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Calcul du moment d'inertie des volants

Le document traite du calcul du moment d'inertie des volants de turbines hydrauliques, en critiquant les méthodes actuelles qui reposent sur des hypothèses simplificatrices. L'auteur propose une méthode plus précise pour évaluer les variations de vitesse lors de perturbations de charge, soulignant l'importance de ces calculs pour le fonctionnement des groupes électrogènes. Il conclut que les formules existantes ne sont valables que dans des conditions spécifiques et qu'il est nécessaire d'adapter les calculs aux différentes situations de fonctionnement.

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Calcul du moment d'inertie des volants

Le document traite du calcul du moment d'inertie des volants de turbines hydrauliques, en critiquant les méthodes actuelles qui reposent sur des hypothèses simplificatrices. L'auteur propose une méthode plus précise pour évaluer les variations de vitesse lors de perturbations de charge, soulignant l'importance de ces calculs pour le fonctionnement des groupes électrogènes. Il conclut que les formules existantes ne sont valables que dans des conditions spécifiques et qu'il est nécessaire d'adapter les calculs aux différentes situations de fonctionnement.

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LA HOUILLE BLANCHE 57

CALCUL DU M O M E N T D'INERTIE L e côté A C


valeur œ x T
a pour valeur a x P
; l'excès d e travail m o t e u r est d o n c
côté B C a pour

A DONNER AUX VOLANTS - i- P T

DES TURBINES HYDRAULIQUES Si w 1 vM la vitesse m a x i m a , o n a d o n c

1
G)
a
,2 P 1
R _
ina.\ i - -
R 1 2
("V ~~
v ,
(,)
i

Les formules actuellement employées pour le calcul


d'où
des volants de turbines hydrauliques donnent une
première approximation, dans certains cas suf. sanie.
Elles sont basées sur des hypothèses simplificatrices,
plus ou moins vérifiées dans les groupes éleclrogènes,
el, dans certains cas, les anciennes formules peuvent ou en unités pratiques :
conduire à des conclusions erronnées
L'auteur expose ici une méthode ce calcul qui se n e (PD ) 2
,= 270.000 ^ - ^ ^ . ,
de plus près la réalité et donne des ré \xlials très i\—1\ - 0

faciles à appliquer.
2
PD coefficient, d'inertie d e l'ensemble des masses tour-
2
RAPPEL DE LA M É T H O D E DE CALCUL ACTUELLEMENT EMPLOYÉE nantes en kg x m .
a variation relative de charge.
Considérons une turbine hydraulique de puissance P m a x puissance maxima en chevaux..
maxima P chevaux, tournant à vitesse angulaire normale w T d u r é e de m a n œ u v r e du régulateur en secondes.
et soit I le m o m e n t d'inertie de toute la partie mobile, roue Nu Noi vitesse m a x i m a et normale, en lours/iiiimile
mobile, volant, alternateur, soit enfin T le'temps que met
2

le régulateur à ouvrir ou fermer complètement le vannage Cette f o r m u l e p e r m e t de calculer le P D à d o n n e r au


Supposons que la charge subisse une baisse brusque de volant p o u r réaliser un écart de vitesse N , — N „ fixé, p o u r
p p u n e valeur d o n n é e de la variation de c h a r g e a
P„ à Pj ; la variation relative de charge est « = — % ••
La vitesse augmente, le régulateur intervient pour fermer CRITIQUE DE LA FORMULE
le vannage el la puissance motrice diminue suivant la Cette f o r m u l e est actuellement très e m p l o y é e ; on peut
courbe A B (lig. i). E n B se trouve réalisée l'égalité des l'aire, à s o n sujet, les objections suivantes :
puissances molrice et résistante et la vitesse passe par un i° Il n'est p a s r i g o u r e u s e m e n t exact q u e le r e n d e m e n t ne
maximum. c h a n g e pas q u a n d la vitesse varie ;
Il est très important de savoir calculer ce m a x i m u m de 'i° Dans rétablissement de la f o r m u l e , on s u p p o s e que
l'écart de vitesse au cours d'une perturbation, car dans Je la puissance absorbée reste constante et i n d é p e n d a n t e de. la
cas des groupes électrogènes, il a u n e influence directe sur vitesse ; or, d a n s les g r o u p e s électrogènes, il n'en est rien,
la tension et la fréquence d u courant d u réseau. li puissance a b s o r b é e est s e n s i b l e m e n t proportionnelle au
O n fait généralement, en vue de ce calcul, les hypothèses carré de la vitesse, si la vitesse a u g m e n t e , de ao % , o n fait
simplilicatrices suivantes : u n e erreur de /|/| % sur la puissance absorbée.
Il n'y a qu'un cas où celte erreur est sans i m p o r t a n c e ,
i° La manœuvre du vannage se fait suivant une loi
c'est d a n s le cas d'une d é c h a r g e aboutissant à la m a r c h e à
linéaire (c'est à peu près vrai pour les. régulateurs actuels) ;
0
vide, la puissance absorbée se réduit alors a u x pertes qu'on
s Le débit est proportionnel à l'ouverture du vannage ;
peut considérer comme indépendantes d e la vitesse, bien
o° Le rendement de la turbine n'est pas influencé par les
que cela ne soif pas r i g o u r e u s e m e n t vrai.
variations de vitesse que nous avons à considérer.
E n r é s u m é • la f o r m u l e ne d o n n e des résultais admissi-
bles, q u e d a n s le cas de décharges aboutissant à la m a r c h e
à vide el à condition q u e les écarts de vitesse ne soient, pas
trop considérables
2
En particulier, si o n fait PD -o, lu f o r m u l e donne un
écart de vitesse infini ; or, l'expérience montre que la
vitesse d'emballement os| limitée à environ i,8 fois lu
vitesse n o r m a l e , les écart'; de vil esse positifs sont d o n c tou-
jours inférieurs à 8 o % ; q u a n t aux écarts de vitesse n é g a -
tifs, ils sont é v i d e m m e n t inférieurs ii I O O % .

T e m p s T x T É R K T QUE PRÉSENTER H T UNE F O R M U L E PLUS EXACTE

La formule, actuellement employée ne devrait donc,


Fig. 1 s'appliquer, d'après ce q u e nous venons d e dire, qu'à des
baisses de c h a r g e d e •>!> % e n v i r o n , aboutissant à la marche
Il résulte de ces trois hypothèses, que la courbe A B à vide.
fig. i), qui représente les variations de la puissance motrice Si on emploie In formule pour d'aufres conditions de
en fonction du temps, est une droite. variation de c h a r g e , elle d o n n e des résultat-; erronnés.
Ua surface A B C représente l'excès du travail moteur sur L'emploi de la f o r m u l e cs| admissible p o u r le construc-
LE travail résistant, lequel excès est emmagasiné dans le teur de turbines ; s o n m a r c h é lui fixe u n écart d" vitesse
volant sous forme de puissance -vive. limite p o u r u n e variation d e c h a r g e d o n n é e el, aux essais, il

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— 58 LA HOUILLE BLANCHE;

est logique de réaliser cette variation de charge par une tes les courbes' C m («), quelle- que soil l'ouverture e du
décharge aboutissant à la marche à vide, afin que l'écart vannage.
de vitesse ne soit pas influencé par les variations, avec la
vitesse, de la puissance absorbée par la génératrice électri-
que, puisque cette génératrice n'est pas fournie par le fabri-
cant de turbines.
Mais, pour l'exploitant, ces conditions d'essai (tout en
étant logiques d'après ce que nous venons de dire), n e cor-
respondent pas au fonctionnement le plus intéressant.
Par exemple, une variation de charge de 2.5 "o aboutis-
sant à la marche à vide présente moins d'importance que
la m ê m e variation de charge de 25 % se produisant quand
la machine est complètement chargée, car alors l'écart de
vitesse dans la perturbation produira une variation de ten- Fig. 2

sion et de fréquence d'autant plus gênante qu'elle intéres-


sera Ions les abonnés du réseau. Dans une turbine centrifuge, la vitesse théorique d'em-
Donc, pour l'exploitant, il v aurait intérêt à pouvoir cal- ballement O D serait supérieure à 2 w , dans une turbine
0

culer les écarts de vitesse dans toutes les conditions de centripète, au contraire, O E < a « (fig. 3). '
variation de charge, afin de pouvoir, en toute connaissance Dans une turbine Francis à réaction, la courbe C m (u)
de. cause, choisir les écarts de vitesse qu'il ^imposera au dépend de l'évasement de la roue mobile, car suivant la
constructeur de turbines dans le, marché, écarts de vitesse valeur de cet évasement, la turbine est centripète, parallèle
qui se rapportent à des décharges aboutissant à la marche ou centrifuge ; dans un cas moyen, C m (w) est une droite.
à vide.
Pour le constructeur de turbines, le m ê m e calcul présen- Cm
lerail un intérêt d'un [Link], au point de vue d e l'élude
d u fonctionnement, des régulateurs de vitesse
C'est pour ces diverses raisons que nous avons abordé la
présente élude qui n'est pas destinée à modifie]- profondé-
ment le m o d e de calcul des volants d e turbines, mais à
apporter un p e u de clarté et de précision dans la question
si délicate du fonctionnement des groupes électrogènes en
régime troublé.

B A S E S B E N O T R E F/RRNE

Notre étude est basée sur-l'emploi du graphique fonda-


mental des groupes élcclrogènes, graphique représentant les Fig. 3
couples moteur et résislanl en fonction de la vitesse.
Ce graphique, don! l'idée est due-à M. Bateau, a été déve- Pour notre étude, nous ferons les hypothèses suivantes :
l o p p é et utilisé d'une façon très heureuse, par M. Barbillion
i° La courbe C m (M) est une droite qui coupe l'axe des
d a n s ses éludes sur les régulateurs et la présente élude mon-
w en un point correspondant à deux fois la vitesse normale;
trera, oensons-nous, sa réelle valeur pratique et la grande bien entendu, le couple que nous considérons là est le cou-
simnlifieation qu'il i n t r o d u T dans l'étude des groupes élec- ple théorique sur les aubes de la turbine. Pour avoir le cou-
trogencs en régime troublé.
ple utile au manchon d'accouplement, il faudrait encore en
déduire les résistances passives de la turbine ;
0
GRAPHIQUE FONDAMENTAL DES COUPLES-VITESSES 2 Le couple moteur à vil esse moyenne est proportionnel
à l'ouverture du vannage.
I" Courbes d u couple m o t e u r C m (w).
Avec ces H P U X hvnolhèses, le tracé des courbes C m (w) est
Si on considère une turbine donnée, qu'on fixe au van- extrêmement simple, mais on voudra bien remarquer que,
nage une -ouverture déterminée e et qu'on applique sur si pour une turbine spéciale, ces hypothèses s'écartaien!
l'arbre un couple de freinage qu'on fait varier progressive- trop de la réalité, on pourrait remplacer les droiles que nous
m e n t , on constate qu'il y a entre la vitesse et le couple de avons admises par les courbes réelles C m (w) relevées expé-
freinage, une relation qu'on peut déterminer expérimenta- rimentalement, sans que cela complique le calcul.
lement et qui se traduit graphiquement par une courbe
0
tombante A B C (fig. 2), O A est le couple juste susceptible 2 Courbes des Couples résistants Cr (w)
de caler Ja turbine, O C est la vitesse d'emballement p o u r Si la machine entraînée est une dynamo ou un alterna-
l'admission e, considérée ; B D est le couple moteur à la teur débitant sur un réseau uniquement résistant et si on
vitesse normale ; la puissance, à la vitesse normale est don- suppose que le flux' inducteur est constant, soit parce que
née par le produit w x B D .
0 l'excitation esj indépendante, soil parce que l'inducteur est
Il est facile de démontrer que, dans le cas d'une turbine presque saturé, la tension esl proportionnelle à la vil esse, LU
parallèle à impulsion, Turbine Pelton par exemple, la II2

2
courbe C m (u) esl une droite d a n s laquelle la vitesse d'em- puissance P-- e s l proporlionnelle à w ;.or, P = 0 r x « ,
ballement est théoriquement le double de la vitesse normale, donc Cr est proportionnel à w et la courbe-Cr (w) est une
si bien que le point c le! que O C = 2 u est c o m m u n à tou-
0 droite (courbe 1, fig. /i).
LA HOUILLE BLANCHE 39 —

Si FexcitaLricc est en bout d'arbre el si l'inducteur n'est


pas salure, la courbe C r (w) se rélève (courbe 2,fig.4). AM^a, (J max ; AM = « C a a m a x ; M G= C
1 lliax X ^
Si le réseau n'esl pas uniquement résistant (et si le flux
inducteur est couslanf), la courbe Cr (w) est en dessous de (T étant la durée de fermeture totale").
la droite (courbe 3, lig. 4), à cause de l'influence de la self
induction. BM, = A C X : BN, = a C 2 l i m X ^
10,1 ' <>>0

d'où :

d u > 1 w
i {., _ M r V ^ " » " "9 _ , p v :t

Pour que noire étude s'applique à un groupe quelcon-

que, considérons l'écart relatif de vitesse, posons s = - — —

, . " du> ch
il vient, en remarquant que — w„
Fig. 4

* Dans lu plupart des cas, ces deux effets coexistent et se


neutralisent sensiblement et nous serons dans un cas moyen
d'où :
en admettant dans notre élude que Cr (w) est une droite
passant pai l'origine des couples.
Cette droite est plus ou moins inclinée suivant la résis- è ~ -1 - ^ ^ = ( a i a g ) 6 + + 3
T
tance apparente du réseau.
d'où enlin en posant p = 0 , d'où d/, = T d Q . r

IM'CDE \NA"LY R I Q U E D E L-\ P É R I O D E TROUBLÉE


MISE E N ÉQUATION DU PROBLÈME

Considérons un étal de régime initial représenté par le


point M (fig. f>), correspondant à l'ouverture c, dû van- Equation qui pei'mel d'étudier l'écart de vitesse » au
nage e| à la résistance apparente R, du réseau. cours d'une perturbation.

EXAMEN D E I/BQUATION

Cette équation est d'une intégration difficile, de plus elle


est basée sur une hypothèse restrictive qui lui enlève un
peu de sa valeur ; en effet, pour l'établir, nous avons
négligé les pertes dans la turbine et la génératrice
électrique.
Nous ferons donc la résolution de l'équation différen-
tielle par une méthode graphique que nous exposerons plus
loin et qui nous permettra de tenir compte de ces pertes.
Néanmoins, cette équation, m ô m e non résolue, est très
intéressante et va nous fournir une base pour comparer
entre eux des groupes différents.

Considérons le terme p - - ^ ™ , il puni s'écrire :

Fig. 5
2 t
Cette résistance apparente devient brusquement R > R , 2
21
1 _ g , ..
la charge diminue, la machine augmente de vitesse en rai- w
Cmax o X r Ptnax T
son de l'écart M M qui existe brusquement entre les cou
1 2 7

pies moteur el résistant.


Le régulaient- entre en jeu el ferme- le vannage avec une
'(¥)
M. Barbillion a donné au terme -g - * le n o m de
vitesse que, nous supposerons constante.
" ma*
Au bout d'un temps i, l'admission est devenue e , la 3
t e m p s de lancer à pleine puissance, ou encore puissance
vitesse est devenue w , le, couple moteur est, C m = B M , le
3 3
vive par cheval ; cette quantité est homogène à u n temps,
couple résistant est C r = B N el l'écart des couples M,N
3 :!
c'est le temps que le groupe mettrait à acquérir sa vitesse
règle l'accélération du groupe suivant la loi fondamentale
normale si on lui appliquai! à partir du repos, une puis-
sance motrice constante et égale à sa puissance [Link]
C/?ï O = M 3 N3 I (hypothèse purement fictive, bien entendu, mais de nature
dt
à bien préciser la signification du terme t).
Appelons a la charge relative initiale, a la charge rela-
1 2
L'équation de la période troublée peut, alors s'écrire :
tivefinaleel soit C le couple m a x i m u m correspondant
m a x

u la vitesse normale et à la pleine ouverture.


— •60 LA HOUILLE BLANCHE

Sous cette forme, elle montre que, pour une variation de cette seconde catégorie de perles, est proportionnel à la
charge donnée, la loi de l'écart de vitesse p e n d a n t la per- vitesse et nous le représenterons par M D P .
E n réalité, ce couple de pertes serait plutôt proportionnel
turbation dépend u n i q u e m e n t d u rapport d u temps de
au carré de la vitesse (courbe M D Q ) , le point Q correspon-
lancer à pleine puissance au temps de m a n œ u v r e complète dant à la vitesse d'emballement qui est en général égale à
du vannage. i,8 fois la vitesse normale, mais dans les limites où nous
Cette remarque très importante va nous permettre, en nous tenons, l'écart entre la droite M D P et la parabole
étudiant graphiquement un nombre réduil de cas concrets M D Q est négligeable.
d'obtenir des conclusions applicables 'à tous les cas pos- A B sera sur ce graphique le couple sur les aubes corres-
sibles. pondant à la vitesse normale et à la pleine admission.

Couples

M,
o

Fig B — Graphique caractéristique d'un groupe oleclrogène

RÉSOLU H O N GR-VPHIQUB DE L'ÉQUATION D B sera le couple utile à pleine admission, et DBxa,,


DE LA PÉRIODE TROUP.LÉE
sera la puissance maxima au manchon d'accouplement.
Nous diviserons l'admission totale en vingt parties éga-
les, le passage d'une admission à la suivante se fera en'un
Nous dressons d'abord à une échelle quelconque (fig. 6),
T
le graphique des couples-vitesses. Pour tenir compte des temps nous diviserons ainsi la période troublée en inlcr-
perles, nous admettrons :
T
i° Que l'ensemble des perles par frottement dans la tur- • vales de temps égaux à ^ de seconde.
bine et l'alternateur, jointes aux pertes par hystérésis dans Nous calculerons pour chaque inlervale (par un procédé
l'induit est de a % ; le couple correspondant à ces perles que nous exposerons plus foin) la variation de vitesse et de
est constant, il est représenté par la droite M C N , le point M proche en proche, nous étudierons tout le phénomène.
sera l'origine des couples résistants utiles ; Supposons, par exemple, que le groupe marchant à
pleine charge, la charge passe brusquement à la valeur qui
2 ° Que les pertes par courants de Foucault, par brassage
correspond à l'admission 3o % (fig. 6).
de l'air au volant, par excitation de l'alternateur si l'excita-
La vitesse augmente ; dans le premier intervalle, elle
trice esl calée en bout d'arbre, sont égales à 3 % à la vitesse
augmente de E et le pointfiguratifdu couple moteur en
3
normale.
fonction de la vitesse passe en b ; dans le second intervale,
1
Il faudra donc, à vide (courant induit nul), que le van-
il vient en b , car l'augmentation de vitesse est s.„ ; puis il
2
nage soit, ouvert, de, 5 % pour entraîner la lurbine à sa
vient en b et ainsi de suite ; nous le suivons de proche en
3
vitesse normale
proche jusqu'au point F qui nous donne l'écart maximum
3° Nous admettrons enfin que le couple correspondant à de vitesse, but de notre étude,
• LA
HOUILLE
BLANCHE
l'îji S. — [Link] de vitesse d'une turbine en régime troublé. Fig. 7 — Ecarts de vitesse d'une turbine en régime troublé.
a
o
a
1—4
L

r
>
o
33

Fig. 10 — Ecarts de vitesse d'une turbine en régime troublé. Fig. 9 — Ecarts de vitesse d'une turbine en régime troublé.
LA HOUILLE BLANCHE 63 —

M É T H O D E EMPLOYEE P O U R LA RESOLUTION
DE L'ÉQUATION
GRAPHIQUE SUR L'ÉTUDE
DEN

Considérons, par exemple, l'intervalle limité aux points


b 6 . Supposons que nous ayons obtenu le point f> et
3

calculons la variation relative de vitesse j dans cet inter-


2 PERTURBATIONS D E VITESSE
3

vale. DES GROUPES ELECTROGÈNES


Fixons une valeur k- du rapport j, , nous raisonnerons PAR LA M É T H O D E DES CARACTÉRISTIQUES
c o m m e suit :
En b 2 (fig. 6), le couple moteur est 6 d, le couple résis- 3

tant est ed, l'écart des couples est 6,e,lc couple m a x i m u m Il nous a été demandé de fixer en quelques traits une
méthode nouvelle, dont nous avons fait usage depuis plu-
étant représenté par B D , l'écart des couples sera : sieurs années, méthode concernant l'étude d'une perturba-
C m — Cr x X tion provenant d'une variation de charge d'un groupe élec-
BD
trogène, et aussi touchant l'action du régulateur mécanique
et nous aurons associé à ce groupe. [Link] que toute régulation mécani-
du>
mas — I que, qui suppose en s o m m e un organe desliné surtout à
dl' proportionner l'admission aux besoins, de manière à ce que
Admettons tout d'abord que cette accélération ~- se le couple moteur soit égal, à la fin de la perturbation, au
dl couple résistant, comporte des organes assez complexes.
T Nous supposerons connus le fonctionnement des régula-
maintienne constante pendant l'intervalle ^ secondes ; il teurs directs, plus spécialement applicables aux groupes
électrogènes à moteurs thermiques, cl aussi le fonctionne-
en résultera une variation de vitesse ment des régulateurs indirects, sous leur forme la plus géné-
A » V C<nn -2Ï y — — £ s 5 v
dt 1 b
m a x <Oq T C

rale, à savoir : celle d'un tachymètre qui met en branle un


du 20 — r BD 20 " " B D .„ I«o A X

dl moteur de vannage, la c o m m a n d e de ce moteur de vannage


0

4 0
-T pouvant être effectuée soit par voie électrique, soit par voie
Si nous considérons la variation relative de vitesse s m e - hydraulique, ou pai l'mlerhiédiaire d'une, application
SURÉE en % , nous aurons : d'huile sous pression. Les deux schémas ci-contre, qui figu-
b%e T X P w T rent dans tous les Uraités classiques, sont suffisamment nets
B
, = 100 — = 1 0 0 X
£ X 100 X
BD BD 40- à cet égard pour ne pas nécessiter d'explication (fig. 1 cl 2).
x

d'où :
40 h£
100 x V
3
° ~~ 40 k X B D
formule fondamentale de notre résolution graphique.
Cette première valeur de s nous donne une position 3

approchée de b ; la valeur trouvée pour e est évidemment


3 a

trop forte puisque l'écart des couples qui,.au début de l'in-


tervalle, estj^e, diminue pendant tout l'intervalle, en rai-
son du fonctionnement du régulateur. La position appro-
chée de 5 nous donne en b f une valeur approchée de
3 3

l'écart final des couples. Nous pouvons alors calculer l'écart


moyen des couples pendant d'intervalle qui nous occupe,
écart moyen égal à J (?;e + b /), et calculer, à l'aide de cet
2 3

écart moyen, une valeur de s plus approchée que la 3

première.
O n sait que le régulateur indirect, considéré c o m m e con-
Pratiquement, on peut s'en tenir à cette, première trôlé par un tachymètre supposé infiniment sensible, intro-
approximation, car une approximation supplémentaire ne duit au cours du réglage des oscillations de vitesse symé-
donne que des différences insignifiantes. triques et inextinguibles, mais qui ne s'amplifient pas. Ceci
est vrai, au moins dans le cas où le couple résistant varie
T R A C É DES, COURBES DE S EN RÉGIME T R O U B L É
par sauts brusques et indépendamment de la vitesse du
En appliquant la méthode ci-dessus, nous avons étudié groupe. O n démontre que cette hypothèse correspond aux
conditions en s o m m e les plus dures, car les couples résis-
pour quatre valeurs de o,a5 ; o,5 ; 1 ; 2, une série de
tants de génératrices dynamos croissent toujours avec la
perturbations correspondant à des variations de charge de vitesse, au moins proportionnellement à celle-ci, d'où il
r
°o %, 75 %, 5o % et 25 % aboutissant ou commençant, les résulte que les effets antagonistes qu'ils opposent au couple
unes à la pleine charge, les autres à la marche à vide. moteur au cours d'une perturbation, sont toujours plus
Ce* calcul sans être-compliqué, est long et fastidieux, importants que ceux déduits de l'existence d'un couple
nous nous contenterons d'en reproduire les résultais résu- résistant, qui aurait tout de suite sa valeur définitive.
més par les figures 7,''8, 9 el 10. Si l'on suppose aussi, pour simplifier, que le moteur qui
0 1
*™>™-) • P. CAYÈRE conduit la vanne est à vitesse constante, ce qui ne s'écarte

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