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Emprunts linguistiques en français

L'article traite de l'utilisation des emprunts linguistiques, en particulier des mots anglais dans le français, et des débats qu'ils suscitent. Il souligne que toutes les langues sont des créoles et que les emprunts enrichissent le français, qui a lui-même influencé d'autres langues. La tâche d'évaluation invite les apprenants à réfléchir sur ces emprunts et leur impact sur la langue française.

Transféré par

Inga Andrijauskienė
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Emprunts linguistiques en français

L'article traite de l'utilisation des emprunts linguistiques, en particulier des mots anglais dans le français, et des débats qu'ils suscitent. Il souligne que toutes les langues sont des créoles et que les emprunts enrichissent le français, qui a lui-même influencé d'autres langues. La tâche d'évaluation invite les apprenants à réfléchir sur ces emprunts et leur impact sur la langue française.

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4

UATION
Prénom :
L
s
À plu
ités 1
&2 É VA Nom :
Classe :
un Date :

Total
/ 100
TÂCHE : FRANÇAIS LANGUE MÉTISSE
A. COMPRÉHENSION ÉCRITE Total : / 26
Lis cet article de magazine et réponds aux questions.

LANGUES EN FÊTE

Vive les emprunts !


..........................................................................
L’utilisation de mots venus de l’anglais provoque souvent des débats dans les pays
francophones. Certains considèrent qu’on ne parle plus français mais « franglais ». Ils
pensent que les emprunts comme « cool », « marketing », « fan », « smartphone »,
« penalty », « week-end », etc., sont une menace pour le français. Il est vrai que l’emploi
de l’anglais est un phénomène de mode, une façon de se donner l’air « in ». Mais les
emprunts sont-ils récents en français ? Et posent-ils vraiment problème ?

..........................................................................
Toutes les langues sont des créoles, c’est-à-dire des fusions d’autres langues. Le français
ne fait pas exception, comme l’a montré la linguiste Henriette Walter. La majorité de ses
mots viennent du latin, mais un dictionnaire français contient des milliers d’emprunts
à d’autres langues. On y trouve, en effet, des mots de langues présentes depuis très
longtemps sur le territoire français : le basque, le breton, le provençal, etc. Le français
emprunte aussi, depuis des siècles, des mots à d’autres langues, proches ou lointaines. Les
guerres et colonisations, mais aussi les médias, les échanges commerciaux, scientifiques,
artistiques, etc., ont apporté à la langue française des mots du monde entier. Le français
est donc une langue métisse, pleine de mots — aujourd’hui français — originaires de
l’anglais, l’italien, l’arabe, l’allemand, le grec, l’espagnol, le turc, le polonais, le persan,
le quechua, le bantou, le japonais, l’hindi, etc.

..........................................................................
Les emprunts sont nécessaires et naturels. Toute langue vivante évolue, change,
se transforme grâce à des mots venus d’ailleurs. Les emprunts font la richesse et le
dynamisme d’une langue. Selon le diplomate Sergio Corrêa da Costa, le français lui-
même a beaucoup influencé d’autres langues. Par exemple, « rendez-vous », « croissant »,
« dessert », « routine », « déjà-vu », « voyage » et « cinéma » (inventé en France à partir
du grec) sont des mots originaires du français qu’on retrouve dans beaucoup d’autres
langues. Et plus de la moitié des mots anglais sont d’origine... française.
Camille Vidal

À plus 4 - Évaluation des unités 1 et 2 1


Tâche

Questions
1. Quel est le thème de cet article ?
les mots français d’origine étrangère
l’influence de la culture anglo-saxonne
le langage des jeunes

2. À quel paragraphe correspond chaque titre ? Écris-les à la place des pointillés dans l’article.

Du français aux autres langues


Le français : une langue métisse

Menace anglophone ?

3. Avec quelles idées ou quels arguments Camille Vidal est-elle d’accord ?


Coche-les dans la liste ci-dessous.
les francophones utilisent trop de mots anglais
la langue française est en danger
toutes les langues sont des mélanges
en français, il y a beaucoup de mots originaires d’autres langues
le français n’a jamais influencé d’autres langues
beaucoup de mots anglais viennent du français

4. Dans quels domaines se font les emprunts d’une langue à une autre ? Réponds aux questions.
a. Quels sont les domaines cités par Camille Vidal dans son article. Entoure-les.

la cuisine les guerres et colonisations les médias les sports

les migrations les religions le commerce les sciences

la mode les arts le tourisme les technologies de la communication

b. D’après toi, dans quels autres domaines (du point a ou d’autres encore) emprunte-t-on
souvent des mots ?

...................................................................................................................................................................................

...................................................................................................................................................................................

2 À plus 4 - Évaluation des unités 1 et 2


► Tâche s4
À plu
1 &2
unités

B. COMPRÉHENSION ORALE Total : / 26


Piste 01
Écoute l’interview de Julien Perez et réalise les activités.

Questions
1. De quelle langue viennent la majorité des mots du français ?
de l’anglais du latin du francique

2. Julien Perez est-il d’accord ou pas d’accord avec les propositions de la journaliste ?
Coche les cases correspondantes dans le tableau.

d’accord pas d’accord

Entre 15 % et 20 % des mots du français sont d’origine


étrangère.
La France n’est pas le seul pays où on parle français.
L’italien a eu une grande influence sur le français.
Beaucoup de mots français viennent de l’arabe.
Les jeunes utilisent beaucoup d’emprunts.

3. De quelle langue viennent ces mots français ? Associe chaque mot à une langue.

trop boul
ange
roman r
tique
a rade
cam

chic

bizarre
dessin café

angl
ais
ol
itali agn
en esp
allemand

néerla
ndais
arabe
fra
e
squ

nc
iqu
ba

À plus 4 - Évaluation des unités 1 et 2 3


Tâche

4. D’après Julien Perez, pour quelles raisons les jeunes Français utilisent-ils souvent des mots
empruntés à d’autres langues ? Coches-en trois.
pour faire moins de fautes d’orthographe  arce qu’ils veulent une langue qui leur
p
pour ne pas que les adultes les
 ressemble
comprennent parce que ces langues font partie de leur
pour pratiquer les langues qu’ils
 quotidien
apprennent au collège ou au lycée parce que c’est cool quoi

C. PRODUCTION ÉCRITE Total : / 24


Qu’est-ce que tu penses des emprunts entre les langues ? Est-
ce une bonne ou une mauvaise chose, à ton avis ? Est-ce utile ou inutile pour les
langues ? Es-tu plutôt pour ou plutôt contre les emprunts ? Pourquoi ?

D. PRODUCTION ORALE Total : / 24


Est-ce que toi et les jeunes autour de toi, quand vous êtes entre
vous, parlez d’une façon très différente des adultes ? Est-ce que vous utilisez des
mots venus d’autres langues ? Utilisez-vous plus ou moins d’emprunts que les
adultes ? Pour quelles raisons, d’après toi ? Qu’est-ce que tu en penses ?

4 À plus 4 - Évaluation des unités 1 et 2


► Tâche s4
Prénom et nom : À plu
Classe : 1 &2
Date : unités

Total
/ 100
ACTIVITÉS
1. LES PAYS D’ELSA Total : / 25
Piste 02
Écoute la discussion entre Elsa et Damien et complète les légendes des
photos d’Elsa à l’aide des étiquettes.

Allemagne '
Bresil France '
Grece Tanzanie

2012
............................

Chypre 1998

............................ 2007

2003 .............
............................ .............
.. 1999

16
............................ 20
À plus 4 - Évaluation des unités 1 et 2 5
Activités

2. JE KIFFE ! Total : / 25
Quelle émoticône pourrait être ajoutée à chaque message ?

1 2 3 4 5

Je kiffe un max ! ...

Ça me prend la tête ! ...

J’y crois pas ! J’hallucine ! ...

Ça le fait ! Impeccable ! ...

Miam ! C’est trop bon ! ...

3. QUAND Y’EN A PLUS, Y’EN A ENCORE Total : / 25


Relie les phrases de gauche à leur suite dans la colonne de droite.

a. Si je veux des crêpes ? Non, j’en veux pas.


Si je vais au concert de ce soir ? Non, j’y vais pas.

b. Pourquoi elle va dans ta chambre ? Elle n’en a rien à faire.


— Je lui ai dit vingt fois. Elle n’a rien à y faire.

c. Prends soin de mon vélo. J’en prendrai soin !


— T’en fais pas. J’y tiens !

d. J’ai vu Fred et on peut aller chez lui. Il en a, des problèmes !


J’ai vu Fred et il ne va pas bien. Il n’y a pas de problème.

e. Ce que je pense de son projet ? Ben, euh, j’en pense rien du tout.
La mer me manque tellement ! J’y pense tous les jours.

6 À plus 4 - Évaluation des unités 1 et 2


► Activités s4
À plu
1 &2
unités

4. AU BON VIEUX TEMPS DU SUBJONCTIF Total : / 25


Lis ce mail envoyé à l’Académie française et corrige les fautes de conjugaison,
en mettant les verbes soulignés au présent du subjonctif.

De : [Link]@[Link]
À : contact@[Link]
Objet : Le français est en danger !

Chers membres de l’Académie,


Je suis extrêmement inquiet pour la langue française. Les jeunes
d’aujourd’hui la maltraitent tellement ! J’ai peur qu’elle ne disparaît, disparaisse
remplacée par leur argot incompréhensible et leur « langage
SMS ». On ne trouve plus, à l’université, un seul étudiant qui est ...........................
capable de l’écrire sans faire d’impardonnables fautes.
Il est possible — comme disent certains — que ce ne sont que ...........................
des erreurs sans importance, ou un signe que le français évolue
naturellement. Mais, de mon temps, quand on apprenait le grec et
le latin, on écrivait parfaitement et on ne faisait jamais d’erreurs.
Les jeunes sont en train d’oublier le français des siècles passés. Il
...........................
faut qu’on revient au grec et au latin tant qu’il est encore temps !
Je crains qu’on ne peut plus rien faire pour sauver notre langue
...........................
admirable... Il faut qu’on fait quelque chose !
Respectueusement vôtre,
...........................
Robert Malherbe

CRÉDITS
Auteure : Ana Castro Benítez
Édition et révision pédagogique : Marie Rivière
Illustrations : Laura Désirée Pozzi
Conception graphique : Xavier Carrascosa, Ana Varela García
Mise en page : Ana Varela García
Correction : Laure Dupont
Crédits des images : p. 4 Luminis / Dreamstime ; p. 6 émoticônes d’Apple
Reproduction autorisée © Difusión, Centre de recherche et de publications de langues, S.L., 2016

À plus 4 - Évaluation des unités 1 et 2 7


AT IO N À plu
s4

LU unités
1 &2

É VA

TÂCHE
La première partie de l’évaluation est une tâche, Français langue métisse, visant à échanger sur
les influences réciproques des langues. Cette tâche est divisée en 4 activités. Dans la première,
les apprenants lisent un article sur les emprunts en français, mais aussi du français vers d’autres
langues. Puis ils écoutent un linguiste donner des exemples concrets de mots français originaires
d’autres langues, en langue standard ou familière. Ils donnent ensuite, à l’écrit et à l’oral, leur
opinion sur les emprunts et sur les éventuelles différences entre langage des jeunes et langage des
adultes. Cette tâche suppose donc une mobilisation de ressources communicatives et linguistiques
travaillées dans les unités 1 et 2 d’À plus 4.

RESSOURCES À MOBILISER
• L’expression de l’opinion
• L’accord et le désaccord
• Les articulateurs du discours
• Plurilinguismes et pluriculturalismes
• Les registres de langue
• Définir, expliquer, interpréter
• Le présent du subjonctif
• Le pronom en

Les compétences sollicitées lors de la réalisation de la tâche sont les suivantes :

 Compréhension écrite  Compréhension orale  Production écrite  Production orale

ACTIVITÉS
La deuxième partie de l’évaluation est composée de 4 activités conçues pour évaluer de manière
plus ciblée l’acquisition et l’utilisation de ressources grammaticales et lexicales présentées dans
les unités 1 et 2.
1. Les pays d’Elsa
Les indicateurs temporels
2. Je kiffe !
Le français familier
3. Quand y’en a plus, y’en a encore
Les pronoms en et y
4. Au bon vieux temps du subjonctif
Le présent du subjonctif

À plus 4 - Évaluation des unités 1 et 2 1


Corrigés
Total
/ 100
TÂCHE : FRANÇAIS LANGUE MÉTISSE
La tâche de cette évaluation vise à apprendre et partager sur l´histoire des langues en général et
du français en particulier. Le thème des emprunts permet de montrer la multiplicité des langues
qui ont enrichi la langue française et son dynamisme actuel grâce au parler des jeunes. Cette
évaluation présente donc l’hétérogénéité linguistique et culturelle, ainsi que les registres de langue
évoqués dans les deux premières unités d’À plus 4. Les apprenants sont invités à comprendre des
prises de positions, des marques d’accord et de désaccord. Ils sont également invités à donner leur
avis et avancer des arguments. Cette évaluation permet donc d’évaluer la capacité des apprenants
à synthétiser, combiner et remployer différemment les principales ressources qu’ils viennent
d’acquérir. Elle leur permet ainsi de s’approprier réellement ces ressources et de mesurer leur
progression, tout en les préparant à des situations de communication hors la classe.

A. COMPRÉHENSION ÉCRITE Total : / 26


Les apprenants lisent un article sur les emprunts en français, soit les mots de
la langue française originaires d’autres langues que le latin et réalisent les activités. Attribuez 2
points par réponse correcte dans chacune des 4 activités.

Réponses
1. Quel est le thème de cet article ?
 les mots français d’origine étrangère
l’influence de la culture anglo-saxonne
le langage des jeunes

2. Les apprenants écrivent, sur la première page de l’évaluation, le titre de chaque paragraphe.
3e
Du français aux autres langues paragraphe

2e
paragraphe
Le français : une langue métisse

1er
Menace anglophone ? paragraphe

3. Les apprenants cochent les idées ou arguments défendus par Camille Vidal.
les francophones utilisent trop de mots anglais
la langue française est en danger
 toutes les langues sont des mélanges
 en français, il y a beaucoup de mots originaires d’autres langues
le français n’a jamais influencé d’autres langues
 beaucoup de mots anglais viennent du français

2 À plus 4 - Évaluation des unités 1 et 2


► Corrigés s4
À plu
1 &2
unités

4. Les apprenants entourent les domaines cités dans l’article qui favorisent les échanges
lexicaux entre les langues.
a.
la cuisine les guerres et colonisations les médias les sports

les migrations les religions le commerce les sciences

la mode les arts le tourisme les technologies de la communication

b. Réponse libre visant moins à tester leur compréhension qu’à préparer les épreuves de
production à venir. Attribuez 2 points si les élèves y répondent, sans pénaliser l’orthographe,
la morphosyntaxe, ni les opinions des apprenants.

B. COMPRÉHENSION ORALE Total : / 26


Piste 01
Les apprenants écoutent l’interview d’un linguiste et historien de la langue
française. L’interview étant longue, laissez aux apprenants le temps de lire les questions avant la
première écoute. Passez le document au moins deux fois, en laissant une pause suffisante entre
les écoutes, voire à l’intérieur même de l’enregistrement si cela vous semble pertinent.

Transcription
Journaliste : Bonjour Julien Perez.
Julien Perez : Bonjour.
Journaliste : Vous êtes linguiste et historien, vous étudiez l’histoire de la langue française.
Et aujourd’hui vous allez nous parler des emprunts. On dit qu’entre 15 % et 20 % des mots du
français sont d’origine étrangère. Êtes-vous d’accord avec ce pourcentage ?
Julien Perez : Pas du tout ! (rire) Disons que je ne crois pas beaucoup à ce genre de statistiques.
D’abord, parce que la majorité des mots français viennent du latin qui était, à l’époque, très
influencé par le grec. Et comme le latin n’est pas né sur le territoire actuel de la France, on peut
dire que presque tous les mots du français sont d’origine étrangère : ceux qui viennent du latin
comme les autres.
Journaliste : D’autant plus que la France n’est pas le seul pays où l’on parle français.
Julien Perez : Absolument. D’ailleurs, les dictionnaires définissent les mots de la langue
standard, officielle, souvent imposée par la France. Les autres variantes du français et l’argot —
ou plutôt les argots — y sont très peu présents. Mais, de toute façon, on parle tous, officiellement
et familièrement, une langue métisse, faite de mots venus d’ailleurs.
Journaliste : Alors, dites-nous : d’où viennent les mots du français ?
Julien Perez : Beaucoup de mots viennent du latin évidemment. Ensuite, le français a beaucoup
emprunté à l’anglais. Souvent, ces mots avaient déjà été fabriqués sur des racines françaises ou
latines comme « romantique », par exemple. Et, plus récemment, on a emprunté de nombreux
termes anglais comme « football », « touriste », « jazz » et bien d’autres.

À plus 4 - Évaluation des unités 1 et 2 3


Corrigés

Journaliste : L’italien a également eu une grande influence sur le français.


Julien Perez : En effet... Surtout à la Renaissance et au xxe siècle. Des mots comme « réussir »,
« alarme », « dessin » ou encore « ciao ». En revanche, « vanille », « moustique » et « camarade »
viennent de l’espagnol. Vous voyez, les langues germaniques ont aussi eu une grande influence
sur le français. Des mots comme « chic » ou « joker » viennent de l’allemand. Et entre le IIIe et VIe
siècle, les Francs, qui parlaient le francique, ont apporté des termes comme « jardin », « bleu »
ou l’adverbe « trop ». Autour du xe siècle, les Vikings nous ont donné « vague » et « joli », qui était
le nom d’une fête d’hiver. Et peu de gens savent que le mot « boulanger » vient du néerlandais.
Journaliste : Beaucoup de mots français viennent aussi de l’arabe.
Julien Perez : Tout à fait. L’arabe a joué un rôle essentiel dans les sciences et les arts européens
dès le Moyen-Âge. « Chiffre », « hasard », « café », « jupe » et le plus récent « kiffer » viennent de
l’arabe. Des mots français viennent aussi de langues minoritaires comme le breton, le basque,
l’alsacien. L’adjectif « bizarre », par exemple, est d’origine basque.
Journaliste : Les jeunes utilisent beaucoup d’emprunts, n’est-ce pas ?
Julien Perez : Pas plus que les scientifiques, les publicitaires ou les journalistes, mais c’est vrai
qu’ils en utilisent beaucoup. En fait, les jeunes utilisent l’argot, en partie, pour ne pas que les
adultes les comprennent. Et les emprunts sont très utiles pour échanger des messages codés.
Mais ils empruntent aussi des mots pour se comprendre entre eux, pour se créer une langue
qui leur ressemble, qui leur appartienne, qui soit vraiment à eux. Et donc les jeunes utilisent
naturellement des mots venus de toutes les langues qu’ils connaissent, les langues qui font un
peu ou beaucoup partie de leur quotidien, que ce soit par les films, les chansons, les amis, les
voisins et même des langues qu’ils apprennent au collège ou au lycée. Il y a donc beaucoup de
mots venus de l’anglais surtout, mais aussi de l’arabe, du rromani, du wolof, de l’espagnol, du
japonais et bien d’autres langues encore dans le parler des jeunes Français d’aujourd’hui.

Réponses
1. De quelle langue viennent la majorité des mots du français ? Comptez 2 points pour une réponse
correcte.
de l’anglais  du latin du francique

2. En s’aidant des articulateurs de discours qu’ils entendent dans l’interview, les apprenants
indiquent si le linguiste est d’accord ou pas avec les opinions présentées par la journaliste.
Comptez 2 points par case correctement cochée.

d’accord pas d’accord

Entre 15 % et 20 % des mots du français sont d’origine 


étrangère.
La France n’est pas le seul pays où on parle français. 

L’italien a aussi eu une grande influence sur le français. 

Beaucoup de mots français viennent de l’arabe. 

Les jeunes utilisent beaucoup d’emprunts. 

4 À plus 4 - Évaluation des unités 1 et 2


► Corrigés s4
À plu
1 &2
unités

3. Les apprenants relient les mots à leur langue d’origine, indiquée par le linguiste interviewé.
Comptez 1 point par association correcte, pour un total de 8 points.

trop boul
ange
roman r
e tique
arad
cam

chic

bizarre
dessin café

angl
ais
italie agnol
n esp
allemand
néerla
ndais
arabe
fra
e
squ

nc
iqu
ba

4. Les apprenants cochent 3 raisons pour lesquelles, selon le linguiste, les jeunes Français utilisent
souvent des emprunts. Comptez 2 points par case correctement cochée.
 our faire moins de fautes
p   arce qu’ils veulent une langue
p
d’orthographe qui leur ressemble
 pour ne pas que les adultes  parce que ces langues font partie
les comprennent de leur quotidien
pour pratiquer les langues qu’ils parce que c’est cool quoi
apprennent au collège ou au lycée

CRÉDITS
Auteure : Ana Castro Benítez
Édition et révision pédagogique : Marie Rivière
Illustration : Laura Désirée Pozzi
Conception graphique : Xavier Carrascosa, Ana Varela García
Mise en page : Ana Varela García
Correction : Laure Dupont
Crédits des images : Luminis / Dreamstime ; émoticônes d’Apple
Reproduction autorisée © Difusión, Centre de recherche et de publications de langues, S.L., 2016

À plus 4 - Évaluation des unités 1 et 2 5


Corrigés

C. PRODUCTION ÉCRITE Total : / 24


Les apprenants donnent, à l’écrit, leur opinion personnelle sur les
emprunts entre langues (plutôt une bonne ou une mauvaise chose, utile ou non, etc.).

Critères & indicateurs


Aspects à évaluer Indicateurs Pondération
1. Respect de la consigne ►►L
 a production présente une opinion, plus ou … /6
et de la situation de moins tranchée ou nuancée, sur les emprunts
communication interlinguistiques.
2. Respect du genre ►►La production est un texte argumentatif pouvant … /4
de texte / correction présenter un important degré de subjectivité (on
sociolinguistique leur demande un avis personnel).
3. Cohérence et ►►Le texte est cohérent et structuré. ... / 6
compréhensibilité ►►Le propos est globalement clair et compréhensible.
4. Correction et ►►L’apprenant(e) mobilise correctement le lexique de … /8
richesse de la langue l’opinion et les articulateurs de discours.
(ressources lexicales et ►►Les temps verbaux sont bien utilisés, dans
grammaticales) l’ensemble.
►►L’orthographe et la morphosyntaxe sont correctes.
Total … / 24

D. PRODUCTION ORALE Total : / 24


Les apprenants indiquent si eux-mêmes et les jeunes de leur entourage
parlent différemment des adultes (quelles que soient les langues), utilisent plus d’emprunts
ou non, etc. Laissez-leur quelques minutes pour préparer leur intervention, avant de les inviter à
parler individuellement. Incitez-les à argumenter pour défendre leur point de vue (même si vous
n’êtes pas d’accord avec eux) en leur posant des questions adaptées à leur discours.

Critères & indicateurs


Aspects à évaluer Indicateurs Pondération

1. Respect de la consigne ►►La production de l’apprenant(e) apporte des … /6


et de la situation de informations et une opinion personnelle sur le
communication parler des jeunes et leur utilisation d’emprunts.
2. Respect du genre ►►L’apprenant(e) exprime une opinion (ou absence … /4
de texte / correction d’opinion) de façon argumentée.
sociolinguistique ►►Le ton et le registre sont adaptés à la situation de
communication.
3. Cohérence et ►►Le discours est cohérent et structuré. ... / 6
compréhensibilité ►►Le propos est globalement clair et compréhensible.
4. Correction et ►►L’apprenant(e) mobilise bien les ressources de … /8
richesse de la langue l’argumentation et de la prise de position.
(ressources lexicales et ►►Les temps verbaux sont correctement utilisés.
grammaticales)
►►La prononciation est globalement correcte.
Total … / 24

6 À plus 4 - Évaluation des unités 1 et 2


► Corrigés s4
À plu
1 &2
unités
Total
/ 100
ACTIVITÉS
1. LES PAYS D’ELSA Total : / 25
Piste 02
Dans cette activité, les apprenants écoutent Elsa expliquer son parcours
géographique à un ami. Grâce aux indicateurs temporels, ils déduisent les périodes qu’elle a
passées dans chaque pays. Ils peuvent donc compléter les légendes des photos en inscrivant les
dates proposées à côté des noms de pays. Comptez 5 points par réponse correcte.

Transcription

Damien : C’est vrai que t’as habité dans plein de pays ?


Elsa : Ben... euh, je sais pas... euh... dans quatre, non, cinq pays en comptant la France.
Damien : Comment ça s(e)’fait ?
Elsa : Ben... euh... En fait mes parents, ils sont journalistes tous les deux. Ma mère est suisse
et mon père est syrien. Et bon, ils se sont mariés à Chypre mais moi je suis née en Grèce.
Damien : Et tes parents, ils se sont rencontrés à Chypre alors ?
Elsa : Non, ils sont tombés amoureux en Autriche en 97, mais en fait ils se connaissaient déjà :
ils s’étaient rencontrés deux ans plus tôt en Tunisie.
Damien : Et toi, t’es née quand ?
Elsa : Je suis de 99. Comme toi, non ?
Damien : Non, moi je suis de 2000. T’as grandi en Grèce, alors ?
Elsa : Non. J’y ai juste passé deux ans. Après, de 2005 à 2010, on vivait en Tanzanie.
Damien : Waouh ! C’est comment la Tanzanie ?
Elsa : C’est génial. Je me sentais trop chez moi à Zanzibar. J’aimerais bien y retourner.
Damien : Et avant la Tanzanie, t’étais où ?
Elsa : Entre 2001 et 2005, on était au Brésil. C’était cool mais forcément, j’étais plus petite,
j’ai moins de souvenirs.
Damien : Et vous êtes venus direct(ement) en France après la Tanzanie ?
Elsa : D’abord on a habité en Allemagne pendant quatre ans. Et après on est venus en France.
Damien : T’es arrivée quand ?
Elsa : Je suis là depuis 2014.
Damien : Mais t’as vachement bougé en fait !

Réponses
Comptez 5 points par légende correcte.

Chypre 1998 Grec' e 1999 Br'esil 2003

À plus 4 - Évaluation des unités 1 et 2 7


Corrigés

Tanzanie 2007 France 2016


Allemagne 2
012

2. JE KIFFE ! Total : / 25
Les apprenants utilisent leurs nouvelles connaissances en français familier
pour indiquer quelle émoticône pourrait figurer dans chacun des messages.
Comptez 5 points par réponse correcte.

1 2 3 4 5

Je kiffe un max ! 4

Ça me prend la tête ! 1

J’y crois pas ! J’hallucine ! 3

Ça le fait ! Impeccable ! 5

Miam ! C’est trop bon ! 2

3. QUAND Y’EN A PLUS, Y’EN A ENCORE Total : / 25


Pour chaque ensemble marqué par une lettre, les apprenants relient les
débuts de phrases (à gauche) à leur suite respective (à droite). Ceci les amène à choisir entre les
pronoms en et y. Comptez 5 points par paire de réponses correctes.
a. Si je veux des crêpes ? Non, j’en veux pas.
Si je vais au concert de ce soir ? Non, j’y vais pas.

b. Pourquoi elle va dans ta chambre ? Elle n’en a rien à faire.


— Je lui ai dit vingt fois. Elle n’a rien à y faire.

8 À plus 4 - Évaluation des unités 1 et 2


► Corrigés s4
À plu
1 &2
unités

c. Prends soin de mon vélo. J’en prendrai soin !


— T’en fais pas. J’y tiens !

d. J’ai vu Fred et on peut aller chez lui. Il en a, des problèmes !


J’ai vu Fred et il ne va pas bien. Il n’y a pas de problème.

e. Ce que je pense de son projet ? Ben, euh, j’en pense rien du tout.
La mer me manque tellement ! J’y pense tous les jours.

4. AU BON VIEUX TEMPS DU SUBJONCTIF Total : / 25


Les apprenants lisent un mail envoyé à l’Académie française pour dénoncer
les erreurs de français attribuées aux jeunes Français. Les apprenants doivent corriger les erreurs
de conjugaison contenues dans la lettre en mettant les verbes soulignés au présent du subjonctif.
Comptez 5 points par correction adéquate.

De : [Link]@[Link]
À : contact@[Link]
Objet : Le français est en danger !

Chers membres de l’Académie,


Je suis extrêmement inquiet pour la langue française. Les jeunes
d’aujourd’hui la maltraitent tellement ! J’ai peur qu’elle ne disparaît, disparaisse
remplacée par leur argot incompréhensible et leur « langage
SMS ». On ne trouve plus, à l’université, un seul étudiant qui est soit
capable de l’écrire sans faire d’impardonnables fautes.
Il est possible — comme disent certains — que ce ne sont que soient
des erreurs sans importance, ou un signe que le français évolue
naturellement. Mais, de mon temps, quand on apprenait le grec et
le latin, on écrivait parfaitement et on ne faisait jamais d’erreurs.
Les jeunes sont en train d’oublier le français des siècles passés. Il revienne
faut qu’on revient au grec et au latin tant qu’il est encore temps !
Je crains qu’on ne peut plus rien faire pour sauver notre langue puisse
admirable... Il faut qu’on fait quelque chose !
Respectueusement vôtre, fasse
Robert Malherbe

À plus 4 - Évaluation des unités 1 et 2 9

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