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Méthodologie du raisonnement par récurrence

Ce document présente une méthode de raisonnement par récurrence pour démontrer des propriétés liées aux entiers naturels. Il illustre le processus avec un exemple concret, en définissant la propriété à prouver, en réalisant l'initialisation et l'hérédité, et en concluant que la propriété est vraie pour tous les n dans N∗. La rédaction et la clarté des étapes sont soulignées comme essentielles pour une démonstration réussie.

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Ce document présente une méthode de raisonnement par récurrence pour démontrer des propriétés liées aux entiers naturels. Il illustre le processus avec un exemple concret, en définissant la propriété à prouver, en réalisant l'initialisation et l'hérédité, et en concluant que la propriété est vraie pour tous les n dans N∗. La rédaction et la clarté des étapes sont soulignées comme essentielles pour une démonstration réussie.

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Fiche méthodologique : raisonnement par récurrence

Laurent Bétermin

On utilise ce type de raisonnement dit par récurrence pour montrer des propriétés qui dépen-
dent de nombres entiers. Traitons un exemple qui permettra de voir précisément comment
rédiger et ce qu’il faut faire (les parties en bleu sont des commentaires).

n n(n + 1)
Enoncé : Montrer que, pour tout n ∈ N∗ ,
X
k= .
k=0 2

n n(n + 1)
Pour tout n ∈ N∗ , on pose P (n) :
X
k= .
k=0 2
Il s’agit ici de définir la propriété P (n) que l’on veut démontrer. Noter que le "Pour tout n ∈ N∗ "
est évidemment à l’extérieur de l’énoncé de la propriété, sinon elle ne dépendrait plus de n !

Initialisation : Pour n = 1, on a
1
X n(n + 1) 1 × 2
k = 0 + 1 = 1 et = = 1,
k=0 2 2

donc P (1) est vraie.


Attention à bien commencer à la première valeur de n. Ici la propriété à montrer est pour n ∈ N∗ ,
c’est pour cela que l’on commence à n = 1. Ce serait n = 0 si on cherchait à la montrer pour tout
n ∈ N.
De plus, si on cherche à montrer une égalité, on calcule chaque terme séparément pour rédiger
correctement.

Hérédité : Soit n ∈ N∗ . Supposons que P (n) est vraie et montrons que P (n + 1) est vraie. On a

n+1
X n
X
k= k + (n + 1)
k=0 k=0
n(n + 1)
= + (n + 1), car P (n) est vraie,
2 ³
n ´
= (n + 1) +1
2
n +2
= (n + 1)
2
(n + 1)(n + 2)
= ,
2
donc P (n + 1) est vraie. On a donc montré que ∀n ∈ N∗ , P (n) =⇒ P (n + 1).

1
La propriété P (n) s’appelle ici l’hypothèse de récurrence. C’est elle qui permet d’en déduire P (n +
1). Il faut donc déjà bien identifier ce qu’est P (n +1) et trouver le chemin (raisonnements, calculs)
permettant de passer de P (n) à P (n +1). Ici, dans la première ligne de calcul, on fait un lien entre
la quantité donnée par P (n +1) et celle donnée par P (n), ce qui permet de remplacer, de factoriser
et de conclure.
La rédaction est ici très importante : on choisit un n au hasard dans l’ensemble voulu (ici N∗ ), on
suppose que P (n) est vraie et on énonce que l’on veut montrer que P (n + 1) est vraie.

Conclusion : On a donc montré par récurrence que, pour tout n ∈ N∗ , P (n) est vraie.
N’oubliez pas la conclusion, qui doit répondre à l’énoncé de la question, et de bien dire que vous
avez raisonné par récurrence !

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