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Clôture des comptes : étapes et enjeux

La clôture des comptes implique des écritures d'inventaire visant à valoriser, régulariser et provisionner les éléments du patrimoine. Ce processus, qui nécessite l'implication de tous les départements de l'entreprise, se déroule en plusieurs étapes, incluant la préparation d'un calendrier de clôture et la tenue d'inventaires physiques. Les obligations légales et les objectifs de l'inventaire sont de garantir la fiabilité des informations comptables et de respecter les normes comptables, fiscales et juridiques.

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Clôture des comptes : étapes et enjeux

La clôture des comptes implique des écritures d'inventaire visant à valoriser, régulariser et provisionner les éléments du patrimoine. Ce processus, qui nécessite l'implication de tous les départements de l'entreprise, se déroule en plusieurs étapes, incluant la préparation d'un calendrier de clôture et la tenue d'inventaires physiques. Les obligations légales et les objectifs de l'inventaire sont de garantir la fiabilité des informations comptables et de respecter les normes comptables, fiscales et juridiques.

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La clôture des comptes conduit à comptabiliser des écritures d’inventaire.

Elles poursuivent 3 objectifs


principaux : valoriser, régulariser et provisionner.
- Les écritures de valorisation ont pour objet de traduire en comptabilité les corrections mises en évidence
par le recensement et l’évaluation des éléments du patrimoine. Par exemple, les écritures d’inventaire
vont permettre de constater la valeur d’un stock final ou la mise au rebut d’une immobilisation.

- Elles ont également pour objet de constater que la valeur d’un actif devient inférieure à sa valeur nette
comptable de façon irréversible par le biais d’un amortissement, ou de manière réversible par le biais
d’une dépréciation.*

- Les écritures de régularisation découlent du découpage de la vie de l’entreprise en périodes. Elles ont
pour objectif de rattacher sur chaque période comptable l’ensemble des charges et des produits qui la
concerne…

La clôture des comptes se déroulent en 6 étapes:

1. Les ‘acteurs’

Il est très fréquent de considérer que la clôture annuelle est l’affaire de la comptabilité ou de la direction
financière. C’est une erreur ! En réalité, la comptabilité est alimentée par les différents départements
situés en amont, avec leurs propres outils.
C’est donc l’ensemble de l’entreprise qui est concerné, quelle que soit sa taille. Ne pas en tenir compte,
c’est obliger le maillon final à ‘courir dans tous les sens’ pour récupérer tant bien que mal les éléments
nécessaires Les bonnes pratiques en matière de clôture des comptes

e calendrier de clôture

Il s’agit d’identifier de manière formelle, par processus, les fournisseurs d’information, de leur expliquer
les données nécessaires à la comptabilité, le format éventuel, le mode de transmission, et d’inventorier les
difficultés possibles. L’implication de la Direction Générale pour sensibiliser l’ensemble de l’entreprise
aux enjeux de la clôture est donc essentielle. : Administratifs et financiers, Commercial et marketing ;
Ressources humaines, Informatique, Juridiques, Approvisionnement, Agents comptables, l’ expert-
comptable, bien entendu.

Le planning de clôture doit constituer un véritable engagement de respect des délais et de qualité sde
l’information pour l’ensemble de l’entreprise.

Une réunion de préparation est souvent utile pour que les principaux acteurs puissent se rencontrer.
- Fixation de la date d’arrete des comptes
- Etablissement du planning de travail
- Désignation des dates de remise des documents aux services comptable

Elle doit aboutir à l’appropriation par chaque responsable de sa partie de la clôture annuelle des comptes
de l’entreprise.

1
I. Les travaux d’inventaire

Les obligations légales en matière d’inventaire

 Il s’agit du respect par l’entité de ses obligations des points de vue comptable, fiscal et pénal puis
juridique en matière d’inventaire.

a) Au plan comptable
L’Acte précise en son article 42, les obligations suivantes :
 Le contrôle par inventaire de l’existence et de la valeur des biens, créances et dettes de l’entité
 La tenue d’un inventaire physique au moins une fois par an (généralement à la clôture de
l’exercice) pour recenser les éléments du patrimoine en quantité et en valeur ;
 Les données d’inventaire sont organisées et conservées de manière à justifier le contenu de
chacun des éléments recensés.
NB: La durée légale de conservation des documents comptables est de 10 ans.

b) Au plan fiscal

Les entités doivent justifier l'exactitude de leurs déclarations en apportant la preuve de celles-ci par leur
comptabilité.
En effet, en cas de contrôles administratifs (essentiellement fiscaux) ou de procédures contentieuses, il est
indispensable pour les entités d’avoir tenu et conservé tous les documents comptables et sociaux
obligatoires liés à leur activité. La tenue et la conservation des livres et registres leur permet de détenir
des éléments de preuve de leur bonne foi et du respect des obligations légales.

De plus, l'administration fiscale ne peut que rectifier les erreurs une par une si la comptabilité est
probante. Mais, si elle n’est pas probante, l'administration fiscale la rejette et rétablit globalement les
bases taxables avec une grande liberté.

c) Au plan pénal
Aucune sanction n’est spécifiquement prévue en cas de non établissement des livres obligatoires.
Toutefois, si ce défaut d’établissement entraîne l’omission d’établissement des documents comptables
annuels, les dirigeants des sociétés commerciales concernées sont passibles d’une amende.
Les personnes morales peuvent être déclarées pénalement responsables du faux et usage de faux; elles
encourent une amende et des peines complémentaires (notamment délit de banqueroute).
En outre, en cas d’infractions graves à la réglementation issue du Code Général des Impôts, des sanctions
fiscales et pénales peuvent être prononcées.
d) Au plan juridique
Le dirigeant est tenu d’organiser au moins une fois par an l’inventaire physique de son patrimoine et
peut se faire aider d’experts tels que l’expert comptable.
Ainsi, dans le cadre de la certification des comptes annuels, le commissaire aux comptes (CAC) est tenu
d’assister à l’inventaire physique pour donner un jugement raisonnable et impartial sur l’organisation
comptable.

2
I. Les travaux d’inventaire

. Les objectifs de l’inventaire

L’inventaire est un relevé des éléments du patrimoine de l’organisation. L’inventaire a pour but
d’améliorer la fiabilité des informations comptables pour fournir une image fidèle de la situation
financière, du patrimoine et du résultat de l’entreprise à la fin de l’exercice comptable.

a. Le recensement des éléments du patrimoine

Les travaux d’inventaire conduisent à contrôler l’existence, les quantités et les valeurs des éléments du
patrimoine de l’entreprise. Il est généralement effectué à une date proche de la clôture de l’exercice
comptable. Il recense ce que l’entreprise possède : immobilisations, stocks, créances, disponibilités
(éléments d’actifs) et ce qu’elle doit : dettes et provisions (éléments de passif externe). Les données
d’inventaire sont regroupées sur le livre d’inventaire.

b. La fiabilité des comptes annuels

Les travaux d’inventaire permettent d’améliorer la fiabilité des informations comptables. Ils consistent
ainsi à comptabiliser des écritures d’ajustement pour respecter certains principes comptables et
notamment :

 Le principe de prudence : il s’agit, d’une part, de diminuer la valeur comptable d’un élément
d’actif si celle-ci est supérieure à sa valeur estimée à l’inventaire. Si la valeur d’inventaire est
supérieure à la valeur comptable, la plus-value ne sera pas constatée. D’autre part, il convient
d’éviter de reporter sur un exercice futur une charge née de faits qui se sont déroulés dans
l’exercice.

Exemple :

On constate à l’inventaire qu’un client, débiteur de 125 000 F dans les comptes de l’entreprise, est en
liquidation judiciaire. On pense recouvrer seulement 30 % du montant de la créance.
Cette constatation se traduira par une écriture de régularisation afin que le compte du client figure au
Bilan pour un montant de :
125 000 × 0,30 soit 37 500 F et non pour le montant de 125 000 F.

 L’indépendance des exercices comptables : seuls les charges et les produits relatifs à l’activité
réalisée durant l’exercice comptable peuvent être inscrits dans les comptes annuels. Les travaux
d’inventaire permettent d’enregistrer des ajustements pour retenir uniquement les charges et
produits de cet exercice et écarter les charges ou produits concernant l’exercice suivant.

Exemple :

Soit une prime d’assurance annuelle de 18 000 F réglée le 1 er octobre N et couvrant les risques pouvant
survenir pendant la période du 1 er octobre N au 30 septembre N+1.
Le montant de la charge à imputer à l’exercice N ne doit pas être de 18 000 F comme l’indique le compte
concerné, mais de 18 000 × 3/12 = 4 500, c’est-à-dire le montant de la charge correspondant à la
couverture des risques assurés du 1 er octobre N au 31 décembre N.

3
II. La valeur d’inventaire

Tous les éléments patrimoniaux de l’entreprise doivent être recensés et estimés à leur valeur d’inventaire
à la date de la clôture de l’exercice..

A. Règles générales d’évaluation

1. Les différentes valeurs d’un bien

a. Valeur brute et valeur nette comptable

La valeur brute est suivant le cas :

Valeur brute = valeur d’entrée (ou valeur réévaluée) ou cout historique


- Immobilisations acquises à titre onéreux : coût d'acquisition
- Immobilisations créées par l'entreprise : coût de production
- Immobilisations acquises à titre gratuit (successions, donations, legs) Les biens
acquis à titre gratuit sont enregistrés à leur valeur vénale . la valeur vénale étant
montant qui pourrait être obtenu, à la date de la clôture, de la vente de l'actif lors d'une
transaction conclue à des conditions normales de marché, net de coûts de sortie
- Immobilisations acquises par voie d'échange : Elles sont comptabilisées à leur
valeur vénale.
- Immobilisations reçues à titre d'apports en nature Les immobilisations reçues par
voie d'apport sont comptabilisées pour les valeurs respectives figurant dans le traité
d'apport.
- Immobilisations libellées en devises : Conversion du coût en FCFA au cours du jour
de l'opération.
- Immobilisations acquises au moyen de redevances annuelles : Certaines
immobilisations (fonds de commerce, concessions de licences d'exploitation de brevets)
sont acquises moyennant le paiement d'une redevance périodique calculée sur un
chiffre d'affaires, pendant une certaine durée. ces immobilisations doivent être
comptabilisées pour la valeur des redevances probables qui seront versées au cours de
la période prévue (valeur estimée). En contrepartie, le 404. Fournisseurs
d'immobilisations est crédité d'un montant équivalent, puis les redevance versées
seront imputées sur ce compte.
- Immobilisations acquises moyennant paiement de rentes viagères : Le contrat de
rente viagère est un contrat selon lequel une première personne - le crédirentier - cède
un bien
- à une deuxième personne - le débirentier - moyennant le paiement d'une rente jusqu'au
décès du crédirentier. la valeur à retenir comme valeur d'entrée dans le patrimoine est
le montant résultant d'une stipulation de prix sur l'acte ou, à défaut, d'une estimation. La
contrepartie est portée pour la même valeur au passif du bilan dans le compte 1685.
Rentes viagères capitalisées.
Le paiement de la rente s’impute au compte 1685 qui se trouve donc apuré au fur et à
mesure des règlements.

4
Cette valeur constitue la valeur d’origine ou valeur d’entrée basée sur les coûts historiques.

La valeur nette comptable est égale à la valeur brute diminuée des amortissements cumulés et des
dépréciations.

Valeur nette comptable = Valeur brute – Amortissements – Dépréciations

Exemple :

La valeur d’origine d’une créance client est de 125 000 F.

 valeur brute = 125 000 F.

Le client est en liquidation judiciaire et ne réglera que 37 500 F.


La perte probable est de 125 000 – 37 500 = 87 500 €F

 dépréciation = 87 500 F
 valeur nette comptable = 125 000 – 87 500 = 37 500 F

b. Valeur actuelle

À l’inventaire, on détermine la valeur actuelle. La valeur actuelle se définit comme la


valeur estimée d'un actif, souvent en cas de vente dans des conditions normales,

La valeur retenue à l’inventaire

Article 42 : La valeur d'inventaire est la valeur actuelle à la date de clôture de l'exercice.

Cette valeur d'inventaire est comparée à la valeur d'entrée figurant au bilan. Si la valeur d'inventaire est
supérieure à la valeur d'entrée, cette dernière est maintenue dans les comptes, sauf cas expressément
prévus par la législation. Si la valeur d'inventaire est inférieure à la valeur d'entrée, l’amoindrissement est
constaté de façon distincte sous la forme d'un amortissement ou d'une dépréciation selon que cette
perte de valeur est jugée définitive ou non

Exemple :

Un logiciel a été acquis 5 000 € en début d’année N–1. Les amortissements du logiciel se montent à 2 000
€.: la valeur actuelle est: 2 600 €.
On détermine la valeur à retenir à l’inventaire :

 la valeur brute est de 5 000 € et les amortissements de 2 000 €.


 la valeur nette comptable est : 5 000 – 2 000 = 3 000 €

La valeur actuelle est inférieure à la valeur nette comptable.

 la valeur à retenir est la valeur actuelle, soit 2 600 €.

5
 une moins-value sera constatée pour ramener la valeur comptable à la valeur actuelle, soit : 3 000
– 2 600 = 400 €.

B. Application des règles générales

Des règles spécifiques s’appliquent aux différents éléments de l’actif et du passif. Un premier aperçu est
proposé ci-après. Les règles seront approfondies dans les chapitres suivants.

1. Élément d’Actif

a. Immobilisations corporelles et incorporelles

La moins-value comptabilisée est suivant le cas :

 un amortissement : dépréciation irréversible d’un actif avec le temps, l’usage, l’obsolescence ;


 une dépréciation : perte de valeur qui n’est plus jugée irréversible.

b. Les titres

À l’inventaire, la moins-value est comptabilisée, sous la forme d’une dépréciation, lorsque la valeur
actuelle est inférieure à la valeur nette comptable. Les plus-values ne sont pas comptabilisées.

TITRES
Catégories de Comptes 26 Titres de participation Comptes 27 Autres Titres Immobilis
titres Comptes 50 Valeurs Mobilières de
Placement
Valeur Valeur d’utilité : la valeur qu’un chef d’entreprise avisé accepterait  Les titres cotés en bourse sont
actuelle de décaisser pour obtenir cette participation. Cette valeur peut évalués au cours moyen du de
prendre en compte : mois.
 Les titres non cotés sont évalué
 le cours de bourse, leur valeur probable de
 les rendements futurs, négociation.
 la valeur patrimoniale.

Les dépréciations des titres seront illustrées au Chapitre 19.

c. Stocks et Productions en-cours

► Valeur d’entrée

Coût d’acquisition pour les biens achetés : matières premières, autres approvisionnements, marchandises.

Coût de production pour les biens produits : produits finis, produits intermédiaires, en-cours…

6
Pour les éléments identifiables séparément ou choses de genre individualisables, le coût d’entrée est
déterminé article par article ou catégorie par catégorie.

Pour les choses de genre interchangeables, le coût d’entrée moyen résulte de calculs présentés au Chapitre
17.

► Valeur à l’inventaire

L’évaluation du stock est faite à la valeur actuelle.

► Moins-values

Étant donné que le PCG prescrit de retenir à l’inventaire la plus faible des deux valeurs (valeur nette
comptable ou valeur actuelle), une dépréciation doit être constituée pour constater la moins-value
chaque fois que la valeur actuelle est inférieure à la valeur nette comptable (cf. Chapitre 19).

d. Créances sur les Clients

À l’inventaire, les valeurs portées en compte doivent correspondre aux valeurs actuelles de ces créances,
ce qui conduit à distinguer trois catégories de clients :

 les clients solvables dont la situation n’exige aucun ajustement ;


 les clients clients douteux ou litigieux pour lesquels l’entreprise doit prévoir une perte probable
d’une partie de la créance, ce qui entraîne la création d’une dépréciation (cf. Chapitre 19) ;
 les clients insolvables pour lesquels l’entreprise doit considérer que le montant de la créance est
définitivement irrécouvrable.

e. Disponibilités

► Banques et établissements de crédit

Le montant inscrit en compte doit correspondre aux fonds réellement disponibles à la date de l’inventaire,
d’où la nécessité d’établir un état de rapprochement et d’enregistrer les écritures qui en découlent. Ce
point a été étudié au Chapitre 10.

► Caisse

Le montant inscrit en compte correspond au montant des espèces en Caisse après inventaire.

2. Les éléments de passif externe

Les dettes et provisions pour risques et charges constituent les principaux éléments du passif externe.
Elles sont ajustées en fin d’exercice, lorsque l’estimation de la dette ou de la provision évolue. Les règles
seront présentées au Chapitre 17.

7
Valeur d’un élément de passif externe Caractère de la sortie future de ressources

Certain Probable
En augmentation Complément de dette Complément de provis
En diminution Diminution de dette Diminution de provisio

Évaluer et comptabiliser les différentes opérations d’inventaire

: les amortissements.

À leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise, les immobilisations

acquises à titre onéreux sont enregistrées à leur hsorique La valeur retenue à

l’inventaire doit tenir compte de ces pertes de valeur. Elles se traduisent par une

diminution de la valeur du patrimoine par le biais de l’amortissement de l’actif

immobilisé.

A. Les immobilisations amortissables

un actif immobilisé dont la durée d’utilisation est limitée dans le temps fait l’objet

d’un amortissement. Lorsqu’il n’y a pas de limite prévisible à la durée durant

laquelle une immobilisation sera utilisée et procurera des avantages économiques

à l’entité, l’immobilisation ne fait pas l’objet d’amortissement.

Si la durée d’utilisation devient par la suite limitée pour des raisons physiques,

techniques, juridiques ou économiques, l’immobilisation est amortie sur sa durée

d’utilisation résiduelle.

L’usage est limité dans le temps dès lors que l’un des critères suivants est

applicable :

Exemple :

8
Les immobilisations corporelles ayant une substance physique ont généralement

une durée d’utilisation limitée du fait de l’usure ou de l’obsolescence : outillage

industriel, matériel de transport… Par exception, il est considéré que les terrains

n’ont pas de durée d’utilisation limitée.

De même, certaines immobilisations incorporelles ont des durées d’utilisation

limitées parce que la protection juridique dont ils bénéficient a un terme (brevets,

licences…), ou pour des raisons économiques lorsque que l’entité a décidé

d’arrêter leur utilisation (marque).

B. Les amortissements

C. La base amortissable

D’après l’article 214-4 du recueil des normes comptables, le montant amortissable

d’un actif est sa valeur brute sous déduction de sa valeur résiduelle.

La valeur brute d’un actif est sa valeur d’entrée dans le patrimoine. Pour les

immobilisations acquises à titre onéreux, il s’agit du coût d’acquisition. On retient

le coût de production pour les immobilisations produites par l’entreprise (voir

chapitre 13).

La valeur résiduelle est le montant net des coûts de sortie attendus, qu’une

entité obtiendrait de la cession de l’actif à la fin de son utilisation. La valeur

résiduelle d’un actif n’est prise en compte pour la détermination du montant

amortissable que lorsqu’elle est à la fois significative et mesurable de façon fiable

dès l’origine (contrat ferme indiquant le prix de revente, catalogue de prix

d’occasion…). Les coûts de sortie sont constitués par les commissions, droits ou

travaux nécessaires à la revente de l’immobilisation.

9
Exemple :

L’entreprise Orwel acquiert une machine outils pour 60 000 € TTC. La valeur de

revente évaluée dès l’acquisition s’élève à 6 000 € HT mais les travaux de

révision nécessaires pour la revente se montent à 1 000 € HT.

Coût d’acquisition HT (valeur brute) : 60 000/1,2 = 50 000 €

Valeur résiduelle nette de coûts de sortie attendus = 6 000 – 1 000 = 5 000 €

Base amortissable : 50 000 – (5 000) = 45 000 €

► Aspect fiscal (hors programme)

En matière fiscale, la valeur résiduelle ne doit pas être prise en compte pour la

détermination de la base amortissable. Il en résulte que l’amortissement fiscal qui

pourra être pratiqué sera supérieur à l’amortissement comptable : la différence

sera traitée en utilisant l’amortissement dérogatoire présenté en partie 2-C.

D. Le plan d’amortissement

Le plan d’amortissement est un tableau établi pour traduire au mieux le rythme

d’utilisation de l’immobilisation sur la durée d’utilisation. Il présente, pour chaque

exercice comptable, les bases de calcul de l’amortissement, les annuités

d’amortissement et la valeur nette comptable à la fin de l’exercice.

La valeur nette comptable d’un actif correspond à sa valeur brute diminuée des

amortissements cumulés (et des dépréciations : étude présentée en chapitre 19).

En début de plan, la valeur nette comptable est égale à la valeur brute. La valeur

nette comptable de début d’exercice diminuée des amortissements de l’exercice

10
permet de déterminer la valeur nette comptable de fin d’exercice. A la fin de la

durée d’utilisation prévue, la valeur comptable est nulle ou égale à la valeur

résiduelle. Il est utile de distinguer valeur brute et base amortissable lorsqu’elles

diffèrent.

Exemple :

L’entreprise Orwel a acquis une machine outils pour 60 000 € TTC, au début de

l’exercice N. La valeur résiduelle évaluée dès l’acquisition s’élève à 5 000 € HT, en

fin N+2.

Les amortissements en N, N+1 et N+2 s’élèvent chaque année à 15 000 €.

La valeur brute et la base amortissable se montent respectivement à 50 000 € et

45 000 €.

Le plan d’amortissement se présente ainsi :

Exercices Valeur Base Amortisse- Amortisse- ments Valeur nette


comptables Brute amortissable ments cumulés comptable

Exercice N 50 000 45 000 15 000 15 000 35 000 (1)

Exercice N+1 50 000 45 000 15 000 30 000 20 000

Exercice N+2 50 000 45 000 15 000 45 000 5 000 (2)

II. Les modalités de l’amortissement

Il convient de distinguer les modalités de l’amortissement comptable (appelé aussi

amortissement économique), qui traduit le rythme d’utilisation et la perte de

valeur normale d’une immobilisation, et les modalités de l’amortissement fiscal,

admis en déduction de l’assiette de calcul de l’impôt. La différence entre

l’amortissement comptable et l’amortissement fiscal peut générer un

amortissement dérogatoire.

11
A. Le mode d’amortissement comptable

L’amortissement est déterminé en fonction de la durée et du rythme d’utilisation

propres à chaque immobilisation amortissable et à chaque entité. Néanmoins, les

actifs de même nature ayant des conditions d’utilisation identiques doivent être

amortis de la même manière.

Exemple :

– L’entreprise Irwin a acquis un ordinateur pour sa gestion administrative. Irwin a

l’habitude d’utiliser ses ordinateurs durant 3 ans. L’ordinateur sera utilisé

régulièrement durant cette période pour les travaux administratifs quotidiens.

L’ordinateur est amorti sur 3 ans. Son coût d’acquisition sera réparti linéairement

sur cette période.

Le mode d’amortissement est défini, soit en termes d’unités de temps, soit en

termes d’unités d’œuvre pour traduire le rythme d’utilisation de l’immobilisation.

Le mode linéaire (unités de temps) est appliqué à défaut de mode mieux adapté.

Le rythme d’utilisation de l’actif immobilisé peut se mesurer :

 en unité de temps. Par exemple, la consommation des avantages

économiques peut être répartie de façon constante en fonction du nombre

d’années d’utilisation.

 en unités d’œuvre. Par exemple, le rythme d’utilisation peut être déterminé

proportionnellement au nombre de pièces produites par une machine dans

l’exercice.

12
1. La date de départ de l’amortissement comptable

L’amortissement d’un actif commence à la date de début de consommation des

avantages économiques qui lui sont attachés. Cette date correspond généralement

à la date de mise en service de l’immobilisation (article 214-12 du recueil des

normes comptables).

2. Le mode d’amortissement en unités de temps : l’amortissement linéaire

La consommation des avantages économiques peut être répartie linéairement sur

la durée d’utilisation. Ce mode d’amortissement correspond à une utilisation

régulière de l’immobilisation sur sa durée d’utilisation ; l’unité de temps mesure

correctement la consommation des avantages économiques attendus de l’actif.

L’article 214-13 du recueil des normes comptables prévoit qu’à défaut de mode

mieux adapté, le mode linéaire est appliqué, notamment lorsque l’entreprise ne

peut pas prévoir le rythme d’utilisation.

a. Les principes de calcul

En principe, l’amortissement est réparti de façon constante sur la durée

d’utilisation de l’immobilisation en appliquant à la base amortissable un taux

constant.

Exemple :

En début d’année, l’entreprise Irwin a acquis un ordinateur pour 1 200 € HT.

Irwin prévoit d’utiliser son ordinateur durant 3 ans de façon régulière.

13
Taux du linéaire = 1/3 ou 33,33 %

Base amortissable = 1 200 €

Annuité d’amortissement = 1 200 × 33,33 % = 400 €

b. Le prorata temporis

Sur la première année et la dernière année du plan d’amortissement, il arrive que

l’immobilisation soit utilisée sur quelques mois ou quelques jours uniquement.

C’est le cas lorsque la mise en service intervient en cours d’année. L’annuité

d’amortissement sera alors réduite par l’application d’un prorata calculé en jours

en fonction du temps d’utilisation sur le premier exercice à compter de la date

de mise en service jusqu’à la clôture.

Exemple :

En N, l’entreprise Irwin a acquis un ordinateur pour sa gestion administrative.

Irwin prévoit d’utiliser l’ordinateur durant 3 ans. La mise en service débute le 20

octobre N et l’ordinateur est mis au rebus le 20 octobre N+2.

Taux d’amortissement linéaire = 1/3 ou 33,33 %

Prorata temporis en N = 70/360 (à partir du 20 octobre jusqu’au 31 décembre N)

Prorata temporis en N+2 = 290/360 (du 1 er janvier au 20 octobre N+2)

Exemple :

Le 20-03-N, l’entreprise Huxley acquiert un matériel (coût d’acquisition : 150 000 €

HT) dont elle attend une consommation régulière des avantages économiques sur

3 ans.

La mise en service s’effectue le 01-07-N et la valeur résiduelle de ce matériel est

14
considérée comme nulle en fin d’utilisation.

◖ Plan d’amortissement

Exercices Valeur Base Amortisse- Amortisse- ments Valeur nette


comptables Brute amortissable ments cumulés comptable

Exercice N 150 000 150 000 25 000 (1) 25 000 125 000

Exercice N+1 150 000 150 000 50 000 (2) 75 000 75 000

Exercice N+2 150 000 150 000 50 000 (2) 125 000 25 000

Exercice N+3 150 000 150 000 25 000 (1) 150 000 0

Exemple :

Une machine-outil, mise en service le 01-04-N, est acquise pour un coût

d’acquisition de 120 000 € HT. La consommation des avantages économiques est

régulière sur une durée d’utilisation de 5 ans au terme de laquelle il est prévu de

la céder à un prix de 22 000 €, moyennant des coûts de sortie de 2 000 €.

◖ Plan d’amortissement Base amortissable : 120 000 – (22 000 – 2 000) =

100 000

Exercices Valeur Base Amortisse- Amortisse- ments Valeur nette


comptables Brute amortissable ments cumulés comptable

Exercice N 120 000 100 000 15 000 (1) 15 000 105 000

Exercice N+1 120 000 100 000 20 000 (2) 35 000 85 000

Exercice N+2 120 000 100 000 20 000 (2) 55 000 65 000

Exercice N+3 120 000 100 000 20 000 (2) 75 000 45 000

Exercice N+4 120 000 100 000 20 000 (2) 95 000 25 000

Exercice N+5 120 000 100 000 5 000 (3) 100 000 20 000

3. Le mode d’amortissement en unités d’œuvre

15
Pour traduire le rythme d’utilisation d’une immobilisation amortissable, il est

parfois nécessaire de s’appuyer sur la notion d’unités d’œuvre. L’unité d’œuvre est

une unité de mesure les avantages économiques qui seront générés par l’actif.

Parmi les unités d’œuvre physique les plus courantes, on peut retenir notamment :

► Le nombre d’unités produites, le volume de matière transformée, le volume de

marchandises transportées, le kilométrage parcouru, le nombre de données

traitées…

Exemple :

Le 01-01-N, l’entreprise Connelly met en service une machine acquise 250 000 €

HT.

Connelly prévoit d’utiliser la machine durant 6 ans. Le rythme d’utilisation est

déterminé en fonction du nombre de pièces produites.

Le nombre de pièces produites s’élève à 25 000 pièces pour chacune des deux

premières années et 50 000 pièces pour chacune des quatre dernières années.

La valeur résiduelle à la fin des six années d’utilisation est nulle.

Nombre de pièces produites pendant toute la durée d’utilisation :

(25 000 × 2) + (50 000 × 4) = 250 000 pièces.

◖ Plan d’amortissement

Exercices Valeur Base Amortisse- Amortisse- ments Valeur nette


comptables Brute amortissable ments cumulés comptable

Exercice N 250 000 250 000 25 000 (1) 25 000 225 000

Exercice N+1 250 000 250 000 25 000 (1) 50 000 200 000

Exercice N+2 250 000 250 000 50 000 (2) 100 000 150 000

16
Exercices Valeur Base Amortisse- Amortisse- ments Valeur nette
comptables Brute amortissable ments cumulés comptable

Exercice N 250 000 250 000 25 000 (1) 25 000 225 000

Exercice N+3 250 000 250 000 50 000 (2) 150 000 100 000

Exercice N+4 250 000 250 000 50 000 (2) 200 000 50 000

Exercice N+5 250 000 250 000 50 000 (2) 250 000 0

B. L’amortissement fiscal dégressif

Les dispositions fiscales prévoient différents modes d’amortissement :

l’amortissement linéaire, l’amortissement dégressif, les amortissement

exceptionnels et régimes particuliers d’amortissement.

L’amortissement dégressif ne peut être appliqué qu’à certaines immobilisations

acquises à l’état neuf pour une durée d’utilisation au moins égal à trois ans :

matériel et outillage industriels, matériel mobile ou roulant (camions,

remorques…), installations de sécurité…

1. Les principes de calcul

L’amortissement est calculé sur la durée d’usage de l’immobilisation en appliquant

à la base amortissable un taux constant sur les premières annuités.

◖ Coefficient fiscal

Durée d’utilisation fiscale Coefficient fiscal

3 ou 4 ans 1,25

5 ou 6 ans 1,75

Supérieure à 6 ans 2,25

17
Durée d’utilisation fiscale Coefficient fiscal

Exemple :

◖ Exemples de calcul du taux d’amortissement dégressif

Durée d’utilisation Taux du linéaire (%) Coefficient fiscal Taux du dégressif (%)

3 ans 33,33 1,25 41,67 (1)

5 ans 20 1,75 35

8 ans 12,5 2,25 28,125

10 ans 10 2,25 22,50

Au début de la première année, la base amortissable est le prix de revient : le coût

d’acquisition ou de production de l’immobilisation. En matière fiscale, la valeur

résiduelle ne doit pas être prise en compte pour la détermination de la base

amortissable.

Exemple :

En début d’année, l’entreprise Irwin a acquis un ordinateur pour 1 200 € HT.

Irwin prévoit d’utiliser son ordinateur durant 3 ans de façon régulière.

Taux du linéaire = 1/3 ou 33,33 % Prix de revient = 1 200 €

Taux du dégressif = 33,33 % × 1,25 = 41,67 %

Annuité d’amortissement = 1 200 × 41,67 % = 500 €

2. Le prorata temporis

18
Lorsque l’acquisition a lieu en cours d’année, la première annuité d’amortissement

doit être réduite par application d’un prorata. Pour l’amortissement fiscal

dégressif, le calcul du prorata se fait en mois entiers à compter du premier

jour du mois d’acquisition. L’exercice d’acquisition est compté pour une année

complète dans le plan d’amortissement.

Exemple :

Le 20 avril N, l’entreprise Irwin a acquis une machine industrielle pour 10 000 €

HT. La durée d’usage de ce matériel industriel est de 5 ans. La mise en service

intervient le 1 er mai N.

Coût d’acquisition = 10 000 €.

Taux d’amortissement linéaire = 1/5 ou 20 %.

Coefficient fiscal : 1,75 (5, 6 ans).

Taux d’amortissement du dégressif = 20 % × 1,75 = 35 %.

Prorata temporis en N = 9/12 (à compter de début avril, mois d’acquisition).

Première annuité en N = 10 000 × 35 % × 9/12 = 2 625 €.

Remarque

La première annuité est considérée comme une année complète, le plan

d’amortissement se termine en fin N+4.

3. La base amortissable et la valeur nette fiscale

La valeur nette fiscale de début d’exercice diminuée des amortissements de

l’exercice permet de déterminer la valeur nette fiscale de fin d’exercice. Elle

constitue la nouvelle base amortissable.

19
Exemple :

Le 20 avril N, l’entreprise Irwin a acquis une machine industrielle pour 10 000 €

HT. La durée d’usage de ce matériel industriel est de 5 ans. La mise en service

intervient le 1 er mai N.

Taux d’amortissement linéaire = 1/5 ou 20 %

Taux d’amortissement du dégressif = 20 % × 1,75 = 35 %

Prorata temporis en N = 9/12 (à compter de début avril, mois d’acquisition)

Première annuité N = 10 000 × 35 % × 9/12 = 2 625 €

Valeur nette fiscale fin N = 10 000 € – 2 625 € = 7 375 € (nouvelle base

amortissable)

Deuxième annuité N+1 = 7 375 × 35 % = 2 581,25 €

4. Les dernières annuités

Quand l’annuité d’amortissement dégressif devient inférieure à l’annuité qui serait

calculée en amortissement linéaire, le plan d’amortissement applique le taux de

l’amortissement linéaire sur le montant qui reste à amortir. Sur les dernières

annuités, l’amortissement est constant.

Lorsque le taux du dégressif devient inférieur au taux du linéaire calculé sur le

nombre d’années restantes, le calcul du mode linéaire s’applique sur le montant

qui reste à amortir.

Exemple :

Sur le plan fiscal, l’entreprise Irwin amortit son matériel industriel en dégressif sur

5 ans.

20
Taux d’amortissement linéaire = 1/5 ou 20 %

Taux d’amortissement du dégressif = 20 % × 1,75 = 35 %

En N+2, il reste trois ans à amortir. Le taux du linéaire serait 33 1/3 % supérieur au

taux du dégressif de 35 %. L’entreprise continue à appliquer le mode dégressif.

En N+3, il reste deux ans à amortir. Le taux du linéaire serait 1/2 ou 50 %. Le taux

du dégressif, 35 %, devient inférieur au taux du linéaire. Le mode linéaire est

repris pour les deux dernières annuités N+3 et N+4.

Exemple :

Le 5 janvier N, l’entreprise Conelly a acquis un ordinateur pour 1 000 € HT.

La durée d’usage de ce matériel informatique est de 3 ans.

Taux d’amortissement linéaire = 1/3 ou 33,33 %

Taux d’amortissement du dégressif = 33,33 % × 1,25 = 41,67 %

◖ Plan d’amortissement

Exercices Base Amortissements Amortissements Valeur nette


comptables amortissable cumulés fiscale

Exercice N 1 000 1 000 × 41,67 % = 416,66 416,66 583,34

Exercice N+1 583,34 583,34 × 50 % (2) = 708,33 291,67


291,67

Exercice N+2 583,34 583,34 × 50 % (2) = 1 000,00 0


291,67

Exemple :

Le 19 avril N, une entreprise a fait l’acquisition d’un matériel industriel.

 Coût d’acquisition HT : 43 200 €.

21
 Durée d’utilisation prévue : 10 ans.

Taux d’amortissement linéaire = 1/10 ou 10 %

Taux d’amortissement dégressif = 10 % × 2,25 = 22,50 %.

Prorata temporis = 9/12 (à compter du premier jour du mois d’acquisition).

◖ Plan d’amortissement Les calculs sont arrondis à l’euro le plus proche

Exercices Base Amortissements Amortisse- ments Valeur nette


comptables amortissable cumulés fiscale

Exercice N 43 200 43 200 × 22,5 % × 9/12 = 7 7 290 35 910


290

Exercice N+1 35 910 35 910 × 22,5 % = 8 080 15 370 27 830

Exercice N+2 27 830 6 262 21 632 21 568

Exercice N+3 21 568 4 853 26 485 16 715

Exercice N+4 16 715 3 761 30 246 12 954

Exercice N+5 12 954 2 915 33 161 10 039

Exercice N+6 10 039 10 039 × 25 % (1) = 2 510 35 671 7 529

Exercice N+7 10 039 2 510 38 181 5 019

Exercice N+8 10 039 2 510 40 691 2 509

Exercice N+9 10 039 2 509 43 200 0

5. La durée d’usage fiscale et la durée d’utilisation comptable

En fiscalité, la durée prévue par les usages professionnels peut être différente de

la durée d’utilisation réelle de l’entreprise. Les plans d’amortissements comptables

et fiscaux ne s’étalent pas nécessairement sur le même nombre d’exercices.

Par mesure de simplification, les petites entreprises définies à l’article L. 123-16

du Code de commerce, peuvent, dans les comptes individuels, retenir la durée

22
d’usage fiscal pour déterminer le plan d’amortissement des immobilisations plutôt

que la durée d’utilisation réelle. On peut citer notamment :

Immobilisations Durées d’usage Taux d’amortissement

Bâtiments industriels 20 ans 5%

Bâtiments commerciaux 20 à 50 ans 2à5%

Agencements, installations 10 à 20 ans 5 à 10 %

Matériel et outillage 5 à 10 ans 10 à 20 %

Mobilier 10 ans 10 %

C. L’amortissement dérogatoire (hors programme)

L’amortissement dérogatoire correspond à un suramortissement d’origine fiscale.

C’est un avantage fiscal temporaire qui permet de réduire l’assiette de calcul de

l’impôt. Il ne traduit pas l’amortissement économique ou la perte de valeur de

l’immobilisation.

L’amortissement dérogatoire est constaté lorsque l’amortissement fiscal est

supérieur à l’amortissement comptable.

Cette différence peut résulter :

 de l’utilisation d’un amortissement fiscal dégressif supérieur à

l’amortissement comptable ;

 d’une base amortissable fiscale supérieure à la base d’amortissement

comptable ;

 d’une durée d’usage fiscale plus courte que la durée d’utilisation.

23
Sur les premières années d’un plan d’amortissement, l’amortissement dégressif

fiscal est généralement supérieur à l’amortissement comptable. Ce

suramortissement est un avantage fiscal qui est constaté, en comptabilité, en

dotation d’un amortissement dérogatoire.

Sur les dernières années du plan d’amortissement, l’amortissement fiscal devient

inférieur à l’amortissement comptable. L’amortissement dérogatoire est alors

repris.

Exemple :

En début d’année, l’entreprise Irwin a acquis un ordinateur pour 1 200 € HT.

Irwin prévoit de l’utiliser durant 3 ans de façon régulière. Elle opte pour

l’amortissement linéaire au niveau comptable et pour l’amortissement dégressif au

niveau fiscal.

Taux du linéaire = 1/3 ou 33,33 %

Taux du dégressif = 33,33 % × 1,25 = 41,67 %

Exercices Comptable Fiscal Dérogatoire

Valeur brute Amortisse- ments Base Amortisse- ments Dotation Reprise

N 1 200 400 (1) 1 200 500 (2) 100 (4)

N+1 1 200 400 (1) 700 350 (3) 50 (5)

N+2 1 200 400 (1) 700 350 50 (5)

III. La comptabilisation

A. L’enregistrement comptable

1. Principes

24
a. L’amortissement économique

L’amortissement est la constatation de la consommation des avantages

économiques constatée en charges et d’une perte de valeur de l’immobilisation

constatée en diminution de l’actif immobilisé. Les écritures se comptabilisent

généralement à la date de clôture. Il s’agit d’une charge calculée et non décaissée.

(1) 6811 Dotations aux amortissements sur immobilisations incorporelles et

corporelles ou l’un des deux sous-comptes :

68111 Dotations aux amortissements – Immoblisations incorporelles

68112 Dotations aux amortissements – Immoblisations corporelles

(2) 28 Amortissement des immobilisations (avec le chiffre 8 en 2e position).

Remarque : le compte « 6871 dotations aux amortissements exceptionnels des

immobilisations » est utilisé notamment pour des immobilisations mises au rebut et

pas encore totalement amorties.

b. L’amortissement dérogatoire (hors programme)

Ce suramortissement d’origine fiscale est constaté comptablement par la dotation

d’une provision réglementée. L’amortissement dérogatoire est repris dans les

dernières annuités du plan d’amortissement ou lors de la sortie de l’actif

immobilisé.

(1) 68725 Dotations aux amortissements dérogatoires.

25
(2) 145 Amortissements dérogatoires.

(3) 78725 Reprises sur amortissements dérogatoires.

2. Exemples

Exemple :

Immobilisations incorporelles : logiciels

L’entreprise Simon a acquis un logiciel pour 5 000 € en début d’année N.

Le logiciel est amorti sur 4 ans en linéaire.

31-12-N

68111 Dotations aux amortissements Immobilisations incorporelles 1 250

2805 Amortissements des … logiciels … 1 250

31-12-N+1

68111 Dotations aux amortissements Immobilisations incorporelles 1 250

2805 Amortissements des … logiciels … 1 250

31-12-N+2

68111 Dotations aux amortissements Immobilisations incorporelles 1 250

2805 Amortissements des … logiciels… 1 250

31-12-N+3

68111 Dotations aux amortissements Immobilisations incorporelles 1 250

2805 Amortissements des … logiciels… 1 250

Exemple :

26
Amortissement des immobilisations corporelles : matériels industriels

Le plan d’amortissement de l’exemple 2 de l’entreprise Huxley se traduit par les

enregistrements comptables suivants :

31-12-N

68112 Dotations aux amortissements Immobilisations corporelles 25 000

28154 Amortissements des matériels industriels 25 000

31-12-N+1

68112 Dotations aux amortissements Immobilisations corporelles 50 000

28154 Amortissements des matériels industriels 50 000

31-12-N+2

68112 Dotations aux amortissements Immobilisations corporelles 50 000

28154 Amortissements des matériels industriels 50 000

31-12-N+3

68112 Dotations aux amortissements Immobilisations corporelles 25 000

28154 Amortissements des matériels industriels 25 000

Exemple :

Amortissement d’un matériel informatique et amortissements dérogatoires

Le plan d’amortissement de l’exemple (§ 2-C) se traduit par les enregistrements

comptables suivants :

31-12-N

68112 Dotations aux amortissements Immobilisations corporelles 400

28183 Amortissements du matériel informatique 400

31-12-N

68725 Dotations aux amortissements dérogatoires 100

27
145 Amortissements dérogatoires 100

31-12-N+1

68112 Dotations aux amortissements Immobilisations corporelles 400

28183 Amortissements du matériel informatique 400

31-12-N+1

145 Amortissements dérogatoires 50

78725 Reprise sur amortissements dérogatoires 50

31-12-N+2

68112 Dotations aux amortissements Immobilisations corporelles 400

28183 Amortissements du matériel informatique 400

31-12-N+2

145 Amortissements dérogatoires 50

78725 Reprise sur amortissements dérogatoires 50

Exemple :

Mise au rebut d’un matériel de transport

Le 31 mars N, l’entreprise a mis au rebus une camionnette acquise en N–4 pour 50

000 € HT.

L’amortissement linéaire annuel se monte à 10 000 €. En fin N–1, le cumul des

amortissements s’élevait à 40 000 €. Au 31 mars N, elle comptabilise un

amortissement normal pour les trois premiers mois de l’année et un amortissement

exceptionnel pour le solde à amortir.

Amortissement normal = 10 000 × 3/12 = 2 500 €

Amortissement exceptionnel = 50 000 – 40 000 – 2 500 = 7 500 €

30-06-N

28
68112 Dotations aux amortissements Immobilisations corporelles 2 500

28182 Amortissements du matériel de transport 2 500

30-06-N

6871 Dotations aux amortissements exceptionnels des immobilisations 7 500

28182 Amortissements du matériel de transport 7 500

B. Présentation dans les comptes annuels

En reprenant l’exemple de l’entreprise Huxley :

Exemple :

En reprenant l’exemple 3 (§ 2-C) (hors programme) :

Exemple :

IV. Approfondissement (hors programme)

A. La révision du plan d’amortissement

Le plan d’amortissement est défini à la date d’entrée du bien dans le patrimoine.

Néanmoins, les modifications significatives de l’utilisation du bien entraînent la

révision prospective (pour le futur) du plan d’amortissement (article 214-14 du

recueil des normes comptables).

Il s’agit notamment :

 Des modifications significatives de la durée d’utilisation de l’immobilisation.

29
 Des modifications dans le rythme de consommation des avantages

économiques attendus.

 De la constatation ou de la reprise de dépréciation affectant l’immobilisation

(étude chapitre 16).

Le plan est modifié lorsque l’entreprise a connaissance des modifications

significatives dans les conditions d’utilisations. Les années antérieures au

changement ne sont pas modifiées. À partir du changement, la valeur nette

comptable à la fin du dernier exercice sert de nouvelle base amortissable pour

calculer les amortissements des exercices suivants.

Exemple :

Une machine a été mise en service le 1 er janvier N : coût d’acquisition = 120 000 €

HT.

Le plan d’amortissement initial prévoit une utilisation régulière sur 8 ans. À

compter de début N+2, l’accroissement du niveau de production conduit à faire

une nouvelle estimation de la durée de vie de la machine. La durée d’utilisation est

ramenée à 5 ans. D’autre part, compte tenu des changements dans les conditions

d’exploitation, la machine sera amortie en fonction du nombre d’unités produites

sur les 3 derniers exercices.

 N+2 : 30 000 unités produites ;

 N+3 : 40 000 unités produites ;

 N+4 : 20 000 unités produites.

30
◖ Plan d’amortissement révisé

Exercices Base Amortissements Amortissements Valeur nette


comptables amortissable cumulés comptable

Exercice N 120 000 120 000 × 1/8 = 15 000 15 000 105 000

Exercice N+1 120 000 120 000 × 1/8 = 15 000 30 000 90 000

Exercice N+2 90 0001 90 000 × 30/ 90 (1) = 30 60 000 60 000


000

Exercice N+3 90 000 90 000 × 40/ 90 = 40 000 100 000 20 000

Exercice N+4 90 000 90 000 × 20/ 90 = 20 000 120 000 0

B. L’amortissement des composants

Si, dès l’origine, un ou plusieurs des éléments d’une immobilisation ont chacun des

durées ou des rythmes d’utilisations différents, chaque composant est

comptabilisé séparément et un plan d’amortissement propre à chacun de ces

éléments est retenu (article 214-9 PCG).

Il en est de même en cas de remplacement d’un composant significatif.

À ce titre, les composants peuvent avoir des durées et des modes d’amortissement

différents.

Exemple :

La société DSA a acquis le 1 er janvier N une foreuse pour un total de 450 000 € HT.

La foreuse est utilisée de façon régulière sur 6 ans. La facture fournisseur valorise

la tête de forage à 90 000 € HT. La tête de forage doit faire l’objet de

remplacement tous les 3 ans.

La durée d’utilisation est différente pour la structure (6 ans) et la tête de forage (3

31
ans). Il convient de retenir deux plans d’amortissement distincts.

◖ Plan d’amortissement de la structure

Exercices comptables Base amortissable Amortissements Amortissements cumulés Valeur nette comptable

Exercice N 360 000 60 000 60 000 300 000

Exercice N+1 360 000 60 000 120 000 240 000

Exercice N+2 360 000 60 000 180 000 180 000

Exercice N+3 360 000 60 000 240 000 120 000

Exercice N+4 360 000 60 000 300 000 60 000

Exercice N+5 360 000 60 000 360 000 0

◖ Plan d’amortissement de la tête de forage

Exercices comptables Base amortissable Amortissements Amortissements cumulés Valeur nette comptable

Exercice N 90 000 30 000 30 000 60 000

Exercice N+1 90 000 30 000 90 000 30 000

Exercice N+2 90 000 30 000 120 000 0

En N+3, le composant sera remplacé et fera l’objet d’un nouveau plan

d’amortissement.

Comptabilisation des amortissement fin N

31-12-N

68112 Dotations aux amortissements Immobilisations corporelles 60 000

281541 Amortissements des matériels industriels 60 000

Amortissement de la structure

31-12-N

68112 Dotations aux amortissements Immobilisations corporelles 30 000

281542 Amortissements des matériels industriels 30 000

Amortissement de la tête de forage

32
Synthèse

V. Applications

QCM 18.01

1. L’amortissement constate une perte de valeur liée à un événement

exceptionnel.

1. Vrai

2. Faux

2. Les frais d’établissement ne s’amortissent jamais.

1. Vrai

2. Faux

3. À la fin de la durée d’utilisation d’une immobilisation, on a : Cumul des

amortissements = valeur brute + valeur résiduelle.

1. Vrai

2. Faux

4. La base d’amortissement est toujours égale à la valeur brute.

1. Vrai

33
2. Faux

5. On peut établir le rythme d’utilisation d’une machine en utilisant le nombre

de pièces produites.

1. Vrai

2. Faux

6. Une modification significative du rythme d’utilisation n’entraîne pas la

révision du plan d’amortissement de la machine correspondante.

1. Vrai

2. Faux

7. Un camion acheté d’occasion peut être amorti suivant le système de

l’amortissement dégressif.

1. Vrai

2. Faux

8. Le plan d’amortissement d’une immobilisation acquise en cours d’exercice et

utilisable pendant 3 ans est présenté sur 3 exercices lorsqu’on utilise

l’amortissement linéaire.

1. Vrai

2. Faux

34
9. Le plan d’amortissement d’une immobilisation acquise en cours d’exercice et

utilisable pendant 3 ans est présenté sur 3 exercices lorsqu’on utilise

l’amortissement dégressif fiscal.

1. Vrai

2. Faux

[Link] l’amortissement dégressif fiscal, lorsque le taux du dégressif est

supérieur au taux du linéaire sur le nombre d’années restantes, on continue

à appliquer le mode dégressif.

1. Vrai

2. Faux

11.À la fin de la durée d’utilisation d’une immobilisation, on a : Cumul des

amortissements = Base amortissable.

1. Vrai

2. Faux

[Link] valeur nette comptable est toujours égale à la valeur nette fiscale.

1. Vrai

2. Faux

[Link] compte d’amortissement dérogatoire est un compte d’actif soustractif.

1. Vrai

35
2. Faux

[Link] compte correspondant à une immobilisation corporelle totalement

amortie, mais faisant encore partie du patrimoine de l’entreprise, doit

disparaître du bilan.

1. Vrai

2. Faux

[Link] mise au rebut d’une immobilisation peut conduire à comptabiliser des

amortissements exceptionnels.

1. Vrai

2. Faux

[Link] amortissements dérogatoires correspondent à une perte de valeur d’une

immobilisation liée à l’usage.

1. Vrai

2. Faux

[Link] durée d’usage fiscale est toujours égale à la durée d’utilisation de

l’immobilisation.

1. Vrai

2. Faux

36
[Link] les premières années d’un plan d’amortissement, l’amortissement

dégressif fiscal est généralement supérieur à l’amortissement linéaire.

1. Vrai

2. Faux

[Link] plan d’amortissement propre à chaque composant doit être présenté

pour une immobilisation décomposable.

1. Vrai

2. Faux

[Link] calcul du prorata temporis est le même pour l’amortissement linéaire et

le l’amortissement dégressif fiscal.

1. Vrai

2. Faux

► Traiter les exercices d’entraînement suivants, en considérant que, sauf

indications contraires :

 l’entreprise a un prorata de TVA de 100 % ;

 l’exercice comptable coïncide avec l’année civile ;

 les immobilisations sont assujetties au taux normal de TVA, de 20 % ;

 les coefficients fiscaux à appliquer correspondent à des biens acquis après le

01-01-2001 (soit 1,25 – 1,75, – 2,25) ;

37
 en matière d’amortissement linéaire, la consommation des avantages

économiques attendus est considérée comme régulière durant toute la durée

d’utilisation.

CORRIGÉ QCM 18.01

1. L’amortissement constate une perte de valeur liée à un événement

exceptionnel.

1. Vrai

2. Faux

2. Les frais d’établissement ne s’amortissent jamais.

1. Vrai

2. Faux

3. À la fin de la durée d’utilisation d’une immobilisation, on a : Cumul

des amortissements = valeur brute + valeur résiduelle.

1. Vrai

2. Faux

4. La base d’amortissement est toujours égale à la valeur brute.

1. Vrai

2. Faux

38
5. On peut établir le rythme d’utilisation d’une machine en utilisant le

nombre de pièces produites.

1. Vrai

2. Faux

6. Une modification significative du rythme d’utilisation n’entraîne pas

la révision du plan d’amortissement de la machine correspondante.

1. Vrai

2. Faux

7. Un camion acheté d’occasion peut être amorti suivant le système de

l’amortissement dégressif.

1. Vrai

2. Faux

8. Le plan d’amortissement d’une immobilisation acquise en cours

d’exercice et utilisable pendant 3 ans est présenté sur 3 exercices

lorsqu’on utilise l’amortissement linéaire.

1. Vrai

2. Faux

9. Le plan d’amortissement d’une immobilisation acquise en cours

d’exercice et utilisable pendant 3 ans est présenté sur 3 exercices

lorsqu’on utilise l’amortissement dégressif fiscal.

39
1. Vrai

2. Faux

[Link] l’amortissement dégressif fiscal, lorsque le taux du dégressif

est supérieur au taux du linéaire sur le nombre d’années restantes,

on continue à appliquer le mode dégressif.

1. Vrai

2. Faux

11.À la fin de la durée d’utilisation d’une immobilisation, on a : Cumul

des amortissements = Base amortissable.

1. Vrai

2. Faux

[Link] valeur nette comptable est toujours égale à la valeur nette fiscale.

1. Vrai

2. Faux

[Link] compte d’amortissement dérogatoire est un compte d’actif

soustractif.

1. Vrai

2. Faux

40
[Link] compte correspondant à une immobilisation corporelle totalement

amortie, mais faisant encore partie du patrimoine de l’entreprise,

doit disparaître du bilan.

1. Vrai

2. Faux

[Link] mise au rebut d’une immobilisation peut conduire à comptabiliser

des amortissements exceptionnels.

1. Vrai

2. Faux

[Link] amortissements dérogatoires correspondent à une perte de

valeur d’une immobilisation liée à l’usage.

1. Vrai

2. Faux

[Link] durée d’usage fiscale est toujours égale à la durée d’utilisation de

l’immobilisation.

1. Vrai

2. Faux

[Link] les premières années d’un plan d’amortissement,

l’amortissement dégressif fiscal est généralement supérieur à

l’amortissement linéaire.

41
1. Vrai

2. Faux

[Link] plan d’amortissement propre à chaque composant doit être

présenté pour une immobilisation décomposable.

1. Vrai

2. Faux

[Link] calcul du prorata temporis est le même pour l’amortissement

linéaire et le l’amortissement dégressif fiscal.

1. Vrai

2. Faux

EXO 18.02

1. Déterminer la base d’amortissement :

 d’un camion acquis : 120 000 € TTC ; valeur résiduelle 25 000 € HT ;

coût de sortie 5 000 € HT.

 d’une voiture de tourisme acquise : 8 000 € TTC ;

 d’une machine-outil acquise : 75 000 € HT, prorata de TVA de 80 %.

CORRIGÉ Exo 18.02

1. Déterminer la base d’amortissement :

42
 d’un camion acquis : 120 000 € TTC ; valeur résiduelle 25 000 € HT ;

coût de sortie 5 000 € HT.

 d’une voiture de tourisme acquise : 8 000 € TTC ;

 d’une machine-outil acquise : 75 000 € HT, prorata de TVA de 80 %.

Base amortissable

Camion :

valeur brute = 120 000 / 1,2 = 100 000 € HT

valeur résiduelle nette de coût de sortie = 25 000 – 5 000 = 20 000 €

base amortissable = valeur brute – valeur résiduelle = 100 000 – 20 000 = 80 000

Véhicule de tourisme :

La TVA sur les véhicules de tourisme n’est pas récupérable (sauf exception).

La valeur brute est le coût d’acquisition hors TVA déductible.

Base amortissable = valeur brute = 8 000 €.

Machine-outil :

La valeur brute est le coût d’acquisition hors TVA déductible.

La TVA s’élève à 75 000 × 0,2 = 15 000 € dont 15 000 × 80 % = 12 000 €

déductibles.

43
La TVA non récupérable s’ajoute à la base HT : 15 000 – 12 000 = 3 000 € non

récupérables.

Base amortissable = coût d’acquisition + TVA non récupérable = 75 000 + 3 000 =

78 000 €.

2. Citer des biens qui peuvent être amortis suivant le procédé de

l’amortissement dégressif.

CORRIGÉ Exo 18.02

2. Citer des biens qui peuvent être amortis suivant le procédé de

l’amortissement dégressif.

Biens amortissables en mode dégressif fiscal

Immobilisations acquises à l’état neuf pour une durée d’utilisation au moins égale

à trois ans : exemple : matériel et outillage industriels, matériel mobile ou roulant

(camions, remorques…), installations de sécurité…

3. À quels taux d’amortissement linéaire correspondent les durées

d’utilisation suivantes : 4 ans ; 6 ans ; 8 ans ; 10 ans ; 25 ans ?

CORRIGÉ Exo 18.02

3. À quels taux d’amortissement linéaire correspondent les durées

d’utilisation suivantes : 4 ans ; 6 ans ; 8 ans ; 10 ans ; 25 ans ?

Taux d’amortissement linéaire

Taux d’amortissement linéaire en % = (1/durée d’utilisation) × 100

44
Taux d’amortissement linéaire pour une durée de 4 ans = 1 × 100/4 = 25 %

Taux d’amortissement linéaire pour une durée de 6 ans = 1 × 100/6 = 16,66 %

Taux d’amortissement linéaire pour une durée de 8 ans = 1 × 100/8 = 12,50 %

Taux d’amortissement linéaire pour une durée de 25 ans = 1 × 100/25 = 4 %

4. À quelles durées d’utilisation correspondent les taux d’amortissement

linéaire suivants : 2 % ; 5 % ; 20 % ; 33,1/3 % ?

CORRIGÉ Exo 18.02

4. À quelles durées d’utilisation correspondent les taux d’amortissement

linéaire suivants : 2 % ; 5 % ; 20 % ; 33,1/3 % ?

Durée d’utilisation

Durée d’utilisation = 1 × 100 / Taux d’amortissement linéaire en %

Durée d’utilisation pour un taux de 2 % = 1 × 100/2 = 50 ans

Durée d’utilisation pour un taux de 5 % = 1 × 100/2 = 20 ans

Durée d’utilisation pour un taux de 20 % = 1 × 100/20 = 5 ans

Durée d’utilisation pour un taux de 33,1/3 % = 1 × 100 / 33,33 = 3 ans

5. Une machine-outil acquise 200 000 € HT sera utilisée pour une

production de 40 000 pièces au cours de l’année N, et 20 000 pièces au

cours de chacune des trois années suivantes. Déterminer le montant de

l’amortissement en N, N+1, N+2, N+3.

45
CORRIGÉ Exo 18.02

5. Une machine-outil acquise 200 000 € HT sera utilisée pour une

production de 40 000 pièces au cours de l’année N, et 20 000 pièces au

cours de chacune des trois années suivantes. Déterminer le montant de

l’amortissement en N, N+1, N+2, N+3.

Amortissement en mode unités d’œuvre

Annuité d’amortissement = base amortissable × UO de l’année/total UO

Base amortissable = 100 000

Total UO = 40 000 + 20 000 × 3 = 100 000

Amortissement en N = 200 000 × 40 000/100 000 = 80 000

Amortissement en N+1 = 200 000 × 20 000/100 000 = 40 000

Amortissement en N+2 = 200 000 × 20 000/100 000 = 40 000

Amortissement en N+3 = 200 000 × 20 000/100 000 = 40 000

6. Un matériel industriel acquis 120 000 € HT, le 10 novembre N, est mis

en service le 20 novembre N. Sa durée probable d’utilisation est de 5 ans.

Quel est le montant de la première annuité :

 en appliquant le système d’amortissement linéaire ?

 en appliquant le système d’amortissement dégressif ?

CORRIGÉ Exo 18.02

46
6. Un matériel industriel acquis 120 000 € HT, le 10 novembre N, est mis

en service le 20 novembre N. Sa durée probable d’utilisation est de 5 ans.

Quel est le montant de la première annuité :

 en appliquant le système d’amortissement linéaire ?

 en appliquant le système d’amortissement dégressif ?

Première annuité avec prorata temporis

En mode linéaire, calcul en jours à compter de la date de mise en service.

Prorata = nombre de jours d’utilisation dans l’exercice/360

Prorata = 40/360 (à compter du 20 novembre jusqu’à la fin de l’exercice)

Taux du linéaire en % = 1 × 100/5 = 20 %

Annuité = 120 000 × 20 % × 40/360 = 2 666,66 €

En mode dégressif, calcul en jours à compter du premier jour du mois

d’acquisition.

Prorata = nombre de mois d’utilisation dans l’exercice/12

Prorata = 2/12 (à compter du 1 er novembre jusqu’à la fin de l’exercice)

Taux du linéaire en % = 1 × 100/5 = 20 %

Taux du dégressif en % = 20 % × 1,75 = 35 %

Annuité = 120 000 × 35 % × 2/12 = 7 000 €

47
7. Un matériel est acquis au cours de l’exercice N. Sa durée d’utilisation

est de 3 ans.

Quel sera le dernier exercice au cours duquel ce matériel sera totalement

amorti :

 en appliquant le système d’amortissement linéaire ?

 en appliquant le système d’amortissement dégressif ?

CORRIGÉ Exo 18.02

7. Un matériel est acquis au cours de l’exercice N. Sa durée d’utilisation

est de 3 ans.

Quel sera le dernier exercice au cours duquel ce matériel sera totalement

amorti :

 en appliquant le système d’amortissement linéaire ?

 en appliquant le système d’amortissement dégressif ?

Dernier exercice d’amortissement pour une immobilisation amortie 3 ans

et acquise en cours d’année

En mode linéaire : dernière annuité en N+3

Le plan d’amortissement s’étale sur N, N+1, N+2, N+3

En mode dégressif fiscal : dernière annuité en N+2

Le plan d’amortissement s’étale sur N, N+1, N+2

48
La première annuité est considérée comme une année complète.

8. Extrait du Bilan au 31-12-N de l’entreprise Orwel.

Actif immobilisé Valeur brute Amortissements Valeur nette

Matériel de transport 450 000 90 000 360 000

La dotation annuelle de l’exercice N+1 est de 90 000 €. Il n’y a eu ni

cession, ni acquisition au cours de l’exercice N+1. Présenter le poste

Matériel de transport au bilan au 31-12-N+1.

CORRIGÉ Exo 18.02

8. Extrait du Bilan au 31-12-N de l’entreprise Orwel.

Actif immobilisé Valeur brute Amortissements Valeur nette

Matériel de transport 450 000 90 000 360 000

La dotation annuelle de l’exercice N+1 est de 90 000 €. Il n’y a eu ni

cession, ni acquisition au cours de l’exercice N+1. Présenter le poste

Matériel de transport au bilan au 31-12-N+1.

Extrait du Bilan au 31-12-N+1 de l’entreprise Orwel

Cumul amortissements N+ amortissement N+1 = Cumul amortissements N+1

90 000 + 90 000 = 180 000 €

Actif immobilisé Valeur brute Amortissements Valeur nette

Matériel de transport 450 000 180 000 180 000

49
9. Le tableau des amortissements du matériel de transport de la même

entreprise Orwel se présente ainsi au 31-12-N+2. Il n’y a eu ni cession,

ni acquisition au cours de l’exercice N+2. Déterminer le montant des

amortissements comptabilisés fin N+2.

Actif immobilisé Valeur brute Amortissements Valeur nette

Matériel de transport 450 000 270 000 180 000

CORRIGÉ Exo 18.02

9. Le tableau des amortissements du matériel de transport de la même

entreprise Orwel se présente ainsi au 31-12-N+2. Il n’y a eu ni cession, ni

acquisition au cours de l’exercice N+2. Déterminer le montant des

amortissements comptabilisés fin N+2.

Actif immobilisé Valeur brute Amortissements Valeur nette

Matériel de transport 450 000 270 000 180 000

Montant des amortissements comptabilisés fin N+2

Cumul d’amortissements au 31.12.N+1 = 180 000 €

Cumul d’amortissements au 31.12.N+2 = 270 000 €

Amortissement en N+2 = 270 000 – 180 000 = 90 000 €

EXO 18.03. Thème : plan d’amortissement linéaire

Une entreprise a fait l’acquisition de mobiliers de bureau aux conditions

suivantes :

Date d’acquisition : 15 septembre N,

50
Date de mise en service : 20 septembre N,

Coût d’acquisition : 43 200 € TTC.

Sa durée d’utilisation est de 10 ans.

1. Présenter le plan d’amortissement de cette immobilisation établi suivant

le système de l’amortissement linéaire.

CORRIGÉ Exo 18.03. Thème : plan d’amortissement linéaire

1. Présenter le plan d’amortissement de cette immobilisation établi suivant

le système de l’amortissement linéaire.

Plan d’amortissement en mode linéaire

Valeur brute et valeur amortissable = 43 200/1,2 = 36 000 €

Taux du linéaire en % = 1/10 = 10 %

Prorata temporis en N = 100/360

Prorata temporis en N+10 = 260/360

Exercices Base Amortissements Amortissements Valeur nette


comptables amortissable cumulés comptable

Exercice N 36 000 36 000 × 10 % × 100/360 = 1 1 000 35 000


000

Exercice N+1 36 000 36 000 × 10 % = 3 600 4 600 31 400

Exercice N+2 36 000 3 600 8 200 27 800

Exercice N+3 36 000 3 600 11 800 24 200

Exercice N+4 36 000 3 600 15 400 20 600

Exercice N+5 36 000 3 600 19 000 17 000

Exercice N+6 36 000 3 600 22 600 13 400

51
Exercices Base Amortissements Amortissements Valeur nette
comptables amortissable cumulés comptable

Exercice N+7 36 000 3 600 26 200 9 800

Exercice N+8 36 000 3 600 29 800 6 200

Exercice N+9 36 000 3 600 33 400 2 600

Exercice N+10 36 000 36 000 × 10 % × 260/360 = 2 36 000 0


600

2. Présenter les écritures d’amortissement au 31.12.N

CORRIGÉ Exo 18.03. Thème : plan d’amortissement linéaire

2. Présenter les écritures d’amortissement au 31.12.N

Écritures amortissement au 31-12-N

68112 Dotations aux amortissements 1 000


Immobilisations corporelles

28184 Amortissements du mobilier 1 000

EXO 18.04. Thème : plan d’amortissement dégressif fiscal, linéaire et

dérogatoire

Une entreprise a fait l’acquisition d’un matériel industriel aux conditions

suivantes :

 date d’acquisition : 9 mars N,

 date de mise en service : 20 mars N,

52
 coût d’acquisition : 72 000 € TTC,

 durée d’utilisation : de 5 ans.

L’entreprise retient le mode d’amortissement linéaire pour l’amortissement

économique et le mode d’amortissement dégressif pour l’amortissement

fiscal.

1. Présenter le plan d’amortissement comptable, fiscal et dérogatoire. Les

calculs seront arrondis à l’euro près.

CORRIGÉ Exo 18.04. Thème : plan d’amortissement dégressif fiscal,

linéaire et dérogatoire

1. Présenter le plan d’amortissement comptable, fiscal et dérogatoire. Les

calculs seront arrondis à l’euro près.

Plan d’amortissement comptable, fiscal et dérogatoire

coût d’acquisition HT = 72 000/1,2 = 60 000 €

taux du linéaire en % = 1/5 × 100 = 20 %

taux du dégressif en % = 20 % × 1,75 = 35 %

prorata temporis linéaire première année = 280/360 (à partir du 20 mars)

prorata temporis linéaire première année = 80/360 (jusqu’au du 20 mars)

prorata temporis dégressif première année = 300/360 (à parti du 1 er mars)

53
Exercice Comptable Fiscal Dérogatoire

Valeur brute Amortissements Base Amortissements Dotation Reprise

N 60 000 9 333 (1) 60 000 17 500 (2) 8 167

N+1 60 000 12 000 42 500 14 875 2 875

N+2 60 000 12 000 27 625 9 669 2 331

N+3 60 000 12 000 17 956 8 978 (4) 3 022

N+4 60 000 12 000 17 956 8 978 (4) 3 022

N+5 60 000 2 667 (3) 2 667

2. Présenter les écritures d’amortissement au 31.12.N et au 31.12.N+5.

CORRIGÉ Exo 18.04. Thème : plan d’amortissement dégressif fiscal,

linéaire et dérogatoire

2. Présenter les écritures d’amortissement au 31.12.N et au 31.12.N+5.

Écritures d’amortissement au 31.12.N et au 31.12.N+5.

68112 Dotations aux amortissements 9 333

Immobilisations corporelles 9 333

28154 Amortissements du matériel industriel

31-12-N

68725 Dotations aux amortissements dérogatoires 8 167

145 Amortissements dérogatoires 8 167

31-12-N+5

68112 Dotations aux amortissements 2 667

Immobilisations corporelles 2 667

28154 Amortissements du matériel industriel

54
31-12-N+5

145 Amortissements dérogatoires 2 667

78725 Reprise sur amortissements dérogatoires 2 667

EXO 18.05. Thème : base amortissable ; valeur résiduelle, unités d’œuvre ;

plan d’amortissement

L’entreprise BEN JELLOUN a fait l’acquisition d’un camion le 01-01-N ;

Prix d’acquisition 240 000 € TTC.

Ce camion sera amorti en 5 ans suivant le nombre de kilomètres parcourus

8. 60 000 km par an au cours des trois premières années,

9. 10 000 km par an au cours des deux dernières années.

Le prix de cession de ce camion au terme des 5 ans d’utilisation est estimé

à 10 % de sa valeur d’origine ; coût de sortie : 20 % du prix de cession.

1. Déterminer le montant de la base amortissable.

CORRIGÉ Exo 18.05. Thème : base amortissable ; valeur résiduelle, unités

d’œuvre ; plan d’amortissement

1. Déterminer le montant de la base amortissable.

Base amortissable

Coût d’acquisition = 240 000/1,2 = 200 000

Valeur résiduelle = 200 000 × 10 % = 20 000

Coûts de sortie = 20 000 × 20 % = 4 000

55
Base amortissable = valeur brute – valeur résiduelle nette de coûts de sortie

Base amortissable = 200 000 – (20 000 – 4 000) = 184 000

Total unités d’œuvre = 60 000 × 3 + 10 000 × 2 = 200 000

2. Présenter le plan d’amortissement.

CORRIGÉ Exo 18.05. Thème : base amortissable ; valeur résiduelle, unités

d’œuvre ; plan d’amortissement

2. Présenter le plan d’amortissement.

◖ Plan d’amortissement

Exercices Valeur Base Amortissement Amortissements Valeur nette


comptables Brute amortissable s cumulés comptable

Exercice N 200 000 184 000 55 200 (1) 55 200 128 800

Exercice N+1 200 000 184 000 55 200 110 400 73 600

Exercice N+2 200 000 184 000 55 200 165 600 18 400

Exercice N+3 200 000 184 000 9 200 (2) 174 800 9 200

Exercice N+4 200 000 184 000 9 200 184 000 0

EXO 18.06. Thème : changement de rythme d’utilisation entraînant la

révision du plan d’amortissement

Début N, une entreprise fait l’acquisition (coût d’acquisition : 120 000 €

TTC) d’une machine-outil dans l’objectif de produire 10 000 pièces par an

pendant 5 ans. Une étude de marché réalisée début N+1 conduit à modifier

les prévisions de production.

56
1. Présenter le plan d’amortissement révisé dans le cas suivant : il est

prévu de produire 20 000 pièces en N+1, puis 10 000 pièces par an sur les

années suivantes.

CORRIGÉ Exo 18.06. Thème : changement de rythme d’utilisation

entraînant la révision du plan d’amortissement

1. Présenter le plan d’amortissement révisé dans le cas suivant : il est

prévu de produire 20 000 pièces en N+1, puis 10 000 pièces par an sur les

années suivantes.

Plan d’amortissement révisé

Coût d’acquisition = 120 000/1,2 = 100 000 € HT

Total des unités d’œuvre estimé en N = 10 000 × 5 = 50 000 UO

Total des unités d’œuvre à compter de N+1 = 20 000 + 10 000 × 3 = 50 000 UO

◖ Plan d’amortissement révisé

Exercices Base Amortissements Amortissements Valeur nette


comptables amortissable cumulés comptable

Exercice N 100 000 100 000 × 10 000/50 000 = 20 20 000 80 000


000

Exercice N+1 80 000 (1) 80 000 × 20 000/50 000 = 32 52 000 48 000


000

Exercice N+2 80 000 80 000 × 10 000/50 000 = 16 68 000 32 000


000

Exercice N+3 80 000 80 000 × 10 000/50 000 = 16 84 000 16 000


000

Exercice N+4 80 000 80 000 × 10 000/50 000 = 16 100 000 0

57
Exercices Base Amortissements Amortissements Valeur nette
comptables amortissable cumulés comptable

000

2. Présenter l’extrait du bilan relatif à ce plan d’amortissement au

31.12.N+2.

CORRIGÉ Exo 18.06. Thème : changement de rythme d’utilisation

entraînant la révision du plan d’amortissement

2. Présenter l’extrait du bilan relatif à ce plan d’amortissement au

31.12.N+2.

◖ Extrait du bilan au 31/12/N+2

Actif immobilisé VB Amort. VNC

Matériel industriel 100 000 68 000 32 000

EXO 18.07. Thème : plan d’amortissement ; mise au rebut

L’entreprise CAMUS a fait l’acquisition, le 01-04-N-4, d’un logiciel pour

120 000 € TTC ;

Elle a prévu d’utiliser régulièrement ce logiciel durant 5 ans.

Le 30 juin N, suite à une nouvelle acquisition, l’entreprise arrête

définitivement d’utiliser le logiciel et décide de sortir le logiciel de son

bilan.

1. Présenter le plan d’amortissement prévu de la machine.

CORRIGÉ Exo 18.07. Thème : plan d’amortissement ; mise au rebut

58
1. Présenter le plan d’amortissement prévu de la machine.

Plan d’amortissement

Coût d’acquisition = 100 000 € HT

Prorata temporis = 270/360

Taux du linéaire en % = 1/5 × 100 = 20 %

◖ Plan d’amortissement révisé

Exercices Base Amortissements Amortissements Valeur nette


comptables amortissable cumulés comptable

Exercice N–4 100 000 100 000 × 20 % × 270/360 = 15 15 000 85 000


000

Exercice N–3 100 000 100 000 × 20 % = 20 000 35 000 65 000

Exercice N–2 100 000 100 000 × 20 % = 20 000 55 000 45 000

Exercice N–1 100 000 100 000 × 20 % = 20 000 75 000 25 000

Exercice N 100 000 100 000 × 20 % = 20 000 95 000 5 000

Exercice N+1 100 000 100 000 × 20 % × 90/360 = 0 5 000 5 000

2. Enregistrer au 30.06.N, les amortissements normaux pour les six

premiers mois de l’année et les amortissements exceptionnels.

CORRIGÉ Exo 18.07. Thème : plan d’amortissement ; mise au rebut

2. Enregistrer au 30.06.N, les amortissements normaux pour les six

premiers mois de l’année et les amortissements exceptionnels.

Amortissements au 30.06.N

59
Le 30/06/N, le logiciel n’est pas complètement amorti.

Au 31.12.N–1, le cumul des amortissement d’élevait à 75 000 €

Au 30.06.N, les amortissements normaux s’élèvent à 20 000 × 6/12 = 10 000 €

Les amortissements exceptionnels : 100 000 – 75 000 – 10 000 = 15 000 € (solde à

amortir).

30-06-N

68111 Dotations aux amortissements 10 000

Immobilisations incorporelles

2805 Amortissements des … logiciels… 10 000

30-06-N

6871 Dotations aux amortissements exceptionnels des immobilisations 15 000

2805 Amortissements des… logiciels 15 000

3. Enregistrer la sortie du logiciel au 30.06.N.

CORRIGÉ Exo 18.07. Thème : plan d’amortissement ; mise au rebut

3. Enregistrer la sortie du logiciel au 30.06.N.

Sortie du logiciel au 30.06.N

2805 Amortissements des… logiciels 100 000

205 Logiciels 100 000

60
L’amortissement des immobilisations est un champ de la comptabilité où
l’entreprise doit effectuer des choix de méthode d’estimation comptable afin de
refléter au mieux la réalité économique. Ces choix concernent principalement les
durées et modes d’amortissement. Les règles fiscales en matière d’amortissement
visent à déterminer le montant de la charge d’amortissement déductible du
résultat fiscal. L’objectif fiscal des entreprises est de prendre en compte le plus
rapidement possible la charge d’amortissement pour limiter ses décaissements
d’impôt. La constatation des amortissements dérogatoires permet de concilier
l’approche comptable et fiscale..L’amortissement consiste à répartir la valeur
amortissable d’un actif sur plusieurs périodes selon l’utilisation attendue. De cette
façon, le coût de l’actif est réparti sur sa durée probable d’utilisation.
Il appartient à chaque entreprise de définir la durée et le mode d’amortissement
adaptés à l’utilisation qu’elle effectue de ses actifs…

Certaines immobilisations ne perdent pas de valeur avec le temps (un terrain, un


fonds de commerce…).
Cependant la plupart (machines, véhicules, matériels informatiques…) vont voir
leur valeur diminuer normalement avec le temps, du fait de l’usure physique et de
l’obsolescence (le fait que des modèles plus performants arrivent sur le marché).
On les appelle des immobilisations amortissables. Ces pertes de valeurs normales
sont irréversibles (à la différence d’un stock de minerai qui peut voir son cours
mondial sur le marché baisser….puis par la suite remonter).
L’amortissement est chargé de traduire ce phénomène dans les comptes de
l’entreprise. Il ne concerne donc que les immobilisations (amortissables).
Pour respecter le principe de prudence, l’entreprise doit à la fin de chaque année
procéder à la comptabilisation de l’amortissement.
Celui-ci va se matérialiser par deux impacts :
Il va diminuer la valeur des immobilisations à l’actif du bilan, appauvrissant ainsi
l’entreprise.
La contrepartie de cet appauvrissement sera l’inscription d’une charge dans le
compte de résultat (sous la rubrique « Dotations aux
amortissements d’exploitation »). Cette charge traduit en quelque sorte la
consommation progressive de l’immobilisation année après année.
On utilise donc le terme « Amortissement » pour désigner la correction de valeur
qui sera apportée à l’immobilisation à l’actif du bilan.
Par contre on utilise le terme « Dotation aux amortissements » pour désigner le
montant de charge qui sera inscrit chaque année à ce titre dans le compte de
résultat

61
L’amortissement dérogatoire

L’amortissement dérogatoire est la différence entre l’amortissement fiscal et

l’amortissement pour dépréciation. C’est la part d’amortissement excédentaire par

rapport à l’amortissement économiquement justifié. L’amortissement dérogatoire

est ainsi un supplément d’amortissement lié à la fiscalité. Les amortissements

dérogatoires permettent à l’entreprise de bénéficier d’avantages fiscaux à court

terme (économies d’impôt temporaires). En effet, ils permettent un amortissement

plus rapide de l’immobilisation par rapport à l’amortissement pour dépréciation.

Les amortissements dérogatoires ne correspondent pas à l’objet normal d’un

amortissement ou d’une dépréciation (Art. 214-8 du PCG). Ils font partie des

provisions réglementées et sont donc comptabilisés au passif du bilan. Comme le

PCG 1982 l’indiquait justement, les amortissements dérogatoires résultent le plus

souvent d’avantages accordés par la loi fiscale pour des raisons d’ordre

économique et ils sont comptabilisés en application de textes particuliers,

notamment ceux relatifs aux amortissements exceptionnels et à l’amortissement

dégressif.

Les amortissements dérogatoires ont pour origine le fait qu’en vertu de l’Art. 39 du

CGI, seuls peuvent être pris en considération en fiscalité les « amortissements

réellement effectués par l’entreprise ». En d’autres termes, seuls les

amortissements enregistrés en comptabilité sont déductibles fiscalement, c’est-à-

dire pris en compte dans les charges fiscales lors du calcul du résultat fiscal

62
Les dépréciations d’actifs et les provisions pour risques et charges

présent l’entreprise pour anticiper (en vertu du principe de prudence) des

évènements défavorables futurs :

Ainsi les dépréciations d’actifs vont anticiper le fait que des actifs que possède

l’entreprise (immobilisations, stocks, créances, valeurs mobilières de placement)

risquent de donner lieu, lors de leur réalisation dans le futur, à un encaissement

d’argent inférieur à la valeur pour laquelle ils figurent actuellement dans le bilan

(par exemple l’entreprise possède au 31 décembre des valeurs mobilières de

placement dont le cours est inférieur au coût auquel elles ont été achetées).

Les provisions pour risques et charges consistent à inscrire au passif du bilan des

sorties d’argent probables pour l’entreprise dans le futur, qui pour l’instant ne sont

pas inscrites dans ses dettes (par exemple un litige en cours avec un tiers qui

pourra amener l’entreprise à verser des dommages et intérêts à la partie adverse).

Elles seront successivement abordées dans ce chapitre.

Les dépréciations et provisions sont donc des mécanismes d’anticipation. Dans les

deux cas, un appauvrissement qui ne se réalisera que lors de(s) l’année(s)

suivante(s), est comptabilisé sur l’exercice en cours.

Ainsi, comme les amortissements, les dépréciations et provisions ne génèrent

aucune sortie d’argent sur l’exercice en cours (les flux d’argent n’auront lieu que

dans le futur). Il s’agit donc, comme pour les amortissements, de charges

« calculées »

La dépréciation des actifs

63
Les règles comptables imposent de prendre en compte toutes les pertes probables
que l’entreprise anticipe sur la valeur de ses actifs. Les dépréciations ont un
caractère prédictif, l’estimation de la valeur actuelle d’un actif fait appel au
jugement du préparateur des comptes. Pour garantir la fiabilité des comptes, il est
nécessaire que le processus de clôture garantisse un recensement exhaustif de
tous les risques de dépréciation et que les évaluations soient documentées et
pratiquées selon une méthodologie constante et validée par l’expé[Link]
principe général de prudence implique en pratique que si la valeur actuelle à la
clôture d’un actif est inférieure à sa valeur comptable, celui-ci doit être déprécié
pour le ramener à sa valeur actuelle.
Par définition, tous les actifs sont concernés par le risque d’une dépréciation. La
détermination de la valeur actuelle d’un actif s’appréciera différemment selon la
nature de l’actif…
Les dépréciations concernent l’actif du bilan. Elles constatent une perte de valeur
réversible d’un actif. Elles sont mises dans la colonne soustractive, au niveau des
actifs qu’elles concernent.
« La dépréciation d’un actif est la constatation que sa valeur actuelle est devenue
inférieure à sa valeur nette comptable ».
« La valeur nette comptable d’un actif correspond à sa valeur brute diminuée des
amortissements cumulés et des dépréciations ».
La comptabilisation des dépréciations est obligatoire, même en cas d’absence ou
d’insuffisance de bénéfice.
Les dépréciations concernent les actifs suivants : les immobilisations non
amortissables ; les immobilisations amortissables ; les stocks et en-cours ; les
créances ; les VMP.
« La valeur actuelle d’un actif est la valeur la plus élevée de la valeur vénale ou de
la valeur d’usage »…

Objectifs du chapitre

 Évaluer et comptabiliser les différentes opérations d’inventaire : les dépréciations.

Au cours de leur utilisation, les actifs subissent parfois des pertes de valeurs qui sont susceptibles de
modifier leur valeur d’entrée dans le patrimoine.

Par application du principe de prudence, lorsque la valeur d’inventaire est inférieure à la valeur
comptable, l’entité doit comptabiliser une dépréciation de l’actif et/ou un amortissement pour certains
actifs immobilisés (étude des amortissements au Chapitre 18).

L’entité doit apprécier, à chaque clôture des comptes, s’il existe un indice montrant qu’un actif a perdu de
sa valeur. Lorsqu’il existe un indice de perte de valeur, un test de dépréciation est effectué pour justifier la
comptabilisation d’une dépréciation. La dépréciation peut concerner les immobilisations, les stocks, les
créances et les éléments financiers.

La dépréciation n’est pas irréversible. Elle peut être ajustée lors des exercices suivants ou être annulée,
lorsque la perte de valeur a disparu.

64
I. Les définitions

A. Les dépréciations

Si la valeur d’un élément de l’actif devient inférieure à sa valeur nette comptable, cette dernière est
ramenée à la valeur d’inventaire à la clôture de l’exercice, par le biais d’une dépréciation.

La dépréciation constate une perte de valeur réversible sur un élément d’actif. La dépréciation peut être
ajustée à la clôture de l’exercice suivant. Si on constate :

 une aggravation de la perte de valeur, la dépréciation augmente ;


 une réduction de la perte de valeur, la dépréciation diminue ;
 une disparition de la perte de valeur, la dépréciation est annulée.

Par exception, les dépréciations sur le fonds commercial ne sont jamais annulées (reprises).

Les dépréciations sont inscrites en diminution de la valeur des éléments d’actifs correspondants. La
dépréciation est comptabilisée même en cas d’insuffisance du bénéfice.

B. Les indices de perte de valeur

Lors des opérations d’inventaire, l’entité vérifie s’il existe un indice de perte de valeur de l’actif. Pour
apprécier s’il existe des indices de perte de valeur, l’entreprise doit considérer les indices externes et
internes qui peuvent justifier une dépréciation.

1. Les indices externes

2. Les indices internes

<

C. Le test de dépréciation

Lorsqu’il existe un indice de perte de valeur, un test de dépréciation est effectué : la valeur nette
comptable de l’actif est comparée à sa valeur actuelle.

1. Les valeurs à considérer

La valeur nette comptable d’un actif correspond à sa valeur brute diminuée des amortissements cumulés
et des dépréciations.

La valeur actuelle est la valeur la plus élevée de la valeur vénale ou de la valeur d’usage.

Il n’est pas toujours nécessaire de déterminer la valeur vénale et la valeur d’usage.

65
Des précisions sont données par les normes comptables sur l’évaluation de la valeur d’inventaire des
différentes catégories d’actifs : immobilisations, stocks, éléments financiers…

div>

Remarque
Pour déterminer la valeur d’usage, il convient d’actualiser les flux nets de trésorerie attendus de l’actif ou
du groupe d’actifs considérés pendant la durée d’utilisation.

Exemple :

Fin N, l’entreprise Lefèvre veut déterminer la valeur actuelle d’un matériel industriel. Sa valeur de
cession sur le marché est évaluée à 60 000 € à la clôture. Les flux nets de trésorerie attendus de
l’utilisation du matériel s’élèvent à 12 000 € par an pendant 5 ans. Finalement, l’actualisation des flux
permet d’évaluer la valeur d’usage à 50 000 €. La valeur actuelle est la plus élevée de la valeur vénale ou
de la valeur d’usage, soit 60 000 €.

2. Réalisation du test de dépréciation

Exemple :

 Cas n° 1 : il n’y a aucun indice de perte de valeur interne ou externe concernant l’actif, il n’y a
pas de dépréciation. La valeur nette comptable est maintenue au bilan.

 Cas n° 2 : Valeur vénale = 220 ; Valeur nette comptable = 200 ;

La valeur vénale est supérieure à la valeur comptable. On ne calcule pas la valeur d’usage. Il n’y a pas de
dépréciation. La valeur nette comptable est maintenue au bilan = 200.

 Cas n° 3 : Valeur vénale = 1 100 ; Valeur d’usage = 1 000 ;

Valeur nette comptable = 1 300 ; La valeur vénale est inférieure à la valeur comptable.
La valeur vénale est supérieure à la valeur d’usage. On retient la Valeur vénale comme base de
dépréciation (valeur actuelle).
Dépréciation = valeur nette comptable-valeur vénale = 1 300 – 1 100 = 200.

 Cas n° 4 : Valeur vénale = 300 ; Valeur vénale nette comptable = 350 ;

Valeur d’usage = 400. La valeur vénale est inférieure à la valeur comptable mais valeur d’usage est
supérieure à la valeur vénale. On retient la valeur d’usage comme base de dépréciation (valeur actuelle).
La valeur d’usage est supérieure à la valeur nette comptable. Il n’y a pas de dépréciation.
La valeur nette comptable est maintenue au bilan = 350.

66
 Cas n° 5 : Valeur vénale = 1 600 ; Valeur d’usage = 1 700 ;

Valeur nette comptable = 1 800. La valeur vénale est inférieure à la valeur comptable mais la valeur
d’usage est supérieure à la valeur vénale. On retient la valeur d’usage comme base de dépréciation
(valeur actuelle).
Dépréciation = valeur nette comptable – valeur d’usage = 1 800 – 1 700 = 100.

II. La dépréciation des immobilisations

A. La comptabilisation

La constatation initiale ou l’aggravation de la perte de valeur donne lieu à la dotation de la dépréciation.


La réduction ou l’annulation de la perte de valeur donne lieu à une reprise de dépréciation.

a. Immobilisations corporelles et incorporelles

b. Immobilisations financières

L'image contient deux sections principales avec des informations sur les déductions et les crédits
liés aux dépréciations financières. En haut, la section "Dotations aux dépréciations" est divisée en deux
parties : - "Débit du compte" avec le code 6866 (1) - "Crédit du compte" avec les codes 296 ou 297 (2) En
dessous, la section "Reprise sur dépréciations" est également divisée en deux parties : - "Débit du
compte" avec les codes 296 ou 297 - "Crédit du compte" avec le code 7866 (3) À la fin de l'image, il y a
des explications pour les codes : 1. 68662 : Dotations aux dépréciations des immobilisations financières.
2. 296 : Dépréciations des participations et créances rattachées à des participations. 297 : Dépréciations
d'autres immobilisations financières. 3. 78662 : Reprises sur dépréciations des immobilisations
financières. L'image utilise des flèches bleues et blanches pour illustrer les mouvements entre les
comptes.

Exemple :

Le 1.01.N, pour commencer son activité, un commerçant a acquis un fonds de commerce 100 000 €. Sa
durée d’utilisation n’étant pas limitée, le fonds commercial n’est pas amorti.
Au 31.12.N, l’entreprise apprend qu’un nouveau concurrent s’est installé dans la même zone
géographique. Ce changement important sur le marché dans lequel l’entreprise opère est un indice de
perte de valeur. L’entreprise estime qu’elle peut revendre son fonds de commerce pour 60 000 € HT.
L’évaluation de son activité future confère une valeur d’usage inférieure.
Test de dépréciation :
Valeur nette comptable du fonds commercial fin N = 100 000 €.
La valeur vénale est inférieure à la valeur comptable.
La valeur vénale est supérieure à la valeur d’usage.
On retient la valeur vénale comme valeur actuelle : 60 000 €.
Dépréciation = valeur nette comptable – valeur vénale = 100 000 – 60 000 = 40 000 €.

67
31-12-N

68161 Dotations aux dépréciations des immobilisations incorporelles. 40 000

2907 Dépréciations du fonds commercial 40 000

Exemple :

L’entreprise Lefèvre possède des titres de participations de la société Bacon pour 200 000 €. En N–1,
compte tenu de la valeur actuelle des titres de participations, elle avait déprécié ses titres à hauteur de
20 000 €.
Au 31.12.N, Lefèvre constate une nouvelle dégradation des comptes de la société Bacon. La valeur
actuelle est évaluée sur la base de la valeur d’utilité à 150 000 €.
Test de dépréciation :
Valeur nette comptable fin N = valeur brute – dépréciation = 200 000 – 20 000 = 180 000 €.
La valeur actuelle est inférieure à la valeur comptable.
Dépréciation = valeur nette comptable – valeur actuelle = 180 000 – 150 000 = 30 000 €.
Lefèvre comptabilise une augmentation de la dépréciation de 30 000 €.
Au 31.12.N, après la dotation, la dépréciation s’élève à 50 000 € (20 000 + 30 000) et la valeur nette
comptable à 150 000 € (200 000 – 50 000).

31-12-N

68662 Dotations aux dépréciations des immobilisations financières 30 000

2961 Dépréciations des titres de participations 30 000

Exemple :

Le matériel industriel d’une entreprise acquis en N est composé de :


Machine A : valeur brute : 120 000 € HT. Amortissements N = 20 000 € ; N+1 = 16 000 €.
Machine B : valeur brute : 250 000 € HT. Amortissements N et N+1 = 50 000 €.
Au 31-12-N, compte tenu de l’apparition d’un nouveau concurrent sur le marché, la valeur vénale de la
machine A est évaluée à 80 000 € et la valeur d’usage à 60 000 €.
Test de dépréciation de la machine A :
Valeur nette comptable A fin N = valeur brute – amortissement N.
Valeur nette comptable A fin N = 120 000 – 20 000 = 100 000 €.
La valeur vénale de A est inférieure à la valeur nette comptable.
La valeur vénale est supérieure à la valeur d’usage.
On retient la valeur vénale comme valeur actuelle.
Dépréciation de A = valeur nette comptable – valeur vénale = 100 000 – 80 000 = 20 000 €.
Au 31-12-N+1, les innovations technologiques rendent obsolescente la machine B ; sa valeur vénale
s’élève à 100 000 € mais sa valeur d’usage est évaluée à 120 000 €. De plus, compte tenu de la
disparition du concurrent, la dépréciation de la machine A est reprise à hauteur de 16 000 €.
Test de dépréciation de la machine B :

68
Valeur nette comptable B fin N+1 = valeur brute – amortissements N et N+1.
Valeur nette comptable B fin N+1 = 250 000 – 50 000 – 50 000 = 150 000 €.
La valeur vénale de B est inférieure à la valeur nette comptable.
La valeur d’usage est supérieure à la valeur vénale.
On retient la valeur d’usage comme valeur actuelle :
Dépréciation de B = valeur nette comptable – valeur d’usage = 150 000 – 120 000 = 30 000 €.
◖ Enregistrements comptables

31-12-N

68112 Dotations aux amortissements Immobilisations corporelles 70 000

28154 Amortissements des matériels industriels 70 000

Amortissement A+B = 50 000 + 20 000

31-12-N

68162 Dotations aux dépréciations des immobilisations corporelles 20 000

29154 Dépréciations du matériel industriel (A) 20 000

31-12-N+1

68112 Dotations aux amortissements Immobilisations corporelles 66 000

28154 Amortissements des matériels industriels 66 000

Amortissement A+B = 50 000 + 16 000

31-12-N+1

68162 Dotations aux dépréciations des immobilisations corporelles. 30 000

29154 Dépréciations du matériel industriel (B) 30 000

31-12-N+1

29154 Dépréciations du matériel industriel (A) 16 000

78162 Reprises sur dépréciations des immobilisations corporelles 16 000

B. Présentation dans les comptes annuels

Exemple :

En reprenant l’exemple précédent au 31.12.N =

Valeur brute A = 120 000 Amortissement A = 20 000 Dépréciation A = 20 000

69
Valeur brute B = 250 000 Amortissement B = 50 000

Total : 370 000 Total : 70 000

En reprenant l’exemple précédent au 31.12.N+1 =

Valeur brute A = 120 000 Amortissement B = 20 000 + 16 000 Dépréciation A (1) = 4 000

Valeur brute B = 250 Amortissement B = 50 000 + 50 000 Dépréciation B = 30 000


000

Total : 370 000 Total : 136 000 Total : 34 000

BILAN AU 31.12.N+1

ACTIF Valeur brute Amort. Valeur nette Valeur PASSIF


Dépréc. nette N

Actif immobilisé …

Immobilisations 370 000 170 000 (1) 200 000 280 000
corporelles

COMPTE DE RESULTAT N+1

CHARGES Montants PRODUITS Montants

Charges d’exploitation Produits d’exploitation

Dotations aux amortissements 66 000

Dotations aux dépréciations 30 000 Reprises sur dépréciations 16 000

C. La modification prospective du plan d’amortissement

La constatation d’une dépréciation et sa reprise éventuelle modifient pour le futur la valeur nette
comptable et la base amortissable des immobilisations :

 la dotation d’une dépréciation diminue de la base amortissable,


 la reprise d’une dépréciation augmente de la base amortissable.

En cas de dépréciation, il convient de modifier le plan d’amortissement de façon prospective (pour le


futur).

1. Révision du plan d’amortissement suite à une dépréciation

Exemple :

70
Une entreprise a acquis en début N un matériel industriel pour 120 000 € HT.
Machine A : valeur brute = 120 000 € HT.
La machine est amortie linéairement sur 6 ans.
Au 31-12-N+1 : compte tenu de l’apparition d’un nouveau concurrent sur le marché, la valeur vénale de
la machine A est évaluée à 60 000 € et la valeur d’usage à 40 000 €.
Test de dépréciation :
Valeur nette comptable A fin N+1 = valeur brute – amortissement N et N+1
Valeur nette comptable A fin N+1 = 120 000 – 20 000 – 20 000 = 80 000.
La valeur vénale de A est inférieure à la valeur nette comptable.
La valeur vénale est supérieure à la valeur d’usage.
On retient la valeur vénale comme valeur actuelle : 60 000 €.
Dépréciation de A = valeur nette comptable – valeur vénale = 80 000 – 60 000 = 20 000 €
Révision du plan d’amortissement :
Valeur nette comptable N+1 = Valeur brute – cumuls amortissements – dépréciation
Après dépréciation : VNC N+1 = 120 000 – 40 000 – 20 000 = 60 000.
La valeur nette comptable est ramenée à la valeur actuelle de 60 000.
Cette valeur nette comptable est la nouvelle base amortissable à compter de N+2.
Il reste 4 ans d’amortissement.
En conservant le mode linéaire, l’amortissement s’élève à 60 000/4 = 15 000 €.
◖ Plan d’amortissement révisé

Exercices comptables Base amortissable Amortissements Amortissements cumulés Dépréciation Valeur nette comptabl

Exercice N 120 000 20 000 20 000 100 000

Exercice N+1 120 000 20 000 40 000 20 000 60 000 (1)

Exercice N+2 60 000 15 000 55 000 45 000

Exercice N+3 60 000 15 000 70 000 30 000

Exercice N+4 60 000 15 000 85 000 15 000

Exercice N+5 60 000 15 000 100 000 0

2. Révision du plan d’amortissement suite à une reprise de dépréciation

Dans le plan d’amortissement révisé, la reprise d’une dépréciation ne peut pas porter la valeur nette
comptable à un niveau supérieur à celui qui aurait été obtenu dans le plan d’amortissement initial sans
dépréciation.

Exemple :

En reprenant l’exemple précédent :

71
 01-01-N : acquisition d’un matériel 120 000 € HT ; amortissement linéaire sur 6 ans.

 31-12-N+1 : dépréciation de 20 000 €.

 31-12-N+3 : reprise prévue de 20 000 € (disparition du concurrent).

Valeur nette comptable au 31-12-N+3 :


Plan d’amortissement initial sans dépréciation
Amortissement initial = 20 000 € par an.
Cumul d’amortissements au 31-12-N+3 = 20 000 × 4 = 80 000 €.
Valeur nette comptable au 31-12-N+3 = 120 000 – 80 000 = 40 000 €.
Plan d’amortissement avec dépréciation et avant reprise
Amortissements N et N+1 = 20 000 × 2 = 40 000.
Dépréciation N+1 = 20 000 €.
VNC N+1 = 120 000 – 40 000 – 20 000 = 60 000.
Amortissement à compter de N+2 : 60 000/4 = 15 000 €.
Amortissements N+2 et N+3 = 15 000 + 15 000 = 30 000 €.
Cumul amortissement aux 31-12-N+3 = 40 000 + 30 000 = 70 000.
Valeur nette comptable au 31-12-N+3 = 120 000 – 70 000 – 20 000 = 30 000 €.
Une reprise de dépréciation de 20 000 € porterait à 50 000 € la VNC fin N+3.
Or, cette valeur nette comptable de 50 000 € serait supérieure de 10 000 € à celle qui aurait été obtenue
sans dépréciation : 40 000 €.
La reprise est limitée à : 20 000 – 10 000 = 10 000 et la VNC à 40 000 €.
Amortissement à compter de N+4 : 40 000/2 = 20 000 €.
Amortissement N+4 et N+5 = 20 000 et 20 000 €.
On retrouve le montant des amortissements du plan initial.
◖ Plan d’amortissement révisé

Exercices Comptable Base amortissable Amortissements Amortissements cumulés Dépréciation Valeur nette comptabl

Exercice N 120 000 20 000 20 000 100 000

Exercice N+1 120 000 20 000 40 000 20 000 60 000 (1)

Exercice N+2 60 000 15 000 55 000 45 000

Exercice N+3 60 000 15 000 70 000 – 10 000 40 000 (2)

Exercice N+4 40 000 20 000 90 000 20 000

Exercice N+5 40 000 20 000 110 000 0

III. La dépréciation des stocks

A. L’évaluation de la dépréciation

72
Les stocks sont évalués à l’entrée dans le patrimoine à leur coût d’acquisition ou à leur coût de production
(étude au Chapitre 17).

En cas d’indices de perte de valeur internes ou externes, un test de dépréciation est réalisé à la clôture de
l’exercice. La valeur comptable doit être comparée à la valeur actuelle.

La valeur actuelle doit tenir compte des prix et les perspectives de vente (art. 214-22 du recueil des
normes comptables). Le prix de vente estimé doit couvrir à la fois la valeur comptable et la totalité des
frais restant à supporter pour la mise en vente.

Les stocks et en cours sont évalués unité par unité ou catégorie par catégorie.

La dépréciation n’est pas irréversible. Elle peut être ajustée lors des exercices suivants :

 Une augmentation de la perte estimée engendre dotation complémentaire ;


 Une réduction de la perte estimé engendre une reprise de dépréciation.

Exemple :

L’entreprise Van Vogt évalue ses dépréciations sur stocks au 31.12.N et ajuste les dépréciations
comptabilisées au 31.12.N–1.

Dépréciations des stocks Marchandises A Marchandises B Produits finis C

Valeur d’entrée (a) 120 000 200 000 80 000

Prix de vente estimé 180 000 190 000 85 000

Frais de commercialisation 12 000 20 000 8 000

aleur actuelle (b) 168 000 170 000 78 000


Prix de vente nets de frais de commercialisation

Dépréciations N (c) (a)-(b) si (a) > (b) 0 30 000 (200 000 – 170 000) 2 000 (80 000 – 78 000)

Dépréciation N–1 (d) (Par hypothèse) [*] 3 000 5 000 4 000

Dotation N (c)-(d) si (c) > (d) 25 000 (30 000 – 5 000)

Reprise N (d)-(c) si (c) > (d) 3 000 (3 000 – 0) 2 000 (4 000 – 2 000)

B. La comptabilisation

Exemple :

En reprenant l’exemple précédent : comptabilisation des dépréciations au 31.12.N

73
Dépréciations des stocks Marchandises A Marchandises B Produits finis C

Dépréciations N (c) (a)-(b) si (a) 0 30 000 (200 000 – 170 2 000 (80 000 – 78
> (b) 000) 000)

Dépréciation N–1 (d) 3 000 5 000 4 000

Dotation N (c)-(d) si (c) > (d) 25 000 (30 000 – 5 000)

Reprise N (d)-(c) si (c) > (d) 3 000 (3 000 – 0) 2 000 (4 000 – 2


000)

31-12-N

397 Dépréciations des stocks de marchandises 3 000

78173 Reprises sur dépréciations des stocks et en- 3 000


cours

Ajustement dépréciation marchandises A

31-12-N

68173 Dotations aux dépréciations des stocks et 25 000


en-cours

397 Dépréciations des stocks de marchandises 25 000

Ajustement dépréciation marchandises B

31-12-N

395 Dépréciations des stocks de produits C 2 000

78173 Reprises sur dépréciations des stocks et en- 2 000


cours

Ajustement dépréciation marchandises C

C. La présentation dans les comptes annuels

Exemple :

En reprenant l’exemple précédent au 31.12.N =

Stocks A = 120 000 Dépréciation A = 0 Reprise = 3 000

Stocks B = 200 000 Dépréciation B = 30 000 Dotation = 25 000

74
Stocks C = 80 000 Dépréciation A = 2 000 Reprise = 2 000

Total : 400 000 Total : 32 000

BILAN AU 31.12.N

ACTIF Valeur brute Amort. Dépréc. Valeur nette PASSIF

Actif circulant …

Stocks et en-cours 400 000 32 000 368 000

COMPTE DE RESULTAT N

CHARGES Montants PRODUITS Montants

Charges d’exploitation Produits d’exploitation

Dotations aux dépréciations 25 000 Reprises sur dépréciations 5 000

IV. La dépréciation des créances clients

A. L’évaluation de la dépréciation

Les retards de paiements et les risques d’insolvabilité des clients peuvent rendre les créances douteuses.

En cas d’indices de perte de valeur, un test de dépréciation est réalisé à la clôture de l’exercice. La valeur
nette comptable des créances clients est comparée à leur valeur actuelle à la même date. La perte de
valeur estimée est constatée en dépréciation.

Pour évaluer la dépréciation, il convient :

 d’identifier les créances douteuses,


 d’évaluer le risque de perte sur les créances douteuses.

Les créances clients sont toujours présentées dans les comptes « Toute Taxe Comprise » (TTC). Si la
créance n’est pas encaissée, l’entreprise pourra récupérer la TVA collectée qu’elle a reversée à l’état. Le
risque de perte ne concerne pas la TVA mais le montant Hors taxe de la créance. Ainsi, l’évaluation des
dépréciations est toujours calculée sur le montant de la créance Hors Taxe (HT).

La dépréciation est réversible. Elle peut être ajustée lors des exercices suivants :

 une augmentation de la perte estimée engendre une dotation complémentaire ;


 une réduction de la perte estimée engendre une reprise de dépréciation.

Exemple :

75
L’entreprise Lefèvre constate un retard important sur la créance du client Payrou. Le montant de la
créance s’élève à 36 000 € TTC. Un échange houleux avec Payrou permet d’estimer la perte à 30 % de la
créance.
La créance est douteuse pour la totalité de son montant : 36 000 TTC.
La perte est estimée à 30 % du montant HT de la créance :
Créance HT = 36 000/1,2 = 30 000 € dépréciation = 30 % × 30 000 = 10 000 €.

B. La comptabilisation

Exemple :

L’entreprise Lefebvre a identifié ses clients douteux et a évalué ses risques d’impayés.
Les clients B et C étaient déjà douteux et dépréciés en N–1.
Le client A présente des retards de paiement importants fin N.

Dépréciation des créances Client A Client B Client C

Montant TTC 36 000 12 000 6 000

Montant HT 30 000 10 000 5 000

Risque de non recouvrement 30 % 50 % 100 %

Dépréciations N (a) 10 000 (30 000 × 30 %) 5 000 (10 000 × 50 %) 5 000 (5 000 × 100 %)

Dépréciation N–1 (b) 0 8 000 3 000

Dotation N (a)-(b) si (a) > (b) 10 000 (10 000-0) 2 000 (5 000 – 3 000)

Reprise N (b)-(a) si (b) > (a) 3 000 (8 000 – 5 000)

La créance TTC du client A est transférée en compte 416 – clients douteux.


Les clients B et C étaient déjà douteux en N–1. Le transfert a déjà eu lieu en N–1.

31-12-N

416 Clients douteux 36 000

411 Clients 36 000

Transfert clients A douteux

31-12-N

68174 Dotations aux dépréciations des 10


créances 000

491 Dépréciations des comptes clients 10


000

76
Constatation dépréciation client A

31-12-N

491 Dépréciations des créances 3 000

78174 Reprises sur dépréciations des 3 000


créances

Ajustement dépréciation client B

31-12-N

68174 Dotations aux dépréciations des 2 000


créances

491 Dépréciations des comptes clients 2 000

Ajustement dépréciation client C

C. La présentation dans les comptes annuels

Exemple :

En reprenant l’exemple précédent

Client A = 36 000 Dépréciation A = 10 000 Dotation = 10 000

Client B = 12 000 Dépréciation B = 5 000 Reprise = 3 000

Client C = 6 000 Dépréciation A = 5 000 Dotation = 2 000

Total : 54 000 Total : 20 000

BILAN AU 31.12.N

ACTIF Valeur brute Amort. Dépréc. Valeur nette PASSIF

Actif circulant ….

Clients et comptes rattachés 54 000 20 000 34 000

Attention : La valeur brute des clients est portée au bilan pour le montant TTC

COMPTE DE RESULTAT N

CHARGES Montants PRODUITS Montants

Charges d’exploitation Produits d’exploitation

77
COMPTE DE RESULTAT N

Dotations aux dépréciations 12 000 Reprises sur dépréciations 3 000

D. Les clients irrécouvrables

Les créances clients irrécouvrables résultent du constat de l’échec des poursuites intentées par le
créancier, notamment en cas de disparition du client ou de procédures de liquidation. Le simple défaut de
recouvrement n’est pas une preuve d’irrécouvrabilité.

En cas de créances définitivement irrécouvrables :

 la perte sur créances irrécouvrables est constatée définitivement en comptabilité ;


 la TVA sur les créances est récupérée auprès de l’administration fiscale ;
 les dépréciations antérieures sont reprises.

Exemple :

Au 31.12. N+1, l’entreprise Lefebvre évalue ses risques d’impayés.

Dépréciations des créances Client A Client B Client C

Créances clients TTC 36 000 12 000 6 000

Créances clients HT 30 000 10 000 5 000

Dépréciations N 10 000 (30 000 × 30 %) 5 000 (10 000 × 50 %) 5 000 (5 000 × 100 %)

Situation Paiement total Aucun paiement Liquidation judiciaire

Évaluation Aucun risque Dépréciation pour solde Créances irrécouvrables

Dotation dépréciation 5 000 (10 000 – 5 000)

Reprise dépréciation 10 000 5 000

31-12-N+1

654 Pertes sur créances irrécouvrables 5 000

44571 TVA collectée 1 000

416 Clients douteux ou litigieux 6 000

Constatation de la créance irrécouvrable C

31-12-N+1

78
491 Dépréciations des comptes clients 10 000

78174 Reprises sur dépréciations des créances 10 000

Ajustement dépréciation client A

31-12-N+1

68174 Dotations aux dépréciations des créances 5 000

491 Dépréciations des comptes clients 5 000

Ajustement dépréciation client B

31-12-N+1

491 Dépréciations des comptes clients 5 000

78174 Reprises sur dépréciations des créances 5 000

Ajustement dépréciation clients C

V. La dépréciation des autres éléments financiers : les titres

A. Évaluation des dépréciations

À la clôture de chaque exercice, la valeur actuelle des titres est estimée en fonction des préconisations des
articles 221-3 à 221-6 et 222-1 du recueil des normes comptables.

Nature des titres Numéro de Valeur actuelle à la clôture


comptes

Titres de participation Compte 261 Valeur d’utilité

Titres immobilisés de l’activité de Compte 273 Valeur fondée, notamment, sur la valeur de marché et les perspecti
portefeuille d’évolution générale de l’entité.

Autre titres immobilisés Compte 271 Pour les titres cotés, au cours moyen du dernier mois.
Compte 272

Titres de placements Comptes 50 Pour les titres non cotés, à leur valeur probable de négociation.

Pour les titres de même nature et conférant les mêmes droits, la valeur actuelle est comparée à la valeur
nette comptable. Si la valeur actuelle est inférieure à la valeur nette comptable, les titres sont dépréciés.

La dépréciation n’est pas irréversible. Elle peut être ajustée lors des exercices suivants :

 une augmentation de la perte estimée engendre dotation complémentaire ;

79
 une réduction de la perte estimée engendre une reprise de dépréciation.

Exemple :

◖ Évaluation des dépréciations sur titres au 31.12.N

Titre Qté Valeur Valeur Évaluation de la perte : dépréciation Dépréciation 31.12.N– Dotation Repris
s d’entrée actuelle 31.12.N 1

A 10 150 130 10 × (150 – 130) = 200 0 200

B 20 170 180 Pas de dépréciation 150 150

C 30 110 90 30 × (110 – 90) = 600 350 250

B. Comptabilisation

La comptabilisation des dépréciations sur les titres immobilisés a été présentée dans la partie 2-A. Ci-
dessous les écritures de dépréciations des titres de placement.

Exemple :

En reprenant l’exemple précédent, l’entreprise comptabilise ses dépréciations fin N.

Titres Nature Dotation Reprise

A Actions 200

B Obligation 150
s

C Actions 250

31-12-N

68665 Dotations aux 200


dépréciations des valeurs
mobilières de placement.

5903 Dépréciations des actions 200

Constatation dépréciation
actions A

31-12-N

80
Titres Nature Dotation Reprise

5906 Dépréciations des 150


obligations

78665 Reprises sur dépréciations 150


des valeurs mobilières de
placement

Ajustement dépréciation
obligations B

31-12-N

68665 Dotations aux 250


dépréciations des valeurs
mobilières de placement

5903 Dépréciations des actions 250

Ajustement dépréciation
actions C

Exemple :

L’entreprise Lefèvre a acquis des actions D, valeurs mobilières de placement, en N–1 et N. Elle évalue et
comptabilise ses dépréciations fin N. La valeur actuelle est de 160 € par titre.
Au 31.12.N–1, la dépréciation des actions D s’élevait à 50 €.

Date Qté Valeur Valeur Valeur actuelle au Dépréciation Dépréciation Dotation


acquisition unitaire d’entrée 31.12.N 31.12.N 31.12.N–1 N

15.11.N–1 10 190 1 900

31.03.N 20 170 3 400 160

15.12.N 30 150 4 500 × 60

total 60 actions 9 800 9 600 200 50 150

31-12-N

68665 Dotations aux dépréciations des valeurs mobilières de placement. 150

5903 Dépréciations des actions 150

Ajustement dépréciation actions D

81
C. La présentation dans les comptes annuels

Exemple :

En reprenant l’exemple précédent relatif à la dépréciation des actions D – valeurs mobilières de


placement :
Valeur brute N–1 = 1 900 ; dépréciations N–1 = 50 ; Valeur nette comptable = 1 850.
Valeur N = 9 800 ; dépréciation N = 200 ; Valeur nette comptable = 9 600.

BILAN AU 31.12.N+1

ACTIF Valeur brute Amort. Dépréc. Valeur nette Valeur nette N–1 PASSIF

Actif immobilisé …

Valeurs mobilières de placement 9 800 200 9 600 1 850

COMPTE DE RESULTAT N+1

CHARGES Montants PRODUITS Montants

Charges financières

Dotations aux dépréciations 150 …

◖ Présentation au bilan

BILAN AU 31.12.N

ACTIF Valeur brute Amort. Dépréc. Valeur nette Valeur nette N–1 PASSIF

Actif immobilisé ou Actif circulant A C A-C A-D …

C = dépréciation N D = dépréciations N–1

82

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