Cours sur Ultrason et Échographie BM 851
Cours sur Ultrason et Échographie BM 851
وزارة الت ـ ـ ـ ـ ـ ـعـ ـ ــلي ـ ـ ـ ــم العـ ـ ـ ـ ـ ــايل و الب ـ ـ ـ ــحث الع ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـل ـ ـ ـمـ ـ ـ ـ ـ ــي
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Scientifique
ﻛـــﻠﯾــﺔ اﻟﺗـﻛـﻧـوﻟـوﺟــﯾــﺎ
Faculté de Technologie
Préparé par :
Couriel: [Link]@univ‐[Link]
Ce polycopié s’adresse en premier lieu aux étudiants MASTER en IMAGERIE MEDICALE de la filière nationale en Génie
Biomédical. IL concerne la matière intitulée : ULTRASON & ECHOGRAPHIE (BM 851). Il est destiné aussi aux étudiants
en physique médicale, radiologue,ainsi aux médecins et infirmier dans le but de familiariser les notions de base en
ultrason et échographie .
L’échographie est l’objet d’un intérêt grandissant dans la pratique clinique. Elle connaît un déploiement massif poussé
par un coût en chute libre, un matériel plus pratique et une utilité médicale de plus en plus démontrée, notamment
aux urgences. L’échographie se fait en temps réel, c'est-à-dire qu'on obtient instantanément sur l'écran l'image
provenant de la région sur laquelle on positionne la sonde, cette image étant «rafraîchie » en temps réel, elle est non
irradiante, rapide, facile à mettre en œuvre, elle permet de guider aisément une ponction diagnostique, et fournit une
information vasculaire originale par le doppler.
Ce polycopié est articulé autour de quatre chapitres à travers lesquels les objectifs cités ci-dessus sont étudiés. La
particularité dans la présentation des contenus des chapitres est que chacun d’eux est terminé par une série de travaux
dirigés. Des exercices avec solutions ont été choisies de telle manière que l’étudiant puisse assimiler facilement les
chapitres.
Les points que nous abordons dans le premier chapitre rappellent quelques notions de base sur la théorie des ultrasons
ainsi l’interaction des ondes ultrasonore avec la matière.
Dans le deuxième chapitre, nous présentons par la suite l’effet piézoélectrique qui est l’élément principal à la
production des ultrasons par la sonde qui constitue le maillon essentiel dans l’échographe. La conception de base d’une
sonde échographique ainsi les différents types de transducteurs utilisés à cet effet, ces avantages, inconvénients et ces
applications ont été présentés dans ce chapitre.
Nous abordons dans le chapitre trois, le principe de L'effet Doppler qui permet d'étudier un corps en mouvement et par
les modifications de l'onde sonore induites par le déplacement, d'étudier certaines caractéristiques de ce déplacement
(vitesse, direction) à travers les tissus et le sang ou la naissance de la vélocimétrie doppler. Différents mode d’acquisition
du doppler avec ces avantages et inconvénients ont été présentées tel que le doppler continu, pulsé, duplex, couleur,
énergie …etc
Dans le dernier chapitre, nous présentons le principe de l’échographie avec les différents modes (A,B,M,TR,
échographie 3D).Par la suite, nous décrirons la chaine de formation de l’image échographique avec les différentes
propriétés des images en se concentrant sur le contraste ,la résolution spatiale de celles-ci, ainsi que les différents
artéfacts qui crées des fausses structure anatomiques avec une mauvaise qualité d’image échographique. Afin d’obtenir
une bonne qualité d’image, nous décrirons à la fin de ce chapitre les réglages de base de l’échographe et leur impact sur
l’image.
Objectifs de l’enseignement
- Connaître les caractéristiques physiques des Ultrasons et Décrire l’interaction des ondes acoustiques avec la matière:
réflexion++, transmission, diffusion, absorption et atténuation.
- Définir la piézoélectricité et Connaitre les différents types de sondes (transducteurs) avec leurs applications
- connaitre l’effet doppler et le principe de l’imagerie doppler mono et bidimensionnelle
- Décrire les principes de bases de la formation de l’image échographique et ses différentes représentations.
- Connaitre les réglages de base de l’échographe pour avoir une bonne qualité d’image.
- Connaitre les premiers pas de la maintenance de l’échographe ainsi la sonde échographique.
Remerciements
Échogénique: (TON DE GRIS) Une substance qui produit des échos (c.-à-d. sur laquelle
les ondes d’écho sont réfléchies). Plus une substance est échogénique, plus l’image
produite sur l’écran est blanche.
- Réfléchit plus ou moins les ultrasons - Petit échos
- Liquides avec particules en suspension (sang, mucus)
Écholucide: Une substance qui ne produit pas d’écho (c.-à-d. les ondes d’écho passent au
travers d’elle). Plus une substance est écholucide, plus l’image produite sur l’écran est
foncée.
Hyperéchoïque: (CLAIR ou BLANC)
Plus échogénique ( « plus blanc » ) que le tissu environnant.
- Réfléchit une grande partie des ultrasons – Échos
- Tissus mous en contact avec de l ’air (poumon, tube digestif)
- Structures minéralisées (os, calculs)
Hypoéchoïque: Moins échogénique ( « plus noir » ) que le tissu environnant.
Isoéchoïque: Aussi échogénique que le tissu environnant (donc indiscernable de celui-
ci).
In-vivo : toute application médicale ou clinique effectuée sur le patient même. Et on dit
invitro qui est toute expérience médicale ou clinique effectuée à titre d'expérience au
laboratoire.
Champ éloigné: La partie de l’écran qui représente la zone la plus éloignée de la sonde.
Le principe de l’échographie repose sur l’exploration du corps humain à l’aide d’onde ultrasonore. Les
ultrasons sont caractérisés par leur fréquence. Plus elle est basse, plus la capacité de pénétration des
ultrasons est élevée et moins la résolution est bonne. On essaie donc toujours d’utiliser les fréquences
les plus élevées possibles, relativement à la profondeur des tissus. Dans le cadre de l’imagerie
échographique du corps humain, les fréquences sont en général comprises entre 1 et 20MHz et sont de
l’ordre de 3.5 à 5MHZ dans le cas de l’échographie abdomino-pelvienne, ce qui explique la faible
résolution des images.
Le professeur de sciences naturelles à Modène « Lazzaro SPALLANZANI (1729-1799) » qui
s'intéressa le premier au vol des chauves-souris et à leur faculté d’écholocation, de se déplacer en
l'absence totale de lumière, allant même jusqu'à leur crever les yeux pour constater qu'elles pouvaient
toujours se mouvoir sans la vue.
En cardiologie, les Suédois Hertz et Edler visualisent en 1953 des sténoses mitrales et l'Allemand
Effert parvient même à faire un diagnostic de tumeur intra-auriculaire. Puis les Américains Wild et
Reid adaptent la technique des échos d'impulsions à l'examen des structures biologiques.
L'échographie et le sonar sont deux techniques rigoureusement identiques sur le plan théorique, seules
changent les dimensions des capteurs et les ordres de grandeur des fréquences utilisées. Pour le sonar
la profondeur d'exploration peut atteindre plusieurs milliers de mètres, celle-ci ne dépasse guère
quelques dizaines de centimètres en échographie. En contrepartie les cibles à détecter sont, elles,
beaucoup plus petites, de l'ordre du millimètre. v L'échographie est une technique d'exploration du
corps humain récente.
Les ultrasons (US) sont des vibrations mécaniques provoquant des variations de pression dans les
milieux traversés. L'onde sonore nécessite un milieu moléculaire pour se propager (pas d'onde sonore
dans le vide). L'ultrason ne fait pas partie du spectre EM
Les ultrasons sont émis à une fréquence élevée (f > 20 KHz) par des cristaux piézo-électriques
contenus dans une sonde. Ils sont inaudibles pour l'organisme.
Le son, qui se propage à 330 m/sec dans l'air, se déplace à 1500 m/sec dans le corps en moyenne.
Lorsqu'ils rencontrent une zone de transition entre deux éléments d'impédance acoustique différente,
une partie de ces ondes ultrasonores est réfléchie. Cela constitue un écho qui est capté par la sonde,
maintenant réceptrice. Ce signal est interprété par l'échographe qui affiche un point à l'écran. Sur un
temps court l'ensemble de ces signaux réalise une image.
C'est une onde sonore ou onde acoustique, c'est-à-dire un mode de propagation de l'énergie dans un
milieu matériel sans transport de matière.
Par définition, Un phénomène périodique est un phénomène qui se reproduit dans le temps en restant
identique à lui-même.
L'onde ultrasonore est une onde de pression se propageant dans un milieu élastique : variation de
pression qui se déplace. Il s'agit de la propagation d'une énergie mécanique dans un milieu matériel :
ce déplacement ne peut se faire dans le vide (à la différence des ondes électromagnétiques). Le milieu
de propagation de l'onde ultrasonore est soumis à une succession de surpressions et de dépressions et
ses particules constitutives sont alors animées d'un mouvement de va-et-vient dans l'axe de
déplacement des ultrasons, de type sinusoïdal. Une comparaison peut être faite avec un ressort que l'on
comprime à une extrémité à une cadence donnée : ces compressions engendrent des déformations qui
se propagent le long du ressort (figure I.3).
a) b)
Figure I. 2. Illustration de la propagation linéaire d'une onde (ultra)sonore.
a) Déplacement longitudinal et b) transversal engendré par l'onde ultrasonore
Il s'agit d'une vibration longitudinale des molécules, phénomène prédominant lors de la propagation
des ultrasons dans les tissus mous (figure I.2).
Le front de l'onde ou surface d'onde est une surface telle qu'en tous points la vibration sonore est la
même.
Mais dans les milieux solides, comme l'os il se forme en plus une vibration transversale (déplacements
de cisaillement) perpendiculairement à l'axe de propagation des ultrasons.
Cette propriété est utilisée en densitométrie ultrasonore.
Ce sont les phénomènes vibratoires les plus simples et les plus fréquents. Ils répondent à l’équation
suivante: U (x, t)= A sin ( ω t), avec u = élongation ;A = amplitude et ω = pulsation du mouvement,
exprimée en radien s -1
La période de la fonction sinus est 2 π , la période T du mouvement sinusoïdal est telle que :
ω T = 2 π d’ou : ω = 2 π /T = 2 πν I.1
V=du/dt et u =A sin(wt)
V=d(A sin(wt))/dt donc V = Aw Cos (wt)=Aw Sin (wt+π/2) I.2
Et comme : wT=2 π , π=wT/2
Donc :V=Aw*sinw(t+T/4) I.3
Le mouvement (u=A sinwt ) passe la valeur 0 au temps t=0 par choix arbitraire de l’origine des temps .
Si un 2 eme mouvement u’ parfaitement identique au 1er est généré avec un déphasage dans le temps ϕ ,
alors ce mouvement s’écrit : U’=A sin (wt+ ϕ)
Si ϕ est positif ,on parle d’avance de phase
Si ϕ est négatif ,on parle de retard de phase .
Si ϕ =0 ou k2 π les mouvements sont en phase ou synchrones
Si ϕ = π ou (k2 +1) π les mouvements sont en oppostion de phase
Si ϕ = π/2 ou (k2 +1) π/2 les mouvements sont en quadrature.
La fréquence (f) est le nombre de fois où un phénomène périodique se reproduit par unité de temps ;
c'est le nombre de variations de pression par seconde.
La fréquence d’un son correspond au nombre de vibrations par seconde de la source sonore. Elle
s'exprime en hertz ou en s–1. (1 HZ =1 cycle/seconde)
La période (T) C’est le temps au bout duquel le phénomène de propagation se reproduit .Elle
représente la durée d'un cycle. T [en s] = 1/f I.6
Les sons sont classés en fonction de la vitesse de propagation des vibrations dans le milieu et de la
détection possible par l’oreille:
- infra-sons, ( 0 à 20 Hz),inaudibles, vitesse de propagation lente
- sons audibles,(20Hz à 20kHz), vitesse de propagation intermédiaire
- ultrasons, (20kHz à 1GHz), inaudibles, vitesse de propagation rapide
- Hypersons, > 1 GHz, vitesse de propagation rapide
Les ultrasons sont des ondes sonores longitudinales de haute fréquence. A l’exception de leurs
fréquences élevées, ils ne diffèrent en rien, d’un point de vue physique, avec les ondes acoustiques de
fréquences audibles.
Figure I.4. Représentation d’une onde sonore selon la longueur d’onde et la fréquence
En mode échographique, les fréquences ultrasonores les plus élevés permettent d’obtenir la meilleure
résolution spatiale. La résolution spatiale augmente Mais la profondeur d’exploration diminue avec la
Fréquence d’émission.
Cependant, la profondeur accessible diminue lorsque la fréquence ultrasonore augmente.
Par conséquent, les basses fréquences, offrant une moindre résolution spatiale, sont
nécessaires pour les examens nécessitant une grande profondeur d’exploration : la cardiologie,
l’examen Doppler trans-crânien (où il est nécessaire de franchir la barrière osseuse temporale).
Des fréquences intermédiaires sont nécessaires pour l’exploration abdominale chez l’adulte et
l’obstétrique. Des fréquences un peu plus élevées sont utilisées en pédiatrie ainsi que pour les muscles
et tendons.
Les fréquences élevées sont applicables aux vaisseaux périphériques et aux organes superficiels. Des
fréquences très élevés sont utilisables dans des applications spécialisées comme l’échographie
endovasculaire, l’échographie de la peau, et le segment antérieur de l’oeil.
Dans ce tableau N°I.1 : présenté ci-dessus, nous citons les différentes applications médicales avec
leurs fréquences convenables.
Fréquence Application
0.5 MHz Osteodensitometrie
1 MHz Echoencéphalographie Mode A
2.25 MHz Echo abdominale (sujets corpulents), Doppler trans-crânien
3.5 MHz Echo abdominale, Echo cardiaque
4 MHz Doppler vaisseaux périphériques
5 MHz Tissus superficiels, Echo abdominale (sujet minces), Thorax, seins,
testicules, Gynécologie, thyroïde, cerveau de nouveau-nés ...
7.5 -- 10 MHz Tissus très superficiels, œil, hanche du nouveau-nés, sien, thyroïde...
12 -- 20 MHz Biométrie en Mode A (Ophtalmologie)
La longueur d'onde : est la distance séparant, à un instant donné, deux points du trajet de l'onde où la
pression est identique. Pour un milieu donné, la longueur d'onde diminue quand la fréquence
augmente
Figure [Link] longueur d’onde en fonction de fréquence dans les différentes applications échographiques
Nous résumons dans ce tableau I.2, la relation entre la longueur d’onde et la fréquence :
Nous constatons que plus + ƛ est petite, plus + la fréquence est grande, donc + la résolution
spatiale est bonne.
La résolution spatiale se définit la distance minimum séparant deux points distinguables l’un de
l’autre. La résolution étant de l’ordre de la longueur d’onde elle est meilleure pour des fréquences de
10 MHZ (0.15mm) que pour 1MHZ (1.5mm) dans l’eau ou pour les tissus assimilés à de l’eau.
Dans les tissus mous, la célérité variant peu, on considère qu'elle a une valeur moyenne de 1540 m/s :
les faibles différences ne sont pas utilisées pour l'imagerie (voire le tableau….). Au niveau de l'os,
la charge calcique modifie grandement la célérité ce qui autorise une approche densitométrique.
Tableau I.3 : Célérité du son dans l’air en fonction de la température
Tableau I.4 : dépendance entre la célérité, la fréquence et la longueur d’onde en fonction du milieu
L’impédance acoustique Z est une grandeur très importante pour caractériser un milieu. Elle
présente la résistance à la propagation de l’onde sonore et est donnée par :
√ ⁄ I.10
On remarque que L'impédance acoustique (Z) est indépendante de la fréquence, elle dépend de la
masse volumique et de la compressibilité du milieu, c'est-à-dire de son aptitude à reprendre sa forme
originale après déformation.
Plus Z est élevée et plus la variation de pression acoustique p doit être grande pour obtenir un
déplacement équivalent des particules
Elle est d'autant plus grande que la densité est importante et que la compressibilité est faible.
Elle traduit la plus ou moins grande aptitude d'un milieu donné à la pénétration des ultrasons. Elle est
faible pour l'air et très élevée pour l'os .
En effet, les ultrasons se propagent bien dans le corps mais on remarque que dans cet organisme
l’impédance acoustique est très élevée aussi ce qui signifie une forte résistance des tissus donc une
bonne aptitude à renvoyer les ultrasons.
Plus l'impédance est grande, plus la célérité de l'onde ultrasonore est grande exprimée en m/s :
La pression acoustique instantanée (P) correspond à la différence entre la pression absolue (P abs) et la
pression ambiante (P0) supposée constante. Ainsi la pression P.
En chaque point, la pression acoustique P varie selon la fréquence de l'onde ultra sonore. L'énergie
délivrée au tissu dépend de ces variations de pression qui soumettent les particules du milieu à des
mouvements vibratoires.
( ) ( )( ) I.11
En cas de propagation libre sans obstacle la pression acoustique « p » est définie par :
I.12
avec : v = vitesse ,ρ = masse volumique et c = célérité.
Les pressions acoustiques (en pascal) est en avance de T/4 sur les déplacements des particules .elles
sont comprises entre 20 micro Pa (seuil d’audibilité) et 20 Pa (seuil de douleur).
On appelle intensité ultrasonore l'énergie qui traverse perpendiculairement l'unité de surface pendant
l'unité de temps. Elle est reliée à la pression acoustique par la formule
I I.15
avec = pression acoustique ; = masse volumique ; c = célérité
Elle s'exprime en W/cm et a une valeur moyenne en échographie (échelle de gris) de 94 mW/cm2
2
Les différences d'intensité s'expriment en décibels (unité relative) : si deux ondes ultrasonores ont des
intensités absolues I1 et I2, on dit que la différence de leurs niveaux d'intensité est de D décibels avec
D= 10 log I2 / I1. Ainsi si I2 = 4I1, donc , D = 6,02 dB.
1. IMAGERIE MEDICALE :
D'un point de vue général, on entend par l'imagerie médical l'ensemble des techniques
permettant de visualiser une partie du corps humain ou d'un organe et d'en conserve une image, dans
l'objectif de réaliser un diagnostic, de guider un geste thérapeutique tel qu'une ponction, ou de suivre à
moyen terme les résultats d'un traitement.
L'échographie utilise la réflexion des ultrasons par les organes. Lorsque les ondes ultrasonores
atteignent un tissu, elles sont réfléchies en fonction de la densité et de l'élasticité du tissu. Le plus
souvent, il s`agit d'échotomographie, fournissant des images en coupe. Avec un scalpel ultrasonique,
un chirurgien peut pratiquer une incision plus fine qu'avec un scalpel conventionnel. De telles
techniques sont utilisées pour la chirurgie du cerveau et de l'oreille.
4.2. THERAPIE PAR ULTRASONS :
Du point de vue thérapeutique, on peut retenir deux applications principales des ultrasons :
- La première, peu originale constitué une thermothérapie qui se distingue de celle produite par les
infrarouges et même par les ondes électromagnétiques, par une profondeur d'action plus grande. La
thermothérapie par ultrasons, également thermothérapie par conversion, présente la forme la plus
profonde d'application de chaleur.
- La seconde propriété, tout à fait spécifique des ultrasons, est représentée par son action fibrolytique,
qui résulte de ce micro-massage profond exercé dans les milieux biologiques. L'affinité particulière
des ultrasons pour les processus inflammatoires ou dégénératifs péri-articulaires, tendineux ou
aponévrotiques, relève probablement de cette propriété.
1. Hyperthermie : Utilisation de la chaleur émise lors de l'absorption des US par les tissus
pour:
3. Cavitation : Utilisation pour nettoyer du matériel médical dans des cuves remplies de liquide
Evidage de grosses tumeurs cérébrales
5. Définition des principaux paramètres utilisés pour le contrôle des effets biologiques des
ultrasons
2. L’énergie transportée par cette onde est caractérisée par la valeur du flux ultrasonore W/s
(W=énergie émise par la source, s= la surface à travers laquelle est reçu ce flux)
L’intensité : est définie comme l’énergie par unité de surface et par unité de temps
Ispta est l’intensité du pulse, moyennée sur la durée du pulse ou sur une période au niveau du
point de focalisation (w/cm2).
Isata représente l’énergie moyennée dans le temps ( une période ) et sur toute la section du
faisceau (watts).
Isppa est la valeur instantanée de l’intensité moyennée sur le pic seulement (w/cm2)
3. L’impédance acoustique est définie comme le produit de la densité du milieu par la vitesse
des ultrasons dans ce milieu: Z = ρ x V I.17
4. T.I. (Thermal index) Rapport de la puissance acoustique totale à celle nécessaire pour
élever la température de 1 degré.
5. M.I. (Mechanical index) Pression de raréfaction maximum divisée par la racine carrée de
la fréquence. Ce paramètre est directement lié à l’intensité ultrasonore et donc prédictif de
la survenue de phénomènes de cavitation.
L’extrême diffusion de l’échographie dans tous les secteurs de la médecine, son utilisation de plus en
plus fréquente comme méthode de dépistage imposent de connaître les risques biologiques liés à
l’exposition aux ultrasons afin que des mesures de prévention puissent être établies.
A ce jour aucun effet biologique indésirable imputable aux ultrasons n’a été mis en évidence chez
l’humain. Des études sur l’animal ont montré l’apparition de lésions organiques, mais pour des
intensités ultrasonores de dix fois supérieures à celles utilisées en diagnostic.
La FDA (Food & Drug Administration) a proposé la norme 510.K dans le but de réduire au minimum
les risques de survenue d’effets biologiques indésirables tout en préservant les capacités diagnostiques
des explorations par ultrasons. Dans le cadre de cette norme les méthodes ultrasonores continuent
d’être considérées comme sans danger même pour le fœtus.
1. L’intensité ultrasonore est limitée à 100 mw/cm2 pour l’exploration du fœtus au Doppler pulsé.
2. L’intensité ultrasonore est limitée à 450 mw/cm2 pour le Doppler pulsé cardiaque et périphérique; et à
720 mw/cm2 pour le Doppler continu.
3. L’intensité ultrasonore est limitée à 800 mw/cm2 en transosseux et une réduction de 90% est
recommandée en transorbitaire et en transfontanéllaire.
4. Pas de limitation d’intensité pour le Doppler abdominal (artères rénales, hépatiques, mésentérique ..)
5. Les intensités ultrasonores utilisées doivent demeurer inférieures: à 50 mw/cm2 en mode imagerie “B”
et Doppler Couleur transabdominal, et à 30 mw/cm2 en mode “B” transvaginal.
6. L'intensité utilisée en échographie "échelle de gris" est de 94 mW/cm2 et l'émission est pulsée :
l'énergie déposée est très faible.
7. En écho-doppler couleur, l'intensité est plus forte, 720 mW/cm2, la cadence des pulses est nettement
augmentée (15 à 40 tirs /ligne) et la focalisation du faisceau concentre l'énergie (rapport des
sections=10) : l'intensité atteint plusieurs W/cm2 !!!
Il apparaît donc que plusieurs facteurs (fréquences, temps d’exposition, site d’exploration) ne sont pas
pris en compte dans la norme 510.K actuellement en vigueur aux Etats Unis.
Le principe ALARA
Les études ont démontrés un lien direct entre la survenance d'effet biologique et le temps d'exposition.
L'échographeur doit donc avant tout savoir concilier la durée de l'exposition et la qualité des images
diagnostiques. Le réglage de certains paramètres ont une influence directe sur les index thermique et
mécanique:
7. Conclusion
Les ultrasons sont des Techniques non dangereuse et non ionisante ; ils sont applicables à presque tous
les organes à l’exception du poumon (air).Les examens ultrasonores représenteront à terme 60 à 80%
de l’ensemble des examens tomographiques des organes mous.
Dans ce chapitre, nous avons vu les Propriétés des ondes sonores ou acoustiques, la nature des ondes
ultrasonore, les paramètres qui sont nécessaires pour caractériser cette onde ultrasonore. Ainsi les
Mécanismes physiques des effets biologiques des ultrasons.
1. Introduction :
Lorsqu’un son audible rencontre un obstacle à sa propagation, il est réfléchi et une onde de retour de
même fréquence revient sous la forme d’un écho. Cet écho sera perçu par le système acoustique de
l’oreille ou tympan. La distance qui sépare la source émettrice du son de l’obstacle peut être
déterminée à partir de la vitesse de propagation du son audible dans l’air (330 m/s).
De façon analogue, lorsqu’un ultrason qui se propage dans un tissu rencontre une interface tissulaire,
une partie de l’ultrason est réfléchie et retourne aux cristaux de la sonde. Les cristaux déformés par
l’écho ont la propriété de générer un courant qui sera enregistré.
Le cristal est donc à la fois l’émetteur et le récepteur. Le délai entre la propagation de l’ultrason et la
réception de son écho va permettre de déterminer la distance entre les cristaux et la surface
réfléchissante. L’analyse des ultrasons modifiés après leur passage dans un milieu permet d’en
extrapoler la structure, d’où l’intérêt de comprendre le comportement des ultrasons à la traversée des
tissus.
Dans un milieu comme le corps humain, un faisceau ultrasonore se propage de manière complexe en
subissant, essentiellement une absorption dans les milieux homogènes, des réflexions, réfraction, et
diffraction (ou diffusion) dans les milieux hétérogènes. L’ensemble de ces mécanismes est
responsable de l’atténuation globale du faisceau.
La fréquence des ultrasons : Aux fréquences élevées, la pénétration est moins profonde. A une
fréquence de 1GHz, la demi-distance de pénétration dans les tissus (distance parcourue par le
rayonnement pour prendre la moitié de son intensité) est d'environ 5 cm contre 1,5 cm pour
une fréquence de 3 GHz.
La perméabilité ou l'impédance acoustique des tissus : La perméabilité aux ultrasons diffère
d'un milieu à un autre. Les ultrasons traversent mieux les tissus cutanés tels que les muscles,
qui les absorbent davantage. Cette perméabilité musculaire est liée à leur structure et à leur
contenu protéique. Les muscles bénéficient donc d'un réchauffement privilégié.
Les ondes ultrasonores, concentrées sous forme de faisceaux vont interagir avec la matière qu'elles
traversent. Il se produit plusieurs phénomènes qui aboutissent à leur atténuation :
Chapitre I/Sect2: Interactions des ultrasons avec les milieux Biologiques Page 16
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
Dans un milieu hétérogène trois mécanismes distincts sont responsables de l’atténuation globale du
faisceau. Transmission -Réflexion-réfraction, diffusion. Avant d’entamer ces différents phénomènes,
nous allons tout d’abord expliquer qu’est-ce qu’une interface acoustique ?
Une interface acoustique correspond à une frontière entre deux milieux d'impédance acoustique (Z)
différente. Elle est caractérisée par :
■ sa « hauteur » : plus la différence d'impédance acoustique (Z) entre les milieux formant l'interface
est importante, plus l'interface sera élevée. On cite les interfaces de faible valeur entre deux tissus
mous (exemple interface foie-rein) et les interfaces très marquées entre tissus mous et air, tissu mou et
os ou air et tissus mous.
La frontière entre deux milieux d'impédances acoustiques différentes porte le nom d'interface
acoustique. Cela ne correspond en rien à une quelconque membrane ou paroi.
3.2. Réflexion et transmission : lorsqu’une onde acoustique rencontre l’interface séparant deux
milieux d’impédances acoustiques différentes, une partie de l’onde est transmise dans l’autre milieu
(elle subit une réfraction) tandis qu’une autre partie se réfléchie sur l’interface (elle subit une
réflexion). La notion d’impédance acoustique permet d’étudier complètement et quantitativement
ce phénomène et d’estimer les quantités d’énergie acoustique transmises et réfléchies
Lorsqu'une onde ultrasonore atteint perpendiculairement une interface, une partie de son énergie est
réfléchie c'est-à-dire renvoyée vers la source: formation d'un écho ultrasonore.
Chapitre I/Sect2: Interactions des ultrasons avec les milieux Biologiques Page 17
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
Par contre, quand le faisceau d’ultrasons rencontre une interface avec un angle oblique, une
partie du signal est réfléchie avec un angle de réflexion égal à l’angle incident, alors que le reste est
réfracté (voir figure 3 ) L’angle de l’onde transmise est donné par la loi de Snell Descarte:
I. 18
Si Ɵi Ɵt ( ) Ɵi Ɵi I. 19
L'importance relative de l'intensité de cet écho par rapport à l'onde incidente dépend de la valeur de
l'interface .
Comme les rayons lumineux, ces deux phénomènes (réflexion-réfraction) obéissent aux lois
de Descartes, les différents angles étant mesurés par rapport à la normale de l’interface : l’amplitude
du signal reçu par le récepteur est maximale lorsque l’angle d’incidence égal l’angle de réflexion
(i0=ir), et le faisceau transmis est dévié selon un angle it qui dépend des célérités c1 et c2 de l’onde
avant et après son passage à travers l’interface (c1 et c2 étant fonction des impédances respectives des
milieux 1 et 2).
Chapitre I/Sect2: Interactions des ultrasons avec les milieux Biologiques Page 18
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
Pour cela, on étudie le rapport des intensités sonores et on définit alors deux coefficients :
Ces deux formules donnant R et T sont symétriques, elles caractérisent l’interface quel que soit le sens
de propagation de l’onde .
Figure II.4 Réflexions des ultrasons aux interfaces des milieux traversés
Chapitre I/Sect2: Interactions des ultrasons avec les milieux Biologiques Page 19
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
Cette propriété de réflexion des ultrasons qui est exploitée en imagerie avec l’échographie
est importante, ou nous pouvons cités les différents cas :
1) Si Z1 et Z2 sont proches le faisceau est principalement transmis (le cas de l’interface foie-rein)
Dans l’interface graisse-muscle : R = 1,1 % et T = 98,9 % ou dans l’interface Rein –graisse : R=0.01,
dans ces cas on dit que l’interface est peu visible. Le faisceau incident ne subit quasiment pas de
réflexion. La plus grande partie de l’onde est transmise et l’onde ultrasonore pourra continuer son
chemin pour atteindre de nouvelles interfaces plus profondes. C’est la raison pour laquelle l’imagerie
échographique est particulièrement bien adaptée à l’étude des tissus mous
Dans l’interface muscle-os : R = 42 % et T = 58 % : interface est visible.
Ex : Ros/tissus mous ~ 0,3 : L’os constitue un obstacle à l’échographie et ne peut être correctement
étudié. Il s’ensuit la formation en arrière d’une structure osseuse d’un phénomène d’ombre
acoustique.
2) Si Z1et Z2 sont très différents le faisceau est principalement réfléchi (le cas de l’interface tissu
mous-air ou air-muscle ) ou la quasi-totalité de l'énergie est alors réfléchie (R = 99,9 % et T
= 0,1 %) .L’interface muscle – air possède un rapport très élevé (3000 environ), ce qui
produit une forte réflexion de l’onde
Ce cas de figure se rencontre en échographie lorsque l’onde parvient aux poumons. C'est la raison
pour laquelle il faut interposer une substance entre la peau et la sonde : le gel utilisé possède une
impédance acoustique intermédiaire Z3 telle que : √ I. 22
Derrière une interface de grande valeur, il n'y a pratiquement pas d'énergie transmise et l'exploration
ultrasonore est impossible : nécessité d'utiliser des fenêtres acoustiques libres de structures osseuses et
aériques. La présence d’air gêne considérablement l’imagerie échographique. C’est particulièrement
le cas de l’air contenu dans les poumons ou le tube digestif. Par conséquent, il n’est pas possible
d’effectuer d’échographie pulmonaire et l’air alvéolaire peut gêner l’échographie cardiaque (patient
anéchogène).
L'onde transmise se propage dans un milieu ayant une célérité différente si bien qu'elle fait avec
l'interface un angle différent de l'angle d'incidence : elle est réfractée. L'angle de réfraction est plus
petit que l'angle d'incidence si la célérité du deuxième milieu (c2) est plus faible que dans le premier
(c1), on appelle ceci la focalisation. A l'inverse il est plus grand si c2 est supérieur à c1 d’où la
divergence (Figure II.5).
Chapitre I/Sect2: Interactions des ultrasons avec les milieux Biologiques Page 20
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
Quand la différence de célérité des milieux est grande, l'angle de réfraction est important et l'axe de
propagation de l'énergie s'écarte trop de celle du faisceau pour qu'il puisse y avoir analyse des
structures profondes.
Quand l'interface est convexe (paroi d'un kyste), le faisceau transmis est non seulement réfracté mais
également focalisé. En effet la célérité y est inférieure (Jt< Ji) et le front de l'onde devient concave
(retard des points latéraux).
On peut citer par exemple le cas des globules rouges ayant une taille de l'ordre de 7 um, bien
plus petite que la longueur d'onde (440um), c'est la diffusion multidirectionnelle qui se produit
(phénomène de RAYLEG-TINDALL).
Lorsque l'interface est de petite taille par rapport à la longueur d'onde, l'énergie de l'onde
ultrasonore est diffusée c'est-à-dire réfléchie dans de multiples directions. L'écho-structure des
tissus est due aux échos diffusés par les petites cibles diffusantes.
Chapitre I/Sect2: Interactions des ultrasons avec les milieux Biologiques Page 21
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
L'intensité du signal diffusé dépend de la taille, du nombre de diffuseurs et de leur variation de densité
et compressibilité. En fonction du rapport longueur d'onde (λ) / taille de l'interface (d) , il est possible
de définir trois types de diffusion : (Figure II.7)
- d >> λ: rétro-diffusion
- d = λ: diffusion antégrade
Ces trois types de diffusion s'observent lorsque les ultrasons traversent des tissus finement
hétérogènes comme le foie, la rate, le pancréas etc...
Compte tenu du fait que les échos sont renvoyés dans de nombreuses directions, l'orientation de la
sonde a beaucoup moins d'importance pour l'étude de la structure des organes que pour l'étude de leurs
contours : pour bien délimiter un organe, le faisceau doit être le plus perpendiculaire possible à ses
limites alors que ce n'est pas le cas pour la visualisation de sa structure. Les tissus peuvent donc être
assimilés à de multiples diffuseurs distribués de manière aléatoire et entraînante la formation d'un
ensemble d'ondelettes ultrasonores interférant entre-elles. Ces interférences peuvent être constructives
(renforcement de l'énergie), destructives (diminution de la pression ultrasonore) ou aboutir à la
formation d'ondes stationnaires.
Ce phénomène d'interférence aléatoire provoque des fluctuations statistiques qui ne reflètent pas
réellement la distribution des diffuseurs dans le tissu s’appelle : le "moucheté" ou speckle dû à la
Chapitre I/Sect2: Interactions des ultrasons avec les milieux Biologiques Page 22
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
juxtaposition des pixels sombres et clairs qui n'est donc pas la reproduction fidèle des points de
diffusion mais correspond au bruit d'interférence. Ce bruit participe à la médiocrité de la résolution
spatiale : une petite structure peut être noyée dans le speckle
Se réfère aux interférences des ondes ultrasonores provenant des différents diffuseurs.
Aspect dual car mesure du milieu
Statistique dépend du nombre de diffuseurs par cellule de résolution et de l’espacement entre
les diffuseurs.
Figure II.8. Influence du nombre de diffuseurs sur le résultats final :1000 diffuseurs
L'onde ultrasonore, en se propageant cède une partie de son énergie au milieu : il y a absorption de
l'énergie ultrasonore et l'intensité du faisceau diminue. Cette diminution est totalement différente de
Chapitre I/Sect2: Interactions des ultrasons avec les milieux Biologiques Page 23
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
celle due à l'augmentation de surface de l'onde ultrasonore et elle intervient même pour les ondes
planes.
En pratique, le choix de la fréquence utilisée est en grande partie guidé par la profondeur de la zone
que l’on souhaite explorer, dont nous pouvons la sélectionné de la manière suivantes :
- Basses fréquences pour l’exploration des organes profonds
- Hautes fréquences pour l’exploration des organes superficiels
Les sons de fréquences basses s'affaiblissent nettement moins vite dans un milieu donné, que les sons
de fréquences hautes. C'est la raison pour laquelle, comme nous le verrons dans le chapitre suivant, les
sondes d'exploration abdominale utilisées en échographie sont à fréquences plus basses que les sondes
d'exploration de vaisseaux superficiels.
- doubler la fréquence pour étudier un même milieu, multiplie par deux le coefficient d'atténuation, ce
qui réduit la portée du faisceau de moitié;
- l'eau est un bon conducteur du son, alors que les tissus, par leur coefficient d'atténuation plus élevé
sont de moins bons conducteurs et justifient l'intervention d'un système d'amplification pour la
détection des échos éloignés.
Au total, l'énergie du faisceau ultrasonore s'épuise rapidement dans les milieux traversés et ce d'autant
plus qu'ils sont hétérogènes. Cette atténuation est bien sûr le fait de l'absorption mais aussi des
réflexions itératives et de la diffusion.
Chapitre I/Sect2: Interactions des ultrasons avec les milieux Biologiques Page 24
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
Alors que l'absorption obéit à une loi exponentielle décroissante, l'atténuation décroît par paliers
irréguliers beaucoup plus rapidement. Il faut de plus rajouter le fait que les échos que l'on cherche à
recueillir doivent parcourir la même distance et aborder le même nombre d'interfaces. Si bien que les
échos distaux qui reviennent sur la sonde sont particulièrement faibles.
Règles importantes :
La fréquence de l’onde n’est pas modifiée par le changement de milieu, Mais la célérité
change donc la longueur d’onde change.
Ainsi quand la fréquence augmente, l'absorption croit : pour explorer des régions profondes
telles que l'abdomen, il est nécessaire d'utiliser des fréquences basses (3 à 5 MHz).
Le coefficient d'absorption pour les tissus mous est en moyenne de 0.5dB/cm/MHz.
Io = 94mW/cm2 en échographie classique (échelle de gris)
Io = 720mW/cm2 en échographie Doppler. La cadence des tirs ultrasonores est plus rapide et
le faisceau est fortement focalisé, ce qui fait passer l'intensité à plusieurs W/cm2. C'est la
raison pour laquelle l'échographie Doppler est déconseillée aux femmes enceintes avant trois
mois de grossesse.
Remarque : pendant une échographie on ne pourra pas visualiser avec la même résolution et la même
intensité des objets situés loin de la peau, que les objets proche de la peau. Car les effets de résolution
et d’absorption évoluent en sens contraire en fonction de la fréquence. Il faut donc choisir dès le départ
entre une image nette avec peu d’intensité et une image flou et intense.
Chapitre I/Sect2: Interactions des ultrasons avec les milieux Biologiques Page 25
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
Figure II.10 : Une intensité faible ne permet pas d'atteindre des couches profondes et ne permet aux échos de
revenir à la sonde (a). Une intensité élevée permet d'atteindre des couches profondes (b). Les échos en
provenance de couches profondes sont peu intenses. Une amplification en profondeur (TGC) est donc nécessaire
pour avoir un résultat homogène sur l'image (c).
Dans le milieu hétérogène : le niveau de gris sur l'image diminue avec la profondeur en fonction de
l'atténuation. Ainsi, comme l'atténuation est décroissante, il convient alors de mettre en place une
amplification afin de compenser cette atténuation. Cela revient à mettre en place une amplification
linéaire.
Cette amplification porte le nom de Time Gain Compensation (TGC) et équipe tous les
échographes/Doppler médicaux ou nous allons voir dans le chapitre 5.
Chapitre I/Sect2: Interactions des ultrasons avec les milieux Biologiques Page 26
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
Les ondes ultrasonores ne sont pas ionisantes dans la mesure où l'énergie qu'elles déposent dans les
tissus est insuffisante pour entraîner l'apparition d'ions. Leur action sur la matière vivante est le fait de
deux phénomènes :
Les effets des ultrasons ne sont pas encore complètement élucidés mais il est clair, cependant, qu'ils
ont des effets sur les tissus organiques. On remarque que l'énergie mécanique est convertie en énergie
thermique.
Les vibrations provoquent dans les tissus des compressions alternées à des expansions selon une
périodicité correspondant à leur fréquence, ce qui cause des variations de pression. Cet effet
mécanique provoque de véritables micro-massages qui peuvent aboutir à une dilacération des fibres du
tissu conjonctif. Cet effet est appelé, effet fibrolytique ou scérolytique, mis a profit dans le traitement
des adhérences et des cicatrices.
Les réactions thermiques se produisent essentiellement aux sites de réflexion (C'est-à-dire aux niveaux
des plans de séparation). Du fait des différences de coefficient d'absorption, des réflexions et des
interférences.
La production de la chaleur dans le champ d'action des ultrasons n'est pas homogène. On compense
cette absence d'homogénéité par un déplacement continu du projecteur. Il y a production de chaleur en
particulier dans le tissu osseux, les cartilages, les tendons, le tissu musculaire et la peau.
Les tissus étant absorbants, il y aura une génération de chaleur dans toutes les parties du champ
ultrasonique au sein de ces tissus. Le champ est essentiellement celui d’une onde progressive.
Chapitre I/Sect2: Interactions des ultrasons avec les milieux Biologiques Page 27
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
* Pour 1 Mhz et pour une intensité de 1 w/cm2 on obtient une élévation de la température de
0.8°C/mn, ce qui est assez habituel en physiothérapie. « Création d’œdèmes et d’hémorragies
4.3Effet antalgique :
La conductibilité nerveuse peut subir un ralentissement voire une interruption momentanée. Ceci
s'expliquerait par une dépolarisation de la fibre nerveuse afférente due à l'effet thermique. Par contre
l'effet des ultrasons sur le système nerveux central est assez néfaste. Il apparait que le système nerveux
central est très sensible aux ultrasons, On peut observer des lésions allant jusqu'à destruction complète.
4.4Effet destructeur :
L'application des ultrasons, non plus sur un tissu humain, mais in vitro, fait apparaître, à condition
d'augmenter considérablement la puissance par cm2, un effet destructeur important, avec libération de
bulles gazeuses dans le tissu : c'est le phénomène de cavitation.
Phénomènes de cavitation:
Ces phénomènes concernent l’interaction entre un faisceau ultrasonore et des corps hautement
compressibles composés de gaz et/ou de vapeur.
Lorsque l’amplitude de l’onde ultrasonore augmente, il peut arriver que la dépression au sein d’un
milieu liquide soit plus grande que la force de cohésion de celui-ci, le réseau liquide se déchire alors et
il forme des cavités (bulles). La durée de vie des cavités est courte et uniquement déterminée par la
fréquence de l’onde ultrasonore. La cavitation diminue lorsque la fréquence augmente.
* Remarques :
Ces phénomènes sont mis à profit en physiothérapie pour des traitements antalgiques et anti-
inflammatoires : les intensités utilisées sont de l'ordre de 1 à 4 W/cm2 en émission continue.
Des effets néfastes in vivo ont été rapportés par des auteurs anglo-saxons dans les années 70
concernant l'utilisation à visée diagnostique des ultra-sons. Ces derniers étaient accusés de
léser l'oreille interne fœtale. Des expérimentations ont infirmé cette assertion.
Chapitre I/Sect2: Interactions des ultrasons avec les milieux Biologiques Page 28
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
5. Conclusion :
Les interactions physiques des ondes ultrasonores sont à l'origine d'informations distinctes sur l'image
échographique reconstruite :
Les ondes réfléchies qui reviennent à la sonde échographique apportent des informations
concernant les interfaces acoustiques et ainsi seront à l'origine de l'étude des contours des
organes sur l'image échographique ;
Les ondes formées par diffusion apportent des informations sur la structure interne des
organes qui donneront leur « couleur » en niveau de gris sur l'image finale.
Plus la longueur d'onde est faible, c'est-à-dire plus la fréquence US est élevée, plus on a la possibilité
de visualiser des interfaces proches et donc d'augmenter la résolution spatiale, en revanche on ne peut
pas atteindre des organes profonds.
L’échographie est une imagerie par réflexion, c’est-à-dire que des échos du signal sont
enregistrés après avoir traversés différentes interfaces dans les tissus,[Link] la détection de la fraction
réfléchie (écho) est à l’origine de la formation de l’image. L’échographie est différente de
l’imagerie par transmission (scanner) ou pas émission (médecine nucléaire).L’échographie est
utilisée dans de nombreuses spécialités médicales car elle présente de nombreux avantages :
Absence d’effets indésirables : Pas de rayonnement ionisant ; Pas d’effets biologiques aux
puissances utilisées en imagerie
Faible encombrement : utilisable au lit du patient
Faible coût
Cependant, l’échographie présente une grande limite : elle est opérateur-dépendant. La bonne
acquisition des images nécessite de bonnes connaissances théoriques et pratiques ; si les
images ne sont pas bien prises, elles sont illisibles. La sonde en échographie c’est l’élément central
pour la qualité et la résolution de l’image d’où nous allons entamer dans le chapitre suivant.
Chapitre I/Sect2: Interactions des ultrasons avec les milieux Biologiques Page 29
Série de TD N°1
Exercice 1.
1.1. Les ondes sonores et ultrasonores sont des ondes mécaniques. Définir ce qu’on appelle une onde
mécanique.
1.2. Les ondes ultrasonores sont des ondes longitudinales. Donner la définition d’une onde
longitudinale.
1.3 Compléter les cases blanches du tableau avec les expressions suivantes : Onde sonore, onde le long
d’une corde, onde lors de la compression-dilatation d’un ressort, onde à la surface de l’eau
Ondes longitudinales
Ondes Transversales
Solution :
1.1. Une onde mécanique est la propagation de proche en proche d’une perturbation dans un milieu
matériel sans transport de matière mais avec transport d’énergie.
1.2. Une onde est longitudinale si la direction de la perturbation est parallèle à la direction de
propagation de l’onde.
On plonge une pièce dans un bac à ultrasons. L’intensité de ces US est de quelques dizaine de
[Link]‐2. Les ondes produisent des bulles qui décollent les saletés de la surface de la pièce.
Calculer la suppression dans l’eau a une intensité I = 10 [Link]‐2= 105 W.m‐2 ?
Solution :
TD N°1 Page 30
Série de TD N°1
Nous sachions que Pa c’est une force par unité de surface ,donc Pa :N/m3
Et on peut définir une Force en fonction d’une accélération comme suit :
Donc : √ √ √ √ √ la vitesse
TD N°1 Page 31
Série de TD N°1
Exercice 5 : Calculer le rapport Ps/Pe ,pour une atténuation à une fréquence de 2MHZ pour un aller
retour à une profondeur de 30 cm de tissu ? Le coefficient d'absorption pour les tissus mous est en
moyenne de 0.5dB/cm/MHz.
Solution :
Ps
10 log 10
Le coefficient d’atténuation exprimé en dB/cm est donnée par Pe
: L
Ps
10 log10
Pe Ps L Ps 3
10 / 10 10
L Pe Pe
Ps I / 20 Ps
( ) ( )⇒ 10 10 3
Pe Pe
Exercice 6 : Une sonde envoie des ultrasons qui traversent les tissus corporels.
Lorsque les ultrasons rencontrent un organe, certains sont réfléchis sous la forme d’un écho. Un
récepteur recueille les échos, les transmet à un ordinateur qui traite les données et construit une image
de l’organe en 2 dimensions.
Avant de pratiquer une échographie, il est nécessaire de passer un gel sur la région à observer afin de
favoriser la pénétration des ultrasons dans les tissus.
TD N°1 Page 32
Série de TD N°1
Les organes contenant de l’air (poumons et tube digestif), les os, les muscles sont repérés sur
l’échographie par des zones sombres appelées « ombres ultrasonores ».
Ci-dessous 2 graphes représentant chacun les signaux émis et reçu après réflexion sur un organe.
Signal émis
Signal
reçu après réflexion
Organe 1 Organe 2
Solution :
a. Déterminer la période de l’onde émise. La période T représente la durée minimale pour laquelle
le signal se reproduit identique à lui-même.
Les fréquences sonores audibles sont comprises entre 20 et 20000Hz ; au-delà de 20 000 Hz on utilise
le terme d’ultrasons.
TD N°1 Page 33
Série de TD N°1
La réflexion n’agit pas sur la fréquence des ultrasons : on voit sur les deux graphes que la période du
signal reçu est identique à celle du signal émis.
C’est l’organe 2 car le signal reçu après réflexion a une valeur maximale plus faible. Le signal émis est
donc davantage absorbé.
L’air laissant passer quasi-totalement le son, les organes contenant de l’air laissent passer les ultrasons
sans les réfléchir : il n’y a pas d’onde réfléchie captée par le récepteur échographique, il ne « voit »
pas de signal réfléchi (= ombre=rien).
Vers oscilloscope
Emetteur Récepteur
Tableau 1 :
TD N°1 Page 34
Série de TD N°1
1) D’après ces résultats obtenus, quels sont les paramètres qui influence sur la transmission des ondes
Ultrasonore ?
Rep : 1) Les 2 paramètres dont dépend la transmission des ondes ultrasonores sont :
- La nature du matériau et L’épaisseur
Réflexion des ondes ultrasonores
Tableau 2
L’émetteur E émet une salve qui se propage vers l’objet, puis est réfléchi par l’objet et revient vers le
récepteur R. L’onde parcourt un aller-retour.
2 d = v . Δt ou 2 d ≈ 340 x 1,00 x 10 – 3
4) Nous allons maintenant faire une étude comparatif d’après les deux tableaux 1 et 2 du comportement de
différents matériaux face aux ultrasons
4.1. Quel est le matériau le plus réfléchissant et le moins réfléchissant ? Pourquoi (justifié votre
réponse)?
TD N°1 Page 35
Série de TD N°1
Le matériau le plus réfléchissant est le métal car c’est avec lui qu’on observe la plus
grande amplitude lorsqu’on étudie la réflexion
Le moins réfléchissant est la mousse de polyuréthane expansé car c’est avec elle qu’on observe
la plus faible amplitude lorsqu’on étudie la réflexion.
4.2. quel est le matériau qui transmet le mieux et le moins les ultrasons? Pourquoi (justifié votre
réponse)?
Le matériau qui transmet le mieux les ultrasons est l’air car c’est avec lui qu’on observe la
plus grande amplitude lorsqu’on étudie la transmission
Celui qui transmet le moins les ultrasons est le carton de ramette mais aussi la main ou
la mousse de polyuréthane expansé car c’est avec eux qu’on observe la plus faible
amplitude lorsqu’on étudie la transmission.
[Link] est le matériau le plus et le moins absorbant? Pourquoi (justifié votre réponse)?
Le matériau le plus absorbant correspond à celui qui est le moins réfléchissant ET celui qui
ne transmet pas bien les ultrasons. C’est donc la mousse de polyuréthane expansé.
Le moins absorbant correspond donc à celui qui est le plus réfléchissant ET celui qui
transmet bien les ultrasons. C’est donc le métal.
TD N°1 Page 36
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
1. Introduction :
Grâce à la découverte en 1880 par les frères Pierre et Jacques Curie sur l'effet piézo-électrique. Après
le naufrage du Titanic en 1912, le physicien Paul Langevin développa en 1915 le premier sonar, et il
fabriqua en 1916 les premiers transducteurs ultrasonores à quartz pour la détection sous-marine. Ces
découvertes marquèrent le début du développement des applications ultrasonores dans le domaine du
contrôle industriel non destructif, des télécommunications, de l’acoustique sous-marine et de
l’imagerie médicale.
La sonde constitue le maillon essentiel de la chaîne échographique : elle conditionne en effet la qualité
de l'image. Elle est la source des ondes ultrasonores dans l'échographe, et elle convertit les échos en
signaux électriques, un transducteur.
Elle offre la particularité remarquable d'être à la fois un émetteur et un récepteur : elle transforme
l'impulsion électrique en onde ultrasonore puis convertit les informations ultrasonores en signaux
électriques. C'est un transformateur d'énergie, un transducteur. Alors un transducteur est un élément
qui transforme une forme d'énergie en une autre. Un transducteur ultrasonore est un matériau piézo-
électrique dont sa fonction est d'émettre et de recevoir les ondes ultrasonores.
Les sondes ont bénéficié récemment de nombreuses évolutions techniques et plusieurs types sont
actuellement proposés sur le marché, ce qui rend leur choix très difficile.
L'échographe comporte un module électronique de base auquel sont reliées une ou plusieurs sondes.
Chaque sonde ou transducteur porte sur sa face de travail une ou plusieurs céramiques à effet piézo-
électrique ([Link].1), L'application d'une différence de potentiel électrique alternative entre les faces
d'une céramique provoque une variation de son épaisseur. Cette déformation cyclique induit la
vibration du milieu de propagation; c'est l'émission de l'onde sonore,
Réciproquement l'ébranlement des céramiques frappées par une onde sonore (un écho par exemple
constitué par le retour vers la sonde du faisceau émis engendre une différence de potentiel électrique
entre les faces de cette céramique, proportionnelle à l'énergie acoustique reçue; la détection de cette
impulsion électrique constitue la réception
La fréquence de l'onde ultrasonore émise est définie par l'épaisseur de la céramique. Ainsi pour
changer de fréquence d'émission il faut en général changer de céramique donc de sonde. Cette
fréquence nominale n'est cependant que la fréquence dominante de la sonde qui émet aussi sur les
fréquences adjacentes mais d'autant plus faiblement que l'on s'éloigne de la fréquence nominale. Cette
émission en relative large bande permet à certains appareils de sélectionner par filtrage à la réception
la fréquence d'écoute souhaitée ce qui contribue à améliorer les caractéristiques de résolution si la
fréquence augmente ou de pénétration du faisceau acoustique si la fréquence baisse.
2. Production d'ultrasons
De nombreux système sont susceptibles de produire des ultrasons. Un appareil produisant des
ultrasons est communément appelé transducteur ou convertisseur Ultrasonore.
Les matériaux les plus utilisés actuellement sont les matériaux piézo-électriques. Ces matériaux ont
l'avantage par rapport aux autres systèmes, de présenter de bonnes performances et d'être disponibles
dans des géométries très diverses. Un matériau est piézoélectrique lorsqu’il apparait des charges à sa
surface en réponse à une pression mécanique .Inversement une différence de potentiel électrique à la
surface du matériau va induire des déformations mécaniques
Ainsi nous pouvons créer des vibrations mécaniques d'une certaine fréquence, si le courant appliqué
est alternatif dont la fréquence est du même ordre que la fréquence de résonance du transducteur.
C'est l'apparition d'un courant électrique, lorsqu'on applique une force mécanique sur un matériau
piézo-électrique. Cette caractéristique est utilisée pour mesurer des pressions (la pression génère une
contrainte mécanique sur un quartz, qui génère une charge, amplifiée par la suit). Une autre utilisation
de cet effet est la création d'horloges : le quartz soumis à une charge à une certaine fréquence vibre à la
fréquence propre du cristal, qui est utilisée comme référence de pulsation.
C’est un Phénomène caractérisé par l'apparition de charges électriques sur les faces d'un matériau dit
piézo-électrique, lorsque ses faces sont soumises à une contrainte mécanique (effet direct). Ce même
matériau voit son épaisseur se modifier lorsque ses faces sont soumises à une différence de potentiel
(effet piézo-électrique indirect).
a)
b)
2.1.2. Effet piézo-électrique inverse : Lorsqu'on applique un champ électrique aux bornes d'un
cristal, ceci va se contracter et se détendre, il crée des vibrations mécaniques (comme un ressort) et
émet un faisceau ultrasonore synchrone constitués de fréquences centrées autour de f résonnance.
« A l’inverse, un effet piézo-électrique indirect apparaît lorsque le matériau est soumis à une ddp
entre les faces d'une céramique provoque une variation de son épaisseur. Cette déformation cyclique
induit la vibration du milieu de propagation (l’apparition à la surface d’une onde mécanique) ».
L'effet inverse est utilisé pour commander certains systèmes mécaniques, comme des injecteurs à
commande piézo-électrique en automobile (les premiers arrivent chez siemens en 2004). Lorsque le
déplacement est de l'ordre de quelques nanomètres, il permet des nano-manipulations en
nanotechnologie.
L’épaisseur de la lame et la vitesse du son dans le matériau vont fixer la fréquence de résonnance.
Epaisseur de la lame choisie à λ/2 pour éviter les interférences destructives.
Exemple : épaisseur de lame d’un transducteur en céramique Fréquence (MHz) 1 4 10
(C=4400m/s) Epaisseur (mm) 2.2 0.55 0.22
Il y a deux types de piézo-électricité
Ces matériaux se présentent le plus souvent sous forme d'un disque ou d'un anneau sur les faces
duquel sont déposées deux électrodes métallisées. Lorsqu'une tension électrique est appliquée sur ces
deux électrodes, le matériau se dilate ou se comprime selon l'orientation de la tension par rapport à la
polarisation.
Ces matériaux sont classés en quatre classes principales : les cristaux qui possèdent une
piézoélectricité naturelle, les céramiques, les polymères et les composites qui doivent être polarisés.
Avant de les comparer il est nécessaire de définir les deux principales grandeurs physiques qui vont
caractériser ces différents matériaux :
Z : impédance acoustique qui doit être la plus proche possible de celui des tissus biologiques,
afin que les ultrasons se transmettent bien de la sonde au corps humain.
Kt : le coefficient de couplage électro-acoustique. Ce paramètre compris entre 0 et 1,
caractérise l'aptitude du matériau a fin de convertir l'énergie électrique en une énergie
mécanique ou inversement. Il doit être le plus élevé possible.
Dans un matériau solide cristallin, les charges positives et négatives sont harmonieusement
réparties au repos. Une compression entraîne une polarisation par dédoublement des centres de
gravité électrique, préalablement confondus.
- Il faut qu’il y ait réflexion au passage d'un milieu 1 dans un milieu 2 ce qui est d’autant plus
important que la différence d’impédance entre les deux milieux soit importante
- la réflexion doit se faire en direction de la sonde donc la surface de la cible doit être perpendiculaire
à l’axe de propagation du faisceau.
- l'énergie du signal réfléchi doit être suffisante pour parvenir à la sonde.
Elle est constituée, le plus souvent de plomb ; zirconite ou de titanate (PZT) aux fortes propriétés
piézo-électriques et qui compte à elle seule cinq à six compositions différentes et qui est la plus
utilisée, les titanates de plomb qui tendent de plus à concurrencer les PZT et enfin les métaniobates de
plomb utilisés pour l'imagerie haute résolution. (C=4400m/s;F0=3MHZ,e=0.7mm)
Chaque céramique se caractérise par une fréquence de résonance conditionnée par la nature du
matériau et par son épaisseur : II.1
Avec : f : fréquence de résonance, E : épaisseur, K : constante.
Cette céramique est faite d'un ou de plusieurs éléments placés côte à côte et isolés acoustiquement les
uns des autres. Leur taille est de 1 mm environ et ils sont séparés par une distance de 0,6 l.
Epaisseur de cristal doit etre accordéz à F0 pour une amplitude maximum de vibration du
[Link] fréquence F0 de l'emetteur c'est la fréquence propre du cristal.
Chapitre II : Les sondes en échographie Page 41
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
La face avant et la face arrière sont recouvertes d'une couche métallique : l'électrode antérieure est
mise à la masse alors que l'électrode ou les électrodes postérieures sont connectées à un générateur de
courant électrique de haute fréquence.
Notons que les céramiques sont des poly cristaux qui sont fabriqués par frittage d'un mélange d'oxyde
et que leurs performances diélectriques, mécaniques et piézo-électriques. Certains polymères tels que
le PVDF (Poly Vynil Di Fluorure) peuvent acquérir des propriétés piézo-électriques.
Leur origine provient du constat selon lequel aucun matériau existant n'avait à la fois une impédance
acoustique assez faible pour bien transmettre son énergie aux tissus biologiques et une valeur de Kt
élevé.
En effet, les céramiques souffrent d'une impédance acoustique trop élevée et les polymères d'une
valeur de Kt trop faible. L'idée est donc née qu'il fallait utiliser à la fois une céramique à Kt élevé,
associée à un matériau passif de faible impédance acoustique de sorte que le matériau résultant ait une
impédance acoustique plus faible tout en gardant un Kt comparable avec celui d'une céramique.
4.3. Amortisseur
Placé en arrière de la céramique, afin d'absorber l'énergie US émise en arrière. Il est constitué par de
l'araldite chargée d'une fine poudre de plomb ou de tungstène et maintient le ou les éléments pièzo-
électriques en place.
Cet amortissement permet de déterminer la bande passante de la fréquence d'émission qui
correspond à l'ensemble des fréquences émises situées de part et d'autre de la fréquence de résonance.
Pour une fréquence d'émission donnée (inferieur a 6 db):
Un amortissement élevé génère une bande passante large, ce qui permet d'atteindre une
résolution axiale supérieure au prix d'une pénétration en profondeur plus faible;
Un amortissement plus faible réduit la bande passante d'émission, ce qui améliore la
pénétration en profondeur.
N.B/ Une longueur d’impulsion plus courte améliore la sensibilité (augmantation de la bande passante)
4.5. Lentille : Focaliser (concentrer) l’énergie ultrasonore a une profondeur de tissu donnée,
dépendante de l’application.
4.6. Blindage Radiofréquence
C’est un boîtier métallique placé autour du cristal et de l’élément amortisseur.
Il permet de réduire le niveau du bruit afin de maximiser la détection des échos à faibles amplitudes.
Les capteurs d’imagerie ultrasonore sont d’application médicale large à l’heure actuelle en raison de
la performance dans la conception de ceux-ci, pour cela une grande variété de sonde est développée.
Ils sont de différente configuration géométrique, de taille et de fréquence adaptée aux différents tissus
biologiques.
Pour répondre aux nombreuses applications diagnostiques des US dans le domaine médical, plusieurs
modalités de sondes sont d’usage :
externe : abord trans cutané (pubien, abdominal, thoracique, fontanellaire)
interne : abord endo-cavitaire ou orificiel ou intra-cavitaire.
Ce sont des capteurs en miniatures dont les diamètres vont de 10 à 20mm et de fréquence élevée car la
distance est très réduite vue leur contact avec la zone à explorer afin de gagner en résolution et éviter
de traverser les structures osseuses ou gazeuses.
Lorsque plusieurs éléments piézo-électriques sont excités de manière décalée, notion de décalage de
phase, le front de l'onde fait avec la face avant de la céramique un angle J. En jouant sur l'importance
de ces retards à l'excitation, on oblique plus ou moins le faisceau par rapport à la surface de la sonde.
Mais les grandes fréquences des ultrasons autorisent la création de faisceaux, c'est-à-dire d'une onde
directionnelle.
Pour obtenir un faisceau ultrasonore, il faut que la longueur d'onde soit inférieure à la source :
notion de longueur d'onde maximale et donc de fréquence minimale ultrasonore en dessous de
laquelle on ne peut produire de faisceau (1 MHz).
Lorsque la source est plane, le front de l'onde est plan et l'on parle d'onde plane.
La surface n'augmente pas avec la distance et donc l'intensité ne décroît pas en s'éloignant de la
source : ceci permet d'améliorer la pénétration des ultrasons en concentrant l'énergie dans une
direction.
Il est possible également de modifier le front d'onde afin d'obtenir une surface d'onde concave: cela
permet une focalisation du faisceau.
Le faisceau créé par un élément piézo-électrique (non focalisé) de dimension d (ouverture), est
constitué d'une zone de champ proche (zone de Fresnel) et d'une zone de champ lointain (zone de
Fraunhofer). ( Figure II.11)
- la zone de FRESNEL : si la source est circulaire, toute l'énergie est concentrée dans une zone
cylindrique. Son diamètre d est celui de la source D : (d = D) et sa longueur est donnée par la
formule : II.5
- La zone de FRAUNHOFER : elle est plus éloignée de la source et sa forme est conique. Le faisceau
va en s'élargissant selon un angle de divergence qui est constant. Cette divergence est inversement
proportionnelle à la fréquence et au diamètre de la source : II.6
Avec : angle de divergence, d : diamètre de la source, c :célérité et f : fréquence ultrasonore
Le front d'onde est convexe dans cette zone et il y a diminution rapide de l'intensité car la surface sur
laquelle elle se répartit augmente.
Deux paramètres conditionnent donc la géométrie du faisceau ultrasonore, la fréquence et le diamètre
de la source : quand ils augmentent, la zone de FRESNEL s'allonge (augmente) et la divergence de la
zone de FRAUNHOFER diminue, ce qui améliore la géométrie du faisceau.
w=2 F
Le signal reçu au point M est déphasé: viM(t) = [Link](wt + i) II.7
avec i = 2 .d i /
Figure [Link] Ponctuelle
L'énergie acoustique résultante au point M est la somme calculée par intégrale des
différentes contributions de toutes les sources ponctuelles.
Lorsque M est situé loin et sur l'axe de propagation, le déphasage i varie peu.
Les contributions des différentes sources ponctuelles arrivent quasiment en même temps au point M.
(Figure II.13 a) .La situation est différente lorsque M s'écarte de l'axe OX (Figure II.13 b)
Si l'on représente l'amplitude du signal en tous points suivant l'axe de propagation, on obtient un
diagramme de directivité constitué d'un lobe principal et de plusieurs lobes secondaires.
Le faisceau n'est pas parfait, il possède des lobes latéraux qui vont générer des échos de cibles sur les
côtés. Si ces cibles sont fortement échogènes, ces lobes latéraux peuvent entraîner des erreurs
d'interprétation des images échographiques (Figure II.15).
Application numérique
2
La longueur de la zone de Fresnel est: L= / = 2,5mm Figure II.15 Le faisceau idéal
Pour obtenir une résolution spatiale importante, l'idéal serait de disposer d'une source
ultrasonore de faible ouverture disposant d'un faisceau étroit, ce qui est physiquement
impossible. ([Link].15) D'où la nécessité de focaliser le faisceau.
Le diamètre du faisceau dans la zone de FRESNEL est égal au diamètre du céramique mono-élément
ou au nombre des céramiques excitées lors de la sonde multi-éléments.
Afin de diminuer le diamètre du faisceau pour améliorer la résolution transversale, une focalisation est
réalisée. Elle peut être de plusieurs types :
l'utilisation d'une céramique à face avant concave selon un ou deux axes permet d'obtenir un
front d'onde concave; c'est la focalisation mécanique. Le même résultat est atteint avec une
lentille acoustique convexe à faible vitesse de propagation des ultrasons : la partie centrale du
faisceau est ralentie par rapport à la partie périphérique. Cette focalisation est fixe, non
modifiable par l'échographiste mais elle se révèle très efficace.
la focalisation électronique consiste à donner au front d'onde une forme concave en jouant sur
des retards à l'excitation des éléments piézo-électriques : on utilise pour cela des "lignes à
retard", circuits électroniques interposés entre le générateur HF et les éléments.
Cette focalisation possède l'avantage d'être modulable par simple réglage de ces lignes retard. Il est
important de noter que cette focalisation électronique peut être associée à un décalage de phase
assurant l'obliquité du tir ultrasonore.
Figure II.17.a : Répartition de l'intensité dans le faisceau Figure II.17.b : Les lobes du faisceau
Lorsque l'obliquité du faisceau par rapport à la surface de la sonde est grande, la répartition de
l'intensité sur la section est très hétérogène et il y a même apparition de lobes parasites: lobe image et
lobes secondaires. Cela est dû au fait que chaque élément a un rayonnement normal non défléchi par
le décalage en plus de celui incliné dans la direction voulue. Cela altère grandement la résolution
spatiale et la résolution en contraste.
Les sondes linéaires et linéaires courbes sont des sondes constituées de plusieurs cristaux
alignés en rangée linéaire ou légèrement courbées. L'image reconstituée est de forme
rectangulaire (linéaire) ou cône (linéaire courbe).
Les sondes à balayage sont des sondes constituées d'un ou de plusieurs cristaux pour lesquelles la
direction du faisceau ultrasonore varie afin de balayer la zone à explorer. Ce balayage n'est pas
directement visible sur l'image reconstituée, car il est trop rapide pour l'être. Il existe deux grands
types de balayage : le balayage mécanique et le balayage électronique :
Le déplacement de la sonde à la main n'était pas assez rapide pour former une image en 1/20e de
seconde, une possibilité est de faire déplacer la sonde par un moteur. Dans ce cas, la sonde tourne ou
oscille autour d'un axe et les lignes ultrasonores balayent un secteur angulaire dont le centre est l'axe
de rotation de la sonde, il s'agit donc d'un balayage sectoriel mécanique.
Figure 19.a :Sonde mécanique sectorielle par disque Figure19.b: Disque rotatif et ses céramiques
- céramique oscillante placée sur une demi-roue montée sur pivot dont le balancement est assuré par
un électroaimant piloté par un microprocesseur
- miroir acoustique oscillant assurant la déflexion du faisceau placé devant la céramique qui reste fixe.
Figure 20.a. Sonde à miroir oscillant Figure 20.b. Sonde à céramique oscillante
[Link].2. Focalisation
La plupart de ces sondes sont mono-élément et la focalisation y est fixe, de type mécanique à la fois
transversalement et latéralement.
Certaines sondes ont une céramique constituée d'éléments piézo-électriques en forme d'anneaux
concentriques. La focalisation y est à la fois mécanique (concavité de la face avant) et électronique
autorisant un réglage précis à l'émission et à la réception : il s'agit des sondes à focalisation annulaire.
La résolution latérale est médiocre en dehors de la zone de focalisation pour les mono-
éléments alors qu'elle est excellente pour les sondes à focalisation annulaire qui ont de plus
une excellente résolution transversale
Il faut signaler que la forme sectorielle du balayage comprime les informations en proximal et
entraîne une diminution de la résolution latérale en distal à cause de la divergence des lignes
ultrasonores.
De plus, le fait que l'élément transducteur n'ait pas exactement la même direction de pointage
à l'émission et à la réception entraîne une ambiguïté azimutale.
La résolution en contraste y est bonne car le faisceau US est homogène. Elle est de plus
améliorée par l'utilisation des sondes à focalisation annulaire à large ouverture. La présence
d'un liquide dans lequel se fait le mouvement et d'une membrane plastique assurant le contact
avec le patient est à l'origine d'artefacts de type échos multiples avec aspect bruité du champ
proche.
Enfin, elles présentent l'inconvénient de ne pas pouvoir travailler en Doppler.
Les sondes à balayage électroniques sont constituées de plusieurs cristaux arrangés en ligne ou en
anneau. Des interférences entre les faisceaux ultrasonores des cristaux élémentaires peuvent faire
changer la direction générale du faisceau. Ces interférences peuvent être utilisées avantageusement
pour orienter le faisceau ultrasonore résultant dans une direction donnée en décalant très légèrement la
mise en charge des différents cristaux de la sonde. Le changement de direction du faisceau ultrasonore
est obtenu en modifiant le décalage de la mise en charge des différents cristaux par un décalage de
phase de l'impulsion électrique. Le balayage est réalisé soit de manière linéaire, soit de manière
sectorielle.
L'ouverture à l'émission et à la réception est représentée par quelques éléments (12 à 24).
Le balayage est réalisé par une translation de l'ouverture, élément par élément après chaque
exploration d'une ligne du plan de coupe, de sorte que l'espace entre deux lignes ultrasonore est de
l'ordre du mm.
La focalisation est assurée de manière mécanique perpendiculairement au plan de coupe et de manière
électronique à l'émission et à la réception, dans le plan de l'image obtenue avec une lentille
cylindrique.
Son défaut majeur est représenté par son encombrement d’où la nécessité d'une fenêtre acoustique
large (rarement rencontrée).
L'image obtenue est rectangulaire pouvant contenir jusqu'à 256 lignes et la cadence image (ou TRI)
peut atteindre 100 images/sec ce qui est utile pour l'étude des organes mobiles (cœur fœtal).
Résume : sonde linéaire (7.5MHZ)
Avantages : bonne résolution spatiale ; haute fréquence
Inconvénients : peu de pénétration
Application : tissu mou ; organes en surfaces
Le balayage est obtenu par décalage de phase et selon la forme de la sonde on distingue les barrettes
planes et les barrettes radiales. Les sondes endocavitaires et les sondes peropératoires occupent une
place à part compte tenu de leur "ergonomie" et de leur conception technique.
a) Barrettes planes à décalage de phase : Elles utilisent plusieurs céramiques de petite taille
(16 à 32) disposées côte à côte sur une petite longueur. La déflexion du faisceau est assurée
par des décalages de phase (lignes à retard) pour obtenir une image sectorielle.
Pour minimiser les lobes image et secondaires la taille des différents éléments est réduite et leur
nombre augmenté (jusqu'à 192) sur certaines sondes.
Le taux de renouvellement image est bon (156 images/sec) et la fiabilité est bonne mais elles
nécessitent une fenêtre acoustique d'une certaine dimension. L'utilisation d'importants décalages de
phase nuit à l'incorporation d'un Doppler.
b) Barrettes radiales à décalage de phase : Elles utilisent une disposition convexe des éléments
piézo-électriques pour assurer le "dépointage", c'est-à-dire le balayage sectoriel du plan image.
Compte tenu de la forme de la barrette, il n'est plus nécessaire de recourir à de longs retards à
l'excitation et à la réception. Selon la courbure on distingue les sondes à très fort rayon et les
sondes à moyen rayon de courbure. L’ouverture acoustique n'utilise que quelques éléments à
l'émission et à la réception avec glissement d'un élément pour chaque nouvelle [Link]
focalisation est assurée par une lentille acoustique perpendiculaire au plan image et de manière
électronique à l'émission et à la réception dans le plan du balayage.
Résume : sonde secorielle (2.5MHZ)
Avantages : champ large en profondeur, petite fenêtre d’entré
Inconvénients : mauvaise résolution spatiale en surface
Application : entre les cotes / fontanelle
Le faisceau est moins oblique à l'ouverture de la sonde que pour les barrettes planes à décalage de
phase et l'ouverture effective correspond à l'ouverture réelle : les lobes parasites y sont moins
importants et le lobe image est toujours placé dans la même position par rapport au lobe principal.
Ceci autorise l'utilisation de filtrations mathématiques (convolution des ouvertures d'émission et de
réception par une fonction d'apodisation après utilisation d'une transformée de FOURIER) : disparition
des lobes parasites.
L'absence de longs retards électroniques fait que les distorsions de phase du signal sont modérées et
autorise l'intégration d'un Doppler pulsé dans la sonde : utilisation d'une céramique pour réaliser le tir
Doppler.
La fenêtre acoustique est de taille restreinte et la fiabilité de par l'absence de pièce en mouvement est
excellente.
Si la résolution latérale est excellente grâce à la focalisation électronique, la résolution transversale est
médiocre en dehors de la zone de focalisation. La profondeur d'exploration pour une fréquence donnée
est grande que pour une sonde annulaire. Il est techniquement difficile de fabriquer des sondes de
haute fréquence. Comme toutes les sondes à balayage sectoriel, il y a sur-échantillonnage du champ
proche et sous-échantillonnage de la partie distale de la coupe
Résume : sonde convexe (3.75MHZ)
Avantages : bonne résolution spatiale ; champ élargie en profondeur
Application : abdomen
L’imagerie échographique endo-cavitaire utilise des capteurs miniatures (10 à 20 mm diamètre)
endo-oesophagien, endorectale ou endovaginale
[Link].5. Les sondes miniaturisées : introduites par cathétérisme dans les vaisseaux, permettent
l'échographie intravasculaire (figure II.30).
L'étude reprendra les sondes suivant leur fréquence d'utilisation. Les nouvelles sondes sont
multifréquences aussi c'est la fréquence moyenne qui sera retenue comme référence.
Profondeur
Fréquence d’exploration Utilisation
maximum
Conclusions
Les capteurs d’imagerie ultrasonore sont d’application médicale large à l’heure actuelle en
raison de la performance dans la conception de ceux-ci, pour cela une grande variété de sonde est
développée.
Nous avons présenté dans ce chapitre en détail les 3 fonctions essentielles des sondes tel que :
transduction, focalisation et balayage ,ainsi les différentes types de sonde échographique
L’évolution du marché des sondes bénéficie très vite des progrès technologiques:
Electronique, materiaux et micromecanique
La sonde échographique dispose d’un voyant lumineux qui s’allume de différentes couleurs:
-Rouge lorsque la distance mesurée entre la sonde et l’obstacle est supérieure à 30 cm.
-Orange lorsque la distance mesurée est comprise entre 10 et 30 cm.
-Vert lorsque la distance mesurée est inférieure à 10 cm.
La qualité et fiabilité des transducteurs a été et reste un facteur clé de l’évolution de l’échographie par
sa Grande bande passante (harmonique), miniaturisation, et sa sensibilité à l’émission et à la réception.
Solution :
c) Le temps de montée est égal au temps de vol des ultrasons: T = e/c = 692ns
Exercice 2:
Calcul de la plus petite distance pouvant séparer 2 échos avec une sonde émettant dans un muscle à
5 MHz et proposant des impulsions à 3 cycles : C(muscle) = 1 580 m/s , λ=0,31 mm
Solution :
SPL = 3 × 0,31 mm = 0,93 mm , donc la Distance minimale (RS axiale = ½ SPL) = 0,47 mm
Exercice 3: donner les avantages et inconvénients de ces différents types de sonde avec leurs
applications
TD N°2 Page 58
Série de TD n°2
Solution :
Exercice 4 :
QCM/ Pour explorer correctement un foie chez un adulte, il vaut mieux utiliser
TD N°2 Page 59
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
1. Introduction :
La mesure des vélocités sanguines ou du débit est un terme fondamental de toute étude
hémodynamique en expérimentation ou en pratique clinique et médicale (débitmètre
électromagnétique, anémométrie laser…etc)
L’effet doppler correspond au fait qu’une personne vers laquelle se déplace une source
sonore (par exemple une sirène de train), perçoit un son plus aigu que le son émis, alors
qu’elle perçoit un son plus grave si la source s’éloigne. Ce phénomène a été initialement
décrit par le Physicien autrichien « Johann Christian DOPPLER (1803-1853) » dans un
article publié en 1842 ou il explique comment la couleur d’une étoile dépend de sa vitesse par
rapport à l’observateur : « plus elle s’éloigne vite, plus elle apparait rouge ».
Doppler étudie la modification apparente de la fréquence fixe émise par une source
sonore, mobile par rapport à un observateur immobile, ou encore les modifications apparentes
de la fréquence d'une source immobile lorsque l'observateur se déplace par rapport à cette
source. Cet effet doppler apparait quand une onde ultrasonore rencontre un diffuseur en
mouvement. L‘onde reçut par ce dernier à une fréquence différente de celle de l’onde
incidente. Le même phénomène apparait quand un capteur reçoit une onde émise par un
diffuseur en mouvement. Ainsi, une onde ultrasonore émise par un capteur a vu sa fréquence
modifié deux fois, au moment où elle revient vers ce dernier. Ce changement de fréquence est
la conséquence de la longueur d’onde apparente résultant de la combinaison de la vitesse de
l’onde avec celle de la cible et /ou celle de l’émetteur.
Une onde sonore de fréquence F, ponctuelle et immobile, se propage dans le plan sous forme
de cercles concentriques séparés chacun d'une longueur d'onde. La longueur d'onde est
identique quelle que soit la position de l'observateur. Celui-ci entendra donc un son de
fréquence F constante.
a)
b)
Si la source sonore est en mouvement, la compression des couches d'air introduit une
variation de la longueur d'[Link] source sonore est à vitesse v constante, comme = v / F et
donc F = v / Une diminution de se traduit par une augmentation de F et inversement.
L'observateur 1 entend donc un son plus aigu que l'observateur 2.
Lorsqu'un faisceau ultrasonore (US), émis par une source, traverse des tissus biologiques, il
rencontre un certain nombre de cibles, ou interfaces fixes. La fréquence réfléchie par ces
cibles fixes est identique à la fréquence émise : on dit qu'il n'y a pas de différence entre la
fréquence d'émission (Fo) et la fréquence de réception (Fr) (fig 3).
Si la cible se déplace, comme les globules rouges du sang circulant, il se produit une
modification de la fréquence du faisceau réfléchi :
Fr = Fo + ΔF III.1
Si la cible est mobile dans l'axe du faisceau d'US (figure III.1) : ΔF = 2V. Fo / c III.2
ϴ est l'angle entre l'axe du faisceau et l'axe du déplacement de la cible ou angle Doppler. La
valeur de la fréquence Doppler devient alors :
L'extrapolation à la vitesse circulatoire (exprimée en cm/s) impose que l'angle Doppler soit
connu et que sa valeur ait été fournie à l'appareillage par l'opérateur.
Le facteur cosinus , à pour une vitesse donnée, une influence majeure sur la fréquence
doppler et inversement, il affecte largement les mesures de vitesse à partir des fréquences
doppler .en effet il varie de 0 (cos 90°) à 1(cos0). La prise en compte de ce facteur est donc
indispensable à toute mesure de vitesse.
Dans des segments vasculaires linéaires, on peut considérer que le flux sanguin est parallèle
aux parois, son orientation, par rapport aux faisceaux ultrasonore, peut être connue grâce à
l’imagerie du segment vasculaire examiné, si cette dernière permet d’obtenir une coupe
parallèle à l’axe du vaisseau. De même ,au niveau des orifices, la réduction de diamètre induit
des vitesses perpendiculaires au plan de l’orifice si bien que quand on parvient à déterminer ,
grâce à l’imagerie, l’orientation de l’orifice ,l’orientation de la vitesse de sang est
grossièrement connue et , par exemple ,on peut s’aider de l’imagerie pour vérifier que
l’alignement du faisceaux ultrasonore avec un orifice aérotique normal est satisfaisant. A
l’opposé, dans la cavité, les filets liquidiens n’ont pas d’orientation déterminée par rapport
aux parois et l’imagerie de ces dernières n’apporte aucun secours. Dans ces cas, l’imagerie
Doppler couleur n’apporte qu’un secours insuffisants car elle n’explore que deux des trois
dimensions de l’espace, si bien que les corrections d’angle doivent être proscrites en
cardiologie. La seule solution acceptable reste la recherche empirique du meilleur alignement,
éventuellement « dégrossie » par l’imagerie doppler couleur.
2.2 Calibration :
Quand les problèmes d’angles sont résolus, les fréquences Doppler permettent de calculer des
vitesses : V = ΔF . c / 2Fo . cos [ϴ].
Le facteur “c / 2Fo” étant détermine, essentiellement, par l’appareil. Ce facteur est une
constante de calibration de l’instrument qui est prise en compte par les programmes de calcul.
Quelques facteurs de calibration fréquemment utilisé méritent d’être cités :
Ces valeurs démontrent l’intérêt des fréquences d’émissions basses lorsqu’on désire mesurer
des vitesses élevées. Par exemple, une fréquence Doppler de 20Khz, qui est à la limite
supérieure du domaine audible, permet de mesurer dans l’axe du capteur 7.7m/s avec une
fréquence d’émission de 2Mhz mais seulement dans les mêmes conditions d’angle, 3.08m/s
avec une fréquence d’émission de 5 Mhz.
III.6
pour :
1- la mesure de sténose ou on cherche à mesurer le degré de rétrécissement de la valve ou de
l’artère
L'effet Doppler peut être utilisé en pratique clinique sous deux modes: le mode continu et le
mode pulsé. Le Doppler bidimensionnel ou Doppler couleur repose sur le principe du Doppler
pulsé mais le traitement du signal y est différent.
Dans un Doppler continu (figure III.4), il existe deux cristaux au niveau du même capteur:
l'un qui émet un faisceau d'US de façon continue et l'autre qui réceptionne le signal réfléchi,
aussi de façon continue. L'appareillage effectue la comparaison des deux fréquences Fo et Fr
au niveau d'un démodulateur pour en extraire, en continu, la fréquence Doppler. Il s'agit
d'appareillages légers et compacts, encore très utiles dans l'étude des vaisseaux superficiels.
Lorsqu'une artère est sténosée (obstruée), il se crée un phénomène de jet, identique à celui
observé lorsque l'on pince un tuyau d'eau. Le sang circulant dans l'artère subit une
accélération due au rétrécissement. Le flux sanguin, laminaire en amont de l'obstruction
devient de plus, tourbillonnant.
L’évolution dans le temps de cette variation de fréquence est ensuite reportée sur un
diagramme : v = f() artère fémorale primitive
Diastolique
t
Systolique
Bases séméiologiques :
Sur le tracé Doppler enregistré au niveau d’une artère fémorale commune, pour chaque
cycle cardiaque, on observe l’augmentation rapide de flux secondaire à la systole
ventriculaire suivi d’une onde diastolique légèrement négative qui traduit un phénomène
physiologique de reflux par dépression de la fermeture de la valve aortique.
Le signal étant audible, le système dispose également d’un haut-parleur qui permet
d’apprécier l’écoulement directement à l’oreille.
S-D
IR III.7
S
S et D représentent respectivement les vitesses systoliques et télé-diastoliques. Cet indice
augmente lorsque la résistance circulatoire augmente.
L’un des principaux intérêts de la vélocimétrie Doppler est de mettre en évidence une
sténose ou une occlusion sur le trajet d’une artère ou une thrombose veineuse.
Ce type de tracé ne permet pas de mesurer les vitesses d’écoulement car l’angle est
difficilement mesurable. Or, le tracé est le reflet de la vitesse moyenne et ne tient pas compte
de la dispersion des vitesses circulatoires comme c’est souvent le cas en pathologie.
Le signal reçu de fréquence F +/- F est démodulé de façon synchrone par deux signaux en quadrature
permettant d'obtenir le signe de F , représentant le sens de déplacement du sang dans l'artère. Le
signal F est ensuite filtré et échantillonné. L'échantillonnage peut s'effectuer de façon synchrone avec
les contractions ventriculaires. La périodicité cardiaque est environ égale à 1seconde. (Figure III.6 et
III.7)
L'information vitesse F (signal de fréquence basse audible) est restituée à l'opérateur par
l'intermédiaire d'un haut-parleur. Le déplacement de la sonde le long de l'artère permettra de détecter
une variation anormale de la vitesse du sang. L'angle (inférieur à /2) doit être le plus constant
possible pendant le déplacement de la sonde.
Si l'on échantillonne le signal Doppler avec une fréquence d'échantillonnage Fe = 15kHz et que l'on
calcule une FFT sur N = 512 points, la résolution fréquentielle est: dF = Fe/N = 30Hz
On prend donc sur chaque contraction cardiaque une tranche de 34ms du signal Doppler pour effectuer
un calcul de spectre. Les spectres obtenus (Figure III.8 ) peuvent être moyennés de façon à pondérer
les artéfacts. On constate:
L'interprétation du signal sonore audible F n'est pas aisée. L'artère n'est pas visible et la position de la
sonde et donc l'angle Doppler , est difficilement contrôlables. De plus le sang circulant dans une
artère est pulsé au rythme des battements cardiaques. La vitesse du sang croît et décroît de façon
normale pendant un cycle cardiaque. D'autre part, des accélérations du sang peuvent être dues à des
rétrécissements normaux de l'artère (bifurcation).
L'analyse spectrale amène une information supplémentaire sur l'état de sténose d'une artère,
bien que difficilement quantifiable.
La vélocimétrie sanguine Doppler continu est un appareil peu coûteux, accessible à tout médecin
généraliste, permettant de détecter des sténoses artérielles supérieures à 30%, ce qui n'est pas un
diagnostic très précoce. Application de « Doppler continu » : Analyse spectrale des vaisseaux en
angiologie.
Avantage Inconvénient
sa grande sensibilité pour Pas de visualisation du vaisseau et de ce fait aucune
détecter des flux lents information sur son diamètre et sa profondeur.
Grande précision pour Demande beaucoup de temps, de patience et
situer une obstruction dans d’expérience.
un vaisseau. absence de résolution spatiale puisque le signal reçu est
indépendant de la profondeur et la fréquence Doppler
mesurée est la résultante des fréquences Doppler
extraites du signal, moyenne des signaux venant de
l'ensemble des vaisseaux traversé
L’une des limites de l’émission continue est de ne pas discriminer l’origine des signaux en
fonction de la profondeur, ce qui constitue une limite à l’étude de structures vasculaires complexes. La
vélocimétrie à émission pulsée permet de résoudre ce problème. Son principe repose sur l’adaptation
de la durée de l’émission et de la réception en fonction de la profondeur supposée du vaisseau à
explorer :
Figure III.10. Les échos correspondants aux interfaces les plus superficielles
2d
Le moment où l’écho est détecté est lié à la profondeur par la relation : t III.8
c
Il est possible de distinguer les signaux en fonction de la profondeur en bornant le
moment et la durée de l’enregistrement de la réception sur un intervalle dépendant de la
profondeur du vaisseau étudié.Lorsque la dernière interface a été détectée, un nouveau pulse est
émis puis de nouveaux signaux sont enregistrés sans risque de superposition.
La vélocimétrie pulsée est particulièrement bien adaptée à l’étude des vaisseaux profonds
comme, par exemple, les artères rénales à la recherche de sténoses dans un contexte d’hypertension
artérielle. Une application particulière du Doppler pulsé est le Doppler transcrânien qui consiste à
étudier les vaisseaux intra-crâniens, le faisceau d’ultrasons étant émis à travers des fenêtres osseuses
peu épaisses (exemple : fenêtre trans-temporale pour les artères du polygone de Willis et fenêtre trans-
orbitale pour le syphon carotidien et l’artère ophtalmique...)
Le système de Doppler pulsé (figure III.12) est caractérisé par une sonde à cristal unique qui
alternativement émet un faisceau d'ultrasons et reçoit le faisceau réfléchi. Le délai entre deux
impulsions détermine la fréquence de répétition, encore appelée PRF (Pulse Repetition Frequency).
Entre ces deux impulsions, le signal réfléchi est analysé pendant une durée très courte que l'on peut
appeler la "fenêtre d'écoute". Le délai entre la fin de l'impulsion et le début de la "fenêtre d'écoute"
détermine la profondeur sélectionnée d'analyse du signal Doppler (c'est la profondeur du volume
d'échantillonnage).
Le temps d'analyse du signal réfléchi, c'est-à-dire la largeur de la "fenêtre d'écoute", détermine la taille
du volume d'échantillonnage.
La PRF détermine la profondeur du champ d'exploration : pour explorer des champs profonds cette
PRF doit être basse; pour explorer des champs superficiels on peut l'augmenter. Cette PRF détermine
également la sensibilité aux flux: une sensibilité aux flux lents nécessite une PRF basse (environ 700 à
800 Hz pour les flux veineux et les petits flux parenchymateux). Avec une telle PRF basse, les flux
artériels rapides seront également détectés mais ils ne pourront pas être quantifiés à cause d'un
phénomène d'ambiguité fréquentielle, ou aliasing, sur lequel nous reviendrons; l'étude de ces flux
rapides nécessite au contraire une PRF élevée (de l'ordre de 2 à 4 kHz).
b)
a)
Figure III.12 :a) Doppler Pulsé b) Les signaux en échographie Doppler pulsée
Cette technique permet d'étudier les signaux Doppler correspondant à une profondeur donnée. Pour
cela, on sélectionne sur l'image échographique (provenant de la même sonde = duplex écho-
Doppler), à l'aide d'un curseur, le vaisseau à étudier. Une fois la profondeur du vaisseau connue,
on peut déduire la plage temporelle des «signaux Doppler» correspondants. Il suffit alors de ne retenir,
pour l'étude Doppler, que les «échos» correspondant à cette plage temporelle : on parle alors de
fenêtre d'intégration ou fenêtre électronique.
une PRF faible allonge la profondeur d'exploration, ce qui permet d'étudier des vaisseaux
profonds ;
une PRF élevée limite la profondeur d'exploration, ce qui convient à l'étude des vaisseaux
superficiels.
1 2
3 4
La fréquence mesurée est inférieure à celle du signal d’origine, on sous-estime la vitesse du flux et on
obtient un changement de phase (inversion de la direction du flux).
Les conséquences de l’aliasing sont donc d’obtenir une fréquence plus faible que le signal d’origine et
un changement de phase.
Une PRF faible laisse le temps aux échos de revenir à la sonde avant une nouvelle impulsion ; cela
permet une étude en profondeur des structures. Une PRF élevée ne permet pas aux échos
profonds de revenir à la sonde avant une nouvelle impulsion ; cela entraîne une erreur de localisation
spatiale (repliement spatial : une structure profonde sera considérée comme superficielle) ; ainsi une
PRF élevée limite la profondeur d'exploration (figure III.13).
L'usage d'une PRF faible a pour avantage de permettre l'accès à des vaisseaux profond, cependant un
inconvénient majeur découle de l'usage d'une telle PRF.
En effet la valeur de la PRF impacte la vitesse maximale de flux interprétable selon la relation
suivante : V = PRF . c / 4 Fo . cos [ϴ]. III.9
Avantages Inconvénients
Grande précision de tir due à la – Plus faible sensibilité pour détecter les flux très lents
visualisation du vaisseau à explorer. – le risque d'ambiguïtés en fréquence (ou aliasing) et en
Précision pour les mesures de vitesse. profondeur, sur lesquelles nous reviendrons.
Identification précise du vaisseau sur – Difficulté pour trouver de petits vaisseaux.
une image échographique
Possibilité d’effectuer d’autres – Difficulté à mettre en évidence des vaisseaux à flux
mesures ( index de résistance, lent ou obstrués.
accélération…)
– La limitation en profondeur : difficulté d’étude des
bénéficier d'une résolution spatiale vaisseaux profonds car une PRF trop basse fausse
qui permet de localiser
l’origine spatiale des fréquences doppler
l'enregistrement Doppler en
mesurées.(mauvaise évaluation de la vitesse Doppler)
profondeur
évaluation au centre du vaisseau. – Rapport signal /bruit moyen
L'intérêt du Doppler pulsé est de pouvoir focaliser l'examen en profondeur, ce qui nécessite bien sûr
d'utiliser un repérage spatial morphologique, sous la forme d'une image échographique, pour donner ce
qu’on appelle système duplex. L’acquisition du signal Doppler et de l’image échographique est faite
de façon rapide et alternée.
Avec ces dispositifs, il est ainsi facile de repérer, à l’aide d’un index surbrillant, la position du
prélèvement de vitesse par rapport aux structures anatomiques visualisées sur l’image. Ces dispositifs
duplex permettent facilement sur la même image, de mesurer à la fois la vitesse moyenne de
l’écoulement et la section du vaisseau, donc d’en déduire le débit (figure III.14).
Les systèmes duplex permettent l'acquisition
alternée de l'image échographique et du signal
Doppler, en combinant souvent les fréquences
d'émission: on utilise en Doppler une fréquence
plus basse que la fréquence nécessaire à
l'acquisition de l'image.
L'optimisation des sytèmes duplex résulte d'un
compromis puisque la qualité de l'image
ultrasonore est maximale lorsque les interfaces sont
à 90° par rapport au faisceau d'ultrasons, alors qu'il
faut un angle minimum pour le Doppler.
Les systèmes duplex permettent de visualiser les vaisseaux, superficiels, ce qui facilite l'interprétation
des signaux Doppler, et de repérer les lésions pariétales, ce qui permet de focaliser l'examen sur les
zones pathologiques, en amont et en aval.
Les limites du système sont liées aux vaisseaux profonds, souvent non visibles, et pour lesquels on
ignore la direction ou l'existence de lésions pariétales.
Le Doppler couleur permet d'analyser le signal Doppler dans un plan et ceci presque simultanément
dans tous les points de ce plan. Il pourrait être assimilé à un système Doppler pulsé multiporte et
multiligne. En fait, grâce à un procédé d'analyse du signal appellé l'autocorrélation, il est possible
d'obtenir l'information Doppler sur toute la longueur d'une ligne, après deux impulsions, en analysant
les modifications de la phase entre les deux signaux. Cependant, le rapport signal/bruit est
extrêmement faible, ce qui impose de répéter ces impulsions entre 16 et 32 fois pour chacune des
lignes échantillonnées.
Ce procédé permet ainsi d'analyser, au niveau d'un ensemble de volumes d'échantillonnages disposés
le long d'une ligne de tir, les trois paramètres du signal ultrasonore, à savoir : l'amplitude, qui permet
de reconstituer l'image en échelle de gris, la phase qui détermine la direction du déplacement des
structures circulantes et la fréquence Doppler qui traduit la vitesse circulatoire.
La résolution de l'image couleur dépend de la taille du volume d'échantillonnage sur chacune des
lignes couleur et de la densité de lignes couleurs échantillonnées parmi l'ensemble des lignes
échographiques de l'image noir et blanc. Le rapport signal/bruit (qui conditionne la qualité de
l'information Doppler) dépend du nombre de tirs par ligne.
Donne une représentation du signal Doppler en temps réel selon un codage couleur :
sens du flux : rouge lorsque le flux dirige vers la sonde ; bleu quand il s'éloigne de la
sonde
vitesse du flux : les vitesses élevées sont en teintes claires.
La couleur indique le sens du mouvement et la nuance de la couleur indique sa vélocité. L’échelle de
couleur apparaît à gauche de l’image.
Dans le cas d’un vaisseau sanguin la couleur s’allume dans la lumière du vaisseau. La codification est
une convention :
Rouge pour les artères ⇒ le flux se déplace vers la sonde. Plus la couleur rouge se rapproche
du jaune plus la vitesse du flux est élevée.
Bleu pour les veines ⇒ le flux s’éloigne de la sonde. Plus la couleur bleu s’assombri plus la
vitesse du flux est ralentie.
L’absence de couleur dans un vaisseau peut être due à une absence de flux ou à un angle
incompatible avec la mise en évidence de l’effet Doppler.
Une couleur qui vire au blanc peut être synonyme de turbulence ou d’aliasing.
Avantages Inconvénients
Visualisation rapide du vaisseau La qualité de remplissage d’un vaisseau dépend de
Permet une impression générale de la l’angle formé entre le faisceau incident et le trajet du
vascularisation d’un organe vaisseau.
Détection du réseau sanguin d’une L’acquisition du Doppler couleur a une plus grande
tumeur latence qu’en mode Doppler pulsé.
Permet de distinguer une structure Résolution spatiale limitée (pas utilisé pour mesurer
vasculaire d’une autre structure un rétrécissement au niveau d’une valve, il faudra
anatomique utiliser le doppler continu)
Faible sensibilité pour les flux lents.
L'échographie Doppler couleur permet d'obtenir pour chaque point de l'image échographique une
information sur la vitesse des cibles, représentée par une couleur.
Afin d’étudier l’échographie doppler couleur, nous allons présenter dans la figure III.16 Allure des
signaux en échographie couleur
d = c. /2 2mm
Cet exemple représente la limite maximale respectant la vitesse de Nyquist au-delà de laquelle il y a
un repliement spectral. Il y aura donc dans ce cas 200 informations Doppler à traiter pour une ligne
d'exploration sur une profondeur de 20cm.
Si l'on veut analyser des cibles dont la vitesse est v = 0,1m/s , avec : = 20° F = 4MHz c = 1540m/s
F = ([Link]/c).cos 500Hz, donc NT = Fo / F = 8tirs (Soit 800 informations Doppler à traiter par
ligne).
Sur une image de 100 lignes, cela représente un nombre d'informations conséquent et au-delà d'une
dizaines de tirs par ligne la cadence des images devient trop faible.
Les échos reçus pour un tir, sont répartis sur toute la profondeur et certains d'entre eux (les plus
intenses) correspondent à des échos fixes. (Figure III.17)
Il est donc nécessaire, dans un premier temps, de supprimer les échos de cibles fixes, pour ne
conserver que les échos de cibles mobiles.
Les échos mobiles étant répartis de façon aléatoire en profondeur, si l'on soustrait les échos
correspondants à deux tirs successifs, ne subsisteront que les échos mobiles, les échos fixes s'annulant
entre eux.
Le calcul de la fréquence Doppler par Transformée de Fourier (FFT) n'est pas envisageable ici, compte
tenu du nombre d'opérations à effectuer. Le procédé utilisé fait appel aux propriétés de la fonction de
corrélation.
Il est utilisé en cancérologie afin d’obtenir des renseignements sur la perfusion de masses [Link]
donne une représentation monochromatique de la puissance du signal :
Avantages Inconvénients
Visualisation de la vascularisation Mauvaise résolution temporelle
complète d’un organe ou d’une Sensibilité aux mouvements, même s'il ne s'agit pas
région de flux sanguin
Meilleure sensibilité aux flux lents
Est indépendant de l’angle du Absence d’information quantitative sur les flux
faisceau incident (vitesse, sens)
Très Bon rapport Signal /Bruit
Tendance au « Blooming » = artéfact généré par un
encodage couleur dépassant les limites de la lumière
du vaisseau
Les divers modes Doppler peuvent être complétés par un défilé spectral et par des mesures
appropriées selon les indications cliniques (mesure de vitesse, index de résistance, temps
d’accélération…)
3.6. Triplex :
Lorsque l’image Doppler couleur (ou Doppler Energie) combiné avec le défilé spectral s’affichent
simultanément en temps réel on parle de « Triplex ».
Comme tout mouvement donne lieu à l’effet Doppler, il est possible de tirer profit du mouvement de
paroi dus aux pulsations du cœur ou d’un vaisseau. C'est un mode qui est adapté aux vitesses
relativement lentes, pour le déplacement des tissus.
La difficulté majeure de cette technique réside dans le fait qu’il faut pouvoir différencier l’effet «
Doppler » dû au flux sanguin d’une part et celui dû aux mouvements de la paroi d’autre part. Deux
points les différencient :
La vitesse du flux sanguin est nettement supérieure à la vitesse du mouvement tissulaire. Par
conséquence il génère des fréquences Doppler plus élevées.
L’amplitude du signal est plus forte dans les tissus.
Le CVI est un procédé d'analyse du signal ultrasonore qui permet d'obtenir une imagerie couleur du
flux sans utiliser le principe de l'effet Doppler. Comme un Doppler couleur, le CVI va comparer deux
signaux ultrasonores obtenus successivement sur la même ligne. Au lieu d'effectuer une
autocorrélation de la phase, le CVI effectue une corrélation simple en faisant glisser les deux signaux
l'un par rapport à l'autre, jusqu'à retrouver au niveau de chacun des signaux la séquence qui correspond
aux vaisseaux traversés et qui s'est déplacée entre les deux tirs. C'est ce que l'on appelle la
reconnaissance de signature (figure III.19).
C'est donc une corrélation temporelle directe et non pas une corrélation fréquentielle. Alors
qu'en Doppler couleur seulement une ligne sur quatre environ est utilisée pour l'analyse Doppler. Par
contre, en CVI la corrélation est réalisée sur chaque ligne ultrasonore qui constitue l'image noir et
blanc.
Le CVI ne passe donc pas par la mesure des fréquences: il mesure la distance parcourue par
les globules rouges entre les deux tirs ultrasonores (figure III.20):
Figure III.20 : mesure la distance parcourue par les globules rouges entre les deux tirs ultrasonores
On a donc un calcul direct de la vitesse axiale des globules rouges. Cette technique demeure tout aussi
dépendante de l'angle entre l'axe du vaisseau et le faisceau d'ultrasons.
Cette technique présente certains avantages par rapport au Doppler couleur qui sont :
- de pouvoir augmenter la vitesse d'échantillonnage puisqu'on n'est pas obligé de répéter 16 à 30 fois la
corrélation pour avoir un bon rapport signal/bruit: deux à quatre sommations sont généralement
suffisantes,
- amélioration de la résolution spatiale puisque toutes les lignes échographiques sont analysées pour
rechercher un flux,
Considérons deux échos ultrasonores obtenus après deux tirs successifs sur une même cible en
mouvement. Puisque la cible se déplace entre les deux tirs, les échos correspondants sont décalés de la
durée t. (Figure III.21)
Il est possible, de déterminer la vitesse d'une cible connaissant le décalage t = TR1 - TR2 entre deux
échos consécutifs à deux tirs. (To et c étant connus) (Cette méthode est également utilisée par les
radars laser de contrôle routier)
La fonction d'intercorrélation permet de déterminer +/- t et donc d'avoir une image de la vitesse de
cette cible. Cette vitesse est obtenue pour un déplacement x dans l'axe du faisceau ultrasonore et doit
donc être corrigée de l'angle Doppler .
Cette mesure, si elle est similaire à la mesure Doppler, est indépendante de la fréquence émise F et
n'est donc pas soumise au problème du repliement spectral.
Une autre technique consiste à utiliser la fonction d'autocorrélation sur chaque écho reçu. Cette
fonction permet d'obtenir un maximum pour = T période du signal analysé. T = 1/(F+/- F)
Pour chacun des signaux le long d'une ligne de tir, on obtient ainsi une estimation de la fréquence
Doppler F+/- F, qui est fonction de la vitesse des cibles.
Cette mesure Doppler dépend de la fréquence F émise et est de ce fait, sujette au repliement spectral.
La fonction d'autocorrélation, permet également d'obtenir l'énergie du signal. Si l'on suppose que les
échos fixes ont été supprimés, l'affichage de l'énergie permet de visualiser l'ensemble des flux
circulants, indépendamment de la vitesse. Ce mode d’affichage est appelé ANGIOGRAPHIE .
Quelle que soit la méthode employée, ce n'est pas tant la vitesse qui est intéressante en échographie
couleur, que le sens de circulation des cibles. Par convention, la couleur rouge est affectée à une cible
se rapprochant de la sonde et la couleur bleue à une cible s'éloignant. Le faible rapport signal sur bruit
des échos de sang, nécessite en général de faire plusieurs tirs ultrasonores par ligne explorée, ce qui
ralentit la cadence des images.
Des erreurs d'interprétation, dues à l'angle Doppler, peuvent apparaître lorsque le vaisseau observé est
sinueux. Le changement de direction du vaisseau par rapport à la sonde va se traduire par un
changement de couleur. L'utilisation d'une sonde sectorielle à balayage introduit une inversion des
couleurs entre les deux demi-secteurs balayés par la sonde. (Fig. 29)
Cet angle Doppler n'est pas constant pendant le balayage, passant par une valeur égale à /2 à la
perpendiculaire de la sonde.
L'échographie couleur est en constante évolution. Les techniques utilisées deviennent de plus en plus
complexes. Le caractère non agressif des ultrasons fait de ces appareils, des outils très prisés, pas
seulement en obstétrique médicale. L'échographie couleur est également utilisée de façon courante en
cardiologie.
Les zones encore non accessibles en échographie ultrasonore sont essentiellement les poumons (l'air
est un écran pour les ultrasons) et les os, trop échogènes pour être observés en [Link] résultats
obtenus, en terme de sensibilité et de résolution d'images, diffèrent d'un appareil à l'autre, en fonction
des procédés utilisés.
Conclusion :
L’échographie Doppler est un examen non invasif, c’est-à-dire qui ne nécessite pas
d’effraction de la barrière que constitue la peau. Cela permet d’éviter les risques d’infection.
De plus, cet examen est indolore et traumatique, les ultrasons étant sans danger pour
les tissus. Il peut être pratiqué sur des femmes enceintes ou des enfants en bas âge. Il peut
donc être répété autant de fois que nécessaire.
Toutefois, comme pour toute exploration ultrasonore fœtale, l'échographie Doppler doit être
réalisée avec les réglages appropriés tenant compte de la puissance acoustique émise afin
d'éviter le risque de lésions fœtales potentielles.
La qualité de l'imagerie obtenue par écho doppler est très variable d'un patient à l'autre.
L'obésité et les déformations thoraciques rendent parfois l'examen difficilement interprétable.
La sonde étant manipulée manuellement, le plan de coupe de l’image obtenue peut varier. La
qualité des résultats reste donc très dépendante de l’habileté et de l'expérience de l'opérateur.
Il existe d’autre type de mode écho doppler que nous n’allons pas discuter dans ce chapitre tel
que imagerie harmonique, élastrographie et imagerie de contraste.
Exercice 1
Lors d'un orage, un observateur mesure le temps t séparant l'éclair du tonnerre. Quelle distance sépare
l'observateur du point d'impact de la foudre lorsque t = 10s ?
La vitesse du son cSon dans l'air est supposée égale à 343m/s.
La vitesse de la lumière cLum est, quant à elle, égale à 3.108m/s.
La vitesse de la lumière étant très supérieure à la vitesse du son, on peut négliger le temps mis par la
lumière pour atteindre l'observateur.
La Solution :
La distance x parcourue par le son pendant le temps t = 10s est:x = cSon.t ,donc x = 343*10 = 3,43km
Le temps mis par la lumière pour parcourir cette distance est: tL = x / cLum = 3430/(3.108) tL= 11,43s
Exercice 2
Un dispositif de mesure à ultrasons (télémètre ultrasonore) est équipé d'un transducteur émetteur E et
d'un transducteur récepteur R.
Le signal émis est constitué de trains d'ondes sinusoïdales de fréquence F = 40kHz, de durée = 100s
et de période de répétition To = 100ms.
Le dispositif électronique, associé à ces transducteurs, permet la mesure du temps tR séparant l'envoi
d'un train d'ondes ultrasonores de son écho issu d'une surface plane.
La vitesse de propagation c des ultrasons dans l'air est supposée égale à 340m/s.
Questions:
a) De combien de périodes de sinusoïdes est constitué chaque train d'ondes ?
b) Quelle est la distance maximale de mesure dMaxi de ce télémètre ?
c) Quelle est la distance minimale de mesure dMini de ce télémètre ?
d) A quelle distance d correspond à un temps de retour tR = 30ms ?
TD N°3 Page 82
Série de TD N°3:
Réponses:
b) La distance maximale de mesure est fonction de la période de répétition des trains d'ondes.
dMaxi = [Link]/2 = 340.50 10-3 = 17m
Exercice 3 :
Un véhicule circulant en agglomération (vitesse limitée à 50km/h) est contrôlé par un radar Doppler de
la gendarmerie de type Mesta 208, bande K (F = 24,125GHz). Au passage du véhicule l'onde écho est
de fréquence F' = F + 2500Hz. L'angle de visée est égal à = 25°.
F = 24,125GHz = 3*108/24.125*109=1,24cm
2. Quelle est la vitesse maximale VMaxi mesurable par ce radar ? sachant que ce radar émet des
trains d'ondes avec une PRF (Pulse Repetition Frequency) F0 = 30kHz.
3) A quelle fréquence Doppler F1 correspond une vitesse mesurée égale à 130km/h ?
4) Le calcul de la vitesse est réalisé au moyen d'un algorithme de FFT sur un nombre N = 256 points.
Quelle est la précision dv sur la mesure de la vitesse ?
TD N°3 Page 83
Série de TD N°3:
II. si la durée des impulsions émises par ce radar est égale à 1s et la période de répétition T0 est de
100s.
3) Quelle est la distance maximale de mesure dMaxi ? dMaxi = c / (2.F0) = 1,5.104 = 15km
Le radar ne peut distinguer deux échos qui ne seraient pas espacés dans le temps de la durée . Cet
intervalle définit la résolution radiale d. d = c. /2 = 150m
Les deux avions étant alignés sur le même axe du faisceau radar et écartés de seulement 120m, le
contrôleur aérien ne verra donc qu'un seul plot sur son écran au lieu de deux.
En échographie CVI, la vitesse d'une cible n'est pas obtenue par effet Doppler mais en calculant
l'écart t entre deux échos successifs.
La vitesse de la cible est supposée constante pendant la mesure.L'angle Doppler est connu et égal à
20°.La profondeur maximale d'exploration est fixée à [Link] vitesse de propagation c des ultrasons
dans le milieu est égale à 1540m/s.
TD N°3 Page 84
Série de TD N°3:
Réponses:
a) La PRF est égale à: dMaxi = c / (2.F0) = 0,2m F0 = c / (2. dMaxi) = 1540/0,4 = 3,85kHz
TD N°3 Page 85
Cours BM871 : Ultrasons & échographie----------Master 1 IMAGERIE MEDICALE------------Mr/BOUKLI HACENE Ismail
Le signal électrique obtenu présente donc des accidents, chaque accident correspond à une interface.
L’amplitude de l’accident nous informe sur l’importance de cette interface et le temps de survenu de
cet accident renseigne sur l’emplacement de l’interface correspondante puisque x=ct/2
Remarquons qu’a t = t 2 : amplitude réfléchie est moindre et pour cause une atténuation du faisceau
d’US qui est – comme spécifié plus haut – est une fonction exponentielle décroissante. La solution
serait de corriger artificiellement cette décroissance (en bleu) en amplifiant de façon logarithmique ce
signal (en rouge).
Les modes d'utilisation des transducteurs permettent d'explorer les structures biologiques des organes
in-vivo, l'échographie mode A, l'échographie mode B, l'échographie mode TM et l'échographie 3D.
Ce mode de présentation de l'image est le mode le plus primitif car il a été le premier utilisé. Il
consiste à afficher l'amplitude du signal recueilli par la sonde en fonction de la profondeur. L'échelle
verticale correspond à l'amplitude des échos et l'échelle horizontale au temps qui s'écoule à partir de
l'é[Link] seul faisceau ultrasonore de direction constante est utilisé, qui explore à la fois une seule
ligne, les échos sont présentés sur l'écran d'un oscilloscope. La distance entre les 2 pics présente
épaisseur d’une structure .S’il a une absence d’échos entre les 2pics signifie présence de liquide
Application du mode A :
Dans ce mode d'exploitation, les différents échos sont représentés, en fonction du temps, sous
forme de points lumineux. D'autant plus brillants que le coefficient de réflexion qui est plus
grand comme en échographie A, les structures peuvent être localisées à partir de la mesure du
temps entre l'émission et la réception.
Lorsqu'on déplace la sonde de telle sorte que le faisceau ultrasonore explore un plan, on peut
alors obtenir une représentation des différentes structures échogène sous forme de coupe :
c'est l'échotomographie. Ceci suppose que, sur l'écran de visualisation, la droite où sont
visualisés les échos se déplace de manière similaire au déplacement du faisceau ultrasonore.
Il faut, d'autre part, que lors des déplacements de la sonde, les échos précédents ne soient pas
effacés de l'écran.
- L'une est à faible vitesse, elle ne permet que des échographies d'objets quasiment statiques
au cours du temps. Le procédé ne permet pas d'obtenir des images nettes de structures qui se
modifient rapidement au cours du temps.
Cette technique permet l’imagerie en 2D et est obtenue grâce à une sommation de plusieurs
Mode A juxtaposés. La sonde est attachée à un bras articulé sur 3 points de jonction. Ce bras
articulé peut être déplacé le long de l’axe choisi soit oblique, transverse ou sagittale
Chaque ligne de l’image correspond au signal du mode A converti en point plus ou moins
lumineux et variant de taille selon le temps de retour du signal. La valeur des points de
brillance est répartie sur une échelle de gris. En admettant que l’absence totale d’écho est
représentée par le noir et que la réflexion totale des échos est blanc, tous les échos
intermédiaires sont répartis sur cette échelle de gris selon leur intensité.
L’acquisition des échos permet ainsi la formation d’une image bidimensionnelle appelée «
coupe ». Cette technique portait aussi le nom d’échotomographie (analyse morphologique et
dynamique).
1. Vue d’ensemble des organes permettant de situer une masse par rapport à d’autres
organes.
2. Petite sonde facilitant l’exploration des régions difficiles d’accès.
3. Reproduction précise d’une section pour comparaison
4. Image comportant les contours du corps
- Le 2eme type est à grande vitesse, dite échographie en temps réel, parmi ses techniques, le
second type utilise le balayage électronique linéaire permet d'obtenir une image en environ 1 /
100 de seconde, il est particulièrement bien adaptée à l'étude des organes à mouvements
rapides, elle est idéale pour suivre le déroulement d'une grossesse.
La condition première permettant une imagerie en temps réel est le développement de sondes
capables d’effectuer un balayage avec une cadence de 24 images par seconde. Grâce à cette
technologie il est enfin possible d’avoir une vue instantanée de la morphologie des organes
ainsi que des mouvements naturels dû à la respiration, à la circulation sanguine et au
péristaltisme intestinal.
Pour documenter l’examen il est possible de l’enregistrer sur une bande vidéo, ou de geler une
image avant de la mettre en mémoire afin de faire un traitement post acquisition et / ou de
l’imprimer sur un support (film, papier…).
Afin d’exploiter au mieux cette technique, plusieurs types de sondes ont été développées :
Sondes linéaires, sectorielles et convexes.
Plusieurs sondes sont attachées à un bras mécanique en forme d’arc déplaçable sur
plusieurs axes. Ce bras est immergé dans un bassin d’eau.
Ce mode sert à enregistrer le mouvement des structures situées sur une ligne d'exploration.
Les échos de la ligne explorée sont représentés verticalement, la surface étant en haut de
l'écran, la profondeur vers le bas. Les échos sont affichés en mode B.
Pour enregistrer les mouvements des structures situés sur cette ligne, nous la faisons défiler
transversalement sur l'écran (écran à mémoire), la sonde reste en principe immobile.
Nous obtenons ainsi des courbes caractéristiques des structures situées sur cette ligne de tir.
L'échelle verticale représente la profondeur.
Avantage du mode TM :
- Représente la distance entre la sonde et les structures échogènes en fonction du temps (mode
unidimensionnel)
- Pas de visualisation en coupe
- Information unidimensionnelle.
- Très bonne résolution temporelle par rapport au mode B
- Pouvoir Observer des évènements plus rapide
- Moindre importance depuis l'apparition de l'imagerie Doppler
2.4. ECHOGRAPHIE 3D :
Après la sélection d'une zone d'intérêt par l'opérateur en échographie 2D, l'acquisition
du volume peut se faire, soit avec des sondes spécifiques volumiques, soit avec des
sondes classiques.
Dès 1994, certains constructeurs fournissaient sur certains équipements, des modules 3D.
Ceux-ci ont progressé au rythme de l'évolution de l'informatique et des processeurs de
traitement d'images.
a) L'acquisition du volume :
Le déplacement entre deux plans de coupe doit être constant si l'on veut obtenir un volume 3D
respectant les dimensions réelles.
b) La reconstruction 3D :
La reconstruction est l'opération qui permet d'obtenir une image 3D à partir de plans de coupe
2D. Des opérations de seuillage et de détermination de contours sont effectuées sur chaque
plan de coupe 2D. La reconstruction de l'objet 3D est effectuée en reliant les contours 2D
dans l'espace.
c) L'affichage :
L'affichage d'une image 3D peut se faire sous forme d'une visualisation multiplans ou sous
forme de rendu volumique.
En visualisation multiplans, l'opérateur définit de façon informatique, les plans de coupe qui
interceptent le volume. Les projections de l'image 3D sur ces plans de coupe sont affichées à
l'écran. Une représentation symbolique en fil de fer de la position des plans de coupe est
associée aux images 3D pour faciliter leur positionnement. Cette représentation permet
l'affichage de vues 3D normalement inaccessibles directement par la sonde.
Le rendu volumique par transparence attribue des propriétés de transparence aux pixels de
l'image 3D. L'image est formée en appliquant des règles d'ombrage qui tiennent compte de
l'angle de vue de l'opérateur par rapport à l'objet.
Le rendu surfacique permet d'extraire l'objet exploré de son environnement. L'objet dégagé est
affiché en utilisant des techniques de rendu de surface tenant compte de l'angle de vue et
permettant l'éclairage de l'objet par une source lumineuse virtuelle.
L'imagerie tridimensionnelle bien que très attractive à priori, permet d'obtenir des vues 3D
très intéressantes dans certaines pathologies, comme les malformations fœtales des mains ou
des pieds, mais doit être employée avec précautions. Certaines vues peuvent, même si elles
sont normales, choquer voir traumatiser un observateur non averti.
5) Une mémoire
6) Un post traitement
L'image formée représente ainsi les propriétés mécaniques des différents points de la tranche,
moyennées sur son épaisseur.
Les échos provenant des différentes lignes du balayage qui composent le plan de coupe
parviennent à la sonde et subissent une succession d'opérations pour fournir une image en
temps réel en échelle de gris représentative des interfaces et de la diffusion.
Une fois le signal ultrasonore est reçu par la sonde, les procédures suivantes sont
applicables jusqu'à l'affichage des images en temps réel sur l'écran.
Constitution d’une image : L'objectif est de créer une image stockée sous forme d'une
matrice (512x512). La position verticale dans la matrice est donnée par l'instant de retour
TR de l'écho (profondeur). Sa position horizontale correspond à la ligne observée et
l'amplitude Ai de cet écho est convertie en niveaux de gris. Chaque pixel de l'image est donc
représentatif d'un écho, en position et en amplitude. (Fig. 9)
Une image est constituée à partir d'une centaine de tirs ultrasonores. Pour remplir les 512
colonnes de la matrice on procède par interpolation des pixels les plus proches. Pour rendre
moins brutales les variations de niveaux de gris, on effectue également un lissage de l'image.
De plus, cette mémoire image peut être lue par un processeur indépendant, chargé de la
convertir en un signal analogique compatible avec le format standard vidéo d'un téléviseur
classique, disposant ainsi de tous les accessoires utilisant ce format (magnétoscope, vidéo-
projecteur etc…).
2.5.2. NUMERISATION :
2.5. [Link] DU GAIN : Une même interface donne un écho dont l'amplitude, à cause de
l'atténuation, dépend de sa profondeur : les échos provenant de la profondeur sont plus faibles que les
On distingue :
[Link]. INTERPOLATION :
Le nombre de lignes de tir est de l'ordre de 100 : pour remplir les 512 colonnes de la matrice,
une interpolation à partir des échos les plus proches est réalisée. Ceci est particulièrement
nécessaire en distalité pour les balayages sectoriels.
[Link]. LISSAGE :
Afin de rendre moins brutales les variations d'amplitude d'échos voisins, un "moyennage" est
réalisé : lissage spatial.
De même, un lissage temporel est effectué entre deux valeurs successives d'un même point
de l'image.
Moyennage : fait partie des traitements d'image en informatique. Il consiste à faire une
moyenne entre plusieurs pixels d'une image. Cette opération rend par conséquent l'image plus
floue. On peut notamment l'utiliser afin d'afficher en noir et blanc une image qui est à la base
en couleur
Différence entre les échos utiles au diagnostic , entre les échos les plus faibles et les échos les
plus forts il existe un rapport 100. Comment représenter ces images (œil =64 niveau de
gris) ?
Sur une même image, des échos très forts des obstacles réfléchissants (os, gaz, ...), et des
échos très faibles (échos de structure). Le signal RF a une dynamique de l'ordre de 100 dB
(rapport 100000) et la dynamique des signaux que l’œil humain peut identifier est de l’ordre
de 25 à 30 dB.
Afin de répartir ces échos sur une échelle de 16 niveaux de gris, une compression
logarithmique est effectuée. La pente de cette correction gamma peut être choisie par
l'opérateur.
[Link]. ZOOM :
- Une fois stockée, l'image peut être analysée finement. On peut faire un
zoom et prendre des mesures sur les organes observés en positionnant des curseurs.
Les dimensions entre curseurs sont converties directement en millimètres en fonction
du zoom sélectionné.
Réglage du gain global (en dB) agissant de façon identique à toutes les
profondeurs.
Réglage de la pente de gain qui fixe l'accroissement du niveau de l'amplification en
fonction de la profondeur et qui compense l'effet de l'atténuation.
Post-traitements sur l'image : fenêtrage, zoom régional, renforcement de
contours, mesure de distance ou de surface.
Enregistrement des images ou boucles cinétiques de référence.
Transfert sur réseau radiologique (Picture Archiving and Communication
System : PACS) et/ou impression.
2.5.4. post- traitement : Il s'agit de traitements réalisables sur la ou les dernières images
numériques stockées : zoom à la lecture, modification de la gamme, mesure des distances,
des surfaces ...etc.
Cette qualité d’image est souvent dégradée par la texture particulière: le "speckle". La
résolution du système d'imagerie joue également un rôle primordial dans la qualité de l'image.
Elle correspond à la faculté qu'a un système échographique à distinguer deux cibles rapprochées, c'est-
à-dire son pouvoir de discrimination spatiale. La résolution spatiale doit être évaluée dans les
3 directions de l'espace (fig. 12). On distingue alors : la résolution axiale ; la résolution latérale ; et
la résolution verticale (épaisseur de coupe).
La résolution spatiale nécessaire en imagerie médicale est obtenue à partir de transducteur à large
bande passante. Plus le pulse est courte plus la BP est large est donc meilleure est la résolution.
Plus λ diminue (= plus f augmente) meilleure est la résolution axiale et si durée d’impulsion
augmente, la résolution axiale diminue.
Cependant l’atténuation du faisceau augmente aussi avec sa fréquence, donc compromis entre
résolution axiale et profondeur d’exploration
On peut ainsi décrire la longueur de l'impulsion (SPL : Spatial Pulse Length) qui correspond
au produit entre la longueur d'onde et le nombre de cycles par impulsion. Ainsi plus l'écho est
«court», meilleur sera la résolution axiale. On définit la résolution axiale maximale comme
étant égale à la moitié de la SPL. Les objets espacés d'une demi-SPL ne pourront être séparés.
La meilleure résolution axiale possible est de PSL/2. La PSL dépend de la fréquence (pour un
nombre de cycle constant).Si la fréquence augmente, la longueur d’onde diminue et donc la
PSL diminue
La PSL est établie à la transmission .La résolution axiale est indépendante de la profondeur.
Ainsi, pour une sonde donnée, plus la zone de focalisation n’est étroite, meilleure sera la RS
latérale. Les sondes en réseau phase permettant une focalisation dynamique proposent une
zone focale allongée, ce qui est en faveur de la RS latérale.
Résolution
transversale perpendiculairement au
plan de coupe : c'est l'épaisseur de la
coupe qui dépend de la focalisation
transversale. Figure IV.22.-b :
Resolution Transverse
L'épaisseur de coupe n'est pas la même dans toute la coupe, elle dépend principalement de la
distance par rapport à la source. Plus la coupe est fine, plus il sera possible de distinguer des
objets proches «empilés» verticalement, on peut alors parler de résolution verticale.
* Cette résolution dépend :
De la hauteur des éléments unitaires de la sonde : plus leur hauteur est fine, meilleure
sera la RS verticale ;
Ainsi, pour une sonde donnée, la RS verticale est la plus élevée dans la zone de
focalisation. Aussi, les sondes récentes à configuration matricielle permettent d'appliquer le
principe de la focalisation dynamique sur l'axe vertical, ce qui est en faveur d'une
augmentation de la RS verticale. Malheureusement, les sondes matricielles proposent une
fréquence d'acquisition moindre (images/seconde).
Figure IV.22.-c :
Resolution en Contraste
Les microbulles sont d'excellents réflecteurs des US et renforcent donc le signal d'origine
intravasculaire
Figure IV.22.-d :
Exemple d'une image échographique présente une resolution en Contraste
Des phénomènes physiques modifient les images échographiques en créant des fausses
structures anatomiques par rapport aux coupes anatomiques correspondantes (Structures et
caractéristiques dans l'image qui ne correspondent pas à l'objet réel.), ce qu'on appelle les
artéfacts, dont ils sont dus à des problèmes d'absorption différents et à des réflexions
inadéquates.
Figure IV.24: Echogénicités des tissus en échographie (a) et principe d’apparition des cones
d’ombres et des renforcement postérieurs (b)
Cônes d'ombres postérieurs :Ils apparaissent quand les ultrasons rencontrent une
structure plus atténuanteque les structures voisines ; dans ce cas (os, calcifications, air), il n'y
a plus d'échos émis en arrière de la structure, d'où la présence d'une zone anéchogène = cône
d'ombre (fig. 16).
3.2.2. Cônes d'ombre des parois latérales : Ils sont dus à la réflexion
marquée ou totale des ultrasons sur des interfaces lisses et inclinées.
L’ombre acoustique est due à une réflexion totale des US par les Substances suivantes :
AIR/OS/CALCIFICATIONS. Elles sont hyper-réfléchissantes soit hyperéchogènes avec
ombre acoustique caractérisant leur nature.
[Link] artéfacts de vélocité Ces artéfacts sont dus à la différence de vitesse de propagation
des ultrasons dans les milieux biologiques par rapport à la vitesse moyenne (1540 m/s).
Leur apparition est favorisée par une trop forte puissance du faisceau d'ultrasons incident ainsi
que par la présence d'interface séparant deux milieux d'impédance acoustique très différente.
Selon la taille de l'interface, nous parlons d'échos de répétition (interface de grandes
dimensions) ou d'échos de réverbération (interface de petites dimensions).
Les faisceaux d'ultrasons émis par la sonde sont composés d'un lobe principal et de lobes
secondaires qui peuvent être à l'origine d'artéfacts de types faux cloisons plus facilement
observables dans les structures liquidiennes. Elles proviennent de la réflexion des lobes
secondaires sur des structures inclinées par rapport à la direction de propagation du lobe
principal. Les échos produits sont pris en compte sur la ligne de tir principale : ils sont à
l'origine d'un dédoublement de la structure réfléchissante créant ce que l'on appelle également
un artéfact en chapeau chinois
Une image en miroir est formée en présence d'une interface linéaire très échogène, comme le
diaphragme. La présence d'un angiome hépatique hyperéchogène et peu atténuant se reflète
parfaitement sur le diaphragme et crée une image en miroir.
A)
B)
C)
Figure IV 30. A)-les échos de répétition 'retardataire' ; B)- Artéfacts des lobes
secondaire; C)- Artéfacts en miroir
[Link] partiel
Rencontré lorsque l'épaisseur du faisceau intéresse à la fois une structure liquidienne
et les parties molles adjacentes, une fraction des parties molles sera intégrée à la
structure liquidienne, introduisant faussement des échos dans cette structure.
4. Réglages de base de l’échographe :
L’examen échographique est une exploration dynamique au cours de laquelle les
paramètres techniques de l’appareil doivent être constamment adaptés, afin d’obtenir une image de
bonne qualité.
L’opérateur doit connaître ces réglages afin de pouvoir effectuer lui-même les ajustements
nécessaires durant l’examen.
L'échographe est l'appareil de l'échographie dont son schéma synoptique est comme suit :
On commence par une sonde de fréquence adaptée à l'examen pratiqué, un gel de contact
entre la sonde et la peau assure une bonne transmission des ultrasons, les données
échographiques détectées sont stockées sous forme numérique dans une mémoire d'image
avant d'être affichées en échelle de gris. Sur tous les appareils existe la possibilité de réglage
de la courbe de gain d'amplification en fonction de la profondeur (TGC : Time Gain
Compensation). Le rôle de l'amplification est d'assurer une lecture satisfaisante des échos à
toutes les profondeurs en compensant l'effet de l'atténuation.
Bien qu'il existe une grande variété de réglage de la courbe de gain en fonction de
l'appareillage, on peut schématiquement distinguer :
- Le gain superficiel qui peut être utile pour diminuer le niveau d'amplification des échos et
éviter la saturation de l'image dans les couches très superficielles.
Nous allons décrire Les réglages de base sur un échographe Philips iU22, ainsi que leurs effets sur
l’image obtenue avec une sonde convexe sur un fantôme CIRS 040 GSE. Un repère sur la sonde
renvoie à un repère sur l’image.
Figure IV.33 :A. Sonde avec repère d’orientation (Flèche). B. Clavier de l’échographe
iU22 avec l’identification des commandes de base
Mesures : Les mesures s’effectuent sur l’image gelée. Même si les mesures sont affichées en dixième
de millimètres sur les machines, la précision reste de l’ordre de quelques millimètres sur les sondes
convexes.
Figure IV.36 :Effet du déplacement de la focale sur la résolution spatiale de l’image. En regard
de la ligne de focalisation (en haut) ou du champ (en bas), les images des points sont mieux définies.
Figure IV.38 :La TGC amplifie sélectivement le signal à une profondeur choisie par l’opérateur.
Le gain module l’intensité du signal acoustique après sa réception par l’appareil. Il modifie la
brillance de l’image sur l’écran.
Figure IV.39 :Le gain modifie l’intensité visuelle de l’image, sans agir sur les
caractéristiques physiques du faisceau acoustique.
5. CONCLUSION :
A la fin de ce chapitre, nous avons cité les différentes artéfacts échographique qui influence
sur la qualité de l’image ainsi nous avons décrire les différents réglages et les paramètres
techniques de l’appareil doivent être constamment adaptés, afin d’obtenir une image de bonne qualité.
Exercice 1 :
1. Quel type d’onde le gynécologue utilise-t-il ? Peut-il utiliser des ondes lumineuses ?
2. Rappeler le principe de l’échographie et préciser le sens dans lequel se propagent les ondes
entre la sonde et le fœtus.
3. La sonde émet de brèves impulsions. Dans le cas de l’observation de la tête du foetus, une
impulsion émise donne deux "échos" séparés par une durée ¢t = 6,0 *10-5 s. Pourquoi deux
"échos" sont-ils perceptibles ?
4. Calculer la largeur de la tête du foetus.
Réponses :
1) Il s’agit d’ondes ultrasonores. Les ondes lumineuses ne peuvent pas traverser la peau et ne sont
donc pas utilisables ici.
2) L’échographie est basée sur la réflexion des ondes ultrasonores. L’émetteur placé dans la sonde
émet des ondes vers le fœtus. Elles sont ensuite réfléchies et reçue par le récepteur lui-aussi placé dans
la sonde.
3) Les deux échos correspondent à la réflexion sur la partie avant de la tête du fœtus et le deuxième
correspond aux réflexions sur l’arrière de la tête.
4) Soit l la largeur de la tête. Vu que les ondes qui vont jusqu’à l’arrière de la tête parcourent une
distance de 2l (aller-retour),
⇒ →
Exercice 2:
I. Ci –dessous est représenté le dispositif permettant l’échographie d’un fœtus .A côté
sont représentés les deux principaux pics reçu par le capteur de la sonde.
III. L’onde générée, en se propageant, cède une partie de son énergie au milieu : il y a
absorption de l’énergie de l’onde et l’intensité du faisceau diminue.
1. Calculer le rapport I/I0 qui est absorbée au bout de 2cm de trajet dans le foie ?
I/I0=e-d------------ I/I0=e-1*2--------- I/I0=73.57%
2. Pour que l’on puisse correctement détecter l’onde, il faut au moins de 25% du signal
émis soit transmis, quelle épaisseur de foie peut être traversée dans ces conditions ?
I/I0=25% donc I/I0=e-d=25%---- e-d=0.25 donc d=
Exercice 3 :
Lors d’une échographie, la sonde émet des salves ultrasonores de très courte durée. La
même sonde enregistre les échos renvoyés par les surfaces de séparation des différents
milieux. Sur l’enregistrement ci-dessous, 1 division notée « div » correspond à une durée de 10 s.
Le gel sert « d’adaptateur d’impédance » pour la traversée de la peau par les ultrasons
Entre la réception des échos issus de B et de C, il y a 0,6 division donc il s’est écoulé 6 s
5. Calculer la dimension d de la structure explorée dans les tissus mous, sachant que la vitesse de
propagation des ultrasons dans ces tissus est v = 1,5 × 10 3 m.s - 1 .
6 s correspondent à une distance de 2d. En utilisant la formule d = vt, on en déduit que d = 0,9 cm.
Nous présentons dans ce tableau les organes pouvant être explores en échographie et son rôle sur
ces organes :
Tab.A.1: Les organes pouvant être explorés en échographie et son rôle sur ces organes.
Le cœur Organe creux et musculaire, qui est le Identifier des lésions valvulaires.
moteur de la circulation sanguine.
Entre la fréquence et la pénétration, il existe une relation inverse, tandis que, entre la
fréquence et la résolution, la relation est linéaire. Donc:
Si la fréquence augmente, la pénétration diminue et la résolution s’améliore.
Si la fréquence diminue, la pénétration s’améliore et la résolution diminue.
L’exception est la sonde endovaginale qui est habituellement une sonde de 5,0-7.5
MHz. On se sert ici d’une fréquence plus élevée parce que a) les structures d’intérêt
sont beaucoup plus près de la sonde qu’elles ne le sont ailleurs, et b) les structures
d’intérêt sont beaucoup plus petites.
Par conséquent, une sonde de basse fréquence est préférable pour l’exploration profonde
(pour l’abdomen et chez certains patients, le thorax) afin de voir des objets relativement
larges. Les plus petits objets, comme les corps étrangers près de la surface, sont mieux
identifiés avec une sonde de haute fréquence. Toutefois, nous ne traiterons pas de localisation
de corps étrangers dans ce cours. Tout ce que nous vous enseignerons peut se faire avec une
seule sonde de 3,5 MHz. Assurez-vous de voir les chiffres «3,5» écrits quelque part sur la
sonde que vous utilisez et... oubliez le restant.
Si vous voulez dépenser un peu plus d’argent, procurez-vous une sonde qui peut varier
entre 2,5 MHz - ce qui serait très avantageux dans le cas d’un patient à large poitrine
(p. ex. MPOC) - et 4,0 MHz - qui serait préférable pour les enfants.
Les échographistes novices ont souvent tendance à préférer une tête de sonde qui est
aussi petite que possible, car ils peuvent la manoeuvrer plus facilement. C’est un
avantage illusoire: avec un peu d’entraînement, vous apprendrez à manoeuvrer avec
habileté les sondes à tête large, qui donnent une meilleure qualité d’image.
De ces deux vues, la vue transverse est la plus facile à comprendre car elle reproduit une
image CT : quand vous regardez l’image, la tête du patient est au-delà de l’écran, ses pieds
sont vers vous et son côté droit correspond au côté gauche de l’écran et vice-versa.
De ces deux vues, la vue transverse est la plus facile à comprendre car elle reproduit une
image CT: quand vous regardez l’image, la tête du patient est au-delà de l’écran, ses pieds
sont vers vous et son côté droit correspond au côté gauche de l’écran et vice-versa.
La vue longitudinale est saisie moins aisément. Elle montrera une section du corps en forme
de morceau de tarte avec le côté gauche de l’écran correspondant à la direction céphalique et
le côté droit de l’écran correspondant au côté caudal (illustration dans la prochaine section).
Ces termes sont utiles pour vous donner un point de départ. Beaucoup de notre travail sera fait
dans des vues qui ne seront pas purement longitudinales ou purement transverses. Comme
nous le verrons, il est plus facile de commencer d’un point connu et de le modifier (p. ex.
«commencer par la vue longitudinale et faire une rotation de 30°dans le sens des aiguilles
d’une montre»).
Positionnement de la sonde
Le premier pas, pour générer une image reproductible et de
haute qualité, est de faire preuve de constance dans la façon
de poser la sonde sur le corps. Lorsqu’elle est orientée
Centrer l’image
Dans la vue Longitudinale
* Pour déplacer la zone d’intérêt vers la droite, déplacez la sonde vers la tête du patient.
* Pour déplacer la zone d’intérêt vers la gauche, déplacez la sonde vers les pieds du patient.
Dans la vue Transverse
* Pour déplacer la zone d’intérêt vers la droite, déplacez la sonde vers la droite du patient.
* Pour déplacer la zone d’intérêt vers la gauche, déplacez la sonde vers la gauche du patient.
En plaçant la sonde sur le patient de la même manière chaque fois, vous développerez
plus rapidement l’habileté réflexe de centrer la zone d’intérêt.
Manipulation de la sonde
Entretien de la sonde :
La tête de la sonde est la partie la plus fragile de l’appareil d’ultrason et est celle qui coûte
le plus cher. Près de 99% du coût de la sonde se trouve dans les cristaux qui sont situés
directement sous la couche de plastique de la tête.
Quand on échappe une sonde, c’est la tête qui frappe le sol en premier à cause de sa forme
et de la répartition de son poids. Lorsque par mégarde elle heurte le sol, le «ping» que vous
entendez, c’est le «cri de douleur» des cristaux qui éclatent.
(Dix milles euros viennent de flamber et vous venez de perdre votre outil )
Afin d’éviter un tel drame, il faut respecter les règles suivantes:
1. Prendre bien soin de la sonde au cours de la manipulation.
2. Toujours garder la sonde soit dans son étui, soit dans la main de l’utilisateur. Ne
jamais la laisser ailleurs, par exemple, sur une civière ou sur un comptoir ou sur le
patient,
Quotidiennement
Nettoyage - Essuyer la poussière de l'extérieur et couvrir l'équipement après les
vérifications
- Enlever tout ruban adhésif, papier ou corps étranger de l'équipement
-Sonde d'essuyage avec un tissu ou un chiffon sans alcool.
Contrôles visuels -Vérifiez que tous les raccords et accessoires sont correctement montés
- Vérifier que les câbles ne sont pas tordus et que la sonde est bien
rangée
Vérifications de En cas d'utilisation ce jour-là, effectuez une brève vérification du
fonction fonctionnement avant la clinique
Hebdomadaire
Nettoyage - Débrancher, nettoyer à l'extérieur / roues / arrière avec un chiffon
humide, sécher
- Enlever, nettoyer et sécher le filtre externe si présent
Contrôles visuels - Vérifiez que les vis de la prise de courant sont bien serrées
- Vérifiez que le câble d'alimentation n'a pas de fil dénudé et qu'il
n'est pas endommagé
[1]. JM. Bourgeois, M. Boynard, P. Espinasse : L’image par l’échographie Sauramps Medical, 1995.
l’échographie. Sauramps Medical, 1995.
[2]. C Grataloup-Oriez, A Charpentier : Principes et techniques de l'échographie-doppler, Elsevier, 1999.
[3]. Le principe de l’échographie PIERRON
217Principe_de_l_echographie_fiche_profen
[4]. L’échographie : principe et déroulement. GRALON 2008 [Link]
[5]. Flavio Hoarau. L’échographie en médecine générale, est-elle utile 2011? THÈSE POUR LE DIPLÔME
[Link]/…/CPHY-
D’ÉTAT DE DOCTEUR EN MÉDECINE . 15/10/2019 UNIVERSITÉ DE LA RÉUNION UFR
SANTÉ.
[6]. Pr François Rouzet – Cours 5 : Imagerie par ultrasons, UE2 Biophysique, Le 21/10/2016 .PU PH en
médecine nucléaire
[7]. Nadir MAGHLAOUI, « Etude de la focalisation des ondes ultrasonores par réseau de transducteurs
hautes fréquences. Application à la signature acoustique des matériaux », thèse de doctorat en Physique
Spécialité : matériaux et composants. soutenu le 25/04/2015. Faculté de physique, université des
sciences et de technologie houari boumediene
[8]. anais boudoual et al , Cahier de cours et de TP sur l’échographie ,université de strasbourg .projet sous la direction de V.
SCHUH, 2011-2012
[9]. Paul Legmann, Guide d'échographie,5eme édiction ELSEVIER MASSON .2018
[10].,Dr CHAKOURI M,cours sur le son & L’audition, 2eme année médecine. faculté de médecine d'oran.2019
[11]. Sonia Dahdouh ,Imagerie Ultrasonore, Télécom Paris Tech - CNRS LTCI - WHIST Lab
[12]. Imagerie ultrasonore, de HIA Sainte Anne et N. GRENIER
[13]. Imagerie optique des milieux biologiques, de Arnaud DUBOIS ;
[Link]
[14]. L’onde ultrasonore propriétés physiques sémiologie et artefacts, de Giuseppe GULLO
[Link]
[15].Dispositifs d’imagerie médicale, de F. ROUSSEAU
[Link]
[16].Les modalités de l’imagerie médicale, du Dr J.M. ROCCHISANI
[Link]
[17]. [Link]
[18]. [Link]
[19]. [Link]
[20]. Cours d’Elsa Angelini (ENST) Cours d’Elsa Angelini (ENST)
[21]. Cours de F. Tranquart (Tours), N. Grenier (Bordeaux)
[22]. [Link]
[23]. P. Laugier, M. Tanter, E. Bossy,J-F. Aubry: Ultrasons : de la physique fondamentale à la médecine
[24]. Paul legmann, patricia Bonnin-Fayet ‘Guide d’échographie ‘ 488 pages ;5eme édition, Elsevier
Masson .[Link] :9782294747823
[25]. Rubin JM, Bude RO, Carson PL, Bree RL, Adler [Link] doppler US: a potentially useful
alternative tomean frequency based color doppler US. Radiology 1994 ; 190 : 853-856
[26]. Spencer MP, Reid JM, Paulson PS. Diagnosis of ca-rotid artery disease and cerebral vascular
insufficiency with doppler angiography and ophthalmic artery sonography. In : Reneman RS ed.
Cardiovascular applications of ultrasound. Amsterdam : Elsevier, 1974 :249-265
[27]. Stavros AT, Parker SH, Yakes WF, Chantelois AE,Burke BJ, Meyer PR et al. Segmental
stenosis of therenal artery: pattern recognition of tardus and parvus abnormalities with duplex
sonography. Radiology 1992 ; 184 : 487-492
[28] Melle Mattahri Asma , « Filtrage d'images échographiques par la transformée en ondelette a base de
lifting ». projet de fin d’études Master en Imagerie médicale ; soutenue le 21 juin 2018-encadré par Dr/
BOUKLI HACENE Ismail –Université de Tlemcen.
[29]Melle Labdelli Nassima et Zehouani Wahiba «Réalisation d’un dispositif de mesure de débit respiratoire
par ultrasons » projet de fin d’études Master en Instrumentation Biomédicale juin 2013-encadré par Pr
Bereksi Reguig fethi
127