Dr.
Aicha LAOUANI
GENERALITES SUR LES SOLUTIONS
1 .DEFINITION ET CLASSIFICATION
1.1 Définition
Une solution est un mélange homogène de deux ou de plusieurs constituants. Le
constituant le plus abondant est appelé solvant, le ou les constituants se trouvant en plus faibles
quantités sont appelés solutés. Une solution est dite aqueuse lorsque le solvant est l’eau. Dans
ce chapitre seules les solutions aqueuses seront considérées.
Les solutés initiaux ou de départ (molécules) symbolisés par la lettre 𝓅 , peuvent ou non
être dissociables totalement ou partiellement dans l’eau en donnant des constituants solutés
symbolisés par la lettre j.
1.2 Classification
Les solutions aqueuses vraies ou moléculaires sont classées en deux catégories.
1.2.1 Solutions cristalloidales ou micromoléculaires
Ce sont des solutions pour les quelles les constituants solutés sont de petites tailles. Ces
constituants solutés peuvent être des molécules neutres non dissociables tels que l’urée , le
glucose, le saccharose…, mais peuvent également être issus de la dissociation de molécules de
départ. Une telle dissociation peut être totale ou partielle.
Na Cl Na+ + Cl- (deux constituants solutés).
CH3COOH CH3COO- + H+ (trois constituants solutés).
1.2.2 Solutions colloïdales ou macromoléculaires
Ce sont des solutions pour les quelles les constituants solutés sont de grandes tailles
formés par des macromolécules pouvant ou non être faiblement ionisées .Ceci est
particulièrement le cas d’une solution de protéines ou d’acides nucléiques.
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2. COMPOSITION D’UNE SOLUTION
Il s’agit de donner la proportion des solutés par rapport à celle du solvant. Pour cela on
utilise deux types de grandeurs : des grandeurs avec dimensions appelées concentrations et des
grandeurs sans dimension appelées titres. De telles grandeurs permettent de donner la
composition d’une solution.
2.1 Concentrations
Ce sont des grandeurs avec dimensions (unités) dont la détermination nécessite la
connaissance préalable de certains paramètres de la solution. Ceux ci sont représentés
particulièrement par :
𝓅
𝑛𝓅 = : c’est le nombre de mole du 𝓅 ème soluté initial ,
𝓅
𝑜𝑢 𝑚𝓅 𝑒𝑡 𝑀𝓅 𝑟𝑒𝑝𝑟é𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑟𝑒𝑠𝑝𝑒𝑐𝑡𝑖𝑣𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑚𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑢 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡é 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑖𝑑é𝑟é
n j= : c’est le nombre de mole du j ème constituant soluté ou 𝑚 𝑒𝑡 𝑀 représentent
respectivement la 𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑚𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑢 𝑗 è𝑚𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑖𝑡𝑢𝑎𝑛𝑡 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡é
𝑛𝓌 = 𝓌
∶ c’est le nombre de mole du solvant ( eau),
𝓌
𝑜𝑢 𝑚𝓌 𝑒𝑡 𝑀𝓌 𝑟𝑒𝑝𝑟é𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑟𝑒𝑠𝑝𝑒𝑐𝑡𝑖𝑣𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑚𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑢 𝑠𝑜𝑙𝑣𝑎𝑛𝑡
V𝓌 : C’est le volume occupé par le solvant
V: c’est le volume total de la solution
𝑓a = 𝓌
: c’est la fraction aqueuse de la solution. Elle tend vers 1 lorsque les solutions sont
cristalloidales et diluées pour lesquelles le volume occupé par les constituants solutés est
négligeable.
Pour les solutions colloïdales le volume occupé par les solutés est habituellement non négligeable
conduisant à une fraction aqueuse inferieure à l’unité (exemple la fraction aqueuse normale du
plasma sanguin est de l’ordre de 0.93à 0.94 et ce du fait de la présence de protéines plasmatiques :
70 à 60 grammes par litre de plasma).
Différentes concentrations peuvent être utilisées pour donner la composition d’une solution.
On distingue ainsi :
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2.1.1 Concentration molaire ou molarité 𝑪M
La concentration molaire d’une solution est une grandeur relative à chaque soluté de départ (
𝓅) ou a chaque constituant soluté (j). La molarité d’une solution revient à donner toutes les
valeurs CM relative à chaque soluté de départ 𝓅 considéré ou à chaque constituant soluté j. Elle
est définie par le nombre de moles 𝑛𝓅 ou 𝑛 contenu dans l’unité de volume de la solution. C’est
donc un nombre de mole par unité de volume de la solution.
𝒏𝐣
𝒏𝓹 𝓅 ou 𝑪𝑴𝐣 = =
𝑪𝑴𝓹 = = 𝐕 𝐕.
𝐕 𝐕. 𝓅
Remarque : Habituellement cette concentration est calculée pour chaque soluté de départ 𝓅
(Exemple Na Cl) permettant par la suite d’accéder aux concentrations des constituants solutés
dont ils sont issus (exemple Na+ et Cl-).
La molarité est habituellement exprimée en mole par litre de solution (mol/L= mol.L-1). Dans le
système SI ou MKS elle est exprimée en mole par m3 de solution (mol/ m3 = mol.m-3).
Remarques
- Le passage d’un système d’unité à un autre s’effectue en tenant compte des conversions
suivantes :
1 m3=103 L d’où 1L = 10-3 m3. On en déduit :
mol /L = mol / 10-3 m3 = 103 mol / m3= 103 mol. m -3.
- Les sous multiples de ces unités peuvent être utilisés tels que : décimole.L -1 ( solution
décimolaire) , m mol .L-1 (solution millimolaire ) ,micromole .L-1 ( solution
micromolaire)…
- une concentration pondérale C exprimée en masse par litre de solution peut être utilisée
la concentration molaire définie comme suit :
𝒎
𝑪𝐩 = ( g. L-1 ou Kg .L-1 )
𝑽
Ou m et V représentent respectivement la masse du soluté considéré (exemple glucose) et
le volume totale de la solution.
Il existe en effet une étroite relation entre la concentration molaire et la concentration
pondérale d’un soluté selon les équations ci dessous :
𝒎
𝑪𝑴 = 𝑪 = M. 𝑪𝑴
𝑴.𝑽
𝑪𝐩 4
=
𝑴
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d’ où
2.1.2 Concentration molale ou molalité 𝑪𝒎
La concentration molale d’une solution est une grandeur relative à chaque soluté de départ
𝓅 ou à chaque constituant soluté j. La molalité d’une solution revient à donner toutes les valeurs
𝐶 relatives à tous les solutés considérés. Elle est définie par le nombre de moles 𝑛𝓅 ou 𝑛
contenu dans un Kg de solvant (eau). C’est donc le nombre de mole du soluté contenu dans l’unité
de masse du solvant habituellement exprimée en Kg de solvant.
Dans le cas d’une solution aqueuse 1 Kg d’eau occupe un volume de 1 litre. D’où on a
numériquement :
𝒏𝓅 𝒏𝐣
𝑪𝒎𝓅 = 𝑽 𝑪𝒎𝐣 = 𝑽
𝔀 ou 𝔀
La molalité est exprimée en mole par Kg de solvant (mol/Kg = mol .Kg-1)
Dans le cas d’une solution aqueuse elle est habituellement exprimée en mol .L-1 eau.
Remarques
- Les sous multiples de l’unité mol. L-1eau peuvent être utilisés tels que décimole. L-1eau,
millimole .L-1eau, micromole.L-1eau.
- Pour des solutions aqueuses cristalloidales diluées la concentration molaire est
numériquement égale à la concentration molale: 𝐶 M ≈ 𝐶 m
- Pour une solution aqueuse colloïdale le volume V de la solution est habituellement différent
du volume d’eau𝑉𝓌 . Dans ces conditions la concentration molaire est numériquement
différente de la concentration molale. La relation numérique entre ces deux grandeurs est
donnée par :
𝑪𝑴 = 𝑓𝒂 . 𝑪𝒎 (𝑓𝒂 étant la fraction aqueuse de la solution).
- la concentration pondérale d’un soluté peut être également exprimée en masse par litre
d’eau ( g .L-1 eau ou Kg. L-1 eau).
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Exemple de calcul de molarité et de molalité.
1.5 Litre de plasma normal contient 0.45 g d’urée (masse molaire 𝑀=60) et 105 g de protéines
(m pr) de masse volumique égale à celle de l’eau (ρ = [Link]-3= 103kg.m-3).
Calculer la molarité et molalité plasmatiques de l’urée.
CM ?
Le nombre de mole contenu dans le volume 𝑉 de la solution est :
.
n = = = 0.0075 mole = 7,5 mmoles
.
𝐶 = = = 5 mmoles . L-1
.
Cm?
𝐶 = 𝑉𝓌 = 𝑓 a .𝑉
𝓌
La fraction aqueuse peut être calculée en considérant que seules les protéines plasmatiques
occupent un volume non négligeable (V pr). Celui-ci est calculé à partir de la relation :
ρ . Vpr= mpr
d’où V pr= 105/1=105 cm-3= 105
ml
Le volume d’eau contenu dans 1.5 litre de plasma est donc 1500-105= 1395ml d’eau .Ceci
correspond a une fraction aqueuse
𝑓a = 1395 /1500= 0.93
A partir de la fraction aqueuse on détermine alors la molalité de l’urée connaissant sa molarité.
𝐶 = = = = 5.37 mmoles. L-1 eau.
. .
La molalité est toujours supérieure ou égale à la molarité.
2.1.3 Concentration ionique ou Ionarité 𝑪I
La concentration ionique ou ionarité 𝐶 I d’une solution est une grandeur qui tient compte
de la totalité des ions présents dans la solution et issus de la dissociation totale ou partielle des
solutés de départ 𝓅 de concentration 𝐶 𝓅. C’est donc la somme de toutes les contributions des
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solutés de départ dissociables. Elle est définie par le nombre d’ions grammes contenu dans l’unité
de volume de la solution habituellement exprimée en litre ou en m3 dans le système international.
Un ion gramme est la quantité d’ions relative à 𝒩 ions (𝒩 étant le nombre
d’Avogadro égale à 6.02 1023).
La contribution à l’ionarité d’un soluté de départ de concentration 𝐶 de la solution est
non nulle, lorsque ce soluté est dissociable. En revanche un soluté de départ non dissociable
(glucose, urée….) ne contribue pas à l’ionarité de la solution dans la mesure où il ne génère pas
d’ions en solution.
Etablissons la relation permettant d’obtenir la contribution d’un soluté de départ (CI𝓹) à
l’ionarité de la solution en fonction de la molarité du soluté de départ 𝐶 𝓅.
Soit α Le degré ou le coefficient de dissociation d’un soluté de départ, défini par
𝐍𝐝
α= 𝐍
(Où N est le nombre de molécules dissociés et N est le nombre total des molécules du soluté
de départ considéré). Défini ainsi le degré de dissociation se caractérise par:
0≤α≤1
Soit γ (nu) le nombre d’ions issus de la dissociation d’une molécule du soluté de départ 𝓅 .
La concentration ionique attribuée à ce soluté de départ est:
𝑪𝐈 𝓅 = 𝜶𝓹 . γ𝓹 . 𝑪𝑴𝓹
Exemple:
CaCl2 Ca++ + 2 Cl-
(𝐶 = 0.1mol.L-1, α = 0.7, γ =3)
𝐶 I = 0.7 × 3 × 0.1= 0.21 ion grammes L-1
Dans le cas de plusieurs solutés de départ dissociables, l’ionarité de la solution est la somme
de toutes les contributions.
𝑪𝐈 = ∑ 𝑪𝐈𝓹 = Σ 𝜶𝓹 . γ𝓹 . 𝑪𝑴𝓹
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2.1.4 Concentration Normale ou Normalité 𝑪N
La concentration équivalente ou normalité 𝐶 N d’une solution est une grandeur qui tient
compte de la totalité des solutés de départ dans la solution. C’est la somme de toutes les
contributions des solutés de départ dissociables. Elle est définie par le nombre d’équivalents
grammes contenus dans l’unité de volume de la solution. Elle est habituellement exprimée en
équivalents grammes par litre (Eq g .L-1). Dans le système international (MKS) elle est exprimée
en équivalents grammes par m3 (Eq g .m-3).
𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝’é𝐪𝐮𝐢𝐯𝐚𝐥𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞
𝒄𝐍 =
𝐯𝐨𝐥𝐮𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧
L’équivalent gramme est défini par la quantité de soluté susceptible de mettre en jeu un
transfert de charges électriques égales à 𝒩. e = F (Faraday).
F = 6.02 × 1023 × 1.6 ×10-19 = 96500 coulombs.
Remarque
Une solution est dite normale (N) lorsqu’elle correspond à une concentration normale CN
égale à 1 Eq g.L-1
Exemples :
a) Une mole de NaCl , totalement dissocié, correspond à 1 Equivalent gramme. En effet la
dissociation d’une molécule se traduit par un transfert d’une charge électrique égale en
valeur absolue à celle d’un électron et pour une mole la charge transférée au cours de la
dissociation est donc égale à 𝒩e c’est à dire à F.
-e
NaCl Na+ + Cl-
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b) Une mole de CaCl2 partiellement dissocié, correspond à 2 Equivalents grammes. En effet
la dissociation d’une molécule se traduit par un transfert de deux électrons et celle d’une
mole traduit par un transfert d’une charge égale à deux Faraday.
-2e
Ca Cl2 Ca++ + 2 Cl-
Considérons un seul soluté de départ dissociable totalement ou partiellement de
concentration molaire 𝐶 . Soient 𝑛 le nombre d’anions issus de la dissociation et 𝑧 le
nombre de charge anionique (en valeur absolue). Soient 𝑛 le nombre de cations issus de la
dissociation et z le nombre de charge cationique (en valeur absolue).Il est facile de vérifier
que la contribution de ce soluté de départ à la normalité de la solution est donnée par la
relation suivante
𝑪𝑵𝓅 = 𝒏𝒂 . 𝒛𝒂 . 𝑪𝑴𝓅 = 𝒏𝒄 . 𝐳𝐜 . 𝑪𝑴𝓅
Dans le cas de plusieurs solutés de départ 𝓅, la normalité de la solution est la somme des
contributions de chacun de ces solutés :
𝑪𝑵 = ∑ 𝑪𝑵𝓅
Remarques:
a . Les solutés non dissociables ne contribuent pas à la normalité de la solution car en solution
de tels solutés n’entrainent aucun transfert de charge (exemple urée, glucose …)
b .Tous les solutés primaires dissociables totalement ou partiellement contribuent, en revanche,
à la normalité totale de la solution.
2.1.5 Concentration osmolaire ou Osmolarité 𝑪o
La concentration osmolaire ou osmolarité 𝐶 o d’une solution est une grandeur qui tient compte
de la totalité des solutés de départ dans la solution. C’est donc la somme de toutes les
contributions des solutés de départ. Elle est définie par le nombre d’osmole contenu dans l’unité
de volume de la solution. Dans ces conditions elle est habituellement exprimée en osmoles par
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litre (osm .L-1). Dans le système international (MKS) elle est exprimée en osmoles par m3 (osml
.m-3).
𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒅 𝒐𝒔𝒎𝒐𝒍𝒆𝒔
𝑪o =
𝑽
Une osmole est définie par une quantité de 𝒩 ( nombre d avogadro) particules cinétiquement
actives (p c a) représentées par tous les constituants solutés (ions et molécules neutres non
dissociées) contenus dans la solution.
Soit un seul soluté de départ 𝓅 à la concentration molaire 𝑪𝑴𝓹 et soient α et γ respectivement
le coefficient de dissociation et le nombre d’ions issus de la dissociation d’une molécule de ce
soluté de départ. On se propose de trouver l’expression
𝐶 𝓅 , 𝑒𝑛 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝐶 𝓅, α et γ, donnant la contribution de ce soluté de départ à l’osmolarité
totale.
Les particules cinétiquement actives (p c a) contenues dans la solution (N ) et issues de ce
soluté de départ (N molécules) sont représentées par la totalité des ions (Nions ) provenant des
molécules dissociées ( Nd), auxquels s’ajoutent la totalité des molécules non dissociés (Nmnd).
N = N ions + Nmnd
Nions = Nd γ = γ α N ( avec α = )
Nmnd = N - Nd= N - α N
N = α N γ + N - α N = [1 + α (γ - 1)] N
𝑑 𝑜𝑢 N =𝑖N
𝑖 est appelée coefficient d’ionisation de Vant’ Hoff qui pour un soluté de départ donné est défini
par le nombre de N que divise le nombre total N de molécules initiales :
𝐍𝒑 𝒄 𝒂
𝒊= 𝐍
L’expression du coefficient 𝑖 pour un soluté de départ est donc :
𝒊= 1 + α (γ – 1)
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Remarque :
Le coefficient 𝑖 est égal à 1 pour tout soluté de départ non dissociable tel que l’urée ou le glucose.
Le coefficient 𝑖 est égal à γ pour tout soluté de départ totalement dissociable tel que Na Cl.
Le nombre total d’osmoles relative à ce soluté de départ est :
𝐍𝒑 𝒄 𝒂 𝒊𝐍 𝒊𝐍
𝒏𝒐𝒔𝒎 = = = =in
𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝’𝐚𝐯𝐨𝐠𝐚𝐝𝐫𝐨 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝’𝐚𝐯𝐨𝐠𝐚𝐝𝐫𝐨 𝓝
(ou n est le nombre de moles du soluté de départ)
L’osmolarité issue d’un tel soluté de départ est donc :
𝒏
𝑪𝟎 = 𝒊 = 𝒊 𝑪𝑴
𝐕
Dans le cas ou la solution contient 𝓅 solutés de départ (initiaux), l’osmolarité est la somme de
toutes les contributions :
𝑪𝟎 = 𝜮 𝒊𝓹 𝑪𝑴𝓹
Remarque :
En considérant tout les constituants solutés ( j ) issus des 𝓅 solutés de départ (initiaux)
l’osmolarité 𝐶 0 de la solution est également exprimée en fonction des concentrations molaires
de tous les constituants solutés j :
𝑪0 = 𝜮 𝑪𝑴𝐣
(En effet le coefficient d’ionisation de Vant ’Hoff pour chaque constituant soluté est par
définition égale à l’unité : tous les 𝑖𝐣 =1
2.1.6 Concentration osmolale ou Osmolalité 𝑪𝐎𝐦
La concentration osmolale ou osmolalité 𝐶 d’une solution est une grandeur qui tient compte
de la totalité des solutés de départ, ou de tous les constituants solutés de départ dans la solution.
C’est donc la somme de toutes les contributions des solutés de départ ou de celles des
constituants solutés. Elle est définie par le nombre d’osmole contenu dans l’unité de masse de
solvant( Kg) qui correspond dans le cas de l’eau à 1 litre d’eau.
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Dans le cas d’une solution aqueuse, elle est exprimée en osmoles par Kg d’[Link]
en osmol par litre d’eau (osm . L-1eau ).
′
𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅 𝒐𝒔𝒎𝒐𝒍𝒆𝒔
𝑪𝐎𝐦 = 𝑽𝔀
Pour une solution contenant 𝓅 solutés de départ (initiaux) :
𝑪𝐎𝐦 = ∑ 𝒊𝓹 𝑪𝟎𝒎𝓹
En considérant les j constituants solutés issus des 𝓅 solutés de départ (initiaux), l’osmolalité de
la solution peut également s’exprimer par :
𝑪𝐎𝐦 = ∑ 𝑪𝒎𝐣 (Tous les 𝑖𝐣 =1)
Remarques :
a) D’après les définitions de l’osmolarité et de l’osmolalité la relation reliant ces deux
concentrations est analogue à celle reliant numériquement molarité et molalité:
𝐂𝐨 = 𝑓 a . 𝐂𝐎𝐦 (𝑓 a : fraction aqueuse de la solution)
Pour une solution cristalloidale diluée sa fraction aqueuse tend vers 1 et l’osmolarité sera
numériquement égale à l’osmolalité.
b) Mesure de 𝐶 et 𝐶
Le calcul de l’osmolarité et de l’osmolalité d’une solution nécessite la connaissance de tous les
solutés qui y sont contenus, condition généralement non fournie pour les solutions biologiques
telles que le plasma ou l’urine. La détermination de l’osmolalité nécessite alors une mesure à
l’aide d’un osmomètre. En particulier l’osmométre cryoscopique, en mesurant l’abaissement
cryoscopique ΔT permet d’accéder à l’osmolalité de la solution à travers la loi de Raoult :
ΔT = 𝑲𝔀 𝑪𝐎𝐦
Ou 𝐾𝓌 représente la constante cryoscopique de l’eau.
Sa valeur est de 1.86 degré. [Link] eau.
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L’abaissement cryoscopique ΔT de la solution est la diminution de la température de la
congélation de l’eau en solution par rapport à celle de l’eau pure. Il s’agit d’une propriété
colligative de la solution c'est-à-dire dépendante de l’osmolalité.
D’autres osmomètres peuvent être utilisés pour mesurer l’osmolalité d’une solution. Ceci est
particulièrement le cas de l’osmomètre permettant de mesurer l’abaissement de la tension de
vapeur d’une solution par rapport à celle du solvant pur. Un tel abaissement est aussi une
propriété colligative de la solution.
c) Exemple de calcul de concentrations
Soit une solution aqueuse contenant quatre solutés de départ (initiaux) :
NaCl (𝐶 M = 0.1 mol /L)
Na2SO4 (𝐶 M = 0.2 mol /L)
CaCl2 (𝐶 M = 0.3 mol /L, α = 0.75 )
Urée (𝐶 M = 0.1 mol / L ).
Les différentes concentrations de la solution peuvent être déduites à partir des
concentrations molaires des solutés 𝓅 de départ (initiaux) :
𝐶 I = Σ α𝓅 γ𝓅 𝐶 𝓅= 2 × 0.1 + 3 × 0.2 + 0.75 × 3× 0.3 + 0 = 1.475 Ion gramme /L
𝑐 = ∑𝑐 𝓅 = 0.1 + 2 × 0.2 + 2 × 0.3 + 0 = 1.1 Equivalent gramme/L = 1.1N
𝐶 = Σ 𝑖𝓅 𝐶 𝓅 = 2 × 0.1 + 3 × 0.2 + 2.5 × 0.3 + 0.1 = 1.65 osm/L
Il est également possible de calculer les différentes concentrations relatives à chacun des
constituants solutés :
[Na+] = 0.1 + 2 × 0.2 = 0.5 mol/L = 0.5 Ion g/L = 0.5 osm/L = 0.5 Eq g/L
[Cl-] = 0.1 + 2 × 0.75 × 0.3 = 0.55 mol/L = 0.55 Ion g/L = 0.55osm/L = 0.55Eq g/L
[Ca++] = 0.75 × 0.3 = 0.225 mol .L-1 = 0.225 Ion. L-1 = 0.225 osm .L-1 = 0.45 Eq g. L-1
[SO2-4] = 0.2 mol.L-1 = 0.2 Iong.L-1 = 0.2 osm.L-1 = 0.4 Eq g.L-1
[Urée] = 0.1 mol/L =0.1osm/L
[CaCl2] nd = 0.075 mol/L=0.075 osm /L
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A partir des constituants solutés l’osmolalité de la solution n’est autre que la somme des
molarités ou des osmolarités des différents constituants solutés.
𝐶 0 = 0.5 + 0.55 + 0.225 + 0.2 + 0.075 + 0.1 = 1.65 osm.L-1
d) Pour chaque constituant ionique les différentes concentrations sont numériquement égales
lorsque l’ion est monovalent (Na+,Cl- …). Exprimer en Eq g.L-1 la concentration d’une espèce
ionique est obtenue en multipliant sa concentration molaire, osmolaire ou ionique par le
nombre de charge en valeur absolue porté par l’ion considéré.
e) L’osmolarité obtenue a partir des 𝓅 solutés de départ (initiaux) (𝐶 = Σ 𝑖𝓅 𝐶 𝓅 ) est la même
que celle obtenue en additionnant les différentes molarités (ou osmolarités) des j constituants
solutés.
𝑪𝟎 = 𝜮 𝒊𝓹 𝑪𝑴𝓹 = ∑ 𝑪𝑴𝐣 = ∑ 𝑪𝑶𝐣
2.2 Titres
Ce sont des grandeurs sans dimensions (unités) permettant de donner la composition d’une
solution. Il s’agit essentiellement du titre pondéral 𝜏(𝑡ℎ𝑜) et de la fraction molaire 𝑋.
2.2.1 Titre pondéral 𝝉
Le titre pondéral est défini pour chacun des solutés de la solution. Il s’agit du rapport de la
masse du soluté considéré par la masse de la solution .Les deux masses sont exprimées dans la
même unité. Le titre 𝝉 est habituellement exprimé en pourcentage.
𝝉 = 𝑴𝒂𝒔𝒔𝒆
𝑴𝒂𝒔𝒔𝒆 𝒅𝒆 𝒔𝒐𝒍𝒖𝒕é
𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒔𝒐𝒍𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏
× 𝟏𝟎𝟎
Exemple1 : Une solution de glucose à 10% est une solution contenant 10 g de glucose dans
100g de solution.
Exemple2 : Le taux normal d’hémoglobine dans le sang est de 14 % c'est-à-dire que 14g
d’hémoglobines sont contenus dans 100g de sang. Ceux ci occupent un volume de 100ml
environ. Ainsi le taux normal d’hémoglobine est de 140g par litre de sang.
2.2.2 Fraction molaire 𝐗
a) Définition :
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La fraction molaire d’une solution est définie pour chacun des constituants (j) de la solution
incluant le solvant (𝓌). Il s’agit du rapport du nombre de moles total du constituant considéré
par la somme des nombre de moles de tous les constituants de la solution.
Pour un constituant soluté j, sa fraction molaire est donc :
𝒏𝐣
𝑿𝐣 = 𝒏𝔀 ∑ 𝒏𝐣
Pour le solvant 𝓌 sa fraction molaire est donc :
𝒏𝔀
𝑿𝔀 = 𝒏𝔀 ∑ 𝒏𝐣
b) Propriétés
Pour une solution la somme de toutes les fractions molaires est égale à 1
𝑿𝔀 + ∑ 𝑿𝐣 = 1
Exemple: pour une Solution de Na Cl
𝑿 𝔀+ 𝑿Na+ + 𝑿Cl- = 1
La fraction molaire du constituant solvant (𝓌) dépend de l’osmolalité 𝐶 .
En effet :
𝟏 𝒏𝔀 ∑ 𝒏𝐣 𝒏𝒐𝒔𝒎
= = 𝟏+ car ∑ 𝑛 = 𝒏𝒐𝒔𝒎 ( nombre total d’osmoles)
𝑿𝔀 𝒏𝔀 𝒏𝔀
Soit 𝑀𝓌 la masse molaire du solvant. L’expression précédente s’écrit alors :
𝟏 𝑴𝔀 .𝒏𝒐𝒔𝒎
= 𝟏+
𝑿𝔀 𝑴𝔀 .𝒏𝔀
Le terme 𝑀𝓌 . 𝑛𝓌 𝑟𝑒𝑝𝑟𝑒𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒 la masse totale du solvant et le terme 𝑀𝓌 .
représente donc
𝓌
l’osmolalité 𝐶 de la solution. Il en résulte :
𝟏
= 𝟏 + 𝑴𝔀 . 𝐂𝐨𝐦
𝑿𝔀
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Ainsi la fraction molaire 𝑋𝓌 du solvant dépend de l’osmolalité et non de l’osmolarité de la
solution. Les deux paramètres varient en sens inverse.
*La fraction molaire d’un constituant soluté j donnée dépend de la molalité 𝐶 de ce constituant
et non de sa molarité 𝐶 .
En effet, les solutions considérées sont habituellement diluées pour pouvoir négliger ∑ 𝑛
devant 𝑛𝓌 . Dans ces conditions la fraction molaire 𝑋 s’écrit alors :
𝒏𝐣 𝒏𝐣 𝑴𝔀 . 𝒏𝐣
𝑿j = ≈ = 𝑴𝔀 .𝒏𝔀
= 𝑴𝔀 . 𝑪𝒎𝐣
𝒏𝔀 ∑ 𝒏𝐣 𝒏𝔀
d’où 𝑿j = 𝑴𝔀 . 𝑪𝒎𝐣
La fraction molaire 𝑿j d’un constituant soluté j et sa molalité 𝑪𝒎𝐣 varient linéairement dans le
même sens.
3. NOTIONS DE POTENTIELS
Les potentiels sont des grandeurs permettant de prédire le sens de l’évolution spontanée d’un
système vers l’état d’équilibre. De tels potentiels peuvent être de nature chimique ou physique
Tout système évolue spontanément de façon à diminuer son potentiel.
3.1 Potentiel chimique µ
3.1.1 Définition
Le potentiel chimique µ est défini pour chacun des constituants de la solution (solvant et
constituants solutés). C’est une notion purement chimique ayant comme équivalent en physique
l énergie potentielle molaire.
3.1.2 Expression
Pour un constituant donné dont la fraction molaire en solution est X, le potentiel chimique est
donné par l’expression :
µ = µ° + RT Ln 𝑿
- µ° étant le potentiel chimique du constituant à l’état pur (lorsque 𝑋 = 1).
16
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- R et T étant respectivement la constante des gaz parfaits (R= 8.31 joule .degré-[Link]-1) et
la température absolue exprimée en degré Kelvin.
Il en résulte que :
-le potentiel chimique du solvant µ𝔀 est donné par l’expression:
µ𝔀 = µ°𝔀 + RT Ln 𝑿𝔀
Cette expression montre que le potentiel chimique du solvant 𝓌 dépend de la fraction molaire
du solvant et donc de l’osmolalité 𝐶 de la solution. Les paramètres µ𝔀 et 𝐶 varient en sens
inverse.
Cette relation illustre l’importance de l’osmolalité et non de l’osmolarité en tant que paramètre
de prédiction du sens des échanges aqueux inter compartimentaux dans l’organisme.
- le potentiel chimique d’un constituant soluté j est donné par l’expression :
µ𝐣 = µ°𝐣 + RT Ln 𝑿𝐣
Cette expression montre que le potentiel chimique du constituant soluté j dépend de la fraction
molaire du soluté j et donc de la molalité 𝐶 de ce constituant j. Les paramètres µ et 𝐶 varient
dans le même sens.
Cette relation illustre l’importance de la molalité et non de la molarité du constituant soluté j ,
en tant que paramètre de prédiction du sens des échanges spontanés du soluté j au sein des
solutions.
3.1.3 Propriétés
a) Relation entre le potentiel chimique et le volume molaire 𝑽
Le potentiel chimique d’un constituant dépend des paramètres thermodynamiques pression (P),
température (T) et du nombre de mole 𝑛
µ = µ (P, T, 𝒏)
On montre que le volume molaire (𝑉 ) c'est-à-dire le volume occupé par une mole du constituant
est tel que :
𝒅
𝑽 = 𝒅𝐏
b) Signification du potentiel chimique (en absence d’un champ extérieur)
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Dr. Aicha LAOUANI
Une transformation chimique d’un constituant est spontanée lorsqu’elle est associée à une
diminution du potentiel chimique de ce constituant ( le potentiel chimique ne peut que décroitre
au cours d’une transformation spontanée). L’équilibre sera atteint pour une valeur minimale du
potentiel chimique(µ𝒎𝒊𝒏 ) :
A l’équilibre on a donc
µ𝒎𝒊𝒏 et dµ = 0
Le potentiel chimique d’un constituant µ varie dans le même sens que la fraction molaire 𝑋. La
spontanéité d’une transformation se caractérise ainsi par une diminution de la fraction molaire
jusqu'à la valeur minimale (d 𝑋 =0) correspondant à l’équilibre.
Exemple 1
Considérons le constituant solvant représenté par l’eau (𝓌) et dont le potentiel chimique est
donné par l’expression :
µ𝔀 = µ°𝔀 + 𝐑𝐓 𝐋𝐧 𝑿𝔀
Rappelons que la fraction molaire de l’eau est donnée par l’expression :
𝟏
= 1 + 𝑴𝔀 . 𝑪𝒐𝒎
𝑿𝔀
Cette relation montre que la fraction molaire de l’eau 𝑋𝓌 et donc le potentiel chimique de l’eau
µ𝓌 dépendent de l’osmolalité totale 𝐶 (et non de l’osmolarité totale 𝐶 ) de la solution et
varient en sens inverse de celle-ci.
Le critère de spontanéité d’une transformation impliquant l’eau et que celle-ci évolue d’un
compartiment ou l’osmolalité est faible (hypotonique) a un compartiment ou l’osmolalité est plus
élevée. L’équilibre sera atteint lorsqu’on atteint l’égalité de l’osmolalité dans les deux
compartiments
Exemple 2
Pour un j ème constituant soluté ayant un potentiel chimique µ , sa fraction molaire est donnée
par l’expression :
𝑿j = 𝑴𝔀 . 𝑪𝒎𝐣
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Dr. Aicha LAOUANI
Le constituant soluté j (en absence d’un champ extérieur) évolue spontanément de façon à
diminuer son potentiel chimique µ𝐣 donc de sa molalité (et non molarité). L’équilibre sera atteint
lorsqu’on a l’égalité de sa molalité.
Le critère de spontanéité d’une transformation impliquant un soluté j et que celle-ci évolue
d’une région ou la molalité du soluté j est élevée vers une région ou la molalité est moindre .
L’équilibre sera atteint lorsqu’on atteint l’égalité de la molalité dans les deux régions.
Remarque :
Les transports spontanés (passifs) liées à une différence de molalité c'est-à-dire à un
gradient de potentiel chimique sont appelées diffusion.
Habituellement en solution la diffusion ne concerne que les constituants solutés pour
lesquels les gradients de molalités est donc de potentiels chimiques ne sont pas négligeables
comparativement à ceux du solvant. Toutefois en présence d’une membrane semi perméable qui
ne laisse passer que le solvant et non les solutés, tout gradient du potentiel chimique du solvant
ci faible soit-il ne peut plus être négligé et se traduit donc d’une diffusion portant sur le solvant
appelée osmose à l’origine d’une pression osmotique de la solution. .
3.2 Potentiel électrique U
Lorsque un constituant soluté chargé (ion) de valence algébrique Z est placé dans un
potentiel électrique U, l’ion acquiert une énergie potentielle électrique (wpe) qui pour une mole
d’ions est égale :
wpe = 𝒩. Z. e . U = Z F U
Avec :
e = 1,6.10-19 C F = 96500 C (Faraday) = 𝒩. e 𝒩 = Nombre d’Avogadro
Z = valence algébrique U = Potentiel éléctrique
Lorsque les ions sont soumis à un gradient de potentiel électrique (différence) c’est-à-dire à un
champ électrique ,Eces ions se déplacent dans la direction du champ ( dans le même sens ou
le sens contraire selon la nature de la charge positive ou négative).Ce type de transport spontané
( passif) et orienté est appelé conduction (migration ou diffusion électrique ). Elle fait de
l’énergie potentielle électrique élevée vers l’énergie potentielle électrique moindre. A l’équilibre
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Dr. Aicha LAOUANI
on tend vers l’égalité de cette énergie potentielle électrique (absence de gradient de potentiel
électrique).
3.3 Potentiel électrochimique 𝝋
Lorsqu’ un constituant soluté chargé (espèce ionique) est soumis en même temps à deux
gradients de potentiel chimique et de potentiel électrique, la spontanéité d’une transformation
correspond à la diminution de son potentiel électrochimique 𝜑 . L’expression de celui-ci est
obtenue on additionnant à son potentiel chimique l’énergie potentielle électrique d’une mole de
ce constituant.
𝝋𝐣 = µ𝐣 + 𝓝 Z e U = µ°𝐣 + RT Ln 𝑿𝐣 + Z F U
Une telle transformation conduit à un état d’équilibre caractérisé par l’égalité du potentiel
électrochimique. Ce ci est particulièrement le cas d’une espèce ionique s’équilibrant passivement
de part et d’autre d’une membrane cellulaire c'est-à-dire sous les effets des potentiels chimique
et électrique (transports passifs).L’équilibre est atteint lorsque le potentiel électrochimique
extracellulaire (𝜑 ) sera égale au potentiel électrochimique cellulaire (𝜑 ).
Cette condition d’équilibre représentée par l’égalité des potentiels électrochimiques de
part et d’autre de la membrane cellulaire polarisée conduit à l’équation de Nernst donnant la
relation à l’équilibre entre la différence de potentiel électrique transmembranaire et les
concentrations d’équilibre cellulaire et extracellulaire .En effet à l’équilibre :
En tenant compte du fait que µ° = µ° , l’égalité précédente devient :
RT Ln 𝑋 + Z FUe = RT Ln 𝑋 + Z F Uc
Soit :
R Xjc
Ue- Uc = Ln
T
ZF Xje
D’où
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Dr. Aicha LAOUANI
R Cjc
Ue- Uc = T Ln
ZF Cje
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