Étude des Précipitations en Bassin Versant
Étude des Précipitations en Bassin Versant
POPULAIRE
UNIVERSITE DE SKIKDA
SYNTHESE AGRONOMIQUE
THEME
ETUDE DES PRECIPITATIONS DANS UN BASSIN
VERSANT
[Link] [Link]
2004/2005
SOMMAIRE
1/DEFINITION
*/Précipitation dynamique:
a/ l'effet de coalescence
b/Les nuages:
2/CARACTERISATION DU BASSIN VERSANT
3/LE MODELE DE LA CIRCULATION GENERALE
*/Description de la circulation générale
4/ MESURES DES PRECIPITATIONS
4.1/Le pluviomètre :
*/Installation du pluviomètre:
4.2/Pluviographes et pluviomètres automatiques
*/Tracé d'un pluviographe mécanique
4.3/Sonde de mesure de l'humidité du sol:
5/ETUDE DE PRECIPITATION STATISTIQUE
5.1/ETUDE DES PRECIPITATION JOURNALIERE
5.1.1/Analyse ponctuelle:
[Link]/Notion d'averses et d'intensités:
[Link]/ Statistique descriptive des séries chronologiques:
[Link]/Notion de temps de retour:
[Link] /Les courbes IDF (intensité durée fréquence)
[Link].1 /Définition:
[Link].2/ Utilisation des courbes IDF
[Link] La structure des pluies
5.2/HOMOGENEITE, INDEPENDANCE ET STATIONNARITE
5.3/LES PERIODES DE REFERENCE
5.4/ETUDE DES PRECIPITATIONS MENSUELLE :
La loi normale
La loi log-normale
5.5/ETUDE DES PRECIPITATIONS ANNUELLE
loi de Gauss pour les modules inter-annuels,
Test du khi-deux d'adéquation
*/graphique et test du khi 2
5.6/D'AUTRES LOIS
loi de Gumbel, et la loi defréchet
La loi de Poisson
Loi exponentielle
Loi exponentielle simple
Weibull
Lois Pearson III et log-Pearson III
La loi de Poisson
la loi Binomiale Négative
1
6/ EVALUATION REGIONALE DES PRECIPITATIONS
6.1 PASSAGE DES PLUIES PONCTUELLES AUX PLUIES MOYENNES SUR
UNE SURFACE
6.1.1 Calcul de la moyenne arithmétique
6.1.2 Calcul de la moyenne pondérée - méthode des polygones de hiessen
6.1.3 La méthode des isohyètes (isovaleurs)
6.2 LE HYETOGRAMME MOYEN
6.3 NOTION D'ABATTEMENT DES PLUIES
7/ECOULEMENTS INTER-ANNUELS
8/DEBITS D’ETIAGE ET DE CRUE:
9/ Calcul du bilan hydrique
*/exemple
*/RÉFÉRENCES BIBLIOGRAHIQUES
2
ETUDE DES PRECIPITATIONS DANS UN BASSIN VARSANT
1/DEFINITION:
Toutes les formes d'eau qui tombent de l'air sur la surface de la Terre sont appelées
précipitations, tant sous forme liquide (bruine, pluie, averse) que sous forme solide (neige, grésil,
grêle) et les précipitations déposées (rosée, gelée blanche, givre,...).
Il existe différents types de précipitations : les précipitations convectives, les précipitations
orographiques et les précipitations frontales ou de type cyclonique .
*/Précipitation dynamique:
On appelle précipitation dynamique la précipitation ayant lieu lors d'une déformation plastique
le Mécanismes de formation des précipitations nécessite la condensation de la vapeur d'eau
atmosphérique. La saturation est une condition essentielle à tout déclenchement de la condensation.
Divers processus thermodynamiques sont susceptibles de réaliser la saturation des particules
atmosphériques initialement non saturées et provoquer leur condensation :
Saturation et condensation par refroidissement isobare (à pression constante),
saturation et condensation par détente adiabatique,
saturation et condensation par apport de vapeur d'eau,
saturation par mélange et par turbulence.
a/ l'effet de coalescence :
Il y a grossissement par choc et fusionnement avec d'autres particules. Du fait de la dispersion des
vitesses, le cristal en se déplaçant, soit en chute libre, soit par turbulence, entre en collision avec les
gouttelettes surfondues ; la congélation de celles-ci augmente le volume du cristal.
b/Les nuages:
L'air chaud contient de la vapeur d'eau. Comme il est plus léger que l'air froid il s'élève en altitude.
Du même coup, sa pression diminue et il se refroidit. Ce refroidissement provoque la condensation
de la vapeur d'eau en fines gouttelettes minuscules autour de fines particules de poussière (sels,
embruns, etc.) Ces gouttelettes s'agglomèrent ensuite entre elles... et grossissent. Il faut environ un
million de ces gouttelettes minuscules pour fabriquer une goutte de pluie.
Il existe quatre grands types de nuages:
nuages en filaments : cirrus (souvent signe de mauvais temps)
nuages en nappes : stratus (couvrant une grande partie du ciel) Au niveau du sol il s'agit
de brouillard.
nuages plus ou moins isolés, ayant l'aspect d'une boule : cumulus
nuages très élevés ne laissant pas passer le soleil : nimbus
2
3/LE MODELE DE LA CIRCULATION GENERALE
En première approximation l'atmosphère terrestre
présente une circulation tri-cellulaire. En réalité les
bandes de hautes et basses pressions préditent par le
modèle tricellulaire dévient de la configuration zonale en
raison de la chaleur différentielle de la surface terrestre et
des effets liés à la topographie.
Le modèle de la circulation générale sur lequel travaille
aujourd'hui les scientifiques est constitué de 3 cellules :
- Une cellule de Hadley
- Une cellule de Ferrel
- Une cellule polaire
3
4/ MESURES DES PRECIPITATIONS:
Comme les précipitations varient selon différents facteurs leur mesure est relativement compliquée.
Quelle que soit la forme de la précipitation, liquide ou solide, on mesure la quantité d'eau tombée
durant un certain laps de temps. On l'exprime généralement en hauteur de précipitation ou lame
d'eau précipitée par unité de surface horizontale (mm). On définit aussi son intensité (mm/h)
comme la hauteur d'eau précipitée par unité de temps.
Citons toutefois les deux appareils de mesures fondamentaux que sont :
4.1/Le pluviomètre :
Instrument de base de la mesure des précipitations liquides ou solides. Il
indique la quantité d'eau totale précipitée et recueillie à l'intérieur d'une
surface calibrée dans un intervalle de temps séparant deux relevés.
Ils indiquent par lecture directe la hauteur d'eau tombée sur une échelle
graduée. Cette mesure se fait généralement en mm, mais on
parle aussi de litres d'eau par mètre carré.
L'électronique a ici aussi poussé ses pions puisque de nombreux
pluviomètres électroniques sont maintenant sur le marché. D'une
résolution bien souvent au 1/10 de mm, ils vidangent automatiquement
l'eau recueillie. Des petits augets sur une balance récupèrent
alternativement l'eau qui s'évacue
automatiquement.
*/Installation du pluviomètre:
Le choix de son emplacement est prépondérant à de bons relevés pluviométriques.
Positionné sur un pied ou un socle, sa surface réceptrice doit se trouver à 1 m du sol pouréviter les
jaillissements d'eau qui rebondissent sur le sol. Attention la surface réceptrice doitêtre
parfaitement horizontale ( tant pour la surface réceptrice elle-même que pour
les modèles à augets basculeurs dont le basculement serait faussé ).
Le dégagement du pluvio est primordial, il doit être éloigné d'au moins quatre
fois la hauteur des plus proches obstacles...
4
*/Tracé d'un pluviographe mécanique:
Voici un graphe laissé par un pluviographe lors d'un épisode de
pluie qui a commencé un samedi juste avant 12 heures et qui
s'est terminé vers 4 heures du matin le lundi.
Comme on le voit facilement, une fois arrivé en haut, le bras par
un astucieux système de roue entame une redescente et ainsi de
suite... Chaque montée est donc témoin de 10 mm de pluie et il
faut une nouvelle fois 10 mm pour que le signet redescende
complètement...
Cet épisode aura donc amené 27 mm de pluie ( 5 mm le samedi,
1,5 mm le dimanche puis un rapide épisode vers une heure du
matin le lundi qui a apporté 20,5 mm )
5.1.1/Analyse ponctuelle:
Les mesures ponctuelles acquises au niveau des pluviomètres ou des pluviographes sont analysées et
soumises à différents traitements statistiques.
(1.1)
Où :
im : intensité moyenne de la pluie [mm/h, mm/min] ou ramenée à la surface [l/[Link]],
h : hauteur de pluie de l'averse [mm],
t : durée de l'averse [h ou min].
L'intensité des précipitations varie à chaque instant au cours d'une même averse suivant les
caractéristiques météorologiques de celle-ci. Plutôt que de considérer l'averse entière et son
intensité moyenne, on peut s'intéresser au intensité maximale.
5
Deux types de courbes déduites des enregistrements d'un pluviographe (pluviogramme) permettent
d'analyser les averses d'une station :
La courbe des hauteurs de pluie cumulée:
représente en ordonnée, pour chaque instant t, l'intégrale de la hauteur de pluie tombée depuis le
début de l'averse.
le hyétogramme:
Le hyétogramme est la représentation, sous la forme d'un histogramme, de l'intensité de la pluie en
fonction du temps. Il représente la dérivée en un point donné, par rapport au temps, de la courbe
des précipitations cumulées. Les éléments importants d'un hyétogramme sont le pas de temps t et
sa forme. Communément, on choisit le plus petit pas de temps possible selon la capacité des
instruments de mesure. Quant à la forme du hyétogramme, elle est en général caractéristique du
type de l'averse et varie donc d'un événement à un autre.
6
Cette notion d'averse est très importante en milieu urbain et de petits bassins versants car elle
s'avère déterminante pour l'estimation des débits de crue.
(1.2)
Ainsi, l'intensité d'une pluie de temps de retour T est l'intensité qui sera dépassé en moyenne toutes
les T années.
Une pluie peut être caractérisée par plusieurs paramètres qui peuvent avoir, au sein de la même
pluie, des temps de retour très différents:
La hauteur totale de pluie,
la durée,
l'intensité moyenne,
les intensités maximales sur des intervalles de temps quelconques,
la distribution d'intensité instantanée i(t).
[Link].1 /Définition:
la durée et la fréquence d'apparition des pluies peuvent être
représentées selon des courbes caractéristiques : on parle
généralement de courbes Intensité Durée Fréquence (IDF)
(Fig. 1.2). La notion de fréquence est en faite exprimée par la
notion de temps de retour.
Fig. 1.2 - Représentation schématique des courbes IDF
7
Fig. 1.3 Exemple de hyétogramme et de structure correspondante pour une précipitation enregistrée au
nord de Lausanne du 13 novembre 1991 à 12h00 au 14 novembre à 12h00
La loi normale
On retiendra que la loi Normale est une loi
symétrique et plausible a priori si le phénomène
physique étudié peut être considéré comme une
somme d'un grand nombre de petits phénomènes
indépendants (Théorème Central Limite)
8
La loi log-normale
par: Le facteur de fréquence K est donné par:
1
1 2 ( x )2
p x ( x) e 2
2 avec
La fonction de répartition correspondante à cette densité peut être trouvée tablée dans de
nombreuses références.
01
La loi de Gauss de paramètre =0 peut être encore dérivée comme une limite de la loi binomiale de
paramètres n et p quand n (Théorème de Moivre)
x np
1
1 2 x2
b)
b
P(a e 2
dx
n a 2
où 2 p (1 p )
avec t=
5.6/D'AUTRES LOIS
00
Applicable pour N>100
Si la taille de l’échantillon est < 100, le facteur K est obtenu à partir de valeurs tabulées
La loi de Poisson
La loi de Poisson décrit une variable aléatoire discrète qui prend des valeurs dans les entiers
positifs:
x
PX ( x ) e , x=1,2,3,...
x!
La loi de Poisson peut être dérivée comme la limite d'une loi binomiale, quand n et p 0 de
telle sorte que np . Pour cette raison, on dit que la loi de Poisson décrit les événements rares.
Loi exponentielle
Les densités exponentielles décrivent des variables aléatoires qui ont leurs valeurs centrées autour
de zéro:
e x x 0
f X ( x)
0 x0
Fonction de répartition : F(x) = 1 - exp[-x]
Densité: f(x) = .exp[-x]
Weibull
Choisir un papier à probabilité correspondant à la
fonction de densité choisie (habituellement normale ou (log-normale) et positionner les points
expérimentaux sur; le papier;
Tracer la meilleure courbe à travers le nuage de points;
Interpoler ou extrapoler pour trouver la fréquence d’un événement quelconque ou pour obtenir
l’événement correspondant à une probabilité voulue.
fonction de répartition : F(x) = 1 - exp[-xp]
densité f(x) = [Link][-xp]
01
la loi Binomiale Négative
02
(1.3)
Avec :
Pmoy : précipitation moyenne sur le bassin,
A : aire totale du bassin (=Ai),Pi : précipitation enregistrée à la station i,
Ai : superficie du polygone associée à la station i.
(1.4)
Avec :
Pmoy : précipitation moyenne sur le bassin,
A : surface totale du bassin,
Ai : surface entre deux isohyètes i et i+1,
K : nombre total d'isohyètes,
Pi : moyenne des hauteurs h de précipitations entre deux isohyètes i et i+1.
03
6.3 NOTION D'ABATTEMENT DES PLUIES
Dans de nombreuses études hydrologiques, il est nécessaire de connaître la lame d'eau précipitée
sur le bassin versant. Un des moyens permettant l'estimation d'une lame d'eau à partir d'une
hauteur de pluie ponctuelle tout en tenant compte de l'hétérogénéité des précipitations est
l'utilisation d'un coefficient d'abattement ou de réduction.
De nombreuses définitions différentes de coefficients d'abattement existent.
Pour certains évènement pluvieux particuliers, la hauteur des précipitations tombant sur
une surface diminue lorsqu'on s'éloigne de l'épicentre de l'averse. Il est alors possible de
tracer les courbes donnant la hauteur de précipitation en fonction de la surface considérée
dans l'emprise d'une averse ou plus généralement d'établir la relation "hauteur de
précipitation - surface - durée" (figure 1.5), et ainsi de préciser le taux de décroissance,
autrement dit le rapport de la hauteur de la lame d'eau moyenne (sur l'ensemble de la
surface) à la hauteur de lame d'eau maximale (à la verticale du centre de l'averse). Ce
rapport est appelé coefficient d'abattement ou de réduction.
(1.5)
Avec :
K : coefficient d'abattement,
Pm : pluie moyenne sur la surface, de fréquence donnée,
P : pluie ponctuelle de même probabilité.
Cette définition implique qu'en chaque point, la pluie suit une même loi de probabilité. Cette
condition d'isotropisme de la pluie sur la surface est assez bien respectée pour une région
homogène et peut s'appliquer dans le cas de petits bassins versants.
On notera que "l’année station" est l’année civile ou la partie d’année civile (si elle est incomplète).
7/ECOULEMENTS INTER-ANNUELS
Une première série de caractéristiques hydrologiques correspondant aux apports moyens apparaît
sur la page " écoulements inter-annuels ".
Le débit mensuel est la moyenne des débits moyens journaliers du mois (QMJ) et le débit
annuel est la moyenne des 12 débits mensuels de l’année civile.
L’abréviation "quin." est utilisée pour quinquennal. Les valeurs de débits (mensuels et
annuels) de fréquence quinquennale ont été obtenues par ajustement statistique à une loi de
GAUSS. "Quinquennal sec" correspond à un débit, qui statistiquement n'est pas atteint une
04
année sur cinq et "Quinquennal humide" à un débit, qui est dépassé statistiquement une
année sur cinq.
Le module est le débit moyen inter-annuel calculé sur l’année hydrologique et sur
l’ensemble de la période d’observation de la station. Ce débit donne une indication sur le
volume annuel écoulé et donc sur la disponibilité globale de la ressource. Il a valeur de
référence, notamment dans le cadre de l’article L.232-5 du code rural (fixant le débit
minimal garantissant en permanence la vie la circulation et la reproduction des espèces
présentes au moins égal au 1/10 du module).
05
9/ Calcul du bilan hydrique
Pendant une période de temps donnée, la somme des entrées d' eau dans le bassin
(précipitations) est égale à la somme des sorties (évapotranspiration, ruissellement) et de la
variation du stockage dans le bassin (humidité du sol, eaux souterraines)
06
Exemple: Analyse fréquentielle des débits observés - Application au Bassin versant de la Mentue
Ajustement par la méthode des Moments
nombre Diagram m e de Gum bel
d'observations
= 25 60
débit fréquence variable
rang Qpmax
Année de Année Qpmax empirique réduite 50
r estimés
pointe F u
40
[m3/s] [m3/s] [-] [-] [-] [m3/s]
débit
30
1971 23.00 1973 13.2 1 0.02 -1.364 14.7
1972 15.40 1972 15.4 2 0.06 -1.034 17.3 20
81
Exemple: Analyse fréquentielle des débits observés - Application au Bassin versant de la Mentue
Ajustement par la méthode des Moments suite
probabilité de non
dépassement de Qp= 0.99 0.98 0.95 0.8 0.57 [-]
variable réduite de
Gumbel= 4.6 3.9 3.0 1.5 0.6 [-] b a
Qp pour période de
[m3/s]
retour T = 61.8 56.3 48.9 37.3 30.0 7.89961483 25.4788255
81
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAHIQUES
Ouvrages généraux
[ 1] BERNIER J., PARENT E., BOREUX JJ.
«Statistique pour l’Environnement» Ed. Technique et documentation, 2000
[ 2] BOWKER et LIEBERMAN
« Méthode statistique de l'ingénieur », Dunod, Paris, 1975.
[3 ] HAAN
« Statistical methods in hydrology ». lowa State University Press, 1977 ,version FR.
[4 ] KENDALL
« The advanced theory of statistics », Griffin, Londres, 1960 ,version FR.
[5 ] LEBART L., MOINEAU A et FENELON JP.
«Traitement des données statistiques» Dunod, Paris, 1979
Dictionnaire
Dictionnaire hachatte encyclopédique 2001
Dictionnaire larousse encyclopédique 2003
Dictionnaire microapplication encyclopédique 2000
Dictionnaire le petit robert 2002
Site web
[Link]/fr/climat/
[Link]
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[Link]
[Link]
[Link]
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