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Béton avec Matériaux à Changement de Phase

Les matériaux à changement de phase (MCP) améliorent le stockage de chaleur dans les bâtiments, réduisant ainsi les besoins en climatisation, mais leur coût élevé limite leur adoption. L'incorporation de MCP dans le béton augmente sa capacité thermique, mais nécessite des conditions spécifiques pour éviter des réactions indésirables. Des méthodes d'incorporation comme l'imprégnation et l'insertion de capsules sont explorées pour optimiser l'utilisation des MCP dans les constructions.

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Béton avec Matériaux à Changement de Phase

Les matériaux à changement de phase (MCP) améliorent le stockage de chaleur dans les bâtiments, réduisant ainsi les besoins en climatisation, mais leur coût élevé limite leur adoption. L'incorporation de MCP dans le béton augmente sa capacité thermique, mais nécessite des conditions spécifiques pour éviter des réactions indésirables. Des méthodes d'incorporation comme l'imprégnation et l'insertion de capsules sont explorées pour optimiser l'utilisation des MCP dans les constructions.

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Béton à changement des phases

Absorbe et stocke l'énergie thermique

Les matériaux à changement de phase (MCP) sont capables de changer d’état physique (de
solide à liquide) selon la température. Ils sont appliqués le plus souvent sur les surfaces des
espaces publics ou des bâtiments et sont appréciés pour leur capacité à renforcer le stockage
de chaleur des structures tout en réduisant leurs besoins de refroidissement. S’ils sont peu
adaptés aux constructions à inertie lourde, ils se révèlent efficaces pour les bâtiments à
inertie légère, permettant de limiter les hausses de température intérieure et le recours à la
climatisation, notamment avec une ventilation nocturne et des protections solaires
adéquates. Leur coût élevé et la production limitée freinent à ce stade le déploiement de
cette solution innovante malgré ses avantages pour le confort thermique et l'environnement.

Baisse médiane de la température intérieure

-4°C

Délai des travaux

de 1 à 3 mois

Coût

de 80 à 100 € HT / m²

Prolonger la durée de vie et la durabilité des équipements

Réduire les consommations énergétiques

Pourquoi utiliser des matériaux à changement de phase ?

Le rayonnement solaire irradiant un toit ou un mur de béton ou de brique est en partie


absorbé par le matériau du bâtiment. Ce rayonnement est ensuite transformé en chaleur et
accumulé à l’intérieur de la paroi ce qui peut provoquer une augmentation de
la température intérieure.

Les toits, les façades et les revêtements des trottoirs et des chaussées sont généralement
constitués de matériaux qui ont une forte inertie thermique (béton, brique, pierre, etc.). Ils

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Béton à changement des phases
ont une grande capacité à stocker de la chaleur et contribuent à renforcer le phénomène
d’ICU.

Rafraîchissement attendu

 Les matériaux à changement de phase ne sont ni des isolants, ni un système de


chauffage ou de climatisation. Ils apportent une certaine inertie sur une épaisseur
limitée, ce qui participe au confort l'été et à la valorisation des apports solaires
passifs.

 Les MCP sont des matériaux innovants qui régulent leur température par leur
capacité élevée d’absorption et de stockage de l’énergie thermique. Il existe de
nombreux types de matériaux à changement de phase de natures physico-chimiques
très différentes.

 L’utilisation de MCP permet d’augmenter la capacité de stockage de la chaleur du


bâtiment et des surfaces urbaines et de diminuer ainsi leur température de surface
maximale. Elle limite également les besoins de refroidissement du bâtiment, et réduit
donc les émissions de chaleur liées à la climatisation dans l’espace urbain.

Les murs de béton à MCP

Des parois en béton offrent en général au bâtiment une grande capacité thermique et donc
une certaine inertie thermique, ce qui a pour effet de réduire l'influence de la température
extérieure et du rayonnement solaire sur les conditions intérieures. Cette caractéristique
permet donc de conserver la chaleur et de diminuer la taille des équipements de chauffage
et de climatisation.

Évidemment, au plus la paroi est épaisse, au plus ce phénomène sera important. Pour
maximiser l'inertie thermique de la paroi et conserver des volumes de béton raisonnables,
on peut associer le béton à un MCP. L'incorporation des MCP doit cependant remplir
certaines conditions, comme :

 La non-altération des propriétés mécaniques du béton

 Une modification raisonnable de la conductivité thermique

 Une tenue au feu respectant les normes, et l'absence d'absorption d'humidité

Si l'on compare les blocs de béton avec MCP avec les blocs de béton normaux, on observe
que ces conditions sont globalement remplies, et surtout que la capacité de stockage de
l'énergie est d'environ 200 à 300% supérieure avec MCP. En effet, on a l'équivalence
suivante en matière d'inertie thermique :

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Béton à changement des phases

Cependant, tous les bétons ne sont pas compatibles avec les MCP. En effet, les acides gras et
ester d'acides gras présents dans les MCP utilisés peuvent réagir avec les produits alcalins
lorsque le pH est supérieur à 8,5. Le béton étant un matériau très alcalin, on cherche à
minimiser cette alcalinité pour pouvoir l'associer avec le plus de MCP différents.

Il existe de nombreux types de béton, qui sont généralement soumis aux deux techniques de
traitement thermique les plus répandues : l'étuvage et l'autoclavage.

Les bétons étuvés sont chauffés à 80∘C dans un milieu humide, à pression atmosphérique. Ils
subissent des réactions du type :

Ciment Portland+eau→Trihydrate de Silicate de Calcium+Hydroxyde de Calcium(3CaO⋅SiO2


+CaO⋅SiO2)+H2O→3CaO⋅SiO2⋅3H2O+2Ca(OH)2(1)

Les bétons autoclavés quand à eux sont portés à une température comprise entre 120 et
150∘ C, et à haute pression. Il se produit la réaction suivante :

(3CaO.SiO2+CaO.SiO2) +4SiO2+H2O ⟶3CaO.SiO2.3H2O+4SiO2+2Ca(OH)2 (1)


Ciment Portland + Silice + eau = Tri hydrate de Silicate de Ca + hydroxyde de Ca + silice

5CaO.6SiO2. H2O

En comparant les équations (1) et (2), il apparaît que les produits qui ont été étudiés
contiennent plus d’hydroxydes de calcium, et ont ainsi une plus forte alcalinité en
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Béton à changement des phases
comparaison aux produits autoclavés. On peut résoudre ce problème en ajoutant au béton
étudié différents types de pouzzolanes, qui pourront transformer les Ca(OH)2 en silicates de
calcium hydratés, sans altérer de façon notable la qualité du béton.

Reste alors à choisir le MCP que nous allons incorporer au béton. En plus d’être compatible
avec le béton qui aura été choisi, le MCP doit répondre à d’autres critères que ceux cités
précédemment, spécifiques aux réglementations du bâtiment comme par exemple la
toxicité ou la tenue au feu.

Nous avons alors comme principaux candidats pour ce choix les produits organiques, que
sont les paraffines, les acides gras et les esters d’acide gras. Le choix s’effectue aussi en
fonction de la température dans laquelle la pièce doit être maintenue.

Ainsi, pour maintenir une pièce dans la zone de confort thermique, c'est-à-dire entre 14 et
25∘ C, le stéarate de butyle et le dodécanol sont utilisables pour imprégner le béton.

En revanche, dans la zone de température intermédiaire (30−40∘C), le tétradécanol sera


mieux indiqué.

L’incorporation des MCP au béton peut se faire de différentes manières, procédés que nous
avons déjà cités auparavant :

 L’incorporation directe

 L’immersion (ou imprégnation)

 L’insertion de capsules

L'incorporation directe consiste à ajouter directement le MCP au béton lors de sa


fabrication. C’est à la fois la manière la plus simple et la plus économique de procéder.
Cependant, le succès de cette méthode dépend de deux conditions essentielles.

 Premièrement, l'introduction du MCP au mélange ne doit en aucun cas interférer


avec le processus d'hydratation du béton. Pour ce faire, le MCP peut être introduit
sous forme solide (poudre ou granulés), en faisant bien attention lors du mélange à ce
que la température ne dépasse pas la température de fusion.
 De plus, l'addition de ce matériau ne doit pas porter atteinte à la résistance du liant
dans le béton, ni provoquer de réaction en les composants du mélange et/ou lui-même.
 Enfin, il faudra également faire attention à ce que la cure du béton n'élimine pas le
MCP introduit.

 L'imprégnation consiste quant à elle à plonger les blocs de béton dans le MCP
liquide. Ce procédé montre une certaine flexibilité, qui permet alors de produire en
série ces blocs à partir de blocs de béton usuels. En revanche, cette technique est
moins économique que l'incorporation directe.
 Avant de tremper les blocs, les échantillons de béton et de MCP sont portés à 60∘ C.
On les immerge ensuite pendant 12 minutes.
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Béton à changement des phases
 L’expérience montre que l'absorption et la rétention du MCP sont fonction de
nombreux paramètres, comme par exemple la viscosité du béton (porosité, etc...), sa
température (et son effet sur la capillarité), la viscosité du MCP, etc...
 En effet, la structure du béton et la température vont déterminer le diamètre des
pores du matériau. De plus, la température modifiera les propriétés du MCP, comme
sa tension superficielle, sa viscosité ou sa masse volumique, favorisant ou non sa
montée dans le réseau capillaire que constituent les pores.
 On peut exprimer la variation de la tension superficielle γ et celle de la masse
volumique ρ entre 2 températures T1 et T2 par les relations suivantes :
 γ1γ2=[(Tc−T1)(Tc−T2)]1/2
 ρ1ρ2=[(Tc−T1)(Tc−T2)]1/3
 où Tc température dite « critique ».
 On détermine la montée de liquide dans le capillaire par :
 ... où r rayon du capillaire et g constante de gravité.
 On peut ainsi quantifier la quantité de MCP absorbée par les capillaires du bloc,
en fonction du type de béton et des conditions de pression/températures.

Connaissant la quantité de MCP absorbée, on peut alors connaître la chaleur spécifique


du matériau.

finir, nous avons montré que les bétons autoclavés étaient compatibles avec plus de MCP que
les bétons étuvés. Ces bétons possèdent pour la technique du trempage une autre qualité : un
grand pourcentage de vides, ce qui garantit une meilleure absorption.

La dernière méthode d'incorporation des MCP aux bétons est l'insertion du MCP dans
des microcapsules.

Le recours à ce procédé est encore aujourd'hui du domaine de la recherche, du moins dans le


secteur du bâtiment (on l'utilise pour certains vêtements). Il consiste à enfermer le MCP
dans une enveloppe solide, de taille variant de 1 à 1000μm.

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Béton à changement des phases

Pour finir, nous avons vu que l'incorporation d'un MCP à un béton peut poser un problème de
compatibilité entre ces deux matériaux, dû principalement au caractère alcalin du béton
confronté à l'acidité de certains MCP. Cependant, même si le couple béton-MCP semble
fonctionner lors de sa fabrication, il faut tout de même s'assurer de sa stabilité et de sa
pérennité.

En effet, les esters d'acides gras peuvent s'hydrolyser selon la réaction suivante :
RCOOR1+H2O⟶RCOOH+R1OH

Autres utilisations des MCP

1) Chauffage par le sol

Le sol représente une grande partie de l'espace de chaque pièce. Ainsi il peut être intéressant
d'utiliser un chauffage par le sol.

Ce type de chauffage est doux et agréable, il n'occupe pas de place dans la pièce et est
silencieux. Il est plus agréable d'avoir une source de chaleur verticale homogène qu'une
source de chaleur forte localement.

En effet un radiateur émet une forte chaleur mais localement, la température de la pièce est
donc loin d'être homogène ce qui peut en faire une gêne. La température idéale est de 24∘C
au niveau du plancher et de 19∘C à 1m70 du sol. Ces températures sont plus facilement
atteignables par l'utilisation d'un chauffage au sol qu'un chauffage classique au radiateur. Les
deux images qui suivent illustrent bien ces faits :

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Béton à changement des phases

Quel pourrait être alors l'utilisation des MCP pour un chauffage par le sol ?

Les chauffages par le sol traditionnels utilisent des résistances ou des fluides passant dans
des tubes. Ils doivent chauffer la dalle à une température de 30∘C et dégagent de la chaleur
même durant les moments où la température voulue est atteinte, ils consomment donc tout le
temps.

Il existe deux technologies permettant un chauffage par le sol :

 Une première utilise un MCP injecté dans des capsules coniques en PVC
thermiquement scellées. Ce système permet une manipulation aisée et combine à la
fois une bonne conductivité thermique et une grande surface d'échange pour une
quantité de MCP donnée. Ce système a un coût peu élevé, permet une manipulation
et un entretien élevé et s'utilise dans le neuf ou l'ancien.

[Diagrammes montrant une section de plancher chauffant avec des capsules coniques de
MCP.]

 Une deuxième utilise des MCP encapsulés sous la forme de granulats. Ce système
est conseillé pour le chauffage électrique. Les câbles chauffant sont disposés sur
l'isolant puis recouverts d'une couche de granulats. On recouvre ensuite le tout d'une
fibre plastique puis d'une dalle en béton.

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Béton à changement des phases

[Diagra
mme montrant une section de plancher chauffant recouverte de carrelage, tapis et parquet,
avec des granulats en sous-couche.]

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Béton à changement des phases

Abstrait : Articles scientifiques


Les systèmes de stockage d’énergie thermique (TES) dépendent de matériaux capables de
fonctionner à des températures élevées pour leurs performances et pour leur prédominance en
tant que partie intégrante des industries. Le TES à haute température contribue à augmenter la
capacité de répartition des centrales électriques actuelles ainsi qu’à augmenter l’efficacité
dans les applications de l’industrie de la chaleur. Les bétons à base de ciment Portland
ordinaire (OPC) sont largement utilisés comme matériau TES sensible dans différentes
applications. Cependant, leurs performances sont limitées à des températures de
fonctionnement inférieures à 400 °C en raison des processus de dégradation thermique de sa
structure. Dans le présent travail, les performances et la capacité de stockage de chaleur du
béton à base de géopolymères (GEO) ont été étudiées expérimentalement et une comparaison
a été effectuée avec des matériaux à base d’OPC. Deux scénarios thermiques ont été
examinés, et les résultats indiquent que les GEO résistent à des températures de
fonctionnement élevées, supérieures à 500 °C, révélant une capacité de stockage thermique
supérieure à celle des matériaux à base d’OPC. Le stockage élevé de l’énergie thermique,
ainsi que le coefficient de diffusion thermique élevé à haute température, font du GEO un
matériau potentiel qui possède de bonnes propriétés compétitives par rapport aux CES basés
sur OPC. Des expériences montrent la capacité du béton à base de géopolymères pour les
applications de stockage d’énergie thermique, en particulier dans les industries qui nécessitent
des matériaux réalisables pour fonctionner à des températures élevées.

Mots-clés : ciment, béton, géopolymère haute température TES, OPC, stockage d’énergie
thermique

1. Présentation
L’un des facteurs importants dans les sources d’énergie renouvelables intermittentes, telles
que l’énergie solaire concentrée (CSP) et la chaleur solaire pour les processus industriels
(SHIP), et dans les industries de récupération de chaleur résiduelle est la répartition optimale.
Une méthode d’optimisation de la répartition de l’énergie dans l’industrie thermique est la
mise en œuvre de systèmes de stockage d’énergie thermique (TES). En général, le TES aide à
améliorer la prévisibilité, la capacité et la gestion de l’état de la production, ainsi que de la
distribution de l’énergie. Les applications TES à haute température sont parfois confrontées à
des contraintes d’infrastructure car elles nécessitent des appareils, des matériaux et des fluides
caloporteurs capables de fonctionner à des régimes à haute température, jusqu’à ~1000 °C [1].

La quantité de chaleur stockée en TES sensibles (QS (J)) est proportionnelle à la masse du
matériau stocké (m (kg)), à sa capacité thermique (Cp (J/kg °C)), et à la différence entre la
température finale et la température initiale du matériau stocké (ΔT (°C)), équation (1). Par
conséquent, la capacité maximale de stockage thermique réalisable dépend largement de
ΔT [2] réalisable.

𝑄𝑠=𝑚·𝐶𝑝·Δ⁢𝑇 (1

Même si les TES peuvent avoir différentes formes et méthodes [2], un type raisonnable de
TES a atteint le niveau de maturité nécessaire dans le CSP et le SHIP et a commencé à établir
des marchés en utilisant des nitrates fondus comme support de stockage. De plus, malgré le
fait que les sels fondus ont un coût attractif (20 à 50 c€/hWeh ; [3]), les matériaux à l’état

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Béton à changement des phases
solide, tels que les céramiques, les roches et les bétons, sont considérés comme les approches
les plus attrayantes pour réduire les coûts d’investissement et de dépenses des systèmes TES,
ainsi que pour augmenter la durée de vie et faciliter la maintenance. La mise en œuvre de
matériaux TES à l’état solide ne nécessite pas de récipients sous pression et de systèmes de
transfert, ni de systèmes de traçage thermique qui sont généralement les principales
contraintes de l’utilisation de sels fondus.

Le béton, un composite formé par le mélange de liants cimentaires, d'agrégats, d'adjuvants et


d'eau, est l'un des candidats les plus abondants et prometteurs parmi les matériaux à l'état
solide [2]. Le béton est peu coûteux, durable et ne nécessite presque aucun entretien [2].
Le béton à base de ciment Portland ordinaire (CPO) est le matériau de stockage d'énergie
thermique (SET) à l'état solide le plus étudié pour les applications solaires thermiques
[4,5,6,7,8,9,10,11,12].

Lating et al. [4] ont présenté un béton à base de CPO (DLR) capable de fonctionner entre 200
et 400∘C. Skinner et al. [5] ont testé un béton à base de CPO à l'échelle du laboratoire
(UHPC) à des températures comprises entre 400 et 500∘C. De même, Hoivik et al. [6] ont
étudié et testé un béton amélioré à base de CPO (Heatcrete) capable de fonctionner à des
températures allant jusqu'à 380∘C.

Le principal inconvénient qui limite l'application du béton à base de CPO est la limitation de
la température de travail. Les propriétés thermiques des composites à base de CPO sont
contrôlées par le gel C-S-H (dans la notation des chimistes du ciment : C=CaO, S=SiO2,

Néanmoins, le gel C-S-H se dégrade à des températures comprises entre ∼400 et 600∘C
H=H2O), qui est le produit clé résultant des processus d'hydratation des liants CPO.

[13,14].

Autres Familles de Ciments pour le SET

Il existe d'autres familles de ciments en dehors des CPO. Les ciments sulfoaluminates de
calcium (C4A3Sˉ) sont actuellement proposés comme des milieux de SET prometteurs
[11,15]. Ces ciments produisent de l'ettringite (Ca6Al2(SO4)3(OH)12⋅26H2O) comme
principal produit de réaction. Sa forte teneur en eau et son riche réseau hydrogène [16]
rendent l'ettringite très attrayante pour les applications de stockage thermochimique
d'énergie.

D'autres ciments, tels que les béilites (BCs) [17,18], les aluminates de calcium (CA) [19] et
les géopolymères (GEO) [20,21,22], sont connus pour résister à des températures plus
élevées que les CPO.

Les composites GEO présentent des propriétés intéressantes. Ils sont produits à partir de
produits secondaires [23] et leur empreinte CO2 est inférieure à celle des CPO. Des études
et expériences ont montré que les GEOs ont une meilleure stabilité thermique à des
températures élevées [24,25,26,27]. De plus, nous avons récemment examiné et conclu que
les géopolymères ont une teneur plus élevée en eau nanoconfinée dans leur principal produit
d'hydratation, le N-A-S-H (N=Na2O, A=Al2O3), ce qui est un indicateur d'une capacité
thermique améliorée et stable [28].

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Béton à changement des phases

Présentation du Travail Actuel

Ce travail présente les résultats d'expériences menées dans une installation pilote de test de
stockage d'énergie thermique utilisant de l'air chaud comme fluide caloporteur d'entrée.
Essentiellement, ce travail est une continuation de l'étude précédente, qui était une preuve de
concept pour les dispositifs de stockage d'énergie thermique à base de GEO [28].

La capacité de stockage d'énergie thermique et le comportement thermique des modules


de SET à base de GEO et de CPO ont été étudiés selon deux scénarios thermiques, et les
températures d'étude étaient de 650 et 450∘C. De plus, le comportement thermique
cyclique pour la charge et la décharge des modules de SET a été évalué. Finalement, la
quantité d'énergie thermique stockée obtenue dans différents scénarios a été examinée et
comparée. De plus, une comparaison avec un échantillon de l'état de l'art [6] a été effectuée et
les résultats ont été présentés et comparés.

2. Matériaux et Méthodes

2.1. Préparation des Échantillons

Le ciment hybride géopolymère produit industriellement par Považská Cementáreň [29] a


été utilisé comme liant pour créer le module de béton GEO, en utilisant un rapport e/c=0,6 et
75% en poids d'acier.

des agrégats de laitier (slag aggregate). Le ciment hybride géopolymère contient 20 % de


clinker de ciment Portland et 80 % de géopolymère inorganique. De plus, il aide à
maintenir une capacité thermique élevée et stable sur différentes plages de température,
tandis que le laitier maintient une conductivité thermique appropriée.

Par ailleurs, un échantillon de béton CPO (Ciment Portland Ordinaire) dont les propriétés et
la formulation sont présentées dans le Tableau 1 a été préparé. Des cubes de 10cm3 ont été
préparés pour vérifier la qualité des échantillons après 90 jours. Ensuite, la résistance à la
compression des échantillons a été mesurée, atteignant 47,25MPa pour le GEO et
50,87MPa pour le CPO, respectivement.

Table 1.

Formulation of the GEO and OPC concretes.

Material GEO OPC


Cement 9.90 [kg] 9.00 [kg]
Limestone aggregates 0/12 1 - 35.25 [kg]
Limestone aggregates 4/12 2 - 24.75 [kg]
SLK aggregates 0/8 3 66.00 [kg] -

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Béton à changement des phases

Material GEO OPC


Water 5.78 [kg] 5.25 [kg]
Viscocrete 70.80 [g] 28.00 [g]
Sikament 104.50 [g] 95.00 [g]

Particle size of aggregates: 1 0/12 = 0 to 12 mm; 2 4/12 = 4 to 12 mm; 3 0/8 = 0 to 8 mm.

2.2. Module Description


Pour la préparation des échantillons des dispositifs de stockage d'énergie thermique, le
schéma de tube encastré a été choisi, inspiré de la Figure 1 .

Un réseau de 40 tubes soudés en acier inoxydable (inox) 304/304L de 6 pouces (6′′) a été
utilisé comme conduit d'échange de chaleur pour le fluide caloporteur (FC). De plus, deux
brides ont été installées aux deux extrémités des tubes afin de connecter l'échantillon de SET
à l'installation d'essai. Trois sondes de température ont été encastrées à 20mm dans le béton
pour mesurer et enregistrer la température des modules de SET.

L'expérience a été menée au CIC EnergiGUNE, Álava, Espagne.

Figure 1.

(a) Schéma et dimensions des prototypes de SET (Stockage d'Énergie Thermique) ; (b)
photographie des modules de SET en béton.

2.3. Configuration des Cycles Thermiques

Pour la configuration expérimentale du SET, l'air a été choisi comme fluide caloporteur
(FC) circulant. Le FC est chauffé par un chauffage électrique puis est fourni aux modules de
SET par une pompe (Figure 2). Les modules de SET sont fixés par des brides sur des tubes
chauffants à air prédéterminés, suivis par un processus d'isolation et de gainage pour obtenir

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Béton à changement des phases
la meilleure étanchéité possible. Une meilleure isolation sera efficace pour réduire les pertes
thermiques pendant l'expérience.

Pour l'évaluation de la performance...

Pour évaluer la performance des prototypes, deux scénarios de fonctionnement ont été
étudiés.

Premièrement, un scénario à basse température, comprenant quatre cycles de charge et de


décharge, avec des températures de fonctionnement de l'air d'entrée (Tentreˊe) variant entre
200 et 450∘C. Ces conditions correspondent aux conditions typiques rapportées pour le béton
à base de CPO (Heatcrete) [6].

Ensuite, un scénario à haute température, comprenant quatre cycles de charge et de


décharge, avec Tentreˊe variant entre 200 et 600∘C, ce qui dépasse clairement le seuil de
température de l'échantillon CPO de l'état de l'art. Le but est d'observer l'opérabilité du GEO
dans la plage de températures la plus élevée.

Des mesures en temps réel ont été effectuées pour surveiller la performance opérationnelle
des différents modules de SET. À cette fin, la température et la vitesse de l'air entrant, ainsi
que la température des échantillons à trois intervalles spécifiés, ont été enregistrées par un
thermocouple, comme illustré à la Figure 1.

Figure 2. [Cette référence termine la phrase, indiquant probablement la fin de la description


du dispositif de test].

Thermal energy storage testing loop.

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Béton à changement des phases
3. Results

Pour mener l'expérience, quatre cycles thermiques ont été considérés, chaque cycle complet
durant approximativement 24 heures. L'objectif était d'étudier le comportement des
échantillons pour l'analyse du stockage d'énergie thermique.

À cet égard, deux scénarios thermiques ont été considérés : Tentreˊe=450∘C et Tentreˊe
=650∘C.

Pour démarrer l'expérience et éviter le choc thermique, un scénario de démarrage (startup)


a été considéré. La température du flux d'air (Tentreˊe) a été augmentée lentement au fil du
temps jusqu'à environ 120∘C en 10 heures (Figure 3). Les valeurs de température T1−3
montrent la variation de température le long de l'axe du flux, et les sondes de température sont
illustrées à la Figure 1b.

Le taux de préchauffage considéré avant de lancer l'expérience était de 3∘C/h pour le scénario
Tentreˊe=450∘C et de 14∘C/h pour le scénario Tentreˊe=650∘C. Ce dernier a un taux de
chauffage plus élevé car l'échantillon avait déjà été soumis à des conditions thermiques.

Figure 3.

Scénario de démarrage et première rampe de chauffage pendant les 10 premières heures pour
l'échantillon GEO. T1, T2, et T3 sont les thermocouples montrés dans la Figure 1. Tin est la
température d'entrée du fluide caloporteur (air).

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Béton à changement des phases

Résultats Thermiques Comparés

La température moyenne maximale obtenue à partir des échantillons GEO et CPO pendant
l'expérience, à la fois dans les scénarios basse température (Tentreˊe=450∘C) et haute
température (Tentreˊe=650∘C), est présentée dans le Tableau 2. De plus, les données
complètes de l'expérience pour les conditions haute et basse température sur les deux
échantillons sont illustrées dans la Figure 4 et la Figure 5.

En considérant les troisième et quatrième cycles comme des conditions thermiquement plus
stables, la différence de température entre le GEO et le CPO révèle que :

 Pour Tentreˊe=450∘C, la différence de température maximale obtenue pour


l'échantillon GEO est ΔT=30∘C plus élevée que pour le CPO.
 Pour Tentreˊe=650∘C, la différence est ΔT=40∘C.

Bien qu'il soit attendu que l'échantillon GEO performe bien dans les scénarios à haute
température, les résultats indiquent l'acceptabilité et la bonne compétitivité de l'échantillon
GEO même à Tentreˊe=450∘C.

Ce travail et son évaluation concordent avec l'étude précédente menée en laboratoire [28] : le
béton GEO excelle dans le régime des hautes températures (>400∘C), où sa diffusivité
thermique reste stable.

Table 2.

Maximum achieved temperature measured from thermocouple 2 for GEO and OPC.

TES Sample GEO (°C) OPC (°C)


Inlet = 450 °C 397.7 366
358 352
380 350
380 349
Inlet = 650 °C 561 500
518 457
503 463
503 463

Figure 4.

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Béton à changement des phases

Béton GEO.

(a) Cycles à basse température (la température de l'entrée varie de 200±25∘C à 400±25∘C) ;

(b) Cycles à haute température (la température de l'entrée varie de 200±25∘C à 600±25∘C).

T1, T2, et T3 sont les thermocouples montrés dans la Figure 1.

Tin est la température d'entrée du fluide caloporteur (air).

Figure 5.

Béton CPO (Ciment Portland Ordinaire).

(a) Cycles à basse température (la température de l'entrée varie de 200±25∘C à 400±25∘C) ;

(b) Cycles à haute température (la température de l'entrée varie de 200±25∘C à 600±25∘C).

T1, T2, et T3 sont les thermocouples montrés dans la Figure 1.

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Béton à changement des phases
Tin est la température d'entrée du fluide caloporteur (air).

Une vitesse moyenne de 6m/s a été considérée pour le fluide caloporteur (FC) entrant. Le
schéma complet de la variation de la vitesse du FC pendant l'expérience est présenté dans la
Figure 6.

De plus, le débit volumique moyen du FC était de ±412m3/h, avec des valeurs maximale et
minimale de 825m3/h et 275m3/h, respectivement..

Figure 6.

Vitesse mesurée du fluide caloporteur (FC) pendant le cyclage continu pour les modules
de SET sur une période de 6 jours.

4. Discussion

Conformément aux résultats et aux graphiques obtenus dans la section précédente (les Figure
5 et Figure 6), d'autres caractéristiques d'un dispositif de SET, telles que la capacité de
stockage d'énergie thermique (Q), peuvent être estimées à l'aide de l'Équation (1).

À cette fin, il est nécessaire de disposer des propriétés thermiques des échantillons. Il est à
noter que les propriétés thermiques de l'échantillon CPO testé sont inconnues. Les valeurs de
l'échantillon CPO de l'état de l'art [6] ont été utilisées à des fins d'évaluation et de
comparaison avec les données du GEO, comme indiqué dans le Tableau 3.

Tableau 3. Propriétés thermiques des échantillons.

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Béton à changement des phases

Properties GEO [28] Heatcrete 1 [6]


Density kg/m3 2890.0 2253
Thermal conductivity W/m °K 1.2 1.78
Heat capacity J/kg °K 1000 1280
−7 2
Thermal diffusivity ×10 m /s 5.58 6.01

Données obtenues à 400∘C pour le béton Heatcrete.

La quantité d'énergie thermique stockée pour les cycles de charge de l'échantillon GEO est compilée pour deux scénarios,

basse température (Tentreˊe=450∘C) et haute température (Tentreˊe=650∘C), dans le Tableau 4.

Étant donné que ce tableau fait brièvement référence à la plage de température de fonctionnement et à la différence de
température, et en même temps à la capacité de stockage d'énergie thermique à l'échelle volumétrique (Qvol), il est
utilisé comme principal critère pour assurer la performance thermique des échantillons de SET.

Tableau 4. Résumé des données obtenues lors des expériences (GEO).

Scenario Cycle Time, h Tmin, °C Tmax, °C ΔT, °C Qvol, MJ/m3


Tinlet 450 °C 1 81.6 20 397.7 377.7 1091.6
2 14.9 163 358 195 563.6
3 12.0 219 380 161 465.3
4 12.2 211 380 169 488.4
Tinlet 650 °C 1 35.3 44 561 517 1494.1
2 14.9 192 518 326 942.1
3 14.9 219 503 284 820.8
4 13.2 240 503 263 760.1

Tmin et Tmax sont les valeurs moyennes des thermocouples pour l'échantillon GEO, comme
indiqué dans la Figure 1.

La température moyenne du béton à base de CPO (Heatcrete) [6] dans ses cycles de
fonctionnement a été extraite, en considérant uniquement les cycles de charge. De plus, avec
cette information, la capacité de stockage d'énergie thermique volumétrique (Qvol,
MJ/m3) a été calculée, comme indiqué dans l'Annexe A et le Tableau A1.

Comparaison des Capacités de Stockage (Qvol)

Considérant que les propriétés thermiques de l'échantillon CPO sont plus compétitives que
celles du GEO, les limites de la température de fonctionnement du CPO font que le ΔT

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Béton à changement des phases
obtenable ne peut pas dépasser une certaine plage. Cela conduit la Qvol (calculable par
l'Équation (1)) à toujours rester dans une plage spécifiée d'environ 260-265MJ/m3.

Étant donné que l'échantillon GEO peut être utilisé dans une plage de températures plus
large, on obtiendra naturellement un ΔT plus élevé et une Qvol plus élevée. Cette valeur
pour l'échantillon GEO varie entre 465-942MJ/m3, ce qui est, dans le cas le plus bas, deux
fois plus élevé et jusqu'à 3,5 fois plus élevé que l'échantillon CPO.

Dans les scénarios basse et haute température de l'échantillon GEO, nous considérons
uniquement les cycles 2, 3 et 4 comme les cycles de travail standard pour la plage de
température de stockage thermique et pour l'établissement de la moyenne de la quantité de
stockage thermique volumétrique (Qvol).

La Qvol moyenne peut être comparée à l'échantillon Heatcrete, et les résultats sont affichés
dans le Tableau 5.

Tableau 5. Comparaison de Qvol pour le GEO et le Heatcrete [6].

Scenario Cycles Average Qvol, MJ/m3


GEO (Tinlet 450 °C) 2–4 505.27
GEO (Tinlet 650 °C) 2–4 841
Heatcrete (Tinlet 400 °C) [6] 1–4 261.25

Comme le montre le tableau 5, l’échantillon GEO a une capacité de stockage thermique plus
élevée en raison de sa capacité à fonctionner dans une plage de température plus large. Cette
caractéristique, ainsi que la capacité de fonctionner à des températures plus élevées, rend le
matériau GEO applicable dans davantage d’applications, en particulier dans les industries
liées à l’énergie solaire pour combler l’écart entre la production et la capacité de stockage, car
ces industries exigent des matériaux qui peuvent fonctionner dans une plage de température
plus large et plus élevée [1]. De plus, le besoin de TES durables, économiques et à haute
température se fait sentir dans des applications telles que la conversion de l’électricité en
énergie thermique et le recyclage de la chaleur excédentaire dans les industries. Dans les
prochaines étapes du développement de cette recherche, qui comprendra la mise à l’échelle et
les tests de prototypes industriels dans des conditions réelles d’installations solaires, il est
essentiel de disposer d’un modèle de simulation solide capable de prédire les performances du
dispositif TES. De plus, disposer d’un modèle numérique robuste jouera un rôle efficace dans
la conception de l’échangeur de chaleur car il est directement lié à la qualité de
charge/décharge.

5. En conclusion

Dans ce travail, le béton à base de géopolymères (GEO) a été analysé et étudié comme
alternative au béton à base d’OPC pour les ET à haute température à l’état solide. Le béton
GEO peut fonctionner dans une plage de température plus large, ce qui entraîne une
augmentation de la capacité de stockage de l’énergie thermique et, par conséquent, une
augmentation de la performance totale du TES. En particulier, des mesures expérimentales
montrent que dans des conditions de laboratoire similaires, le béton GEO résiste à des
températures de fonctionnement élevées, supérieures à 500 °C, par rapport à son homologue à

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Béton à changement des phases
base d’OPC. De plus, les résultats numériques et les simulations montrent que la capacité de
stockage de l’énergie thermique et la différence de température (ΔT) dans les cycles de charge
et de décharge se situent dans une plage très acceptable en tant que matériau TES. La capacité
de stockage thermique du béton GEO peut être jusqu’à 3,5 fois supérieure à celle du béton de
pointe à base d’OPC. En conséquence, l’utilisation des GEO en tant que TES peut conduire à
ce que la capacité de production solaire thermique et la capacité TES soient quelque peu plus
proches l’une de l’autre et résoudre le décalage entre la production et la demande d’électricité.
Considérés dans leur ensemble, ces travaux prouvent que les bétons GEO font partie des
choix judicieux pour que les industries CSP, SHIP et de récupération de chaleur résiduelle
puissent fonctionner et stocker l’énergie thermique à des températures plus élevées avec des
matériaux à base de géopolymères. En fin de compte, bien sûr, les étapes futures devraient
inclure la conception de modules GEO TES à l’échelle industrielle pour surveiller les
performances du matériau et l’efficacité de l’échangeur de chaleur dans des conditions de
fonctionnement réelles. Par conséquent, la première étape pour passer à l’échelle et pour
l’industrialisation des TES basés sur GEO est de disposer d’un modèle de calcul valide basé
sur l’expérience réalisée. Un mécanisme robuste de dynamique des fluides numérique (CFD)
aide à prédire le comportement thermique du GEO et à modéliser le module TES dans
différentes conditions et échelles.

Annexe A
La température moyenne du béton Heatcrete [6] en tenant compte des cycles de charge est
obtenue à partir de « Températures internes du béton mesurées, Figure 15 » de l’article
susmentionné. Ensuite, la capacité volumétrique de stockage d’énergie thermique (Qvol,
MJ/m3) a été calculée.

Tableau A1.

Résumé des données obtenues de Heatcrete [6].

Cycle Temps, h Tmin, °C Tmax, °C ΔT, °C Qvol, MJ/m3


1 7.5 260 350 90 260
2 9 262 352 90 260
3 9 265 357 92 265
4 9 270 360 90 260

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