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Comprendre l'Arthrose : Causes et Traitements

Ce document présente un devoir sur l'arthrose, une affection dégénérative des articulations, abordant sa définition, ses types, causes, facteurs de risque, épidémiologie, physiopathologie, diagnostic et traitement. Il souligne l'importance des articulations pour la mobilité et décrit les mécanismes de dégradation du cartilage et les symptômes associés à cette maladie. Le devoir est réalisé par un groupe d'étudiants de la faculté des sciences infirmières de l'Université publique de l'Artibonite.

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Comprendre l'Arthrose : Causes et Traitements

Ce document présente un devoir sur l'arthrose, une affection dégénérative des articulations, abordant sa définition, ses types, causes, facteurs de risque, épidémiologie, physiopathologie, diagnostic et traitement. Il souligne l'importance des articulations pour la mobilité et décrit les mécanismes de dégradation du cartilage et les symptômes associés à cette maladie. Le devoir est réalisé par un groupe d'étudiants de la faculté des sciences infirmières de l'Université publique de l'Artibonite.

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UNIVERSITÉ PUBLIQUE DE L’ARTIBONITE AUX GONAIVES

UPAG

FACULTÉ DES SCIENCES INFIRMIÈRES

FASI

Niveau: Deuxième année, deuxième session

Devoir de : Pathologie médicale

Titre du devoir: Arthrose

Groupe 7 : synergie

Les membres du groupe


Noms prénoms codes
1-ACCIL Vencita-Djoulimay AVD 070704

2-DESAMOUR Meny Daphena DMD 310302

3-ELTIMÉ Kimberlie. EK 130101

4-FLEURIDOR John-Lorguens FJL 280502

5-LOUIS Milca LM 180204

6-MATHIEU Smayka MS 301002

7-PRÉVALIEN Junie PJ 011104

8-MOISE Margane Djina MMD 031203

Soumis au prof : Dr Smath THERLONGES

Date de remise : 07 /11/2025

Score : _____
Plan du devoir
 Introduction
 Développement
 Définition
 Types
 Causes
 Facteur de risques
 Épidémiologie
 Physiopathologie
 Symptomatologie
 Diagnostic/diagnostic différentiel
 Les principales localisations de l’arthrose
 Traitement
 Pronostic
 Complications
 Prévention
 Conclusion

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Introduction

Au fil du temps, un grand nombre d’individus se trouvent confrontés à des épisodes de douleurs
invalidantes affectant des zones essentielles de la mobilité comme les genoux, les doigts ou les hanches.
Cet ensemble de signes cliniques et de souffrances localisées évoque irrémédiablement une pathologie
répandue et complexe.

Toute approche sérieuse de cette maladie doit cependant prendre racine dans la structure même qu'elle
dégrade: l’articulation. L’articulation se définit comme l’union de deux ou plusieurs os, permettant ainsi
les mouvements du squelette. Ces jonctions biologiques se classent en trois types principaux, selon leur
degré de mobilité :

 Les Synarthroses (immobiles) ;


 Les Amphiarthroses (semi-mobiles) ;
 Les Diarthroses, ou articulations synoviales (librement mobiles).

Ces dernières, les plus pertinentes dans le contexte de


l’arthrose, fonctionnent grâce à un mécanisme précis : les
extrémités osseuses sont protégées par du cartilage résilient,
le tout est enveloppé par une capsule articulaire et lubrifié
par le liquide synovial. Ce mécanisme assure un glissement
presque sans friction, garantissant l’importance
fondamentale des articulations dans la mobilité et, par
extension, l’autonomie de l’être humain.

En étudiant ces rouages essentiels, nous pouvons identifier


les points de fragilité : le vieillissement, les microtraumatismes
répétés et les contraintes biomécaniques sont autant de facteurs qui peuvent conduire à une dégradation
progressive des structures articulaires. Ce processus insidieux, qui se manifeste par une altération du
cartilage et une réaction de l’os sous-chondral, mène inexorablement à une altération profonde de la
fonction articulaire.

Si l’articulation est la clé de la mobilité, quelle est donc cette pathologie qui la transforme en source de
souffrance et de rigidité, et qui se profile derrière ces douleurs chroniques du quotidien ?

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Définition : L’arthrose est une affection dégénérative des articulations. Elle entraîne des
douleurs, des gonflements et des raideurs qui nuisent à la capacité d’une personne à se déplacer
comme elle l’entend.

L’arthrose touche l’ensemble de l’articulation, y compris les tissus qui l’entourent. Elle apparaît
le plus souvent aux genoux, aux hanches, à la colonne vertébrale et aux mains.

 Types d’arthrose

Arthrose primaire (primitive): l’arthrose primaire est une forme idiopathique, c’est-à-dire sans
cause identifiable. Elle est généralement liée au vieillissement naturel des articulations et à des
facteurs génétiques. Le cartilage s’use progressivement, entraînant des douleurs et une perte de
mobilité. Elle touche souvent les mains, les genoux, les hanches et la colonne vertébrale.

Arthrose secondaire Contrairement à l’arthrose primaire, l’arthrose secondaire résulte d’une


cause identifiable. Elle peut être due à un traumatisme articulaire, une malformation congénitale,
une maladie inflammatoire (comme la polyarthrite rhumatoïde), une infection articulaire ou une
nécrose osseuse. Le cartilage est endommagé de manière accélérée.

On peut citer :

 Coxarthrose (arthrose de la hanche)


 Gonarthrose (arthrose du genou)
 Arthrose cervicale concerne les vertèbres cervicales (cou).
 Arthrose lombaire :
 Arthrose digitale (des doigts):
 Rhizarthrose (arthrose du pouce): elle concerne l’articulation trapézo-
métacarpienne à la base du pouce. Elle est fréquente chez les personnes effectuant
des gestes répétitifs avec les mains.
 Omarthrose (arthrose de l’épaule): elle touche l’articulation gléno-humérale.
Moins fréquente, elle peut être secondaire à une rupture de la coiffe des rotateurs
ou à une instabilité articulaire.

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 Causes de l’arthrose
 L’arthrose est principalement causée par une dégradation naturelle du cartilage liée à
l’âge, qui réduit sa capacité de régénération, surtout après 50 ans. D’autres facteurs
peuvent aussi favoriser son apparition : les antécédents familiaux augmentent le risque
héréditaire, tandis que les blessures articulaires comme les fractures ou entorses peuvent
endommager durablement le cartilage. Le surpoids exerce une pression excessive sur les
articulations portantes, accélérant leur dégradation. Une activité physique intense et
répétitive, notamment dans certains sports, peut aussi endommagée prématurément les
articulations. Certaines maladies articulaires (polyarthrite, goutte, maladie de Lyme) ainsi
que des troubles métaboliques comme le diabète ou l’hémochromatose peuvent altérer la
santé articulaire. Bien que ces facteurs soient des éléments de risque, l’arthrose peut
toucher toute personne, indépendamment de son âge ou de son mode de vie.

 Facteurs de risque
 Plusieurs facteurs de risque identifiés
 Des facteurs de natures variées sont associés au risque de développer une arthrose :
 -L’âge : la maladie concerne en effet seulement 3 % des moins de 45 ans, mais 65 % des
plus de 65 ans et 80 % des plus de 80 ans.
 Sexe: les femmes sont plus touchées, notamment après la ménopause.
 Un excès de pression sur les articulations : en augmentant les contraintes mécaniques,
une surcharge pondérale, le port fréquent de charges lourdes, une activité physique trop
intense ou la pratique mal contrôlée de certains sports peuvent favoriser le
développement de l’arthrose.
 Des désordres métaboliques générés par le diabète, l’obésité, l’hypertension artérielle ou
encore les dyslipidémies.
 Certaines autres maladies de l’articulation, comme la chondrocalcinose (caractérisée par
des dépôts de calcium dans le cartilage), la goutte (caractérisée par des dépôts d’acide
urique dans l’articulation) ou encore les rhumatismes inflammatoires potentiellement
destructeurs comme la polyarthrite rhumatoïde ou le rhumatisme psoriasique.
 Certaines maladies osseuses au contact de l’articulation, comme l’ostéonécrose aseptique.

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 Certaines anomalies anatomiques (des déviations de l’axe de la jambe comme le genu
varum ou valgum, ou des dysplasies de hanche) ainsi que des séquelles de traumatisme
(fracture articulaire, entorse négligée, luxation, ablation du ménisque)
 La génétique : avoir des membres de sa famille atteints est, dans certains cas, un facteur
de risque. Par exemple, l’arthrose des mains peut être héréditaire. Il existe en outre des
maladies génétiques rares, comme les chondrodysplasies, qui peuvent provoquer une
arthrose généralisée.
 Sédentarité: le manque d'activité peut affaiblir les muscles qui soutiennent les
articulations.

 Épidémiologie de l’arthrose
 En 2019, quelque 528 millions de personnes dans le monde vivait avec l’arthrose, un
chiffre en hausse de 113 % par rapport à 1990.
 Environ 73 % des personnes ayant de l’arthrose ont plus de 55 ans et 60% sont des
femmes.
 Avec une prévalence de 365 millions de personnes concernées, le genou est l’articulation
la plus fréquemment touchée, suivi de la main et de la hanche.
 Parmi les personnes qui ont de l’arthrose, 344 millions présentent des niveaux de gravité
(modérés ou graves) pour lesquels une réadaptation serait bénéfique.
 La prévalence de l’arthrose devrait continuer d’augmenter à l’échelle mondiale du fait du
vieillissement de la population et de la hausse des taux d’obésité et des lésions
corporelles.
 L’arthrose n’est pas une conséquence évitable du vieillissement.

 Physiopathologie
 L’arthrose n’est pas une simple usure du cartilage mais un processus actif impliquant
toute l’articulation. Si la suppression des propriétés biomécaniques et biologiques du
cartilage articulaire est reconnue comme élément majeur de la physiopathologie de
l’arthrose la destruction arthrosique du cartilage est le résultat d’un déséquilibre entre
anabolisme et catabolisme de la matrice extracellulaire. Ce déséquilibre est accentué par
une apoptose chondrocytaire accélérée et par la participation du tissu synovial à

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l’activation chondrocytaire par libération de nombreux médiateurs. Enfin l’os sous
chondral pourrait participer aux phénomènes dégradatifs de la matrice probablement par
le biais d’une sécrétion d’enzymes protéolytiques par les cellules osseuses.
 Malgré la persistance de nombreuses inconnues dans la physiopathologie de l’arthrose
des progrès considérables ont été réalisées ces dernières années et les différents acteurs
de la dégradation du cartilage sont mieux connus.
 Enfin on constate actuellement un vif intérêt dans la connaissance des mécanismes
initiateurs de la maladie.

 Le diagnostic de l’arthrose

Le diagnostic de l’arthrose repose sur une approche globale combinant les symptômes du
patient, son historique médical et un examen clinique approfondi. Voici les principales étapes de
cette évaluation:

 Recueil des symptômes :

Le médecin interroge le patient sur la localisation de la douleur, la raideur articulaire et les


éventuelles limitations de mouvement. Il s’intéresse à la durée des symptômes et à leur impact
sur les activités quotidiennes (marche, gestes courants, etc.).

 Examen clinique :

L’arthrose se manifeste cliniquement par une douleur de type mécanique, c’est-à-dire qu’elle est
déclenchée par l’effort ou l’utilisation de l’articulation et soulagée par le repos. Un autre signe
clé est la raideur matinale ou après une période d’inactivité, appelée « dérouillage », qui est de
courte durée (moins de 15 minutes), permettant de la distinguer des maladies inflammatoires.
Les symptômes varient en intensité, et il existe souvent une discordance frappante entre la
gravité des lésions vues à la radiographie et la gêne réelle ressentie par le patient, qui peut aussi
noter des craquements, des dérobements, ainsi que des déformations osseuses (ostéophytes),
notamment au niveau des petites articulations.

 Examens d’imagerie :

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Dans la plupart des cas, une simple radiographie suffit à confirmer la présence d’arthrose et à
surveiller son évolution. Elles montrent un pincement de l’interligne articulaire, des ostéophytes
ou des modifications osseuses.

Les radiographies (rayons X) d’une articulation touchée par l’arthrose montrent quatre
caractéristiques distinctes, qui indiquent la dégradation de l’articulation. Les quatre signes
radiologiques de l’arthrose (POGO)

1. Pincement localisé de l’interligne articulaire (P)

Le premier signe est le pincement localisé de l’interligne articulaire. L’interligne est l’espace
visible entre les os de l’articulation. Normalement, cet espace est occupé par le cartilage, qui
n’est pas visible sur une radio. Lorsque l’arthrose se développe, le cartilage s’use et s’amincit.
Cette perte de cartilage se traduit sur la radiographie par une réduction (un pincement) de cet
espace. Ce pincement est souvent plus marqué dans la zone de l’articulation qui supporte le plus
de poids ou de contraintes.

2. Ostéophytes (O)

Le deuxième signe est la formation d’ostéophytes. Ce sont des excroissances osseuses qui
apparaissent sur les bords de l’articulation. Communément appelés « becs de perroquet »
lorsqu’ils sont localisés sur la colonne vertébrale, les ostéophytes sont la tentative de l’organisme
de stabiliser l’articulation en réaction à la destruction du cartilage et à l’instabilité qui en résulte.
Bien que visant à stabiliser, ils peuvent devenir une source de douleur ou de limitation du
mouvement.

3. Géodes inconstantes (G)

Les géodes (également appelées kystes ou lacunes sous-chondrales) sont le troisième signe. Ce
sont des petites cavités, des sortes de « trous » remplis de liquide, qui se développent au sein de
l’os, juste sous la surface articulaire endommagée (l’os sous-chondral). Ces lésions ne sont pas
toujours présentes (d’où le terme « inconstantes ») mais, lorsqu’elles sont visibles, elles
témoignent d’une souffrance de l’os soumis à un stress mécanique excessif.

4. Ostéocondensation sous-chondrale (O)

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Enfin, on observe l’ostéocondensation sous-chondrale. L’os situé directement sous la zone de
cartilage usé devient plus dense, plus épais, et apparaît donc plus blanc sur la radiographie. Cela
se produit car l’os, n’étant plus protégé par l’effet amortisseur du cartilage, subit directement les
forces de pression. Il réagit en se durcissant, ce qui est un signe typique de remaniement osseux
dû à la surcharge.

Cependant, dans des cas où le diagnostic reste incertain, des examens complémentaires peuvent
être prescrits. Il peut s’agir d’un scanner, d’une scintigraphie osseuse, d’une arthrographie, d’une
échographie ou encore d’une IRM pour mieux visualiser les structures articulaires.

 Examens biologiques :

En tant que maladie mécanique liée à l’usure, l’arthrose ne présente aucun signe biologique
d’inflammation systémique : les marqueurs inflammatoires sanguins classiques comme la vitesse
de sédimentation (VS) et la protéine C-réactive (CRP) sont généralement normaux. De même,
l’analyse du liquide synovial (le liquide de l’articulation) confirme la nature mécanique du
trouble : il est clair et visqueux, et ne contient qu’une faible quantité de globules blancs (moins
de 1000 par mm3) et de protéines. Cette absence de marqueurs sanguins ou articulaires
d’inflammation élevée est un critère essentiel pour distinguer l’arthrose des maladies articulaires
inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde.

 Le diagnostic différentiel de l’arthrose

Le diagnostic différentiel de l’arthrose implique d’écarter plusieurs pathologies pouvant


présenter des symptômes similaires. Cela inclut notamment:

 Maladies rhumatismales inflammatoires et microcristallines :


 Polyarthrite rhumatoïde et arthrite psoriasique : Ces maladies inflammatoires
chroniques peuvent toucher les mêmes articulations que l’arthrose, notamment celles des
mains, mais leur évolution, les signes associés (inflammation, raideur prolongée, atteintes
symétriques), ainsi que les résultats d’imagerie ou biologiques les différencient.

L’arthrite psoriasique peut, par exemple, montrer des érosions osseuses ou un épanchement
articulaire visible à l’échographie.

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 Goutte et chondrocalcinose : Ces arthropathies dues au dépôt de cristaux (d’acide urique
ou de pyrophosphate de calcium) peuvent provoquer des épisodes douloureux aigus
similaires à l’arthrose. Elles peuvent aussi coexister avec elle, notamment dans les
articulations des doigts.

 Troubles des tissus mous et autres atteintes articulaires :


 Tendinites et bursites : Ces inflammations des tendons ou des bourses séreuses peuvent
causer des douleurs semblables à celles de l’arthrose. Par exemple, une tendinite de De
Quervain ou ténosynovite peut imiter une arthrose à la base du pouce (rhizarthrose).
 Nécrose avasculaire :La nécrose de la tête fémorale, due à une interruption de la
circulation sanguine, engendre des douleurs à la hanche qui peuvent prêter à confusion
avec la coxarthrose.
 Lésions méniscales ou labrales : Des déchirures de ces structures peuvent provoquer
douleurs, craquements ou blocages articulaires, très proches des symptômes de l’arthrose.
 Lésions du cartilage ou corps étrangers intra articulaires : Ces anomalies mécaniques
internes peuvent entraîner une symptomatologie proche, comme des frottements ou des
douleurs à la mobilisation.

Ainsi, une évaluation clinique rigoureuse, accompagnée d’examens d’imagerie et parfois


biologiques, est nécessaire pour distinguer l’arthrose de ces autres pathologies.

 Les localisations les plus fréquentes de l’arthrose


 Gonarthrose

La gonarthrose est un rhumatisme dégénératif chronique non inflammatoire du genou (fémoro-


tibial et/ou fémoro-patellaire). Elle évolue par poussées et s’aggrave progressivement, étant
souvent bilatérale.

Physiopathologie

 Réaction Mécanique : L’excès de contraintes mène à la fissuration et à l’hyperhydratation


du cartilage, diminuant sa résistance.
 Réaction Biologique : Hyperactivité puis épuisement et nécrose des chondrocytes, ce qui
accélère la destruction de la matrice cartilagineuse par les enzymes.

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 Épidémiologie & Étiologies
 Fréquence : 20% des sujets de plus de 60 ans. Terrain : \ge 50 ans, souvent obèse.
 Gonarthrose Primitive (Facteurs Généraux) : Vieillissement, Surcharge pondérale
(Obésité), facteurs métaboliques/hormonaux (ménopause), maladie polyarthrosique.
 Gonarthrose Secondaire (Problèmes Mécaniques Locaux) :
 Fémoro-Tibiale : Séquelles de traumatismes (ménisques, LCA), arthropathies,
Désaxation majeure (Genu Varum/Valgum), inégalité de longueur.
 Fémoro-Patellaire : Chocs répétés, Dysplasies (rotuliennes, fémorales) causant une
déviation.

 Clinique et Diagnostic

L’évaluation clinique repose sur trois piliers : l’interrogatoire (antécédents, nature de la douleur,
retentissement), l’examen objectif (recherche d’un épanchement, bilan articulaire, et signe clé du
rabot), et le bilan fonctionnel (boiterie, tests spécifiques).

La sévérité fonctionnelle est mesurée par l’Indice de Lequesne :

 1-4 (gêne modeste),


 5-7 (gêne moyenne),
 8-10 (gêne importante),
 11-13 (gêne très importante), et
 14 (gêne sévère).

Le bilan biologique est généralement normal.

 Diagnostic

Le diagnostic de certitude est radiologique (clichés face, profil, Schuss),


révélant le pincement articulaire, les ostéophytes et la sclérose. La sévérité
radiologique est classée selon Kellgren et Lawrence :

 Stade 1 : ostéophytes mineures.


 Stade 2 : Ostéophytes sans pincement articulaire.
 Stade 3 : pincement articulaire modéré.

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 Stade 4 : pincement articulaire avec condensation de l’os sous-chondral.

Un bilan d’axe (télémétrie) est essentiel pour la planification thérapeutique.

 Prise en Charge

Objectif : Soulager la douleur et améliorer la fonction)

 Mesures Conservatrices (Priorité) :


 Hygiène de Vie : Perte de poids (Essentiel), canne, éviter l’accroupissement.
 Médicaments : Antalgiques/AINS (crises), SYSADOA, Visco-supplémentation (fond).
 Kinésithérapie : Renforcement du quadriceps, mobilité.
 Options Chirurgicales (Dernier Recours) :
 Ostéotomie : Correction d’axe pour retarder la prothèse.
 Prothèses du Genou (PTG) : Remplacement articulaire pour douleur rebelle.

 Arthrose Digitale

Au niveau de la main, les principales articulations atteintes sont au nombre de trois :

la base du pouce, sur l’articulation qui unit le poignet et le pouce (l’articulation métacarpienne),
l’articulation à côté de l’ongle, aux extrémités des doigts (articulations inter-phalangiennes
distales), l’articulation du milieu des doigts (articulations inter-phalangiennes proximales)

 Signes et symptômes

La raideur, la déformation et la douleur sont les symptômes communs à toutes les formes
d’arthrose de la main. Dans l’arthrose essentielle (sans cause apparente), de petits nodules
indurés peuvent se développer sur les articulations du milieu des doigts, ou articulations inter-
phalangiennes proximales (nodules de Bouchard) et sur les articulations de l’extrémité des
doigts, ou articulations inter-phalangiennes distales (nodosités d’Heberden). Une douleur
profonde, sourde, à la base du pouce, est typiquement retrouvée dans l’arthrose de la base du
pouce ou rhizarthrose. On peut également constater une déformation avec une tuméfaction à ce
niveau, en regard de l’union du pouce avec le poignet. La force de serrage et de la pince pouce-

11 | P a g e
index peut être fortement diminuée, avec un retentissement important sur les activités de la vie
quotidienne.

Ouvrir une bouteille ou tourner une clé devient difficile, voire impossible. La douleur,
l’enraidissement, la déformation et la perte de force peuvent également traduire une arthrose du
poignet.

Épidémiologie

L’arthrose est une affection extrêmement courante :

1. Fréquence générale : Elle touche 60 % des patients de plus de


60 ans, ce qui en fait la forme d’arthrose la plus fréquente.

2. Localisations principales au niveau de la main :


Interphalangiennes Distales (IPD) : C’est la localisation la plus fréquente de l’arthrose de la
main, prédominant chez la femme et ayant une forte composante héréditaire.

Trapézométacarpienne (ou Rhizarthrose) : Souvent bilatérale et liée aux microtraumatismes


répétés, elle affecte la base du pouce.

Scaphotrapézienne (CCA) : Une autre localisation moins fréquente au niveau du poignet


(Carpienne-Carpienne-Anatomique).

Diagnostic

Évaluation de l’arthrose

L’évaluation de l’arthrose combine :

• L’examen clinique (par le médecin) : Évalue les articulations, le retentissement sur la vie
quotidienne et l’aspect de la main pour poser le diagnostic du type d’arthrose.

• La radiographie : Évalue la sévérité de l’atteinte en identifiant le pincement articulaire, la


présence d’ostéophytes (formation osseuse anormale) et des bandes osseuses denses aux bords de
l’articulation.

Traitements

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L’objectif premier de la prise en charge de l’arthrose est de diminuer la douleur et de restaurer la
fonction des articulations touchées. Le traitement est initialement médical (conservateur) et doit
être maintenu sur le long terme. Le recours à la chirurgie n’est envisagé qu’en dernier recours,
lorsque les douleurs deviennent intolérables ou que la fonction des doigts est très altérée.

Traitement médical (Conservateur)

Il repose sur l’utilisation d’antalgiques et d’anti-inflammatoires pour contrôler la douleur. En cas


de poussée inflammatoire, le repos des articulations est crucial, parfois aidé par le port d’attelles
(orthèses) la nuit. Des mesures physiques comme la chaleur (bains chauds, cataplasmes) peuvent
soulager, tandis que le froid est utile en cas de gonflement. Il est vital de maintenir la mobilité
des doigts par une activité quotidienne adaptée et la rééducation. Une option temporaire est
l’injection de corticoïdes dans l’articulation.

Traitement chirurgical

La chirurgie est proposée lorsque le traitement médical est inefficace. Elle vise à rétablir la
meilleure fonction possible et à supprimer (ou réduire) la douleur. Il existe deux approches
principales :

1. Fusion articulaire (Arthrodese) : Elle consiste à retirer les surfaces articulaires détruites et à
souder les deux pièces osseuses. Cela supprime la mobilité de l’articulation douloureuse, ce qui
élimine la douleur et corrige les déformations.

2. Reconstruction/Remplacement (Arthroplastie) : Elle consiste à enlever la partie détériorée et à


la remplacer. Le remplacement peut se faire par des tissus mous (comme un tendon enroulé) ou
par un implant articulaire (prothèse). Cette approche vise principalement à restituer la fonction
de l’articulation.

Le choix de l’intervention dépend de l’articulation affectée, du niveau d’activité du patient et de


ses besoins spécifiques.

 Coxarthrose (Arthrose de la hanche)

La coxarthrose est l’arthrose qui affecte l’articulation coxo-fémorale (la hanche).

13 | P a g e
Prévalence : Elle concerne environ 10 % de la population dans la tranche d’âge de 65 à 75 ans.

Origine : La moitié des cas (50 %) sont des formes dites secondaires, c’est-à-dire qu’elles
découlent d’une anomalie préexistante de l’articulation, notamment la dysplasie de la hanche
(anomalie du développement articulaire).

Généralité

La coxarthrose (arthrose de la hanche), une affection courante touchant environ 10% des patients
de plus de 60 ans. Le signe fonctionnel principal est la douleur mécanique, localisée au pli
inguinal avec une irradiation possible vers la face antérieure de la cuisse et du genou (nécessitant
un examen de la hanche en cas de douleur au genou). Cette douleur limite le périmètre de marche
et peut entraîner une boiterie ou une attitude vicieuse en flessum ou rotation externe (RE).
L’évaluation de l’impact fonctionnel se fait via des indices comme Lequesne ou WOMAC. La
coxarthrose est primitive dans 40% des cas et secondaire dans 60% (liée à des anomalies
architecturales congénitales ou acquises, fractures, ostéonécrose, coxite, inégalité de longueur
des membres inférieurs, ou maladie de Paget). Le diagnostic est confirmé par l’imagerie
(radiographie de hanche de face en charge). Un cas particulier est la coxarthrose rapidement
destructrice, caractérisée par un pincement articulaire rapide (plus de 5% ou 2 mm en moins d’un
an) survenant typiquement chez la femme obèse d’environ 65 ans après un traumatisme ou
surmenage, avec une douleur plus brutale et l’absence d’ostéophytes en raison de l’évolution
accélérée.

Diagnostic

Le diagnostic de l’arthrose de la hanche (coxarthrose) repose sur l’évaluation clinique et


l’imagerie.

1. Diagnostic Clinique

• Douleur : Le symptôme clé est une douleur très intense (+++), typiquement au pli de l’aine ou
projetée au genou. Elle est d’horaire mécanique (déclenchée par l’effort) et peut entraîner des
réveils nocturnes.

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• Examen Physique : Le médecin recherche une boiterie, une raideur articulaire
(particulièrement en rotation) et une attitude vicieuse de la hanche (flessum, Rotation Externe).

• Fonctionnel : L’Indice de Lequesne est utilisé pour quantifier le retentissement ; un score élevé
(10-12) peut justifier une intervention chirurgicale.

2. Diagnostic Radiologique

Les radiographies standard (bassin de face debout et Faux Profil de Lequesne) permettent de
confirmer le diagnostic et de classer la sévérité (Classification de KL).

Les signes radiologiques caractéristiques sont :

 Le pincement articulaire (réduction de l’espace, souvent supéro-latéral).


 L’ostéosclérose (densification de l’os sous-chondral).
 Les ostéophytes (becs osseux marginaux).
 Les géodes (kystes osseux).
3. Formes Spécifiques

Il est crucial de distinguer la coxarthrose des Diagnostics Différentiels (comme la Cruralgie ou


l’Ostéonécrose).

• Coxarthrose Destructive Rapide (CDR) : Forme agressive avec une perte rapide de cartilage
ou souvent chez la femme obèse.

• Coxarthrose Secondaire : Elle résulte d’une anomalie préexistante, soit congénitale (ex :
dysplasie luxante, protrusion acétabulaire) soit acquise (ex : séquelles de fracture, Ostéonécrose
aseptique, ou Maladie de Paget).

Traitement de la Coxarthrose :

Le traitement vise à diminuer la douleur et préserver l’articulation.

Traitement Médical (Systématique)

Il débute toujours par des mesures d’épargne articulaire : perte de poids, adaptation des sports
(préférer natation/vélo), utilisation d’aides mécaniques, et repos lors des crises. La rééducation

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douce est essentielle pour maintenir la mobilité. Les médicaments de base sont les antalgiques
(Palier I, comme le Paracétamol), complétés par des AINS en cures courtes si besoin.

Traitement Chirurgical (Si échec)

La chirurgie est envisagée si le traitement médical échoue après trois mois ou si la douleur et la
fonction sont trop altérées.

• Chirurgie Conservatrice : Destinée aux patients jeunes ou aux formes secondaires (dysplasie).
Elle consiste en des ostéotomies (coupes et réorientations osseuses) pour corriger l’architecture
de la hanche.

• Chirurgie Non Conservatrice : Le traitement de référence est la Prothèse Totale de Hanche


(PTH). Elle remplace l’articulation détruite et offre un excellent taux de survie à long terme,
malgré des risques de complications (infection, descellement).

L'arthrose du rachis

La colonne vertébrale est constituée de vertèbres qui s’articulent entre elles par l’intermédiaire
des articulations et des cartilages. L’arthrose de la colonne vertébrale est, de ce fait, caractérisée
par l’usure chronique des vertèbres lombaires très souvent, notamment au niveau des apophyses
articulaires postérieures. Cette pathologie donne le plus souvent suite à la dégénérescence du
disque intervertébral.

L’arthrose de la colonne vertébrale regroupe l’arthrose cervicale et l’arthrose lombaire.

Causes de l'arthrose rachidienne

L’arthrose rachidienne est secondaire à :

L’âge, Une fracture vertébrale suite à un traumatisme, Une inflammation ou infection des
disques intervertébraux : spondylodiscite, Une inflammation des articulations vertébrales comme
la maladie de Scheuermann, Une attitude posturale « vicieuse » comme la scoliose, une déviation
latérale de la colonne vertébrale ou encore l’hypercyphose (dos rond).

D’autres facteurs peuvent être à l’origine des arthroses vertébrales tels que: Le stress physique
imposé par la profession, les maladies qui affaiblissent les muscles du tronc

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Symptômes

Les symptômes diffèrent selon la localisation des lésions. L’arthrose lombaire est habituellement
basse, médiane ou en barre et entraîne des douleurs au niveau de la charnière dorso-lombaire ou
lombaire haute. Les douleurs mécaniques sont maximales le matin et le soir, et aggravées par les
mouvements. Des crises aigües comme la sciatique, la névralgie crurale sont des symptômes de
la hernie discale qui comprime les racines nerveuses lombaires.

L’arthrose cervicale engendre des douleurs et des raideurs dans le haut du dos et dans le cou.

Traitement

Le traitement de l’arthrose rachidienne passe par :

La kinésithérapie, Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, Les antalgiques généraux adaptés à


l’intensité de la douleur, Le repos est également préconisé pour soulager les poussées d’arthrose.
Toutefois, la meilleure façon de calmer une mobilité rachidienne est de fortifier les muscles para
vertébraux. La pratique d’une activité physique est alors vivement conseillée.

Complication de l'arthrose du rachis:

Les complications possibles de l’arthrose du rachis sont la détérioration de la moelle épinière. Ce


phénomène survient lorsque les vertèbres sont traversées par un canal, ce canal est rétréci par les
déformations engendrées par la pathologie.

 Le traitement de l’arthrose
Bien qu’il n’existe pas encore de traitement permettant de guérir l’arthrose, plusieurs approches
permettent de soulager les symptômes et d’améliorer la mobilité des articulations atteintes.

Le choix des traitements dépend du stade de la maladie, des articulations concernées et des
préférences du patient.

 Traitements non médicamenteux (en première intention):

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Activité physique adaptée : La rééducation fonctionnelle, les exercices de renforcement
musculaire et les étirements contribuent à préserver la mobilité, renforcer les muscles autour des
articulations et réduire la douleur.

 Perte de poids : En cas de surcharge pondérale, perdre du poids diminue la pression


exercée sur les articulations portantes (comme les genoux ou les hanches), ce qui
améliore la qualité de vie.
 Traitements médicamenteux :

Ils visent à atténuer la douleur et l’inflammation.

On utilise notamment des antalgiques (paracétamol), des anti-inflammatoires non stéroïdiens


(AINS), ou dans certains cas, des médicaments plus puissants prescrits par le médecin. Des
infiltrations de corticoïdes ou d’acide hyaluronique peuvent aussi être proposées.

 Thérapies complémentaires : Certaines approches alternatives comme l’acupuncture, le


yoga, les massages ou la relaxation peuvent soulager la douleur et améliorer le bien-être
général.
 Chirurgie (en dernier recours):Lorsque les douleurs deviennent invalidantes malgré les
autres traitements, une intervention chirurgicale peut être envisagée : arthroscopie,
ostéotomie ou remplacement articulaire (arthroplastie).

Même si on ne peut pas guérir l’arthrose, il est tout à fait possible de vivre avec en maîtrisant les
symptômes grâce à un suivi adapté, une bonne hygiène de vie et des soins personnalisés.

 Pronostic

Le pronostic de l'arthrose est généralement bon mais variable selon la localisation, la sévérité et
les facteurs individuels. Son évolution est lente et progressive, mais peut parfois s'accélérer
entraînant des douleurs et raideur. Elle n'est pas toujours invalidante: c'est-à-dire certaines
personnes peuvent présenter peu de symptômes malgré des lésions importantes à l'imagerie. Le
pronostic fonctionnel reste souvent favorable si la prise en charge est précoce et adapté.
L'activité physique, la kinésithérapie et la perte de poids permettent de ralentir l'évolution et de
maintenir la mobilité. Cependant, certaines formes, notamment celles qui touchent la hanche ou
le genou peuvent devenir handicapantes et nécessiter une chirurgie (prothèse).

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 Prévention contre l’arthrose

L’arthrose, selon Roos et Arden (2016), « peut être prévue et traitée précocement ». En effet,
pour la prévenir ainsi que ses complications, il est essentiel de lutter contre plusieurs facteurs de
risques (Expanscience, n.d.). Dans un article publié sur Vidal (2023), il est proposé certaines
activités permettant de prévenir l’arthrose.

 Faire de l’exercice physique

Pratiquer un exercice physique nourrit le cartilage et assure le renforcement des muscles. Voilà
pourquoi, il est conseillé de pratiquer une activité physique adaptée à son cas. Car, elle permet de
maintenir les articulations en bonne santé. Toutefois, il faut toujours respecter les règles
d’échauffement et de faire de bons gestes techniques. Si un patient attient d’un début d’arthrose,
il est recommandé de pratiquer la marche, la natation, etc….

 Lutter contre le surpoids

Le surpoids augmente la pression sur les articulations, de manière particulière les genoux. Pour
lutter contre le surpoids, il faut donc avoir une alimentation équilibrée tout en évitant de
consumer trop de sucre.

 Boire suffisamment d’eau

L’eau contribue à la conservation de l’élasticité du cartilage. Lutter contre les traumatismes


articulaires et les microtraumatismes répétés et certaines anomalies de la statistique des membres
inférieurs. Eviter de porter des charges lourdes et de travailler en position accroupie ou
agenouillée (Expanscience, n.d.).

 Complication

L'arthrose étant une maladie dégénérative, elle entraîne des douleurs chroniques et une gêne
fonctionnelle.

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Sur le plan articulaire, la principale complication est la déformation de l'articulation (comme
les nodosités d'Heberden et de Bouchard aux doigts) et la raideur articulaire entraînant une
diminution de la mobilité. La dégradation du cartilage peut provoquer des poussées douloureuses
répétées et une inflammation locale (synovite) favorisant la progression de la maladie. À un
stade avancé, l'articulation peut devenir instable ou complètement bloquée.

Sur le plan fonctionnel, les douleurs chroniques et la perte de mobilité entraînent une
diminution de l'autonomie, des difficultés dans les gestes de la vie quotidienne et parfois une
sédentarité peut favoriser la prise de poids et les troubles métaboliques. À Long terme, cela peut
conduire à une atrophie musculaire et à une altération importante de la qualité de vie.

Enfin, certaines complications chirurgicales peuvent survenir chez les patients opérés (infection,
descellement de prothèse, thrombose), bien que ces risques soient rares avec une bonne prise en
charge.

 Prévention des complications

La prévention des complications de l’arthrose repose sur une prise en charge précoce et globale
visant à ralentir l’évolution de la maladie, à préserver la mobilité articulaire et à maintenir la
qualité de vie.

Elle passe d’abord par l’adoption de mesures hygiéno-diététiques : le maintien d’un poids
corporel adéquat diminue la charge exercée sur les articulations portantes, notamment les genoux
et les hanches. L’activité physique régulière, adaptée à la condition du patient (comme la
marche, la natation ou le vélo), permet d’entretenir la souplesse articulaire, de renforcer les
muscles et d’améliorer la stabilité des articulations. Il est également essentiel d’éviter les
mouvements répétitifs ou les efforts excessifs susceptibles d’aggraver les lésions articulaires. La
kinésithérapie contribue à améliorer la mobilité et à corriger les déséquilibres musculaires. Sur le
plan médical, un suivi régulier permet d’ajuster les traitements antalgiques et anti-
inflammatoires, et de prévenir les effets secondaires.

Enfin, l’éducation thérapeutique du patient joue un rôle clé : elle favorise l’autonomie,
l’observance des mesures préventives et l’adaptation du mode de vie afin de limiter la
progression de la maladie et les risques de handicap.

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 Prise en charge infirmière

Les soins infirmiers pour l'arthrose visent la gestion des symptômes, l'éducation du patient et le
soutien à la mobilité.

Gestion de la Douleur et des Médicaments : Évaluer la douleur et administrer les médicaments


prescrits (oraux, topiques, injections), appliquer des méthodes non pharmacologiques
(chaud/froid).

Éducation et Soutien : Informer le patient sur la maladie, l'importance du poids santé et de


l'activité physique à faible impact, aider à l'utilisation des aides techniques (cannes, orthèses)
pour soulager les articulations.

Mobilisation : Encourager et assister dans les exercices pour maintenir la force musculaire et la
mobilité articulaire.

Soins Spécialisés : Coordination des soins avec l'équipe de santé, accompagnement pré- et post-
opératoire en cas de chirurgie (ex. : remplacement articulaire).

Conclusion
L’étude de l’arthrose révèle une pathologie chronique, dégénérative et non
inflammatoire, dont l’impact sociétal est majeur. Elle est définie par la dégradation
progressive du cartilage articulaire due à l’excès de contraintes, entraînant une
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réaction de l’os sous-chondral. Les radiographies confirment cette atteinte en
révélant les quatre signes cardinaux résumés par le mémento POGO : Pincement
articulaire, formation d’Ostéophytes, apparition de Géodes, et Ostéocondensation
sous-chondrale. La sévérité de ces lésions est d’ailleurs classée par l’échelle de
Kellgren et Lawrence, qui permet d’évaluer l’étendue de la destruction, du stade 1

(ostéophytes mineures) au stade 4 (destruction avancée et pincement sévère).


Cliniquement, l’arthrose se manifeste principalement par une douleur mécanique
caractéristique, qui est strictement déclenchée par l’usage de l’articulation (comme
dans la gonarthrose ou la coxarthrose) et s’atténue notablement avec le repos. La
raideur matinale ou après une immobilisation, appelée « dérouillage », est brève,
ne dépassant généralement pas 15 minutes. Le diagnostic repose sur la
confirmation radiologique et l’absence de signes biologiques d’inflammation (VS
et CRP normales), soulignant le caractère non systémique de la maladie.

Face à cette chronicité et malgré les options chirurgicales (comme la Prothèse


Totale de Hanche ou de Genou) pour les cas les plus sévères, la prise en charge
demeure initialement et durablement conservatrice. En somme, bien que l’arthrose
soit une maladie du cartilage, sa gestion est avant tout une affaire
d’accompagnement global du patient dans son quotidien.

WEBOGRAPHIE
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du-tissu-conjonctif/troubles-articulaires/arthrose#Classification_v906127_fr
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%20possibles,une%20complication%20de%20l'arthrose
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