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Mathématiques B1 : Trigonométrie et Vecteurs

Le document traite des propriétés des fonctions trigonométriques et des vecteurs, en introduisant les concepts d'arccosinus, arcsinus et arctangente, ainsi que les définitions de vecteurs liés et libres. Il présente également les opérations sur les vecteurs, y compris l'addition et la multiplication par un scalaire, ainsi que les propriétés associées. Enfin, il aborde les équations de droites en utilisant des vecteurs et des coordonnées dans un repère.

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Mathématiques B1 : Trigonométrie et Vecteurs

Le document traite des propriétés des fonctions trigonométriques et des vecteurs, en introduisant les concepts d'arccosinus, arcsinus et arctangente, ainsi que les définitions de vecteurs liés et libres. Il présente également les opérations sur les vecteurs, y compris l'addition et la multiplication par un scalaire, ainsi que les propriétés associées. Enfin, il aborde les équations de droites en utilisant des vecteurs et des coordonnées dans un repère.

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[48]

sin( ) = sin( ) ⇔ ( = +2 = − +2 )

3. Deux angles ont même tangente si et seulement si ils sont égaux, modulo ( ∈ ℤ) :

tg( ) = tg( ) ⇔ ( = + )

On peut visualiser ces résultats travers les figures ci-dessous :

= − tg( )

0 0 0

=− = +

Ces résultats permettent de résoudre les équations simples du type cos( ) = , sin( ) = ou
tg( ) = . Il suffit pour cela de connaître une seule solution dans chacun des cas. On est alors
ramené aux résultats précédents. Cela motive les définitions suivantes.

Définitions 2.2.14.
1. Pour tout nombre ∈ [−1, 1], il existe un unique nombre ∈ [0, ] tel que cos( ) = . Ce
nombre est appelé arccos( ). On lit arc cosinus de . C’est l’arc dont le cosinus vaut .
2. Pour tout nombre ∈ [−1, 1], il existe un unique nombre ∈ − , tel que sin( ) = . Ce
nombre est appelé arcsinus( ). On lit arc sinus de . C’est l’arc dont le sinus vaut .
3. Pour tout nombre ∈ ℝ, il existe un unique nombre ∈ − , tel que tg( ) = . Ce nombre
est appelé arctg( ). On lit arc tangente de . C’est l’arc dont la tangente vaut .

Définitions 2.2.14.
1. L’équation cos( ) = dont l’inconnue est n’admet de solution si ∉ [−1, 1]. Par contre si
∈ [−1, 1] alors elle admet une infinité de solutions données par :
= arc cos( ) + 2 = −arc cos( ) + 2 , ( ∈ ℤ).

2. L’équation sin( ) = dont l’inconnue est n’admet de solution si ∉ [−1, 1] . Par contre si
∈ [−1, 1] alors elle admet une infinité de solutions données par :
= arc sin( ) + 2 = − arc sin( ) + 2 , ( ∈ ℤ).
3. Pour tout réel l’équation tg( ) = dont l’inconnue est admet de solution admet toujours une
infinité de solutions données par :
= arc tg( ) + , ( ∈ ℤ).

II.3. Eléments du Calcul Vectoriel


II.3.1. Vecteurs liés en un point et Vecteurs libres
Les définitions suivantes sont valides dans le plan ou dans l’espace.

Définition 2.3.1. Un vecteur lié au point est un couple ( , ). De manière équivalente, il est défini
par un segment orienté de vers .On le note également ⃗ et on le représente par une flèche de
à . Il y a un vecteur particulier (A,A) qui est appelé vecteur [Link] est noté ⃗ ou 0⃗.

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[49]

Voici une représentation de deux vecteurs liés en :

En physique, on peut penser le vecteur ⃗ comme la force qu’il faut appliquer à une boule de billard
située au point pour l’envoyer au point . Le point est alors le point d’appui de la force.
En mathématique, on parlera plutôt d’une translation qui applique le point sur le point . Le point
est alors le point auquel on applique la translation.

Définition 2.3.2. Des vecteurs ( , ) et ( , ) liés en et en sont équipollents si est un


parallélogramme, ou s’ils sont équipollents à un même troisième. On note alors ( , ) ↑ ( , ).

Il évident que dans ce cas est parallèle à et est parallèle .


La figure ci-dessus montre que les trois vecteurs liés respectivement en en , en et en en sont
équipollents car ( , ) ↑ ( , ) et ( , ) ↑ ( , ) impliquent ( , ) ↑ ( , ). Notons cependant
que le vecteur ( , ) n’est pas équipollent au vecteur ( , ).

Définition 2.3.3. Un vecteur libre est un ensemble de vecteurs liés équipollents entre eux. Chacun de
ces vecteurs liés est un représentant du vecteur libre en question. On note aussi le vecteur libre
représenté par ( , ).
On note également les vecteurs libres par des lettres surmontées d’une flèche : ⃗, ⃗, ⃗, ...

II.3.2. Addition et multiplication par un scalaire des vecteurs


Soient ⃗ et ⃗ deux vecteurs libres dont les représentant sont respectivement ⃗ et ⃗.
On considère l’unique point du plan E tel que ( , ) ↑ ( , ).

La somme de ⃗ et ⃗ est le vecteur libre représenté par ⃗ (figure milieu). On le note ⃗ + ⃗.


On vérifie que la somme est indépendante du choix des vecteurs utilisés pour représenter ⃗ et ⃗. Il est
également clair que le vecteur libre 0⃗ représenté par ⃗ est neutre pour l’addition, et que cette
dernière est commutative, comme le montre la figure de droite ci-dessus.

On peut aussi noter que vecteur ⃗ représenté par ⃗ est l’opposé du vecteur ⃗ représenté par ⃗
pour l’addition, puisqu’on a ⃗ + ⃗ = ⃗ = 0⃗ . On le note naturellement − ⃗.

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[50]

Enfin, on peut démontrer que l’addition ainsi définie est associative. Il est aussi utile de noter que
l’addition des vecteurs se présente souvent sous une forme simple, qui porte le nom de relation de
Chasles.
Proposition 2.3.4 (Relation de Chasles). Pour tous points A, B, C du plan ou de l’espace, on a
⃗ + ⃗ = ⃗.
On définit facilement la multiplication d’un vecteur par un nombre naturel car pout tout ∈ ℕ∗ on a :
⃗ + ⋯ + ⃗ = ⃗.

Cette multiplication qui s’étend naturellement à la multiplication par un nombre réel appelée
multiplication par un scalaire.
Les propriétés de ces deux opérations sur les vecteurs sont résumées dans la proposition suivante :

Proposition 2.3.5.(Opérations sur les vecteurs)


1. L’addition des vecteurs est un vecteur et la multiplication d’un vecteur par un nombre est un vecteur ;
2. L’addition est associative : on a ( ⃗ + ⃗) + ⃗ = ⃗ + ( ⃗ + ⃗) pour tous vecteurs ⃗, ⃗, ⃗;
3. L’addition admet un élément neutre 0⃗ satisfaisant 0⃗ + ⃗ = ⃗ = ⃗ + 0⃗ pour tout vecteur ⃗ ;
4. Tout vecteur ⃗ admet un opposé − ⃗pour l’addition, satisfaisant ⃗ + (− ⃗) = 0⃗ ;
5. L’addition est commutative : on a ⃗ + ⃗ = ⃗ + ⃗ pour tous vecteurs ⃗, ⃗ ;
6. La multiplication scalaire distribue l’addition des vecteurs : on a ( ⃗ + ⃗) = ⃗ + ⃗pour tous
vecteurs ⃗, ⃗ et ∈ ℝ ;
7. La multiplication scalaire distribue l’addition des réels : on a ( + ) ⃗ = ⃗ + ⃗ pour tous
, ∈ ℝ et tout vecteur ⃗ ;
8. On a ( ⃗) = ( ) ⃗ pour tous , ∈ ℝ et tout vecteur u ;
9. On a 1 ⃗ = ⃗ pour tout vecteur ⃗ .

Remarque 2.3.6 : En mathématique tout ensemble non vide de deux opérations satisfaisant les
propriétés de la proposition précédente est appelé espace vectoriel.

Définition 2.3.7. La combinaison linéaire des vecteurs ⃗, … , ⃗ avec les coefficients réels ,…,
est le vecteur
⃗= ⃗ + ⋯+ ⃗.

II.3.3. Expression d’un vecteur dans un repère, Normes et Produit scalaire


Nous nous plaçons maintenant dans le plan et considérons un repère déterminé par une origine et
deux droites sécantes en sur lesquelles on a porté deux points, et fixant les unités. Les trois
points définissant le repère permettent de définir des vecteurs libres ⃗ et ⃗ de représentants
respectifs ⃗ et ⃗.

B_
b2

a2
A
E2_ 1
1 ⃗
O E1 a1 b1 x_

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[51]

Proposition 2.3.8. Tout vecteur (libre) ⃗ du plan se décompose de manière unique comme
⃗= ⃗+ ⃗,
où , sont des nombres réels. On note ⃗ ∶ ( , ). Les coefficients et sont les
composantes de ⃗ dans le repère ( ; ⃗, ⃗). En particulier, ⃗ ∶ (1,0) et ⃗ ∶ (0,1).

Les composantes de vecteurs jouent un rôle très important dans la suite de ce cours, en particulier à
cause de leur comportement vis-à-vis des combinaisons linéaires.

Proposition 2.3.9. Si ⃗ ∶ ( , ), ⃗ ∶ ( , ) et , ∈ ℝ, alors


⃗+ ⃗∶( + , + ) ⃗∶( , ).
Autrement dit,
⃗+ ⃗∶( + , + ).
Preuve :
En effet, si ⃗ = ⃗+ ⃗ et ⃗ = ⃗+ ⃗, alors
⃗+ ⃗= ⃗+ ⃗+ ⃗+ ⃗ = ( + ) ⃗ + ( + ) ⃗ et
⃗= ( ⃗+ ⃗) = ( ⃗+ ⃗),
où on a utilisé les propriétés de la Proposition 2.3.5.

Exemples Si dans un repère, on a ⃗: (4,5) et ⃗: (2,3), alors ⃗ + ⃗ ∶ (4,5) + (2,3) = (6,8). De


même, 2 ⃗ − 3 ⃗ ∶ (8, 10) − (6, 9) = (2, 1).

Remarques 2.3.10.
1. Dans le repère ( ; ⃗, ⃗) du plan l’axe des abscisses et des ordonnées sont
respectivement appelés directions de ⃗ et ⃗.
2. Le repère ( ; ⃗, ⃗) du plan est dit orthonormée si les directions de ⃗ et ⃗ sont
perpendiculaires et leurs longueurs sont égales à 1.
3. Dans ce repère on dit que le point pour coordonnées ( , ) tandis que le point a pour
coordonnées ( , ). Au fait tout point de ce plan a pour coordonnées ( , ) et ( , )

Et on a les définitions et résultats suivants :

Définition 2.3.11. L’ensemble ℝ est formé par les couples de nombres réels :
ℝ = {( , ): ∈ ℝ, ∈ ℝ}.
Il est muni d’une addition et d’une multiplication par les réels définies par :
( , ) + ( , ) = ( + , + ) et ( , ) = ( , )
pour tous , , , , ∈ ℝ.

Ces opérations sur R 2 ont les mêmes propriétés que les opérations sur les vecteurs du plan, et en font
donc un espace vectoriel. On peut aussi y définir les combinaisons linéaires et en tirer toutes les
conséquences.
Cette définition des composantes permet de faire le lien avec les coordonnées des points qui
per mettent de représentent un vecteur libre.

Proposition 2.3.12. Dans un repère d’origine ,


1° Les coordonnées du point , ( , ), sont les composantes du vecteur ⃗ dans ce repère.
2° Si les points A et B sont donnés par leurs coordonnées dans un repère, disons ( , ) et
( , ), alors les composantes de ⃗ dans ce repère sont
⃗∶ ( − , − )

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[52]

Preuve : Partant de la figure ci-dessus on constate que ⃗ = ⃗+ ⃗. Cela vient du fait


que l’on a construit les coordonnées et la somme des vecteurs avec des parallélogrammes. D’où, 1°.
Pour 2°, la relation de Chasles nous donne ⃗ = ⃗ + ⃗ , donc, ⃗ = ⃗ − ⃗, en vertu de 1°.

Exemples : Si dans un repère, on a (1, 2), (4, 5), (−1,4) et (7, 8), alors on a ⃗ : (3, 3),
⃗ : (−2, 2) et ⃗: (6, 6). On remarque donc que ⃗ = 2 ⃗ . Les points , et sont alignés.
Cette constatation sera utile pour écrire des équations de droites. On peut aussi calculer les
composantes de 2 ⃗ + 3 ⃗ . On trouve (0, 12).

Remarques 2.3.13.(Equations d’une droite)


Nous savons (voir Postulat 2.1.2.) que par deux points distincts et , il passe une et une seule droite
notée . On voudrait exprimer qu’un point appartient à la droite .
1° Il est assez claire que ∈ si et seulement si le vecteur ⃗ est proportionnel de ⃗ , c’est-à-
dire qu’il existe un réel non nul telle que :
⃗= ⃗.
Cette équation est appelée équation paramétrique vectorielle de la droite passant par les points et
ou de vecteur directeur ⃗ .Elle dépend donc du paramètre qui fonction du point pris sur la droite.
Elle ne peut donc pas être unique.
2° Dans un repère ( ; ⃗, ⃗), si ( , ) sont les coordonnées du point , alors on a
( − , − )= ( − , − )
Ce qui est équivalent à
− = ( − )
− = ( − ).
Ces deux équations sont appelées équations paramétriques cartésiennes de la droite passant par les
deux points ( , ) et ( , ) dans ce repère.
3° En éliminant le paramètre , on obtient l’équation cartésienne de la droite suivante :
− −
= ,
− −
où on a supposé que les dénominateurs sont différents de zéro. En appliquant les règles de proportion,
cette équation peut encore s’écrire
( − )( − ) = ( − )( − ),
ou encore, si ( − ) ≠ 0,

− = ( − ).

Dans ce cas le nombre

=

est appelé pente ou coefficient angulaire de la droite.
4° Dans tous les cas le constat est que toute droite du plan possède une équation cartésienne de la
forme : + + = 0. Elle est appelée aussi équation générale d’une droite. On montre que sa
pente est = − et son e vecteur directeur est ⃗: (− , ).

Exemple : Soient les points et donnés par leurs coordonnées dans un repère cartésien : (1, 2),
(−3, 3) et (−3, 2). On a alors les équations paramétriques de la droite passant par les points et
sont données par :
− 1 = (−3 − 1) − 1 = −4
⟺ ⟺ −2= − ( )
− 2 = (3 − 2) −2=
ou encore + 4 − 9 = 0. Sa pente est donc = − et son vecteur directeur ⃗ : (−4, 1).

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[53]

Les équations paramétriques de la droite passant par les points et sont données par :
− 1 = −4
⟺ = 2.
−2= 0
Son coefficient angulaire est = 0 et son vecteur directeur ⃗ : (−4, 0) ou encore ⃗: (1, 0).

Nous pouvons maintenant introduire d’autres notions utiles dans le calcul vectoriel

Définition 2.3.14. (Normes et Produit scalaire) Si ⃗ ∶ ( , ), ⃗ ∶ ( , ) sont deux vecteurs, du


plan dans le repère ( ; ⃗, ⃗), alors
1. La Norme de ⃗ est définie par :
| ⃗| = +
2. Le produit scalaire de ⃗ et ⃗ est défini par :
⃗. ⃗ = +

Proposition 2.3.15. Soient ⃗ ∶ ( , ) et ⃗ ∶ ( , ) deux vecteurs libre dans un repère orthonormé


( ; ⃗, ⃗) du plan et notons l’angle formé par les directions de ces deux vecteurs, alors on a :
⃗. ⃗ +
cos( ) = = .
| ⃗|| ⃗| + +
Preuve : Soient ⃗ et ⃗ des représentants respectifs des vecteurs ⃗ et ⃗ dans ce repère.
y

B_
v2

u2 A
E2_

O E1 v1 u1 x_
Il en découle d’après la figure ci-dessus que
= cos( ), = sin( ), = cos( ), = sin( ) et = − . Dès lors,
⃗. ⃗ = + = (cos( ) cos( ) + sin( ) sin( )),
Or par le théorème de Pythagore on a = + et = + , et l’utilisation de la
formule trigonométrique de soustraction d’arcs, on obtient :
⃗. ⃗ = | ⃗|| ⃗| cos( − ).

Exemple : Soient les points , , donnés dans un repère orthonormé par (1, 0), (2, 3), (3, 5).
On veut calculer ⃗ , ⃗ , ⃗ . ⃗ et l’angle entre ⃗ et ⃗ . On a ⃗: (1, 3), ⃗ : (2,5). Ainsi,
⃗ = √1 + 3 = √10 , ⃗ = √2 + 5 = √29 ⃗ . ⃗ = 1.2 + 3.5 = 17.
On peut en déduire l’angle entre ⃗ et ⃗ en utilisant la définition du produit scalaire : on a
17 = √10. √29 cos ⟹ = arccos .

Proposition 2.3.16. L’opération produit scalaire est


1. distributive, c’est-à-dire pour tous vecteurs ⃗, ⃗ et ⃗ et pour tout réel on a :
( ⃗ + ⃗). ⃗ = ⃗. ⃗ + ⃗. ⃗ et (r ⃗). ⃗ = ⃗. ( ⃗) = ( ⃗. ⃗) ;

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[54]

2. symétrique : on a ⃗. ⃗ = ⃗. ⃗, quels que soient les vecteurs ⃗ et ⃗ ;


3. définie positive : on a ⃗. ⃗ > 0, quel que soit ⃗ et ⃗. ⃗ = 0 si et seulement si, ⃗ = 0⃗.
4. associée la norme : on a : ⃗ = √ ⃗. ⃗, quel que soit ⃗.

Nous pouvons aussi introduire la notion du produit vectoriel.

II.3.4. Produit vectoriel


Définition 2.3.13. Soient ⃗ et ⃗ deux vecteurs libres. Le produit vectoriel des vecteurs ⃗ et ⃗ est le
vecteur noté ⃗ ∧ ⃗ dont
- le support est perpendiculaire au plan formé par les deux vecteurs ;
- le sens est tel que le repère ( ⃗, ⃗, ⃗ ∧ ⃗) soit direct c’est-à-dire les angles ( ⃗, ⃗) et ( ⃗, ⃗ ∧ ⃗)
- dont la norme | ⃗ ∧ ⃗| = | ⃗|| ⃗| , avec l’angle ( ⃗, ⃗).

Cette définition induit immédiatement les propriétés suivantes du produit vectoriel


Proposition 2.3.13.
1. Si ⃗ et ⃗ sont deux vecteurs libres, alors ⃗ ∧ ⃗ = − ⃗ ∧ ⃗ (le produit vectoriel est anticommutatif) ;
2. Si ⃗ et ⃗ sont deux vecteurs libres de même direction, alors ⃗ ∧ ( ⃗) = 0 ;
3. Si ⃗ et ⃗ sont orthonormés alors ⃗ = ⃗ ∧ ⃗ est normé et on a ⃗ = ⃗ ∧ ⃗ , ⃗ = ⃗ ∧ ⃗ ;

Remarque :
1. Le produit vectoriel permet de définir un repère de l’espace de dimension 3. En effet, en notant ⃗
et ⃗ de vecteurs libres de représentants respectifs ⃗ et ⃗ dans le repère ( ; ⃗, ⃗). On
a alors ⃗ le représentant de ⃗ dans le repère ( ; ⃗, ⃗, ⃗), comme indiqué dans la figure ci-
dessous :

z
A
u3

E 3_
O
E1 E2 y
u2
u1
A'
x_

2. Dans ce repère orthonormé direct de l’espace, tout vecteur libre ⃗ s’écrit de manière unique comme
⃗= ⃗+ ⃗+ ⃗.
Et note ⃗ ∶ ( , , ).
3. Notons en passant que le vecteur ⃗′ est la projection orthogonale du vecteur ⃗ sur le plan formé
par les vecteurs ⃗ et ⃗ (appelé plan horizontal). On donc
⃗ = ⃗ sin = | ⃗| sin( ) et = | ⃗| cos( )
Par conséquent,
= ⃗ cos( ) = | ⃗| cos( ) sin( ) et = ⃗ sin = | ⃗| sin( ) sin( )
Par suite, en utilisant deux fois la formule fondamentale de trigonométrie, on obtient

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[55]

+ + = | ⃗| cos ( ) sin ( ) + | ⃗| sin ( ) sin ( ) + | ⃗| cos ( )


= | ⃗| (cos ( ) + sin ( )) sin ( ) + | ⃗| cos ( )
= | ⃗| (sin ( ) + cos ( )) = | ⃗|
Ainsi, | ⃗| = + + . Cette formule ressemble celle de la norme dans le plan. On peut
montrer aussi que si ⃗ ∶ ( , , ) et ⃗ ∶ ( , , ) deux vecteurs libre dans l’espace, on a
⃗. ⃗ = + + .
4. Aussi toutes les propriétés sur les opérations sur les vecteurs demeurent valides, notamment celle de
la commutativité, associativité et distributivité.
5. On peut aussi introduire l’ensemble ℝ formé par les triplets de nombres réels :
ℝ = {( , , ): ∈ ℝ, ∈ ℝ, ∈ ℝ}
et muni d’une addition et d’une multiplication par les réels définies par :
( , , ) + ( , , ) = ( + , + , + ) et ( , , ) = ( , , )
pour tous , , , , , , ∈ ℝ.

II.4. Nombres complexes


II.4.1. Généralités sur les nombres complexes
L’équation + 1 = 0 n’admet pas de solution dans l’ensemble de nombres réels ℝ. Ce qui nous
pousse à élargir l’ensemble ℝ un ensemble le contenant et possédant les mêmes propriétés et dans
lequel cette équation aura une solution. Cet ensemble est appelé ensemble de nombres complexes et
noté ℂ. Si on pose une solution de cette équation, alors + 1 = ce qui signifie que = −1.

Définition 2.4.1. L’ensemble de nombres complexes ℂ est l’ensemble de nombres s’écrit de façon
unique sous la forme
= +
où ∈ ℝ, ∈ ℝ et designe le nombre complexe spécial qui satisfait = −1.
· s’appelle la partie réelle de et s’écrit Re ou Re ( ),
· s’appelle la partie imaginaire de et s’écrit Im ou Im ( ).

Définition 2.4.2.(Conjugué et module du nombre complexe) Soit = + un nombre complexe


1. On appelle conjugué du nombre complexe l’unique nombre complexe, noté ̅ et défini par :
̅ = − = + (− ).
2. On appelle module de ou valeur absolue de le nombre réel noté | | et défini par :
|z| = ( ) +( ) = +

Définition 2.4.3.(Addition et multiplication des nombres complexes)


Soient = + et = + deux nombres complexes. On définit
1. l’addition de ces deux nombres complexes par
+ = + + ( + )
2. la multiplication de ces deux nombres complexes
. =( . − . )+ ( . + . )

Proposition 2.4.4.
L’ensemble ℂ est muni d’une opération d’addition + et de multiplication . satisfaisant les conditions
suivantes :
1. ℝ ⊂ ℂ et pour tout ∈ ℝ = + 0;
2. ( + ) + = + ( + ) pour tous , , ∈ ℂ (l’addition est associative) ;
3. + 0 = 0 + = pour tout ∈ ℂ (l’addition admet un neutre 0 ) ;

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[56]

4. + = + pour tous , ∈ ℂ (l’addition est commutative) ;


5. Pour tout = + ∈ ℂ, il existe un nombre noté − = − + (− ) et appelé l’opposé de
, tel que + (− ) = (− ) + = 0, ;
6. ( . ). = . ( . ) pour tous , , ∈ ℂ (la multiplication est associative) ;
7. . 1 = 1. = pour tout ∈ ℂ (la multiplication admet un neutre 1) ;
8. . = . pour tous , ∈ ℂ (la multiplication est commutative) ;
9. . ̅ = | | pour tout ∈ ℂ ;
10. Pour tout nombre ∈ ℂ∗ = ℂ \ {0}, il existe un nombre noté et appelé l’inverse de ,
̅
tel que . = . = 1. Au fait =| |
;
11. .( + ) = . + . pour tous , , ∈ ℂ (distributivité) ;
12. + = + et . = . pour tous , ∈ ℂ

Le module défini sur ℂ, prolonge la absolue sur ℝ et possède les propriétés suivantes :

Proposition 2.4.5. Pour tout , , , ∈ ℂ on a les propriétés suivantes


1. ∀ ∈ ℂ, | | ≥ 0 et | | = 0 si et seulement si = 0 ;
2. – = | | ;
3. | − | = | − | ;
4. | + | ≤ | | + | | ;
5. | | − | | ≤ | − | ;
6. | . | = | |. | |.

II.4.1. Plan complexe et forme trigonométrique de nombres complexes

Dans un plan muni un repère orthonormé on peut associer à chaque nombre complexe z = +
un point ( , ) appelé affixe de z .

( , )

0 −

′( , − )

Au conjugué z = − de z correspond ′( , − ) symétrique de par rapport à .


Ce qui revient aussi à associer au nombre complexe z le vecteur lié ⃗.

v Le plan est dit plan complexe ; l’axe des abscisses est l’axe des réels et l’axe des ordonnées est
l’axe des imaginaires.
v Lorsque ( , ) représente le nombre complexe z = + , on constate que
= ⃗ = + = | |.

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[57]

v L’angle = ∡ , ⃗ est appelé argument. Le couple ( , ) est appelé coordonnées polaires


du point et de plus on a :
= cos
= sin .
v Ainsi, la forme trigonométrique de est :
z = (cos + sin )
v En posant = (cos + sin ), on obtient la forme exponentielle de z :
z=

Proposition 2.4.6.(Formules d’Euler et de Moivre)


1) Pour tout réel , on a:
+ ̅ +
cos = =
2| | 2

− ̅ −
sin = =
2| | 2
2) Si = et = , alors on a :
( ) ( )
. = et = , ≠ 0.
3) Si = (cos + sin ) et = (cos + sin ), alors on a :
. = (cos( + ) + sin( + ))

= (cos( − ) + sin( − )) , ≠0

4) Si = + sin ), alors ∀ ∈ ℕ on a :
= (cos
= = ( + )
5) Pour tout ∈ ℝ et pour tout ∈ ℕ, on a :
(cos + sin ) = cos + sin

Proposition 2.4.7. (Résolution des équations) Dans ℂ et pour tout ∈ ℕ, l’équation = , où


= | |( + ), admet racines distinctes définies, par :
+2 +2
= | | + = 0, 1, … , − 1.
En particulier, + + = 0 avec , , ∈ ℝ admet, les deux racines et définies par :
1 1
= − − √∆ = − + √∆ si ∆> 0,
2 2
= =− ∆= 0
2
1 1
= − − √−∆ = − + √−∆ ∆< 0,
2 2
où ∆= −4 .

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