Métamorphisme : Types et Définition
Métamorphisme : Types et Définition
La Terre est une planète géologiquement active. Très peu de terrains sont restés intacts
depuis leur formation. Ils subissent l'influence des phénomènes géologiques ultérieurs à leur
mise en place. Lors de cette remobilisation les roches vont êtres déformées, enfouies,
transformées. C'est le métamorphisme.
L'histoire géologique d'une planète, en particulier celle de la Terre, est conditionnée, depuis
sa genèse, par son évolution thermique. C'est la dissipation de l'énergie thermique qui fait
fonctionner la machine Terre. Cependant, pour renseigner sur la situation thermique à l'intérieur
de la lithosphère, à différents moments de son histoire, il faut des indices « fossiles », des
traceurs qui ont enregistré cette situation thermique et les perturbations éventuelles. Les roches
métamorphiques représentent de tels témoins. Elles ont subi des transformations
minéralogiques, à l'état solide, lorsque la température (T), la pression lithostatique (Pl.) et la
pression des fluides (Pf) ont changé. Or la pression lithostatique est directement fonction de la
profondeur. Ainsi, les roches métamorphiques nous informent sur les variations de la
température en fonction de la profondeur.
Selon le principe général, plus on s'enfonce sous terre, plus la température ambiante
augmente. En moyenne l'augmentation est de 3°C tous les 100 mètres, c'est le gradient
géothermique moyen. De même la pression augmente avec la profondeur. Si à la surface une
température de 1000°C suffit à la fusion de la plupart des roches, en profondeur, cette valeur
sera bien plus importante. En effet la pression va s'opposer à la fusion. Quand une roche
s'enfonce, elle subit d'abord les phénomènes de la diagenèse, puis au fur et à mesure que la
température et la pression augmente, des réarrangements ioniques viennent perturber la
structure de certains minéraux. Il y a alors métamorphisme.
Limites du métamorphisme
A basse température, le métamorphisme correspond à l'intervalle existant entre la diagenèse des
sédiments (faible température et faible pression) et la fusion des roches (par anatexie). Il existe
une limite floue entre la diagenèse et le métamorphisme. La transition entre diagenèse et
métamorphisme est appelé anchimétamorphisme. Ainsi le métamorphisme ne concerne que des
roches solides. Malgré les transformations minéralogiques et structurales que subit la roche,
celle-ci reste toujours à l'état solide.
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Les roches ne fondent pas d'un coup. Les roches ayant partiellement fondu sont les migmatites
et sont rattachées aux roches métamorphiques. La migmatisation (limite supérieure du
métamorphisme ). C’est un métamorphisme de haut degré où la température est suffisamment
élevée pour permettre la fusion partielle des matériaux et la production de liquides granitiques;
les liquides cristallisant au sein même des protolites et donnant des formations mixtes ou
migmatites
Une migmatite
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Limites du métamorphisme
Notion de paragenèse
Un ensemble de minéraux vont pouvoir coexister à l'équilibre, on parle alors de paragenèse.
Si la paragenèse de la roche métamorphique est identique en terme de chimisme avec le
protolithe, on parle de métamorphisme isochimique. A l'inverse s’il y a des variations de
chimisme par perte d'eau, de constituants chimiques, alors on parlera de métamorphisme
allochimique. Le phénomène lié à cette modification chimique est appelée métasomatose.
L'apparition ou la disparition de minéraux dans un même espace en fonction des variations
pression / température est indiquée par un isograde
Des apports de liquide extérieur peuvent toutefois avoir lieu, entraînant la modification de
la composition chimique de la roche par métasomatose.
La métasomatose est le changement énergique de la composition chimique en bloc d'une
roche qui se produit souvent pendant les processus du métamorphisme. Elle est due à
l'introduction des produits chimiques d'autres roches de l’entourage. En raison du rôle joué par
l'eau, les roches métamorphiques contiennent généralement beaucoup d'éléments qui étaient
absents de la roche originale, et manquent d'une partie qui était à l'origine présente.
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Les minéraux de cette roche sont transformés par la chaleur et on obtient une roche
métamorphique. Ainsi, les calcaires argileux dans lesquels s'est introduit le magma qui forme
aujourd'hui le Mont-Royal, ont été transformés, tout autour de la masse intrusive, en une roche
dure et cassante qu'on nomme une cornéenne. On appelle cette bordure transformée, une
auréole métamorphique. Sa largeur sera fonction de la dimension de la masse intrusive, de
quelques millimètres à plusieurs centaines de mètres, allant même à quelques kilomètres dans
le cas des très grands intrusifs.
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2 - Le métamorphisme régional et la foliation métamorphique.
Le métamorphisme régional est celui qui affecte de grandes régions. Il est à la fois contrôlé
par des augmentations importantes de pression et de température. Il est encore appelé le
métamorphisme thermodynamique. C'est le métamorphisme des racines de chaînes de
montagnes. Les effets du métamorphisme thermodynamique portent sur la structure de la roche
qui va être plissée en couches généralement ondulées (foliation) quelques fois de couleur
différente suivant la migration des minéraux. Si le métamorphisme est suffisamment intense,
les cristallisations se modifient et l’on voit en apparaître de nouveaux minéraux.
Le métamorphisme régional produit trois grandes transformations: une déformation souvent
très poussée de la roche, le développement de minéraux dits métamorphiques et le
développement de la foliation métamorphique. Dans ce dernier cas, les cristaux ou les particules
d'une roche ignée ou sédimentaire seront aplatis, étirés par la pression sous des températures
élevées et viendront s'aligner dans des plans de foliations; c'est la foliation métamorphique
caractéristique de ce type de métamorphisme.
Il correspond à des zones métamorphisées de plus de 10 km. On peut y observer une
succession de terrains de plus en plus métamorphisés de même qu'une schistosité de plus en
plus poussée. Cela peut aboutir à un début de fusion (Migmatite) voire même à une fusion
complète de la roche (anatectite). Le granite obtenu est alors concordant (il n'y a pas de limite
franche avec l'encaissant). La principale cause de ce type de métamorphisme est d'origine
tectonique. C'est pourquoi les minéraux de ces roches métamorphiques sont souvent aplatis et
orientés le long des plans de foliation.
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petrographie). Elle consiste à une réduction de la porosité des sédiments par compaction et
implique également des recristallisations
Les principaux sont la température et la pression, mais il en existe d'autres qu'il ne faut pas
négliger, tels que la composition du système, le temps.
1 - Température
Une augmentation de température se traduit par une perte d'eau. Cette augmentation a
plusieurs origines, elle peut avoir lieu :
par enfouissement : l'augmentation se fait selon le gradient géothermique (3°C /100m),
mais il existe des variations selon les zones : les cratons, régions peu actives du globe, appelées
aussi boucliers, ont un gradient faible (1°C /100m), les zones actives ont au contraire un
gradient élevé (10°C /100m), de même que les zones montagneuses fraîchement érodées où,
par équilibre isostatique, le gradient géothermique s'est élevé.
L'augmentation de la température depuis la surface vers la profondeur de la Terre est un
phénomène connu depuis que certains travaux ont atteint de grandes profondeurs (mines d'or
d'Afrique du Sud, grands tunnels alpins par exemple).
Cette augmentation, appelée gradient géothermique, est en moyenne de 0,03 °C par m. Mais il
ne s'agit là que d'une moyenne
A la surface de la Terre il existe des zones thermiques où le gradient est beaucoup plus fort
par friction : dans les zones de subduction, l'enfoncement d'une plaque froide entraîne
une chute des isothermes au niveau de la fosse océanique puis leurs remontées rapide.
L'échauffement provoque la libération d'eau par la croûte subductée. Pour les autres
phénomènes tectoniques (chevauchement, nappe, décrochement ), c'est uniquement les zones
en contact qui sont affectées. En ce qui concerne les obduction où c'est une croûte jeune et
chaude qui recouvre une croûte froide, le métamorphisme est rétrograde (l'intensité décroît avec
la profondeur).
par intrusion magmatique : c'est le cas des métamorphismes de contact.
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L’augmentation de la temperature a plusieurs effets : soit la recristallisation qui entraîne une
croissance de la taille des grains ou dans d’autres cas les minéraux instables sont transformés
en de nouveaux minéraux stables dans les nouvelles conditions de T.
Les roches cristallisent dans un plan et une orientation préférentielle ou sans orientation
préférentielle (cas du métamorphisme de contact).
Par ex. métamorphisme régional, la recristallisation dans le plan XY de la roche déformée
définit le plan de schistosité et par conséquent une foliation métamorphique. Les minéraux
croissent dans la direction X = moindre contrainte (σ3).
2 - Pression
L'augmentation de pression peut avoir différentes origines :
lithostatique : elle est due au poids des roches accumulées par subsidence sédimentaire,
par subduction ou par chevauchement et charriage. Elle entraîne une compaction et la
diagenèse. La pression lithostatique des sédiments (2,5 kilos pour une colonne de 10 m sur
1cm2) ainsi que des phénomènes tectoniques permet l'enfoncement des roches dans la croûte.
hydrostatique : C'est la pression des fluides (CO2, H2O). Elle intervient surtout lors de
leur libération.
pression de contrainte : Ce sont les pressions orientées par des phénomènes
tectoniques.
3 - La composition du système
Elle est exprimée par les masses ou concentrations de ses constituants. Les équilibres et
réactions minéralogiques qui interviennent dans un système dépendent naturellement de sa
composition. Les systèmes sont considérés comme fermés lorsqu’ils ne changent pas de
composition au cours du métamorphisme. Dans le cas contraire, ils sont dits métasomatiques,
c’est-à-dire ouverts à la circulation des fluides qui transportent des ions en solution.
4 - Le temps
L’intensité des variables P et T évolue au cours de temps, en liaison avec la déformation des
gradients géothermiques. Le déchiffrage de l’évolution des assemblages minéralogiques dans
une roche métamorphique permet de contribuer à la compréhension des mécanismes de la
dynamique interne du globe terrestre.
5 - Autres facteurs
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basse température, une déformation suffit à la déstabilisation, pour un métamorphisme de haute
température les roches ne sont conservées dans leur état d'origine que si il n'y a pas de fluides.
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2 – Réactions entre plusieurs minéraux
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Exemple de réaction entre Opx et Plagioclase = Cpx et grenat dans les granulites du massif
Agou au SW Togo.
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Conditions physiques générales du métamorphisme A.D.S. (Andalousite, Disthène,
Sillimanite)
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Une foliation où certains minéraux de la roche se transforment. Les nouveaux minéraux
qui apparaissent s'aplatissent et s'orientent selon la direction de la schistosité. Ils peuvent se
regrouper sous forme de lits de minéraux différents. Le front de foliation serait situé vers 10
Km de profondeur. (Micaschistes, gneiss).
Au cours du métamorphisme, une même roche subit des modifications minéralogiques.
Certains minéraux apparaissent, d'autres disparaissent. Or les minéraux n'apparaissent que dans
certaines conditions de températures et de pressions, ce que l'on appelle leur domaine de
stabilité. Pour éviter des erreurs d'interprétations en n'étudiant qu'un seul minéral, on a défini
des paragenèses. En fait on observe non pas un minéral, mais une association de minéral, ou
paragenèse.
Porphyroblastique : désigne toute texture caractérisée par le développement de grands
cristaux (porphyroblastes) # porphyroclates
Texture diablastique : assemblage composé de minéraux xénomorphes étroitement
enchevêtrés. Ex : calcite au sein d’un marbre
L’association dans une même R, à l’échelle cm, de niveaux riches en minéraux phylliteux
ou aciculaires, et de niveaux riches en Qtz et F, détermine l’existence de textures mixtes :
granolépidoblastique; granonématoblastique, etc…
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VI - Les séries métamorphiques
Au niveau du métamorphisme régional il est souvent possible de voir les différentes étapes
de transformation des roches. Ces étapes sont caractérisées par la formation de certains
minéraux dont la nature dépend de la roche de départ. Ainsi certaines roches sont
caractéristiques d'une série métamorphique :
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On ne peut pas à proprement parler trouver une classification simple de roches
métamorphiques. Il s'agit plutôt de trouver ses conditions de formation.
1 - Les isogrades
Ce sont des zones qui définissent un degré d'intensité dans le métamorphisme. Elles sont
caractérisées par l'apparition successive de certains minéraux. Par exemple dans la succession
chlorite, biotite, staurotide, disthène et sillimanite une zone où apparait la biotite et la chlorite
sera moins métamorphisée qu'une zone où apparaît aussi le staurotide.
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Un faciès métamorphique regroupe toutes les roches métamorphiques ou plutôt tous les
assemblages minéralogiques qui correspondent approximativement aux mêmes conditions P-T
de cristallisation, quelque soit leur composition chimique. L’espace P-T est donc divisé en un
certain nombre de cases dont chacune représente un faciès métamorphique
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Ces faciès permettent de caractériser facilement une roche métamorphique et ainsi de
déterminer ses conditions de formation. Ils n'impliquent pas forcément la présence du minéral
pris en référence dans cette classification
Dans ces faciès qui délimitent une zone de pression et de température, on va retrouver des
minéraux marqueurs de chaque faciès. Ainsi, l'observation des minéraux d'une roche permettra
de connaître les conditions de sa formation. Par exemple, si on trouve de l'andalousite dans la
roche, on saura qu'elle a été formée à basse pression. A l'inverse, les grenats dans une roche
sont les marqueurs de conditions de haute pression et de haute température. On peut établir le
tableau simplifié suivant:
L'andalousite, le disthène, la sillimanite sont des silicates d'alumine dont la formule chimique
est Al2SiO5
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Climats métamorphiques
Les variations de pression et de température permettent de définir des "climats"
métamorphiques qu'il ne faut pas confondre avec des intensités de métamorphisme car dans
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chaque climat on peut rencontrer tous les degrés de métamorphisme. Cette classification des
"climats" métamorphiques ou séries, a été élaborée par Miyashiro au cours des années soixante,
à partir de l'étude des ceintures métamorphiques de l'arc japonais. Suivant les gradients
différents de pression et température on distingue:
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Le tableau qui suit présente les plus courants en fonction du degré de métamorphisme.
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VIII - Les climats métamorphiques : les gradients métamorphiques
IX – Métamorphisme et géodynamique
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La question est de savoir où se forment les roches métamorphiques ?
Deux contextes géotectoniques :
Les zones de divergences ou domaines en extension :
• Cas des dorsales médio-océaniques
Les zones de convergence ou domaines en compression :
• Les zones de subduction
• Les zones de collision et/ou d’obduction
• Les failles transformantes
Il existe trois types de frontières entre les plaques tectoniques : divergente, convergente et
transformante
Il se localise au fond des océans, au niveau des dorsales océaniques. Cette frontière se forme
lorsque les plaques s’éloignent l’une de l’autre, créant un fossé appelé rift. Ce fossé est comblé
par du magma provenant des éruptions volcaniques sous-marines : il se forme ainsi une nouvelle
croûte océanique. Cette frontière est la plus importante sur la Terre. La croûte océanique formée
va subir au contact de l’eau de mer, un métamorphisme hydrothermal. Des interactions
métamorphiques entre basalte et eau de mer se produisent : l’eau de mer entraîne une
modification des propriétés physiques (acoustiques, magnétiques, porosité, flux de chaleur),
chimiques et minéralogiques de la croûte océanique. Ces modifications sont regroupées sous le
terme de “ métamorphisme océanique ” ou de métamorphisme hydrothermal. Ce
métamorphisme résulte de deux processus distincts : (i) les réactions de BT (T<70°C) désignées
sous le terme d’altération océanique de BT ; (ii) les réactions de HT (T de 70 à 400°C) résultant
d’une circulation convective de l’eau de mer (altération hydrothermale).
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2 – Métamorphisme des zones de convergence
Il se forme quand des plaques se rencontrent. Cette convergence est la principale cause de la
formation des chaînes de montagnes, des volcans et des tremblements de terre et de la plupart
des roches métamorphiques que l’on retrouve à la surface de la terre après l’exhumation.
Dans les zones de subduction, le métamorphisme est de HP-BT dans les zones de
convergence actuelles où la croûte océanique s'enfonce sous la croûte continentale du pourtour
de l'océan Pacifique. A l'affleurement, on peut recueillir des roches du faciès des "schistes à
glaucophane" qui ont moins de 15 Ma. Les plaques subduites s’enfoncent dans la subduction à
haute pression (sédiments océaniques et basaltes) et il va y avoir formation de roches de faciès
des zéolites et de schistes bleus (parfois, de schistes verts) et du faciès des éclogites.
Les témoins de ce métamorphisme se font rares à l'ère primaire et ils sont le plus souvent de
températures légèrement supérieures, matérialisant un gradient de HP-HT (comme dans le
Massif Central). Ils deviennent exceptionnels à l'époque Précambrienne (>590 Ma) et sont
totalement absents à l'Archéen (>2600 Ma). Dans les chaînes récentes, le métamorphisme de
PI succède parfois au métamorphisme de H.P. Ce métamorphisme est la règle générale dans les
chaînes primaires ; il se fait rare au Précambrien et exceptionnel à l'Archéen. Le gradient de
HT-BP succède parfois aux conditions de PI dans les chaînes primaires et est la règle générale
à l'Archéen.
Au cours de l'évolution prograde, la température augmente, la déformation est intense et
l’eau, libérée par les réactions de déshydratation, est disponible. Ce sont des conditions
favorables à la réalisation des réactions. En conséquence, les processus de la recristallisation
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sont plus rapides que la vitesse de l’évolution métamorphique, c’est à dire que la vitesse
d’évolution de P et/ou T. Ainsi, les associations minérales des roches sont constamment
réajustées : les réactions sont complètes et les roches ne gardent, en général, pas trace de leur
histoire antérieure. A la fin du trajet prograde, l'association minérale à l'équilibre (appelée
paragenèse) témoigne des conditions optimales et ne conserve qu’exceptionnellement des
indices de l'évolution progressive depuis les conditions de basses températures et basses
pressions (BT-BP) vers les hautes températures et hautes pressions (HT-HP). Seules de rares
zones préservées de la déformation peuvent montrer des indices du trajet prograde.
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Du fait de l'augmentation de la pression, on assiste à une évolution minéralogique qui
transforme le contenu des roches et leur aspect. Des gabbros (dorsale), transformés en
métagabbros, que l'on retrouve au niveau du faciès schiste vert, schiste bleu, éclogite.
Remarque : Le faciès éclogitique, témoignant d'un métamorphisme de Haute pression et
Haute température, sont en général les marqueurs d'une subduction continentale, c’est-à-dire,
que la marge continentale, attachée à la lithosphère océanique subduite, a elle aussi subi une
subduction.
Echelle approx.
SV
15 km
30 km
SB
Fusion partielle du
manteau Eclogites
Le gradient de HP-BT est également bien représenté dans les chaînes de montagnes récentes
telles que les Alpes.
Les domaines en collision sont caractérisés par un métamorphisme de HT-BP avec un
gradient de type rétrograde. Les gradients rétrogrades impliquent une exhumation, c’est-à-dire
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une remontée des unités géologiques précédemment subductées vers la surface. Cette remontée
se traduit par une importante décompression.
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