EXERCICE
Une voie urbaine ayant une largeur de chaussée
de 12 mètres entre bordures de trottoir et à double
sens de circulation. Calculer la capacité de
stationnement bilatéral pour 100 mètres –
stationnement en parallèle-longueur moyenne par
véhicule est de 5métres .
Si la voie était mise en sens unique avec
aménagement du stationnement oblique d’un seul
coté sur 5,5m de largeur de voie avec des
emplacements de 2,5 m de largeur inclinée à 45° .
Y aurait-il un gain de place de stationnement.
Largeur des trottoirs
La largeur minimale est de :
1.5 m en l’absence absolue d’obstacles.
2 m dans le cas contraire.
l’aménagement du trottoir tel qu’implanter une ou plusieurs rangées d’arbre,
peut augmenter la largeur de trottoir de 5 m jusqu’à 9 m.
A partir du niveau de fréquentation piétonne d’un trottoir aux heures
de pointe et de la vitesse maximale autorisée sur la route qui le côtoie,
il est possible de déterminer quelle devrait être sa largeur minimum:
Dispositions constructives
La pente transversale sera dirigée vers la caniveau
Nature du trottoir Pentes transversales
•Trottoirs non revêtus 4%
•Trottoirs dallés en pavés 3%
•Trottoirs en revêtement hydrocarbonés 2%
autres que l’asphalte
•Trottoirs en asphalte 1.5%
Les trottoirs revêtus sont généralement constitués :
Par une fondation en béton maigre le dosage ne sera pas inférieur à 200 kg
de ciment par mètre cube
Par une couche de surface qui peut être constituée par :
Chape au mortier de ciment
Un béton bitumineux
De l’asphalte coulé
BORDURE DE TROTTOIR :
La séparation physique entre la, chaussée et le trottoir est matérialisée par des
bordures ,qui constituent un obstacle pour l’envahissement du trottoir par les
véhicules pendant les manœuvres de stationnement, la hauteur de bordure est
fixée selon l’endroit de son implantation.
la hauteur de bordure est fixée:
Au droit d’un garage 7cm.
Sur le pont 18 à 20 cm.
Dans une voirie tertiaire cette hauteur est prise à 14 cm.
Ils peuvent être à simple ou à double versant :
Ils ont généralement les dimensions suivantes :
Largeur : 0.4 à 0.5 m
Pente transversale : 4%
Pente longitudinale : 2% minimum
Le cout de la voirie est constitué par deux éléments :
Le cout de premier investissement
Les dépenses annuelles d’entretien et de fonctionnement durant la
durée de service de la chaussée et des annexes de celle-ci
La durée de service est la période pendant laquelle pour un trafic donné et
une qualité d’ouvrage définie, la période durant laquelle aucune grosse
réparation affectant la structure de la chaussée ne sera nécessaire.
Elle pourra varier entre 5 à 25 ans
Fissures transversales
Description
Rupture du revêtement relativement
perpendiculaire à la direction de la route,
généralement sur toute la largeur de la
chaussée.
Causes probables
· Retrait thermique.
· Vieillissement et fragilisation du bitume.
· Remontée de fissures après des travaux de
resurfaçage.
·· Diminution de la section du revêtement
(ex. : vis-à-vis des regards).
LES FISSURES EN PISTE DE
ROUES
Description
Rupture du revêtement parallèle à la
direction de la route et située dans les
pistes de roues
Causes probables
Fatigue du revêtement (trafic lourd).
Capacité structurale insuffisante de la
chaussée.
FISSURES LONGITUDINALES
(HORS PISTE DE ROUES)
Description
Rupture du revêtement relativement parallèle à
la direction de la route, en dehors des pistes de
roues
Causes probables
Joint de construction mal exécuté le long de
la travée adjacente.
Ségrégation de l’enrobé à la pose
Vieillissement du revêtement.
FISSURES DE GEL
Description
Rupture du revêtement générant une fissure
active sous l’effet du gel, soit rectiligne et
localisée au centre de la voie ou de la
chaussée, soit d’apparence lézardée sans
localisation précise sur la chaussée.
Causes probables
Infrastructure gélive et soulèvements
différentiels.
Comportement gélif différentiel
Remblai instable.
Drainage inadéquat.
FISSURES EN CARRELAGE
Description
Rupture du revêtement sur des superficies plus ou
moins étendues, formant un patron de fissuration à
petites mailles polygonales dont la dimension
moyenne est de l’ordre de 300 mm ou moins.
Causes probables
Fatigue (ex. : épaisseur de revêtement
insuffisante).
Vieillissement de la chaussée (oxydation et
fragilisation du bitume dans l’enrobé).
Capacité portante insuffisante
ORNIÈRE À FAIBLE RAYON
Description
Dépression longitudinale simple, double et parfois triple,
de l’ordre de 250 mm de largeur, située dans les pistes de
roues .Le profil transversal de ces dépressions est souvent
similaire à des traces de pneus simples ou jumelés.
Causes probables
Enrobé à stabilité réduite par temps chaud (ex. : bitume
trop mou ou surdosage).
Enrobé trop faible pour bien résister au trafic lourd
Compactage insuffisant de l’enrobé lors de la mise en
place (postcompactage).
Usure de l’enrobé en surface (abrasion)
ORNIÈRE À GRAND RAYON
Description
Dépression longitudinale simple située dans les pistes de roues
.La forme transversale de la dépression correspond à celle d’une
courbe parabolique très évasée.
Causes probables
Vieillissement (accumulation des déformations permanentes).
Compactage insuffisant dans les couches de granulaire à la
construction.
Capacité structurale insuffisante de la chaussée.
Mauvais drainage des matériaux granulaires de la chaussée (ex.
: période de dégel).
Usure (milieu urbain ou secteur avec circulation peu canalisée).
SOULÈVEMENT DIFFÉRENTIEL
Description
Gonflement localisé de la chaussée en période de gel, aussi
bien parallèle que perpendiculaire à l’axe de la chaussée.
Causes probables
Infrastructure gélive.
Matériaux sensibles à l’humidité, phénomène permanent.
Nappe phréatique élevée et présence d’eau aux abords de la
chaussée.
Hétérogénéité des matériaux ou transition inadéquate dans
la chaussée.
Conduites souterraines à faible profondeur (milieu urbain)
PELADE
Description
Arrachement par plaques de l’enrobé de la couche de
surface.
Causes probables
Mauvaise adhérence de la couche de surface (ex. :
manque de liant d’accrochage)
incompatibilité chimique, saleté entre les couches).
Épaisseur insuffisante de la couche de surface.
Chaussée fortement sollicitée par le trafic.
NID-DE-POULE
Description
Désagrégation localisée du revêtement sur toute son
épaisseur formant des trous de forme généralement
arrondie, au contour bien défini, de taille et de
profondeur variables.
Causes probables
Faiblesse ponctuelle de la fondation.
Épaisseur insuffisante du revêtement.
Chaussée fortement sollicitée par le trafic lourd
FISSURATION AUTOUR DES
REGARDS
Description
Rupture du revêtement suivant un tracé circulaire
et/ou radial.
Causes probables
Consolidation ou tassement de la chaussée.
Cycles de gel et de dégel.
Impacts dynamiques.
Perte de matériaux autour de la structure.
DÉNIVELLATION DES REGARDS
Description
Inégalité entre la surface du revêtement et le dessus
d’un regard.
Causes probables
Consolidation ou tassement de la chaussée.
Cycles de gel et de dégel engendrant des
déformations permanentes.
Impacts dynamiques cumulant des déformations
permanentes.
Perte de matériaux autour de la structure.
Géographique
Topographique
Hydrologique
Géologique
Environnement
TERRASSEMENT A CIEL OUVERT
I - GENERALITES
1. Mouvement de terre
La construction de tout ouvrage en génie civil commence par
des travaux de terrassement, c’est à dire, par des mouvements
de terre. Ces travaux débutent par le décapage de la terre
végétale. Ensuite on exécute des fouilles (excavations) ou des
remblais suivant la nature du projet.
Exemple : Réalisation d’une plate-forme routière
Profil en long Profil en travers
TERRASSEMENT A CIEL OUVERT
Profil en long
2 km
Échelle :
Terrain naturel (T.N.)
Projet
Déblai
D Remblai
R
Origine Fin du projet
du projet
TERRASSEMENT A CIEL OUVERT
Profil en travers
15 m
Échelle :
Profil en remblai Profil en déblai
TERRASSEMENT A CIEL OUVERT
Le profil en long ainsi que les profils en travers d’un tracé routier
imposent d’importants mouvements de terre.
Pour ce type de chantier, on essaye d’équilibrer les déblais et les remblais,
sous réserve que les matériaux extraits du site conviennent à la
réalisation des remblais
Remarque 1 :
Dans un projet de bâtiment, on réalise principalement des excavations. Il
n’y a donc pas d’équilibre possible.
Remarque 2 :
Il peut être plus avantageux d’ouvrir une zone d’emprunts à proximité
de certains remblais, plutôt que d’y transporter des déblais éloignés.
Foisonnement du sol
Foisonnement initial
A l’issue d’une opération d’extraction, le
Volume de déblais
volume de déblais (Vf) est supérieur au foisonnés
volume d’emprunt (Ve) qu’occupait le sol
en place, avant foisonnement. Vf
Ve
Pourcentage de foisonnement = Ff Volume d’emprunt
Ff = Vf - Ve Vf = Ve (1 + F)
f
Ve
Le foisonnement des sols est très variable suivant sa nature, il
varie de 10 % à 40 % environ, on peut compter en moyenne 15 % à
25 % pour les argiles.
Foisonnement du sol
Foisonnement résiduel ( Tassement)
Si l’on utilisait la totalité du sol extrait Vc
(Ve) en remblai, le volume (Vc) Volume remblayé et
compacté
reconstitué à l’issue des opérations de
compactage serait différent du volume
d’emprunt (Ve).
Pourcentage de foisonnement résiduel = Fc (contre- foisonnement)
Vc - Ve
Fc = Vc = Ve (1 + Fc)
Ve
Le tassement ultérieur des sols fraîchement remues et remis en place,
fait diminuer leur volume de 15 % à 20 % environ et d’une manière
générale, les remblais se tassent naturellement à long terme sous l’effet de
leurs poids, des intempéries (eau, pluie) et des charges extérieures
(circulation des véhicules). Le taux des tassements varie de 15 à 20 %.
Foisonnement résiduel
Si l’on utilisait la totalité du sol extrait
(Ve) en remblai, le volume (Vc) Vc
Volume remblayé et
reconstitué à l’issue des opérations de compacté
compactage serait différent du volume
d’emprunt (Ve).
Pourcentage de foisonnement résiduel = Fc (contre- foisonnement)
V c - Ve
Fc = Vc = Ve (1 + Fc)
Ve
Conclusion
Ve
Volume d’emprunt Volume remblayé et compacté
D = Ve R= Vc = Ve + Ve x Fc
R = D + D x Fc
- Un mouvement de terre est équilibré lorsque : R = D (1 + Fc)
avec D=volume des déblais
R=volume des remblais.
Exemple :
soient - le coefficient de foisonnement kf = 0,25
- Le coefficient de Foisonnement résiduel ke = 0,20
Déblai en place : pour un volume géométrique de 1 m3, on obtient le volume
par :
1) foisonnement : V1 = …m3
2) tassement : V2 = …..m3
TERRASSEMENT A CIEL OUVERT
II - EXECUTION DES FOUILLES
1. Les fouilles - DTU 12
1.1 Rigole
Une fouille est dite en rigole lorsque sa largeur l et sa profondeur h satisfont
aux relations :
l ≤ 2 m et h ≤ 1 m
0 1 2 3 4 5 6 Largeur l
Rigole
1
Profondeur h
1.2 Tranchée
Une fouille est dite en tranchée lorsque l et h satisfont aux relations suivantes :
- 1er cas : l ≤ 2 m et h > 1 m
- 2ème cas : l > 2 m et h > l /2
Exemple : pose d’une canalisation EP souterraine
0 1 2 3 4 5 6 Largeur l
Rigole
1
2
Tranché
3
e
4
Profondeur h
Remarque :
Lorsque h est supérieur à 1 m et que la longueur L est du même ordre de
grandeur que la largeur l, la fouille est dite en puits.
1.3 Excavation superficielle
Une fouille est dite en excavation superficielle lorsque sa largeur l et sa profondeur h
satisfont aux relations :
l ≥ 2 m et h ≤ l /2
Exemple : réalisation d’un parking enterré, terrassement des voies de circulation,…
0 1 2 3 4 5 6 Largeur l
Rigole Excavation
1
superficielle
2
3 Tranché
e
4
5
Profondeur h
Les forages
Ce sont des fouilles cylindriques de faible diamètre (0.1 0 à 0.5 m² )
par rapport à la profondeur qui peut atteindre plusieurs dizaines de
mètres.
Les fouilles en galerie
Les fouilles en galerie sont exécutées sous terre de grandes sections
elles nécessitent la pose d’étaiement et de blindage parallèlement à
l’avancement des travaux .
phase I :
élaboration des documents nécessaires et indispensables tels que la
représentation du relief du terrain en question sur un levé topographique
sans négliger aucun détail qui pourra servir d’information.
Le plan de masse sur lequel se trouve tous les détails concernant le futur
projet (plan d’implantation des bâtiments et de la voirie) sans oublier
l’étude géotechnique du sol présentée sur un rapport complet du sol.
Il est à signaler que la fidélité des informations fournies par ces documents
est déterminante pour la qualité d’exécution de la deuxième phase.
Phase II :
le but de cette phase de permettre la meilleur prévision possible des
conditions de réalisations, les difficultés techniques, qualité des terres à
emprunter pour les remblais, et à mettre en dépôt pour les déblais, le
matériel approprie à engager et le coût qui revient à cette opération.
Phase III :
le but essentiel de cette phase consiste à réaliser des emprises devant
recevoir les ouvrages pour les opérations d’urbanisation ou les travaux
des terrassements généraux
Tracé du bâtiment en plan
A partir des axes d’alignement matérialisés sur le terrain et pris en compte sur les
plans d’implantation, il faut jalonner puis piqueter tous les points particuliers.
Les piquets ou les chaises d’alignement seront implantés en des lieux qui
ne gênent en rien le déroulement du chantier.
Les chaises étant en place, il suffit de tendre un cordeau entre les pointes
correspondantes pour reporter au fil à plomb le tracé des fondations en
fond de fouille. *
DÉTAIL DES DIFFÉRENTES ÉTAPES
Le temps de chargement
Il est égal à la charge utile du camion divisée par (le rendement
théorique de la pelle x coeff d’efficience x M volumique apparente
foisonnée).
LE RENDEMENT THÉORIQUE DE LA PELLE
Ce rendement est exprimé en m3/h.
Ce rendement est théorique car il n'intègre pas les conditions du
chantier. En effet, les obstacles, la profondeur de travail, le
chauffeur, la présence de personnels dans la zone de travail et
bien d'autres facteurs encore peuvent ralentir la cadence de la
pelle.
LE RENDEMENT THÉORIQUE DE LA PELLE
Pour une pelle d'un godet de 1m3, accomplissant un cycle en 25
secondes dans des conditions de travail normales et en excavant
un terrain lourd, le rendement se détermine comme suit:
Le rendement théorique vaut: Rtheo= 1x3600/25=144m3/h
(3600 représente les 3600secondes qu'il y a dans une heure pour
obtenir un rendement en m3/h).
COEFFICIENT D'EFFICIENCE
COEFFICIENT D'EFFICIENCE
FACTEUR DE REMPLISSAGE.
En somme, trois facteurs sont liés à la pelle:
o le temps du cycle d'un godet qui donne le rendement
théorique de la pelle, Rtheo
o l'efficience, k
o le facteur de remplissage du godet, R
EXEMPLE
Une entreprise dispose d’une pelle sur chenilles (un
godet de 1,5 m3, accomplissant un cycle en 30 secondes
dans des conditions de travail normales), de coefficient
d’efficience 0,83 et de camions bennes de charge utile 26t.
La masse volumique apparente foisonnée des matériaux est
Mv = 1600kg/m3
Le temps de transport en charge
est égal à la distance du lieu d’emprunt au lieu de dépôt divisé
par la vitesse en charge moyenne.
ex : Les matériaux extraits sont déposés dans une décharge publique située à
12 km. La vitesse moyenne en charge est 30km/h.
Le temps déchargement
dépend de l’encombrement, de l’espace disponible sur le chantier.... et
est donné forfaitairement.
ex : temps de déchargement : 5min
Le temps de transport à vide
est égal à la distance du lieu d’emprunt au lieu de dépôt divisé par
la vitesse à vide moyenne.
ex : vitesse à vide moyenne = 60 km/h
Nombre de camions
Le nombre de camions à affecter à l’engin d’excavation est égal au
temps de cycle d’un camion divisé par son temps de chargement.
EXEMPLE
Vous devez réaliser un terrassement dans un terrain ordinaire et évacuer 4 500 m3 de matériaux
en place à une distance de 6 km. Le matériau à extraire a un coefficient de foisonnement initial fi
= 1,25On donne :
Camion(s) de 15 m3 : vitesse en charge : 50 km/h – Vitesse à vide : 70km/h – temps de
déchargement : 2mn
Une pelle équipée d’un godet de 1,5 m3 - Coefficient de remplissage :95%-
Durée du cycle de la pelle : 0,9 mn-
Coefficient d’efficience de la pelle : k = 0,80
On demande :
-Déterminer la durée de cycle d’un camion-
- Déterminer le nombre de camions à affecter à cet atelier de terrassement
0 1 2 3 4 5 Largeur l
5.1 Décret du 8 janvier 1965 1
1,30 Blindage
Blindage obligatoire des 2 selon la nature et
l’état du terrain
tranchées de plus de 1,30 m de 3
profondeur, et d’une largeur 4 Blindage
obligatoire
≤ 2/3 de la hauteur. 5
6
Pour les blindages de parois de
hauteur ≥ à 6,00m une notice Profondeur h
de calcul est exigée.
Fouille talutée
Profondeur Pente de talus
Protection par film d
du remblai t/d
plastique *
d Banquette
t
Largeur l