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Célébration de la Dormition de Marie

Le bulletin présente des nouvelles sur la célébration de la fête de la Dormition de la Vierge Marie et évoque des événements miraculeux liés à cette fête. Un discours du bienheureux Germain aborde la signification de la Dormition, soulignant l'importance de la tradition orale dans la transmission de ces récits. Le texte célèbre la pureté et la sainteté de la Vierge, tout en relatant des miracles survenus lors de son décès et de son ensevelissement.

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Célébration de la Dormition de Marie

Le bulletin présente des nouvelles sur la célébration de la fête de la Dormition de la Vierge Marie et évoque des événements miraculeux liés à cette fête. Un discours du bienheureux Germain aborde la signification de la Dormition, soulignant l'importance de la tradition orale dans la transmission de ces récits. Le texte célèbre la pureté et la sainteté de la Vierge, tout en relatant des miracles survenus lors de son décès et de son ensevelissement.

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ORTHODOXIE

N° 169| ! | Août 2018

BULLETIN DES VRAIS CHRÉTIENS ORTHODOXES (VCO)


FRANCOPHONES
ARC
H
F O YI M A N D
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TABLE DE MATIERE
ÉPH
04 O
0 6 1 11 4 5 0 0 N E
680 10
454
1

discours sur la Dormition


Nouvelles de la tres sainte Enfantrice de
Dieu
LETTRE DE SAINT CYRILLE AUX

Nous avons célébré la fête MOINES


de sainte Marie Madeleine, UNE FRESQUE DE SAINTE NINA
à Mirabeau. Voir la photo DECOUVERTE EN GEORGIE
page 11. Lettre de saint Antoine
adressée aux freres
Entre-temps, Myriam, la
mère de Nina, a été ÉVÉNEMENTS MIRACULES AU
baptisée. En tant MONASTÈRE DE SAROV …
qu'ouvrière de la onzième «LE NUEE DE TÉMOINS»
heure, elle recevra aussi
son salaire du juste et
miséricordieux Seigneur.

Je viens juste de rentrer de En ton enfantement, virginale fut ta


Suisse où nous avons conception, incorruptible fut ton corps en ta
célébré la divine Liturgie
Dormition; de merveille en merveille, Mère de
ce dimanche.
Dieu, tu es passée : sans connaître d'homme,
comment la Vierge nourrit-elle un enfant

Vôtre en Christ, comment la divine Mère connut-elle la mort ?


archimandrite Cassien Pleine de grâce, nous te chantons avec les
anges : Réjouis-toi.

Cathisme de Matines
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discours sur la Dormition


de la tres sainte Enfantrice de Dieu

du bienheureux Germain, archevêque de Constantinople

Que signifie le concours de cette fête, nous voulons bien l’apprendre; non point que nous
l’ignorons tout à fait, mais cela même qui s’est accompli en ce jour ne nous est pas connu mot
pour mot ni avec exactitude, puisque cela n’est pas contenu dans la sainte Écriture et qu’aucun
des saints apôtres et des saints pères de l’antiquité n’a rien laissé par écrit sur le sujet, à part le
seul saint Denys l’Aréopagite, dans sa lettre à Timothée sur le transport divin de Hiérothée, et
cela même d’une manière assez obscure. Aussi quelques-uns ont osé falsifier à leur gré comme
dans les apocryphes ce qui s’est accompli en ce jour.
Quant à nous, à la fois nous prenons la défense des saints apôtres et des saints docteurs
et à la fois nous racontons et nous célébrons, avec la grâce que nous donne le Christ, le récit

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véridique venu jusqu’à nous par une tradition claire. Or, s’il le faut, expliquons d’abord pourquoi
les apôtres n’ont rien laissé par écrit sur la Dormition de la très sainte Enfantrice de Dieu, nous
plus que, parmi les anciens pères, ceux qui furent leurs compagnons et leurs successeurs.
L’idolâtrie régnait alors partout; les Hébreux aussi bien que les hérésies infâmes
harcelaient la vérité, au point que même la prédiction du mystère du Christ, même la confession
de la sainte, consubstantielle et vivifiante Trinité n’était pas explicite, – car c’est du lait que
distribuaient les divins apôtres et non un allument solide, parce que les fidèles de ce temps ne
pouvaient absorber autre chose, comme le bienheureux apôtre Paul l’a dit aux Corinthiens.
Comment, dans ces conditions, auraient-ils osé recueillir et mettre par écrit les
prodigieux miracles au sujet de la sainte Dormition de la toute sainte, sans tache, glorieuse et
bénie notre Souveraine, et toute propriété et en vérité Enfantrice de Dieu, Marie toujours Vierge,
au lieu de les confier seulement à la tradition et au récit qui va de la bouche à l’oreille, selon le
mot de l’Écriture : «Interroge ton père et il te répondra; les vieillards et ils te diront.» Ou bien,
comme disait le divin Apôtre : «Je vous félicite de vous souvenir de tout de moi.» Ou bien :
«Comme je vous ai transmis les traditions, ainsi gardez-les.» Et encore : «Moi-même j’ai reçu du
Seigneur ce que je vous ai livré.» Ou comme parle l’évangéliste Luc : «Comme vous ont transmis
ceux qui dès le début deviennent témoins et serviteurs de la Parole.»
Beaucoup d’éléments en effet sont venus jusqu’à nous par la Tradition dont l’énoncé
exprime la même vérité que le contenu de la divine Écriture et qui dès lors méritent la même
créance puisqu’ils manifeste eux aussi l’évidence à ceux qui ne savent pas; c’est pourquoi il faut
les recevoir et leur accorder l’assentiment de sa foi. C’est de cette manière, par exemple, que
nous avons appris le nombre des trois hypostases dans la consubstantialité de l’unique Nature
de la sainte Trinité; de là nous est venus la claire notion du mystère contenu dans l’économie
divine; nos pères, comme dit l’Écriture, nous ont raconté ce que nous avons entendu, comme
dit l’Écriture, de nos oreilles et les preuves de ce que nous avons entendu sont apparues à nos
yeux, nous les avons contemplées et nos mains ont touché ce qui concerne le Verbe de Vie.
Les témoins de la Dormition, c’est
en la sainte Gethsémani la tombe qui
rivalise de gloire avec les anges; en la
sainte Sion, tel un paradis, le divin
emplacement du lit funèbre de la sainte
Vierge; c’est, le long de la route suivie par
le cortège funèbre, dans la descente de la
vallée de Josaphat, le monument en
forme de cube, à cause du juif téméraire
et immédiatement puni pour le forfait
contre le corps vénérable par
l’amputation de ses deux mains; c’est au
milieu de ce cube, la colonne vénérée qui
reproduit le prodige accompli de la
guérison du juif ci-devant impie; ce sont,
dans la sainte Sion et à la sainte
Gethsémani, les cavités de la sainte plaque des du précieux tombeau.
De là aussi la réunion (liturgique) de ceux qui veillent toute la nuit sur le modèle du
rassemblement des saints apôtres; de même pendant les trois nuits qui précèdent, les
pannychides des vierges allopones, qui figurent les gens de toute langue qui entourent les
apôtres, fidèles dignes de toutes les nations, enlevés sur la nuée et rassemblés là, parmi
lesquels se trouvaient Denys et Hiérothée et Timothée au témoignage de ce même Denys. De là
encore s’est étendue à toute la terre où la voix des bienheureux apôtres est parvenues, aux
confins de la terre habitée où leurs paroles ont été entendues, la loi émise, pour nous chrétiens,
de célébrer ces cérémonies et ces fêtes au même mois et aux mêmes jours, suivant le même
rituel venu de la Tradition et non d’un récit écrit. Tout cela témoigne que la Tradition est
véridique, non mensonger le récit, évidente et claire la prédication.
A présent l’idolâtrie ayant débarrassé le terrain et les hérésies ayant disparu en route,
tandis que la foi de ceux qui viennent plus tard …
Pour (les apôtres) qui l’avaient connue auparavant ce fut une grande joie, après ce long
espace de temps, où ils avaient été dispersés en tous lieux pour prêcher l’évangile, de la
recevoir avant son départ d’ici-bas vers son Fils; pour les autres, une joie d’avoir été jugés digne

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de voir l’Enfantrice de Dieu auquel ils avaient cru, de la saluer, de l’embrasser. Pour tous enfin ce
fut une allégresse de jouir de la bénédiction et de la sainteté venant d’elle, comme d’un héritage
qu’elle leur donnait par testament. Enfin le Fils vint lui-même et se joignit à tous, escorté de la
foule des puissances d’en haut. Et de même qu’après avoir conçu sans volupté, elle enfanta
sans douleur, ainsi elle remit sans douleur à ce Fils son âme tout à fait pure, étant la seule même
par rapport à lui, et sans doute à cause de lui, à être séparée du corps sans souffrance.
Ne vous étonnez pas quand je vous dis, ô dévote assemblée, que celui qui a accepté
volontairement de souffrir n’a pas voulu que sa Mère éprouvât de la peine. Lui-même, comme
vous savez, a voulu souffrir pour nous, parce qu’il était impossible que nous soyons délivrés de
la servitude autrement que par ses souffrances; mais celle en qui le péché n’a jamais été
commis, comment aurait-elle quitté le corps dans la douleur ? Seule en effet depuis Ève, qui
pour sa transgression a donné la mort en héritage, elle est jugée digne par son obéissance de
ne pas éprouver la peine qu’il y a à goûter la mort. Voilà pourquoi, parce qu’engendrée de
l’union de ses parents, elle mourut comme tous les hommes; mais, parce qu’elle a engendré le
Seigneur sans union, elle échappa, comme nul autre, à la peine de la mort.
Néanmoins cela même qui s’est accompli dans cette mort est tout entier redoutable et
extraordinaire. Comment le corps de celle qui avait engendré la Vie de l’univers était-il à l’état de
cadavre ? Comment cette âme qui avait communié à Dieu selon sa maternité avait-elle goûté la
mort, même sans douleur ? Grâce à son concours (Dieu) a été uni au corps pour être constitué
chair animée, intellectuelle et raisonnable suivant l’humanité parfaite. Mais tout cela est arrivé
afin que s’accomplit en elle la troisième merveille en partant du moment où elle connut dans sa
conception le Seigneur pour son Fils. En effet, de même qu’il était merveilleux qu’elle conçut
sans germe, ainsi il était extraordinaire qu’elle enfantât sans corruption; et de même que cet
enfantement fut ineffable, ainsi il est au-dessus de toute expression qu’elle mourût sans douleur.
Voilà pourquoi ces mystères restèrent inaccessibles à ceux qui nous ont précédés.
Comment en effet auraient-ils pu les entendre, eux qui ne pouvaient admettre le reste et qui
n’avaient pas la force d’entendre clairement le nom d’Enfantrice de Dieu ? Aussi «avançant
comme prétexte pour son péché» que ce mot n’était pas clairement énoncé dans la divine
Écriture, l’impie Nestorius refusa de prononcer ce mot Enfantrice de Dieu. C’est à juste titre et à
bon droit qu’il tombe sous l’anathème pour cela. Anathème et malédiction à lui comme à tous
ceux qui refusent de confesser et de croire, d’âme, de pensée et de bouche, que la sainte Vierge
et Enfantrice de Dieu, réceptacle de Dieu, qui a enfanté Dieu et pour cela est Enfantrice de Dieu.
Mais revenons à notre sujet et voyons les actions qui se sont accomplies. L’âme
incorruptible, comme nous l’avons dit, déposée entre les mains de son Fils, monta avec lui aux
cieux; le corps absolument sans souillure attendait d’être enseveli par ceux qui étaient
rassemblés là : spectacle étonnant pour ceux qui en étaient les témoins. Comment l’univers ne
fut-il pas aussitôt ébranlé puisque sa maîtresse s’en était allée d’ici ? Que firent les assistants ?
Ils étaient hors d’eux-mêmes, frappés de crainte et de stupeur, à la vue du spectacle qui s‘offrait
à leurs yeux. Ils le glorifiaient en louanges et en hymnes, chacun selon la grâce qu’il avait reçue.
Étaient présents, communiant dans le louange, les esprits et les âmes des justes et des
prophètes, chacun chantant à son sujet ce qu’il en avait annoncé.
«Buisson incombustible, arche de la sainteté du Seigneur, tente du témoignage, vase
d’or, rameau fleuri, encensoir d’or, tablette gravée par dieu, lampe d’or, table, toison, ville du
grand Roi, montagne de Dieu grasse, boisée, fertile et ombragée, visible au-dessus de toutes les
montagnes, que la main n’a pas entamée, échelle et porte céleste, jardin clos et fontaine scellée,
couche et litière, épouse, vierge et fille du Roi, en toute propriété de terme et en vérité Enfantrice
de Dieu, réceptacle de Dieu, fille de Dieu, qui a conçu et enfanté Dieu.
«Toujours vierge, au-dessus de toute sainteté, pureté, gloire, vénération, honneur,
bénédiction; glorifiée et louée par-dessus tout, digne de louange, d’admiration, de
contemplation, de privilèges, de vénération; toute honorable, toute sans reproche ni tache, ni
souillure, immaculée, incorruptible, inflétrissable, qui n’a pas connu d’homme, ni le mariage, ni le
joug; au-dessus de toute sagesse et vertu, sans expérience du mal, toute réservée, en encore
une fois toute immaculée, toute glorieuse, toute auguste, toute honorable, toute bénie et
possédant d’une manière unique la suprématie sur tous, anges et hommes et toute nature
raisonnable et intellectuelle.»
Comme l’on chantait ces louanges et de plus grandes, ceux qui étaient présents prirent
sur leurs épaules la dépouille et portèrent en cortège le corps tout immaculé étendu sur la litière,
depuis la sainte Sion au nom glorieux jusqu’à la sainte Gethsémani. Lorsqu’ils furent arrivés

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dans le fond de la sainte Vallée, un juif audacieux poussa la litière, pensant la renverser. Dans
cette tentative audacieuse, il se suspendit par les deux mains à la litière. Mutilé, il lâcha prise.
Eux voyant le miracle accompli autour d’elle, avec foi firent à nouveau adhérer ses mains et
aussitôt à cause de son repentir il retrouva ses mains; rétabli en meilleur état qu’auparavant, il
escorta en compagnie des théologiens le corps précieux. Celui-ci enfin est enseveli; là de
nouveau, les thiasotes ravis en extases chantaient des hymnes et la mélodie angélique alternait
avec leurs chants.
Trois jours durant, les anges firent résonner leurs hymnes, puis le chant s’éteignit. Avertis
par la révélation de l’un d’entre d’eux de l’ascension du corps principe de vie, les divins apôtres
ordonnèrent d’ouvrir le tombeau; il était vide comme auparavant sans rien contenir, à part les
vêtements mortuaires de cette dépouille, habitacle de Dieu. Et c’est ainsi, après avoir chanté
derechef, qu’ils se séparèrent portés par la nuée à l’endroit d’où chacun était venu. Quant à la
Vierge, ayant maintenant recouvré son corps tout immaculé dans les demeures éternelles, elle
vit avec son Fils, intercédant auprès de lui pour le monde. Nous les fidèles qui célébrons ces
mystères, puissions-nous mériter ses prières et jouir de ses commémoraisons et des brillantes
solennités.
Sois dans l’allégresse, désormais, fille de Sion, parce que ces merveilles ont été
accomplies en toi. Proclame en tout lieu, fille de Jérusalem, que cela a été réalisé chez toi.
Illumine-toi, illumine-toi, Jérusalem, et loue le Seigneur en toi, Sion, célèbre ton Dieu parce qu’il
a renforcé les verrous de tes portes; il a béni tes fils en toi. Qui sont-ils ? Voyez-les qui volent
comme des nuages, portés sur la nuée et non point sur les chameaux de Madian et de Gefar;
surtout lorsqu’ils seront enlevés au-devant de ton Roi pour être avec lui sans fin. Réjouis-toi, toi
surtout, je le répète, réjouis-toi, toujours vierge; à cause de toi nous félicitons ta ville; et reçois
de nous ce discours avec les autres et après eux. Tu connais en effet mon zèle et ma faiblesse,
car l’esprit est promu mais la chair est faible et surtout chez moi qui ai composé ceci.
Va donc à ton lieu de repos, va et souviens-toi de nous pour toujours auprès de ton Fils,
afin que, quand il voudra et comme il voudra nous soyons délivrés d’ici-bas, des passions de
l’âme et des souffrances du corps, des tentations des démons et des épreuves de la part des
hommes et des pénibles séductions du monde. Va selon le corps et reste selon l’esprit avec
nous tes serfs et esclaves. Voici que tout notre espérance repose en toi et que nous avons
confiance d’être sauvés par tes prières saintes. Par la grâce et la miséricorde de ton Fils seul-
engendré notre Seigneur et Dieu et Sauveur Jésus Christ à qui revient toute gloire, honneur et
adoration, avec son Père sans principe et son très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et
toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

«Voyez-vous, frère, je n'ai pas de griefs contre l'Occident : je regrette même que
nous soyons séparés sur le terrain religieux. Mais, voyons en conscience : sur qui
retombe la faute … Chez nous, la foi chrétienne s'est conservée intacte. C'est des
lèvres du Verbe fait chair que nous l’avons reçue. Dès le début du christianisme, nous
nous sommes appliqués à n'y point changer un iota. Vous au contraire, vous êtes allés
bien loin. La vérité du Christ a été soumise au jugement de vos théologiens
scolastiques, et de cette épreuve elle n’est pas sortie indemne. Peu à peu, vous avez
renoncé à la tradition chrétienne pour introduire dans vos livres symboliques des
nouveautés dangereuses. Il s'en est suivi que, tandis que nous restions
inébranlablement attachés au culte de nos vieilles croyances, en d'autres termes, à la
religion du ciel, vous vous êtes engagés dans un sentier sans issue pour courir à votre
perte. Aujourd'hui vous ne sauriez guère rétablir l'unité de l'Église, si vous ne vous
décidez à rebrousser chemin, en un mot, à renoncer aux dogmes récents pour adhérer
aux anciennes croyances.»
Un moine orthodoxe à un latin

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LETTRE DE SAINT CYRILLE AUX MOINES

Je sais que la ferme volonté de votre Perfection ne se laisse pas entraîner vers des
changements divers, car elle est essentiellement ferme et invariable. C'est, à mon avis, le
fruit d'une volonté amie du Messie, que personne ne reçoive promptement les paroles de
chacun, et ne soit prêt sans discernement aucun à mépriser audacieusement les frères
fidèles, lorsqu'un long espace de temps a déjà témoigné de leur vérité et que de longues
épreuves ont montré qu'ils adhèrent à la foi de leurs pères parce qu'ils aiment la vérité. – Je
souhaite d'être compté aussi au nombre de ceux-ci, car j'adhère par toutes mes paroles à la
foi des saints Pères réunis à Nicée et je ne connais aucun sentier en dehors de la voie droite.
J’ai été élevé comme Votre Sainteté dans la foi de l'Évangile et dans les enseignements des
apôtres, c'est là ce que je m'efforce d'enseigner aux Églises. – Mais parce que certains
hommes, ou pour n'avoir pas compris mes paroles, ou pour un motif que je ne connais pas, –
afin de ne rien leur dire de pénible, – m'ont vilipendé comme hérétique et ont déjà ému
beaucoup de ceux qui sont proches de vous, ils ont pensé qu’il était bon que je dise et
confesse ma pensée en quelques mots : que je n'ai jamais eu l'opinion d'Apollinaire, Dieu
m'en garde, et je ne l’aurai jamais. Je n'ai pas dit que le saint corps revêtu par Dieu le Verbe
était sans âme, mais qu'il avait une âme rationnelle; ni, comme certains en font courir le bruit
contre nous, je n'ai jamais parlé et ne parlerai jamais du mélange, de la confusion, et de la
mixtion des natures, car c'est une sottise de le penser et de le dire. Je n'ai jamais dit non plus
que la nature de Dieu le Verbe comportait la douleur. Je n'incline pas non plus vers
l'enseignement d'Arius, car Dieu ne s'est pas éloigné de moi à ce point. Comment d'ailleurs
aurais-je pu avoir cette pensée, moi qui ai repris et blâmé de nombreuses fois devant toute
l'Église les enseignements d'Arius ?
Que Votre Sainteté soit persuadée que je n'en suis pas venu à vous dire et à vous écrire
cela maintenant comme un homme qui se repent dece qu'il a fait auparavant, car auparavant
et dès le commencement, par la bonté de notre Seigneur, je suis dans la foi droite et sans
tache. C’est nécessairement que fut envoyée la lettre écrite par moi à Nestorius, lorsqu'il
était encore à Constantinople, avant la réunion du saint concile d'Éphèse. – Quand Votre
Perfection aura reçu la présente lettre, j’espère que la bouche de ceux qui osent dire que j'ai
écrit d'autres choses pour d’autres choses sera fermée. Car dans ces chapitres que j'ai écrits,
j'ai anathématisé les opinions de Nestorius après avoir recueilli, dans ses ouvrages, les
blasphèmes qu'il avait prononcés; cette lettre que j'ai écrite en tête des canons, dans laquelle
la vraie foi est écrite et expliquée en témoignage. Mais, d'après ce que j'entends, ceux-là
disent encore à ce sujet : «c’est après qu'il s'est repenti de son opinion qu'il a écrit cette lettre,
en tête des canons». Il n'en est pas ainsi; c'est après avoir écrit cette lettre que nous lui avons
ajouté ces chapitres et les avons mis à la suite en y anathématisant renseignement de
Nestorius et de ses partisans.

Il vaut mieux que les scandales arrivent plutôt que la Vérité soit
dissimulée.

Saint Grégoire le Grand


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Saluez toute la réunion des frères; tous les frères qui sont près de nous vous saluent.
UNE FRESQUE DE SAINTE NINA DECOUVERTE
EN GEORGIE

Les icônes de la Sainte Église de sainte Nina, l’apôtre de la Géorgie, ornent depuis des
siècles chaque coin d’église et d’icône de l’ancien pays orthodoxe.
Seul un petit nombre de fresques anciennes de la sainte bien-aimée ont survécu jusqu'à ce jour,
mais une nouvelle fresque a récemment été découverte.
Au cours de travaux de restauration dans l’église de la Transfiguration dans la ville de
Tsalenjikha, au nord-ouest, une fresque du XIVe
siècle a été découverte dans laquelle elle tient le
livre de l’Évangile et une croix.
En plus de l’Évangile et de la croix,
l’inscription «Sainte Nina» est clairement lisible.
Une poignée de fresques de l'apôtre de Géorgie
datant des XIIe et XIIIe siècles ont survécu jusqu'à
nos jours, bien que leurs inscriptions ne soient pas
visibles à l'œil nu.
«Les fresques de Sainte-Nina datant des 12ème et
13ème siècles sont pratiquement inexistantes dans
les églises de Géorgie. Il n'y a que deux ou trois
cas confirmés et les autres ne sont que des
hypothèses. Dans notre cas, nous pouvons
affirmer avec confiance que cette fresque de sainte
Nina a été peinte par l'iconographe byzantin Cyrus
Manuel Evgenikos entre 1384 et 1396,» a déclaré
Merab Buchukuri, responsable du projet de
restauration de l'église de la Transfiguration.
L'artiste de Constantinople a été embauché
par un haut fonctionnaire géorgien, Vamek Dadiani,
et il a peint l'église dans le style des Paléologues.

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Lettre de saint Antoine adressée aux freres

Avant toute chose, je salue votre Charité en notre Seigneur. J'estime, mes frères, que
les âmes pieuses, soit mâle, soit femelle, se divisent en ces trois classes :
Il est des gens qui sont appelés par la loi d'amour mise en leur nature par le bon
principe infuse à leur nature dès la première création : La parole de Dieu leur arriva et ils
n’hésitèrent à son égard en rien, mais ils la suivirent tout dispos. Tel fut Abraham, chef des
patriarches : lorsque Dieu vit que ce n'était pas grâce à un enseignement humain qu'il se
destinait à aimer Dieu, mais que c’était par l'effet de la loi naturelle implantée dans sa
première formation, Dieu se révéla à lui et lui dit : Quitte ton pays et ta famille et viens à la
terre que je te dirai. (Gen 12,1) Et il partit sans aucune hésitation, mais se hâta de suivre sa
vocation. C'est un exemple pour les commençants : lorsqu'ils peinent et recherchent la
crainte de Dieu avec persévérance et douceur, ils obtiennent ensuite une conduite louable;
parce que leurs âmes sont promptes à suivre l'amour de Dieu. Telle est la première vocation.
Voici la deuxième vocation : Certains hommes entendent l'Écriture témoigner des
souffrances et des supplices préparés pour les criminels et des promesses réservées à ceux
qui croîtront dans la piété, et, par le témoignage de l'Écriture, il leur vient la pensée de se
rendre à la vocation, comme en témoigne David par la parole qu'il a dite : la Loi du Seigneur
est sans tache et elle convertit l'âme, et le témoignage de Dieu est fidèle et donne la sagesse
aux enfants (Ps 18,8), etc.
Voici la troisième vocation : il y a des gens dont le coeur est dur dès leur début et ils
demeurent dans des actes de péché, et Dieu bon, dans sa miséricorde, leur envoie l'épreuve
des souffrances jusqu'à ce qu'ils se fatiguent, comprennent et fassent pénitence, puis
reprennent possession de la science et fassent pénitence de tout leur coeur. Et ceux-ci
également obtiennent ensuite une conduite louable comme les autres qui les précèdent.
Telles sont les trois voies suivies par les âmes qui entrent dans la pénitence jusqu'à ce
qu'elles parviennent à la grâce et à la vocation du Fils de Dieu.
Cependant j'estime que l’Eprit appelle tout d'abord ceux qui entrent de tout leur
coeur, qui se préparent à mépriser toutes les souffrances, à résister et à soutenir jusqu'à la
victoire tout combat engagé contre eux; il allège leur combat, il adoucit pour eux toutes les
pratiques de la pénitence. Il leur montre comment il leur convient de se convertir, chacun
dans son corps et dans son âme, jusqu’à leur conversion et leur arrivée près de Dieu qui les a
créés; c'est Lui qui leur communique les bonnes oeuvres et la manière de comprimer leurs
âmes et leurs corps pour les purifier tous deux afin qu'ils héritent ensemble. Le corps se
purifie d'abord par un long jeûne, par des prières et des veilles prolongées, par les actes qui
affaiblissent le corps, et en lui retranchant toutes ses volontés charnelles.
Et l'Esprit de pénitence l'aide le corps en cela, et c'est lui qui l'éprouve ainsi, afin que
l'Ennemi ne puisse le faire reculer en arrière. Ensuite l'Esprit directeur commence à ouvrir les
yeux de son âme pour lui accorder aussi la pénitence afin de se purifier. A son tour, la
conscience du coeur commence à intervenir. Car le coeur aussi commence à être instruit par
l'esprit, en vue de purifier les deux, le corps et l’âme, par la pénitence, et c'est lui qui devient
le directeur des travaux du corps et de l'âme pour les purifier. C'est lui qui sépare tous les
fruits de la chair qui sont mêlés à tous les membres du corps, depuis la naissance; c'est lui qui
ramène chacun des membres du corps à sa condition primitive, dans laquelle il n'y avait rien

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de l'esprit de Satan. Et le corps est sous la domination de la conscience du coeur lequel est
instruit par l'esprit, selon la parole de Paul qui dit : je dompte mon corps et je le soumets. (I
Cor 9,27) Car l'esprit purifie le coeur de la nourriture, de la boisson et du sommeil, et aussi,
comme je l'ai dit une fois, de toutes les passions au point de l'éloigner même, par la pureté de
son âme, de tout commerce charnel et des mauvaises pensées.
Je crois qu'il y a trois genres de passions violentes :
1. Il en est un, dans le corps, implanté dans sa nature, formé avec elle dès sa première
création, mais qui sans la volonté de l'âme, ne peut agir : on sait seulement qu'il est dans le
corps.
2. Il y a aussi un autre mouvement : c'est quand l'homme nourrit son corps avec des aliments
et des boissons abondantes, l'effervescence du sang causée par la quantité des mets éveille
dans le corps un combat qui agite sa masse sous l'impulsion de la bonne chère. C'est pour
cela que l'Apôtre a dit : ne vous enivrez pas avec le vin dans lequel est la débauche (Eph 5,18),
surtout ceux qui veulent observer la sainteté.
3. Le troisième mouvement provient des esprits mauvais qui nous tentent par envie et qui
cherchent à souiller ceux qui commencent à se sanctifier.
Et maintenant, mes chers fils, pour ces trois sortes, si l'âme innocente son être, et
endure, grâce au témoignage que l'esprit rend à la conscience du coeur, et si elle a été
vigilante, elle purifiera les deux (le corps et l’âme) du genre de cette maladie. Mais si le coeur
dédaigne ce que l’esprit lui témoigne au sujet de ces trois sortes, les esprits mauvais
dominent sur lui et sèment, dans la masse du corps, toutes les passions; ils l’émeuvent et lui
font une guerre violente au point que son âme en devienne faible et malade et qu'elle
gémisse, demandant de quel côté lui viendra un protecteur, pour faire pénitence, reprendre
les commandements de l’Esprit et guérir. Ensuite elle consent à demeurer dans Dieu, qui est
son salut.
Je vous ai dit ces choses, mes bien-aimés, pour que vous sachiez comment l’homme
doit faire pénitence en son corps et en son âme pour les purifier. Si le coeur remporte la
victoire dans ce combat, alors il prie en Esprit et il commence par écarter du corps les
passions de l'âme qui lui viennent de sa volonté. L'esprit lui-même concourt amicalement
avec le coeur pour imposer l'observance des commandements que lui, esprit, a fait connaître
au coeur; il lui enseigne ensuite comment il doit guérir toutes les plaies de l'âme et comment
il doit supprimer chacune des passions mêlées aux membres du corps et les autres passions
extérieures du corps depuis la tête jusqu'aux pieds, celles qui sont mêlées (au corps) par la
volonté.
Il élèvera les yeux avec droiture et pureté et il n'y aura pas en eux de perfidie. Il
apprendra ensuite aux oreilles comment elles doivent écouter et qu'elles ne doivent pas
aspirer et tendre à écouter un propos mauvais ni la chute et la misère des hommes, mais
qu'elles aient plaisir à entendre le bien, le relèvement de chacun et la grâce donnée à toute
créature qui avait été affligée autrefois par ces mêmes membres. Ensuite, il enseigne à la
langue sa propre purification parce qu'elle le rendit gravement malade et, la maladie dont
souffre l'âme, il l'exprime par la langue et il la lui attribue puisqu'elle est son organe. Par
celle-ci de graves maladies et des blessures lui ont été faites; c'est surtout par ce membre –
par la langue – que l'âme a été frappée. L'apôtre Jacques nous le témoigne et dit : si quelqu'un
prétend servir Dieu en ne maitrisant pas sa languie, mais en se laissant tromper par son
coeur, la religion d'un tel homme est vaine (Jac 1,26). Dans un autre passage il dit : la langue

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est un membre infime, mais qui souille tout le corps (ibid., 3,5), etc. Si donc le coeur est
fortifié par l'énergie qu'il reçoit de l'esprit, c'est d'abord lui-même qui est purifié, sanctifié et
moralisé, afin que, lorsqu'il communiquera ses paroles à la langue, il n'ait point en elle
d'hypocrisie ni un volonté propre. Sur lui se vérifiera la parole de Salomon qui a dit : mes
paroles sont dites par Dieu et il n'y a rien en elles de dur ni de tortueux (Pro 8,8). Il dit ailleurs :
La langue du juste guérit (ibid., 12,18).
Ensuite le coeur guérira le mouvement des mains qui se mouvaient parfois sans
ordre, suivant le vouloir de son âme; l'Esprit indiquera au coeur leur purification qui est de
s'en servir pour les aumônes et les prières. Sur elles se vérifie la parole qui dit : l'offrande de
mes mains est comme une offrande du soir. (Ps 140,2
Ensuite il purifie le ventre dans sa nourriture et dans sa boisson, lui qui était insatiable
– au temps où agissaient en lui les volontés de l’âme – dans les désirs gourmands du manger
et du boire, par où les démons ont péché. Et de cela David a dit : Avec celui dont les yeux sont
hautains et dont le coeur est insatiable (Ps 100,5) je ne mangeais pas.
De plus, le coeur, instruit par l'esprit, supprime le troisième mouvement, de ces trois
genres dont j'ai parlé auparavant, et il tient leur place tant que l'esprit l'aide et le fortifie; il
éteint toutes les passions, grâce à la force de l'Esprit qui ramène la paix dans tout le corps et
qui en retranche toutes les passions, comme l'a dit Paul : mortifiez vos membres terrestres :
la luxure, la débauche elles passions des mauvais désirs (Cil 3,5).
Et après cela, il donne aussi leur purification aux pieds qui parfois n’ont pas marché
droit selon la volonté de Dieu; une fois mis sous l'autorité de l'esprit qui en opère la
purification, ils marchent selon sa volonté et avancent en pratiquant les bonnes actions, afin
que tout le corps se transforme et se renouvelle et soit sous l'autorité de l'esprit. Et j'estime
qu'une fois que tout le corps est purifié et qu'il a reçu la plénitude de l'Esprit, il a là tout ce qu'il
recevra à la résurrection des Justes.
J'ai parlé des faiblesses de l'âme attachées aux membres de la nature du corps à l'aide
desquels il se meut et agit et c'est elle qui dirigeait les mauvais esprits lorsqu'ils agissaient
par elle dans les membres du corps. Mais j'ai dit qu'elle (l'âme) a d'autres passions, en dehors
de celles du corps, que nous allons montrer :
L’élévation des pensées est une maladie de l'âme en dehors du corps : de même la
jactance, la jalousie, la haine, la colère, le dédain, la lâcheté et les autres qui dérivent de
celles-là.
Et si l'âme se donne à Dieu de tout son coeur, Dieu a pitié d'elle et il lui accorde l'Esprit
de pénitence. Et celui-ci (l'Esprit) lui fait connaître chacun des péchés pour qu'elle ne s'en
approche plus et il lui montre aussi les choses adverses qui tâchent de l'attirer pour qu'elle ne
les quitte pas, et qui lui font la guerre pour qu’elle ne demeure pas dans la pénitence.
Et si elle supporte et obéit à l'Esprit qui lui conseille de faire pénitence, aussitôt le
Créateur aura pitié des rigueurs de sa pénitence. En voyant les peines qu'elle impose à son
corps : les nombreuses prières, le jeune, les supplications et la science des paroles de Dieu,
la fuite de tous les maux, l'humilité, les larmes et la persévérance de la contrition, alors Dieu
clément, voyant sa peine et sa soumission, aura pitié d'elle et la sauvera.

L'abbé Antoine dit ceci : «Dieu ne permet pas que le démon suscite des combats à
cette génération, car il la sait trop faible pour pouvoir les supporter.»

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Lors de la fête de sainte Marie Madeleine

dans son chapelle à Mirabeau.

«J’ai reçu la même gloire que Moïse»,


dit sainte Marie Madeleine.
«J’ai vu la gloire du Seigneur,
non pas sur une montagne, mais dans une tombe.
Sa gloire était cachée,
non par un nuage, mais par son corps.
C’est lui le Souverain des incorporels
et le Maître des nuées,
hier, maintenant et toujours ».
«Marie, va vite annoncer à ceux qui m’aiment
que j’ai triomphé de la mort», dit le Seigneur.
«Va annoncer la bonne nouvelle aux fils de Noé,
dis-leur : la mort est détruite.
Que ta parole leur soit
comme une branche d’olivier».
Saint Romain le Mélode

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ÉVÉNEMENTS MIRACULES AU MONASTÈRE DE SAROV EN 1903 À


L'OUVERTURE DES SAINTES RELIQUES DE SAINT SERAPHIN DE SAROV

L'année de notre Seigneur, 1903, restera à jamais dans la conscience du peuple


orthodoxe russe. Une foule humaine vivante convergea dans le monastère modeste et isolé de
Sarov, et des personnes pieuses affluèrent de toute la sainte Russie, dirigées par leur père et
leur tsar, Nicolas II. Toutes ces foules vinrent vénérer un véritable ascète, glorifié par Dieu, leur
intercesseur bien-aimé, celui qui partage leurs peines, le bienheureux starez Seraphin. Sur toute
la terre russe, des offices spéciaux de l’Eglise furent célébrés en l’honneur de l’homme
nouvellement révélé, et à Sarov même, il y eut un flot constant de guérisons remplies de grâce
divine.
Parmi un petit groupe de personnes qui s'était rassemblé à la source de Saint-Séraphin,
un homme d'âge moyen brûla une paire de béquilles, sans lesquelles il n'avait pas été capable
de faire un pas pendant plus de vingt ans. Ayant été guéri par les prières du bienheureux
Séraphin, il les brûlait pour se débarrasser des souvenirs de tant d'années de souffrance.
Une famille arriva avec une personne infirme, une jeune femme alitée depuis dix-huit ans.
L'infirmité prolongée n'avait pas ébranlé sa foi, et elle avait placé son espoir et sa foi dans ce
saint homme de Dieu qui a de la compassion pour le peuple russe. À la simple vue de la
chapelle au printemps, ses yeux se remplirent de joie, car elle fut profondément convaincue que
le bienheureux l'aiderait et que cette foi, dure comme un diamant, ne serait pas désavouée. À la
demande de sa famille, elle fut immergée trois fois au printemps et, la troisième fois, la force
revint à ses jambes et son infirmité disparut !

Anna Ilyeva, une cosaque veuve de Semirchensk, arriva au monastère. Elle avait perdu la vue
dix-neuf ans auparavant et vécu une vie de misère, ayant fait de son mieux. Après avoir été, elle
aussi, immergée au printemps, la cécité tomba de ses yeux comme des écailles. Elle pouvait à
nouveau voir la beauté de la création de Dieu briller dans toute sa beauté et contempler l'œuvre
du Créateur.
Toujours au printemps, remplie de grâces, une élève d'une école pour jeunes filles arriva
en voiture avec sa famille. Un traumatisme ou une maladie grave avait eu un profond effet sur
elle ; elle souffrait de crises d’hystérie et était nerveuse. Quand elle subissait une crise, elle
faisait peur à son entourage. Elle fut immergée par sa famille dans la source bénie et, selon le

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témoignage de sa sœur, ressentit immédiatement un soulagement significatif. Les crises


d'hystérie cessèrent complètement, permettant à la jeune fille de vivre sa vie en paix.
Une mère arriva à l'ermitage avec sa petite fille, un enfant doux et délicat, qui était
aveugle. Ayant confiance dans le bienheureux Séraphin, ils étaient venus avec la ferme
conviction qu'il intercéderait pour eux auprès de Dieu. Arrivé au printemps, l’enfant reçut de
l’eau à boire. Elle but, et voilà... sa mère entendit ces mots merveilleux : «Maman, maman, je
peux te voir !» La mère commença à tressaillir de joie ! N'en croyant presque pas ses oreilles,
elle s’écria : «Mon enfant précieux, peux-tu vraiment me voir ?» La petite fille répondit : «Je te
vois maman, je te vois ! Tu es sur la gauche !» – «Oui, oui, ma bien-aimée, je suis à ta gauche !»
Gloire à Dieu !
On entendit une forte agitation venant du voisinage de la piscine pour hommes, laquelle
est située près du pont, au-dessus de la source sacrée : deux hommes solides y soutenaient,
sous chaque bras, un vieil homme faible et en difficulté. Malgré qu'il fût pris de quasi-
convulsions, ils réussirent à le plonger trois fois dans le ruisseau, le mouillant complètement. Il
poussa un cri, puis se releva brusquement, n'ayant plus besoin de l'aide de ceux qui l'avaient
gentiment mis dans les eaux curatives. Et quelle joie ! Il était complètement revitalisé. Une vie
renouvelée coulait en lui qui, quelques minutes auparavant, se considérait comme presque mort.
A présent, il se promenait comme un jeune homme ! De joyeuses larmes coulaient de ses yeux.
Au début, sa femme ne put y croire; puis la réalité se fit sentir, et elle-même, pleurant
abondamment, courut et tomba aux pieds de son mari bien-aimé. Toutes les personnes qui
furent témoins de ce miracle accompagnèrent ce couple de personnes âgées à la chapelle pour
rendre grâce à Dieu, dans une grande joie.
On raconte ici une histoire toute simple, répétée par une simple paysanne qui souffrait,
depuis plus de huit ans, de troubles nerveux si graves que ses voisins, dans son village où elle
vivait, la croyaient possédée. Par la miséricorde de Dieu, elle et son filleul, qui avaient été
aveugles, reçurent la guérison au printemps du père Séraphin. Voici son histoire telle qu’elle la
raconta : «Lorsque nous reçûmes la nouvelle dans notre village de Novo-Kurchak, dans la
province de Voronej, que notre bien-aimé père et tsar avait décrété la découverte des saintes
reliques de notre Séraphin, tous les paysans de notre région, jeunes et vieux, se déterminèrent à
faire un pèlerinage à Sarov. Malgré ma maladie, mes voisins décidèrent de m'emmener, avec
mon pauvre Godson. Voyez-vous, j'étais tombé dans un tel état peu de temps après mon
mariage, que non seulement j'étais faible, mais j'avais comme perdu la raison, toujours très
nerveuse et désemparée. Arrivé à Sarov, notre groupe alla immédiatement à la source remplie de
grâce de l'ancien béni. En voyant ma maladie manifeste, les gens eurent pitié de nous et
s'écartèrent, formant un chemin clair vers la source. Mes compagnons me firent passer en
premier, me mettant doucement sous les eaux de la source. Au début, je ne sentais que le froid
de l'eau, puis un courant de chaleur me traversa, comme si dans mon intérieur il y avait une
sorte de courant chaud. Tout à coup, je commençai à tout voir avec de nouveaux yeux, et la
création de Dieu devint tellement plus précieuse pour moi. Ensuite, ma première réaction fut de
prendre mon filleul, Kostya, et de le porter dans mes bras. Aussi fort que possible, je criai :
«Donne-moi Kostya, donne-moi mon filleul !» En présentant l'enfant, je commençai à me rincer
les yeux, quand, soudainement, ses yeux à lui, qui ne s'étaient jamais ouverts, s'ouvrirent au fur
et à mesure, et je me mis à sangloter, laissant presque tomber le garçon. Deux femmes
coururent pour nous aider, et je criai alors à tout le monde : « Regardez, regardez ! Le Seigneur
lui a donné la vue !» Nous le ramenâmes à la fontaine et le plongeâmes dedans deux ou trois
fois de plus. Lorsque nous entreprîmes de l'habiller, il ouvrit largement les yeux, et on put voir
qu'ils étaient d'un bleu clair. Sachez qu'il n'avait jamais vu la lumière du jour, ni rien de la
création de Dieu, ni des personnes ni des plantes, et maintenant il voit tout ! Oui, grand est le
Seigneur Dieu et la très sainte Enfantrice de Dieu, et notre saint père Séraphin est vraiment un
intercesseur pour nous tous devant Dieu ! Ceci est l'histoire de la façon dont nous avons été
guéris, et nous ne pouvons pas assez remercier Dieu pour sa miséricorde !
Eugenie Poselyanin raconte : «Nous étions en route pour Sarov et nous nous arrêtâmes
dans le grand village d'Onuchino. Nous descendîmes chez un riche paysan à qui son père avait
laissé plus d'un hectare. Le deuxième étage de sa maison étant très spacieux et propre, il fut
décidé que je passerais la nuit avec lui. Pendant mon séjour, on me parla d'un récent miracle qui
avait eu lieu. En effet, peu de temps avant notre visite, un marchand de Kazan, un homme de
quarante-deux ans, était resté chez le gardien de terrain de mon hôte, car Kazan se trouvait à
environ soixante kilomètres du village d'Iliat. Le marchand était un homme robuste, mais hélas,

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ses jambes lui étaient presque inutiles, ce qui le condamnait à marcher, comme l’a expliqué le
jardinier, avec une démarche douloureuse et instable. Selon les paroles du gardien, après le
miracle, il fut capable de monter et descendre l'escalier quinze fois en s'écriant allègrement qu'il
ne pouvait même pas sentir ses pieds sous lui

Poselyanin raconte aussi : «Je venais d'entrer aux portes du monastère. Entre le clocher
et la cathédrale, se trouvait une grande foule réunie autour d'une vieille femme avec un petit
garçon à ses côtés. En fait, tous deux venaient d'être guéris le matin même. Je me suis
approché pour mieux regarder le garçon : il devait avoir environ huit ou neuf ans, avec de
brillants yeux intelligents. Il sautait joyeusement, avec un air de gaieté extraordinaire.
Le garçon s'appelait Pierre Ilyich Zobnik et il venait du village de Bodin, à Morshansk. Il
souffrait de scoliose et, depuis deux ans, ne marchait pas correctement, en raison d'un grave
accroc au cou. Récemment, la Reine du ciel apparut à sa mère et lui dit : «Emmène ton fils à
saint Séraphin, et il reviendra guéri». Sa famille l'amena à Sarov. Leur première nuit à l'ermitage,
il ne cessait de pleurer, avant de finalement s'endormir. Le lendemain matin, après la première
liturgie, il fut emmené par sa famille à la source et baigné dans ses eaux. Tout de suite, il s'écria :
«Je veux courir ! Je veux courir !» Il était guéri et son cou était droit. Sa vieille mère pleurait en
racontant tout cela. Puis le garçon, lui tenant la main, sauta de joie en regardant le peuple et la
création de Dieu.
Lors de la dernière campagne turque, un homme du nom de Pierre Bondarenko avait
activement servi dans l'armée. Lors d'une escarmouche, il avait subi une commotion cérébrale
qui l'avait presque complètement aveuglé. Animé par cette foi qui surmonte les années
avancées, les souffrances corporelles et un long voyage, il partit de Varsovie pour Sarov. Il
s’avéra qu'il y parvint au moment précis où les saintes reliques du juste Séraphin furent
découvertes. Après cette merveilleuse occasion, il retourna plusieurs fois à la fontaine sainte
pour se rincer les yeux avec son eau, et remarqua qu'après chaque visite, il pouvait voir un peu
mieux, sans qu'il y ait eu à un moment précis une guérison complète. Cependant, l'homme
affligé ne perdit pas espoir et sa foi allait bientôt être récompensée. Au cours d'une de ses
visites à l'église où avaient été placées les reliques incorruptibles du vénérable Séraphin, il pria
avec une ferveur spéciale le saint qui plaît à Dieu. Avec la permission du moine responsable, il
sortit un mouchoir neuf et le plaça sur les reliques avant de s'essuyer les yeux. En sortant de
l'église, il tomba à terre et, avec une prière de gratitude, glorifia Dieu et son juste, faiseur de
miracles, d'avoir reçu la guérison. Il était guéri et maintenant il pouvait voir aussi clairement
qu'au temps de sa jeunesse.
Une autre femme arriva avec sa petite fille ce même jour où les reliques du père Séraphin
furent découvertes. La petite fille faisait peine à voir. Très faible, ses petites jambes pendant

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comme des cordes molles inutiles, elle inspirait beaucoup de pitié. A peine sa mère l'eût-elle
baignée dans les eaux de la source que l'enfant étira ses jambes, se leva et se mit à marcher !
Dieu est glorifié dans ses saints !
Le 16 juillet, une fille sourde-muette fut complètement guérie devant un grand nombre de
personnes. À quatre heures de l'après-midi, il y eut une procession avec la croix, qui contourna
le terrain du monastère, avec vraiment une multitude de personnes présentes et une armée de
porteurs de bannières d'église représentant les groupes originaires des nombreuses villes de
toutes les régions. Une des icônes sacrées était de la très Sainte Mère de Dieu, de la Tendresse,
devant laquelle le père Séraphin avait prié. On y portait aussi un grand portrait sacré du
bienheureux. La procession terminée, l'icône et le portrait furent amenés dans la cathédrale. Là,
une femme et son enfant se détachèrent de la foule et vénérèrent l'icône miraculeuse de la toute
pure Vierge Marie. Alors qu'ils sortaient de l'église, la petite fille cria soudain : «Maman !» Sa
mère, stupéfiée, lui demanda de répéter et la petite fille dit de nouveau : «Maman !» La foule
autour d’eux, quand elle réalisa, ahurie, ce qui venait de se passer, devint presque délirante de
joie. L'argent commença à affluer de tous les côtés et les gens mirent dans les petites mains de
la fille vingt pièces de kopek, un demi-rouble et des roubles. Il y eut tellement d'argent qu'il en
tombait sur le sol. Les gens crièrent à l'enfant de soulever l'ourlet de sa robe pour que tout
l'argent qui n'arrêtait pas de venir puisse être contenu. Sa mère lui répétait sans cesse :
«Remercie les gens, dis merci !» La foule lui demandait continuellement : «Comment t'appelle-
tu ?» Et sa mère lui prescrivait de leur répondre : «Polya, je m'appelle Polya» (Apollinarie).
Pendant les jours de fête entourant la découverte des reliques du père Séraphin, des
foules énormes affluaient dans le monastère et un jour, il y en eut tellement que le pain vint à
manquer. Il n'y en avait pas assez pour nourrir tout le monde. Un petit groupe de fidèles fatigués
et très affamés se dirigea vers la maison pour s'en plaindre. En marchant, un vieil homme avec
un sac en écorce de bouleau se joignit à eux et ils entamèrent tous une conversation. Un peu
plus tard, ils s'arrêtèrent pour se reposer et le vieil homme les nourrit suffisamment pour qu'ils
fussent tout à fait satisfaits. La fête continua ensuite le long de la route... Mais, tout à coup, on
remarqua que leur bienfaiteur bienveillant avait disparu ! Ils se demandèrent entre eux qui
ç'aurait pu bien être, jusqu'au moment où ils réalisèrent qu'ils avaient été en compagnie de leur
aîné bien-aimé, qui ne refuse jamais à un pèlerin un geste de bonté ou de pain, le bienheureux
Séraphin.
Il n'est pas possible de rapporter ici tous les miracles qui se sont produits pendant ces
jours saints à Sarov. À partir des témoignages de personnes qui les ont vus et des
fonctionnaires qui les ont confirmés, des télégrammes ont été envoyés de Sarov sur tout le
territoire russe.
Parfois, la source était pleine à craquer, avec jusqu'à dix personnes entrant à la fois, et
ceux qui étaient vraiment très malades ou infirmes attendaient leur tour avec une impatience
compréhensible. Les gens croyaient fermement qu'il n'y avait aucune infirmité dont ils ne
puissent éventuellement être guéris.
"Vous êtes dans l'Église du Christ lorsque
vous vous écriez : "Seigneur, aide-moi !" Vous
êtes dans l'Église du Christ quand vous êtes
bons et patients, quand vous vous interdisez
de vous mettre en colère contre votre frère,
même s'il a blessé vos sentiments. Vous êtes
dans l'Église du Christ quand vous priez :
"Seigneur, pardonne-lui !" Quand vous faites
honnêtement votre devoir à votre lieu de
travail, retournant fatigué à la maison le soir,
mais avec un sourire sur les lèvres; quand
vous rendez le mal par l'amour – vous êtes
dans l'Église du Christ."
Seraphim. Rose

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«LE NUÉE DE TÉMOINS»

Initialement, je voulais écrire quelques mots sur David et Goliath, pensant au jeune
David qui, avec sa fronde, terrassa Goliath avec toute son armure. (Si quelqu’un se sent
visé par ces lignes, cela ne peut être que pur hasard.)
Il me semble pourtant plus à propos de dire quelque chose sur le prophète Élie qui,
poursuivi par Jézabel, était à bout de forces et demanda au Seigneur de prendre son âme.
«Il s’assit sous un genêt, et demanda la mort, en disant : C’est assez ! Maintenant,
Seigneur, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères. Il se coucha et
s’endormit sous un genêt.» (I R 19,3) Après une journée de marche forcée, les forces
l’abandonnèrent, lui qui «avait tué par l’épée tous les prophètes» de Baal. Si à ce grand
prophète les forces faisaient défaut, que dirions-nous si une épreuve nous arrive, chargés
que nous sommes de nos péchés ? Pourtant Élie ne fut pas abandonné, dans sa détresse,
par le Seigneur, mais au temps voulu par Dieu, un ange le réconforta. «L’ange du Seigneur
vint, le toucha, et dit : Lève-toi, mange, car le chemin est trop long pour toi. Il se leva,
mangea et but; et avec la force que lui donna cette nourriture, il marcha quarante jours et
quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu, à Horeb.» (I R 19,7-8)
L’Écriture fut écrite pour notre instruction et notre consolation, et «il n’y a rien de
nouveau sous le soleil», comme c’est écrit (Ec 1,9).
Lors de l’épreuve, ou plus exactement une fois l’obstacle franchi, la grâce nous
fortifie pour pouvoir continuer le chemin vers le paradis céleste «où il n’y a ni peines, ni
soupirs, mais vie éternelle.» Pensons aux épreuves passées que nous avons traversées
avec l’aide de Dieu, et soyons prêts pour les épreuves qui nous attendent encore
inévitablement dans cette vallée de larmes, car sans épreuves personne ne sera sauvé !
Revenons à Elie ou poursuivons plutôt avec le Précurseur dont il est écrit : «il
marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Élie.» (Luc 1,17) Jean ne craignait pas
plus Herode que David ne craignait Goliath ou Élie Jézabel. Avec franchise, sans
diplomatie, ni détour, ni ruse, le Baptiste reprochait à Herode ses méfaits. Il aurait pu
parler autrement, plus délicatement pour ne pas offusquer Herode. Cela lui aurait laissé la
tête sur le corps mais sans auréole !
Je termine en complétant le titre : «Nous donc aussi, puisque nous sommes
environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous
enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est
ouverte.» (Heb 12,1)

a. Cassien

Les lents calculs sont Etrangers A la grAce de


l'Esprit saint.
saint Ambroise de Milan (explication de
l’Evangile de Luc)

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