Les Techniques de
II -
II
représentation de
l'information
A. Notion d'information
1. Généralités
Définition : Information
Élément de connaissance susceptible d'être codé pour être conservé, traité ou communiqué.
L'information est un outil tellement commun de notre vie qu'elle ne se remarque plus.
Pour cerner l'information, on la caractérise par trois aspects :
La partie matérielle
La partie conceptuelle
La partie extérieure
La partie matérielle : ou le signifiant
Ce sont les mots, les codes, les symboles.
Exemple
« Ceci est un cours de SI » La partie matérielle est constituée de 23 caractères de l'alphabet
latin ou bien 6 mots.
La partie conceptuelle : ou le signifié
C'est ce que l'on comprend : les idées, le sens, la pensée.
Exemple
Le cours est entrain de se faire
Le cours est un document
La partie extérieure : ou la référence
C'est ce dont on parle : les choses, les faits, le monde réel en relation avec la phrase.
Exemple
« un support de cours » fait référence à un document physique (Couverture, pages , reliure...).
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En Gestion, ces trois facettes de l'information sont claires. L'entreprise construit les
informations qui décrivent le monde externe et interne dans lequel elle vit.
Exemple : Soit une fiche client contenant les informations « codes client » et
« nom du client »
Derrière l'information « Code Client », il existe une codification ; celui qui manipule la fiche
connaît la codification, la lit et la comprend. C'est la notion de signifiant et signifié.
Par ailleurs, la référence est le client réel (qui existe réellement) et la fiche n'est correcte que
si le client existe bien.
Ainsi, l'information bien formée est constituée d'un signifiant (la fiche client), d'un signifié (les
éléments d'information de la fiche client) et d'une référence, portion du monde réel décrite par
cette information (le client en tant que personne physique ou morale).
2. Les formes de l'information
L'homme perçoit l'information par ses 5 sens : la Vue, l'Ouïe, le Toucher, l'Odorat et le Goût.
Les sens sont les supports de l'information sensibles à l'homme : la civilisation moderne
privilégie les 2 premières formes.
L'oreille : tout ce qui touche à l'ouïe, la parole en langue naturelle est le véhicule principal de
cette information.
L'écrit : est l'information exprimée par la combinaison de caractères alphabétiques ou
numériques. L'écrit est enregistré en général sur papier ou sur support informatique.
Le visuel : c'est le domaine de l'image.
Remarque
Dans l'entreprise on retrouve constamment ces trois formes de l'information
3. Les manipulations de l'information
Les actions de base de l'information sont résumées dans ce qui suit
1. CRÉATION
2. RECOPIE
3. TRADUCTION
4. MÉMORISATION
5. TRANSPORT
6. TRAITEMENT
7. DESTRUCTION
8. COMPRÉHENSION
9. RÉSUMÉ
Création
Consiste à générer une nouvelle information.
Recopie
Consiste à faire passer l'information d'un support vers un autre sans rien lui ajouter.
Traduction
Recopie avec modification de l'information. Elle s'applique dès qu'il y a un code d'expression,
une langue.
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Exemple
Traduire une disquette vers une imprimante, c'est à dire, on traduit le contenu de la disquette
en un texte imprimé sur papier
Mémorisation de l'information
C'est la conservation de l'information dans le temps. Elle suppose un rangement sur un
support.
Transport de l'information
Déplacer l'information d'un endroit à un autre en utilisant les réseaux de transmission, les
ondes, ...
Traitement de l'information
Il répond au schéma suivant :
En informatique, le processus de traitement peut se traduire par un algorithme .
Destruction de l'information
C'est la faire disparaître. En gestion, on doit se prémunir de la destruction malchanceuse.
Compréhension de l'information
C'est le processus par lequel on accède à un sens de l'information. C'est un processus
complexe et particulièrement difficile à réaliser par l'ordinateur.
Cependant nous pouvons citer :
La reconnaissance de la parole
La reconnaissance des formes
Résumé de l'information
Résumer un ensemble d'informations et réduire son volume en tentant de garder son sens. Il
suppose la compréhension de l'information afin d'appliquer le procédé du résumé.
B. Représentation de l'information
Afin de pouvoir représenter l'information dans des structures informatiques, nous allons lui
donner une forme particulière appelée Données.
Longtemps, le terme information et donnée était interchangeable ; mais en fait nous
construisons des données à partir d'informations selon des mécanismes que nous allons
étudier.
En informatique de gestion, il existe trois grandes structures de données fondamentales :
Les tableaux
Les fichiers
Les bases de données
Remarque
Dans ce qui suit, nous nous intéresserons à la structure de fichiers.
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C. Étude de l'information
1. Classes d'information et réalisation de classe
Un type ou classe est un ensemble d'éléments ayant les mêmes caractéristiques. Une
occurrence d'un type ou d'une classe est un élément particulier à cet ensemble.
Exemple
La classe 'Étudiant' : chaque étudiant est considéré comme une occurrence de la classe des
étudiants.
La classe 'Enseignants' : chaque enseignant est une occurrence de la classe des enseignants.
Le type numérique : chaque valeur numérique est une occurrence du type numérique.
2. Rubriques et occurrences de rubriques
Une classe est décrite par un ensemble de rubriques (ou propriétés).
Définition
La rubrique est le plus petit élément d'information manipulée lors d'un traitement.
Exemple
Le matricule d'un étudiant à l'université.
Une rubrique peut prendre à un instant t, une et une seule valeur appelée occurrence.
Exemple
L'occurrence 5203589 de la rubrique matricule.
3. Classification des rubriques
a) Les rubriques primaires
Ce sont les caractéristiques décrivant les éléments du système naturel.
Exemple
Nom d'une personne, le numéro d'un compte.
b) Les rubriques calculées
Ce sont les rubriques dont les occurrences sont obtenues à la suite d'un calcul lors d'un
traitement.
Exemple
Le montant d'une facture.
Ces rubriques sont soit :
Des rubriques intermédiaires de calcul
Des rubriques apparaissant dans les résultats
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i Types de rubriques calculées
Compteur
Une rubrique compteur est telle que la nouvelle occurrence est obtenue en ajoutant une
constante appelée « pas » à l'ancienne occurrence.
Exemple
NPERS := 0 ; NPERS := NPERS + 1
Cumuls
Une rubrique cumul est telle que la nouvelle occurrence est obtenue en ajoutant à l'ancienne
occurrence l'occurrence d'une autre rubrique.
Exemple
QTE_ENTREE_EN_STOCK (EN_COURS) = QTE_ENTREE_EN_STOCK (PRECEDENTE) +
NOUVELLE_QTE_ENTREE
Choix
Une rubrique de choix est telle que chaque occurrence est obtenue en appliquant un certain
nombre de conditions sur les occurrences d'autres rubriques.
Exemple
Si Salaire_Brut <= 5000 alors IRG = 0
Calculs
Une rubrique de calcul est telle que ses occurrences sont déterminées par des règles
quelconques faisant intervenir des expressions arithmétiques et/ou logiques.
Exemple
NET_A_PAYER = ∑ INDEMNITES - ∑ RETENUES + ∑ AVANTAGES_SOCIAUX.
c) Les rubrique de situation
Elles sont liées aux caractéristiques ou Propriétés de situation. C'est une rubrique telle que la
nouvelle occurrence est déterminée à la suite d'un traitement sur l'ancienne occurrence qui
n'est que la formalisation de l'événement qui a affecté cette rubrique.
Il est important de préciser pour ces rubriques leurs états à l'instant initial t0.
Exemple
La quantité en stock diminue à chaque événement « arrivée d'une commande » et augmente à
chaque événement « achats d'article ».
d) Les rubrique libres
Ce sont des rubriques indépendantes du système d'information et qui facilitent la lecture des
documents. Ces informations sont généralement générées par le système d'édition du
document.
Exemple
Le n° d'ordre dans une liste qui ne reflète pas toujours un numéro d'identifiant dans la
base d'information.
Les numéros de page, les signatures, les entêtes et les pieds de pages, ... etc.
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4. Format d'une rubrique
Les occurrences d'une rubrique sont formées d'une suite de caractères dont l'analyse permet
se déterminer leur nature et leur longueur qui constitue le format de la rubrique.
a) Nature de la rubrique
Une rubrique peut être de nature :
Numérique : chiffres (0, ...,9), les symboles de signe + et -
Alphabétique : toutes les lettres de l'alphabet
α-numérique : chiffres, lettres, caractères spéciaux
Date
b) longueur de la rubrique
C'est le nombre de caractères de l'occurrence la plus longue.
Exemple
Le matricule étudiant à l'USTHB est défini sur 7 caractères numériques.
Le Nom de l'étudiant sur 30 caractères.
Remarque
Certains langages de programmation permettent de définir le format des rubriques qui est lié à
la façon dont les occurrences de celle ci seront affichées sur écran ou imprimées sur papier
indépendamment de l'implémentation en machine.
Exemple
En langage pascal une rubrique numérique peut être de type integer ou real.
Pour formater la rubrique, on interviendra lors de l'affichage :
X : real;
... ;
Writeln(‘la valeur de x =', x:2:2) ; //Afficher x au format 2 chiffres pour la partie entière et
deux chiffres après la virgule.
c) Champ d'application ou domaine
Le champ d'application d'une rubrique représente l'ensemble des occurrences possibles
pouvant être prises par cette rubrique.
Si le cardinal de cet ensemble est peu élevé, on peut alors définir cet ensemble en
extension, c'est à dire en fournissant explicitement la liste de toutes les valeurs
possibles.
Si le cardinal de cet ensemble est élevé, il est parfois possible de définir cet ensemble
en compréhension ou plage de valeurs.
Exemple
Type_Client : Champs d'application {`Entreprise', 'Particulier'}
Note : Champs d'application [0..20]
d) Occurrences vides
Lorsqu'une rubrique qui fait partie de la description d'une population donnée ne concerne
qu'une partie de cette population, il est nécessaire de prévoir une occurrence spéciale que l'on
attribue à tous les individus non concernés par cette rubrique.
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Exemple
Un employé en congé ne perçoit pas de PRI (Prime de Rendement Individuel).
Cependant cette valeur ne peut être nulle car elle entraînerait un abattement de 5% sur le
salaire de l'employé.
Remarque
La valeur vide peut être symbolisée par une valeur α-numérique spéciale.
e) Occurrences inconnues
Il peut arriver qu'à un instant donné, l'occurrence d'une rubrique soit inconnue. Il faudra alors
distinguer ce cas pour éviter les risques d'erreur lors de l'utilisation de la rubrique. Pour cela,
on peut utiliser un code spécial.
Exemple
Lors de la fabrication d'un produit, on le prévoit dans le catalogue alors que l'on n'a pas encore
fixé son prix de vente.
f) Rubrique élémentaire, rubrique groupée
Une rubrique élémentaire est une rubrique que l'on ne peut pas décomposer en sous rubrique.
Contrairement, une rubrique groupée est une rubrique qui peut être subdivisée en sous
rubriques élémentaires.
Exemple
Le nom d'un employé ne peut être décomposé.
La date de naissance de l'employé peut être décomposée en {jour, mois,année}.
D. Description de classe
Une description de classe ou de type regroupe l'ensemble de toutes les rubriques permettant
de décrire une classe d'informations (Entité – Association –Événement).
Pour représenter une description de classe on utilise un descripteur qui sera composé de :
Nom de la classe
Suivi entre accolades ({}) de la liste des rubriques concernées en les séparant par des
virgules.
Exemple
AFFECTATION_ETUDIANT {Matricule, Filière, Année, Groupe}
CLIENT {CodeClient, NomClient, ADRESSE{Rue, CodePostal}}
ETUDIANT{matricule, Nom_Pren, MODULE{Code_Module, Coefficient, EMD{NumEMD,
NOTE}}}
Adresse est une rubrique groupée : si l'on considère qu'un client n'a qu'une et une seule
adresse. Elle deviendra une rubrique « groupée » et « répétitive » si l'on considère qu'un client
peut avoir plus d'une adresse.
Module et EMD sont des rubriques répétitives de groupe.
Module est une nouvelle classe subordonnée à la classe Etudiant
EMD est une nouvelle classe subordonnée à la classe Module
Les langages de programmation sont dotés pour la plupart de structures permettant de décrire
des descripteurs de classes.
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Exemple
Le COBOL utilise la description par niveau
Le PASCAL utilise le type RECORD
Le C utilise la définition de type structures TYPEDEF STRUCT
Définition : Article
Un article est l'ensemble ordonné des occurrences des rubriques d'une description de classe.
Exemple
{'0566455', Informatique', '2021', '2'} est un article représentant une instance de la classe
AFFECTATION_ETUDIANT {Matricule, Filière, Année, Groupe}
E. Notion de Fichier
Un fichier est l'ensemble de tous les articles correspondant à une classe donnée.
Remarque
La description d'un fichier est la description de la classe d'information à laquelle il correspond.
F. Référence et Indicatif
Une référence est une rubrique dont les occurrences permettent d'identifier sans ambiguïté
chaque occurrence de classe.
Exemple
Le matricule de l'étudiant, N° de sécurité sociale, N° de permis de conduire, ...
Les occurrences d'une rubrique de référence sont appelées indicatifs.
Exemple
les indicatifs de matricule étudiant 5842301, 5843001, ...
Attention
A deux occurrences distinctes de classe d'information doivent correspondre deux
indicatifs distincts et réciproquement.
Attention
A toute classe il faut attribuer une rubrique de référence soit :
En choisissant une parmi les rubriques de description de la classe.
En ajoutant une nouvelle rubrique de référence qui sera considérée comme
une rubrique décrivant la classe.
Conseil
En général, il est recommandé d'utiliser des rubriques numériques de longueur fixe comme
rubrique de référence.
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Remarque
Dans le cas ou plusieurs rubriques d'une description de classe sont susceptibles de devenir
référence, on en choisit une arbitrairement et elle devient référence primaire, les autres étant
des références secondaires.
G. Schéma d'information
On appelle schéma d'information, l'ensemble des descripteurs de classes du système
d'information étudié et on note : S : {DC1,......DCn}
Dans les définitions que nous venons de voir, nous distinguons deux niveaux :
Niveau conceptuel (conception) : il s'intéresse à l'aspect structurel des informations et
dont le résultat est le schéma conceptuel du SI.
Niveau interne (réalisation) : il s'intéresse aux valeurs telles qu'elles sont effectivement
utilisées dans les traitements, c'est l'aspect implémentation ou réalisation.
Les différents aspects peuvent être résumés dans le tableau suivant :
H. Codification de l'information
Définition
a) Un code est un nom abrégé attribué à un objet.
b) La codification est un ensemble de symboles permettant une représentation non ambiguë et
une manipulation pratique de l'information dans le S.I.
1. Principales qualités d'une codification
Non ambiguë
Un objet doit correspondre à un et un seul code et inversement.
Pérennité
Un code doit être utilisé normalement très longtemps.
Interprétable
Un code doit être facile à décoder. Pour cela il faut utiliser des codes faciles à lire et à
interpréter tel que les abréviations ou autre.
Extensible
L'ensemble des objets codifies peut s'accroître sans remettre en cause la codification choisie.
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Avec Insertion possible
Les objets nouveaux peuvent s'insérer entre les objets existants sans remettre en cause la
codification choisie
Concise
Un code doit être court et facile à utiliser pour avoir un gain de temps et de place.
2. Les différents types de codification
a) Codification séquentielle
Consiste à attribuer en séquence un numéro aux objets au fur et à mesure qu'ils se
présentent.
b) Codification par tranches
Consiste en l'attribution de tranches de valeurs contiguës.
Exemple
Codification dans un magasin de pièces détachées automobiles :
0001 à 0099 : joins, vis, filtres, ... etc
0100 à 0299 : courrois, cables, ... etc
0300 à 0499 : plaquettes, carburateurs, ... etc
c) Codification articulée
Le code est divisé en plusieurs zones ayant chacune une signification. On distingue deux
variétés de cette codification :
La codification juxtaposée
La codification hiérarchisée à plusieurs niveaux
La codification juxtaposée
Le code se présente sous forme d'une série de champs les uns à côté des autres.
Exemple
L'immatriculation d'une voiture :
La codification hiérarchisée à plusieurs niveaux
Le code se présente sous forme d'une hiérarchie arborescente où chaque niveau de l'arbre
dépend de son prédécesseur.
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Exemple
Codification des documents juridiques tel que le journal officiel (JORA)
d) Codification mnémonique ou significative
Le code est une abréviation de la désignation littéraire d'un objet.
Remarque
Des codes dits « consonants », obtenus par suppression des voyelles, exemple :
FACTURE --> FCTR,
Des codes dits « abréviatifs » : obtenus par abréviation de la désignation de l'objet,
exemple : FACTURE -->FACT.
e) Codes contrôlables
Ce sont des codes dont la structure permet de déceler les erreurs de transcription.
Exemple
La numérotation d'un compte bancaire utilise une clé qui jouera le rôle de fonction de contrôle
du numéro de compte. La clé de contrôle peut être un chiffre ou une lettre qui devra être
déduite à partir du calcul sur la base de la clé.
Soit la fonction de contrôle « lettre modulo 23 », et le code dont le format est « 99999X ».
L'occurrence 95121M donnera après calcul de 95121 ÷ 23 reste 16 qui correspond à la lettre «
M », d'où le code est correct.
3. Comment choisir une codification
1. Étudier l'utilisation future des codes à définir.
2. Étudier le nombre d'objets à codifier ainsi que la croissance de ce nombre.
3. Étudier la répartition statistique des objets à définir.
4. Rechercher s'il existe déjà des codifications pour les objets étudiés.
5. Définir une codification avec les personnes qui auront à l'utiliser et par souci de
standardisation tenir compte des codes déjà utilisés.
6. Tester très sérieusement la codification définie et l'utiliser avant de l'adopter
définitivement.
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I. Contrôler une information
L'information est vitale pour la prise de décision dans une organisation. D'où la présence d'une
erreur dans l'information peut avoir de graves conséquences sur l'organisation qui l'utilise.
Prévoir des contrôles devient alors nécessaire pour éviter au maximum ce genre de problèmes.
Contrôler une information permet de vérifier sa justesse et sa conformité par rapport à la
réalité de l'organisation.
Il existe deux types de contrôle de l'information :
Les contrôles directs
Les contrôles indirects
Notons enfin que ces contrôles peuvent être appliqués aussi bien sur la vérification des codes
ou référence d'une classe que sur les autres propriétés décrivant une classe.
1. Contrôles directs
Il s'agit des contrôles qui s'effectuent sur l'information elle-même sans tenir compte des autres
informations existant dans le système. Les principaux types de contrôles directs sont :
Le contrôle de présence ou de non présence.
Le contrôle de type.
Le contrôle de cadrage.
Remarque
La majorité des outils dédiés au développement comme Visual Studio,Eclipse ou autres
permettent la prise en charge automatique de ce type de contrôles de manière facile et
automatique sans avoir à programmer de code, chose qui n'était pas évidente avec les anciens
langages de programmation.
a) Contrôle de présence ou de non présence
Consiste à vérifier l'existence ou non d'une information sur le support où elle devrait se
trouver. Le support peut être un document ou un fichier.
En effet, le rajout d'une nouvelle occurrence d'information nécessite d'abord de vérifier que
celle-ci n'existe pas déjà sur le support (non présence), cela nous évitera d'avoir des doublons
de l'information.
De même, avant toute opération de manipulation d'une occurrence d'information, nous devons
d'abord vérifier son existence (présence) sans quoi la manipulation serait impossible.
Exemple
Avant d'insérer les notes d'examens d'un étudiant, on doit d'abord vérifier que ce
dernier existe (présence).
L'insertion d'un nouvel étudiant nécessite de vérifier que ce dernier n'existe pas dans le
fichier des étudiants (non présence).
b) Contrôle de type
Consiste à vérifier que le type de l'information est conforme à ce qu'il devrait être.
Exemple
N° de téléphone = 02145T566 ===> Erreur : « T » n'est pas un chiffre et le numéro de
téléphone est numérique.
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c) Contrôle de cadrage
Désigne la position d'une information dans une zone de saisie ou de remplissage.
Exemple
Les informations numériques sont toujours cadrées à droite dans une zone de saisie.
Les informations alphabétiques et alphanumériques sont toujours cadrées à gauche.
2. Contrôles indirects
Il s'agit des contrôles qui vérifient la conformité d'une information par rapport à l'ensemble des
informations se trouvant dans le système. Ceci se fait par comparaison d'informations entre
elles.
Les types de contrôles indirects sont :
Le contrôle de cohérence interne.
Le contrôle de cohérence externe.
Le contrôle de vraisemblance.
a) Le contrôle de cohérence interne
Ce type de contrôle convient à la codification articulée. Son principe consiste à vérifier une
partie d'une information par rapport à d'autres parties de la même information.
Exemple
Dans une information de type « date », il faut vérifier la cohérence du numéro du jour
par rapport à celle du mois : la date du 31/05/2007 est fausse car le mois de mai
compte 30 jours seulement.
Soit le codification suivante relative à des véhicules roulants : [Code Véhicule][Nombre
de roues]. L'occurrence [CA][02] signifie « Camion à 2 roues », or ceci est faux car il
n'existe pas de camion ayant seulement 2 roues.
b) Le contrôle de cohérence externe
Il s'agit de vérifier la conformité d'une information par rapport à d'autres informations
externes.
Exemple
Il y a erreur dans cet enregistrement, car date de naissance devrait être inférieure à date
inscription.
c) Le contrôle de vraisemblance
Il s'agit de s'assurer qu'une information est vraisemblable, autrement dit possible et
concevable en fonction de son sens.
Exemple
Le matricule étudiant [6][2007][8974] porte une information invraisemblable car il
n'existe pas de formation sur 6 années à l'USTHB.
L'occurrence de code postal [60 210] est invraisemblable car il y a 48 wilaya seulement
en Algérie, d'où la valeur 60 n'est pas correcte.
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