🏛️ 60 Questions à Choix Multiples (QCM)
Introduction et Complexité (Q 1-5)
1. Quel est l'objet principal de la loi de finance, selon le document ?
a) Réformer la fiscalité des PME.
b) Déterminer chaque année les charges et les ressources de l'État.
c) Instituer le régime de l'Entreprenant.
d) Lutter contre la fraude fiscale.
2. Selon le professeur Jean-Claude Martinez, le droit fiscal est souvent l'habillage
technique d'un phénomène essentiellement...
a) Économique
b) Sociologique
c) Politique
d) Administratif
3. Qu'est-ce que l'équité horizontale en matière fiscale ?
a) Le fait que les hauts revenus doivent contribuer davantage.
b) Le fait que deux contribuables ayant le même revenu devraient payer le même impôt.
c) Le fait que l'impôt ne doit pas fausser les choix économiques.
d) Le fait que l'administration doit mobiliser des ressources pour percevoir l'impôt.
4. L'exemple de l'Irlande appliquant un taux d'impôt faible (12,5%) illustre quel
problème économique ?
a) Les distorsions économiques
b) L'évasion et l'optimisation fiscale
c) La concurrence fiscale
d) La fraude fiscale
5. L'influence du droit constitutionnel (ex: l'égalité devant l'impôt) représente :
a) Une manifestation de l'autonomie du droit fiscal.
b) Une limite à l'autonomie du droit fiscal.
c) Un principe spécifique au droit fiscal.
d) Une procédure propre au contentieux fiscal.
Chapitre 1 : La Définition de l'Impôt (Q 6-10)
6. Selon la définition de Mehl et Beltrame, l'impôt est une prestation pécuniaire
requise...
a) Avec une contrepartie directe et déterminée.
b) Uniquement des personnes physiques.
c) À titre définitif et sans contrepartie déterminée.
d) Sur la base du volontariat.
7. Pourquoi le prélèvement en argent (pécuniaire) est-il considéré comme un progrès
par rapport aux réquisitions (corvées) ?
a) Parce qu'il est plus facile à calculer pour l'État.
b) Parce qu'il permet au contribuable de disposer de sa personne et de ses biens.
c) Parce qu'il est toujours payé en nature.
d) Parce qu'il est moins coûteux pour l'administration.
8. Le consentement à l'impôt est donné :
a) Individuellement par chaque contribuable.
b) Par les représentants des contribuables (députés) votant la loi.
c) Par l'administration fiscale lors d'un contrôle.
d) Par le biais d'un contrat fiscal signé avec l'État.
9. La taxation du tabac est un exemple d'objectif :
a) Purement financier
b) Économique (favoriser l'investissement)
c) Social (santé publique)
d) Technique (simplification)
10. Quelle est la différence fondamentale entre une taxe et une redevance ?
a) La taxe est fixée par le gouvernement, la redevance par la loi.
b) La taxe est obligatoire, la redevance est volontaire.
c) La redevance est équivalente à la valeur du service rendu, alors que la taxe non.
d) La taxe finance l'État, la redevance finance les entreprises privées.
Chapitre 2 : Les Sources du Droit Fiscal (Q 11-15)
11. Sur quels deux fondements principaux repose la doctrine moderne de l'impôt ?
a) La souveraineté de l'État et le consentement des contribuables.
b) La théorie de la prime d'assurance et le prix des services rendus.
c) Le droit divin et la force publique.
d) L'harmonisation régionale et les traités internationaux.
12. Quel texte historique de 1215 est cité comme posant le principe que le roi ne peut
créer des impôts sans le consentement de ses sujets ?
a) Le Bill of Right
b) La Pétition of Right
c) L'édit impérial de 1231
d) La Magna Carta (Grande Charte)
13. L'article 14 de la DDHC de 1789 affirme le droit des citoyens de :
a) Refuser de payer l'impôt s'il est jugé injuste.
b) Constater la nécessité de l'impôt et de le consentir librement par leurs
représentants.
c) Payer l'impôt uniquement en nature.
d) Élire directement les contrôleurs fiscaux.
14. En Côte d'Ivoire, l'article 106 de la Constitution, qui permet au Président de prendre
des ordonnances en matière fiscale, constitue :
a) Une affirmation du principe de légalité fiscale.
b) Une limite au principe de légalité fiscale.
c) Une procédure de recours gracieux.
d) Une manifestation de la doctrine fiscale.
15. Les conventions fiscales bilatérales ont pour objet principal de :
a) Augmenter les recettes fiscales des deux États signataires.
b) Créer de nouveaux impôts internationaux.
c) Corriger les effets de la territorialité, notamment les doubles impositions.
d) Supprimer l'autonomie fiscale des États.
Titre 2, Chapitre 1 : L'Assiette de l'Impôt (Q 16-20)
16. Un impôt qui frappe les biens du contribuable (ex: impôt foncier) est un :
a) Impôt personnel
b) Impôt réel
c) Impôt de capitation
d) Impôt universel
17. Quel est l'inconvénient principal d'un impôt sur le capital s'il est trop élevé ?
a) Il est trop simple à administrer.
b) Il tend à détruire le capital (familial ou économique).
c) Il ne peut jamais être dissimulé.
d) Il favorise les cultures de rente.
18. La TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) est un exemple d'impôt :
a) Sur le capital
b) Sur le revenu
c) Sur la dépense (ou consommation)
d) De capitation
19. Un impôt "ad valorem" est un impôt :
a) Fixé par unité matérielle (poids, volume).
b) Qui est fonction de la valeur de la richesse imposée.
c) Qui repose sur un signe apparent (indice).
d) Qui est négocié avec l'administration (forfait).
20. Quel est l'avantage principal de la technique du forfait pour le contribuable ?
a) Il garantit une évaluation exacte de la matière imposable.
b) Il diminue ses obligations fiscales et comptables.
c) Il augmente la complexité et les contacts avec le fisc.
d) Il s'applique uniquement aux revenus très élevés.
Titre 2, Chapitre 2 : La Liquidation de l'Impôt (Q 21-25)
21. Dans un "impôt de répartition", le législateur :
a) Fixe le tarif à appliquer à chaque contribuable.
b) Fixe le produit global de l'impôt, qui est ensuite réparti.
c) Permet au contribuable de choisir son taux d'imposition.
d) Impose uniquement le capital.
22. Un impôt dont le taux s'élève au fur et à mesure que la matière imposable croît est
un impôt :
a) Proportionnel
b) Progressif
c) Spécifique
d) Ad valorem
23. Quel système de progressivité est utilisé en Côte d'Ivoire pour l'impôt sur le revenu,
où un même revenu est divisé en plusieurs parties taxées à des taux différents ?
a) La progressivité directe (ou continue)
b) La progressivité par classe
c) La progressivité par tranche
d) L'impôt régressif
24. En Côte d'Ivoire, le nombre maximum d'enfants à charge pris en compte pour le
calcul de l'impôt (quotient familial) est de :
a) 3 enfants
b) 5 enfants
c) 6 enfants
d) Il n'y a pas de limite.
25. Le "quotient familial" est calculé en divisant :
a) Le revenu global du foyer par le nombre de parts.
b) L'impôt dû par le nombre de parts.
c) Le nombre de parts par le revenu global.
d) Le revenu de chaque enfant par le revenu des parents.
Titre 2, Chapitre 3 : Le Recouvrement de l'Impôt (Q 26-30)
26. Quelle est la distinction principale entre impôts directs et indirects selon le
document ?
a) Les impôts directs touchent le revenu, les indirects la dépense.
b) Les impôts directs sont justes, les indirects sont injustes.
c) Les impôts directs sont perçus par voie de rôle, les indirects sans rôle nominatif.
d) Les impôts directs sont payés par les entreprises, les indirects par les ménages.
27. La personne tenue de verser l'impôt au trésor (ex: l'employeur pour les salaires) est
appelée :
a) Le contribuable
b) Le redevable
c) L'ayant-cause
d) Le comptable public
28. Le système où l'employeur retient l'impôt dû par le salarié et le verse directement
au trésor s'appelle :
a) La solidarité fiscale
b) L'acompte provisionnel
c) La retenue à la source
d) L'avis à tiers-détenteur
29. Le système d'acomptes provisionnels (ex: pour les BIC) est une forme de :
a) Paiement en différé
b) Paiement comptant
c) Paiement anticipé
d) Sursis de paiement
30. La procédure qui permet au trésor de saisir les sommes détenues par un tiers (ex:
une banque ou un locataire) pour le compte du contribuable défaillant est :
a) L'hypothèque légale
b) L'avis à tiers-détenteur (ATD)
c) Le privilège du trésor
d) La saisie-arrêt
Titre 3, Chapitre 1 : Réactions (Cadre de la loi) (Q 31-35)
31. L'utilisation par le contribuable des complexités de la loi pour choisir le statut fiscal
le plus intéressant est une forme de :
a) Fraude fiscale
b) Révolte fiscale
c) Évasion fiscale (au sens large)
d) Répercussion de l'impôt
32. Le système des "paradis fiscaux" consiste à :
a) Localiser fictivement ses revenus dans un pays à faible fiscalité.
b) Ne pas déclarer ses revenus.
c) Demander un recours gracieux.
d) Contester l'impôt devant le juge.
33. Lorsqu'un propriétaire d'immeuble incorpore l'impôt foncier dans le loyer payé par
le locataire, c'est un phénomène de :
a) Fraude
b) Évasion
c) Répercussion de l'impôt
d) Contentieux de l'assiette
34. Le contentieux qui porte sur la matière imposable (ex: le calcul du revenu) est le :
a) Contentieux du recouvrement
b) Contentieux de l'assiette
c) Recours gracieux
d) Dégrèvement d'office
35. Un contribuable qui ne conteste pas la loi mais demande la remise de pénalités car
il est dans l'impossibilité de payer, doit faire un :
a) Recours contentieux
b) Recours gracieux
c) Recours en cassation
d) Dégrèvement d'office
Titre 3, Chapitre 2 : Réactions (Hors cadre de la loi) (Q 36-40)
36. L'une des conséquences économiques de la fraude fiscale est qu'elle :
a) Augmente les recettes de l'État.
b) Fausse le jeu de la concurrence.
c) Renforce le principe d'égalité devant l'impôt.
d) Simplifie le travail de l'administration.
37. Le fait que l'impôt soit un acte de soumission fixé autoritairement par la puissance
publique est une cause de fraude :
a) Technique
b) Économique
c) Morale
d) Psychologique
38. Qu'est-ce qui distingue l'erreur fiscale (oubli de bonne foi) de la fraude fiscale ?
a) L'élément légal (la loi violée)
b) L'élément matériel (l'omission)
c) L'élément intentionnel (le caractère volontaire)
d) Le montant de l'impôt
39. L'examen des déclarations par l'administration à l'intérieur du service pour détecter
des erreurs matérielles s'appelle :
a) Le contrôle sur pièces
b) Le contrôle sur place (vérification de comptabilité)
c) Le droit de communication
d) La perquisition
40. Les sanctions pénales en cas de fraude fiscale (amendes, emprisonnement) sont
prononcées par :
a) L'administration fiscale (DGI)
b) Le comptable public
c) Les juridictions pénales
d) Le Président de la République
Partie 2, Chapitre 1 : Impôts Directs (CI) (Q 41-45)
41. Un impôt "cédulaire" (comme ceux de la Partie 2, Ch 1) taxe :
a) L'ensemble des revenus globaux du foyer.
b) Uniquement la consommation.
c) Différemment chaque nature ou "cédule" de revenu (travail, capital, etc.).
d) Uniquement les entreprises étrangères.
42. Quel est le taux d'imposition sur les BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux)
pour les sociétés en Côte d'Ivoire ?
a) 22%
b) 25%
c) 0,5%
d) 11,5%
43. L'Impôt Minimum Forfaitaire (IMF) est calculé sur la base :
a) Du bénéfice réel de l'entreprise.
b) Du nombre d'employés.
c) Du chiffre d’affaires annuel (0,5%).
d) De la valeur locative des locaux.
44. L'Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS) est perçu sur :
a) Les revenus salariés, indemnités et avantages en nature.
b) Les bénéfices des professions libérales.
c) Les dividendes des actions.
d) Les loyers des immeubles.
45. L'Impôt Général sur le Revenu (IGR) en Côte d'Ivoire est un impôt :
a) Proportionnel
b) Progressif par tranche
c) Forfaitaire
d) Cédulaire
Partie 2, Chapitre 2 : Impôts Indirects (CI) (Q 46-50)
46. L'impôt sur le revenu foncier (sur les immeubles bâtis) est basé sur :
a) La valeur vénale (prix de vente) de l'immeuble.
b) La valeur locative (prix du loyer) de l'immeuble.
c) Le nombre de pièces de l'immeuble.
d) Le revenu global du propriétaire.
47. La patente, due par les entreprises, est composée d'un droit sur la valeur locative et
d'un droit de 0,5% sur :
a) Les bénéfices
b) La masse salariale
c) Le chiffre d’affaires
d) Le capital social
48. Qui supporte la charge réelle et définitive de la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) ?
a) L'importateur
b) Le producteur
c) L'État
d) Le consommateur final
49. En Côte d'Ivoire, la Taxe sur les Prestations de Services (TPS) s'applique encore
principalement :
a) Aux opérations bancaires et financières.
b) Au corps médical.
c) Aux importations.
d) Aux produits alimentaires.
50. Les "droits d'accise" sont des impôts indirects perçus sur la consommation de
produits spécifiques comme :
a) Les livres et les journaux.
b) Le tabac, l'alcool et le pétrole.
c) Les services bancaires.
d) Les propriétés non bâties.
Partie 2, Chapitre 3 : Droits de Douane (CI) (Q 51-55)
51. Dans les pays en développement comme la Côte d'Ivoire, la fiscalité de porte
(droits de douane) a un rôle fiscal :
a) Négligeable
b) Important
c) Uniquement protecteur
d) Identique à celui des pays industrialisés
52. Les droits qui frappent toutes les marchandises importées sans égard à leur origine,
selon un tarif unique, sont des :
a) Droits à vocation économique
b) Droits fiscaux
c) Droits uniques de sortie
d) Droits d'accise
53. Le Droit Unique de Sortie (DUS) est perçu lors de :
a) L'importation de produits de luxe.
b) L'exportation de matières premières.
c) La vente de services financiers.
d) La création d'une entreprise.
54. Qui est habilité à faire la "déclaration en détail" des marchandises en douane ?
a) Uniquement le capitaine du navire.
b) Le commissaire en douane (transitaire) ou le propriétaire.
c) Le comptable public.
d) Le consommateur final.
55. Pour la liquidation des droits de douane, la valeur à déclarer de la marchandise
inclut :
a) Uniquement le prix de la marchandise.
b) Le prix, les frais de transport et l'assurance.
c) Uniquement les frais de transport.
d) La valeur après revente sur le marché local.
Partie 2, Chapitre 4 : Interventionnisme Fiscal (CI) (Q 56-60)
56. L'interventionnisme fiscal, tel que défini dans le cours, consiste à utiliser l'impôt
(par des exonérations) pour :
a) Augmenter les recettes de l'État.
b) Agir sur le développement économique.
c) Sanctionner la fraude fiscale.
d) Financer les collectivités locales.
57. La particularité du Code des investissements de 1984 était :
a) De ne s'appliquer qu'aux investissements étrangers.
b) D'instaurer une répartition géographique des investissements (3 zones).
c) De supprimer tous les impôts pour les PME.
d) De se concentrer uniquement sur Abidjan.
58. La "liberté des transferts de capitaux et des bénéfices" est une :
a) Garantie accordée aux investisseurs par le Code actuel.
b) Obligation imposée aux investisseurs.
c) Sanction en cas de non-respect du Code.
d) Procédure de recouvrement forcé.
59. Parmi les obligations des investisseurs selon le Code actuel, on trouve :
a) Le recours exclusif à des fournisseurs étrangers.
b) Le privilège de recourir aux fournisseurs ou sous-traitants locaux.
c) L'interdiction de former la main-d'œuvre nationale.
d) La non-application des normes environnementales.
60. Dans le Code des investissements actuel, les avantages (durée d'exonération) sont
les plus importants dans :
a) La Zone A (Abidjan)
b) La Zone B (Sud-ouest)
c) La Zone C (Reste du pays)
d) Ils sont identiques dans tout le pays.
❓ 50 Questions de Synthèse
Partie 1 : Théorie Générale, Définition et Sources
1. Expliquez en quoi l'impôt soulève des problèmes d'équité, en définissant
l'équité horizontale et l'équité verticale.
2. Citez et expliquez trois problèmes économiques soulevés par l'impôt, tels
qu'illustrés dans le cours.
3. Qu'est-ce que l'autonomie du droit fiscal ? Donnez deux exemples de ses
manifestations.
4. Quelles sont les limites de l'autonomie du droit fiscal ?
5. Donnez les 5 éléments clés de la définition de l'impôt selon Mehl et Beltrame.
6. Expliquez le critère de "prestation requise par la contrainte" et ce qui distingue
l'impôt de l'emprunt ou de la cotisation syndicale.
7. L'impôt a-t-il uniquement un objectif financier ? Justifiez votre réponse en citant
d'autres objectifs.
8. Définissez la "taxe" et expliquez ce qui la différencie de l'impôt.
9. Définissez la "redevance" et expliquez ce qui la différencie de la taxe.
10. Qu'est-ce qu'une taxe parafiscale et quel est son critère de définition ?
11. Quels sont les deux fondements majeurs de l'impôt dans la doctrine moderne ?
12. Résumez l'évolution du "consentement à l'impôt", de la Magna Carta à la
Révolution française (Art. 14 DDHC).
13. Comment le principe du consentement à l'impôt s'exerce-t-il aujourd'hui ? (deux
façons)
14. Expliquez le principe de la légalité de l'impôt et sa base dans la DDHC.
15. Le principe de légalité est-il absolu ? Citez trois limites à ce principe.
16. Qu'est-ce qu'une "tolérance fiscale" et quel danger présente-t-elle ?
17. Quel est l'objet principal des conventions fiscales internationales ?
Partie 1 : La Technique Fiscale (Assiette, Liquidation, Recouvrement)
18. Faites la distinction entre un "impôt réel" et un "impôt personnel".
19. Distinguez "impôt sur le capital", "impôt sur le revenu" et "impôt sur la dépense".
20. Quelle est la différence entre un "impôt spécifique" et un "impôt ad valorem" ?
21. Expliquez la technique d'évaluation de l'assiette par "l'indice".
22. Définissez la technique du "forfait" et citez ses avantages pour le contribuable.
23. Qu'est-ce que la "déclaration contrôlée" (aménagement du système déclaratif) ?
24. Expliquez la différence entre "l'impôt de répartition" et "l'impôt de quotité".
25. Pourquoi la progressivité de l'impôt est-elle considérée comme plus juste que la
proportionnalité ?
26. Expliquez le mécanisme de la "progressivité par tranche".
27. Qu'est-ce que le "quotient familial" et quel est son objectif ?
28. Faites la distinction entre le "contribuable" et le "redevable".
29. Expliquez le mécanisme de la "retenue à la source" et citez un avantage pour
l'État.
30. Qu'est-ce qu'un "avis à tiers-détenteur" (ATD) ?
31. Quelles sont les deux principales garanties dont dispose le trésor pour le
recouvrement forcé ?
Partie 1 : Les Réactions du Contribuable (Légales et Illégales)
32. Expliquez la différence entre "l'évasion fiscale" (au sens large, légale) et la
"fraude fiscale" (illégale).
33. Qu'est-ce que la "répercussion de l'impôt" ? Donnez un exemple.
34. Distinguez le "contentieux de l'assiette" du "contentieux du recouvrement".
35. Quelle est l'obligation du contribuable avant de saisir le juge en matière fiscale ?
(RAP)
36. Qu'est-ce qu'un "recours gracieux" et en quoi diffère-t-il d'un recours
contentieux ?
37. Citez les trois éléments constitutifs de la fraude fiscale.
38. Expliquez ce qu'est le "droit de communication" de l'administration fiscale.
39. Qu'est-ce que le "droit de reprise" de l'administration et quel est le délai général
en Côte d'Ivoire ?
40. Quelles sont les deux grandes catégories de sanctions en cas de fraude fiscale ?
Partie 2 : Le Système Fiscal Ivoirien
41. Qu'est-ce que l'Impôt Minimum Forfaitaire (IMF) en Côte d'Ivoire et comment
est-il calculé ?
42. Quelles sont les deux impositions distinctes qui frappent les salaires en Côte
d'Ivoire ?
43. L'Impôt Général sur le Revenu (IGR) est-il un impôt cédulaire ou un impôt global
? Justifiez.
44. Sur quelle base l'impôt sur le revenu foncier est-il calculé en Côte d'Ivoire ?
45. Comment se compose la "patente" en Côte d'Ivoire ?
46. Expliquez le mécanisme de déduction de la TVA. Que se passe-t-il si la TVA
supportée est supérieure à la TVA facturée ?
47. Citez deux exemples de produits soumis aux "droits d'accise" en Côte d'Ivoire.
48. Qu'est-ce que le Droit Unique de Sortie (DUS) et à quels types de produits
s'applique-t-il ?
49. Quelles sont les trois bases de liquidation des droits de douane ?
50. Expliquez la logique des zones (A, B, C) dans le Code des investissements
ivoirien et quel est leur objectif.
✅ Réponses aux QCM et aux Questions de Synthèse
1. Réponses aux QCM
1. b) Déterminer chaque année les charges et les ressources de l'État.
2. c) Politique
3. b) Le fait que deux contribuables ayant le même revenu devraient payer le même
impôt.
4. c) La concurrence fiscale
5. b) Une limite à l'autonomie du droit fiscal.
6. c) À titre définitif et sans contrepartie déterminée.
7. b) Parce qu'il permet au contribuable de disposer de sa personne et de ses
biens.
8. b) Par les représentants des contribuables (députés) votant la loi.
9. c) Social (santé publique)
10. c) La redevance est équivalente à la valeur du service rendu, alors que la taxe
non.
11. a) La souveraineté de l'État et le consentement des contribuables.
12. d) La Magna Carta (Grande Charte)
13. b) Constater la nécessité de l'impôt et de le consentir librement par leurs
représentants.
14. b) Une limite au principe de légalité fiscale.
15. c) Corriger les effets de la territorialité, notamment les doubles impositions.
16. b) Impôt réel
17. b) Il tend à détruire le capital (familial ou économique).
18. c) Sur la dépense (ou consommation)
19. b) Qui est fonction de la valeur de la richesse imposée.
20. b) Il diminue ses obligations fiscales et comptables.
21. b) Fixe le produit global de l'impôt, qui est ensuite réparti.
22. b) Progressif
23. c) La progressivité par tranche
24. c) 6 enfants
25. a) Le revenu global du foyer par le nombre de parts.
26. c) Les impôts directs sont perçus par voie de rôle, les indirects sans rôle
nominatif.
27. b) Le redevable
28. c) La retenue à la source
29. c) Paiement anticipé
30. b) L'avis à tiers-détenteur (ATD)
31. c) Évasion fiscale (au sens large)
32. a) Localiser fictivement ses revenus dans un pays à faible fiscalité.
33. c) Répercussion de l'impôt
34. b) Contentieux de l'assiette
35. b) Recours gracieux
36. b) Fausse le jeu de la concurrence.
37. d) Psychologique
38. c) L'élément intentionnel (le caractère volontaire)
39. a) Le contrôle sur pièces
40. c) Les juridictions pénales
41. c) Différemment chaque nature ou "cédule" de revenu (travail, capital, etc.).
42. b) 25%
43. c) Du chiffre d’affaires annuel (0,5%).
44. a) Les revenus salariés, indemnités et avantages en nature.
45. b) Progressif par tranche
46. b) La valeur locative (prix du loyer) de l'immeuble.
47. c) Le chiffre d’affaires
48. d) Le consommateur final
49. a) Aux opérations bancaires et financières.
50. b) Le tabac, l'alcool et le pétrole.
51. b) Important
52. b) Droits fiscaux
53. b) L'exportation de matières premières.
54. b) Le commissaire en douane (transitaire) ou le propriétaire.
55. b) Le prix, les frais de transport et l'assurance.
56. b) Agir sur le développement économique.
57. b) D'instaurer une répartition géographique des investissements (3 zones).
58. a) Garantie accordée aux investisseurs par le Code actuel.
59. b) Le privilège de recourir aux fournisseurs ou sous-traitants locaux.
60. c) La Zone C (Reste du pays)
2. Réponses aux Questions de Synthèse
1. Problèmes d'équité : L'impôt soulève des problèmes d'équité, car il vise la
justice fiscale.
a. Équité horizontale : À revenu égal, l'impôt devrait être égal. Ce n'est pas
toujours le cas à cause des niches fiscales.
b. Équité verticale : Les hauts revenus doivent contribuer davantage
(progressivité). Ce principe peut être contourné par l'optimisation fiscale.
2. Problèmes économiques : 1. Distorsions économiques : Une taxation
excessive (ex: sur le travail) peut fausser les choix et encourager le travail non
déclaré. 2. Concurrence fiscale : Les pays baissent leur fiscalité pour attirer les
entreprises (ex: Irlande), menant à une "course vers le bas". 3. Évasion et
optimisation : Les multinationales (ex: Google, Apple) exploitent les failles pour
transférer leurs bénéfices vers des paradis fiscaux.
3. Autonomie du droit fiscal : C'est une branche du droit qui se distingue par ses
règles et principes propres. Manifestations : 1. Terminologie distincte : La
notion de "bénéfice imposable" (fiscal) peut différer du "résultat comptable". 2.
Interprétation autonome : Le juge fiscal peut requalifier un acte (ex: un "prêt"
en "donation déguisée") indépendamment du droit civil.
4. Limites de l'autonomie : Le droit fiscal n'est pas totalement indépendant. Il est
influencé et limité par : 1. Le droit constitutionnel (principes d'égalité, non-
rétroactivité). 2. Le droit communautaire et international (les conventions
priment sur la loi interne). 3. Le droit comptable et commercial (le résultat
fiscal se base souvent sur le résultat comptable).
5. Définition Mehl et Beltrame : 1. Prestation pécuniaire ; 2. Requise des
personnes (physiques/morales) d'après leurs facultés contributives ; 3. Par
voie d'autorité (contrainte) ; 4. À titre définitif et sans contrepartie déterminée
; 5. En vue de la couverture des charges publiques ou à des fins d'intervention.
6. Prestation par contrainte : L'impôt est imposé unilatéralement par l'État. Le
consentement est donné par les représentants (Parlement) et non
individuellement. Cela le distingue de l'emprunt, qui est un contrat nécessitant
l'accord des deux volontés , et de la cotisation syndicale, qui est liée à une
adhésion libre.
7. Objectifs de l'impôt : Non, l'objectif financier (couvrir les dépenses) est le
premier, mais pas le seul. Il y a aussi : 1. Objectifs économiques (favoriser les
investissements). 2. Objectifs sociaux (redistribution des richesses, santé
publique comme la taxe sur le tabac).
8. Taxe vs Impôt : Une taxe est perçue à l'occasion d'un service rendu par
l'administration (ex: droits d'inscription universitaires, taxe d'enlèvement des
ordures). L'impôt, lui, est sans contrepartie directe.
9. Redevance vs Taxe : La redevance est aussi perçue pour un service rendu. La
différence est que le montant de la redevance est équivalent à la valeur du
service rendu, alors que le montant de la taxe n'a pas de rapport direct avec le
coût réel du service.
10. Taxe parafiscale : C'est un prélèvement obligatoire qui est "doublement
affecté". Le critère est qu'elle est affectée à un but d'intérêt économique ou
social spécifique, et au profit d'une personne morale autre que l'État, les CT ou
les EPA (ex: un EPIC ou organisme privé).
11. Fondements de l'impôt : La doctrine moderne repose sur deux fondements : 1.
La souveraineté de l'État (l'impôt est un attribut régalien). 2. Le consentement
des contribuables (l'impôt est créé dans un État de droit par les représentants).
12. Évolution du consentement : L'idée apparaît au Moyen-Âge, notamment avec
la Magna Carta (1215) qui stipule que le roi ne peut créer d'impôts sans le
consentement de ses sujets. Après un déclin sous l'absolutisme , le principe
renaît et est affirmé lors de la Révolution française, notamment par l'article 14
de la DDHC (1789), qui donne aux citoyens le droit de consentir à l'impôt par
leurs représentants.
13. Consentement aujourd'hui : Il s'exerce de deux façons : 1. La création de
l'impôt : Le Parlement a le monopole de la législation fiscale (création,
modification). 2. L'autorisation de la perception : Cette autorisation est
annuelle et contenue dans la loi de finances (principe d'annualité).
14. Légalité de l'impôt : Inspiré de l'Art. 14 de la DDHC , ce principe signifie que
seule la loi (votée par le Parlement) peut déterminer l'assiette, la liquidation et le
recouvrement de l'impôt. En Côte d'Ivoire, l'article 61 de la Constitution stipule
que l'Assemblée nationale vote la loi et consent l'impôt.
15. Limites à la légalité : Non, il n'est pas absolu. Les limites incluent : 1. Les
ordonnances : L'exécutif peut légiférer en matière fiscale (ex: Art. 106 en CI). 2.
L'administration fiscale : Elle dispose d'un pouvoir d'interprétation (circulaires,
tolérances). 3. Les conventions internationales : Une fois ratifiées, elles
priment sur la loi nationale.
16. Tolérance fiscale : C'est une dérogation administrative (non prévue par la loi) à
une règle fiscale, prise par instruction (ex: ne pas percevoir l'impôt foncier sur
les constructions modernes dans les villages en CI). Le danger est l'insécurité
juridique pour le contribuable (l'administration peut y mettre fin à tout moment)
et le risque d'arbitraire.
17. Objet des conventions fiscales : Elles visent principalement à corriger les
inconvénients du principe de territorialité. Leurs deux objets principaux sont : 1.
La lutte contre les doubles impositions (éviter qu'une même richesse soit
taxée par deux États). 2. La lutte contre l'évasion fiscale.
18. Impôt réel vs personnel : L'impôt réel frappe les biens sans tenir compte de la
situation du propriétaire (ex: impôt foncier). L'impôt personnel est établi sur la
personne même (ex: ancien impôt de capitation) ou tient compte de la situation
personnelle du contribuable (charges de famille).
19. Catégories d'impôts : 1. Impôt sur le capital : Frappe la richesse acquise, le
patrimoine (ex: droits de succession). 2. Impôt sur le revenu : Frappe la
richesse en voie d'acquisition (ex: revenus du travail, loyers, bénéfices). 3.
Impôt sur la dépense : Perçu lors de la consommation (ex: TVA, taxes sur le
carburant).
20. Impôt spécifique vs ad valorem : L'impôt spécifique est calculé sur une unité
matérielle (poids, volume, surface). L'impôt ad valorem est fonction de la
valeur de la richesse ; il est calculé en appliquant un taux (pourcentage) à cette
valeur.
21. Technique de l'indice : C'est une évaluation automatique de la matière
imposable. Elle repose sur un signe apparent (un indice) qui laisse présumer
l'existence d'une richesse (présomption).
22. Technique du forfait : C'est une évaluation automatique qui retient un ou
plusieurs éléments propres à la matière imposable (ex: superficie pour
l'exploitation agricole). Avantages : Commodité, simplicité, et diminution des
obligations fiscales et comptables pour le contribuable.
23. Déclaration contrôlée : C'est un aménagement du système déclaratif. La
personne qui verse les revenus au contribuable (le tiers payeur) doit également
les déclarer au fisc. Le fisc peut ainsi comparer les deux déclarations pour
vérifier l'exactitude.
24. Impôt de répartition vs quotité : Dans l'impôt de répartition, le législateur fixe
le produit global à recouvrer, et cette somme est ensuite répartie entre les
contribuables. Dans l'impôt de quotité, le législateur fixe le tarif (le taux) à
appliquer à la matière imposable de chaque contribuable.
25. Justice de la progressivité : L'impôt proportionnel (même taux pour tous) a
longtemps été vu comme égalitaire. Cependant, la progressivité (le taux
augmente avec le revenu) est considérée comme plus juste car elle instaure une
"égalité dans les sacrifices", en partant du principe qu'un prélèvement sur le
minimum vital est plus lourd qu'un prélèvement sur le surplus.
26. Progressivité par tranche : C'est le système utilisé en Côte d'Ivoire. Le revenu
imposable n'est pas taxé à un taux unique, mais il est divisé en plusieurs
"tranches". Chaque tranche est taxée à un taux différent, de plus en plus élevé.
27. Quotient familial : C'est un mécanisme utilisé pour calculer l'impôt sur le
revenu (IGR) en tenant compte de la composition du foyer. On divise le revenu
global du foyer par le nombre de parts (déterminé par les adultes et les enfants à
charge). Objectif : Diminuer la charge fiscale des foyers avec enfants, adaptant
ainsi l'impôt aux facultés contributives réelles.
28. Contribuable vs Redevable : Le contribuable est la personne au nom de
laquelle la dette d'impôt est juridiquement établie (ex: le salarié). Le redevable
est la personne qui paie l'impôt au trésor (ex: l'employeur dans la retenue à la
source). Souvent, ils sont la même personne, mais pas toujours.
29. Retenue à la source : Le débiteur du revenu (ex: l'employeur) est tenu de retenir
l'impôt dû par le bénéficiaire (le contribuable, ex: le salarié) et de le verser lui-
même au trésor. Avantage pour l'État : Il assure une régularité des rentrées
fiscales et facilite la trésorerie.
30. Avis à tiers-détenteur (ATD) : C'est une procédure de recouvrement forcé
simplifiée. Elle permet au trésor de recouvrer les sommes dues en s'adressant
directement à un tiers qui détient de l'argent pour le compte du contribuable
défaillant (ex: sa banque, son locataire, son employeur).
31. Garanties du trésor : En plus des procédures de saisie, le trésor dispose de : 1.
Le privilège : Un droit qui s'exerce avant tout autre créancier sur les biens
meubles du contribuable. 2. L'hypothèque légale : Elle porte sur tous les
immeubles du contribuable et prend effet lors de son inscription.
32. Évasion vs Fraude : L'évasion fiscale (au sens large et légal) consiste à utiliser
les lacunes ou la complexité de la loi pour réduire son impôt (ex: choisir le statut
fiscal le plus avantageux, optimisation). La fraude fiscale est une violation
illégale et intentionnelle de la loi pour échapper à l'impôt (ex: fausse déclaration,
dissimulation).
33. Répercussion de l'impôt : C'est un phénomène économique où le contribuable
légal (celui qui paie l'impôt) parvient à reporter la charge de cet impôt sur une
autre personne. Exemple : Le propriétaire (contribuable de l'impôt foncier) qui
augmente le loyer de son locataire pour couvrir le montant de l'impôt.
34. Contentieux de l'assiette vs recouvrement : Le contentieux de l'assiette
porte sur le fondement ou le calcul de l'impôt (la matière imposable) et oppose
le contribuable au service de l'assiette (DGI). Le contentieux du recouvrement
oppose le contribuable au comptable public et porte sur la régularité des actes
de poursuite pour récupérer l'impôt.
35. Recours Administratif Préalable (RAP) : Avant de saisir le juge, le contribuable
a l'obligation de présenter une réclamation à l'administration fiscale (le DGI).
C'est une condition de recevabilité de l'action en justice.
36. Recours gracieux vs contentieux : Le recours contentieux vise à contester le
bien-fondé de l'imposition (demande de réparation d'erreur, application d'un
droit). Le recours gracieux ne conteste pas la légalité de l'impôt, mais demande
une faveur (remise totale ou partielle d'impôt ou de pénalité) en raison de
difficultés matérielles de paiement.
37. Éléments de la fraude : 1. L'élément légal (une violation de la loi fiscale). 2.
L'élément matériel (un fait extérieur, comme une omission, une fausse
écriture). 3. L'élément intentionnel (le caractère volontaire, la volonté de
frauder, qui la distingue de l'erreur de bonne foi).
38. Droit de communication : C'est un pouvoir général de l'administration. Il lui
permet de rassembler des informations sur la situation d'un contribuable en
demandant des documents professionnels à d'autres entreprises, ou à des tiers
comme les banques, les notaires, etc., qui ne peuvent opposer le secret
professionnel.
39. Droit de reprise : C'est le droit pour l'administration de corriger les erreurs,
omissions ou fraudes commises par un contribuable. Ce droit est limité dans le
temps. Le délai général de reprise en Côte d'Ivoire est de 3 ans (pour les impôts
sur le revenu, l'IGR, la TVA, etc.).
40. Catégories de sanctions : 1. Les sanctions administratives (ou fiscales) :
Appliquées par l'administration (ex: pénalités de retard, majorations, amendes
proportionnelles). 2. Les sanctions pénales : Prononcées par les juridictions
pénales (juges) en cas de fraude grave (ex: amendes lourdes, peines
d'emprisonnement, peines accessoires).
41. Impôt Minimum Forfaitaire (IMF) : C'est un impôt institué pour éviter que les
entreprises ne déclarent des déficits frauduleux plusieurs années de suite. Il est
dû quel que soit le résultat (bénéfice ou déficit). Il est calculé en Côte d'Ivoire à
hauteur de 0,5% du chiffre d’affaires annuel, avec un minimum de 2 millions
de francs.
42. Impositions sur les salaires (CI) : Les salaires versés en CI font l'objet de deux
impositions : 1. Une supportée par le salarié (l'Impôt sur les Traitements et
Salaires - ITS). 2. Une supportée par l'employeur (Contribution employeur,
contribution nationale, taxe d'apprentissage, etc.).
43. IGR (CI) : L'IGR est un impôt global. Contrairement aux impôts cédulaires qui
frappent chaque catégorie de revenu séparément , l'IGR frappe le revenu
annuel global du contribuable, qui est la somme de ses différents revenus (BIC,
salaires, fonciers, dividendes, etc.).
44. Base de l'impôt foncier (CI) : Les immeubles bâtis (maisons, usines, etc.) sont
imposés sur la base de leur valeur locative. C'est le prix que le propriétaire en
retire (ou pourrait en retirer) s'il le loue.
45. Composition de la patente (CI) : La patente est composée de deux éléments :
1. Un droit sur le chiffre d’affaires (ou recettes brutes) de l'année précédente
(au taux de 0,5%). 2. Un droit sur la valeur locative des locaux professionnels
(au taux de 18,5%).
46. Mécanisme de déduction TVA : La TVA est un impôt collecté à chaque étape.
Une entreprise collecte la TVA sur ses ventes (TVA facturée) et paie la TVA sur
ses achats (TVA déductible). Elle ne reverse à l'État que la différence. Si la TVA
supportée (déductible) est supérieure à la TVA facturée (collectée) , le
redevable bénéficie d'un crédit d'impôt.
47. Exemples de droits d'accise (CI) : Ce sont des taxes sur des produits
spécifiques. Les exemples incluent les boissons alcoolisées (bière, vin) , le
tabac et les cigarettes , ou les produits pétroliers.
48. Droit Unique de Sortie (DUS) : C'est un impôt perçu lors de l'exportation de
matières premières (ex: café, cacao). C'est une ressource importante pour
l'État.
49. Bases de liquidation (Douane) : Les droits sont liquidés sur trois bases : 1.
L'espèce (la dénomination de la marchandise dans le tarif douanier). 2. Le pays
d'origine (pour déterminer les tarifs applicables, ex: tarifs privilégiés). 3. La
valeur de la marchandise (le prix normal, incluant transport et assurance).
50. Logique des zones (Code des investissements) : Le Code des investissements
de 1984 a introduit une répartition géographique en 3 zones pour les avantages
fiscaux. Le code actuel maintient cette logique (Zone A : Abidjan ; Zone B : Sud-
ouest ; Zone C : Reste du pays). Objectif : Inciter les investisseurs à s'installer en
dehors d'Abidjan pour favoriser un développement géographique équilibré, en
offrant des avantages fiscaux (durée d'exonération) plus longs et plus
importants à mesure que l'on s'éloigne de la capitale économique.