre. Cependant, pour renseigner sur la situation thermique à l'intérieur
de la lithosphère, à différents moments de son histoire, il faut des indices « fossiles », des
traceurs qui ont enregistré cette situation thermique et les perturbations éventuelles. Les roches
métamorphiques représentent de tels témoins. Elles ont subi des transformations
minéralogiques, à l'état solide, lorsque la température (T), la pression lithostatique (Pl.) et la
pression des fluides (Pf) ont changé. Or la pression lithostatique est directement fonction de la
profondeur. Ainsi, les roches métamorphiques nous informent sur les variations de la
température en fonction de la profondeur.
Selon le principe général, plus on s'enfonce sous terre, plus la température ambiante
augmente. En moyenne l'augmentation est de 3°C tous les 100 mètres, c'est le gradient
géothermique moyen. De même la pression augmente avec la profondeur. Si à la surface une
température de 1000°C suffit à la fusion de la plupart des roches, en profondeur, cette valeur
sera bien plus importante. En effet la pression va s'opposer à la fusion. Quand une roche
s'enfonce, elle subit d'abord les phénomènes de la diagenèse, puis au fur et à mesure que la
température et la pression augmente, des réarrangements ioniques viennent perturber la
structure de certains minéraux. Il y a alors métamorphisme.

I - Définition sur le métamorphisme


Définition
N'importe quelle roche peut être métamorphisée. Ce peut être une roche sédimentaire,
magmatique ou même une roche métamorphique déjà existante. Selon la nature de la roche de
départ on distingue :
 le para-métamorphisme : c'est une roche sédimentaire qui est métamorphisée
 l'ortho-métamorphisme : c'est une roche magmatique qui est métamorphisée
 le poly-métamorphisme : c'est une roche métamorphique qui est métamorphisée
On va définir sous le terme de métamorphisme l'ensemble des transformations d'une roche
à l'état solide du fait de la variation de la pression et de la température, avec cristallisation de
nouveaux minéraux dits néoformés, et acquisition de textures et structures particulières. La
roche de départ est appelée protolithe.
C’est donc une transformation d'une roche déplacée dans un contexte P-T différent de celui
où elle s'est formée. C’est un retour à un nouvel équilibre minéralogique correspondant à ces
nouvelles conditions P-T.
Les Roches métamorphiques sont donc issues de la transformation de roches ignées ou
sédimentaires sous l'effet de température et/ou de pressions élevées.

Limites du métamorphisme
A basse température, le métamorphisme correspond à l'intervalle existant entre la diagenèse des
sédiments (faible température et faible pression) et la fusion des roches (par anatexie). Il existe
une limite floue entre la diagenèse et le métamorphisme. La transition entre diagenèse et
métamorphisme est appelé anchimétamorphisme. Ainsi le métamorphisme ne concerne que des
roches solides. Malgré les transformations minéralogiques et structurales que subit la roche,
celle-ci reste toujours à l'état solide.

1
Les roches ne fondent pas d'un coup. Les roches ayant partiellement fondu sont les migmatites
et sont rattachées aux roches métamorphiques. La migmatisation (limite supérieure du
métamorphisme ). C’est un métamorphisme de haut degré où la température est suffisamment
élevée pour permettre la fusion partielle des matériaux et la production de liquides granitiques;
les liquides cristallisant au sein même des protolites et donnant des formations mixtes ou
migmatites

Une migmatite

2
Limites du métamorphisme

Notion de paragenèse
Un ensemble de minéraux vont pouvoir coexister à l'équilibre, on parle alors de paragenèse.
Si la paragenèse de la roche métamorphique est identique en terme de chimisme avec le
protolithe, on parle de métamorphisme isochimique. A l'inverse s’il y a des variations de
chimisme par perte d'eau, de constituants chimiques, alors on parlera de métamorphisme
allochimique. Le phénomène lié à cette modification chimique est appelée métasomatose.
L'apparition ou la disparition de minéraux dans un même espace en fonction des variations
pression / température est indiquée par un isograde
Des apports de liquide extérieur peuvent toutefois avoir lieu, entraînant la modification de
la composition chimique de la roche par métasomatose.
La métasomatose est le changement énergique de la composition chimique en bloc d'une
roche qui se produit souvent pendant les processus du métamorphisme. Elle est due à
l'introduction des produits chimiques d'autres roches de l’entourage. En raison du rôle joué par
l'eau, les roches métamorphiques contiennent généralement beaucoup d'éléments qui étaient
absents de la roche originale, et manquent d'une partie qui était à l'origine présente.

II - Les types de métamorphisme


Les roches métamorphiques sont issues de la transformation de roches ignées ou
sédimentaires sous l'effet de température et/ou de pressions élevées. Deux grands types de
métamorphisme produisent la majorité des roches métamorphiques : le métamorphisme de
contact et le métamorphisme régional. Un troisième type est plus restreint : le métamorphisme
de choc.
1) - Le métamorphisme local
1.1. Le métamorphisme de contact
Les roches sont métamorphisées au contact d'un granite intrusif (ou discordant). C'est
principalement la température qui intervient ici, il y a peu de déformation liées à la pression.
L'intrusion du magma, en poussant les terrains déjà en place, peut toutefois induire une
schistosité. Il n'y a souvent qu'un réarrangement minéralogique sans échange avec d'autres
corps que la roche originelle (métamorphisme isochimique). C'est la chaleur du magma qui est
responsable de la transformation des roches qui l'entourent. La zone métamorphisée est réduite
et dessine une auréole de métamorphisme autour du magma refroidi. Exemple : Le granite de
flamanville : on y observe des schistes sédimentaires, puis des schistes tachetés (apparition de
cordiérite), des schistes noduleux et micacés (il y a perte de la structure orienté de la roche et
apparition d'andalousite), et puis des cornéennes (pas d'orientation préférentielle des micas et
de l'andalousite) au contact du granite.
Le métamorphisme de contact est celui qui se produit dans la roche encaissante au contact
d'intrusifs. Lorsque le magma encore très chaud est introduit dans une séquence de roches
froides, il y a transfert de chaleur (les flèches) et cuisson de la roche encaissante aux bordures.

3
Les minéraux de cette roche sont transformés par la chaleur et on obtient une roche
métamorphique. Ainsi, les calcaires argileux dans lesquels s'est introduit le magma qui forme
aujourd'hui le Mont-Royal, ont été transformés, tout autour de la masse intrusive, en une roche
dure et cassante qu'on nomme une cornéenne. On appelle cette bordure transformée, une
auréole métamorphique. Sa largeur sera fonction de la dimension de la masse intrusive, de
quelques millimètres à plusieurs centaines de mètres, allant même à quelques kilomètres dans
le cas des très grands intrusifs.

1.2 - Le métamorphisme d’impact ou de choc


Il se forme lors de l'impact d'une météorite. On y retrouve une forme de silice de très haute
pression, la coésite, ainsi que des phases vitreuses montrant une fusion.
Un autre métamorphisme secondaire existe mais il est beaucoup plus rare, c'est le
métamorphisme d'impact dit de ultra haute pression (UHP). Il est lié à la chute de grosses
météorites. Il est caractérisé par la présence de coésite, silice de très haute pression dans les
cratères d'impact de météorites ou astroblèmes.
Le métamorphisme de choc est celui produit par la chute d'une météorite à la surface de la
planète. Le choc engendre des températures et des pressions énormément élevées qui
transforment les minéraux de la roche choquées, des températures et des pressions qui sont bien
au-delà de celles atteintes dans le métamorphisme régional.

1.3 - Le métamorphisme hydrothermal


Ces sources d'eau chaude (350 °C en moyenne) réchauffent les roches au contact. On
retrouve ce métamorphisme sur les continents à l'origine de geysers (the "old faith full",
Yellowstone aux USA), dans le font des océans constituant des "fumeurs noirs".

1.4 - Le métamorphisme cataclastique


Encore appelé métamorphisme dynamique, il lié aux contraintes mécaniques et aboutit à la
formation des brèches tectoniques et à des mylonites.

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2 - Le métamorphisme régional et la foliation métamorphique.
Le métamorphisme régional est celui qui affecte de grandes régions. Il est à la fois contrôlé
par des augmentations importantes de pression et de température. Il est encore appelé le
métamorphisme thermodynamique. C'est le métamorphisme des racines de chaînes de
montagnes. Les effets du métamorphisme thermodynamique portent sur la structure de la roche
qui va être plissée en couches généralement ondulées (foliation) quelques fois de couleur
différente suivant la migration des minéraux. Si le métamorphisme est suffisamment intense,
les cristallisations se modifient et l’on voit en apparaître de nouveaux minéraux.
Le métamorphisme régional produit trois grandes transformations: une déformation souvent
très poussée de la roche, le développement de minéraux dits métamorphiques et le
développement de la foliation métamorphique. Dans ce dernier cas, les cristaux ou les particules
d'une roche ignée ou sédimentaire seront aplatis, étirés par la pression sous des températures
élevées et viendront s'aligner dans des plans de foliations; c'est la foliation métamorphique
caractéristique de ce type de métamorphisme.
Il correspond à des zones métamorphisées de plus de 10 km. On peut y observer une
succession de terrains de plus en plus métamorphisés de même qu'une schistosité de plus en
plus poussée. Cela peut aboutir à un début de fusion (Migmatite) voire même à une fusion
complète de la roche (anatectite). Le granite obtenu est alors concordant (il n'y a pas de limite
franche avec l'encaissant). La principale cause de ce type de métamorphisme est d'origine
tectonique. C'est pourquoi les minéraux de ces roches métamorphiques sont souvent aplatis et
orientés le long des plans de foliation.

III - Les Facteurs du métamorphisme


Le métamorphisme est l’ensemble des transformations minéralogiques à l’état solide, en
réponse à une variation des conditions (P, T ,X) : Pression (P),Température (T), composition
chimique (par intervention des fluides, X). Cette définition exclut les processus d’altération
superficielle correspondant à la destruction des roches et non à leur transformation. Elle englobe
la diagenèse et la migmatisation. La diagenèse (limite inférieure du métamorphisme ) est la
transformation des sédiments meubles en roches sédimentaires cohérentes (Cf. Cours sur la

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petrographie). Elle consiste à une réduction de la porosité des sédiments par compaction et
implique également des recristallisations
Les principaux sont la température et la pression, mais il en existe d'autres qu'il ne faut pas
négliger, tels que la composition du système, le temps.

1 - Température
Une augmentation de température se traduit par une perte d'eau. Cette augmentation a
plusieurs origines, elle peut avoir lieu :
 par enfouissement : l'augmentation se fait selon le gradient géothermique (3°C /100m),
mais il existe des variations selon les zones : les cratons, régions peu actives du globe, appelées
aussi boucliers, ont un gradient faible (1°C /100m), les zones actives ont au contraire un
gradient élevé (10°C /100m), de même que les zones montagneuses fraîchement érodées où,
par équilibre isostatique, le gradient géothermique s'est élevé.
L'augmentation de la température depuis la surface vers la profondeur de la Terre est un
phénomène connu depuis que certains travaux ont atteint de grandes profondeurs (mines d'or
d'Afrique du Sud, grands tunnels alpins par exemple).
Cette augmentation, appelée gradient géothermique, est en moyenne de 0,03 °C par m. Mais il
ne s'agit là que d'une moyenne
A la surface de la Terre il existe des zones thermiques où le gradient est beaucoup plus fort

 par friction : dans les zones de subduction, l'enfoncement d'une plaque froide entraîne
une chute des isothermes au niveau de la fosse océanique puis leurs remontées rapide.
L'échauffement provoque la libération d'eau par la croûte subductée. Pour les autres
phénomènes tectoniques (chevauchement, nappe, décrochement ), c'est uniquement les zones
en contact qui sont affectées. En ce qui concerne les obduction où c'est une croûte jeune et
chaude qui recouvre une croûte froide, le métamorphisme est rétrograde (l'intensité décroît avec
la profondeur).
 par intrusion magmatique : c'est le cas des métamorphismes de contact.

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L’augmentation de la temperature a plusieurs effets : soit la recristallisation qui entraîne une
croissance de la taille des grains ou dans d’autres cas les minéraux instables sont transformés
en de nouveaux minéraux stables dans les nouvelles conditions de T.
Les roches cristallisent dans un plan et une orientation préférentielle ou sans orientation
préférentielle (cas du métamorphisme de contact).
Par ex. métamorphisme régional, la recristallisation dans le plan XY de la roche déformée
définit le plan de schistosité et par conséquent une foliation métamorphique. Les minéraux
croissent dans la direction X = moindre contrainte (σ3).

2 - Pression
L'augmentation de pression peut avoir différentes origines :
 lithostatique : elle est due au poids des roches accumulées par subsidence sédimentaire,
par subduction ou par chevauchement et charriage. Elle entraîne une compaction et la
diagenèse. La pression lithostatique des sédiments (2,5 kilos pour une colonne de 10 m sur
1cm2) ainsi que des phénomènes tectoniques permet l'enfoncement des roches dans la croûte.
 hydrostatique : C'est la pression des fluides (CO2, H2O). Elle intervient surtout lors de
leur libération.
 pression de contrainte : Ce sont les pressions orientées par des phénomènes
tectoniques.

3 - La composition du système
Elle est exprimée par les masses ou concentrations de ses constituants. Les équilibres et
réactions minéralogiques qui interviennent dans un système dépendent naturellement de sa
composition. Les systèmes sont considérés comme fermés lorsqu’ils ne changent pas de
composition au cours du métamorphisme. Dans le cas contraire, ils sont dits métasomatiques,
c’est-à-dire ouverts à la circulation des fluides qui transportent des ions en solution.

4 - Le temps
L’intensité des variables P et T évolue au cours de temps, en liaison avec la déformation des
gradients géothermiques. Le déchiffrage de l’évolution des assemblages minéralogiques dans
une roche métamorphique permet de contribuer à la compréhension des mécanismes de la
dynamique interne du globe terrestre.

5 - Autres facteurs

5.1 - Facteurs chimiques : Généralement le métamorphisme est isochimique : les


minéraux qui apparaissent se forment à partir de la même composition de ceux de la roche
d'origine (on ne tient pas compte des pertes de fluides). Les roches formées de cette façon sont
appelées ectinites. En cas de métasomatose (remplacement d'éléments par d'autres), c'est le plus
souvent l'eau et le CO2 qui interviennent.
Evidence de l’existence des fluides métamorphiques dans le métamorphisme. On distingue :
 Fluides liés  structure cristalline;
 Fluides dissous dans les liquides silicates;
 Fluides adsorbés sur les surfaces cristallines;
 Fluides libres ou mobiles.
5.2 - Facteurs déclenchants: Le métamorphisme n'est pas uniforme dans une roche,
certaines zones peuvent ne pas le subir (elles permettent d'ailleurs de servir de témoins). En
effet les minéraux restent en équilibre métastable tout au long du métamorphisme et seules les
zones où il y a eu déstabilisation se sont transformées. Pour des métamorphismes faibles, de

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basse température, une déformation suffit à la déstabilisation, pour un métamorphisme de haute
température les roches ne sont conservées dans leur état d'origine que si il n'y a pas de fluides.

IV - Les transformations métamorphiques : réactions minéralogiques

Il existe plusieurs types de réactions minéralogiques : réactions entre plusieurs minéraux


sans apport de fluides et des réactions entre plusieurs minéraux avec apport de fluides
(métasomatose).
1- Les transformations polymorphiques

Autre exemple : les polymorphes de quartz (SiO2)

3ème exemple : La calcite (CaCO3) et l’aragonite (polymorphe de haute pression)

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2 – Réactions entre plusieurs minéraux

9
Exemple de réaction entre Opx et Plagioclase = Cpx et grenat dans les granulites du massif
Agou au SW Togo.

3 – Réactions entre plusieurs minéraux (avec apport de fluides)

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Conditions physiques générales du métamorphisme A.D.S. (Andalousite, Disthène,
Sillimanite)

V - Les roches métamorphiques : structures et textures


1 - Structures des roches métamorphiques
Les roches métamorphiques subissent souvent des déformations. Ces contraintes entraînent
l'apparition de structures particulières dans la roche. On peut en distinguer 3 types qui se
succèdent avec l'intensité du métamorphisme :
 Une stratification qui est issue des phénomènes de sédimentation. Elle est
perpendiculaire aux forces en jeu (pression lithostatique). Elle concerne le débit de la roche.
 Une schistosité où la roche se débite en feuillets de même composition minéralogique.
Cette disposition apparait à partir de 5 km de profondeur. Elle peut apparaître lors de la
diagenèse (pression lithostatique) mais elle est souvent à relier aux contraintes tectoniques. Le
plus souvent la schistosité est perpendiculaire ou oblique aux forces en jeu.

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 Une foliation où certains minéraux de la roche se transforment. Les nouveaux minéraux
qui apparaissent s'aplatissent et s'orientent selon la direction de la schistosité. Ils peuvent se
regrouper sous forme de lits de minéraux différents. Le front de foliation serait situé vers 10
Km de profondeur. (Micaschistes, gneiss).
Au cours du métamorphisme, une même roche subit des modifications minéralogiques.
Certains minéraux apparaissent, d'autres disparaissent. Or les minéraux n'apparaissent que dans
certaines conditions de températures et de pressions, ce que l'on appelle leur domaine de
stabilité. Pour éviter des erreurs d'interprétations en n'étudiant qu'un seul minéral, on a défini
des paragenèses. En fait on observe non pas un minéral, mais une association de minéral, ou
paragenèse.

2 - Textures des roches métamorphiques


La texture est une caractéristique déterminée par la taille, la forme et la disposition des
minéraux d'une roche qui est observée à l'échelle microscopique. Elle permet de monter la
relation entre ces caractéristiques et les conditions de formation d'une roche (surtout dans le cas
des roches magmatiques, la vitesse de refroidissement). Les principales textures sont :
• Granoblastique : C'est une texture sans orientation des minéraux. Les roches sont formées de
minéraux en granules et de forme régulière : Qtz, F, Grt, Cd, Px, Ol, Cc, etc…
 Lépidoblastique : sont caractéristiques des roches très riches en minéraux phylliteux :
chlorite et autres micas à habitus aplati, disposés // à la schistosité
 Nématoblatique : (aiguille) sont caractéristiques des roches très riches en minéraux
aciculaires : amphibole, sillimanite
 Symplectitique : est caractérisée par l’abondance des arrangements réactionnels dans
lesquels les cristaux néoformés = symplectites
 Coronitique : caractérisée par le développement de couronnes autour de minéraux
réactionnels


 Porphyroblastique : désigne toute texture caractérisée par le développement de grands
cristaux (porphyroblastes) # porphyroclates
 Texture diablastique : assemblage composé de minéraux xénomorphes étroitement
enchevêtrés. Ex : calcite au sein d’un marbre

L’association dans une même R, à l’échelle cm, de niveaux riches en minéraux phylliteux
ou aciculaires, et de niveaux riches en Qtz et F, détermine l’existence de textures mixtes :
granolépidoblastique; granonématoblastique, etc…

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VI - Les séries métamorphiques

Au niveau du métamorphisme régional il est souvent possible de voir les différentes étapes
de transformation des roches. Ces étapes sont caractérisées par la formation de certains
minéraux dont la nature dépend de la roche de départ. Ainsi certaines roches sont
caractéristiques d'une série métamorphique :

Roches sédimentaires Roches ignées


Argiles ou Calcaires
Grès Marnes Granites Gabbros
pélites ou dolomies
Phyllades
Schistes Quartzites
Marbres Apparition
Chloritoschistes Micashistes
et cipolins d'épidote
Micashistes à 2
micas
Gneiss à 2 Amphibolites et Amphibolites et
Leptynites Serpentinites Orthogneiss
micas pyroxénites pyroxénites
Leptynites à
cordiérites et
leptynites à
grenat

VII - Classification du métamorphisme

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On ne peut pas à proprement parler trouver une classification simple de roches
métamorphiques. Il s'agit plutôt de trouver ses conditions de formation.
1 - Les isogrades
Ce sont des zones qui définissent un degré d'intensité dans le métamorphisme. Elles sont
caractérisées par l'apparition successive de certains minéraux. Par exemple dans la succession
chlorite, biotite, staurotide, disthène et sillimanite une zone où apparait la biotite et la chlorite
sera moins métamorphisée qu'une zone où apparaît aussi le staurotide.

2 - Les zones de métamorphisme


La zonéographie est la reconnaissance et la représentation des zones métamorphiques. On
distingue :
 L'anchizone : C'est la zone intermédiaire entre diagenèse et métamorphisme.
 L'épizone : Elle correspond au métamorphisme de basse pression et de température
faible (300 à 500°C). On y trouve de nombreux minéraux hydroxylés.
 La mésozone : Elle caractérise un métamorphisme moyen, avec appartition de biotite,
muscovite, staurotide, amphiboles et disthène.
 La catazone : Elle correspond à un métamorphisme intense. Température et pression y
sont élevées mais il y a peu de contraintes. Les minéraux que l'on y trouve sont la sillimanite,
l'andalousite, les grenats et les pyroxènes ainsi que des plagioclases

3 – Classification et nomenclature des roches métamorphiques : les faciès


métamorphiques
La classification et la nomenclature des roches métamorphiques sont complexes car
interviennent les caractéristiques des roches originelles et celle du métamorphisme. Ce dernier
présente différents degrés, définis par les conditions pression / température, et caractérisés par
des faciès de minéraux (proposés par Eskola). Cette classification s'intéresse à l'ensemble des
minéraux et non plus qu'aux minéraux alumineux.

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Un faciès métamorphique regroupe toutes les roches métamorphiques ou plutôt tous les
assemblages minéralogiques qui correspondent approximativement aux mêmes conditions P-T
de cristallisation, quelque soit leur composition chimique. L’espace P-T est donc divisé en un
certain nombre de cases dont chacune représente un faciès métamorphique

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Ces faciès permettent de caractériser facilement une roche métamorphique et ainsi de
déterminer ses conditions de formation. Ils n'impliquent pas forcément la présence du minéral
pris en référence dans cette classification

Dans ces faciès qui délimitent une zone de pression et de température, on va retrouver des
minéraux marqueurs de chaque faciès. Ainsi, l'observation des minéraux d'une roche permettra
de connaître les conditions de sa formation. Par exemple, si on trouve de l'andalousite dans la
roche, on saura qu'elle a été formée à basse pression. A l'inverse, les grenats dans une roche
sont les marqueurs de conditions de haute pression et de haute température. On peut établir le
tableau simplifié suivant:

roches basiques roche pélitiques


Chlorite, Albite, Actinote,
Biotite, Muscovite, Chlorite,
Schistes verts Epidote Chloritoïde
Biotite, Muscovite, Staurotide,
Amphibolites Plagioclase, Hornblende Grenat, Al2SiO5
Plagioclase, Clinopyroxène, Biotite, Grenat, Cordiérite,
Granulites Orthopyroxène Al2SiO5
Schistes Glaucophane, Epidote, Chlorite, Muscovite, Chlorite, Chloritoïde,
bleus Lawsonite Grenat
Eclogites Grenat, Omphacite Grenat, Muscovite, Disthène

L'andalousite, le disthène, la sillimanite sont des silicates d'alumine dont la formule chimique
est Al2SiO5

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Climats métamorphiques
Les variations de pression et de température permettent de définir des "climats"
métamorphiques qu'il ne faut pas confondre avec des intensités de métamorphisme car dans

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chaque climat on peut rencontrer tous les degrés de métamorphisme. Cette classification des
"climats" métamorphiques ou séries, a été élaborée par Miyashiro au cours des années soixante,
à partir de l'étude des ceintures métamorphiques de l'arc japonais. Suivant les gradients
différents de pression et température on distingue:

* Le climat BP-HT (basse pression-haute température) = série Abukuma-Rioké


Elle correspond à une tectonique de type détente postcollisionnelle ou au métamorphisme
océanique hydrothermal.
* Le climat MP-MT (moyenne pression-moyenne température) = série Barrovienne
Elle correspond à une tectonique de type collision. Ex: Massif central, Sable d'Ologne.
* Le climat HP-BT (haute pression-basse température) = série Franciscaine
Elle correspond à une tectonique de type subduction. Ex: île de Groix, Alpes.

4 - Le nom des roches métamorphiques.

Le gros des roches métamorphiques (en volume) provient du métamorphisme régional.


Selon le degré de métamorphisme régional, il se développe une suite bien spécifique de
minéraux. Ces minéraux deviennent donc, pour une roche métamorphique donnée, des
indicateurs du degré de métamorphisme qu'à subit la roche. A partir des assemblages
minéralogiques, on peut établir le niveau des pressions et des températures auxquelles a été
soumise la roche, et ainsi évaluer sa profondeur d'enfouissement dans les racines d'une chaîne
de montagne.

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Le tableau qui suit présente les plus courants en fonction du degré de métamorphisme.

Une séquence métamorphique est l’ensemble des roches métamorphiques, de degré


variable, issu d’un même type de roche originelle, caractérisé par une certaine composition
chimique moyenne. Pour les roches d’origine sédimentaire, on parle de séquence
“paramétamorphique” et pour les roches magmatiques on utilise le terme “orthométamorphique

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VIII - Les climats métamorphiques : les gradients métamorphiques

Un "gradient métamorphique" correspond à l’évolution des conditions P-T fossilisées dans


les roches lorsque l'on traverse une série métamorphique, une notion statique. Au contraire un
"chemin P-T-t" est l’évolution dans le temps des conditions P-T subies par un échantillon donné
de la série métamorphique, une notion dynamique tandis qu’un "paléo-gradient géothermique"
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est la courbe T en fonction de la profondeur à un instant t donné, non accessible directement à
partir des minéraux observés.
Un chemin P-T-t est établi à partir d'une seule roche (ou d'un ensemble d'échantillons
provenant d'un même site restreint et homogène du point de vue de l'histoire géologique), en
reconnaissant et en utilisant les minéraux (ou les reliques de minéraux) formés lors des
différentes étapes d'enfouissement et d'exhumation du petit volume rocheux considérée.
Les gradients métamorphiques concernent donc la succession des étapes d'un
métamorphisme. Selon son origine un métamorphisme ne va pas évoluer de la même façon.
On peut considérer plusieurs climats métamorphiques. Ils sont définis selon :
 un métamorphisme de basse pression et haute température (Type Abukuma) : Il est
caractérisé par le passage Andalousite/Sillimanite et la fréquence de la cordiérite. Il correspond
à un gradient géothermique important (10°C /100m). Ce climat concerne le métamorphisme de
contact ou celui qui a lieu dans les zones de friction.
 un métamorphisme de pression et température moyennes (Type Barrowien) : Il est
caractérisé par le passage Disthène/Sillimanite et la fréquence du grenat. Il correspond à un
gradient géothermique normal (3°C /100m). (Ce climat concerne le métamorphisme localisé
dans les orogènes de collision.
 un métamorphisme de haute pression : Caractérisé par la présence de schistes bleus,
il correspond à un gradient faible (1°C /100m). Ce climat concerne le métamorphisme
d'enfouissement, de subduction, ou d'obduction.
Le métamorphisme peut être prograde (croissant), rétrograde (décroissant), ceci ne
concerne que la même phase de métamorphisme. Le rétrométamorphisme correspond à la
transformation d'une roche métamorphique (par un métamorphisme ultérieur) dans un faciès
minéral plus faible que celui de la roche de départ. (ex : une amphibolite donne une chlorite)

IX – Métamorphisme et géodynamique
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La question est de savoir où se forment les roches métamorphiques ?
Deux contextes géotectoniques :
Les zones de divergences ou domaines en extension :
• Cas des dorsales médio-océaniques
Les zones de convergence ou domaines en compression :
• Les zones de subduction
• Les zones de collision et/ou d’obduction
• Les failles transformantes

Dans les contextes où il peut il y avoir à un moment donné déséquilibre (thermodynamique) :


- déséquilibres locaux : par exemple d'origine mécanique, friction sur un plan de faille
libérant très localement de la chaleur (dynamo-métamorphisme). Par exemple thermique, au
contact d'un corps chaud exogène (métamorphisme au contact d'une lave, d'un pluton)
- déséquilibres régionaux : par exemple, quand un plancher océanique se forme (laves
chaudes) et est modifié par la circulation de l'eau océanique froide et chargée d'éléments tels
que Na. (métamorphisme de fond océanique = altération hydrothermale, pas de changements
de structure des roches, mais changements minéralogiques = propyllitisation); par exemple, de
la croûte océanique passant dans une zone de subduction : dans ce cas, le métamorphisme est
un marqueur de l'histoire géodynamique

Les contextes géodynamiques où se forment les roches métamorphiques correspondent le


plus souvent aux limites des plaques tectoniques. Selon la théorie de la tectonique des plaques, la
surface de la Terre est découpée en douze plaques principales, appelées plaques tectoniques. Ces
plaques rigides bougent les unes par rapport aux autres, sous l’effet de forces provenant du centre de la
Terre.

Il existe trois types de frontières entre les plaques tectoniques : divergente, convergente et
transformante

1 – Métamorphisme des zones d’extension

Il se localise au fond des océans, au niveau des dorsales océaniques. Cette frontière se forme
lorsque les plaques s’éloignent l’une de l’autre, créant un fossé appelé rift. Ce fossé est comblé
par du magma provenant des éruptions volcaniques sous-marines : il se forme ainsi une nouvelle
croûte océanique. Cette frontière est la plus importante sur la Terre. La croûte océanique formée
va subir au contact de l’eau de mer, un métamorphisme hydrothermal. Des interactions
métamorphiques entre basalte et eau de mer se produisent : l’eau de mer entraîne une
modification des propriétés physiques (acoustiques, magnétiques, porosité, flux de chaleur),
chimiques et minéralogiques de la croûte océanique. Ces modifications sont regroupées sous le
terme de “ métamorphisme océanique ” ou de métamorphisme hydrothermal. Ce
métamorphisme résulte de deux processus distincts : (i) les réactions de BT (T<70°C) désignées
sous le terme d’altération océanique de BT ; (ii) les réactions de HT (T de 70 à 400°C) résultant
d’une circulation convective de l’eau de mer (altération hydrothermale).

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2 – Métamorphisme des zones de convergence
Il se forme quand des plaques se rencontrent. Cette convergence est la principale cause de la
formation des chaînes de montagnes, des volcans et des tremblements de terre et de la plupart
des roches métamorphiques que l’on retrouve à la surface de la terre après l’exhumation.

2.1. Les zones de subduction


La subduction implique toujours deux plaques animées d’un mouvement de convergence :
la plaque qui est plus lourde que le manteau sous-jacent entre alors en subduction par simple
effet de différence de masse volumique. La lithosphère continentale ne s’épaississant pas avec
le temps contrairement à la lithosphère océanique, c’est le plus souvent la lithosphère océanique
qui subducte sous une autre lithosphère.

Dans les zones de subduction, le métamorphisme est de HP-BT dans les zones de
convergence actuelles où la croûte océanique s'enfonce sous la croûte continentale du pourtour
de l'océan Pacifique. A l'affleurement, on peut recueillir des roches du faciès des "schistes à
glaucophane" qui ont moins de 15 Ma. Les plaques subduites s’enfoncent dans la subduction à
haute pression (sédiments océaniques et basaltes) et il va y avoir formation de roches de faciès
des zéolites et de schistes bleus (parfois, de schistes verts) et du faciès des éclogites.
Les témoins de ce métamorphisme se font rares à l'ère primaire et ils sont le plus souvent de
températures légèrement supérieures, matérialisant un gradient de HP-HT (comme dans le
Massif Central). Ils deviennent exceptionnels à l'époque Précambrienne (>590 Ma) et sont
totalement absents à l'Archéen (>2600 Ma). Dans les chaînes récentes, le métamorphisme de
PI succède parfois au métamorphisme de H.P. Ce métamorphisme est la règle générale dans les
chaînes primaires ; il se fait rare au Précambrien et exceptionnel à l'Archéen. Le gradient de
HT-BP succède parfois aux conditions de PI dans les chaînes primaires et est la règle générale
à l'Archéen.
Au cours de l'évolution prograde, la température augmente, la déformation est intense et
l’eau, libérée par les réactions de déshydratation, est disponible. Ce sont des conditions
favorables à la réalisation des réactions. En conséquence, les processus de la recristallisation

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sont plus rapides que la vitesse de l’évolution métamorphique, c’est à dire que la vitesse
d’évolution de P et/ou T. Ainsi, les associations minérales des roches sont constamment
réajustées : les réactions sont complètes et les roches ne gardent, en général, pas trace de leur
histoire antérieure. A la fin du trajet prograde, l'association minérale à l'équilibre (appelée
paragenèse) témoigne des conditions optimales et ne conserve qu’exceptionnellement des
indices de l'évolution progressive depuis les conditions de basses températures et basses
pressions (BT-BP) vers les hautes températures et hautes pressions (HT-HP). Seules de rares
zones préservées de la déformation peuvent montrer des indices du trajet prograde.

 Transformations minéralogiques dans les zones de subduction


Dans les zones de subduction, les roches magmatiques qui composent la plaque subduite
sont des basaltes, des gabbros, et des péridotites. On y trouve aussi des sédiments.
 Formation des roches métamorphiques dans les zones de subduction

Le long du plan de Waddati-Bénioff, les roches de la lithosphère océanique sont soumises à


des conditions de P et de T différentes de celle de leur formation.
Au niveau de la zone de subduction la forte élévation de la P et la légère augmentation de la
T entraînent un métamorphisme. Les basaltes et les gabbros de la croûte océanique plongeante
sont donc métamorphisés, ce qui se traduit par une déshydrations des roches (libération d’eau)
et l’apparition de minéraux caractéristiques du métamorphisme des zones de subduction.
Gabbros ou basaltes de la croûte océanique sont métamorphisés lorsque la lithosphère
océanique s‘éloigne de la dorsale et se refroidit.
L’hydratation se produit dans le faciès schistes verts où les roches deviennent des
métagabbros ou métabasaltes à actinote et jadéite

Lorsque la lithosphère océanique s’enfonce dans le manteau asthénosphérique, il se produit


une déshydratation entrainant un métamorphisme de haute pression – basse température. Les
basaltes et les gabbros sont métamorphisés dans le faciès schistes bleus et deviennent alors des
métagabbros ou métabasaltes à glaucophane et jadéite. A de très grandes profondeurs, la
déshydratation poussée conduit à la formation des éclogites c’est-à-dire à des métagabbros ou
métabasaltes à grenat et jadéite.

 Modalités de transformation des minéraux


Les différents minéraux se forment à des conditions de température et de pression précises.
La lithosphère, en s'enfonçant, va se trouver confrontée à de nouvelles conditions : forte
augmentation de la pression, et augmentation modérée de la température (car les plaques
lithosphériques ont une forte inertie thermique).
Les minéraux qui composent la plaque plongeante vont se trouver dans un état instable du
fait du changement de ces conditions de température et de pression. Cela va donc entraîner une
modification de ces minéraux.
 Transformations liées à la baisse de température, hydratation et basse pression :
gabbro : plagioclases (anorthite) + H20 ==> plagioclases récents + amphibole + pyroxène
(augite)+ olivine ==> hornblende : faciès schiste vert
 Au niveau de la croûte subduite :
- la croûte s'enfonce. Il y a donc une augmentation de la pression et
peu d'augmentation de la température. La pression va chasser l'eau des
minéraux.
Actinote + Chlorite + Plagioclase - H20 ==> Amphibole : glaucophane : faciès schiste bleu.
- en continuant à s'enfoncer :
Amphibole - H20 ==> Amphibole + Jadéite (pyroxène) + grenat : faciès éclogites

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Du fait de l'augmentation de la pression, on assiste à une évolution minéralogique qui
transforme le contenu des roches et leur aspect. Des gabbros (dorsale), transformés en
métagabbros, que l'on retrouve au niveau du faciès schiste vert, schiste bleu, éclogite.
Remarque : Le faciès éclogitique, témoignant d'un métamorphisme de Haute pression et
Haute température, sont en général les marqueurs d'une subduction continentale, c’est-à-dire,
que la marge continentale, attachée à la lithosphère océanique subduite, a elle aussi subi une
subduction.

 Conséquences de la subduction et du métamorphisme associé


Tout d'abord, les marqueurs métamorphiques, sont de très bons indices de terrain pour
connaître l'histoire d'un site donné.
Cependant, le phénomène de subduction aboutit, à terme, au recyclage de la croûte
océanique, dans le manteau (terre). Ainsi par exemple, la plus vieille croûte océanique encore
présente sur Terre date du Jurassique (au large du Japon). Ce qui ne signifie pas qu'il n'y avait
pas de croûte océanique avant le Jurassique : les croûtes océaniques plus anciennes ont en fait
été entièrement recyclées par subduction. Ceci pose alors de nombreux problèmes aux
géologues voulant étudier la dynamique des plaques lithosphériques au cours des temps
anciens, car les données contenues par les croûtes océaniques de l'époque, sont à la fois perdues
par l'enfouissement de ses roches, et par le métamorphisme qui les affecte.
Cordillère

Echelle approx.

SV
15 km

30 km
SB

Fusion partielle du
manteau Eclogites

La progressive recristallisation au cours de la descente par subduction

2.2. Les zones de collision

Le gradient de HP-BT est également bien représenté dans les chaînes de montagnes récentes
telles que les Alpes.
Les domaines en collision sont caractérisés par un métamorphisme de HT-BP avec un
gradient de type rétrograde. Les gradients rétrogrades impliquent une exhumation, c’est-à-dire

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une remontée des unités géologiques précédemment subductées vers la surface. Cette remontée
se traduit par une importante décompression.

2.2. Les zones transformantes


Elles sont encore appelées « décrochantes » et les roches métamorphiques se forment quand
deux plaques glissent l’une contre l’autre, ce qui entraîne une fissure dans la croûte terrestre
appelée faille. L’une des failles les plus spectaculaires est celle de San Andreas en Californie
(États-Unis) qui mesure près de 1000km de longueur.

3. - Exhumation des roches métamorphiques


Une roche métamorphique observée en surface est une roche qui est remontée de
profondeurs pouvant atteindre plusieurs dizaines de km (plus de 70 km pour une roche à
coésite). Pour expliquer cette remontée, (évolution rétrograde) plusieurs processus sont
invoqués, et jouent sans doute parallèlement. Parmi les processus invoqués, on peut citer :
- l’isostasie ne remonte en surface au mieux que des roches de la croûte moyenne,
- l’étirement de la croûte, ne peut jouer aussi que pour l'exhumation de la partie haute de la
croûte,
- le raccourcissement tectonique (remontée de roches profondes à la faveur de
chevauchements),
- le "corner flow" : écoulement visqueux à l'intérieur du prisme tectonique
- le "channel flow" : écoulement visqueux de la partie la plus ductile de la croûte sur de
grandes distances horizontales, sous forme d'une lame ductile épaisse de quelques km
Au cours de l'évolution rétrograde, lorsque l'échantillon est ramené vers la surface, les
processus de la recristallisation sont plus lents que les variations de la P et T. En conséquence,
les réactions sont partielles et les roches métamorphiques conservent généralement le
témoignage des conditions maximales qu'elles ont atteintes. Au cours de l’exhumation, la
température diminue, la déformation est limitée (localisée) et l’eau n’est plus disponible.

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