LE ROMANTISME
LE CONTEXTE HISTORIQUE
La France connaît une période très agitée en 1789 à cause de la Révolution française, à laquelle
succèdent des années de Terreur, puis les années de Terreur sont suivies par les guerres
napoléoniennes.
Ainsi, les jeunes gens qui grandissent à cette époque rêvent de gloire, surtout de gloire militaire, de
trajectoires individuelles sublimes et fulgurantes.
Mais la monarchie est finalement rapidement restaurée, au moment de la Restauration entre 1815 et
1830, puis de la monarchie de Juillet entre 1830 et 1848. Durant ces périodes, la France connaît une
réduction des libertés et une promotion des valeurs bourgeoises.
Pour tous ces jeunes gens qui rêvent de gloire, de guerre et de révolution, les espoirs sont détruits et
laissent place à la désillusion, à la mélancolie : c’est ce qu’on a appelé « le mal du siècle », ce
sentiment d’ennui et de désenchantement.
Après la Révolution, la plupart des écrivains romantiques sont obligés de vivre de leur plume, parce
qu’ils n’ont pas de fortune personnelle ; mais aussi parce que l’aristocratie ruinée n’est plus en mesure
d’assurer son rôle historique de mécène. Seul un petit nombre d’entre eux, comme Lamartine et
Hugo, reçoivent ponctuellement un soutien financier pour des poèmes de commande. Peu d’entre
eux sont, comme Alfred de Vigny, suffisamment riches pour vivre de leurs rentes.
LES THÈMES
• Le culte du moi →Le romantisme revendique l’expression des sentiments et de l’intériorité, à
l’opposé du classicisme qui prône l’ordre, la mesure, l’harmonie et les règles. Le romantique, lui, veut
laisser libre cours à ses sentiments, à sa passion, à son imagination.
• Le mal du siecle →La réalité ne se plie pas toujours aux aspirations romantiques, et les
romantiques sont donc souvent de jeunes gens porteurs de rêves de gloire, qui sont déçus. Cette
déception les mène soit à la révolte, soit à la nostalgie, à la mélancolie et à la tristesse face à cette
insatisfaction.
• La recherche de l'ailleurs →L’« ailleurs » peut prendre plusieurs formes. Les romantiques se
tournent ainsi vers le passé, mais aussi vers la nature, les voyages, le rêve et l’exotisme. Ils se tournent
également vers l’irrationnel et la religion, avec un goût très marqué pour le mystère et le fantastique.
• La recherche de la liberté →Les romantiques souhaitent libérer l’écriture des règles traditionnelles
qui, selon eux, étouffent l’imagination et la sensibilité. Ils transgressent donc toutes les règles
classiques, notamment au théâtre. Les dramaturges romantiques refusent la règle des trois unités,
mélangent les genres — comédie et tragédie — ainsi que les registres. (Exemple : Victor Hugo, qui
mêle le sublime et le grotesque.)
• L'individualisme
• Le sentiment intime de la nature →La nature devient une source d’inspiration et d’évasion, un
refuge face au tumulte du monde moderne
LAMARTINE
LA VIE
Lamartine est né à Mâcon le 21 octobre 1790 et est mort un peu oublié à Paris le 28 février 1869. Il
fut un poète, un écrivain, un historien et un homme politique français. Il passe son enfance à la
campagne et reçoit une formation jésuite (il est religieux). Il entre à l’Académie française en 1829,
puis présente sa candidature à la présidence de la Deuxième République en 1848, en proposant des
réformes libérales. Il est battu par Napoléon III, qui avait promis des garanties qu’il ne donna pas à la
France jusqu’au coup d’État de [Link] est conservateur, démocrate, et il a foi dans le
progrès.
PRODUCTION LITTÉRAIRE
Il a écrit quelques œuvres en prose : des romans historiques et des romans sur l’histoire de la
littérature, qu’il fut obligé d’écrire pour se sortir de graves problèmes d’argent. Son lyrisme chrétien
est élégiaque ; ses poèmes abordent des thèmes tels que :
• la perte de la femme aimée ;
• l’amour pour Dieu ;
• la souffrance d’un être partagé entre une foi profonde et une passion terrestre idéalisée.
Dans la nature, le poète trouve un lien direct entre la sensibilité humaine et Dieu. Ses inspirations
sont :
BYRON →un génie dont l’énergie s’est consumée à 36 ans (pour le rapport entre l’homme et la
nature)
RONSARD →cueillir le jour, la poésie comme moyen de rendre immortelle la femme
VILLON →cueillir le jour
MEDITATION POETIQUES (1820)
C’est un recueil de 24 poésies dont le système littéraire est hérité de Ronsard et Villon. Il y raconte
son amour platonique pour Julie Charles (Elvire). Il se rend au lac du Bourget, où ils allaient prendre
les eaux, pour se remémorer les moments passés avec Elvire et chercher une consolation dans la
nature. Dans les premieres 4 paragraphes le poete parle avec le Lac et commence son monologue
dans lequel il exprime ses tourments interieurs. Le poete fait un usage tres frequent de
personnifications. En effet il se refere au lac comme s'ils avaient une relation de confiance. Le poete
decrit differentes caracteristique du lac, comme les roches et les ondes, et aborde le thème du passage
du temps. De la cinquieme quatraine, le poete presente la figure de la famme aimée, Elvira, et a la
sixieme quatrine c'est elle qui commence un discours direct. Elle se refere ou temps et il demande de
se arrete et de aller plus vite. Le lac assiste a la manifestation de leur amour.
THÈMES:
• l’amour pour Elvire et son pouvoir spirituel ;
• la déception face à sa mort ;
• la nature consolatrice ;
• le paysage nocturne ;
• la religion (la nature comme évocation de Dieu) ;
• un hymne à la bonté de Dieu ;
• le temps (comparé à un collier de perles : chaque moment suit l’autre et tous sont égaux; le
temps est fugace) ;
• la mort.
CHATEAUBRIAND
MEMOIRE D'AUTRE TOMBE
Autobiographie écrite pendant 30 ans, dans laquelle Chateaubriand mêle des épisodes de sa vie
personnelle et de son intimité :
• Sa naissance →célèbre citation : « J’étais presque mort quand je vins au monde » — exprime un état
d’inquiétude et de solitude.
• Carrière militaire et littéraire.
• Il raconte un épisode de son enfance : il jouait sur la plage avec ses camarades quand l’un d’eux
poussa une fille dans l’eau. Chateaubriand fut accusé à tort de l’avoir fait. Il écrit que, ce jour-là, le
chevalier qu’il était avait été traversé par un pirate.
• Il décrit son père comme un homme despotique et avare en communication avec sa famille.
• Sa mère →l’a élevé dans une foi religieuse très forte.
• Il souffre du Mal du Siècle (sentiment qui dominera le XIXe siècle) →il est déçu par la société,
ayant vu les idéaux de « Liberté, Égalité, Fraternité » s’évanouir pour laisser place à la Restauration
politique.
→Il est un intellectuel qui ne trouve pas sa place dans la société
LE DEMON DU COEUR
Le protagoniste Rene expose son malaise interieur, qui se concretise. Le mal du siecle est provoque
par une deception politique, difficulte personelle et par la personnalite de l'auteúr qui ne se conforme
pas dans la société. Ce texte mis en evidence l'etait d'ame tourmente de Rene, et les themes
principales sont :
⁃ la mort : Chateaubriand dit que nous devons avoir confiance en Dieu et que le suicide c'est ne pas la
solucion.
⁃ la passion amoureuse.
⁃ une conception personelle de la religion
⁃ la nature qui est capable de appaisser la souffrance. Rene est fascine par la nature morte.
L'Automne est la saison preferee du poetes romantiques parce que fait allusion cuxdoutes, a la
malinconie et a l’incapacite de choisire
VICTOR HUGO
Victor Hugo naît dans une famille partagée entre monarchie et Empire. Jeune, il écrit des poèmes
monarchistes et catholiques (Odes et Ballades, 1826). Il devient ensuite le chef du romantisme
français. Dans la préface de Cromwell (1827), considéré comme le manifeste du romantisme français,
il défend le mélange des genres, l’abandon des règles classiques et l’inspiration historique. Son drame
Hernani (1830) marque la victoire du romantisme. Avec Ruy Blas (1838), il dénonce la corruption du
pouvoir. Victor Hugo défend des idées libérales : liberté de la presse, abolition de la peine de mort
(Le Dernier Jour d’un condamné, 1829), lutte contre le travail des enfants. Il devient député de
Napoléon III jusqu’en 1851 quand Napoléon se déclare empereur et décide de s’exiler
volontairement. Pendant son exil (à Jersey et Guernesey), il continue à écrire : pamphlets politiques
(Napoléon le Petit, Les Châtiments), poèmes lyriques (Les Contemplations) et épiques (La Légende
des siècles), et son célèbre roman Les Misérables (1862).
Dans son règne, Napoléon demanda aux écrivains de retourner en France mais Victor Hugo refusa et
dit « Si il n’y a qu’un, je serai l’un ». En 1871 les Prussiens battent Napoléon et le poète retourne en
France. De retour à Paris après la chute du Second Empire (1870), Hugo devient un symbole de la
Troisième République. Il est élu sénateur en 1876 et défend la liberté d’expression et la propriété
littéraire. À sa mort en 1885, il reçoit des funérailles nationales et est enterré au Panthéon.
Hugo touche à tous les genres : poésie, théâtre, roman, essais et discours politiques. Son œuvre
reflète le mélange des genres, les contrastes et une profonde réflexion sur l’homme et la nature. Il
laisse aussi des dessins et aquarelles, ainsi qu’un hommage à son ami Théophile Gautier.
Ses citations :
- « J’ai trois maîtres : un jardin, ma mère, un prêtre » (= la nature, la famille, la religion)
- « Je suis né quand le siècle avait 2 ans » (il est né en 1802)
- « Je veux être Chateaubriand ou rien » (son inspiration)
Ses réflexions :
Théâtre : les unités aristotéliciennes enlèvent la véracité à l’œuvre, la seule juste est celle d’action ;
Réalité : vision double, le sublime e le grotesque, dans « Les rayons et les ombres » ;
Poète mage : pour lui le poète a un rôle privilégié, parce qu’il peut voir des choses que les autres ne
voient pas, grâce à la sensibilité. C’est à la fois positif et négatif, parce qu’il voit des choses cachées à
tout le monde mais souvent à cause de cela il souffre.
Instruction : et la clé pour illuminer les ténèbres de l’ignorance.
LES RAYONS ET LES OMBRES
Les Rayons et les Ombres est un recueil de 44 poèmes écrits après 1830 et que Victor Hugo publie
en 1840. À travers cette publication, Victor Hugo entend rapprocher la poésie des hommes, leur faire
emprunter des chemins universels, au-delà des luttes et des partis. En quelque sorte, il souhaite
mettre sa pensée au service d’une « Œuvre civilisatrice ».
Les Rayons explorent l’univers joyeux de la beauté, de l’amour, de la nature en fête et du souvenir
des jours heureux ; à l’inverse, les Ombres expriment la tristesse, la mort, les rois, les héros oubliés.
Ensemble, ils composent la vie.
Les Rayons sont interprétés comme un symbole de la connaissance (d’où la mission de guide
attribuée au poète) ; à l’opposé, les Ombres sont vues comme un symbole de l’ignorance (le poète a
pour mission d’éclairer les Ombres en guidant les hommes).
Parmi les poèmes du recueil, on trouve Oceano Nox ou encore Fonction du poète, qui incarne
pleinement ce rôle et se révèle particulièrement utile pour la compréhension de chacun.
La fonction du poete
Pour Victor Hugo, le poète a une mission essentielle dans la société. Il n’est pas seulement un artiste,
mais un guide, un prophète et un messager. Il doit :
• éclairer le peuple, apporter la vérité, la sagesse et l’espoir ;
• dénoncer les injustices et défendre les faibles ;
• être la voix de l’humanité, même quand personne ne l’écoute.
Le poète voit plus loin que les autres : il comprend le passé, parle au présent et montre le chemin
vers l’avenir. Il a donc une responsabilité morale et spirituelle. Cette vision est développée dans son
poème « Fonction du poète », publié dans Les Rayons et les Ombres (1840).
NOTRE – DAME DE PARIS
Le roman historique se déroule à Paris en 1482. Il décide d'écrire ce roman pour gagner d’argent,
convaincu aussi par son editor a imiter Walter Scott. Il raconte l’histoire tragique de Quasimodo
(casi-homme), le sonneur de cloches difforme de la cathédrale Notre-Dame, qui tombe amoureux de
la belle Esméralda, une jeune danseuse gitane. Quasimodo est orbre = aveugle d’un œil, bossu est
sourdre par les cloches.
Autour d’elle gravitent plusieurs personnages :
• Claude Frollo, l’archidiacre, homme tourmenté, obsédé par Esméralda,
alchimiste= il voulait faire de la matière or ;
• Phoebus, un capitaine dont Esméralda est amoureuse ;
• Gringoire, un poète sans fortune.
Frollo, jaloux, tente de posséder Esméralda et provoque sa condamnation à mort. Quasimodo, qui
l’aime sincèrement, essaie de la sauver, mais échoue. Esméralda est exécutée, et Quasimodo meurt
de chagrin.À travers cette histoire, Victor Hugo défend le patrimoine médiéval, critique l’intolérance
et les injustices, et montre la beauté cachée sous les apparences.
LES CONTEMPLATIONS
Les Contemplations (1856) est un recueil de poèmes divisé en deux parties :
1. Autrefois (le passé heureux)
2. Aujourd’hui (le deuil et la méditation)
Ce livre est très personnel : Hugo y exprime ses souvenirs, ses réflexions sur la vie, la nature, l’amour,
la foi... mais surtout son immense douleur après la mort de sa fille Léopoldine.
C’est une œuvre de mémoire et de spiritualité, qui mélange émotion, philosophie et poésie
romantique. Le bonheur désolant est un thème récurrent qui indique des moments heureux vécus
dans le passé, que le poète raconte avec tristesse et mélancolie à cause de la mort.
Demain, dès l’aube...
Ce poème, tiré du recueil Les Contemplations (1856), est un texte intime et émouvant. Victor Hugo
exprime son deuil après la mort de sa fille Léopoldine, noyée dans la seine en 1843. Victor Hugo
était en voyage quand la tragédie s’est produite et il a appris la nouvelle en lisant un journal dans un
café. La mort de Léopoldine l’a profondément marqué.
Dans le poème, il décrit un voyage solitaire qu’il fera « dès l’aube » pour se rendre sur sa tombe à
Villequier. Il évoque son silence, sa douleur profonde, et son amour éternel pour elle. Le ton est
simple, doux, mais très poignant.
SOUVENIR DE LA NUIT DE QUATRE
C’est un poème tiré de Les Châtiments qui dénonce la répression et la violence subies par le peuple
français pendant l’Empire de Napoléon III. Hugo raconte la scène déchirante d’une grand-mère
pleurant la mort de son petit-fils, un enfant de sept ans tué par balle alors qu’il jouait dans la rue. Le
poème décrit avec une grande sensibilité la douleur de la vieille femme, son incompréhension face à
la violence gratuite et son désespoir face à la perte d’un être cher. Elle exprime sa souffrance en se
demandant pourquoi son petit-fils a été tué, alors qu’il n’était qu’un enfant innocent, sans
engagement politique.
LES MISERABLES
Les Misérables raconte l’histoire de Jean Valjean, ancien forçat condamné pour avoir volé du pain.
Après sa libération, il est transformé par la bonté d’un évêque et décide de devenir un homme juste.
Sous une nouvelle identité, il aide les pauvres, notamment Fantine, une femme abandonnée, et
recueille sa fille, Cosette. Mais l’inspecteur Javert, inflexible, le poursuit toute sa vie. D’autres
personnages marquent le récit : Gavroche, un enfant des rues, Marius, jeune révolutionnaire
amoureux de Cosette, et les Thénardier, couple cruel qui exploitait Cosette.
Le roman mêle histoire personnelle et sociale, dénonçant la misère, l’injustice, et plaidant pour la
rédemption et l’amour. Jean Valjean meurt en paix, entouré de Cosette et Marius.
La mort de Gavroche
Pendant l’insurrection de juin 1832, Gavroche, jeune garçon des rues courageux et espiègle, aide les
insurgés sur les barricades. Voyant qu’ils manquent de munitions, il sort en plein combat pour
ramasser des cartouches sur les soldats morts, en chantant pour se donner du courage. Malgré les
balles, il continue sans peur, jusqu’à ce qu’il soit touché mortellement. Sa mort est une scène très
émouvante, symbole de l’innocence sacrifiée et de l’héroïsme populaire.
BAUDELAIRE
Charles Baudelaire est un auteur majeur de la littérature française considéré comme le précurseur de
la modernité poétique. Son recueil le plus célèbre, Les Fleurs du Mal, montre un poète tiraillé entre
le spleen et l'idéal, le mal et le bien, la laideur et la beauté. Ce recueil a choqué la bourgeoisie
bienpensante de l'époque pour sa volonté de mêler le beau et le sordide, le bien et le mal. Il est
souvent qualifié de poete maudit pour sa vision de la vie et de l'art, qui rejette les conventions sociales
et morales de son temps, embrassant les themes de l'obscurité, de la corruption et de la decadence.
Autre apport majeur de Baudelaire à la littérature française: le poète libère la poésie des contraintes
du vers et de la rime en publiant un recueil de poèmes en prose: Le spleen de Paris.
Cette nouvelle forme poétique au XIXème siècle prépare d'autres formes poétiques à venir comme le
vers libre.
LA VIE
Né en 1821, orphelin de père à l’âge de 6 ans, Charles Baudelaire est un enfant difficile qui ne
supporte pas le nouvel époux de sa mère, le commandant Aupick.
Une fois le baccalauréat en poche, le jeune Baudelaire mène une vie dissipée dans le quartier latin
(Paris). Pour l’arracher à cette vie de débauche, sa famille l’oblige à faire un voyage aux Indes en
paquebot. Mais Baudelaire s’arrête sur l’île Bourbon (l’île de la Réunion) et rentre à Paris au bout de
dix mois. Ce voyage influencera ses écrits dans lesquels les thèmes de l’ailleurs et de l’exotisme sont
très présents.
A son retour, Baudelaire rencontre Jeanne Duval et dilapide son argent en menant une
vie de dandy à Paris. Alarmée, sa famille le fait mettre sous tutelle pour ne lui donner chaque mois
qu’une “pension raisonnable”. Pour subvenir à ses besoins, Baudelaire n’a alors d’autres choix que de
travailler : il se lance dans la critique d’art et la critique littéraire et fréquente les salons littéraires, dont
celui de Mme Sabatier dont il s’éprend en 1852. Il traduit également Edgar Poe dont les écrits
morbides le fascinent et l’influenceront. Baudelaire publie Les Fleurs du Ma l en 1857, à l’âge de 36
ans, mais son recueil fait l’objet d’un procès et Baudelaire est condamné en correctionnelle pour
« immoralité » . Il est contraint de payer une amende et retirer six pièces de son recueil. Atteint de la
syphilis, Baudelaire souffre et abuse des drogues. Il s’isole et meurt en 1867 à l’âge de 46 ans.
Les Fleurs du Mal (1857)
Les Fleurs du Mal est un recueil de poèmes qui retrace le trajet de l’âme de Baudelaire qui vit une
descente aux enfer. Le recueil explore la beauté sous toutes ses formes, meme les plus sombres. Le
recueil est divisé en six sections : spleen et idéal, tableaux parisiens, Fleurs du Mal, révolte, le vin, la
mort. La première section, « Spleen et Idéal », est de loin la plus longue du recueil. Elle développe
l’idée du spleen, malaise existentiel qui accable le poète. Au dégoût, à la laideur et au désespoir
s’oppose l’Idéal, c’est à dire la beauté, le sens, l’évasion. Le poète est écartelé entre spleen et idéal,
entre Dieu et Satan. Le titre lui – meme suggère que la beaute peut naitre meme de la douleur, et
que la poesie peut etre un moyen d'explorer les sombres de l'ame humaine. Paru en 1857, ce recueil
connait un destin difficile. En effet, Baudelaire fut accusé d'obscenité et d'immoralité, et certains
poemes furent censurés.
THEMES
• Les paradis perdus: Baudelaire est constamment à la recherche des paradis perdus : l’enfance,
l’ailleurs exotique, le voyage, l’ivresse.
• Le spleen: le termine “spleen” (“rate”) est utilisé pour decrire un sentiment de profonde
melancolie, d'insatisfaction et d'ennui qui envahit l'individu. C'est une sorte de depression
existentielle, un malaise qui surgit de la difficulté de vivre dans un monde qui semble dénué
de sense.
• L'ideal: au contraire, l'ideal represente la beauté, l'aspiration à la perfection et a la sublimation
spirituelle. Il est la poursuite du sublime, de la pureté, de la beauté parfaite qui, selon
Baudelaire, se retrouve dans l'art, la poesie et dans certains aspects de l'amour. Cependant, cet
ideal est inaccesible; l'individu, tout en aspirant à une beauté superieure et pure, est
inevitablement condamné à affronter le cote sombre et corrompu de l'existence, qui se
manifeste dans sa vie quotidienne.
• La femme et l’amour: La femme aimée est une inspiratrice pour Baudelaire, une muse. Il
sublime dans Les Fleurs du Mal les trois femmes de sa vie (Jeanne Duval, Marie Daubrun,
Mme Sabatier). La femme offre un visage multiple : mère, amante, déesse, diablesse.
• La ville: Baudelaire est fasciné par la ville et l’expérience de la solitude dans la multitude. La
ville est le sujet de la section « Tableaux parisiens » des Fleurs du Mal mais aussi du recueil
“Le Spleen de Paris”
• L'alcol: Charles Baudelaire entretient un rapport complexe et profond avec l’alcool, à la fois
dans sa vie personnelle et dans son œuvre poétique, en particulier dans Les Fleurs du Mal.
L’alcool n’est pas seulement un plaisir ou un vice : il devient un moyen d’évasion, une
tentative d’échapper à l’ennui (spleen), à la douleur existentielle et à la médiocrité du monde
réel.
L'ALBATROS
L'albatros était le deuxième poème contenu dans la première édition collectée Les Fleurs du Mal
(1857), explicative de la section initiale Spleen et Idéal. L'oiseau de mer représente une allégorie du
poète lui-même, mais aussi de l'homme-artiste qui vit une sorte de condition d'exil dans la société
contemporaine où l'on donne si peu de poids à la culture, à l'art, à la sensibilité.
Dans la première strophe, l'Albatros nous est présenté comme la risée des marins, qui attrapent
l'oiseau pour le plaisir et le maltraitent avec leurs jeux cruels. Il n'y a pas de véritable raison pour que
les marins se moquent de l'albatros, il semble que ce soit un comportement dicté par l'ennui et le
mécontentement. Ensuite, on nous montre comment l'albatros a du mal a s'adapter à la nouvelle
condition: ses alles (qu1 représentent la sensibilité du poète vate) sont faites pour voler, mais sur terre,
elles l'encombrent. A travers cette image le poète représente sa propre condition d''exilé sur terre", car
les poètes, les artistes appartiennent à un autre côté et s'ils sont obligés de faire face à la réalité
apparaissent des créatures maladroites, médiocres, manquantes. Les ailes
"géantes" de l'albatros ne sont pas faites pour être ancrées à la terre, mais pour sillonner la liberté
infinie des cieux; tout comme l'âme du poète n'est pas faite pour ce monde qui étouffe la poésie et la
sensibilité de l'art. Les marins cruels présentés dans le premier couplet représentent donc l'aspect le
plus brutal de l'humanité lorsqu'elle est réduite à une masse informelle, à une foule bruyante et
critique.
SPLEEN
“Spleen” fait partie de la section Spleen et Idéal dans Les Fleurs du Mal (1857). Cette section
exprime le conflit central chez Baudelaire : l’aspiration à l’idéal (beauté, amour, élévation) et le retour
brutal au spleen (l’ennui, la mélancolie, l’angoisse). Le poème “Spleen” (IV) illustre cette descente
dans l’angoisse et le désespoir.
Thèmes principaux
• L’oppression : Le ciel est comparé à un couvercle qui écrase l’esprit — métaphore d’une angoisse
étouffante.
• L’ennui et la dépression : Le “spleen” est un état de tristesse profonde, d’ennui existentiel sans
cause apparente.
• Le mal intérieur : L’esprit du poète est en proie à un désespoir qui ronge de l’intérieur, une lutte
psychique violente.
• L’enfermement : L’image de la pluie, du cercueil, des barreaux évoque la prison mentale dans
laquelle le poète se trouve piégé.
Style et procédés
• Métaphores puissantes : Le ciel comme couvercle, la pluie comme barreaux — ces images donnent
une dimension presque physique à la douleur morale.
• Sensation d’écrasement : La structure du poème renforce l’idée d’un poids sur le poète, d’un
monde qui pèse sur son âme.
• Un rythme lent et lourd, qui accompagne l’atmosphère pesante du texte.
Dans ce poème, Baudelaire exprime le vertige du vide, l’absence de sens, la fatigue de vivre. Il s’agit
d’un état où tout effort semble vain, où la lumière même devient oppressante. Le spleen est une sorte
de maladie de l’âme qui écrase toute aspiration vers l’idéal. On y perçoit une forme de révolte muette
et douloureuse contre le monde, la condition humaine et le passage du temps.
LE SERPENT QUI DANSE
Le poème a pour objet central le corps de la femme (Jeanne Duval), avec le passage d'une perspective
générale à une perspective particulière, pour revenir à une perspective générale. Le poème est un
hymne à la féminité sensuelle de la femme aimée, une femme ambivalente, à la sensualité provocante
et infantile (« tête d'enfant») à la fois, qui ne se révèle pas au poète et qui ne donne pas elle-même à
lui pleinement (« Ses yeux où rien ne se révèle »). Il peut avoir son corps, mais il ne peut pas posséder
son âme. Le poète vit une addiction amoureuse envers elle, comme une drogue, pour le charme qui
émane d'elle, pour ses baisers. La danse de Jeanne hypnotise le poète et la femme est représentée
avec l'image du serpent, animal tentateur et maléfique, symbole du mal et du péché, du plaisir et du
danger.
Baudelaire pratique une véritable alchimie poétique : il change le corps de la femme en rythme, en
image, en parfum — en art. À travers la synesthésie, les métaphores et le lyrisme sensuel, il transforme
la réalité en une vision sublime, comme un alchimiste qui cherche à faire de l’or à partir du monde.
LES CORRESPONDANCES
Les correspondances de Charles Baudelaire constituent l'un des piliers de l'histoire de la littérature
mondiale, considérée comme l'acte de naissance de la poésie moderne.
Dans une seule strophe composée de vers hendécasyllabiques, Baudelaire a révélé l'essence de
l'écriture poétique, c'est-à-dire l'art de voir dans chaque élément qui nous entoure, dans la nature elle-
même, une « forêt de symboles » capable d'en ouvrir un autre à la perception d'une réalité cachée. qui
cache une signification plus profonde. Les correspondances ouvrent devant le lecteur une synesthésie
d'odeurs, de parfums et de couleurs capables de révéler les liens entre les choses. Le poète est
considéré comme une sorte de « voyant » qui erre en voyant ce que les autres ne voient pas et en
saisissant de sombres messages cachés au-delà de la surface. Ce don de clairvoyance fait de lui un être
unique, sorte de médiateur entre le monde des hommes et un autre monde.
BALZAC
Honoré de Balzac, nom de plume d’Honoré Balzac, né le 20 mai 1799 à Tours et mort le 18 août
1850 à Paris, est un écrivain français. Il fut romancier, critique d’art, dramaturge, critique littéraire,
essayiste, journaliste et imprimeur. Il vécut sous l’Empire de Napoléon Ier, pour lequel il éprouvait
une profonde admiration.
Daguerréotype : image gravée sur une plaque de cuivre. Il voulait poursuivre les campagnes de
Napoléon et conquérir comme lui, mais avec la plume et non l’épée.
Il étudiait Buffon et Saint-Hilaire :
• L’origine des espèces animales ;
• L’idée que le milieu influence les individus, base sur laquelle repose le Naturalisme.
Il soutenait que les hommes dépendent de leur aspect physique : la physiognomonie, une science qui
accorde de l’importance à l’apparence physique en lien avec le caractère.
Il est entré à l’Académie française après sa mort ; il n’a pas eu de succès de son vivant, ses romans
étant jugés comme des contes illusoires.
LA COMEDIE HUMAINE (1842)
Décrite comme une cathédrale inachevée, car Balzac n’a pas écrit les 4 000 livres projetés, mais
seulement une partie (2 000).
Dans la préface : « Je veux faire concurrence à l’état civil », il veut raconter les hommes dans toutes
leurs facettes, comme Molière (vices et travers) et Dante (péchés).
Thèmes principaux: ambition, argent et ascension sociale.
But: écrire pour divertir et instruire ses lecteurs, comme le feront plus tard les naturalistes.
Il divise son œuvre entre :
• Études de mœurs
• Études philosophiques
• Études analytiques
Il modifie son nom en ajoutant la particule « de » Balzac, car son père, d’origine modeste, s’était
enrichi.
LE PERE GORIOT
Ce roman, qui se déroule à Paris en 1819, suit les événements d’Eugène de Rastignac, un jeune
étudiant en droit, venu de province, qui arrive dans la capitale avec l’ambition d’entrer dans la haute
société. Il vit dans une modeste pension de famille, la Maison Vauquer, tenue par Madame Vauquer.
Parmi les autres pensionnaires figurent Jean-Joachim Goriot, un ancien marchand de pâtes
surnommé Papa Goriot, et Vautrin, un homme mystérieux et cynique, au passé criminel.
La pension: elle existe réellement dans le quartier latin. Elle est décrite avec un réalisme minutieux :
l’auteur ne cherche pas à l’embellir. On y trouve des éléments fantastiques, comme les meubles qui
semblent être des objets vivants.
Eugène de Rastignac: figure du provincial qui gravit l’échelle sociale. Son destin dépend de Papa
Goriot, dont il est l’amant de l’une des filles. Il demande de l’argent à sa mère pour s’établir à Paris.
Le Père Goriot: il donne toute sa fortune à ses filles pour leur assurer une bonne dot.
Victorine Taillefer: sa famille est riche.
Madame Couture: dame de compagnie de Victorine.
Madame Vauquer: elle est débraillée, négligée, décoiffée. Elle reflète l’image de sa pension. C’est une
illustration du déterminisme humain : les hommes dépendent du milieu dont ils proviennent.
LA PEAU DE CHAGRIN
Raphaël, confronté à une crise existentielle et à la déchéance de sa fortune, découvre une peau de
chagrin dotée de pouvoirs magiques. Cette peau exauce tous ses désirs, mais à chaque souhait réalisé,
elle rétrécit, symbolisant ainsi la vie qui se consume.
Animé par une soif insatiable de succès, de plaisir et d’accomplissement personnel, Raphaël utilise le
pouvoir de la peau pour obtenir tout ce qu’il désire. Cependant, ce pouvoir se révèle être à la fois une
bénédiction et une malédiction : chaque souhait exaucé entraîne une perte de vitalité.
Alors que la peau se rétrécit peu à peu, Raphaël doit affronter les conséquences de ses choix. Il se
retrouve face à un dilemme tragique : la réalisation de ses rêves provoque inévitablement le
raccourcissement de sa vie, le poussant à méditer sur la nature éphémère du pouvoir, du succès et du
bonheur.
FLAUBERT
Flaubert est issu d’une famille bourgeoise cultivée. Son père est chirurgien-chef à l’Hôtel-Dieu de
Rouen, ce qui familiarise très tôt le jeune Gustave avec le monde médical et la souffrance humaine,
éléments qu’on retrouvera dans certaines de ses œuvres. Dès l’adolescence, il montre une passion
pour l’écriture, mais sa santé fragile (notamment des crises nerveuses proches de l’épilepsie)
l’empêche de suivre une carrière classique. Il abandonne le droit et se consacre à la littérature.
Flaubert est célèbre pour sa recherche de la perfection stylistique. Il passe des années sur chacun de
ses livres, cherchant le mot juste (« le mot propre, unique, nécessaire »). Il se détache du romantisme
sentimental pour adopter une écriture rigoureuse, impersonnelle, presque scientifique. Il est
considéré comme un précurseur du réalisme, mais il reste inclassable : il mêle observation sociale,
ironie et une profonde sensibilité esthétique.
MADAME BOVARY
L’histoire suit le destin tragique d’Emma Bovary, une jeune femme mariée à Charles Bovary, un
médecin de campagne doux mais ennuyeux. Rêvant d’amour passionné et de vie raffinée, Emma se
lasse rapidement de la routine provinciale. Elle cherche à fuir son quotidien par :
• la lecture de romans romantiques, qui nourrissent ses illusions ;
• des liaisons adultères avec Rodolphe, puis Léon, deux hommes qui la décevront aussi ;
• la consommation excessive, s’endettant lourdement pour satisfaire ses envies de luxe.
Incapable de faire face à la réalité, elle finit par se suicider en avalant de l’arsenic. Charles, anéanti,
mourra peu après. Leur fille est recueillie par des proches, dans la misère.
Les personnages principaux
• Emma Bovary : Héroïne tragique. Belle, sensible, mais égoïste et instable, elle est victime
de ses illusions et de son ennui profond.
• Charles Bovary : Son mari. Médecin médiocre, dévoué, naïf, il aime Emma sincèrement
mais ne la comprend pas.
• Rodolphe Boulanger : Riche séducteur cynique. Il séduit puis abandonne Emma.
• Léon Dupuis : Jeune clerc timide, amoureux d’Emma, qu’il retrouvera plus tard à Rouen
pour une liaison plus douce, mais sans lendemain.
• Monsieur Lheureux : Commerçant manipulateur qui profite d’Emma et l’endette
lourdement.
Thèmes majeurs
- L’ennui et l’illusion: Emma souffre d’un mal de vivre profond. Elle rêve d’absolu, de passions
brûlantes et de luxe, mais est confrontée à une vie banale et décevante. Ses lectures romantiques
nourrissent des attentes irréalistes.
- La condition féminine: Emma est enfermée dans un rôle social étouffant : celui de l’épouse
bourgeoise soumise, sans liberté ni reconnaissance. Sa tentative d’émancipation finit par la détruire.
- La critique de la bourgeoisie: Flaubert dénonce la médiocrité intellectuelle et morale de la société
provinciale, ses hypocrisies, son matérialisme, son conformisme.
- Le réalisme et l’ironie: Flaubert refuse les envolées sentimentales : son style est froid, objectif,
souvent ironique. Il observe ses personnages avec une distance quasi clinique, sans jamais les juger,
mais en exposant leur vide intérieur.
Style et innovation
Flaubert travaille avec une extrême rigueur stylistique :
• Recherchant le mot juste (le fameux mot juste) ;
• Utilisant une focalisation interne (on voit souvent les choses du point de vue d’Emma) ;
• Soignant la structure rythmique de ses phrases comme une musique.
Cette exigence marque une rupture avec le romantisme et annonce les romans modernes.
Réception et postérité
• Scandale initial : Le roman choque pour son réalisme cru, son regard lucide sur l’adultère
et la société. Flaubert est accusé d’immoralité.
• Œuvre fondatrice : Aujourd’hui, Madame Bovary est considéré comme le roman qui fonde
le réalisme moderne. Il influencera des générations d’écrivains.
LE NATURALISME
Les auteurs réalistes cherchent a "faire le vrai" en représentant le réel le plus fidèlement possible.
l'écrivain naturaliste s'inspire de méthodes scientifiques pour faire leur romans un lieu
d'expérimentation ou observer le poids dès déterminisme sociaux et héréditaires sur la destinée des
personnages.
Contexte historique: à partir de 1848 Napoleon III instaure un gouvernement autoritaire et le valeur
de la bourgeoisie e de l'argent triomphent.
Le 19mme siècle est aussi le sicle de la révolution industriel avec de progrès scientifique et
technologique considérable: le capitalisme influence la société.
Pendant cette période née aussi un autre mouvement, le positivisme qui propose d'étudier l'humain et
les societes en se fondant sur l'observation, les connaissances et l'expérience scientifique.
En effet, des découvert scientifique on particulièrement influencée Zola e le naturalisme comme:
- la découvert de a génétique et l'a transmission de caractères héréditaires
- le théories de Darwin sur l'évolution des espèces
- l'hérédité naturelle de Prospèr Lucas
Le naturalisme par rapport aux réalisme: il port un attention auteur aux déterminisme: l'homme est
déterminé par son hérédité et par son environnement et il ne peux pas échappé de son destin.
Toutes les naturalistes van plongée dans le bas-fonds: toutes les sujets sont dignes d'être traites.
Le réalistes comme Balzac et Flaubert décrite des personne de la petit bourgeoisie, cependant les
naturalisme s'occupent de le couches les plus misérables et explorent la corruption, la misère,
l'alcoolisme et le meurtre (ils représentent une misère extrême)
ZOLA
Zola mène a faire de son roman un minutieux travail de documentation: il porte de descriptions
physique, un attention aux détails, la transcription du parler populaire.
Zola aussi démarche un expérimentation: il soumet ses personnages a des épreuves afin de vérifier si
ses hypothèses sur l'hérédité et l'influence d milieu social se réalisent.
L'œuvre majeur de Zola c'est "Les Rougon-Macquart" écrit entre 1871 et 1893 mais aussi:
"L'assommoir" ou Zola si en scène la Tragédie de l'alcool, "Nana" qui traite de la prostitution et
"Germinal" qui parle de la luttes de classes.
LES ROUGON – MACQUART
Les Rougon-Macquart est une fresque romanesque monumentale écrite par Émile Zola entre 1871 et
1893. Elle comprend vingt romans et retrace l’histoire d’une famille sous le Second Empire (1852-
1870), dans une perspective à la fois sociale, politique et scientifique.
Zola s’inspire des théories de l’hérédité (notamment celles de Claude Bernard et de Darwin) et du
naturalisme, un courant littéraire qu’il contribue à fonder. Il veut montrer comment les tares
physiques et psychologiques (alcoolisme, névrose, ambition, sexualité débridée, etc.) se transmettent
au sein d’une même lignée familiale, influencées par le milieu social et l’époque historique.
Les thèmes majeurs
• L’hérédité: chaque roman explore comment les traits de caractère ou les troubles se transmettent
dans la lignée.
• La critique sociale: Zola dénonce les inégalités, l’hypocrisie bourgeoise, la corruption politique,
l’exploitation des classes populaires.
• Le Second Empire: Zola peint une époque marquée par la modernisation, mais aussi par
l’injustice, le cynisme politique et le mensonge impérial.
L'ASSOMMOIR
L'Assommoir est un œuvre qui présent un peinture de la société de l'époque: il dénonce le travaille
dégradée et le conditions du ouvriers pendant le travaille.
Le titre "assommoirs" a un double signifie: l'assommoir ete un café ou les homme cerche a oublier sa
souffrance avec l'alcool qui les tue indirectement, ma signifie aussi le abbattoire de les bêtes. C'est un
métaphore pour souligner la dangerosité de l'alcool.
Gervaise vit avec Lantier, un ouvrier paresseux et volage, avec qui elle a deux enfants. Il l'abandonne
rapidement, la laissant seule et sans ressources. Grâce à son travail acharne, elle parvient à ouvrir sa
propre blanchisserie et épouse Coupeau, un ouvrier couvreur sobre et travailleur.
Mais un accident de travail rend Coupeau invalide. Il sombre alors dans l'alcoolisme, ce qui marque
le début de la déchéance du couple. La situation financière se dégrade, Gervaise perd sa boutique, et
la misère s'installe. Elle subit aussi le retour de Lantier, qui s'immisce dans leur foyer, ajoutant aux
tensions. Peu à peu, Gervaise est accablée par la pauvreté, l'humiliation, et la déchéance physique.
Elle meurt dans l'indifférence générale, ruinée, brisée par le destin.
- l'alambic: c'est un machine à soûler qui est décrit comme un personne. Dans le text Zola utilise un
language vulgaire et des expressions populaires pour représenter la condition des ouviers. Au
contraire l'homme est décrit avec un langage mécanique. Zola décrit le fort pudeur de l'alcool avec un
clima ascendent.
LES AVANT-GARDES
FILIPPO TOMMASO MARINETTI ET LE FUTURISME
Né en Égypte en 1876 de parents italiens, Filippo Tommaso Marinetti reçoit une éducation franco-
italienne dans un collège jésuite à Alexandrie. À 18 ans, il découvre pour la première fois l’Italie et la
France, nourri par une vision idéalisée de l’Italie transmise par sa mère, imprégnée de Dante et du
Risorgimento.
La famille revient à Milan en raison de la maladie de son frère. Mais Marinetti se sent mal à l’aise
dans cette société bourgeoise qu’il juge conformiste. La mort de son frère accentue ce malaise. Il
considère l’Italie comme un pays opprimé par son passé, figé dans un conservatisme culturel qu’il
dénonce plus tard dans le Manifeste du futurisme : « Nous voulons délivrer l’Italie de sa gangrène de
professeurs, d’archéologues, de cicérones et d’antiquaires. »
Pour Marinetti, la France représente la modernité et la révolution. À partir de 1894, il se rend
fréquemment à Paris pour y entamer sa carrière littéraire. Là, il fréquente des milieux littéraires
proches des anarchistes, qui lui apprennent à utiliser des tracts, des manifestes et à écrire avec de
nouvelles formes visuelles, incluant couleurs et typographies.
En lisant des poètes comme Verhaeren et Whitman, il découvre une poésie qui célèbre la ville
moderne, les machines et la technologie. En 1902, il publie en français son premier livre, La
Conquête des étoiles, une œuvre poétique où la mer attaque les étoiles. Ce thème du combat contre
les étoiles réapparaît à la fin du Manifeste du futurisme, son texte le plus célèbre.
Pour Marinetti, la seule véritable « religion » est le devenir — le mouvement, l’avenir, le changement.
Regretter le passé, c’est déjà se tourner vers la mort.
En 1905, il commence à écrire sur l’automobile et fonde la revue Poesia, destinée à défendre une
poésie moderne, liée au progrès, à la science, à l’industrie, à l’électricité. Il veut montrer que la
création artistique doit évoluer en parallèle des avancées techniques.
En 1909, il publie le Manifeste du futurisme dans Le Figaro, où il appelle à une révolution culturelle
radicale : il propose de détruire les musées, les bibliothèques et tout ce qui vient du passé, afin de
faire place à un art nouveau, énergique, tourné vers l’action.
Le mot « futurisme » naît d’un moment intense : après six ans de travail avec Poesia, Marinetti
comprend que les poèmes ne suffisent plus. Il hésite entre « dynamisme » et « futurisme », mais
choisit ce dernier, plus fort et plus italien.
Marinetti rejette l’utopie anarchiste d’un monde égalitaire : pour lui, seule l’énergie vitale, la vitesse et
la machine permettent à l’humanité d’avancer. Les artistes sont les avant-gardes : ils doivent marcher
en tête vers un futur inconnu, en abandonnant le romantisme et le naturalisme, qu’ils jugent dépassés.
LE CUBISME
Le cubisme est un mouvement artistique né en France au début du XXe siècle, vers 1907-1908,
principalement grâce à Pablo Picasso et Georges Braque.
Le mot « cubisme » apparaît en 1908 pour qualifier les œuvres de Braque, qui sont cependant
refusées dans les salons officiels. Dès 1909, Braque et Picasso exposent exclusivement chez leur
marchand, Kahnweiler. Le Manifeste du futurisme, publié la même année, est postérieur, mais les
deux mouvements présentent des points communs.
Braque cherche à renouveler la peinture, même avec des sujets classiques comme le nu féminin.
Toutefois, chez lui, ce nu n’a rien de sentimental : il est massif, solide, presque sculptural. Le corps
est tourné dans l’espace, tandis que le visage reste figé, influencé par les masques africains — comme
dans Les Demoiselles d’Avignon de Picasso.
Les formes sont simplifiées, les lignes épaisses, et le tableau tente d’atteindre un équilibre entre
mouvement et immobilité.
À l’automne 1910, les jeunes cubistes, jusqu’alors sans programme commun ni textes théoriques,
décident de s’unir grâce au soutien de poètes et de critiques comme Apollinaire.
En 1911, ils organisent leurs premières expositions collectives : au Salon des Indépendants (salle 41),
à Bruxelles, puis au Salon d’Automne (salle 8). Apollinaire les soutient vivement, affirmant que le
cubisme représente « ce qu’il y a de plus élevé dans l’art français ».
Les cubistes commencent à formuler leurs idées, en lien avec la tradition classique. Mais ils doivent
renoncer à certaines influences, comme le divisionnisme ou la philosophie de Bergson, déjà
revendiquées par les futuristes.
Dans un article de 1911, Jean Metzinger affirme que le cubisme ne représente pas seulement
l’espace, mais aussi la durée : « Le tableau règne dans la durée ».
Apollinaire évoque alors la naissance d’un art moderne, sous l’influence de Picasso. Malgré cela,
certains critiques restent perplexes face à cette forme d’art novatrice.
LE SURREALISME
Le surréalisme est un mouvement littéraire et artistique né après la Première Guerre mondiale, en
réaction au dadaïsme.
Fondé par André Breton, il est défini en 1924 par le Manifeste du surréalisme, dans lequel Breton
décrit le surréalisme comme un automatisme psychique pur, c’est-à-dire une manière d’exprimer la
pensée librement, sans logique, sans raison, et sans souci d’esthétique ni de morale.
Le surréalisme s’appuie sur le rêve, l’irrationnel, le désir, l’absurde et la révolte. Il rejette les règles
traditionnelles de la pensée et de l’art.
Ce mouvement naît dans un contexte historique troublé : après la violence de la guerre, les artistes
cherchent un nouveau langage, influencés aussi par les découvertes de la psychanalyse.
LE DADAISME
Le surréalisme trouve ses racines dans le dadaïsme, un mouvement né en 1916 pendant la Première
Guerre mondiale, autour de Tristan Tzara. Le dadaïsme rejette les valeurs morales de l’époque et
cherche à briser l’ordre établi et le langage.
Dans les années 1920, le mouvement dadaïste se divise : d’un côté Tristan Tzara, de l’autre André
Breton, qui veut explorer le rêve et créer un nouvel esprit. C’est en 1924 que le surréalisme naît
officiellement.
Le mouvement s’achève en 1966 avec la mort de Breton, son fondateur et principal représentant. Ses
fondements sont les suivants :
• L’inconscient, à l’origine de l’écriture automatique ;
• La libération de l’imagination ;
• L’amour ;
• L’engagement politique, notamment le communisme.