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Les diagraphies et la géophysique font partie de la panoplie des méthodes qui sont mises en
œuvre à l’intérieur d’un forage, auxquelles on a recours pour reconnaître le terrain objet de
notre étude. Elles permettent l’enregistrement en continu des paramètres physiques et pétro-
physiques en fonction de la profondeur. C’est en 1927, qu’a été réalisé le premier
enregistrement de diagraphie par les frères Conrad et Marcel SCHLUMBERGER.
L’enregistrement des paramètres est par exemple effectué pendant la remontée de la sonde dans
le puits (ouvert ou tubé), on distingue ainsi trois types de diagraphies 3(Fig. I.1).
1. Diagraphies Instantanées (Logging While Drilling) : réalisées pendant le forage.
2. Diagraphies Différées (Wireline Logging) : réalisées lors d’un arrêt ou en fin de
forage.
3. Diagraphies Différées SUKLine : en production.
Figure I.1 : Schéma de deux types de Diagraphies.
En Wireline, Des outils ont été conçus dans ce but, sont descendus dans le trou de forage à
l’extrémité d’un câble qui assure la liaison avec les instruments de surface commandant les
opérations, et groupés soit dans un camion, soit dans une cabine fixe pour les forages en
mer (Fig I.2).
Pour autant que l’on sache relier les paramètres mesurés et leurs variations aux propriétés
physiques et chimiques des formations géologiques et des fluides connus, on dispose d’un
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instrument pour étudier les roches et leur contenu éventuel, ceci va nous permettre d’établir
des corrélations de puits à puits et de définir un « Faciès géophysique» qui est pour un
niveau donné, la somme des caractéristiques vue par les diagraphies, sachant qu’elles nous
fournissent une image en trois dimensions des structures géologiques.
Dans ce cours, nous allons donner un aperçu sur le mode d’emploi des principaux types de
diagraphie, leurs outils ainsi que leurs différentes applications lors de l’exploration.
Figure I.2 : Schéma du fonctionnement d’un matériel de diagraphie.
• But des diagraphies :
Les principaux objectifs des mesures diagraphiques sont les suivants :
• Estimer le contenu (les saturations) en eau et en hydrocarbures des réservoirs
traversés.
• Déterminer le pendage des couches.
• Détermination des caractéristiques du puits de forage.
• La comparaison des différents puits entre eux.
• Repérer les couches productrices des couches isolantes (non-productrices).
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• Les Paramètres influençant les mesures :
• Influence du trou du sondage : Le diamètre du sondage varie tout au long du forage, ceci est
due à la nature des formations traversées.
• Fluide du forage : Son influence sur la réponse des outils dépend du diamètre du trou car, plus
ce diamètre est grand, plus le volume de fluide entourant l’outil est important et plus la mesure
sera affectée. Elle dépend aussi de la nature et la densité du fluide qui nous informe sur la
possibilité d’enregistrer certains paramètres.
• Tubage et Ciment : Dans certains cas le trou de sondage est tubé et cimenté, ceci va interdire
l’enregistrement de certaines diagraphies. Dans ce cas-là, seuls les mesures nucléaires sont
possibles.
• La Mobilité : Elle exprime la possibilité du déplacement de l’hydrocarbure, donc, elle est
essentiellement fonction de la perméabilité, Si cette dernière est nulle, la mobilité sera nulle. Si
elle est élevée, la mobilité sera très grande et on peut même dans ce cas, observer un retour très
rapide de l’hydrocarbure vers le trou dès l’arrêt de circulation ce qui va influencer les mesures.
• Température et Pression : Elles augmentent avec la profondeur en fonction du gradient
géothermique et de la densité de la boue. C’est pour cette raison que chaque outil a ses propres
limites d’utilisation.
• La Vitesse d’Enregistrement : Elle dépend principalement du paramètre enregistré, elle va
donc variée avec le type d’outil.
• L’invasion :
L’invasion est un processus par lequel la boue de forage s’infiltre dans les formations poreuses
et perméables en raison de la pression différentielle. La boue de forage est constituée de
particules solides et des ions dissous dans l'eau. La distance à laquelle un certain déplacement
du mélange se produit est appelé le « diamètre invasion » (Fig I.3).
• La zone lavée : est la zone où la quantité maximale de déplacement des fluides s'est
produite. Ainsi, les pores sont remplis de filtrat de boue de résistivité Rmf et de résidus
d’HC.
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• La zone vierge : cette zone n’a pas été contaminée par le filtrat de boue. Les pores sont
remplis seulement par les fluides de la formation. Le processus d'invasion laisse des
particules solides de la boue, qui recueillent sur les parois du puits, un matériau appelé «
mud-cack », caractérisé par sa résistivité Rmc, qui peut être de 3 à 4 pouces d'épaisseur ou
parfois très minces et difficiles à détecter.
Il existe une zone entre ces deux zones appelée « zone intermédiaire » (Transition),
La zone Envahie = la zone Lavée + la zone Intermédiaire.
Figure I.3 : Schéma de l’invasion (Document SCHLUMBERGER).
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Listes des termes utilises en diagraphies
BHT Température du fond du trou en °C ou °F
Tf Température de la formation en °C ou °F
TD Profondeur totale en mètres ou pieds
d Diamètre du trou en inches ou cm
Di Diamètre moyen de la zone envahie en inches ou cm
Rm Résistivité de la boue en Ohm.m
Rmc Résistivité du mud-cake en Ohm.m
Rmf Résistivité du filtrat en Ohm.m
Rw Résistivité de l'eau d'imbibition en ohms.m
Rt Résistivité vraie de la formation vierge en ohms.m
Ro Résistivité vraie d'une formation saturée en eau en ohms.m
Rxo Résistivité de la zone lavée en ohms.m
F Facteur de formation sans unité
φ Porosité effective en %
Sw Saturation en eau dans la zone vierge en %
Sxo Saturation en filtrat dans la zone lavée en %
Shr Saturation en hydrocarbures résiduels en %
Shc Saturation en hydrocarbures en %
∆T Temps de transit en microsec/pied
ρb densité de la formation en g/cm3
ρma densité de la matrice en g/cm3
ρf densité du fluide en g/cm3
cps coups par seconde
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• Classification des Diagraphies : Les diagraphies peuvent être subdivisées en
quatre grands groupes (Fig I.4):
➢ Diagraphies Electriques.
➢ Diagraphies Nucléaires.
➢ Diagraphies Acoustiques.
➢ Diagraphies Auxiliaires.
➢ Diagraphie de production.
Figure I.4 : Schéma des différentes diagraphies.
IV.1 Diagraphies Electriques :
Construits pour mesurer la résistivité de la roche, ou son inverse la conductivité, il existe une
panoplie d’outils de plus ou moins grande profondeur d’investigation et définition verticale.
Cela va de la simple mono-électrode, mesure de la résistance en ohms, aux outils focalisés à
plusieurs électrodes qui mesurent le résistivité à différents profondeurs.
La résistivité Électrique des roches R, est dans la plupart des cas de type Électrolytique, c'est à
dire que les roches conduisent le courant électrique grâce au fluide qu'elles contiennent.
On peut dire que la résistivité électrique d'une roche dépend essentiellement de :
• la qualité de l'électrolyte, c'est à dire de la résistivité du fluide d'imbibition Rw
et, par conséquent, de la quantité de sels dissous,
• la quantité d'électrolyte contenue dans l'unité de volume de la roche, c'est à dire
de la porosité φ,
• le mode de distribution de l'électrolyte.
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IV.1.1. La qualité de l'électrolyte :
La résistivité d'un électrolyte dépend de : sa teneur en ions, la mobilité des ions en solution. Or
la mobilité varie, il en résulte que la résistivité d'une eau dépend non seulement de la quantité
de sels dissous, mais encore de leur nature. La quantité de sels en solution s'exprime en grammes
par litre : 1 g/l = 1000 ppm, 1 mg/l = 1 ppm.
Pour caractériser une eau on utilise souvent la notion de salinité équivalente. C'est la salinité en
NaCl qui provoquerait une résistivité égale à celle de l'eau considéré.
La contribution d'un sel à la résistivité d'une solution dépend de la concentration de ce sel et de
la salinité totale. Si l'on connait la salinité d'une eau et sa composition on peut, grâce à l'abaque
2, obtenir les coefficients qui permettront de passer de divers sels à l'équivalent NaCl. Il est
malheureusement impossible de connaître la composition chimique d'une eau en partant de sa
résistivité.
Cependant il existe un abaque, abaque 1, qui permet, à partir de la valeur de la résistivité et de
la température, de trouver la salinité en équivalent NaCl d'une solution.
La résistivité d'un électrolyte dépend aussi de sa température. Une augmentation de la
température diminue la résistivité. L'abaque 1 permet d'obtenir la résistivité d'une solution pour
une température et une salinité NaCl donnée.
IV.1.2. La quantité et le mode de distribution de l'électrolyte :
Dans le cas d'une roche saturée, Archie a établi une relation expérimentale liant la résistivité de la roche,
la porosité, le mode de distribution et la résistivité de l'électrolyte :
Rt= Rw * a *𝜙 −𝑚
Rt : la résistivité de la roche en ohms.m,
Rw: la résistivité de l'eau d'imbibition en ohms.m,
𝟇 : la porosité en %,
m = Facteur de cémentation, varie généralement entre 1.3 et 2.2,
a = facteur qui dépend de la lithologie , varie entre 0.6 et 2.
On a l'habitude de regrouper sous le terme facteur de formation F ce qui caractérise la structure
de la roche :
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F=a *ϕ−𝑚
L'expression de la loi d'Archie pour une roche saturée en eau devient alors :
Rt= F * Rw
L'abaque 3 permet à partir de la valeur de la porosité, d'obtenir la valeur de F et vice versa, ceci
pour diverses relations. Ces relations expérimentales sont relativement rigoureuses lorsqu'il
s'agit de formations propres c'est à dire dépourvues d'argile. En présence d'argile il faudra faire
intervenir des corrections.
IV.1.3. La résistivité des roches dans la zone lavée
Dans la zone lavé la loi d'Archie s'écrit :
Rxo= F * Rmf
Rxo : Résistivité de la roche dans la zone lavée,
Rmf : Résistivité du filtrat qui remplit les pores de la roche.
IV.1.4. La résistivité des roches dans la zone vierge
Dans la zone vierge la loi d'Archie s'écrit :
Rt= F * Rw
Rt : Résistivité des roches dans la zone vierge,
Rw : Résistivité de l'eau d'imbibition.
En général on utilise pour l'exécution des forages de l'eau prélevée dans les rivières voisines,
cette eau est très généralement plus résistante que l'eau de formation qui imbibe les roches
forées. On peut alors écrire :
Rmf > Rw ce qui entraine Rxo > Rt
La saturation
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Lorsqu'une partie des pores de la roche est remplie par des hydrocarbures, gaz ou huile de
résistivité infinie ou air ou polluants, cela va modifier la résistivité. Archie a établi une formule
très largement utilisée :
𝑛 𝑅0 𝑛 𝑅𝑥𝑜0
Sw= √𝑅𝑡 et Sxo= √ 𝑅𝑥𝑜
R0 : Résistivité de la roche dans la zone saturée en eau,
Rt : Résistivité de la roche dans la zone sous saturée.
𝑅𝑥𝑜0 : Résistivité de la roche dans la zone saturée en eau de la zone envahie,
𝑅𝑥𝑜 : Résistivité de la roche dans la zone sous saturée de la zone envahie.
Formule que l'on peut aussi écrire :
𝑅0
= 𝑆𝑤−𝑛
𝑅𝑡
en général n = 2 pour la plupart des roches meubles, on obtient alors pour la zone vierge :
Rt = 𝑅𝑤 ∗ 𝑎 ∗ 𝜙 −𝑚 ∗ 𝑆𝑤−𝑛
et pour la zone lavée :
Rxo= 𝑅𝑚𝑓 ∗ 𝑎 ∗ 𝜙 −𝑚 ∗ 𝑆𝑥𝑜
−𝑛
Avec :
Sxo est la saturation en filtrat et Sw est la saturation en eau.
Pour des réservoirs pétroliers on définit aussi :
Shc : Saturation en hydrocarbures dans la zone vierge,
Shr : Saturation en hydrocarbures résiduels dans la zone lavée.
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IV.2 Les Logs électriques
IV.2.1. Principe
Une source émettrice (électrodes) envoie un signal (courant électrique) dans la formation et un
dispositif de mesure (récepteur) enregistre la réponse de la formation. La distance entre la
source et le récepteur est l’espacement. Le rayon d’investigation est la distance que parcours le
signal (rayon de la sphère équipotentielle des lignes de courant). Plus la distance entre
l’émetteur et le récepteur est grande, plus l’investigation est profonde et corrélativement la
définition verticale diminue.
IV.2.2. Outils
Selon l’espacement et l’ordre de grandeur du rayon d’investigation, on distinguera :
• Les macrodispositifs : grande normale et latérale (Fig. I.5a et b), induction IL,
latérologs 3, 7, 8, S Spherically Focused Log (SFL). Ils donnent une lecture plus ou
moins proche de la résistivité vraie de la formation.
• Les microdispositifs : petite normale, microinverse, microlog ML, microlatérolog
(MLL), micro spherically focused log (MSFL) ; ils donnent une lecture proche de la
résistivité de la zone lavée.
Pour améliorer la définition verticale et diminuer les effets de trou, on a mis au point des
dispositifs focalisés où l’on envoie un faisceau de lignes de courant parallèles dans les
formations perpendiculairement à l’axe du trou (induction, latérologs, SFL, MSFL, MLL).
On dispose ainsi d’une grande variété d’outils de mesures de résistivité dont la combinaison
permettra de déterminer les paramètres recherchés.
IV.2.3. Quelques exemples de dispositifs électriques
a. Dispositif électrique normal : on mesure le potentiel VM d’une électrode M située à
proximité de la sonde d’envoi A dans le trou à l’aide d’un voltmètre relié par un fil
conducteur isolé à M et à une électrode retour N en surface se trouvant à une grande
𝑅𝐼 𝑉
distance de M. le potentiel V mesure est 𝑉 = 4𝜋𝐴𝑀 ⥤ 𝑅 = 𝐼 4𝜋𝐴𝑀𝑒𝑡𝐾 = 4𝜋𝐴𝑀 est le
coefficient du dispositif.
b. Dispositif latéral : on mesure dans ce cas la différence de potentiel entre 2 électrodes
M et N très proche situées sur 2 surfaces équipotentielles distances de dr concentriques
par rapport à A.
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Les potentiels en M et N sont donnés par :
𝑅𝐼 𝑅𝐼
𝑉𝑀 = 𝑒𝑡𝑉𝑁 =
4𝜋𝐴𝑀 4𝜋𝐴𝑁
𝑅𝐼 1 1 𝑀𝑁 ∆𝑉 4𝜋𝐴𝑀𝐴𝑁 ∆𝑉 4𝜋𝐴𝑀𝑁
∆𝑉 = 𝑉𝑀 − 𝑉𝑁 = [
4𝜋 𝐴𝑀
−
𝐴𝑁
] = 𝑅𝐼
4𝜋𝐴𝑀𝐴𝑁
⥤𝑅=
𝐼 𝑀𝑁
=𝐾
𝐼
et K= 𝑀𝑁
est le
coefficient de la sonde latérale.
La différence de potentiel est proportionnelle à la résistivité si l’intensité du courant envoyé est
constante :
𝑀𝑁
∆𝑉 = 𝑅𝐼
4𝜋𝐴𝑀𝐴𝑁
(a) : Sonde normale (b) : Sonde latérale.
Figure I.5 : Principe des outils électriques.
c. Latérologs : Les latérologs sont des dispositifs focalisés où on force le courant à
pénétrer dans la formation, perpendiculairement à l’axe du trou, suivant un fin pinceau
de lignes de courant, par l’envoi d’un courant focalisé à l’aide d’électrodes dites de
focalisation. Les latérologs sont de plusieurs configurations. On peut citer :
- Latérologs 3 : la sonde comporte une petite électrode centrale d’envoi de courant et 2
longues électrodes de focalisation.
- Latérologs 7 : la sonde comprend une électrode centrale d’envoi de courant et 3 paires
d’électrodes de focalisation.
- Latérologs 8 : identique au LL7 mais l’espacement et la distance entre 2 électrodes de
garde sont plus courts.
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Figure I.6 : Latérologs 3.
d. Outils d’induction : Les outils d’induction IL a pour principe d’envoyer dans une
bobine émettrice un courant alternatif. Le champ électromagnétique qui en résulte induit
dans la formation des courants qui circulent en anneaux coaxiaux à la sonde (courants
de Foucault) qui à leur tour engendrent leur propre champ électromagnétique qui en
traversant la bobine réceptrice y induisent une force électromotrice F.E.M
proportionnelle au flux traversant la bobine. Le courant alternatif émis est d’amplitude
et de fréquence constante et l’intensité des courants de Foucault ainsi que la F.E.M
induite dans la bobine sont proportionnels à la conductivité des formations et donc à
leur résistivité.
Remarque :
Le Log Induction est réalisé quand le forage est rempli d’air ou lorsque la boue utilisée est à
base d’huile et donc résistante (le courant électrique n’est plus assuré).
Détermination de la saturation en eau et en hydrocarbures
L’objectif principal des diagraphies de résistivité (diagraphies électriques) est la détermination
de la saturation en eau et en hydrocarbures dans la zone vierge et de la zone lavée des formations
à partir de la résistivité.
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Zone saturée en eau :
𝑛 𝑅 𝑅
𝑆𝑤 = √ 0 =1, en général n=2 et donc 𝑆𝑤 = √ 0
𝑅 𝑡 𝑅 𝑤
𝑅0 : résistivité de la formation saturée en eau (résistivité vraie de la formation).
Zone sous saturée :
𝐹.𝑅𝑤
- Zone vierge : 𝑆𝑤 = √ 𝑅𝑡
et 𝑆𝑤 + 𝑆ℎ𝑐 = 1
Avec
𝑅𝑤 : résistivité de l’eau d’imbibition ;
𝑆𝑤 : saturation en eau ;
𝑆ℎ𝑐 : saturation en hydrocarbures.
La résistivité de la zone vierge 𝑅𝑤 est donnée par la Grande normale 64’’, la Latérale 18’64’’,
le latérolog 7 et 3.
- Zone lavée :
𝐹.𝑅𝑚𝑓
𝑆𝑥𝑜 = √
𝑅𝑥𝑜
et 𝑆𝑥𝑜 + 𝑆ℎ𝑐 = 1
Avec
𝑅𝑥𝑜 : résistivité de la zone lavée ;
𝑆𝑥𝑜 : saturation en filtrat de la zone lavée ;
𝑆ℎ𝑐 : saturation en hydrocarbures résiduels.
La résistivité de la zone lavée 𝑅𝑥𝑜 est donnée par la petite normale 16’’, la Micronormale2’’,
le Microlatérolog.
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Le tableau suivant donne les différentes résistivités lues par les outils électriques :
Résistivité lues Logs électriques
Zone lavée : Rxo Petite normale 16’’, LLS (laterolog shallow),
micronormale 2’’, microlatérolog, ILS
(induction shallaw)
Zone vierge : Rt Grande normale 64’’, latéral 18’’8’’, LLD
(latérologs deep), latérolog 7 et 3, ILD
(induction deep)
Tableau 1 : Exemple de quelques outils électriques utilisés dans l’industrie pétrolière.
Les logs électriques, sauf ceux par induction, ne peuvent être enregistrés que dans des trous
remplis d’un fluide conducteur.
La lecture se fait en Ohm.m de la gauche vers la droite. Les outils mesurent des résistivités sur
plusieurs échelles tracées simultanément (ex de 0à20 ; 0-40,0-200 ; 0-2000 Ohm.m) ce qui
permet de lire aussi bien les faibles résistivités (sable à eau salée) que les fortes résistivités
(grès à hydrocarbures, calcaire, quartzites compacts).
IV.3 Diagraphies nucléaires
IV.3.1. Diagraphie Gamme Ray
IV.3.1.1. Principe et outils
Le log gamma ray est la mesure de la radioactivité naturelle des formations. La radioactivité
naturelle est la transformation spontanée d’un noyau atomique au cours de laquelle il y a
émission de rayonnement. La radioactivité des roches provient essentiellement du potassium,
de l’Uranium, du Thorium, du radium. Dans les formations sédimentaires, la concentration en
éléments radioactifs est faible ; l’enrichissement provient des lessivages des formations
granitiques et/ou volcaniques à l’origine de ces formations. Les rayonnements gamma, que
mesure le log gamma ray sont mesurés à l’aide de détecteurs, dont le plus en usage est le
scintillomètre. La réponse de l’outil est fonction de la concentration en poids du minéral
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radioactif dans la formation et de la densité de cette formation ; les formations à faible densité
absorbant plus de rayons gamma que les formations à forte densité.
Le log gamma ray s’enregistre en même temps que le log PS, il le remplace quand on a des
formations très résistantes, quand le forage est tubé ou quand le forage est réalisé avec des boues
non conductrices : boue à air, à huile Unité :𝜇𝑔 de radium / tonne ou API (1𝜇𝑔=16.5 API).
Les argiles ont une activité variant entre 100-200 API,
Les sables entre 30-80 API,
Les carbonates entre 10-50 API.
Figure. 7 : Outil d’enregistrement Gamma ray.
IV.3.1.2. Application et intérêts pratiques des diagraphies Gamma Ray
La mesure de la radioactivité naturelle sert essentiellement à la reconnaissance lithologique :
définition des bans d’argile en général très radioactifs ou l’enregistrement est dévié à droite.
Une réponse (enregistrement à gauche) dénote de formation propres (sables sans argile ou sable
propres, grès, calcaire, etc…).
Le log gamma ray peut être aussi utilisé pour la détection et l’évaluation de minerais radioactifs
ainsi que pour l’évaluation du pourcentage d’argiles :
𝐺𝑅𝑥 −𝐺𝑅𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒
On définit : Indice d’argile : 𝐼𝑋𝑎𝑟𝑔𝑖𝑙𝑒 = 𝐺𝑅
𝑎𝑟𝑔𝑖𝑙𝑒 −𝐺𝑅𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒
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La série doit comprendre un véritable banc d’argile et une zone de sable propre (ou calcaire)
qui serviront de référence. Cet indice donne un volume en excès et pour une estimation plus
précise, il faut corriger avec abaque.
IV.3.2. La diagraphie Gamma Gamma
IV.3.2.1. Principe et outils
Le log densité consiste à soumettre la formation à un rayonnement gamma émis par une source
et à enregistre l’intensité du rayonnement gamma diffusé à une certaine distance de la source
après collision de ces rayons gamma avec les électrons. Les photons gamma émis entrent en
collision avec les électrons de matrice et les éjectent quand ils les frappent de front ; on a une
transmission de l’énergie cinétique des photons aux électrons et une diffusion des photons
gamma émis. C’est l’effet Compton. L’intensité du rayonnement gamma diffusé et mesuré est
d’autant plus faible c’est-à-dire que les photons gamma ont perdu beaucoup de leur énergie que
le nombre de collisions est plus grand donc que la densité de la formation est élevée puisque
l’absorption des rayons gamma est directement liée à la quantité d’électrons présents dans la
formation (densité électrique) et par conséquent à la densité totale de la roche (Bulk density).
L’outil utilisé est le FDC (Formation Density Compensated) qui mesure à une certaine distance
de la source l’intensité du rayonnement gamma émis/ Il comprend 2 récepteurs : un qui lie loin
dans la formation et un autre qui lit près dans la formation. Les 2 courbes sont enregistrées et
traitées et on sort une courbe moyenne qui élimine les effets de trou, l’épaisseur et la densité du
mud cake. Les logs modernes sont directement enregistrés en gr/cm3 et à cette échelle en
densité on peut faire correspondre une échelle de porosité.
Figure. 8 : Dispositif FDC.
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IV.3.2.2. Application et intérêts pratiques des diagraphies Gamma Gamma
𝜌 −𝜌
Calcul de la porosité densité :𝜌𝑓𝑙 = 𝜃𝜌𝑓𝑙 + (1 − 𝜃)𝜌𝑚𝑎 soit 𝜃 = 𝜌 𝑚𝑎−𝜌 𝑏
𝑚𝑎 𝑓𝑙
𝜌𝑓𝑙 : 𝜌 du fluide de formation ;
𝜌𝑚𝑎 : 𝜌 de la matrice ;
𝜌𝑏 : 𝜌 lu sur le log.
COMPOSES FORMULES DENSITES
Quartz SiO2 2.654
Calcite CaCO3 2.710
Dolomite CaCO3MgCO3 2.870
Anhydrite CaSO4 2.960
Sylvinite KCl 1.984
Sel NaCl 2.165
Gypse caSO4, 2H2O 2.320
Eau douce H2O 1.00
Eau salée 200 000 ppm 1.146
Huile 0.850
Tableau 2 : Densité de quelques composés.
IV.3.3. Le diagraphie Neutron
IV.3.3.1. Principe et outil
Une source émettrice radioactive envoie des neutrons à une grande vitesse dans la formation
(voir figure ci –contre). Ceux-ci entrent en collision avec les noyaux de la formation et perdent
une partie de leur énergie perdue au cours de la collision dépend de la masse des noyaux des
formations. Une énergie perdue élevé c’est-à-dire une grande perte de vitesse signifie que la
masse des neutrons est pratiquement égale à la masse du noyau c’est-à-dire à la masse d’un
atome d’hydrogène. Par conséquent, le ralentissement des neutrons dépend largement de la
quantité d’hydrogène contenu dans la formation. C’est pourquoi les logs neutrons servent
également à déterminer les niveaux d’hydrocarbures dans la formation.
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Figure 9 : Dispositif radioactif Neutron.
Comme outil, nous avons l’outil CNL (Compensated Neutron Log) qui enregistre les neutrons
thermiques. Pour diminuer les effets de trou, il comprend 2 détecteurs et le rapport des taux de
comptage des détecteurs est traduit en indice d’hydrogène- neutron (porosité neutron).
Un abaque permet à partir de ce rapport (détecteur proche/ détecteur éloigné) d’obtenir selon le
type de formation les porosités.
En choisissant comme référence 100% pour de l’eau douce et 0% pour un calcaire compact
(CaCO3=0 hydrogène) on va obtenir une échelle variant de 0 à 100 qui dans un milieu poreux
calcaire va représenter la porosité et on parlera d’un neutron calibré calcaire.
IV.3.3.2. Applications et intérêts pratiques des diagraphies de porosité
Porosité neutron :
𝜌𝑏 = 𝜃𝜌𝑓𝑙 ∗ 𝑆𝑤 + (1 − 𝜃)𝜌𝑚𝑎
Lorsque le milieu n’est pas saturé, l’inconnue de saturation Sw apparait, empêchent une
détermination complète du milieu à l’aide des deux seuls sondes neutron-neutron (porosité) et
gamma gamma (densité globale).
Dans ce cas il faudra faire au moins une hypothèse sur l’une des trois variables (𝜌, 𝜑, 𝜌𝑚 .
L’hypothèse la plus couramment utilisée est celle sur la densité de matrice car elle dépend de
la lithologie qui peut être déterminé grâce aux autres diagraphies.
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IV.3.3. Diagraphie Sonique
IV.3.3.1. Principe et outil
Le principe du log sonique se fonde sur la propagation d’un train d’ondes qui émis par une
source et capté par un couple de récepteurs. Le log sonique est un enregistrement des temps de
transit (∆𝑡) du son dans une formation sur une distance de 1 pied : l’unité étant le pied/sec ou
micropied/sec.
Ce temps de transit est une fonction réciproque de la vitesse du son dans la formation qui
dépends, elle de la lithologie et de la porosité.
Vitesse dans la matrice Temps de transit matrice
(ft/sec) (micro sec/ft)
Grès 18 000 - 19 500 55.5 ou 21.0
Limon 21 000 – 23 000 47.5
Dolomites 23 000 43.5
Anhydrites 20 000 50.0
Sel 15 000 67.0
Fer 17 500 57
Tableau 3 : Vitesses et temps de transit du son dans certaines formations.
IV.3.3.2. Applications et intérêts pratiques des diagraphies soniques
Calcul de la porosité sonique :
∆𝑡𝑙𝑜𝑔 −∆𝑡𝑚𝑎
𝑡𝑙𝑜𝑔 = 𝜃 ∗ ∆𝑡𝑓𝑙 + (1 − 𝜃)∆𝑡𝑚𝑎 soit 𝜃 = ∆𝑡𝑓𝑙 −∆𝑡𝑚𝑎
∆𝑡𝑓𝑙 :∆𝑡 du fluide de formation ;
∆𝑡𝑚𝑎 :∆𝑡 de la matrice ;
∆𝑡𝑙𝑜𝑔 : ∆𝑡 lu sur le log.
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Université Amar Telidji Laghouat MGG321 2024/2025
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