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Lévitation : Magnétique, Acoustique, Supraconductrice

Le document présente des expériences sur la lévitation, en utilisant trois méthodes : magnétique, acoustique et supraconductrice. La lévitation magnétique repose sur un système de rétroaction entre un électroaimant et un objet, tandis que la lévitation acoustique utilise des ondes sonores pour créer des zones de pression qui maintiennent l'objet en suspension. Enfin, la lévitation supraconductrice implique des effets de Meissner et de piégeage des vortex, permettant à un supraconducteur de léviter au-dessus d'un aimant.

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Lévitation : Magnétique, Acoustique, Supraconductrice

Le document présente des expériences sur la lévitation, en utilisant trois méthodes : magnétique, acoustique et supraconductrice. La lévitation magnétique repose sur un système de rétroaction entre un électroaimant et un objet, tandis que la lévitation acoustique utilise des ondes sonores pour créer des zones de pression qui maintiennent l'objet en suspension. Enfin, la lévitation supraconductrice implique des effets de Meissner et de piégeage des vortex, permettant à un supraconducteur de léviter au-dessus d'un aimant.

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Aux origines de la lévitation, où le mythe rencontre la science

Faculté des Sciences – Département de physique

Elisabeth Nilles, Morgane Rigaux

Le but de nos expériences consiste à faire léviter des choses. Cool, donc je peux faire envoler mon petit
frère ? Pas tout à fait. On ne va pas faire léviter des objets trop grands ni trop lourds, puisque ça exigerait du
matériel beaucoup plus sophistiqué. Néanmoins, on peut faire voler des objets de petite taille, comme des
gouttes d’eau, des aimants ou un petit train en polystyrène.

Comment ça ? Rien ne se met à léviter spontanément ici sur Terre, tout est attiré par la force de gravité. Il
faudra donc trouver un moyen pour compenser cette force.

Nous, on a trouvé 3 moyens que l’on montre ici au Printemps des Sciences. Il s’agit de la lévitation
magnétique, acoustique et supraconductrice.

Commençons par la lévitation magnétique. C’est la plus intuitive et la plus facile à comprendre, puisque
tout le monde a déjà tenu en main des aimants et sait
comment ils fonctionnent. Deux pôles de nature différente
(donc un pôle sud avec un pôle nord) s’attirent. C’est
exactement cette propriété-là qui nous intéresse. Suspendons
un aimant au-dessus de l’objet qu’on veut faire léviter. L’aimant
va exercer une force magnétique vers le haut qui attire l’objet.
Les deux forces auxquelles est soumis l’objet- son poids qui le
tire vers le bas et la force magnétique- se compensent ainsi, et
permettent à notre objet de léviter.

Or, le point d’équilibre étant très instable, il faut que le système se corrige et se stabilise lui-même à chaque
instant. C’est ce qu’on appelle un système de rétroaction. Les éléments assurant la rétroaction dans notre
expérience sont une sonde, un circuit électronique et un électroaimant. En effet, l’aimant qu’on a
suspendu au-dessus de l’objet qu’on cherche à faire voler n’est pas un aimant classique, mais plutôt une
bobine contenant un noyau de fer. La bobine va créer un champ magnétique (qui se traduira par une
force magnétique) d’autant plus intense que le courant qui la traverse sera intense. En-dessous de cette
bobine, on a fixé la sonde. La sonde mesure l’intensité du champ magnétique de l’objet en lévitation.

Si celui-ci s’approche de la sonde, elle mesure une intensité élevée, alors que s’il s’écarte de la sonde, vous
l’aurez deviné, elle mesure une intensité plus faible. La sonde transmet cette information au circuit
électronique, qui est réglé de telle façon qu’il communique un courant moins fort à la bobine lorsque
l’intensité du champ de l’objet est élevée. Qui dit courant moins fort dans une bobine, dit champ
magnétique moins intense. Donc l’objet va être attiré moins fort par la bobine et il va redescendre.

Lorsque l’objet s’écarte, la sonde mesure une faible intensité, et le circuit électronique va réagir de façon à
ce qu’il alimente la bobine d’un courant plus intense, ergo l’objet va être attiré plus fort et va remonter.
L’équilibre sera donc garanti à chaque moment.

Passons à la lévitation acoustique. Comme avant, l’objet est soumis à la force de gravitation. Cette fois-ci
on va la compenser non à l’aide d’un aimant, mais à l’aide d’ondes sonores.

Printemps des Sciences 2014 – Bruxelles


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Les ondes sonores sont des ondes de pression, donc des vibrations, qui se
propagent dans un milieu. Dans notre cas, le milieu c’est l’air. L’air peut
être considéré comme un fluide. Il est constitué de petites particules qui
sont en mouvement relatif les unes par rapport aux autres. Donc si on
émet un son, cela cause des vibrations qui se propagent et si on regarde
de plus près (disons qu’on peut voir les atomes), on remarque que l’air est
comprimé à certains endroits et dilaté à d’autres. Il y a donc des régions
de forte et de faible pression.

Or, ceci ne suffit pas pour faire léviter quoi que ce soit, parce que le milieu est en mouvement permanent.
C’est pour cette raison que notre dispositif consiste en deux plaques parallèles placées face à face. La
plaque inférieure agit en tant que source, tandis que la plaque supérieure agit en tant que miroir et
réfléchit le signal incident. On crée ainsi des ondes stationnaires. Les ondes stationnaires ont des points
particuliers : les nœuds et les ventres. Un nœud est une région de l’onde où les 2 signaux (le signal incident
et réfléchi) s’annulent en permanence, et où la pression est donc minimale.

Pour comprendre pourquoi l’objet va léviter, pensons à un fleuve avec des régions turbulentes et calmes. Si
on lançait un ballon dans l’eau, où resterait-il piégé ? Dans les régions calmes. C’est exactement ça ce qui
se passe avec l’objet que l’on introduit entre les 2 plaques. Il va léviter là, où l’air ne crée pas de
turbulences, et ces endroits sont précisément les nœuds de l’onde.

La dernière expérience est consacrée à la lévitation avec un supraconducteur.

Avant de nous lancer dans les explications compliquées, remarquons que la résistance d’un matériau
(donc la grandeur physique qui exprime la force avec laquelle le matériau s'oppose au passage d’un
courant) diminue si on fait chuter la température. Si on tombe en dessous d’une certaine température que
l’on appelle température critique, la résistance s’annule. Si on applique un champ magnétique au-dessus
de cette température, il va traverser le matériau sans effets. C’est seulement à partir de la température
critique que le champ ne pourra plus passer à travers le matériau.

On dit que le matériau est devenu supraconducteur.

Dans un supraconducteur, il y a deux effets qui entrent en jeu : l’effet Meissner et le piégeage des vortex.
L’effet Meissner repousse la pastille supraconductrice de l’aimant, et le piégeage des vortex maintient la
pastille en place.

Essayons d’expliquer d’où vient cet effet Meissner. En présence d’un champ magnétique, il y a formation
de courants électriques à la surface de la pastille supraconductrice. Ces courants génèrent un champ
magnétique à leur tour (cfr électroaimant). Les champs magnétiques venant de l’aimant et de la pastille
sont tels qu’ils s’annulent mutuellement dans le supra, mais pas à sa surface. Le champ magnétique à la
surface de la pastille va ainsi exercer une force sur l’aimant en dessous d’elle ce qui la repoussera et lui
permettra de léviter.

Expliquons maintenant le piégeage des vortex. Il entre en jeu lorsque le champ


magnétique de l’aimant est très intense. Dans ce cas, le supra laisse passer une
partie du champ le long d’un vortex. On peut penser à une colonne qui traverse la
pastille et en dedans laquelle le matériau n’est plus supraconducteur. Dans ces
colonnes, le champ magnétique peut donc traverser la pastille sans effets.

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Pourquoi parle-t-on de piégeage, alors ?

Les vortex sont la « mémoire » du système, son empreinte magnétique. Une fois en place, ils ne peuvent plus
bouger, en général. C’est cet effet, le piégeage des vortex, qui fixe la position de l’aimant. Donc si on
voudrait d’écarter l’aimant, ils essayeront de le maintenir en place.

Sources :

[Link]

[Link]

[Link]

[Link]

[Link]

Merci à P. Léonard, directeur de l’Expérimentarium de physique

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