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Guide Pratique de l'Élevage Avicole

L'aviculture au Sénégal se divise en deux types : traditionnelle, avec des volailles locales peu performantes, et intensive, qui utilise des souches sélectionnées pour une production optimale. Les infrastructures, équipements et principes d'élevage sont cruciaux pour assurer la santé et la productivité des volailles, notamment par le choix du bâtiment, des matériels d'alimentation et d'abreuvement, ainsi que le respect des normes de densité et de température. L'élevage des poules pondeuses et des poulets de chair nécessite une attention particulière à l'alimentation, à l'hygiène et à la gestion des conditions d'élevage pour maximiser la rentabilité.

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Guide Pratique de l'Élevage Avicole

L'aviculture au Sénégal se divise en deux types : traditionnelle, avec des volailles locales peu performantes, et intensive, qui utilise des souches sélectionnées pour une production optimale. Les infrastructures, équipements et principes d'élevage sont cruciaux pour assurer la santé et la productivité des volailles, notamment par le choix du bâtiment, des matériels d'alimentation et d'abreuvement, ainsi que le respect des normes de densité et de température. L'élevage des poules pondeuses et des poulets de chair nécessite une attention particulière à l'alimentation, à l'hygiène et à la gestion des conditions d'élevage pour maximiser la rentabilité.

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CONDUITE D’ÉLEVAGE EN AVICULTURE

INTRODUCTION
L’aviculture ou élevage de la volaille est une activité lucrative qui a connu un réel essor durant
ces dernières décennies.
L’aviculture sénégalaise est généralement dominée par l’élevage du poulet. Les autres espèces
de volailles (pintade, canard, dindon, oie, pigeon) sont très marginales et sont surtout élevées
pour l’alimentation. On rencontre deux types d’aviculture:
 l’aviculture traditionnelle ou paysanne avec des volailles de souches locales, laissées
en liberté, sans alimentation régulière ni soins sanitaires;
 l’aviculture intensive moderne avec des volailles de souches hautement sélectionnées,
maintenus dans un habitat convenable avec du matériel d’élevage perfectionné et bien
entretenues et suivies aux plans alimentation, abreuvement et soins.
L’aviculture traditionnelle présente beaucoup de contraintes liées à plusieurs facteurs parmi
lesquelles on a:
 facteurs d’ordre génétique : poulets de races locales peu performantes ;
 contraintes d’ordre environnemental : alimentation, habitat ;
 pertes dues aux maladies et aux accidents ;
 faible productivité….
Par conséquent, la seule option qui peut convenir à l’aviculteur mû par l’ambition de produire
à une grande échelle et de faire le maximum de profits, reste l’aviculture intensive moderne.
I. INFRASTRUCTURES ET EQUIPEMENTS
1. Le Bâtiment
Le bâtiment d’élevage doit permettre: le maintien d’un parfait état de santé, la réalisation
d’excellentes performances et l’obtention de produits de qualité. Ses coûts de construction
doivent être les plus bas possibles
a. Rôle du bâtiment
L’habitat en élevage assure plusieurs fonctions dont:
 la protection des animaux:
- contre le milieu extérieur: pluies, soleil, vent, accidents ;
- contre les prédateurs: voleurs, chats, serpents…
 la facilitation de la conduite d’élevage ;
 la réalisation de bonnes conditions d’ambiance: température; humidité, vitesse de
l’air.
b. Choix du site d'implantation
 Eviter les terrains humides car l’humidité est mauvaise pour la santé;
 Choisir un endroit abrité des grands vents;
 Choisir un lieu facile d’accès mais protégé des passants et des bruits;
 Choisir un site spacieux pour contenir les bâtiments d’élevage et les annexes;
 Choisir un lieu dont les environs peuvent être facilement entretenus et maintenus
propres.
c. Orientation:
Il faut choisir l’orientation en fonction de deux critères :
- le mouvement du soleil: choisir axe Est – Ouest (éviter pénétration rayons à l’intérieur
du bâtiment);
- la direction des vents dominants: Il faut orienter le bâtiment perpendiculairement aux
vents dominants en saison chaude.

Figure 1: orientation du bâtiment


d. Dimensions
Elles sont déterminées en fonction des densités qui sont généralement adoptées à savoir:
- Poulets de chair: 10 sujets/m² en finition;
- Poulettes futures pondeuses: 6 à 8 sujets/m² à 18 semaines;
- Pondeuses: 5 à 6 sujets/m² selon la souche et l’équipement.

Figure 2 : bâtiment d’élevage


2. Le Matériel d’élevage
a. Mangeoires
 Mangeoires poussins ou 1er âge :
 Mangeoires 2ème âge ou adultes:
On prévoit 2 unités pour 100 sujets soit 1mangoire pour 50 sujets
 5 unités pour 100 sujets soit 1mangoire pour 20 sujets
b. Abreuvoirs
Les abreuvoirs les plus adaptés sont de type siphoïde.
 abreuvoirs 1e âge : 4 abreuvoirs pour 100 poussins soit 1 abreuvoir pour 25 poussins;
 abreuvoirs 2ème âge ou adultes: 5 unités pour 100 sujets soit 1abreuvoir pour 20 sujets.
On prévoit 2 unités pour 100 sujets soit 1 abreuvoir pour 50 sujets.

Figure 3 : abreuvoirs et mangeoires


c. Température / Eclairement:
IL faut bien concevoir le bâtiment pour profiter au maximum de la lumière du jour et de
l’atténuation de la température extérieure (bonne isolation).
Les équipements utilisés dans ce domaine apportent soit de la lumière, soit de la chaleur
(éleveuses) soit les deux. Les plus utilisés sont:
 Les ampoules électriques :
- Pour éclairement : 5 watts / m² (1 à 7 j) puis, 0,7 w/m²
- Pour chauffage: ampoules chauffantes de 75 à 100 W
 Les lampes tempêtes:
Préférer les modèles moyens et grand format de type « LUCIOLE » au petit format. A tenir
toujours propre. Il faut 1 lampe pour 100 à 150 sujets.
 Les éleveuses à gaz:
- Les Radiants électriques: 1Radiant de 3000 thermies pour 1000 poussins ;
- Les Radiants à gaz: 1Radiant pour 500 poussins.
d. Autres matériels:
Il s’agit de tous les autres matériels dont l’utilisation peut intervenir dans la conduite de
l’élevage, notamment :
- Le matériel de nettoiement : pelles, râteaux, fourches….
- Les récipients d’usage courant : seaux, bassines…
- Le matériel de pesée : balance…
- Les thermomètres ;
- Les tenues de travail : blouses, bottes, masques, lunettes…
- Les documents de l’exploitation (fiche de suivi etc…).
3. Les principes d’élevage avicole
 1er principe: application rigoureuse des mesures de prophylaxie médicale et
sanitaire:
Vacciner l’ensemble du troupeau contre les principales maladies ciblées par les programmes;
assurer l’entretien et la maintenance de la propreté du bâtiment, et de ses environs ainsi que du
matériel, par le nettoyage et la désinfection réguliers; vider et rincer les mangeoires et
abreuvoirs tous les jours (renouveler l’eau au moins 2 fois par jour) ; veiller à la réalisation des
bonnes conditions d’ambiance dans le poulailler (densité, température, éclairement,
humidité…); disposer d’un matériel d’élevage de qualité et en quantité suffisante.
 2èmeprincipe: Vide sanitaire obligatoire sur une durée minimum de 2 semaines
après chaque bande
Nettoyer et désinfecter profondément les lieux en totalité; laisser au repos absolu les locaux et
le matériel concernés pendant au moins deux semaines avant de les réutiliser.
 3ème principe: tout plein tout vide / all in all out
Ne jamais mélanger des sujets de races et ou d’âges différents. Dans chaque bâtiment, il faut
toujours une seule souche, un seul âge.
II. CONDUITE D’ELEVAGE DES POULETS DE CHAIR
1. Choix des races
Pour être rentable, la production intensive de poulets de chair doit reposer sur des races de
poulets adaptées. Le choix de la race est donc important. Il dépend de plusieurs critères dont:
- les performances en matière de production de viande; l’adaptation aux conditions
climatiques du milieu et la sensibilité aux parasitismes et aux maladies, etc.
Au Sénégal, on utilise plusieurs souches lourdes dont: Vedette, Cobb 500, Ross 208,
Hubbard, Jupiter, etc.
L’achat des poussins d’un jour, doit se faire auprès d’un fournisseur spécialisé de la place.
2. Le démarrage des poussins (1er au 15ème jour)
a. Préparation de la poussinière
Normes de construction de la garde:
- Diamètre de 3,5 à 4m pour 500 poussins ; hauteur: 50cm (au moins) ;
- Une litière de 10cm d’épaisseur (copeaux de bois, coques d’arachides etc.) sera disposée
sur le sol ; l’éleveuse sera mise en marche et la température réglée ;
- Les mangeoires et les abreuvoirs seront alternés.
Il est important que l’eau soit déjà à la température du local, une eau trop froide à l’arrivée des
poussins leur serait préjudiciable.

Figure 4 : positionnement du matériel dans le cercle de démarrage


b. Densité
La période de démarrage des poussins est capitale car elle détermine l’avenir du lot. Tout
d’abord, il faut chauffer les poussins, pour remplacer la mère poule qui procure la chaleur aux
poussins.
En effet, le poussin au démarrage n’est pas encore emplumé, il est seulement recouvert de duvet.
II est sensible aux « coups de froid ». Pour chauffer correctement les poussins, il faut les
regrouper dans un cercle de démarrage où la densité est de 30 à 40 poussins par m².
Pour 500 poussins par exemple, il faut prévoir un cercle de 4m de diamètre.
Le défaut observé dans beaucoup d’élevages est le non-respect de la densité des poussins.
Trop serrés, le démarrage est raté et les lots sont hétérogènes.
c. Température
Les poussins exigent une certaine chaleur pendant les 15 premiers jours surtout lors de la
première semaine. La température doit être comprise en 32 et 35°C.
Durant cette période, des précautions seront prises pour éviter les courants d’air et maintenir la
température adéquate. C’est le comportement des poussins qui renseigne sur la qualité du
chauffage.

Chaleur correcte: bonne Chaleur excessive: le radiant


répartition des poussins chauffe trop ou est trop bas
Chaleur mal repartie ou Chaleur insuffisante: le radiant
présence de courant d’air ne chauffe pas assez ou est éteint
3. La croissance et finition des poussins
Au fur et à mesure de la croissance des poussins, il faut agrandir le cercle de démarrage en
respectant les normes de densité de volailles au m² .
Age Densité au m² Occupation de la surface
1ère semaine 30 à 40 Cercle de démarrage
A partir de 7 jrs 20 à 30 1/3 de la surface
A partie de 15jrs 20 ½ de la surface
A partir de 21 jrs 15 2/3 de la surface
A partir de 28 jrs 10 Toute la surface du bâtiment

4. Alimentation des poulets de chair


Dans l’engraissement du poulet de chair, on attache une grande importance à la croissance
rapide des sujets. L’alimentation des troupeaux de poulets de chair, se fait généralement avec
des aliments complets. Cependant, il faut surtout veiller à ce qu’il n’y ait pas de gaspillage.
Les mangeoires doivent être correctement réglées à hauteur du dos des animaux et pas
trop remplies. Les teneurs doivent être élevées en protéines et en énergie. Pour faciliter la
consommation d’aliment au démarrage, on le distribue sur des feuilles de papier (papier kraft)
pendant 3 à 5 jours. Celles-ci doivent être changées quotidiennement. Le bruit du bec sur le
papier lorsque les poussins picorent stimule la consommation.
Les changements de matériel et d’aliment doivent toujours se faire de manière progressive.
Pour arriver à maturité, le poulet de chair doit consommer quatre (4) kilogrammes d’aliment
distribué suivant un programme et répartis comme suit:
 Programme avec trois aliments
Périodes Types d’aliment Consommation prévu par sujet en kg
Démarrage: 1 à 15 jrs Miette 0,5
Croissance: 16 à 28 jrs Granulé 1,5
Finition: 29 à l’abattage Granulé 2
 Programme avec deux aliments
Périodes Types d’aliment Consommation prévu par sujet en kg
Démarrage: 1 à 21jrs Miette 1,5
Finition: 22 à l’abattage Granulé 2,5
La transition, c’est à dire le passage d’une phase d’alimentation à une autre doit se faire sans
créer de stress et de sous consommation, cette transition doit se faire de façon progressive.
Par exemple, pour passer de la phase croissance à la phase finition, on procède de la manière
suivante :
 1er jour : 3/4 aliment croissance + 1/4 aliment finition ;
 2ème jour: 2/4 aliment croissance + 2/4 aliment finition ;
 3ème jour: 1/4 aliment croissance + 3/4 aliment finition ;
 4ème jour : aliment finition.
5. Abreuvement
L’eau est le premier aliment des poulets. Elle doit être suffisante, claire, propre et fraîche.
Veiller à un abreuvement suffisant et ininterrompu avec une eau de qualité. Le manque d’eau
entraîne: une mauvaise digestion des aliments, une mauvaise circulation du sang et une
augmentation de la température corporelle des poulets. L’eau est un facteur de santé et
d’efficacité alimentaire.
III. CONDUITE D’ELEVAGE DES POULES PONDEUSE
1. L’appareil génital mâle
L’appareil génital mâle se compose de deux (2) testicules logés en avant des reins.
Les canaux déférents sont parallèles aux uretères et débouchent dans le cloaque

2. L’appareil génital femelle


Chez la femelle, l’appareil génital a pour rôle de produire et d’expulser les œufs.
Seul l’ovaire gauche est fonctionnel, le droit reste rudimentaire.
Les ovules immatures sont pales et gris, les plus gros sont colorés en jaune (futur jaune de
l’œuf).
L’oviducte se compose du Pavillon (infundibulum), du Magnum, de l’Isthme, de l’utérus,
du vagin qui débouche dans le cloaque.
3. La formation de l’œuf
Lors de l’ovulation, le follicule s’entre-ouvre et laisse échapper le jaune, qui est alors capté par
l’infundibulum. C’est au niveau de cette première partie de l’oviducte qu’a lieu la fécondation.
Au cours du déplacement de l’œuf, dans l’oviducte, on observe l’épaississement de la
membrane vitelline, l’apparition du blanc et chalazes et enfin la formation des membranes
coquillères et de la coquille.
4. La structure de l’œuf
Le germe: tâche blanchâtre de 2 mm qui est en liaison étroite avec le jaune. Après la
fécondation, il se transforme en embryon.
Le jaune ou vitellus: matière nutritive pour l’embryon et le poussin immédiatement après son
éclosion.
Les chalazes: prolongation de la membrane vitelline vers les deux(2) pôles de l’œuf, dont le
rôle est de maintenir le vitellus au centre.
Le blanc ou albumen: substance fluide de couleur claire composée de trois(3) couches
d’albumine de consistances différentes.
Les membranes coquillières: au nombre de deux(2), elles séparent l’albumen de la coquille.
Elles adhèrent l’une à l’autre, sauf à la base de l’œuf où elles s’écartent pour former la chambre
à air. Celle-ci, très petites quand l’œuf vient d’être pondu, augmente de taille au fur et à mesure
que l’eau s’évapore.
La coquille: formée essentiellement de carbonate de calcium, elle est poreuse pour permettre à
l’embryon de respirer.
La cuticule: fine membrane de mucus sur la coquille qui protège l’œuf.
L’élevage des poules pour la production d’œufs se divise en trois périodes :
 La période poussin: de la naissance à 8 – 10 semaines;
 la période poulette: de 8 – 10 semaines à 18 - 20 semaines (entrée en ponte);
 la période pondeuse: de 18 - 20 semaines à la réforme ( 74 semaines minimum).
L’objectif est la production à partir du poussin d’un jour d’une poulette prête à pondre à
l’âge de 18 semaines. Elle doit répondre à certains critères:
 Des critères techniques:
Le poids moyen individuel doit être dans la norme de la souche et le lot doit être homogène
pour avoir un bon pic de ponte. Ces critères sont contrôlables par pesées individuelles d’un
échantillon du lot.
 Des critères sanitaires:
- A bsence de parasites internes et externes (ascaris, coccidies, poux, puces),
- absence de maladies infectieuses majeures, immunité correcte contre la maladie de
Newcastle (programme de vaccination adapté).
La réalisation de ces objectifs dépend du respect rigoureux des règles d’élevage de la poulette.
Le producteur peut sauter la période poussin et commander directement des Poulettes Prêtes
à Pondre (PPP).
5. LE DEMARRAGE DES POUSSINS
Pendant la période de démarrage, la conduite d’élevage de la poulette est identique à celle des
poussins chairs jusqu’à 28 jours d’âge (sauf pour le programme lumineux).
a. Densité
- Poussins peuvent être à 30 – 40 sujets/m²;
- Poulettes futures pondeuses: 6 à 8 sujets /m² à 18 semaines;
- Pondeuses: 5 à 6 sujets/m² selon la souche et l’équipement.
Ces chiffres peuvent varier de 10-20 % selon les souches à élever. L’accent doit être mis sur le
respect des densités au démarrage (30 à 40 sujets maximum au m²).
Le non respect des normes entraîne une hétérogénéité du lot dès le départ avec des
répercussions sur toute la carrière des volailles.
b. Température
Pour les poussins, il faut essayer de recréer les conditions maternelles de la poule qui couve ses
petits. Au démarrage, ils sont élevés en cercle, pour leur permettre d’être un peut serré sans
s’étouffer, et chauffés avec un radiant.
la température est surveillée: 28° C dans le bâtiment de 1 à 21 j; puis il y’a une chute progressive
jusqu’à 20 – 18 °C.
- Préchauffer le bâtiment au moins 1h avant l’arrivée des poussins à 29-30°C.
- Adapter et modifier la température selon la répartition des poussins dans la zone de vie.
- Placer les radiants assez haut au dessus de la litière (au moins 1,20 m), avec un angle
permettant une répartition homogène des poussins dans la zone de vie.
- Vérifier la répartition et le comportement des poussins pour contrôler et ajuster la
température du bâtiment.
c. Mangeoires et abreuvoirs
- 1 abreuvoir pour 50 poussins et
- 1 abreuvoir pour 25 sujets adultes.
Les mêmes proportions sont gardées pour les mangeoires.
Des variations peuvent exister en fonction de la dimension de ses instruments.
6. la croissance des poulettes: de 1 mois a 18 semaines
a. Le programme lumineux
Les poussins sont soumis au même programme lumineux que les poulets de chair, mais ce
programme change à partir de la 1ère semaine, avec une diminution progressive artificielle pour
arriver à la lumière du jour (12 h) à l’âge de la poulette.
A partir de six semaines, les poulettes n’ont pas de lumière pendant la nuit, pour éviter qu’elle
entre précocement en ponte.
Le programme lumineux débute avec l’entrée en ponte à partir de 18 semaines où les poules
(80%) ont un poids moyen de 1,3 Kg pour les souches légères et de 1,5 Kg pour les souches
lourdes.
- Si poids pas atteint: retarder l’entrée en ponte.
- Si risque de précocité: modifier l’alimentation.
En aucun cas il ne faut augmenter la durée de l’éclairement quotidien durant la période poulette.
La lumière du jour est suffisante. Un éclairement trop important, surtout pendant la période
d’élevage (vers 10 à 14 semaines), stimule la maturité sexuelle (c’est à dire le développement
des organes de la ponte) et une ponte précoce.
b. Le débecquage
Le débecquage consiste à couper et cautériser la pointe du bec avec une machine spéciale
équipée d’une lame coupante chauffée au rouge.
Les climats chauds impliquent de travailler avec des bâtiments très ouverts pour une ventilation
correcte. La forte luminosité dans les bâtiments entraîne une nervosité accrue des poulettes,
surtout pour les souches à plumage blanc.
Ceci se traduit par du picage et du cannibalisme pouvant débuter dès l’âge de 3 semaines.
Sans un bon débecquage, les répercussions sur le lot sont graves:
- mortalités, hétérogénéité du lot, retard de croissance et gaspillage d’aliments.
Dans certains cas, pour calmer les poulettes, les éleveurs assombrissent les bâtiments avec des
bâches en plastique noire.
Ceci bloque la ventilation et entraîne une forte température dans le poulailler d’où une sous-
consommation alimentaire et une mauvaise croissance des poulettes.
II est préférable de débecquer correctement les poulettes et de ventiler les poulaillers.
Ainsi le débecquage peut s’effectuer dès l’âge de 10 jours. En pratique, en l’absence de
problèmes de picage, on peut attendre 5 à 7 semaines d’âge.
A cette période, les principaux vaccins ont été effectués. II est plus facile de débecquer
définitivement à cet âge sans retouche à 18 semaines. En plus de la suppression des risques de
picage et de cannibalisme, le débecquage permet en période de ponte :
- d’éviter la consommation des oeufs par les poules ;
- de limiter le gaspillage d’aliment, les poules ayant moins de facilité pour trier les
particules alimentaires ;
- de supprimer les mortalités chroniques par des infections de l’appareil génital
provoquées par le picage du cloaque lors de la ponte ;
- de réduire le stress en limitant les bagarres entre les poules ;
Dans certaines conditions (lots plus nerveux), une retouche et une pose de lunettes peuvent être
nécessaires avant l’entrée en ponte.
7. La phase ponte
a. Les Normes d’élevage
Le respect des normes de densité et de matériel permet d’obtenir un lot homogène :
- densité: 5 à 6 poulettes /m²;
- abreuvoirs automatique : 1/l 00 sujets,
- trémie suspendue : 1/50 sujets.

Trémie Abreuvoir automatique


b. Programme alimentaire
Programme à trois aliments:
- un aliment démarrage de 1 à 6 semaines ;
- un aliment poulette de 7 à 18 semaines (entrée en ponte);
- un aliment ponte à partir de 18ème semaine.
Le passage d’un aliment à l’autre doit se faire de façon progressive comme chez les poulets de
chair.
Périodes Types d’aliments Consommation à prévoir
Démarrage Démarrage 2,5kg
Poulette Poulette 5kg
Ponte Pondeuse 105 à 110g/j(souche blanche)
115 à 120g/j(souche rouge)
c. L’équipement des bâtiments pour pondeuses
 Les pondoirs
Le respect des normes est très important, une poule a besoin de calme au moment de la ponte.
Un nombre insuffisant de pondoirs provoque des bagarres, la poule n’arrive pas à trouver sa
place et pond au sol dans de mauvaises conditions.
Ce stress entraîne ensuite un retard de ponte ou alors la poule se met à couver. Dans tous les
cas, le taux de ponte est mauvais.
 Les pondoirs collectifs
La norme est de 1m² pour 100 poules. Les pondoirs collectifs sont utilisés souvent en nombre
insuffisant. En conséquence, le nombre d’œufs cassés est plus important, soit par piétinement
par les poules, soit par des coups de bec (surtout lorsque les poules ne sont pas débecquées).
Cette casse n’est pas toujours remarquée par l’éleveur, les poules ayant le temps de consommer
les œufs qu’elles apprécient d’ailleurs beaucoup (c’est « I’ovophagie).

 Les pondoirs individuels


Ils sont utilisés dans la plupart des pays. Leurs avantages sur les pondoirs collectifs sont
nombreux :
- les œufs sont plus propres;
- la poule est moins stressée et ne se bagarre pas avec ses congénères;
- il y a moins d’œufs cassés ou mangés par les poules;
- les poules ont moins tendance à couver et les couveuses sont plus faciles à repérer.
La norme est d’un nid de ponte pour 5 poules. Les nids de ponte ont une largeur de 25 à 30 cm
maximum, une profondeur de 30 cm et une hauteur de 30 cm.
Dans les grands bâtiments larges de 8 à 10 m, les pondoirs sont placés perpendiculairement à
l’axe longitudinal du poulailler
Dans les bâtiments de plus de 10 m de larges, les pondoirs doivent être placés en épi le long de
l’allée centrale.

d. La crise de l’entrée en ponte


La période critique en zone tropicale pour les poules pondeuses est la période d’entrée en ponte
(de 20 à 30 semaines environ).
En effet, les poules doivent d’une part couvrir leurs besoins de croissance (qui s’achève vers 30
semaines) et d’autre part leurs besoins de production (débutant vers 18-20 semaines).
L’éleveur doit surveiller attentivement la consommation des poules et apporter la quantité
d’aliment couvrant les besoins.
Trois critères permettent de voir si les poulettes sont correctement alimentées :
- le poids de la poulette : 1,3 à 1,5 kg selon la souche;
- le pourcentage de ponte pic à 90 – 95%;
- le poids de l’œuf: 55 à 60 g.
e. Programme lumineux
II est nécessaire de commencer par une stimulation lumineuse dès que les poules ont un poids
dans la norme pour commencer la ponte (minimum 1,5 kg pour les souches rouges et 1,3 kg
pour les souches blanches).
On éclaire tout d’abord une demi heure de plus par jour les poules pendant une semaine, puis
on augmente d’une demi heure chaque semaine pendant 6 semaines pour atteindre 16 heures de
lumière au total (12 heures de lumière naturelle plus 4 heures de lumière artificielle).
L’utilisation d’abreuvoirs automatiques est fortement conseillée afin que les poules disposent
d’eau de qualité dès 6h00 du matin. Les poules doivent être nourries à volonté pendant le pic
de ponte et jusqu’à 35-40 semaines, puis quand la ponte baisse, on peut diminuer la quantité
quotidienne d’aliment par poule à raison de 1 à 2g chaque mois (surtout pour les poules rouges
risquant d’engraisser).
 Programme lumineux pour poules pondeuses
L.A = lumière artificielle
Nuit L.A Lumière naturelle L.A Nuit

6h00 7h30 17h30 22h00


16h d’éclairage
f. Prophylaxie sanitaire et médicales
Pour éviter les désagréments liés aux problèmes sanitaires les promoteurs doivent : respecter
les règles d’hygiène et les normes d’élevage afin de limiter l’apparition et la propagation des
maladies.
- Mettre en œuvre un programme de prophylaxie adéquat comprenant les vaccinations,
les déparasitages, les anti-stress et les compléments vitaminés;
- Intervenir rapidement en cas de déclaration de maladie. Pour ce faire, solliciter sans
attendre l’avis du vétérinaire.
Sur le plan de l’hygiène, il faut :
- distribuer des aliments et de l’eau de bonne qualité;
- désinfecter les locaux et le matériel;
- éviter l’humidité dans les salles d’élevage;
- éviter la contamination à partir de l’extérieur: utiliser le pédiluve; se désinfecter les
mains et les pieds avant d’entrer dans les locaux, etc.
- détruire les cadavres.
 Programme de prophylaxie aviculture chair

Les vaccins HB1 et Gumboral sont à administrer dans de l’eau de source (sans antiseptique
comme l’eau de javel).
Par ailleurs, il faut assoiffer les sujets le matin pendant 2 heures pour améliorer l’efficacité
du vaccin.
Les antibiotiques vitaminés et les déparasitants peuvent être administrés dans de l’eau de
robinet tout en respectant la dose prescrite.
La vaccination par trempage du bec est aussi efficace. De nouveaux vaccins sont
administrés par gouttes oculaires.

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