Évaluation des menaces informatiques
Évaluation des menaces informatiques
INF802 – Module 6
Savoir évaluer et reconnaître les menaces
Ordre du jour
Définitions
◦ Menaces et autres
Anticipation de protection envers la menace
Menaces et Exploits
◦ Les acteurs et leurs menaces
Attribution – À qui la faute ?
Menaces informatiques – Description
• (I)NTÉGRITÉ
Utilisé pour définir l’importance d’un actif d’être altérer uniquement par des actions autorisées. Les mécanismes liés à cette fonction
permettent de gérer et détecter ces modifications, qu’elles soient autorisées ou non.
• Hashing
• Redondance
• Signature par clé
• (D)ISPONIBILITÉ
Utilisé pour définir l’importance de la présence d’un actif. Les mécanismes en place doivent avoir pour but d’assurer la disponibilité et
l’accessibilité de l’actif.
• Balancement de charge
• Clustering
• Stratégie de relève
• Sauvegarde et préservation
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Menaces informatiques – CIA et DICAI
Confidentialité
Assurance que
Assurance que les données
les données ne sont protégées
peuvent être des accès non
modifiées que autorisés
par les
mécanismes Services
appropriés.
&
Données
Disponibilité
Intégrité &
Accessibilité
Le niveau de service auquel les
utilisateurs autorisés peuvent s’attendre
à pouvoir accéder l’information
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Menaces informatiques – CIA et DICAI
MODÈLE DICAI
• (A)UTHENTIFICATION ET IDENTIFICATION
• (I)RRÉFUTABILITÉ
Assurance qu’il est impossible de nier qu’une opération, un transfert ou une transaction aie eu lieu et
quelles étaient les acteurs impliqués
• Journalisation des transactions
• Mécanismes d’authentification
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Menaces informatiques – CIA et DICAI
Confidentialité
L’assurance
que l’émetteur
et le receveur Disponibilité
d’un message
Irréfutabilité
ne pourront Services
nier la &
transmission
de celui-ci Données
Authentification
& Intégrité
L’assurance que 1 ou plusieurs identités Identification
sont authentique lors d’une transaction
CONCEPT DU AAA
Menaces informatiques – Concept AAA
AAA
Authentification (Authentication)
Autorisation (Authorization)
Responsabilité (Acountability)
Menaces informatiques – Concept AAA
Authentification (Authentication)
Définition :
L’authentification est le processus par lequel un système vérifie l’identité d’un
utilisateur, d’un appareil ou d’une application avant de leur accorder l’accès à des
ressources*.
But
Confirmer que “vous êtes bien qui vous prétendez être”.
Autorisation (Authorization)
Définition :
L’autorisation détermine ce qu’un utilisateur authentifié a le droit de faire ou
d’accéder à l’intérieur du système*.
But
Limiter et gérer les droits et privilèges en fonction du principe du moindre
privilège (least privilege).
But
◦ Réduire la surface d’attaque : moins de privilèges = moins de vecteurs
d’exploitation.
◦ Limiter l’impact en cas de compromission : un compte à privilèges limités
restreint les dommages.
◦ Faciliter l’audit et la conformité (PCI-DSS, Loi 25, SOX, HIPAA).
But
Savoir qui a fait quoi, quand et où — essentiel pour l’audit, la facturation interne
(par ex. en cloud) et la détection d’incidents.
Hostile
Non-hostile
Interne Externe
Menaces informatiques – Exercices de groupe
Exemple
Employé qui clique sur un lien de phishing (involontaire).
Mise à jour logicielle défectueuse.
Rançongiciel déployé par un gang de cybercriminels.
Attaque DDoS commanditée par un concurrent.
Inondation ou tremblement de terre affectant un centre de données.
Admin système mécontent qui efface des données (intentionnel).
Employé qui supprime par erreur une table SQL.
Incendie ou panne électrique dans le data center.
Groupe cybercriminel exploitant une faille VPN.
Menaces informatiques – Acteur de menace
Acteur de menace
Personne, groupe ou entité qui a la capacité et l’intention (ou
non) d’exploiter une vulnérabilité pour causer un impact
négatif à l’organisation*.
*Référence : ISO/IEC 27005:2022 – Information security risk management et NIST SP 800-30 Rev 1 – Guide for Conducting Risk Assessments
Menaces informatiques – Acteur de menace
Exemple
Cybercriminels organisés
États-nations / APT (Advanced Persistent Threats)
Hacktivistes
Compétiteurs industriels / Espionnage économique
Employés malveillants (Insiders hostiles)
Employés négligents ou tiers imprudents (Insiders non-hostiles)
Partenaires et fournisseurs compromis (Supply-chain)
Cyber-criminels opportunistes / Script kiddies
Menaces physiques / Catastrophes naturelles
Menaces informatiques – Acteur de menace
Facteurs différenciateurs
Motivation : financière, idéologique, géopolitique, accidentelle.
Capacité technique : script kiddie vs APT étatique.
Accès initial : interne vs externe.
Temps et persistance : opportuniste (rapide) vs APT (long
terme).
*Référence : ISO/IEC 27005:2022 – Information security risk management et NIST SP 800-30 Rev 1 – Guide for Conducting Risk Assessments
Menaces informatiques – Acteur de menace
Exemples de scénarios
Rançongiciel par gang cybercriminel :
◦ Exploitation d’une faille VPN non corrigée → chiffrement du SI →
demande de rançon.
Espionnage économique :
◦ Employé sous-traitant vole des plans de production pour un concurrent
étranger.
Erreur d’un employé non-hostile :
◦ Envoi accidentel d’un fichier contenant 5 000 NIP clients à la mauvaise liste
de diffusion.
*Référence : ISO/IEC 27005:2022 – Information security risk management et NIST SP 800-30 Rev 1 – Guide for Conducting Risk Assessments
Menaces informatiques
Typologie des menaces
Hostile
Non-hostile
Interne Externe
VULNÉRABILITÉ
Menaces informatiques – Vulnérabilité
Vulnérabilité
Une faiblesse ou un défaut dans la conception, la mise en
œuvre, l’exploitation ou le contrôle interne qui peut être
exploitée par une menace.
Formule courante
Risque = Probabilité (Menace exploite une vulnérabilité) × Impact (Conséquence)
Formule courante
Risque = Probabilité (Menace exploite une vulnérabilité) × Impact (Conséquence)
C’est une référence aux pratiques et aux mesures que les utilisateurs
d'ordinateurs et d'autres dispositifs prennent pour maintenir le bon
fonctionnement du système et améliorer la sécurité en ligne. Ces
pratiques font souvent partie d'une routine pour assurer la sécurité de
l'identité et d'autres détails qui pourraient être volés ou corrompus. Tout
comme l'hygiène physique, la cyberhygiène est régulièrement menée pour
prévenir la détérioration naturelle et les menaces communes.
Description :
Documenter l’environnement technologique consiste à maintenir un
inventaire précis et à jour des actifs matériels, logiciels et services
utilisés dans l’organisation.
Cette pratique soutient la traçabilité, la gestion du cycle de vie, la
conformité réglementaire et la réponse aux incidents.
Ce processus est un prérequis au cyber asset management et à
l’application du principe de transparence dans la gouvernance TI.
Mesures d’une bonne cyberhygiène
1. Bien documenter les programmes et le matériel utilisés
Exemples:
Inventaire automatisé via un outil comme CMDB ou Microsoft Intune.
Registre des versions logicielles et des configurations réseau critiques.
Documentation des scripts internes, politiques de sécurité et
dépendances externes.
Mesures d’une bonne cyberhygiène
1. Bien documenter les programmes et le matériel utilisés
Contexte d’application:
Obligatoire dans la plupart des cadres (ex. ISO 27001, NIST, ITIL, CIS
Control 1).
Sert de base à la gestion des vulnérabilités, à la planification de la
continuité et à la rationalisation du portefeuille applicatif.
En contexte opérationnel, permet de limiter les angles morts dans
l’infrastructure.
Mesures d’une bonne cyberhygiène
2. Prioriser les ressources
Description :
La priorisation consiste à hiérarchiser les ressources TI et les efforts de
protection selon leur valeur informationnelle, leur criticité
opérationnelle et leur niveau de risque.
Ce processus s’appuie souvent sur une analyse de risque quantitative
(FAIR) ou qualitative (NIST, ISO 31000).
Mesures d’une bonne cyberhygiène
2. Prioriser les ressources
Analyse qualitative
Mesures d’une bonne cyberhygiène
2. Prioriser les ressources
Mesures d’une bonne cyberhygiène
2. Prioriser les ressources
Exemples:
Classification des données : publiques,
internes, confidentielles, sensibles.
Cartographie des dépendances
critiques (ex. ERP, systèmes de
paiement).
Utilisation de matrices impact ×
probabilité pour orienter les
investissements de sécurité.
Mesures d’une bonne cyberhygiène
2. Prioriser les ressources
Analyse quantitative
Mesures d’une bonne cyberhygiène
2. Prioriser les ressources
L’approche FAIR
FAIR: Factor Analysis of Information Risk
Une ontologie des facteurs composant le risque
Des méthodes pour mesurer les facteurs influençant le risque
Une méthode de calcul de simulation de risque
Une façon de modéliser les scénarios de risque
Mesures d’une bonne cyberhygiène
2. Prioriser les ressources
Exemple FAIR
Mesures d’une bonne cyberhygiène
2. Prioriser les ressources
Contexte d’application:
Permet d’allouer efficacement le budget cybersécurité et d’optimiser
les contrôles.
Sert de fondement aux plans de continuité (BCP/DRP) et aux
stratégies de mitigation.
Recommandé par le NIST, ISO et CIS Control 4 et le cadre Zero Trust
(priorisation des actifs à protéger).
Mesures d’une bonne cyberhygiène
3. Renforcement (Hardening)
Description :
Le hardening consiste à réduire la surface d’attaque d’un système en
désactivant les services non essentiels, en appliquant des configurations
sécurisées et en limitant les droits.
C’est une approche proactive de défense en profondeur (defense-in-
depth).
Mesures d’une bonne cyberhygiène
3. Renforcement (Hardening)
Défense en profondeur
Exemples:
Application des CIS Benchmarks ou des standards SANS sur serveurs
Windows/Linux.
Désactivation des ports inutilisés sur des commutateurs réseau.
Utilisation de configurations sécurisées dans les environnements
infonuagiques (Azure Security Baseline).
Mesures d’une bonne cyberhygiène
3. Renforcement (Hardening)
Contexte d’application:
Étape essentielle avant la mise en production d’un système.
Intégrée dans les pipelines DevSecOps.
Requise dans les audits de conformité (PCI-DSS, NIST 800-53 CM-6).
Mesures d’une bonne cyberhygiène
4. Mise à jour
Description :
Les mises à jour logicielles assurent la correction des vulnérabilités et
le maintien de la compatibilité avec les environnements actuels.
Elles font partie du processus de gestion du cycle de vie des
correctifs (Patch Management).
Mesures d’une bonne cyberhygiène
4. Mise à jour
Exemples:
Application mensuelle des security patches Microsoft.
Correctifs d’urgence pour failles critiques (ex. Log4Shell).
Mises à jour du microcode pour contrer des vulnérabilités matérielles
(ex. Spectre/Meltdown)*.
Contexte d’application:
Devrait suivre une approche planifiée, testée et vérifiée.
Intégrée dans un calendrier de maintenance préventive.
Indispensable pour respecter la conformité NIST, ITIL, CIS Control 7
ou ISO 27002 §12.6.1.
Mesures d’une bonne cyberhygiène
5. Sauvegardes
Description :
Les sauvegardes constituent un mécanisme de résilience garantissant la
restauration rapide des données après un incident.
Elles s’inscrivent dans la stratégie de continuité des affaires et la
gestion des risques cybernétiques.
Mesures d’une bonne cyberhygiène
5. Sauvegardes
Exemples:
Règle 3-2-1 : trois copies, sur deux supports, dont une hors site.
Sauvegardes incrémentales quotidiennes, complètes hebdomadaires.
Chiffrement et isolement (air gap) pour contrer le ransomware.
Mesures d’une bonne cyberhygiène
5. Sauvegardes
Contexte d’application:
Requises dans tout plan DRP/BCP.
Testées périodiquement pour valider la restaurabilité.
Essentielles dans les environnements industriels, bancaires ou
infonuagiques.
Contrôle essentiel des normes NIST, ISO, ITIL, SANS, CIS et autres
Mesures d’une bonne cyberhygiène
6. Formation et sensibilisation
Description :
La formation en cybersécurité vise à développer la culture de
sécurité organisationnelle et à réduire le facteur humain de risque.
Elle repose sur des approches pédagogiques continues, adaptées aux
profils des utilisateurs.
Mesures d’une bonne cyberhygiène
6. Formation et sensibilisation
Exemples:
Campagnes de simulation de phishing et capsules e-learning.
Ateliers pratiques sur la gestion des mots de passe ou la détection
d’anomalies.
Programme de formation obligatoire à l’embauche et annuelle.
Mesures d’une bonne cyberhygiène
6. Formation et sensibilisation
Contexte d’application:
Requise par la Loi 25, ISO 27001, NIST 800-50.
Améliore la détection précoce des menaces internes et externes.
Souvent le premier rempart d’une approche Human Firewall.
Mesures d’une bonne cyberhygiène
Pratiques exemplaires en cybersécurité
◦ Peu coûteuses
Maintenant en format cloud !
$10/h pour service de DDoS
◦ Efficaces
Il y a tellement de vulnérabilité…
Module 6 - suite
2018 - ARS Technica - How they did it (and will likely try again): GRU hackers vs. US elections
La Russie ?
Cyberattaque sur l’Estonie – 2007
• Différend sur la relocalisation d’une statue commémorative
• Pays pris en otage pendant 2 semaines
• Les IE pris d’assaut par une DDoS soutenue
• 2 jeunes militants du Kremlin à la base des attaques – Déni
officiel du Kremlin
La Russie ?
Cyberattaque sur l’Ukraine – 2022
Juin 2022 - CCCS - BULLETIN SUR LES CYBERMENACES :
Les activités de cybermenace liées à l’invasion de l’Ukraine par la Russie -
Chronologie des attaques militaires et des
cyberopérations en Ukraine – du 14 février au
16 mai 2022 (cyberactivités)
Chronologie des attaques militaires et des
cyberopérations en Ukraine – du 14 février au
16 mai 2022 (activités cinétiques)
PRINCIPAUX AVIS
Le CCCS évalue que les cyberopérations liées à l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont été
certainement beaucoup plus sophistiquées et étendues que l’ont laissé entendre les sources
d’information publiques.
Selon toute vraisemblance, les cyberopérations de la Russie ont cherché jusqu’ici à détériorer, à
perturber, à détruire ou à discréditer le gouvernement, les forces militaires et les fonctions
économiques ukrainiens, à s’implanter dans les infrastructures essentielles et à restreindre l’accès de
la population ukrainienne à l’information.
Le CCCS estime que les auteurs de cybermenace parrainés par la Russie poursuivront sans doute
leurs activités malveillantes pour appuyer les objectifs tactiques et stratégiques des forces militaires
russes en Ukraine.
Selon l’évaluation du CCCS, les auteurs de cybermenace parrainés par la Russie ont presque
assurément augmenté leurs activités de cyberespionnage visant les pays membres de l’Organisation
du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en guide de représailles au soutien manifesté à l’endroit de
l’Ukraine.
Le CCCS croit que la Russie est presque inévitablement en train de développer des cybercapacités
contre des cibles de l’Union européenne (UE) et de l’OTAN, y compris les États-Unis et le Canada.
Année estimée du début des grandes opérations de
cyberespionnage présumées de la Chine
– En avril 2010, la Chine a absorbé 15% de tout le trafic Internet pendant 15 minutes
• Le trafic en provenance et vers les sites “.gov” et “.mil”, la NASA, le NOAA concerné
• Dell,Yahoo, Microsoft, IBM aussi
2018 - China’s Maxim – Leave No Access Point Unexploited:The Hidden Story of China Telecom’s BGP Hijacking – Military Cyber affairs
2010 REPORT TO CONGRESS of the U.S.-CHINA ECONOMIC AND SECURITY REVIEW COMMISSION – US Govt
Menaces réelles - Propriété intellectuelle
• Détournement du trafic Internet (routes BGP) vers la Chine
Ministry of
State Security
– The Hidden Story of China Telecom’s BGP Hijacking
• Canada to South Korea, 2016 – traffic to Government Site
The Hidden Story of China Telecom’s BGP Hijacking Story of
– En avril 2010, la Chine a absorbé 15% de tout le trafic Internet pendant 15 minutes
• Le trafic en provenance et vers les sites “.gov” et “.mil”, la NASA, le NOAA concerné
• Dell,Yahoo, Microsoft, IBM aussi
China Telecom’s BGP Hijacking
Le service primaire de renseignement extérieur de la
Reconnaissance General Bureau (RGB) Corée du Nord, responsable de toutes les collectes et
opérations clandestines à l'étranger..
John Draper
(Cap’n Crunch)
1972
Cybercriminels
Kevin Poulsen
1995
Kevin Mitnick
1995
Cybercriminels
Michael Calce
(MafiaBoy)
2000
SK
Roman Seleznev
(nCux et Track2)
2017
500 commerces
3700 instituts financières
Cybercriminels
Novembre 2018
◦ Vol de cartes de crédit / débit – Pakistan
◦ 20,000 clients affectés, 22 banques
◦ Transferts de $2,6M via guichets automatiques
Qui a fait ça ?
Rapport du PakCERT
Equation malware detection incident in the US
Barrheaven kid
Swatting de Brian Krebs
Appel à la bombe dans des écoles de
Milton, Laval, Floride
Zone-h
Résultats du cyber militantisme
Le compte Twitter du US Central Command
compromis, l’apparence modifiée - 2015
Bottom line
A. Wheeler, David & Larsen, Gregory. (2003). Techniques for Cyber Attack Attribution. 82.
Attribution d’une attaque – DoD
Description
Selon Wheeler et Larsen:
◦ determining the identity or location of an attacker or an attacker’s
intermediary.
◦ Déterminer l’identité ou la localisation d’un attaquant ou de
l’intermédiaire de l’attaquant
Intermediaire
Attaquant Stepping stone, zombies, Victime
reflecteurs
A. Wheeler, David & Larsen, Gregory. (2003). Techniques for Cyber Attack Attribution. 82.
Attribution d’une attaque – DoD
Enjeux et problématique
Les attaquants utilisent le
spoofing, les zombies et stepping
stones pour masquer leur
identité.
Les réseaux modernes (NAT,
routage multiple) compliquent la
traçabilité.
L’attribution doit éviter la
misattribution (erreur
d’identification).
A. Wheeler, David & Larsen, Gregory. (2003). Techniques for Cyber Attack Attribution. 82.
Attribution d’une attaque – DoD
Catégories de techniques
17 familles de techniques recensées (p. ex. journalisation, marquage, honeypots,
spoof prevention).
Aucune technique n’est suffisante seule — nécessité de combiner.
A. Wheeler, David & Larsen, Gregory. (2003). Techniques for Cyber Attack Attribution. 82.
Attribution d’une attaque – DoD
Exemple : Journalisation et
recherches
Enregistrement des paquets sur
routeurs → traçage rétrospectif.
Avantages : attribution post-
incident.
Limites : coûts élevés,
confidentialité, stockage massif.
A. Wheeler, David & Larsen, Gregory. (2003). Techniques for Cyber Attack Attribution. 82.
Attribution d’une attaque – DoD
Exemple : Marquage et iTrace
Ajout ou émission de messages pour identifier le chemin (ex. Probabilistic Packet
Marking, iTrace).
Atout : attribution directe sans logs.
Risque : surcharge réseau, altération de performance.
A. Wheeler, David & Larsen, Gregory. (2003). Techniques for Cyber Attack Attribution. 82.
Attribution d’une attaque – DoD
Exemple : Honeypots
Les honeypots détectent les attaquants réels par simulation d’actifs vulnérables.
L’analyse comportementale fournit des preuves techniques.
Nécessite supervision et expertise.
A. Wheeler, David & Larsen, Gregory. (2003). Techniques for Cyber Attack Attribution. 82.
Attribution d’une attaque – DoD
Techniques de prévention et
filtrage
Ingress filtering : bloquer les paquets dont
l’adresse source est invalide.
Spoof prevention : modification des
protocoles pour réduire les paquets
modifiés malicieusement.
Objectif : limiter les possibilités
d’anonymisation.
A. Wheeler, David & Larsen, Gregory. (2003). Techniques for Cyber Attack Attribution. 82.
Attribution d’une attaque – DoD
Enjeux
Besoin de prépositionner des outils de confiance.
Importance du financement, de la normalisation et de la protection de la vie
privée.
L’attribution doit être intégrée dans une stratégie défense en profondeur.
A. Wheeler, David & Larsen, Gregory. (2003). Techniques for Cyber Attack Attribution. 82.
Attribution d’une attaque – DoD
Conclusion
Attribution = domaine multidimensionnel mêlant technologie, politique et
droit.
Recommandations :Combiner les approches.
Sécuriser les routeurs et hôtes.
Mettre en œuvre l’ingress filtering généralisé.
Financer ($$$) la maturation technologique.
A. Wheeler, David & Larsen, Gregory. (2003). Techniques for Cyber Attack Attribution. 82.
Attribution d’une attaque
Guccifer 1.0
◦ Marcel Lazăr Lehel (Roumain) arrêté en 2014 puis extradé aux É.-U.)
◦ Impliqué dans les bris d’accès aux DNC, Yahoo, Flicker, Facebook et sites
web de personnalités à haut profil dont le serveur de courriel de Hilary
Clinton.
◦ Repéré par son adresse IP lors d’échange d’info via Russie
Guccifer 2.0
◦ A pris le relais de Guccifer 1.
◦ Prétends poursuivre la mission inspirée par 1.0 (surtout exploitation du
serveur de courriel)
◦ En possession et a (ont) échangé des données de votation avec agent
double
◦ S’est dévoilé comme agent russe du GRU par erreur
Références d’attribution
A HOOVER INSTITUTION ESSAY Attribution of Malicious
Cyber Incidents
US ODNI - A Guide to Cyber Attribution
INSTITUTE FOR DEFENSE ANALYSE Techniques for Cyber
Attack Attribution
Journal of cybersecurity
Public attribution of cyber intrusions
Air Force research institute Perspectives on Cyber Power
Strategies for resolving the Cyber Attribution Challenge
En résumé…
De plus en plus de cyberattaques surviennent
Il est de plus en plus difficile de faire une bonne attribution,
due principalement aux techniques de masquage, mais aussi
aux connaissances accrues des joueurs sérieux.
Les amateurs cependant seront plus rapidement interceptés
et arrêtés.
Nos petites actions de bien entretenir nos systèmes
d’information réduiront les risques d’être confronté à une
attaque et/ou un incident majeur.
Questions ?
Travail Pratique #2
Module 6