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Méthodologie pour réussir en droit

Ce document présente la méthodologie à suivre pour réussir en droit constitutionnel à l'Université Paris-Panthéon-Assas. Il souligne l'importance de l'assiduité aux cours magistraux, de la préparation active des travaux dirigés et de l'entraînement aux examens, tout en fournissant des conseils pratiques pour structurer les devoirs. Les étudiants sont encouragés à participer activement et à maîtriser les techniques de rédaction spécifiques aux exercices juridiques.

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Méthodologie pour réussir en droit

Ce document présente la méthodologie à suivre pour réussir en droit constitutionnel à l'Université Paris-Panthéon-Assas. Il souligne l'importance de l'assiduité aux cours magistraux, de la préparation active des travaux dirigés et de l'entraînement aux examens, tout en fournissant des conseils pratiques pour structurer les devoirs. Les étudiants sont encouragés à participer activement et à maîtriser les techniques de rédaction spécifiques aux exercices juridiques.

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UNIVERSITE PARIS – PANTHEON-ASSAS

1ere année de Licence en droit


Année universitaire 2025-2026

DROIT CONSTITUTIONNEL 1
Cours de Mme le Professeur Cécile GUÉRIN-BARGUES

Travaux dirigés

Séance N°1 : Méthodologie

OBJET DE LA SEANCE : Dans cette fiche, vous trouverez toutes les indications sur le déroulement
de l’année, la notation, des conseils sur la façon d’organiser votre travail, des références
bibliographiques, la méthodologie à adopter pour les exercices que vous aurez à réaliser dans
le cadre des travaux dirigés et des examens. Vous devrez donc, tout au long de l’année, vous
référer à cette fiche pour vous guider.

1
SEANCE N° 1 METHODOLOGIE

I/ Comment réussir son année ?


La réponse est aussi simple que la question : en suivant avec assiduité les cours magistraux
(A) en préparant activement ses TD (B) et en s’entraînant à l’examen (C).

A. Suivre assidûment les cours magistraux


L'assistance au cours magistral est vivement recommandée. Elle permet d’aborder la matière,
de compléter ses connaissances et de mieux comprendre certains points, parfois un peu
théoriques ou conceptuels. Elle n’est toutefois profitable à l’étudiant que si elle s’accompagne
de la prise de très nombreuses notes, tapées ou manuscrites et relues le soir même, ou, au
plus tard, le lendemain. L’exercice, après plusieurs heures de cours, est évidement un peu
pénible, mais extrêmement profitable. La mémoire auditive et visuelle est encore active. Vous
comprendrez alors beaucoup mieux ce que vous avez écrit ou ce que le Professeur a voulu dire,
que plusieurs jours ou mois plus tard. Cette mémorisation immédiate est par ailleurs très
efficace.
Un conseil : afin de stimuler la mémoire visuelle, utilisez, lors de cette relecture initiale, une
hiérarchie de couleurs, que vous conserverez à l’identique dans vos différentes matières.
Exemple :
- en rouge, le concept essentiel ;
- en vert, l’explication la plus claire de ce concept ;
- en bleu, l’illustration qui vous semble la plus parlante (et donc la plus facile à mémoriser)

Il ne faut en effet surtout pas sous-estimer, lorsque l’on entre en faculté de droit, la masse de
connaissances qu’il convient d’acquérir pour réussir son année. Mais puisque le jeu en vaut la
chandelle, autant en prendre son parti et se décider enfin à travailler efficacement et
régulièrement ! C’est au prix de cet effort quotidien que vos révisions seront dignes de ce nom
et ne se réduiront pas la découverte, tardive et souvent angoissée, d’une matière dont vous
ignorez tout.

Pour utile qu’il soit, l’assistance aux cours magistraux ne saurait remplacer manuels et fiches
de T.D. D'ailleurs, le rythme du cours et des séances de TD n'est pas nécessairement le même.
Le décalage est inévitable. « Ne pas avoir vu la question en cours » n’est jamais une excuse en
TD, puisque vous êtes censés les préparer par vous-même.

2
B. Préparer activement ses TD

1 – Nature et objectif des travaux dirigés - Les travaux dirigés sont une forme d'exercice
propre à l'Université, qui n'a rien à voir avec les cours du secondaire. Ce sont les étudiants, par
leur participation orale (spontanée ou sollicitée par le chargé de T.D.) qui "font" la séance. Les
travaux dirigés répondent à un double objectif : préparer l'étudiant à l'examen, mais aussi et
surtout le former à la science juridique, par l’analyse d’un certain nombre de documents qui,
étant en lien avec le cours, permettent d'approfondir et de développer ce dernier. Les séances
de TD visent ainsi à l’acquisition d'une méthode de travail et d'exposition des questions
juridiques, lesquelles obéissent à des règles que l'étudiant est invité à observer le plus
rapidement possible, s'il veut mettre toutes les chances de succès de son côté et réussir ainsi son
année.

2 - Préparation des travaux dirigés - Les travaux dirigés ne peuvent être profitables que si
l'étudiant a une bonne connaissance préalable du thème qui va être abordé. Chaque séance
demande donc un important effort personnel de préparation, en trois étapes.

A - Fiche de travaux dirigés : 1ère lecture - La préparation des travaux dirigés doit commencer
par une première lecture rapide de la fiche de la séance. Vous prenez connaissance des
documents qui y figurent et vous essayez de dégager les principales questions abordées, sans
vous laisser décourager par la difficulté de compréhension de certains textes.

B -Réunir les connaissances nécessaires sur le thème de la fiche - Cette deuxième étape vous
permet justement de voir plus clair sur le sujet. Les connaissances peuvent être acquises soit à
l'aide d'un manuel et du cours d'amphithéâtre, ce qui est le minimum, soit de façon plus
approfondie, par la comparaison des développements relatifs au thème dans deux ou trois
manuels à choisir dans les indications bibliographiques figurant dans la fiche. Chaque thème
peut donner lieu ainsi à la constitution d'un dossier thématique avec textes, opinions doctrinales,
résumés d'auteurs etc., qui sont autant d'entraînement au maniement des sources juridiques. Ces
dossiers pourront constituer un «fond» documentaire auquel vous pourrez vous référer non
seulement pour d'autres séances de T.D. et pour la révision de vos examens, mais aussi pour
vos études dans les années suivantes.

C - Fiche de travaux dirigés : 2nde lecture - Une fois acquises les connaissances relatives au
thème, vous êtes en mesure de comprendre les textes, de dégager les éventuelles oppositions
d'opinion entre les auteurs, de les exposer clairement et de manière synthétique. Pour ce faire,
il convient de préparer, pour chaque document, une fiche récapitulative qui mentionnera,
sous forme de paragraphes distincts :
1) Le nom de l’auteur, le titre du document, les références, la date
2) Le thème général du document (de quoi le document parle-t-il ?)
3) La thèse de l’auteur (que l’auteur soutient-il à propos du thème ?)
4) Le plan du propos (comment l’auteur organise-t-il les arguments à l’appui de sa thèse ?)

3
5) Le problème posé (pourquoi l’auteur se met-il en peine d’argumenter ainsi ? Pourquoi
son propos ne va-t-il pas de soi ?) ;
6) Éventuellement, une ou plusieurs citations décisives ;
7) Le cas échéant, des références à d’autres documents, à l’appui ou en contradiction avec
la thèse de l’auteur.

Cas particulier : La « fiche d’arrêt »

Certaines de vos fiches de TD contiennent des arrêts de tribunaux, ou des décisions du


Conseil constitutionnel. Un soin particulier doit être apporté à ce qu’il est convenu d’appeler
« fiche d’arrêt », outil de base du juriste, quel que soit son domaine effectif d’activité et son
métier précis. La maîtrise de cette technique est d’autant plus importante que la fiche d’arrêt
constitue l’introduction du « commentaire d’arrêt », exercice fondamental des études de
droit. La fiche d’arrêt se compose de six paragraphes distincts :

1) Numéro de la décision, tribunal rendant la décision, date, nom de l’affaire ;


2) Faits de l’espèce (comment le litige est-il survenu ?) ;
3) Procédure (par quel itinéraire juridique le tribunal qui rend l’arrêt a-t-il été saisi ?) ;
4) Moyens (quels arguments juridiques les parties avancent-elles ?) ;
5) Question de droit (pourquoi le litige pose-t-il un problème juridique ?) ;
6) Décision (quelle partie l’emporte ? le tribunal suit-il la jurisprudence antérieure ou
opère-t-il un revirement ?).

Ce travail de préparation correspondant à chaque séance doit être systématiquement


effectué. Les chargés de T.D. ont toute latitude pour sanctionner par une note - voire par une
exclusion en cas de "récidive" ou de mauvaise volonté évidente - une absence de travail.
La participation orale dans le cadre des travaux dirigés est le meilleur moyen, avec les
exercices écrits qui seront demandés par les chargés de travaux dirigés, d'acquérir une démarche
juridique et d'assimiler vos connaissances. Vos chargés de TD sont largement incités à prendre
en compte votre participation orale lors de l’attribution de la note de contrôle continu. Pensez
à eux : il n’y a rien de pire que d’enseigner à un groupe de muets ! Pensez surtout à vous : plus
vous posez de questions, plus vous sollicitez d’éclaircissements, mieux vous apprenez. Un
étudiant silencieux constitue, en faculté de droit, une anomalie : l’essentiel du métier des juristes
consiste à prendre la parole en public. Il vous faut donc lutter contre votre « timidité » réelle ou
supposée.

4
C. S’entraîner au partiel – La méthodologie

La méthodologie est l’ensemble des règles formelles que vous devez respecter dans la
structuration de vos devoirs. En droit, la méthodologie compte pour au moins la moitié de la
note ce qui signifie que même si vous comprenez parfaitement un sujet, le non-respect des
exigences méthodologiques dans la rédaction de votre réponse vous empêchera d’obtenir la
moyenne. Je vous invite donc à prêter une attention toute particulière aux différents
développements qui vont suivre. Avant de préciser les exigences spécifiques à la dissertation et
au commentaire, voici quelques remarques générales applicables aux deux exercices :

Attention à la longueur des copies : la longueur de la copie et le nombre de connaissances


restituées ne vous garantiront jamais une bonne note et ne feront jamais la qualité de votre
devoir. C’est même plutôt l’inverse : une bonne dissertation comme un bon commentaire
se reconnait à sa capacité à sélectionner les éléments du cours pertinents pour répondre
à la question posée par le sujet. Tous les éléments n’étant pas strictement nécessaires
au traitement du sujet doivent être exclus de votre démonstration justement parce
qu’ils ne lui apportent rien.

• Structurer vos propos : parce vos devoirs devront-être des démonstrations et non des
récitations de cours, il faudra absolument que vous structuriez vos propos pour rendre votre
argumentation compréhensible et efficace. Cette structuration passe par :

• Des effets d’annonce : il faut toujours annoncer, au début d’une sous-partie,


l’argument ou l’idée générale que vous allez démontrer/défendre

• L’articulation de vos arguments à l’aide d’outils comme le retour à la ligne


lorsque vous passer à un nouvel argument ; les adverbes de liaison (d’abord,
ensuite, enfin…) pour bien montrer la progression de votre argumentation

• De petites phrases conclusives à la fin de vos sous-parties rappelant ce que vous


avez cherché à démontrer

• Ne pas faire des dissertations ou commentaires d’histoire, de lettre ou de science


politique : le caractère juridique d’un exercice signifie que vous devez traiter le sujet selon
un prisme juridique c’est-à-dire avec les connaissances propres à la matière juridique (en
gros ce que vous apprenez en cours et ce que vous pouvez lire dans des manuels de droit).
Ainsi, tout ce qui tient à la réflexion purement politique/morale (est-ce que quelque chose est
juste ou injuste, bon ou mauvais), historique (réflexion sur les faits, leur réalité, leur
ambiguïté, leur substance) ou littéraires (sens des mots, figures de style…) sont à exclure de
vos devoirs.

I- La dissertation

La dissertation est un exercice d’argumentation, une démonstration dont le but est de vérifier
que vous êtes capable de manier intelligemment les différentes connaissances acquises. Une
dissertation doit donc nécessairement démontrer quelque chose, défendre un point de vue
ou une idée à l’aide d’arguments. Cette exigence doit se retrouver à tous les niveaux de votre
devoir : introduction (A) ; plan (B) ; contenu des parties (C) et éventuellement conclusion (D).

5
A) L’introduction

L’objectif de l’introduction est d’introduire subtilement votre sujet, d’en montrer les enjeux et
de le problématiser avant d’expliquer comment vous allez répondre aux problèmes/tensions
identifiés. Par « introduire subtilement votre sujet » il faut comprendre : vous approprier ce
dernier c’est-à-dire que vous devez réussir à justifier l’intérêt de réfléchir au sujet sans
jamais montrer que l’on vous force à le traiter. Vous devez faire comme si c’était vous qui
aviez eu l’idée de parler de ce sujet. Cette fonction essentielle de l’introduction justifie sa
longueur (jusqu’à 1/3 du devoir) et les différentes étapes qui la composent => 5 étapes :

- Amorce (3-4 lignes maximum) :

– Définition : l’amorce est la phrase par laquelle vous allez commencer votre devoir. Elle
doit donc être particulièrement soignée. Son objectif est d’introduire subtilement votre
sujet par le biais d’une citation ou d’une réflexion générale sur celui-ci

- Illustration : votre sujet est le suivant « le premier ministre, véritable chef ou simple
ministre ? ». Votre phrase d’amorce pourra porter :

• Sur la façon dont le premier ministre est habituellement présenté en France dans
l’espace public : « Face à l’omnipotence médiatique du Président de la République, le
Premier ministre passe souvent pour un personnage de second rang voire pour le
simple exécutant de la volonté présidentielle à l’instar des autres ministres ».

• Sur une citation mettant en avant la « tension » qui existe dans le système
institutionnel français autour de la place du Premier ministre : « Moi, président de la
République, je ne traiterai pas mon premier ministre de collaborateur » (François
Hollande à l’occasion de la campagne présidentielle de 2012).

- Définition des termes du sujet : la définition des termes du sujet est l’étape par laquelle
vous allez circonscrire le champ de votre sujet en définissant les différents termes qui le
composent. Suivant l’exigence d’appropriation du sujet que doit suivre votre introduction, il
faudra :

- Absolument éviter :

• Vous ne devez JAMAIS dire le sujet est « … » ou les termes du sujet sont « … »
avant de les définir : s’approprier son sujet c’est justement donner le sentiment que
le sujet vient de soi. Si vous dites les termes du sujet sont « … » cela signifie que le
sujet vous est imposé et que vous vous contentez de suivre les exigences sans être
véritablement capable de les comprendre et de les présenter par vous-même.

• Vous ne devez jamais définir les termes du sujet de façon artificielle et


discontinue c’est-à-dire les définir de la façon suivante (reprenons l’exemple du
sujet utilisé précédemment) : « Le premier ministre est le chef du gouvernement selon
l’article 21 de la constitution. Un véritable chef signifie avoir un pouvoir de direction
effectif et être supérieur aux personnes sous sa direction. Être un simple ministre
signifie être au même rang que les différents ministres au sein du gouvernement. » =

6
cette définition des termes n’est absolument pas articulée mais consiste en une simple
juxtaposition/récitation de définitions.

• Faire une définition des termes visant à mettre en lumière les enjeux du sujet = Ex
(à nouveau avec le sujet sur le Premier ministre et en reprenant notre phrase
d’amorce) : « Face à l’omnipotence médiatique du Président de la République, le
Premier ministre passe souvent pour un personnage de second rang voire le simple
exécutant de la volonté présidentielle à l’instar des autres ministres. La puissance
écrasante du Président de la République semble en effet couper court à toute puissance
du Premier ministre au point de faire de celui un simple ministre parmi les autres. Il
dispose pourtant d’un véritable statut constitutionnel et d’attributions, notamment dans
le cadre de la procédure législative, qui semble en faire un véritable chef de
gouvernement capable de diriger l’action des autres ministres. »

- Intérêts/enjeux du sujet : une fois la définition des termes du sujet réalisée, il faut souligner
les enjeux du sujet c’est-à-dire les difficultés juridiques ou conceptuelles qu’il soulève, son
actualité… A nouveau, cette étape ne doit jamais prendre la forme « les intérêts du sujet
sont… » mais découler du début de votre introduction. A cet égard votre amorce et votre
définition des termes du sujet peuvent-être vus comme des moyens visant à amener les
différents enjeux du sujet.

- Problématique : la problématique est le résultat des trois premières étapes de votre


introduction. La définition des termes du sujet et l’identification de ses enjeux vous amènent
logiquement à formuler une problématique c’est-à-dire une tension ou une interrogation à
laquelle vous allez devoir répondre avec votre plan. Cette problématique doit-être formulée
sous forme de question. Il faut ici distinguer plusieurs situations selon que le sujet donné est
déjà problématisé ou non :

Ø Sujet déjà problématisé : un sujet déjà problématisé est un sujet tourné sous forme
de question et qui exprime déjà, dans sa formulation, une tension/difficulté à
laquelle il est impossible de répondre par une pure récitation de cours => ex :
une constitution formelle détermine-t-elle le système de gouvernement d’un État ? ;
Le chef de l’État est-il réduit à la fonction exécutive dans la constitution de 1791 ? ;
« Le Premier Ministre, véritable chef ou simple ministre ? ». Un sujet déjà
problématisé vous invite nécessairement à prendre une position et à la défendre avec
une argumentation. Dans ce cas, il ne faut pas reformuler le sujet.1 Votre mission
se bornera à le présenter et en expliquer les enjeux (introduction) puis d’y répondre
(plan).

Ø Sujet non problématisé : il existe deux types de sujets non-problématisés :

Ø Sujet formulé sous forme de question mais sans tension : ce sont les
sujets dont la formulation, si elle n’était pas changée, inviterait à une
pure récitation de cours, à une pure exposition de connaissances sans
aucune démonstration => ex Quelle est la place du chef de l’État sous la
constitution de 1791 ? ; De quelles manières peut se réviser une
constitution formelle ? ; Quelle est la place du Premier ministre au sein

1
La seule chose que vous pouvez faire c’est précisez la problématique en la divisant en sous-questions. Mais si
vous reformulez un sujet déjà problématisé, cela revient à changer la problématique et donc à changer de sujet.

7
de l’exécutif ? Dans toutes ces situations, il y a bien une question mais
pas de difficulté, c’est donc à vous de reformuler le sujet pour le tourner
sous forme de problématique.

Ø Sujet formulé à l’indicatif : cas où le sujet est un mot ou groupe de mots


sans question. On parle de sujet ouvert => ex Le chef de l’État et la
constitution de 1791 ; Constitution formelle et système de
gouvernement ; La révision des constitutions formelles ; Premier
ministre et exécutif sous la Vème République. Dans ce cas c’est à vous
d’identifier le ou les problèmes posés par le sujet avant d’y répondre
avec votre plan.

- Annonce de plan : c’est la dernière partie de votre introduction dans laquelle vous allez
annoncer les deux ou trois grandes parties qui vont structurer votre réponse à la
problématique. Cette annonce doit bien mettre en valeur l’articulation de votre plan et
préciser les numéros de partie entre parenthèse => Ex (nous reprenons à nouveau notre sujet
sur le Premier Ministre) : « Si le Premier ministre apparait comme un véritable chef en
cohabitation (I), il ne devient pas pour autant un simple ministre en période de fait majoritaire
(II) ».

En somme, l’objectif d’une introduction est d’apporter tous les éléments essentiels au traitement
du sujet. Ce faisant, elle ne doit JAMAIS comporter des éléments de réponses à votre
problématique. Les éléments de réponse au sujet sont réservés au plan qui constitue votre
réponse à la question posée où à la question que vous avez identifiée si le sujet était ouvert.

NB : sur la forme, veillez à revenir à la ligne après votre amorce et après votre problématique
pour aérer votre introduction et rendre plus visible encore la séparation entre les différentes
étapes.

Exemple d’introduction pour le sujet suivant : la séparation des pouvoirs


signifie-t-elle l’isolement des pouvoirs ? (Je vous mets entre parenthèse les différentes
étapes de l’introduction présentées au-dessus)

(Amorce) L’accusation en violation du principe de séparation des pouvoirs est un classique du


débat politique contemporain. Derrière celle-ci, c’est presque toujours l’immixtion d’un organe
dans l’exercice d’une fonction principalement dévolue à un autre organe qui est dénoncée
comme menace pour la démocratie et pour la liberté. Le gouvernement intervient dans la
procédure législative ? Attention la dictature n’est pas loin ! Le pouvoir judiciaire intervient
dans la confection de la loi ? Nous sommes gouvernés par les juges !
(Définition des termes du sujet) Si l’on suit la logique de ces accusations, tout porte à croire
que le principe de séparation des pouvoirs, pilier du libéralisme et du constitutionnalisme
moderne, impose l’isolement des pouvoirs. Il faudrait ainsi non seulement que les trois grandes
fonctions de l’État qui sont désignées par ce terme « pouvoir » - législative, exécutive et
judiciaire - soient confiées en totalité à des organes distincts (spécialisation) mais encore que
ces organes n’aient, les uns vis-à-vis des autres, aucun moyen de pression c’est-à-dire ne
puissent prendre part à la formation, l’organisation et la destruction des autres organes
(indépendance organique). Chaque fonction serait donc le monopole d’un organe dont
l’existence et le fonctionnement seraient parfaitement autonomes.

8
(Intérêt ou tension du sujet) Pareille conception ne manque pas d’étonner si on la rapporte
aux origines du concept de séparation des pouvoirs. Ni Locke, ni Montesquieu, ni même les
pères fondateurs américains pourtant considérés comme les inventeurs du régime de séparation
stricte des pouvoirs, n’ont jamais considérés sérieusement l’isolement des pouvoirs comme une
option politique. Si cela était en partie justifié par des raisons empiriques - le modèle de
Montesquieu est la constitution anglaise qui ignore l’isolement des pouvoirs -, on retrouve chez
les différents auteurs de nombreux motifs théoriques à ce rejet.
(Problématique) Cette confrontation entre un usage politique et contemporain du principe de
séparation des pouvoirs et ses origines historiques met ainsi en lumière la tension qui règne
autour de sa définition, tension que l’on peut résumer à la question suivante : la séparation des
pouvoirs signifie-t-elle l’isolement des pouvoirs ? Si tel n’est pas le cas, comment la définir ?
(Annonce de plan) En reprenant à notre compte les différents arguments théoriques invoqués
par les inventeurs du concept de séparation des pouvoirs, nous montrerons que ce dernier ne
peut en aucune façon signifier l’isolement des pouvoirs (I) mais qu’il doit au contraire être
compris comme l’articulation des pouvoirs (II).

B) Le plan

Le plan est la structure de la réponse que vous apportez à votre problématique. Son but est donc
d’apporter une réponse convaincante et donc argumentée à la problématique identifiée. Cet
objectif a des conséquences directes sur la formulation de vos titres (2) qui doivent par ailleurs
respecter des exigences formelles spécifiques au droit (1).

1) Les exigences formelles spécifiques au droit

- Nombre de partie : en principe, le plan typique en droit est en 2 parties 2 sous-parties. A titre
exceptionnel, vous pouvez vous autoriser à faire 3 parties ou 3 sous-parties si le sujet s’y
prête.

- Plan apparent : votre plan (sous-parties comprises c’est-à-dire A) et B) doit apparaitre


formellement dans le corps de votre devoir

- Chapeau introductif : au début de chacune de vos parties, vous devez faire une petite annonce
du plan de votre partie c’est-à-dire présenter vos sous-parties de la même façon que vous
aviez annoncé votre plan dans l’introduction

Ex (reprenons le sujet sur le Premier Ministre) :

I- Un véritable chef de gouvernement en cohabitation

En cohabitation, le chef de la majorité parlementaire est le Premier Ministre ce qui a pour


conséquence d’en faire le véritable chef du gouvernement dont il détermine tant la composition
(A) que l’action (B).

A) La détermination de la composition du gouvernement

B) La maitrise de l’action gouvernementale

9
2) Les exigences de formulation des titres, la qualification

La formulation des titres est particulièrement importante en droit en raison du caractère


apparent de ces derniers et surtout parce qu’ils permettent à votre correcteur d’identifier
immédiatement si vous avez compris le sujet et la méthodologie de la dissertation. Puisque
votre plan est une réponse argumentée à la problématique posée et non une récitation de cours,
vos titres doivent-être des arguments/affirmations que vous démontrerez ensuite avec le
contenu de vos parties. Ainsi, pour savoir si votre titre correspond à l’exigence
méthodologique de la qualification, vous devez vous-poser la question suivante : « est-ce que
mon titre est démontrable ? ». Si la réponse est positive alors votre titre correspond aux
exigences de la dissertation.

EX => nous allons voir la différence entre un titre qualifié et non qualifié :

• « Un véritable chef du gouvernement en cohabitation » = titre qualifié puisque contient


une affirmation à savoir que le Premier ministre est un véritable chef de gouvernement en
cohabitation.

• « Le statut du Premier Ministre » = titre non qualifié puisque n’affirme rien. Vous ne
pouvez donc logiquement pas démontrer un tel titre car il n’affirme strictement rien mais
invite simplement à la récitation des éléments du cours relatif au Premier ministre. Il ne
correspond donc pas aux exigences de la dissertation.

C) Le contenu des parties (conseils de rédaction)

La façon de rédiger une partie découle à nouveau de l’aspect « démonstration » de la


dissertation. Démontrer quelque chose, c’est d’abord présenter ce que l’on souhaite démontrer
(1), puis apporter les éléments allant dans le sens de notre affirmation (2). Par exemple, si
j’entends démontrer que le Premier ministre est un véritable chef de gouvernement en
cohabitation, je devrais d’abord présenter cette affirmation avant de relever les différents
éléments juridiques la justifiant. De cette exigence générale découlent plusieurs sous-exigences:

- Les connaissances que vous mobilisez dans vos sous-parties doivent toujours servir à
prouver l’affirmation contenue dans le titre de votre sous-partie : puisqu’une dissertation
est une démonstration, vous ne devez reproduire que les éléments utiles à votre
argumentation. Par exemple pour prouver que le Premier Ministre est un chef, vous n’avez
pas besoin de dire que la France est une démocratie ou que le droit constitutionnel a pour
origine la pensée libérale du 17ème siècle.

- Veillez à toujours rattacher les connaissances que vous mobilisez au sujet : cela peut
paraitre artificiel, mais il faut toujours montrer au correcteur par des petites phrases comme
« ainsi on voit que ; cela montre bien que ; ces différents éléments vont dans le sens… », que
vous êtes bien dans la démonstration et non dans la récitation aveugle. Par exemple lorsque
vous listez des dispositions constitutionnelles ou des faits, assurez-vous de toujours bien les
relier avec l’argument que vous défendez.

- Structurez le plus possible les arguments que vous mobilisez à l’appui de votre
affirmation : ne dépasser pas 3 arguments par partie et essayez de les présenter de façon
claire et précise. Pour ce faire, la démarche est simple : vous devez commencer par annoncer
ce que vous voulez démontrer puis dérouler votre argumentation à l’aide d’adverbes de

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liaison => par ex le contenu de votre sous-partie pourra prendre la forme suivante : « La
détermination de la composition du gouvernement par le Premier Ministre se constate de
plusieurs façons : d'abord (argument 1) ; ensuite/de plus (argument 2) ; enfin (argument 3).
Revenez à la ligne dès que vous changez d’argument pour plus de lisibilité.

D) La conclusion (facultative)

En principe on considère qu’une dissertation juridique ne comporte pas de conclusion. Il est


toutefois possible d’en faire une à condition qu’elle apporte réellement quelque chose c’est-à-
dire qu’elle ne constitue pas un simple résumé des différents arguments présentés dans le corps
du devoir.

II- Le commentaire
La méthodologie du commentaire reprend plusieurs des exigences de la dissertation,
notamment la nécessité de démontrer et non de réciter, mais s’en distingue par la spécificité de
son objet : un texte. Ainsi, l’introduction (A), le plan (B) et le contenu de vos parties (C) ne
remplissent pas exactement les mêmes objectifs que dans une dissertation.

A) L’introduction
L’objectif d’une introduction de commentaire est de présenter le texte et ses enjeux afin de
trouver un axe de lecture sur lequel se construira votre plan. Cela suppose d’identifier ce
qu’essaie de démontrer l’auteur du texte, la position qu’il adopte vis-à-vis d’un problème
théorique ou pratique donné. Comme pour la dissertation, l’introduction se compose de 5
étapes :

- Amorce : comme pour la dissertation il s’agit d’une phrase par laquelle vous introduisez le
sujet c’est-à-dire en l’espèce le texte.

- Présentation du document : plusieurs éléments dont l’ordre dépendra bien souvent de votre
phrase d’amorce :

• Résumé rapide de l’objet du document : dire que le texte porte sur X question ou s’insère
dans X débat sans détailler la position adoptée par l’auteur

• Présentation très succincte de son auteur : reproduisez le nom de l’auteur, ses dates mais
n’entrez pas dans les détails de sa vie sauf si cela est particulièrement important pour
comprendre les enjeux du document.

• Rappel de la date du texte et de son contexte politico-juridique/historique : si vous la


connaissez, reproduisez la date de publication du texte ainsi que l’ouvrage dont il est
tiré. Rappelez par ailleurs le contexte intellectuel, politique ou juridique dans lequel le
texte est rédigé (ou prononcé si c’est un discours) en adaptant à nouveau la longueur de
cette présentation à l’intérêt du contexte pour saisir les enjeux du texte.

- Intérêts du document : dans la continuité de la présentation du document et de son contexte,


vous devez en préciser les enjeux. A quel problème fait face l’auteur ? Quel est la finalité de
son texte ? En quoi ce dernier est-il digne d’intérêt ?...

11
- Problématique ou axe de lecture : votre problématique doit-être la formulation précise dans
la forme que vous souhaitez (pas nécessairement sous forme de question donc) du problème
auquel le texte que vous avez à commenter répond. Puisqu’un texte défend une thèse/idée,
votre rôle n’est pas de déterminer librement une problématique mais d’identifier la
question/problème auquel répond le texte. Si vous ne respectez pas cette exigence, votre
devoir deviendra automatiquement une dissertation puisque s’écartera du texte et de son sujet
pour traiter un sujet que vous aurez vous-même déterminé.

- Annonce de plan : comme pour la dissertation vous devez annoncer votre plan avec les
numéros de partie entre parenthèse.

EX d’introduction de commentaire : Vous avez un texte de Raymond Carré de Malberg


(auteur français du début du 20ème siècle) portant sur la définition de l’État, sachant que la
doctrine juridique de la fin du 19ème/début 20ème se déchirait sur cette épineuse question.
Votre introduction pourra prendre la forme suivante :

« (Amorce) Rien n’a plus divisé la doctrine publiciste de la fin du 19ème siècle que la
construction d’une définition de l’État.
(Présentation du document) Si le débat n’est toujours pas définitivement tranché aujourd’hui,
on peut sans conteste considérer que c’est la définition de Raymond Carré de Malberg,
développée notamment dans son célèbre ouvrage Contribution à une théorie générale de l’État,
qui s’est imposée dans la doctrine publiciste française. C’est notamment des pages « x à x »
qu’il développe précisément ce que constitue pour lui les critères juridiques de la notion d’État.
(Intérêt du document) Toutefois, loin de se limiter à une simple proposition de définition, le
texte de Carré de Malberg se veut être, dans un contexte de débats interposés entre auteurs, un
recensement et une réfutation des définitions classiques de l’État. Précisément, c’est à la
définition classique de l’État par ses éléments constitutifs que l’auteur consacre une grande
partie de ses analyses avant de proposer sa propre définition.
(Problématique) En somme, Raymond Carré de Malberg entend renouveler la définition de
l’État en insistant sur son caractère éminent juridique.
(Plan) Pour ce faire, l’auteur commence par une critique de la définition classique de l’État par
ses éléments constitutifs (I) pour ensuite proposer une définition « purement » juridique de
l’État qu’il considère comme seule appropriée à la compréhension de ce dernier (II). »

B) Le plan

Votre plan doit répondre aux mêmes exigences que pour la dissertation avec une différence
majeure quant à la formulation de vos titres. Pour ne pas tomber dans la dissertation et rester
dans le commentaire, vos titres doivent toujours être des reprises ou des critiques des
arguments/positions défendues par le texte à commenter. Ainsi, là où dans une dissertation vos
titres doivent-être des affirmations pour assurer l’aspect démonstration, dans un commentaire
ils doivent être des reprises des affirmations de l’auteur ou des critiques de ses positions.

EX :

• « Le rejet de la définition de l’État par ses éléments constitutifs » = titre de


commentaire. Ce titre précise ce que l’auteur fait dans son texte à savoir en l’espèce rejeter
la thèse de la définition de l’Etat par ses éléments constitutifs.

12
• « La définition de l’État par ses éléments constitutifs » = titre mal formulé. Avec ce titre,
vous évoquez la théorie de la définition de l’État par ses éléments constitutifs mais vous
n’indiquez rien sur ce que dit l’auteur vis-à-vis de cette théorie.

C) Le contenu de vos parties

Cela tombe sous le sens mais il est toujours bon de le préciser : dans un commentaire il faut
que chacune de vos parties se fondent sur le texte. De cette exigence en découle plusieurs
autres :

- Vous devez absolument citer ou renvoyer en texte pour appuyer vos arguments : il ne
s’agit pas de citer en permanence le texte, ce qui pourrait revenir à le paraphraser (c’est-à-
dire le répéter sans aucun apport), mais mobiliser les passages essentiels à la construction de
votre argumentation. Par ex si vous affirmez que l’auteur rejette la définition de l’État par
ses éléments constitutifs, il faudra reproduire le passage en question ou au moins indiquer les
lignes sur lesquelles vous vous fondez.

- Vos connaissances ne doivent-être utilisées QUE pour éclairer le texte ou le critiquer :


comme pour la dissertation, votre devoir ne doit pas prendre la forme d’une récitation de
cours. Seuls les éléments de cours pertinents doivent-être mobilisés. Or dans le cadre d’un
commentaire, les éléments de cours pertinents sont les éléments permettant de
comprendre, expliquer ou critiquer les différentes positions défendues par l’auteur du
texte.

Attention cependant à ne pas tomber dans la paraphrase ! Commenter un texte ce n’est ni répéter
ce que l’auteur dit, ni le formuler d’une autre façon. Commenter c’est mettre en lumière les
différentes idées défendues par l’auteur, les expliciter et potentiellement les critiquer à l’aide
de vos connaissances.

13
III- Petit mode d’emploi pour la gestion de votre temps en examen

Contrairement à ce que l’on peut penser, 3h, c’est court. Aussi, pour que vous ne soyez pas
dépassés par l’inéluctable écoulement des minutes, voici quelques indications temporelles qui
vous permettront de maitriser votre chrono et de vérifier si vous êtes dans les temps.

Pour la dissertation :

A) Travail préparatoire : 45-50 minutes

1. Lecture et analyse du sujet : environ 10 mn


- Le recopier sur un brouillon, s’il est court ; sinon travailler sur l’original.
- Souligner les mots importants.
- Décortiquer terme après terme, afin de déterminer l’étendue du sujet :
i. les notions sont – elles juxtaposées ? opposées ?
ii. utilisation du singulier ? du pluriel ? présence d’un comparatif ?
iii. délimitation spatiale ? temporelle ?
(ex : les sources du droit depuis 1957 = place du droit européen
les sources du droit depuis 1958 = déclin de la loi par rapport au
règlement)
- Intérêt du sujet ? controverse ? actualité ? (autant d’éléments qui facilitent
ensuite la rédaction de l’introduction).

2. Premières idées : environ 15 mn


- Il s’agit de se « creuser la tête » et de réunir au brouillon, en vrac, tout ce que
vous avez appris cette année, en cours, lors des TD ou de la lecture des manuels
et qui peut vous aider à traiter le sujet.
- NB : éviter les brouillons recto-verso.

3. Travail de classement et élaboration du plan détaillé : environ 20 mn


- Relire votre brouillon et hiérarchiser les idées qui y sont présentes :
i. élaborer de grands ensembles qui regroupent les notions essentielles =
les grandes partie de la dissertation.
ii. à l’intérieur des grandes parties, classer les éléments accessoires
- NB : Ne pas tout recopier, utiliser un système de renvois et penser aux plans
types, en les rendant plus intelligibles par l’utilisation d’adjectifs.
Exemples :
i. conditions / effets ; conditions vigoureuses / effets rigoureux
ii. avant / après . ex : une date, une révision de la constitution…
iii. principe / exception ; intérêt / danger…
iv. pour une institution :
composition / rôle ; composition / fonctionnement ;
théorie / pratique ex : rôle légal / rôle réel…
NB : éviter les contradictions du type :
I. Un pouvoir important / II. Un pouvoir faible :
-> Ce qu’il faut montrer en II c’est les limites d’un pouvoir que vous
continuez néanmoins à considérer comme important
- Soignez vos intitulés (I et II apparents). Des titres sont bons, lorsqu’ils
synthétisent tout ce qui va être dit et rien que cela. Ils sont beaux, lorsqu’ils se
répondent par un effet de résonance.

14
B) Rédaction : 2H

C) Relecture : 10 minutes essentielles !

On se tue à vous le seriner sur tous les tons depuis des années, alors relisez-vous! Il ne s’agit
pas de parcourir distraitement la copie pour meubler les dernières minutes d’épreuve, mais bien
de traquer de manière systématique les fautes les plus communes : erreurs de conjugaisons
(surtout sur les verbes du 2è groupe, fréquents en droit), homophonies (a et à, terminaisons de
verbes en –er ou en –é, etc.), fautes d’accord entre le sujet et le verbe ou entre le substantif et
l’adjectif. Une copie bourrée de fautes en dit long sur votre négligence, pour ne pas dire votre
mépris du correcteur. Ce n’est que justice si sanction s’ensuit. Elle sera lourde.

Pour le Commentaire

A) Travail Préparatoire : 45-50 minutes

1. Lecture et analyse de l’article : environ 20 mn


- Le recopier sur un brouillon, s’il est court ; sinon travailler sur l’original.
- Repérer son unité : chaque article vise, à travers ses alinéas, à résoudre une
question précise. Il s’agit de déterminer laquelle. Pour y parvenir :
i. Lire attentivement, 4 ou 5 fois, le sujet
ii. Souligner les termes importants.
iii. Faire attention à la présentation de l’article, à sa ponctuation et à la
présence de conjonctions de coordination :
- Présentation : si l’auteur va à la ligne, c’est qu’il envisage un point
légèrement différent du précédent.
- Ponctuation : , = légère rupture
; =changement d’orientation
. = une autre idée ou son complément
-Attention à la présence de conjonctions et des verbes « devoir »,
« pouvoir », etc.

2. Recherche de la matière pour nourrir le commentaire : environ 15 mn


- Reprendre les résultats ci-dessus, en les regroupant par notion.
- Mettre au brouillon tout ce que l’on connaît par rapport à ces notions, sans
s’éloigner du texte. En la matière, mieux vaut une tête bien faite que bien
pleine !
- NB : éviter les brouillons recto-verso

3. Faire un plan détaillé et trouver des titres : environ 10 mn


- C’est en général relativement facile, car la structure de l’article vous guide. Il
n’y a pas ici de plans-type.
- Soignez vos intitulés

B) Rédaction : 2 heures

C) Relecture : 10 minutes (INDISPENSABLES !)

15
II/ Modalités de contrôle des connaissances
La note de Travaux dirigés représente 50% de votre note finale de semestre dans la matière
concernée. Elle se compose elle-même :

- D’un galop d’essai (50%) : entrainement à l’examen avec les mêmes modalités
que ce dernier : 3 heures en amphithéâtre avec choix entre exercice théorique
(dissertation) et pratique (commentaire)

- De deux interrogations en TD (25% chacune) : interrogations de 25-30 minutes


ayant lieu pendant la séance de TD

Sur la base de ces trois notes sera calculée la moyenne arithmétique de TD qui pourra être revue
à la hausse ou à la baisse en fonction :

• D’exercices annexes décidés par le chargé de TD (ex devoir maison)


• De votre participation orale
• De votre comportement général (assiduité, investissement…)

Deux remarques enfin à IMPERATIVEMENT GARDER EN TETE :

- Toute forme de triche (plagiat, anti-sèche…) sera sévèrement punie c’est-à-dire


non seulement un 0/20 au devoir en question mais aussi une sanction
administrative.

- Les fautes d’orthographe seront chassées sans répit ! Dans tous vos devoirs, en
fonction de leur nombre, les chargés de TD vous retireront entre 4 et 6 points.
La semaine suivante, l’étudiant qui ramera une copie dont les fautes auront été
soigneusement corrigées récupérera la totalité des points ôtés, moins un. Vous
êtes beaucoup trop nombreux à considérer comme accessoire une orthographe
correcte ce qui, plus tard, vous pénalise sur le marché du travail.

16
III/ Indications bibliographiques générales

La lecture régulière d’un ou plusieurs manuels est indispensable à la réussite de l’examen. Elle
permet non seulement d’approfondir les connaissances, mais aussi de se familiariser avec le
raisonnement juridique, de diversifier son vocabulaire, d’améliorer son style et son
orthographe.
→ Il faut donc que vous investissiez dans l’achat d’un manuel récent, afin de pouvoir l’annoter,
le souligner, etc. Je vous indique ci-dessous des ouvrages qui m’ont, peut-être plus que d’autres,
servi à élaborer le cours magistral. Mais l’énumération est loin d’être exhaustive et il n’est pas
indispensable de choisir votre manuel dans cette liste. L’important est en réalité de choisir un
ouvrage qui vous convient personnellement et de le fréquenter assidûment. Chacun d’entre
vous doit donc faire l’effort de se rendre en bibliothèque ou dans une librairie, afin de choisir
les manuels qui lui semblent les plus accessibles et intéressants.
Afin de vous aider, et pour que vous ne soyez pas submergés par la richesse de cette liste, j’ai
indiqué en gras les outils qui, selon moi, constituent les meilleurs supports pour travailler le
cours et les travaux dirigés.
Mais avant de vous plonger dans ces derniers, je vous recommande vivement, pour une
excellente introduction au droit constitutionnel : Denis BARANGER, Le droit constitutionnel,
8ème édition, PUF, coll. « Que sais-je ? », n°3634, Paris, 2024.

A. Manuels conseillés pour l'année

Au choix, l’essentiel étant d’acquérir le livre qui vous convient et de le lire chaque semaine.
Vous pouvez tout aussi bien opter pour un autre manuel que ceux figurant dans la liste ci-
dessous. Veillez si possible à acquérir, neuf ou d’occasion, l’édition la plus récente.

BRUNET (P.), HAMON (F.), TROPER (M.), Droit constitutionnel, LGDJ, 45ème édition,
2024.
DAUGERON (B.), Droit constitutionnel, PUF, 2024.
BOUDON (J.), Manuel de Droit constitutionnel, 2 tomes, PUF, t. 1, Théorie générale – Histoire
– Régime étrangers, 4ème édition, 2023 ; t. 2, la Vème République, 5ème édition, 2024.

ROUVILLOIS (F.), Droit constitutionnel, 2 tomes, Flammarion, t. 1, Fondements et pratiques,


7ème édition, 2021 ; t. 2, la Vème République, 7ème édition, 2023.

Vlad CONSTANTINESCO et Stéphane PIERRÉ-CAPS, Droit constitutionnel, PUF, Paris,


7ème édition, 2016.

17
B/ Autres manuels à consulter

1. Manuels de droit constitutionnel général

ARDANT Ph., MATHIEU B., Institutions politiques et droit constitutionnel, LGDJ.


BOUDON, J. Manuel de droit constitutionnel, 2 tomes, troisième édition, PUF.
CHAGNOLLAUD, D., Droit constitutionnel contemporain, 2 tomes, Dalloz.
DUHAMEL (O.) et TUSSEAU (G.), Droit constitutionnel et institutions politiques, Seuil.
FAVOREU (L.), (dir.), Droit constitutionnel, Dalloz, Précis.
GICQUEL (J.) et GICQUEL (J.E), Droit constitutionnel et Institutions politiques,
Montchrestien.
PORTELLI (H.), EHRHARDT (T.), Droit constitutionnel, Dalloz, coll. « Hypercours ».
ZOLLER (E.), MASTOR (W.) Droit constitutionnel, P.U.F., Coll. "Droit fondamental".

1. Ouvrages consacrés aux régimes politiques occidentaux.

LAUVAUX (Ph.), LE DIVELLEC, Les grandes démocraties contemporaines, 4ème éd., 2015.

3. Manuels et traités classiques

BURDEAU (G.), Traité de science politique, L.G.D.J. (10 volumes).


CARRE DE MALBERG (R.), Contribution à la théorie générale de l’Etat, 2 vol., 1920-1922,
réimprimé en 1962. (disponible sur Gallica)
CARRE DE MALBERG (R.), La loi expression de la volonté générale, Paris, Sirey, 193 1,
réédition Economica, 1984. (disponible sur Gallica)
DUGUIT (L.), Traité de droit constitutionnel, 5 vol., 1923-1927, réimprimé en 1972.
ESMEIN (A.), Éléments de droit constitutionnel, Paris, réimpression de la 6ème éd. (1914),
2001.
ESMEIN (A.), NEZARD (H.), Eléments de droit constitutionnel, 2 vol., 8ème éd., 1927.
HAURIOU (M.), Précis de droit constitutionnel, 2eme éd., 1929, réimprimé en 1965.
KELSEN (H.), Théorie pure du droit, traduction française de la 2ème éd. par Ch.
EISENMANN, Paris, Dalloz, 1962.
VEDEL (G.), Manuel élémentaire de droit constitutionnel, P.U.F., 1949, réimprimé en 1984.

18
4. Ouvrages d'histoire constitutionnelle

AVRIL (P.), La Vème République, histoire politique et constitutionnelle, P.U.F., 2ème éd 1994.
CHEVALLIER (J. –J.), Histoire des institutions et des régimes politiques de la France de 1789
à 1958, Dalloz, 2009.
CHEVALLIER (J.-J.), CARCASSONNE (G.) et DUHAMEL (O.), Histoire de la Ve
république, 16ème éd., Dalloz, 2017.
CHAPSAL (J.), La vie politique en France 1940-1958, P.U.F., 1996.
ELLUL (J.), Histoire des institutions, le XIXème siècle, collection "Quadrige", P.U.F., 1999.
MORABITO (M.), Histoire constitutionnelle de la France, (1789-1958), Montchrestien, coll.
"Précis Domat droit public", 17ème édition, 2022.
TROPER (M.), La séparation des pouvoirs et l'histoire constitutionnelle française, Paris,
L.G.D.J., 1980.
VELLEY (S.), Histoire constitutionnelle de 1789 à nos jours, Ellipses, 3ème éd., 2009.

5. Outils de travail et ouvrages collectifs relatifs à la Vème


Rép.

BALLADUR Edouard, Une Ve République plus démocratique – Comité de réflexion et de


proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République, Paris,
La documentation française, Fayard, 2007, 181 pages. Ce rapport, qui a donné lieu à la grande
révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 est également téléchargeable sur le site:
[Link]

CARCASSONNE (G.), GUILLAUME (M.), La Constitution, 16ème éd. Seuil, coll.


"Points" 2022. (Achat vivement recommandé au 2nd semestre. Commentaire bref et percutant
de chacun des articles de la Constitution de 1958).
GAIA ((P.), GHEVONTIAN (R.), MELIN-SOUCRAMANIEN (F.), OLIVA (E.) et ROUX
(A.) (Ouvrage créé par FAVOREU (L.) et PHILIP (L.)), Les grandes décisions du Conseil
Constitutionnel, Dalloz, 20ème éd., 2022.
FAVOREU (L.), MAUS (D.), PARODI (J.-L.), L'écriture de la Constitution de la Vème
République, Economica, 1992.
VERPEAUX (M.), MONTALIVET (P. de), ROBLOT-TROIZIER (A.) et VIDAL-NAQUET
(A.), Droit constitutionnel. Les grandes décisions de la jurisprudence, PUF, 2ème ed., 2017.
ASSOCIATION FRANCAISE DES CONSTITUTIONNALISTES, Cinquantième
anniversaire de la Constitution française, Dalloz, 2008.
Les 50 ans de la Constitution, LITEC, 2008.

19
6. Dictionnaires et lexiques
AVRIL (P.), GICQUEL (J.), Lexique. Droit constitutionnel, P.U.F.
CARCASSONNE (G.), Petit dictionnaire de droit constitutionnel, Points Seuil.
DUHAMEL (O.), MENY (Y.), (dir.), Dictionnaire constitutionnel, P.U.F.
SIRINELLI (J.-F.) (dir.), Dictionnaire historique de la vie politique française au XXème siècle,
PUF, 2003.
VILLIERS (M. de) et LE DIVELLEC (A.) Dictionnaire de droit constitutionnel, Armand
Colin, 13ème éd., 2022.

7. Principales revues

Jus politicum. Excellente revue de droit constitutionnel en ligne, en lire régulièrement le


blog
Annuaire de Législation française et étrangère (A.L.F.E.) publié par le Centre français de droit
comparé. Annuaire international de justice constitutionnelle (AJ.J.C.)
Constitutions, Dalloz
Droits, Revue française de théorie juridique (R.F. T. J).
L'année politique, économique, sociale et diplomatique en France. Notes et études
documentaires (N. E. D.) publiées par la Documentation française
Pouvoirs
Revue française du droit public et de la science politique en France et à l'étranger (R.D.P.)
Revue française de droit constitutionnel (R.F. D. C.)
Revue française de sciences politiques (R. F. S. P.)
Revue politique et Parlementaire (R. P. P.)

8. Recueil de documents

DUVERGER (M.), Constitutions et documents politiques, P.U.F., coll. "Textes et documents",


1996
MAUS (D.), Les grands textes de la pratique constitutionnelle de la Vème République, la
documentation française
MENY (Y.), Constitutions et documents politiques, P.U.F.
MONIN (M.), Textes et documents constitutionnels depuis 1958, Armand Colin.
RIALS (S.), Textes constitutionnels français, P.U.F., coll. "Que sais-je ? »
RIALS (S.) et BOUDON (J.), Textes constitutionnels étrangers, P.U.F., coll. "Que sais-je ? »

20
RIALS (S.), Textes politiques français, P.U.F., coll. "Que sais-je ? »,
VERPEAUX (M.), Textes révolutionnaires français, P.U.F., coll. "Que sais-je ? »,

9. Sites Internet et outils divers

D’une manière générale, vous trouverez beaucoup de documents sur Internet. Inutile de préciser
que la copie d’un devoir trouvé sur un site spécialisé dans cette industrie, sur wikipedia ou
encore l’utilisation du prêt à penser délivré par une prépa privée sera lourdement
sanctionnée.

Jus politicum : [Link]/la-revue ; [Link] ;

Conseil constitutionnel : [Link] (outre des articles, vous y


trouverez les textes des différentes constitutions de la France)

Legifrance : [Link] (site généraliste pour obtenir des documents


officiels, textes de lois et jurisprudence)

Assemblée Nationale: [Link]


Sénat : [Link]

Premier Ministre et Gouvernement : [Link]

21
IV/ Les Constitutions de la France
Constitution de 1791 - 3 et 4 septembre 1791

Constitution de l'An I - Première République - 24 juin 1793

Constitution de l'An III - Directoire - 5 fructidor An III, 22 août 1795

Constitution de l'An VIII - Consulat - 22 frimaire An VIII, 13 décembre 1799

Constitution de l'An X - Consulat à vie - 16 thermidor An X, 4 août 1802

Constitution de l'An XII - Empire - 28 floréal An XII, 18 mai 1804

Charte de 1814 - 1ère Restauration - 4 juin 1814

Acte additionnel aux Constitutions de l'Empire - Cent-jours - 23 avril 1815

Charte de 1830, Restauration - 14 août 1830

Constitution de 1848, IIe République - 4 novembre 1848

Constitution de 1852, Second Empire - 14 janvier 1852

Lois constitutionnelles de la IIIe République - 24, 25 février et 16 juillet 1875

Loi constitutionnelle du 2 nov. 1945 - Gouvernement provisoire

Constitution de 1946, IVe République - 27 octobre 1946

Constitution de 1958, Ve République - 4 octobre 1958

22
V/ Thèmes des séances du 1er semestre

Séance n°1 Méthodologie

Séance n°2 État et Nation

Séance n°3 La notion de Constitution

Séance n°4 La justice constitutionnelle

Séance n°5 Les formes d’État

Séance n°6 La distinction et l’articulation des Pouvoirs

Séance n°7 La démocratie représentative

Séance n°8 Régime parlementaire - Régime présidentiel

Séance n°9 Éléments d’histoire constitutionnelle :


La révolution

Séance n°10 Éléments d’histoire constitutionnelle :


L’introduction du régime parlementaire en France
(1814 et 1830)

23
V/ CONCEPTS ET NOTIONS DU 1ER SEMESTRE
Ces concepts et notions seront évoqués en cours magistral et/ou en TD au fil du semestre. Il
est vivement recommandé aux étudiants d’en chercher régulièrement les définitions précises
dans un lexique ou dictionnaire de droit public (cf. bibliographie supra). Liste non exhaustive.

Ancien régime
Article
Assemblée constituante
Assemblée nationale
Autorité judiciaire
Autorité juridictionnelle
Balance des pouvoirs
Bicamérisme ou bicaméralisme
Bloc de constitutionnalité
Bureau (de l’assemblée nationale ou du sénat)
Charte
Checks and balances (freins et contrepoids)
Confédération
Cohabitation
Confédération
Congrès (en France)
Conseil constitutionnel
Constitution
Descriptive
Normative
Matérielle
Formelle
Souple
Rigide
Constitutionnalisme
Contrôle de constitutionnalité
Convention de la constitution
Cour constitutionnelle
Coutume
Décentralisation
Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789
Déconcentration
Démocratie
Directe
Représentative
Dissolution
Election
Electorat
Eligibilité
État
Etat de droit
Etat fédéral

24
Etat unitaire
Etat régional
Exception d’inconstitutionnalité
Loi constitutionnelle
Loi organique
Loi référendaire
Mandat
Impératif
Représentatif
Nation
Parlement
Pouvoir constituant
Originaire
Dérivé
Pouvoir exécutif
Pouvoir législatif
Pouvoir judicaire
Pouvoir juridictionnel
Préambule (de la constitution)
Projet de loi
Proposition de loi
Question prioritaire de constitutionnalité
Référendum
Représentation proportionnelle
Scrutin majoritaire
Séparation des pouvoirs
Souveraineté
Suffrage universel
Supraconstitutionnalité

25
Repères chronologiques sur l’histoire et la pensée constitutionnelles

ÉCRITS DE PENSEURS
FRANCE EUROPE RESTE DU MONDE
ET THEORICIENS

Grotius, Du droit de la Louis XIII (1610-1643) Angleterre : Petition of Rights Pèlerins du Mayflower
guerre et de la paix (1629) (1620)
(1625)
Angleterre : Grande Fundamental Orders
Remontrance (1641) du Connecticut (1639)
Angleterre : Exécution du Roi
Charles Ier (1649)
Angleterre : Agreement of the
Hobbes, Léviathan La Fronde (1648-1653) People (1647-1649)
(1651) Angleterre : Instrument of
Government (1653)
Angleterre : Humble Petition
Début du règne personnel de and Advice (1657)
Pufendorf, Droit de la Louis XIV (1661) Angleterre : Restauration Fundamental
nature et des gens (1672) monarchique (1660) Constitution de la
Caroline (1669)

Locke, Traité du Angleterre : Glorieuse Plan of Government


gouvernement civil Révolution (1688), Bill of de Pennsylvanie
(1690) Rights (1689) (1682)

Charte de la
Suède : Constitution du Pennsylvanie (1701)
Voltaire, Lettres Frihetstiden (« Ere de la
philosophiques (1734) liberté ») (1719 et 1720)

Montesquieu, De l’esprit
des lois (1748)

Rousseau, Du contrat
social (1762) Louis XV : Discours « de la
flagellation » (1766)
De Lolme, Constitution Déclaration
de l’Angleterre (1771) d’indépendance des
colonies d’Amérique
(1776)
Constitution des
Sieyès, Qu’est-ce que le Ouverture des État généraux (5 États-Unis
Tiers Etat ? (janv. 1789) mai 1789) d’Amérique (1787)
Déclaration du Tiers Etat (17 juin
1789)
Déclaration des droits de
Burke, Réflexions sur la l’homme et du citoyen (26 août
Révolution de France 1789)
(1790)
Thomas Paine, Les droits
de l’homme (1791)
1re Constitution écrite (3-14 Royaume de Pologne :
Necker, Du pouvoir septembre 1791) Constitution du 3 mai 1791
exécutif dans les grands
États (1792) Proclamation de la République
(21 septembre 1792)

Constitution de l’An I (24 juin


1793)

26
Kant, Projet de paix Constitution de l’An III (1795)
perpétuelle (1796) (Directoire)

Constitution de l’An VIII (1799)


(Consulat)

Hegel, La Constitution
de l’Allemagne (1800) Bonaparte Consul à vie (1802)

Code civil des Français Napoléon Ier Empereur (1804) Dissolution de Saint-Empire
(1804) romain germanique (1806)
Constitution du Royaume de
Suède (1809)
Charte constitutionnelle (4 juin Constitution du Royaume des
1814) (Restauration) Pays-Bas (1814)
Constitution du Royaume de
Norvège (1814)
Benjamin Constant, Acte additionnel, Empire Acte de la Confédération
Principes de Politique français (22 avril 1915) (les germanique (8 juin 1815)
(1815) « Cent Jours »)
Chateaubriand, De la
Monarchie selon la Constitution du Royaume de
Charte (1816) Bavière (1818)
Constitution du Royaume de
Wurtemberg (1819)
Constitution du Royaume du
Portugal (1826)

Charte constitutionnelle révisée Constitution du Royaume de


(14 août 1830) (Monarchie de Belgique (1831)
Juillet) Constitution du Royaume de
Saxe (1831)
Royaume-Uni : 1re réforme
Création de la Chaire de électorale (1832) Constitution de
droit constitutionnel à l'Empire du Brésil
Paris (1834) (P. Rossi) (1834)

Tocqueville, De la Italie : Statut constitutionnel du


démocratie en Amérique Royaume de Piémont-
(1835-40) Suffrage universel masculin Sardaigne (1848)
(février 1848) Constitution fédérale de la
Marx, Engels, Le Constitution de la IIe République Suisse (1848)
Manifeste du parti française (4 novembre 1848) Constitution du Royaume de
communiste (1848) Danemark (1849)
Constitution du Royaume de
Prusse (1850)
-Coup d’État du 2 décembre
1851 Constitution Act pour
-Constitution du 14 janvier 1852 la Nouvelle-Zélande
-Rétablissement de la Dignité (1852)
impériale (7 novembre 1852)
Walter Bagehot, La Royaume-Uni : 2e réforme Acte de l’Amérique
Constitution anglaise Décret impérial du 24 novembre électorale (1867) du Nord Britannique
(1867) 1860 (amorce de libéralisation) Lois fondamentales de pour le Canada (1867)
l’Empire d’Autriche (1867)
Prévost-Paradol, La
France nouvelle (1868)
Sénatus-consulte du 21 mai 1870
Chute du Second Empire (14
septembre 1870)

Paul Laband, Le droit Lois constitutionnelles de la IIIe


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allemand (1876-82)

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Congressional impériale (1889)
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droit constitutionnel
(1895)
Constitution pour la
Hans Kelsen, Théorie Royaume-Uni : Premier Fédération d’Australie
générale de l’État (1911) Parliament Act (1911) (1900)
Russie : Révolution
bolchévique (1917)
Constitution de la République
de Finlande (1919)
Constitution de la République
de Weimar (1919)
Constitution de la République
fédérale d’Autriche, de la
Tchécoslovaquie (1920)
Maurice Hauriou, Précis Constitution de la République
de droit constitutionnel de Pologne (1921)
(1923)
Carl Schmitt, Théorie de
la Constitution (1928) Allemagne : Hitler Chancelier
Hans Kelsen, Théorie (1933)
pure du droit (1934,
revue 1960) Constitution de la République
d’Irlande (1937)
Loi constitutionnelle du 10 juillet
1940 (Pleins pouvoirs à Pétain)

Constitution de la IVe Constitution de la République Constitution du Japon


République (27 octobre 1946) italienne (1947) (1946)
Loi fondamentale de la État d’Israël (1948)
République fédérale République populaire
d’Allemagne (1949) de Chine (1949)
Adoption de la Convention
européenne de sauvegarde des Constitution de la
droits de l’homme et des République de l’Inde
libertés fondamentales (1950) (1950)

Traité de Rome instituant la


CEE (1957)
Constitution de la Ve République
(4 octobre 1958) Constitution de la République
de Grèce (1975)
Constitution de la République
du Portugal (1976)
Constitution du Royaume
d’Espagne (1978)
Réunification de l’Allemagne
(1990)
Constitutions démocratiques en Constitution de la
Europe centrale (1990-1997) République d’Afrique
R.U.: Human Rights Act (1998) du Sud (1996)
Constitution de Finlande Constitution de la
(1999) République tunisienne
Constitution fédérale suisse (2014)
(1999)

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