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La philosophie : questionner pour comprendre

La philosophie est un discours qui encourage l'interrogation et le doute, visant à dépasser les opinions personnelles pour atteindre une compréhension universelle des problèmes fondamentaux de l'existence. Elle repose sur une méthode de réflexion critique et a pour projet de donner un sens au monde pour orienter l'action. Les principaux domaines de réflexion incluent la métaphysique, la logique, l'épistémologie, l'esthétique, l'anthropologie philosophique, l'éthique et la philosophie politique.

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La philosophie : questionner pour comprendre

La philosophie est un discours qui encourage l'interrogation et le doute, visant à dépasser les opinions personnelles pour atteindre une compréhension universelle des problèmes fondamentaux de l'existence. Elle repose sur une méthode de réflexion critique et a pour projet de donner un sens au monde pour orienter l'action. Les principaux domaines de réflexion incluent la métaphysique, la logique, l'épistémologie, l'esthétique, l'anthropologie philosophique, l'éthique et la philosophie politique.

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1.

La philosophie est un discours qui repose de prime abord sur la possibilité de


s’étonner de la complexité du monde dans lequel nous vivons.
2. La philosophie invite à une attitude interrogative et non dogmatique, c’est
pourquoi rien ne peut y être tenu pour acquis.
3. Chaque idée avancée est systématiquement soumise au doute de la raison afin
de dépasser le point de vue personnel, l’opinion et ainsi de tendre à
l’universalité. En philosophie, les questions sont toujours plus importantes
que les réponses.
4. Une définition adéquate d’une discipline doit présenter l’objet, la méthode et
le projet.
5. L’objet de la philosophie réside dans les problèmes fondamentaux de
l’existence
qui touchent à l’ensemble de la réalité́ . Sa méthode est la réflexion rationnelle
et cri- tique. Son projet consiste à donner un sens au monde afin d’orienter
l’action individuelle et collective.
6. Parmi les principaux champs de la réflexion philosophique, mentionnons les
domaines de la métaphysique, de la logique, de l’épistémologie, de
l’esthétique, de l’anthropologie philosophique, de l’éthique et de la
philosophie politique.

• Document 1
« [L]a principale, la première tâche du philosophe est de mettre
ses représentations à l'épreuve, d'en faire la critique, et de n'en
accepter aucune sans examen. Voyez, dans le cas de la monnaie,
puisque cela semble avoir de l'importance pour vous, la
technique que nous avons inventée et tous les procédés auxquels
a recours l'expert pour authentifier la monnaie [...]. Ainsi, dans
les domaines où nous pensons qu'il est important de se tromper
ou de ne pas se tromper, nous prêtons une grande attention à
l'examen de ce qui peut induire en erreur ; mais, quand il s'agit
de cette malheureuse partie directrice de l'âme, nous baîllons,
nous dormons, et nous acceptons chaque représentation : c'est
que le tort que nous nous faisons ne nous frappe pas. »
Epictète, Entretiens, I, 20
Faire de la philosophie, c'est comme vérifier l'authenticité d'une
pièce de monnaie. Que signifie cette comparaison d'Epictète ?

• Document 2.

« Penser, c’est dire non. Remarquez que le signe du oui est d’un
homme qui s’endort ; au contraire le réveil secoue la tête et dit
non. [...] Ce qui fait que le monde me trompe par ses
perspectives, ses brouillards, ses chocs détournés, c’est que je
consens, c’est que je ne cherche pas autre chose. Et ce qui fait
que le tyran est maître de moi, c’est que je respecte au lieu
d’examiner. Même une doctrine vraie, elle tombe au faux par
cette somnolence. C’est par croire que les hommes sont esclaves.
Réfléchir, c’est nier ce que l’on croit. Qui croit ne sait même plus
ce qu’il croit. Qui se contente de sa pensée ne pense plus rien. »
Alain, Propos sur la religion, LXIV, 19 janvier 1924
Alain dit que « penser, c'est dire non ». Qu'est-ce que cela veut
dire ?

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