0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
8 vues21 pages

Étude des Précipitations en Bassin Versant

Ce document présente une étude approfondie des précipitations dans un bassin versant, abordant des concepts tels que la définition des précipitations, leur mesure et leur analyse statistique. Il décrit également les différents types de précipitations, les instruments de mesure utilisés, ainsi que les méthodes d'évaluation régionale des précipitations. Enfin, il traite des écoulements inter-annuels et du calcul du bilan hydrique.

Transféré par

lyes
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
8 vues21 pages

Étude des Précipitations en Bassin Versant

Ce document présente une étude approfondie des précipitations dans un bassin versant, abordant des concepts tels que la définition des précipitations, leur mesure et leur analyse statistique. Il décrit également les différents types de précipitations, les instruments de mesure utilisés, ainsi que les méthodes d'évaluation régionale des précipitations. Enfin, il traite des écoulements inter-annuels et du calcul du bilan hydrique.

Transféré par

lyes
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET

POPULAIRE

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET


DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE DE SKIKDA

SYNTHESE AGRONOMIQUE

THEME
ETUDE DES PRECIPITATIONS DANS UN BASSIN
VERSANT

PRESENTE PAR: PROPOSE PAR:

[Link] [Link]

2004/2005
SOMMAIRE
1/DEFINITION
*/Précipitation dynamique:
a/ l'effet de coalescence
b/Les nuages:
2/CARACTERISATION DU BASSIN VERSANT
3/LE MODELE DE LA CIRCULATION GENERALE
*/Description de la circulation générale
4/ MESURES DES PRECIPITATIONS
4.1/Le pluviomètre :
*/Installation du pluviomètre:
4.2/Pluviographes et pluviomètres automatiques
*/Tracé d'un pluviographe mécanique
4.3/Sonde de mesure de l'humidité du sol:
5/ETUDE DE PRECIPITATION STATISTIQUE
5.1/ETUDE DES PRECIPITATION JOURNALIERE
5.1.1/Analyse ponctuelle:
[Link]/Notion d'averses et d'intensités:
[Link]/ Statistique descriptive des séries chronologiques:
[Link]/Notion de temps de retour:
[Link] /Les courbes IDF (intensité durée fréquence)
[Link].1 /Définition:
[Link].2/ Utilisation des courbes IDF
[Link] La structure des pluies
5.2/HOMOGENEITE, INDEPENDANCE ET STATIONNARITE
5.3/LES PERIODES DE REFERENCE
5.4/ETUDE DES PRECIPITATIONS MENSUELLE :
 La loi normale
 La loi log-normale
5.5/ETUDE DES PRECIPITATIONS ANNUELLE
 loi de Gauss pour les modules inter-annuels,
 Test du khi-deux d'adéquation
*/graphique et test du khi 2

5.6/D'AUTRES LOIS
 loi de Gumbel, et la loi defréchet
 La loi de Poisson
 Loi exponentielle
 Loi exponentielle simple
 Weibull
 Lois Pearson III et log-Pearson III
 La loi de Poisson
 la loi Binomiale Négative

1
6/ EVALUATION REGIONALE DES PRECIPITATIONS
6.1 PASSAGE DES PLUIES PONCTUELLES AUX PLUIES MOYENNES SUR
UNE SURFACE
6.1.1 Calcul de la moyenne arithmétique
6.1.2 Calcul de la moyenne pondérée - méthode des polygones de hiessen
6.1.3 La méthode des isohyètes (isovaleurs)
6.2 LE HYETOGRAMME MOYEN
6.3 NOTION D'ABATTEMENT DES PLUIES
7/ECOULEMENTS INTER-ANNUELS
8/DEBITS D’ETIAGE ET DE CRUE:
9/ Calcul du bilan hydrique
*/exemple
*/RÉFÉRENCES BIBLIOGRAHIQUES

2
ETUDE DES PRECIPITATIONS DANS UN BASSIN VARSANT

1/DEFINITION:
Toutes les formes d'eau qui tombent de l'air sur la surface de la Terre sont appelées
précipitations, tant sous forme liquide (bruine, pluie, averse) que sous forme solide (neige, grésil,
grêle) et les précipitations déposées (rosée, gelée blanche, givre,...).
Il existe différents types de précipitations : les précipitations convectives, les précipitations
orographiques et les précipitations frontales ou de type cyclonique .

*/Précipitation dynamique:
On appelle précipitation dynamique la précipitation ayant lieu lors d'une déformation plastique
le Mécanismes de formation des précipitations nécessite la condensation de la vapeur d'eau
atmosphérique. La saturation est une condition essentielle à tout déclenchement de la condensation.
Divers processus thermodynamiques sont susceptibles de réaliser la saturation des particules
atmosphériques initialement non saturées et provoquer leur condensation :
 Saturation et condensation par refroidissement isobare (à pression constante),
 saturation et condensation par détente adiabatique,
 saturation et condensation par apport de vapeur d'eau,
 saturation par mélange et par turbulence.

a/ l'effet de coalescence :
Il y a grossissement par choc et fusionnement avec d'autres particules. Du fait de la dispersion des
vitesses, le cristal en se déplaçant, soit en chute libre, soit par turbulence, entre en collision avec les
gouttelettes surfondues ; la congélation de celles-ci augmente le volume du cristal.

b/Les nuages:
L'air chaud contient de la vapeur d'eau. Comme il est plus léger que l'air froid il s'élève en altitude.
Du même coup, sa pression diminue et il se refroidit. Ce refroidissement provoque la condensation
de la vapeur d'eau en fines gouttelettes minuscules autour de fines particules de poussière (sels,
embruns, etc.) Ces gouttelettes s'agglomèrent ensuite entre elles... et grossissent. Il faut environ un
million de ces gouttelettes minuscules pour fabriquer une goutte de pluie.
Il existe quatre grands types de nuages:
 nuages en filaments : cirrus (souvent signe de mauvais temps)
 nuages en nappes : stratus (couvrant une grande partie du ciel) Au niveau du sol il s'agit
de brouillard.
 nuages plus ou moins isolés, ayant l'aspect d'une boule : cumulus
 nuages très élevés ne laissant pas passer le soleil : nimbus

2/CARACTERISATION DU BASSIN VERSANT


 Morphologie
 Réseau hydrographique
 Aspect géologique
 Temps de concentration:
Ce paramètre est important car il traduit le comportement du bassin versant lors de
précipitations. Nous utiliserons comme dans la plupart des études, le temps de concentration Tc. Il
est définit comme le temps mis par une goutte d'eau tombée à l'extrémité du bassin versant pour
rejoindre l'exutoire. On l'estime à la durée entre la fin de la pluie et la fin du ruissellement.
 Bilan
De cette étude on retiendra donc les caractéristiques pluviométriques suivantes :
Précipitation moyenne annuelle ; Pluie journalière de durée de retour décennale ; Gradex des
pluies de durée 24h et de durée 2h ; Pluie décennale et centennale de durée 2h .

2
3/LE MODELE DE LA CIRCULATION GENERALE
En première approximation l'atmosphère terrestre
présente une circulation tri-cellulaire. En réalité les
bandes de hautes et basses pressions préditent par le
modèle tricellulaire dévient de la configuration zonale en
raison de la chaleur différentielle de la surface terrestre et
des effets liés à la topographie.
Le modèle de la circulation générale sur lequel travaille
aujourd'hui les scientifiques est constitué de 3 cellules :
- Une cellule de Hadley
- Une cellule de Ferrel
- Une cellule polaire

*/Description de la circulation générale


L'atmosphère est une couche extrêmement mince en comparaison avec les dimensions de la
Terre. Il semble donc raisonnable d'étudier d'abord les mouvements horizontaux; les mouvements
verticaux résultent alors d'une nécessité de compensation (principe de la conservation des masses).
De plus, nous savons que dans l'hémisphère Nord les vents soufflent toujours en laissant les hautes
pressions à droite (loi de Buys-Ballot). Aussi, toute description de la circulation de l'air commence-
t-elle par une description de la répartition des pressions.
Les champs de vent et de pression représentés ci-dessous déterminent la circulation horizontale
de l'air autour du globe terrestre. Ces mouvements sont très variables mais certaines variations
sont tout à fait prévisibles.
Dans la partie septentrionale de l'hémisphère Nord, cette circulation suit, d'Ouest en Est, la
sinuosité créée par le côtoiement de l'air arctique et continental ce, tant dans les basses couches
qu'en altitude. En considérant une hémisphère complète le déplacement des crêtes et des creux
donne naissance à ce qu'on appelle une onde de Rossby. Le globe terrestre est ainsi généralement
encerclé par 3 à 7 ondes de Rossby

3
4/ MESURES DES PRECIPITATIONS:
Comme les précipitations varient selon différents facteurs leur mesure est relativement compliquée.
Quelle que soit la forme de la précipitation, liquide ou solide, on mesure la quantité d'eau tombée
durant un certain laps de temps. On l'exprime généralement en hauteur de précipitation ou lame
d'eau précipitée par unité de surface horizontale (mm). On définit aussi son intensité (mm/h)
comme la hauteur d'eau précipitée par unité de temps.
Citons toutefois les deux appareils de mesures fondamentaux que sont :

4.1/Le pluviomètre :
Instrument de base de la mesure des précipitations liquides ou solides. Il
indique la quantité d'eau totale précipitée et recueillie à l'intérieur d'une
surface calibrée dans un intervalle de temps séparant deux relevés.
Ils indiquent par lecture directe la hauteur d'eau tombée sur une échelle
graduée. Cette mesure se fait généralement en mm, mais on
parle aussi de litres d'eau par mètre carré.
L'électronique a ici aussi poussé ses pions puisque de nombreux
pluviomètres électroniques sont maintenant sur le marché. D'une
résolution bien souvent au 1/10 de mm, ils vidangent automatiquement
l'eau recueillie. Des petits augets sur une balance récupèrent
alternativement l'eau qui s'évacue
automatiquement.

*/Installation du pluviomètre:
Le choix de son emplacement est prépondérant à de bons relevés pluviométriques.
Positionné sur un pied ou un socle, sa surface réceptrice doit se trouver à 1 m du sol pouréviter les
jaillissements d'eau qui rebondissent sur le sol. Attention la surface réceptrice doitêtre
parfaitement horizontale ( tant pour la surface réceptrice elle-même que pour
les modèles à augets basculeurs dont le basculement serait faussé ).
Le dégagement du pluvio est primordial, il doit être éloigné d'au moins quatre
fois la hauteur des plus proches obstacles...

4.2/Pluviographes et pluviomètres automatiques


Instruments captants la précipitation de la même manière que le pluviomètre
mais avec un dispositif permettant de connaître, outre la hauteur d'eau totale,
leur répartition dans le temps, autrement dit les intensités.
Ces 2 instruments fonctionnent à l'aide d'augets basculants.
L'eau est recueillie dans des augets qui basculent lorsqu'ils sont pleins. Elle
vient remplir un auget qui, lorsqu'il est plein bascule et se vide
actionnant ainsi le capteur. l'eau arrive ainsi dans le second auget
qui, plein, se vide à son tour...
Mécaniques ils actionnent un petit levier qui va entraîner une
roue qui fait grimper puis redescendre le bras qui porte le signet.
Ce signet vient écrire sur une feuille de papier enroulée sur un
tambour qui effectue une révolution en 24 heures ou en une
semaine.
Le modèle qui est en fasse est un modèle automatique
électronique.
l'auget qui bascule excite un capteur qui retransmet le signal
vers une console, un ordinateur ou un simple afficheur LCD.

4
*/Tracé d'un pluviographe mécanique:
Voici un graphe laissé par un pluviographe lors d'un épisode de
pluie qui a commencé un samedi juste avant 12 heures et qui
s'est terminé vers 4 heures du matin le lundi.
Comme on le voit facilement, une fois arrivé en haut, le bras par
un astucieux système de roue entame une redescente et ainsi de
suite... Chaque montée est donc témoin de 10 mm de pluie et il
faut une nouvelle fois 10 mm pour que le signet redescende
complètement...
Cet épisode aura donc amené 27 mm de pluie ( 5 mm le samedi,
1,5 mm le dimanche puis un rapide épisode vers une heure du
matin le lundi qui a apporté 20,5 mm )

4.3/Sonde de mesure de l'humidité du sol:


Cette sonde mesure la quantité d'eau présente dans le sol. Constituée d'un long tube de
plastique avec à son bout une céramique poreuse laissant passer lentement l'eau. A
mesure que le sol s'assèche, la hauteur d'eau dans le tube
diminue créant ainsi une dépression mesurée par la jauge
placée à l'extrémité supérieure.
Plus le sol est sec plus l'aiguille se déplace vers la gauche. De
temps en temps, il faut"recharger" en eau le tube. La jauge
est graduée de 0, sol saturé en eau à 90, sol excessivement
sec... Noter que la photo de droite représente l'appareil en
son entier, En position normale, cet appareil est plongé dans
le sol sur une profondeur de 50 cm.

5/ETUDE DE PRECIPITATION STATISTIQUE:

5.1/ETUDE DES PRECIPITATIONS JOURNALIERES:

5.1.1/Analyse ponctuelle:
Les mesures ponctuelles acquises au niveau des pluviomètres ou des pluviographes sont analysées et
soumises à différents traitements statistiques.

[Link]/Notion d'averses et d'intensités:


On désigne en général par "averse" un ensemble de pluies associé à une perturbation
météorologique bien définie. La durée d'une averse peut donc varier de quelques minutes à une
centaine d'heures et intéresser une superficie allant de quelques kilomètres carrés (orages) à
quelques milliers (pluies cycloniques). On définit finalement une averse comme un épisode pluvieux
continu, pouvant avoir plusieurs pointes d'intensité. L'intensité moyenne d'une averse s'exprime
par le rapport entre la hauteur de pluie observée et la durée t de l'averse :

(1.1)
Où :
im : intensité moyenne de la pluie [mm/h, mm/min] ou ramenée à la surface [l/[Link]],
h : hauteur de pluie de l'averse [mm],
t : durée de l'averse [h ou min].
L'intensité des précipitations varie à chaque instant au cours d'une même averse suivant les
caractéristiques météorologiques de celle-ci. Plutôt que de considérer l'averse entière et son
intensité moyenne, on peut s'intéresser au intensité maximale.

5
Deux types de courbes déduites des enregistrements d'un pluviographe (pluviogramme) permettent
d'analyser les averses d'une station :
 La courbe des hauteurs de pluie cumulée:
représente en ordonnée, pour chaque instant t, l'intégrale de la hauteur de pluie tombée depuis le
début de l'averse.
 le hyétogramme:
Le hyétogramme est la représentation, sous la forme d'un histogramme, de l'intensité de la pluie en
fonction du temps. Il représente la dérivée en un point donné, par rapport au temps, de la courbe
des précipitations cumulées. Les éléments importants d'un hyétogramme sont le pas de temps t et
sa forme. Communément, on choisit le plus petit pas de temps possible selon la capacité des
instruments de mesure. Quant à la forme du hyétogramme, elle est en général caractéristique du
type de l'averse et varie donc d'un événement à un autre.

Fig. 1.1 - Courbe des pluies cumulées et hyétogramme.


Le critère de continuité d'un épisode pluvieux varie selon le bassin versant. Généralement, deux
averses sont considérées comme distinctes : (1) si la précipitation H tombant durant l'intervalle de
temps t qui les sépare est inférieure à un certain seuil
et (2) si cet intervalle de temps est lui-même supérieur
à une certaine valeur définie compte tenu du type de
problème étudié. En représentant les averses sous
forme de hyétogrammes, la problématique de la
séparation des averses se résume comme suit (figure
1.2) :
Fig. 1.2 - Conditions pour la distinction de deux averses
consécutives (1) H durant t < seuil (par exemple
2 mm) et (2) t > durée choisie en fonction du problème
(par exemple 1 heure)

6
Cette notion d'averse est très importante en milieu urbain et de petits bassins versants car elle
s'avère déterminante pour l'estimation des débits de crue.

[Link]/ Statistique descriptive des séries chronologiques:


L'ensemble des données d'une station de mesures pluviométriques constitue une information
considérable qu'il est souhaitable de condenser à l'aide de caractéristiques bien choisies. On
applique ainsi les lois et d'autres techniques de la statistique aux relevés pluviométriques pour en
tirer des informations utiles aux études et travaux envisagés. On détermine de la sorte :
 Valeurs moyennes, tendances centrales ou dominantes (moyenne, médiane, mode,...),
 Dispersion ou fluctuation autour de la valeur centrale (écart-type, variance, quantiles,
moments centrés),
 Caractéristiques de forme (coefficients de Yulle, Fisher, Pearson, Kelley),
 Lois de distribution statistiques (loi normale, log-normale, Pearson…).
L'ensemble de ces valeurs ponctuelles, condensées sous forme statistique, est utilisé pour
déterminer la fréquence et les caractéristiques d'un événement pluvieux isolé ou encore pour
étudier la variabilité de la pluviométrie dans l'espace.

[Link]/Notion de temps de retour:


On définit le temps de retour T d'un événement comme étant l'inverse de la fréquence d'apparition
de l'événement. Soit :

(1.2)
Ainsi, l'intensité d'une pluie de temps de retour T est l'intensité qui sera dépassé en moyenne toutes
les T années.
Une pluie peut être caractérisée par plusieurs paramètres qui peuvent avoir, au sein de la même
pluie, des temps de retour très différents:
 La hauteur totale de pluie,
 la durée,
 l'intensité moyenne,
 les intensités maximales sur des intervalles de temps quelconques,
 la distribution d'intensité instantanée i(t).

[Link] /Les courbes IDF (intensité durée fréquence)

[Link].1 /Définition:
la durée et la fréquence d'apparition des pluies peuvent être
représentées selon des courbes caractéristiques : on parle
généralement de courbes Intensité Durée Fréquence (IDF)
(Fig. 1.2). La notion de fréquence est en faite exprimée par la
notion de temps de retour.
Fig. 1.2 - Représentation schématique des courbes IDF

[Link].2/ Utilisation des courbes IDF


Elles permettent d'une part de synthétiser l'information pluviométrique au droit d'une station
donnée et, d'autre part de calculer succinctement des débits de projet et d'estimer des débits de
crue ainsi que de déterminer des pluies de projet utilisées en modélisation hydrologique.

[Link] La structure des pluies


La structure d'une averse est définie comme la distribution de la hauteur de pluie dans le temps.
Cette distribution influence de manière notoire le comportement hydrologique du bassin versant.

7
Fig. 1.3 Exemple de hyétogramme et de structure correspondante pour une précipitation enregistrée au
nord de Lausanne du 13 novembre 1991 à 12h00 au 14 novembre à 12h00

5.2/HOMOGENEITE, INDEPENDANCE ET STATIONNARITE


Les estimations seront solides à condition qu’aucun phénomène parasite et systématique ne soit
intervenu: dérive dans le temps des séries par l’aménagement des cours d’eau, évènements
d’importance ou d’origines trop différentes, interdépendance entre les évènements,etc...
Les contrôles sont à faire au cas par cas. Il faut s’assurer notamment que les événements de
l’échantillon seront bien représentatifs des événements dont on cherche l’estimation: par exemple
les crues en dessous d’un certain niveau ont peu avoir avec des événement de période de retour
1.000 ans, et peuvent masquer par leur nombre les quelques fortes crues disponibles.
Voici cependant le contrôles fréquemment qui nous intéresse :
Stationnarité: que les caractéristiques statistiques soient
invariantes avec le temps est évidemment indispensable pour la crédibilité de l’estimation.
Plusieurs tests peuvent être faits sur diverses caractéristiques:
l’un des plus faciles est la comparaison des moyennes. Si on coupe en deux l’échantillon initial, et
qu’on calcule les moyennes m et m’, ainsi que les écarts-type s et s’
de chaque sous-échantillon de longueur n, alors la grandeur suit une
loi de Student à 2n-2 degrés de liberté.

5.3/LES PERIODES DE REFERENCE


La période de référence est la chronologie de la station sur laquelle ont été effectués les différents
ajustements statistiques.
L’année civile (du 1er janvier au 31 décembre) est souvent mal adaptée pour rendre compte des
phénomènes naturels. Ceci est particulièrement vrai en hydrologie puisque le régime des cours
d’eau est directement soumis aux précipitations et à l’évapotranspiration. C’est pourquoi les
hydrologues utilisent des périodes de référence différentes selon qu’ils considèrent les crues ou les
étiages.
L’année hydrologique est la période de 12 mois qui débute après le mois habituel de basses eaux,
soit en septembre ou octobre, selon les rivières. Elle est utilisée pour le calcul des crues et des débits
moyens sur l’année.
La période retenue pour le calcul des débits caractéristiques d'étiage est l’intervalle de 12 mois
centré sur les mois de plus basses eaux, ce qui correspond à l’année civile en Haute-Normandie.

5.4/ETUDE DES PRECIPITATIONS MENSUELLE :

 La loi normale
On retiendra que la loi Normale est une loi
symétrique et plausible a priori si le phénomène
physique étudié peut être considéré comme une
somme d'un grand nombre de petits phénomènes
indépendants (Théorème Central Limite)
8
 La loi log-normale
par: Le facteur de fréquence K est donné par:

 Ky étant choisi dans la table de la loi normale

Exemple Adjustment graphique

5.5/ETUDE DES PRECIPITATIONS ANNUELLES:

 loi de Gauss pour les modules inter-annuels:


La densité Gaussienne de paramètres  et  décrit une variable aléatoire continue avec valeurs
en R donnée par

1
1  2 ( x )2
p x ( x)  e 2
2  avec

La fonction de répartition correspondante à cette densité peut être trouvée tablée dans de
nombreuses références.

01
La loi de Gauss de paramètre  =0 peut être encore dérivée comme une limite de la loi binomiale de
paramètres n et p quand n   (Théorème de Moivre)
x  np
1
1  2 x2
 b)  
b
P(a  e 2
dx
n a 2
où  2  p (1  p )

 Test du khi-deux d'adéquation


Le test de Khi
 Hypothèse:
 les distributions de fréquence expérimentale et théoriques ne diffèrent que par le hasard de
l’échantillonnage
 Statistique d'ajustement:
 L’ hypothèse est rejetée au seuil de confiance α si:

avec t=

*/graphique et test du khi 2


Un ajustement graphique permet de voir si la forme de la loi F est bien celle de la distribution des
Q1 observés. Pour cela on range les Q par ordre croissant QI<Qi...QN.
On attribue à chaque Qi sa fréquence empirique fi=i / (N +1). On porte sur un même graphique les
points (fi;Qi) et la fonction F(Q). Pour mieux juger de l’adéquation il est préférable d’utiliser du
papier Gaussien (pour une loi Normale), Gumbel (pour une loi des valeurs extrêmes) ou plus
généralement de faire ce graphique dans un plan dont les ordonnées sont transformées de façon
que la loi F(Q) apparaisse linéaire. Ainsi il plus facile de juger de l’adéquation et notamment
d’écarter toute loi F pour laquelle l’échantillon présente la moindre courbure, cassure, ou bien
serpente autour de la droite représentative de F.

5.6/D'AUTRES LOIS

loi de Gumbel, et la loi defréchet


 Aussi appelée Loi des valeurs extrêmes type 1

F(Q) = exp[ exp[ - (Q-)/] ]

pour les débits de crue


 Le facteur de fréquence K est donné par:

00
 Applicable pour N>100
Si la taille de l’échantillon est < 100, le facteur K est obtenu à partir de valeurs tabulées

 La loi de Poisson
La loi de Poisson décrit une variable aléatoire discrète qui prend des valeurs dans les entiers
positifs:
x
PX ( x )  e   , x=1,2,3,...
x!
La loi de Poisson peut être dérivée comme la limite d'une loi binomiale, quand n   et p  0 de
telle sorte que np   . Pour cette raison, on dit que la loi de Poisson décrit les événements rares.

 Loi exponentielle
Les densités exponentielles décrivent des variables aléatoires qui ont leurs valeurs centrées autour
de zéro:
e  x x  0
f X ( x)  
0 x0
Fonction de répartition : F(x) = 1 - exp[-x]
Densité: f(x) = .exp[-x]

 Loi exponentielle simple

La fonction de répartition s'exprime par : où m : moyenne de la série de données.

 Weibull
Choisir un papier à probabilité correspondant à la
fonction de densité choisie (habituellement normale ou (log-normale) et positionner les points
expérimentaux sur; le papier;
Tracer la meilleure courbe à travers le nuage de points;
Interpoler ou extrapoler pour trouver la fréquence d’un événement quelconque ou pour obtenir
l’événement correspondant à une probabilité voulue.
fonction de répartition : F(x) = 1 - exp[-xp]
densité f(x) = [Link][-xp]

 Lois Pearson III et log-Pearson III


La loi de Poisson
C’est une loi à l paramètre : P(n)=exp(-m) . mn /n!

Le facteur de fréquence K est fonction du


coefficient d’asymétrie et de la période de récurrence.
Pour la loi log-Pearson type III :
Utilisation des valeurs de la loi Pearson III avec la
transformation de l ’échantillon y=log(X)
Une loi log-Pearson type III avec un coefficientd’asymétrie nul est un cas particulier de la loi
log-normale.

01
 la loi Binomiale Négative

6/ EVALUATION REGIONALE DES PRECIPITATIONS


Le passage des mesures ponctuelles des précipitations à une estimation spatiale de celles-ci, souvent
nécessaire en hydrologie, est délicat. Les méthodes les plus simples et les plus couramment utilisées
sont les méthodes de calcul de moyennes ou les méthodes d'interpolation des données
pluviométriques collectées localement. Ces méthodes permettent notamment le calcul des lames
d'eau moyennes à l'échelle du bassin, la cartographie des précipitations, et le calcul de
hyétogramme moyens. Des méthodes faisant appel à la notion d'abattement des pluies existent
également.
Avant de procéder au calcul de la précipitation moyenne du bassin versant, il importe de contrôler
la qualité des données pluviométriques, leur homogénéité et leur représentativité

6.1 PASSAGE DES PLUIES PONCTUELLES AUX PLUIES MOYENNES SUR


UNE SURFACE
Parmi les méthodes généralement proposées pour calculer la moyenne des pluies à partir de
l'ensemble des mesures ponctuelles obtenues à plusieurs stations pluviométriques sur le bassin ou à
proximité, on distingue la méthode de la moyenne arithmétique, la méthode des polygones de
Thiessen ou l'utilisation d'isohyètes. Le choix de la méthode dépendra notamment de la longueur de
la série de données dont on dispose, la densité du réseau de mesure, et la variation du champ
pluviométrique.

6.1.1 Calcul de la moyenne arithmétique


La méthode la plus simple qui consiste à calculer la moyenne arithmétique des valeurs obtenues
aux stations étudiées, s'applique uniquement si les stations sont bien réparties et si le relief du
bassin est homogène.
Cette méthode est souvent peu recommandée car peu représentative. Il faut lui préférer des
méthodes graphiques (tracé d'isohyètes) ou statistiques qui permettent de donner un poids différent
à chacun des points de mesures (moyennes pondérées).

6.1.2 Calcul de la moyenne pondérée - méthode des polygones de hiessen


La méthode du polygone de Thiessen est la plus couramment utilisée, parce que son application est
aisée et qu'elle donne en général de bons résultats.
Cette méthode permet d'estimer des valeurs pondérées en prenant en considération chaque station
pluviométrique. Elle affecte à chaque pluviomètre une zone d'influence dont l'aire, exprimée en %,
représente le facteur de pondération de la valeur locale. Les différentes zones d'influence sont
déterminées par découpage géométrique du bassin sur une carte topographique 1 (voir figure 1.3).
La précipitation moyenne pondérée (Pmoy) pour le bassin, se calcule alors en effectuant la somme
des précipitations Pi de chaque station, multipliées par leur facteur de pondération (aire Ai), le tout
divisé par la surface totale A du bassin. La précipitation moyenne sur le bassin s'écrit :

02
(1.3)
Avec :
Pmoy : précipitation moyenne sur le bassin,
A : aire totale du bassin (=Ai),Pi : précipitation enregistrée à la station i,
Ai : superficie du polygone associée à la station i.

6.1.3 La méthode des isohyètes (isovaleurs)


La méthode la plus rigoureuse mais qui présente l'inconvénient de demeurer lourde en dépit des
moyens actuels, est fondée sur l'utilisation des isohyètes.
Les isohyètes sont des lignes de même pluviosité (isovaleurs de pluies annuelles, mensuelles,
journalières, etc.). Grâce aux valeurs pluviométriques acquises aux stations du bassin et aux autres
stations avoisinantes, on peut tracer le réseau d'isohyètes. Le tracé des isohyètes n'est pas unique
comme celui des courbes de niveau. Il doit être dessiné avec le maximum de vraisemblance compte
tenu de la région, du réseau, de la qualité de la mesure, etc. Il existe aujourd'hui des méthodes
automatiques qui effectuent le tracé d'isovaleurs par des moyens statistiques élaborés (technique de
krigeage).
Lorsque les courbes isohyètes sont tracées, la pluie moyenne peut être calculée de la manière
suivante :

(1.4)
Avec :
Pmoy : précipitation moyenne sur le bassin,
A : surface totale du bassin,
Ai : surface entre deux isohyètes i et i+1,
K : nombre total d'isohyètes,
Pi : moyenne des hauteurs h de précipitations entre deux isohyètes i et i+1.

6.2 LE HYETOGRAMME MOYEN


Le calcul du hyétogramme moyen permet de
connaître la quantité mais surtout la
distribution temporelle de la précipitation
pour un événement pluvieux sur un bassin
versant donné, même s'il est dépourvu
d'enregistrements pluviographiques.
Le calcul se fait selon les étapes suivantes :
 Recueil des données des pluviomètres
situés sur et autour du bassin.
 Etablissement des hyétogrammes
ponctuels à un pas de temps donné
(régulier et identique pour tous).
 Pour chaque pas de temps, calcul de la
moyenne arithmétique ou pondérée
(méthode des polygones de Thiessen,
etc), puis reconstitution du
hyétogramme moyen pour le bassin
versant considéré.

Fig. 1. 4 - Exemple d'un hyétogramme


moyen.

03
6.3 NOTION D'ABATTEMENT DES PLUIES
Dans de nombreuses études hydrologiques, il est nécessaire de connaître la lame d'eau précipitée
sur le bassin versant. Un des moyens permettant l'estimation d'une lame d'eau à partir d'une
hauteur de pluie ponctuelle tout en tenant compte de l'hétérogénéité des précipitations est
l'utilisation d'un coefficient d'abattement ou de réduction.
De nombreuses définitions différentes de coefficients d'abattement existent.
 Pour certains évènement pluvieux particuliers, la hauteur des précipitations tombant sur
une surface diminue lorsqu'on s'éloigne de l'épicentre de l'averse. Il est alors possible de
tracer les courbes donnant la hauteur de précipitation en fonction de la surface considérée
dans l'emprise d'une averse ou plus généralement d'établir la relation "hauteur de
précipitation - surface - durée" (figure 1.5), et ainsi de préciser le taux de décroissance,
autrement dit le rapport de la hauteur de la lame d'eau moyenne (sur l'ensemble de la
surface) à la hauteur de lame d'eau maximale (à la verticale du centre de l'averse). Ce
rapport est appelé coefficient d'abattement ou de réduction.

Fig. 1.5 - Exemple de coefficient de réduction des


hauteurs de précipitations régionales en fonction
de la durée des précipitations et de la surface
considérée (d'après les données de l'Atlas
hydrologique de la Suisse, zone 1).

 Le terme de coefficient d'abattement ou


de coefficient de réduction recouvre
aussi une autre définition d'origine
française qui semble mieux convenir au
problème de calcul des pluies moyennes
à partir d'observations de longue durée à
un poste pluviométrique. Supposons connue la répartition statistique des averses ponctuelles
en un lieu donné. Le problème de recherche de la pluie moyenne sur une surface peut se
poser de la façon suivante: étant donnée une pluie ponctuelle en un point arbitraire de la
surface et sa probabilité de non-dépassement, quelle est la pluie moyenne de même
probabilité sur cette surface?
On peut donc définir le coefficient d'abattement dit " probabiliste " comme le rapport de la
pluie moyenne de fréquence donnée à la pluie ponctuelle de même fréquence :

(1.5)
Avec :
K : coefficient d'abattement,
Pm : pluie moyenne sur la surface, de fréquence donnée,
P : pluie ponctuelle de même probabilité.
Cette définition implique qu'en chaque point, la pluie suit une même loi de probabilité. Cette
condition d'isotropisme de la pluie sur la surface est assez bien respectée pour une région
homogène et peut s'appliquer dans le cas de petits bassins versants.
On notera que "l’année station" est l’année civile ou la partie d’année civile (si elle est incomplète).

7/ECOULEMENTS INTER-ANNUELS
Une première série de caractéristiques hydrologiques correspondant aux apports moyens apparaît
sur la page " écoulements inter-annuels ".
 Le débit mensuel est la moyenne des débits moyens journaliers du mois (QMJ) et le débit
annuel est la moyenne des 12 débits mensuels de l’année civile.
 L’abréviation "quin." est utilisée pour quinquennal. Les valeurs de débits (mensuels et
annuels) de fréquence quinquennale ont été obtenues par ajustement statistique à une loi de
GAUSS. "Quinquennal sec" correspond à un débit, qui statistiquement n'est pas atteint une

04
année sur cinq et "Quinquennal humide" à un débit, qui est dépassé statistiquement une
année sur cinq.
 Le module est le débit moyen inter-annuel calculé sur l’année hydrologique et sur
l’ensemble de la période d’observation de la station. Ce débit donne une indication sur le
volume annuel écoulé et donc sur la disponibilité globale de la ressource. Il a valeur de
référence, notamment dans le cadre de l’article L.232-5 du code rural (fixant le débit
minimal garantissant en permanence la vie la circulation et la reproduction des espèces
présentes au moins égal au 1/10 du module).

8/DEBITS D’ETIAGE ET DE CRUE:


A l’exception des débits maxi (Max.) et mini qui sont des valeurs observées sur la période donnée,
les débits présentés sur cette page sont des débits estimés par ajustement à une loi statistique
(GUMBEL ou GALTON).
Le mode de calcul de la valeur donnée est précisé par une lettre : "H" indique que cette valeur est
issue de la Banque HYDRO et "E" indique que la valeur donnée a été produite ou corrigée par le
gestionnaire de la station.
Les crues sont notamment caractérisées par le débit instantané maximal (QXIA) et le débit
journalier maximal (QJXA) de chaque année. L’abréviation "Inst." est utilisée pour Instantané.
Par ajustement, ces débits de hautes eaux instantanés (QIX) et journaliers (QXJ) sont fournis,
lorsque les données le permettent, pour des périodes de retour de 2, 5, 10, 20, 50 et 100 ans.
On notera que la crue décennale est la crue instantanée maximale, dont la probabilité d’apparition
est de 10 fois par siècle.
Pour les basses eaux, deux types de débits caractéristiques ont été prioritairement retenus : le
QMNA et le VCN3. En fonction des orientations des gestionnaires et de la disponibilité des données
une troisième grandeur caractéristique est aussi proposée, mais elle peut différer d’un gestionnaire
à l’autre.
 Le QMNA est le débit mensuel minimal de chaque année civile. Il est calculé par mois
calendaire (à la différence du VCN30 qui se calcule sur 30 jours consécutifs). Le QMNA
quinquennal (obtenu par ajustement de tous les QMNA sur une période donnée) est la
valeur du QMNA, qui a une probabilité d’apparition de 20 fois par siècle. Ce débit donne
une information sur la sévérité de l’étiage, indication importante notamment vis-à-vis des
usages de l’eau.
Le QMNA5 a une valeur réglementaire : c'est le débit de référence. C'est à partir de cette
valeur que sont calculés tous les dispositifs de rejets et prélèvements en rivière ou nappe
d'accompagnement.
 Le VCNn est la plus faible des moyennes sur n débits moyens journaliers consécutifs (voir
graphique suivant).
L’étiage quinquennal (VCN3 quinquennal) est le plus faible débit moyen de 3 jours
consécutifs dont la probabilité d’apparition est de 20 fois par siècle. Ce débit a été choisi
pour caractériser l’étiage et donne une information sur le degré de tarissement du cours
d’eau. Il se rapproche du QMJ minimum tout en éliminant l’effet des vannages ou embâcles.
En complément du QMNA quinquennal le VCN3 apporte une information pour les usages
biologiques ou sur les perturbations écologiques du cours d’eau.
Le VCN30 renseigne sur la ressource minimum sur un mois. Le VCN30 quinquennal dont la
probabilité d’apparition est de 20 fois par siècle a souvent été utilisé pour l’élaboration des
objectifs de qualité.
 Le QCNn est le débit maximal (sur n débits moyens journaliers consécutifs) le plus faible sur
la période considérée, c’est à dire le débit minimal qui n’est pas dépassé sur n jours
consécutifs. Il constitue un seuil notamment utile en terme d’usages. Parmi les débits seuils,
on retiendra le QCN10 : débit seuil minimal non dépassé pendant 10 jours consécutifs. Ce
débit avait été utilisé pour la détermination du débit réservé des cours d’eau.

05
9/ Calcul du bilan hydrique
 Pendant une période de temps donnée, la somme des entrées d' eau dans le bassin
(précipitations) est égale à la somme des sorties (évapotranspiration, ruissellement) et de la
variation du stockage dans le bassin (humidité du sol, eaux souterraines)

 Ceci permet d'identifier les périodes où il y a ruissellement et les périodes où il y a


sécheresse, ainsi que de calculer les besoins en eau d'irrigation. On peut l'exprimer par
P = ET + Q + dRU
où RU est la réserve d'eau du sol utilisable par les plantes. Cette réserve sert à combler les besoins
en eau de la végétation pendant les périodes de sécheresse. Elle correspond approximativement à
l'eau capillaire absorbable dans le sol, ou encore à la capacité de rétention.
On utilise souvent le concept de RFU (réserve facilement utilisable) qui correspond à la quantité
d'eau que la plante peut extraire du sol sans trop d'efforts, en fonctionnant plus ou moins en régime
d'ETP.
Pour plusieurs auteurs,
RFU = 2/3 RU
 Le bilan hydrologique d'un bassin versant peut s'exprimer schématiquement par l'équation
suivante :
dR = P - E - Q - I - U
dans laquelle dR, P, E, Q, I, et U sont des volumes d'eau correspondant à :
dR : variation des réserves de surface et souterraines
P : eau précipitée diminuée de l'interception
E : évapotranspiration réelle
Q : écoulement dans les rivières
I : pertes par infiltration profonde
U : utilisation humaine
Chacun des termes du bilan hydrologique est naturellement pondéré par divers paramètres
climatiques et géographiques et aura donc une importance variable selon la région considérée.
Ainsi la température est un des facteurs principaux du pouvoir évaporant de l'atmosphère, le relief
conditionne le pouvoir précipitant des masses nuageuses et la nature du couvert végétal influe sur
les phénomènes d'interception et de transpiration.

06
Exemple: Analyse fréquentielle des débits observés - Application au Bassin versant de la Mentue
Ajustement par la méthode des Moments
nombre Diagram m e de Gum bel
d'observations
= 25 60
débit fréquence variable
rang Qpmax
Année de Année Qpmax empirique réduite 50
r estimés
pointe F u
40
[m3/s] [m3/s] [-] [-] [-] [m3/s]

débit
30
1971 23.00 1973 13.2 1 0.02 -1.364 14.7
1972 15.40 1972 15.4 2 0.06 -1.034 17.3 20

1973 13.20 1989 16.8 3 0.1 -0.834 18.9


10
1974 19.08 1975 18.1 4 0.14 -0.676 20.1
1975 18.09 1974 19.1 5 0.18 -0.539 21.2 0

1976 20.81 1976 20.8 6 0.22 -0.415 22.2 -2 -1 0 1 2 3 4 5

1977 41.50 1994 21.8 7 0.26 -0.298 23.1 u

1978 30.82 1971 23.0 8 0.3 -0.186 24.0


1979 43.67 1993 25.4 9 0.34 -0.076 24.9
1980 33.25 1981 27.6 10 0.38 0.033 25.7
1981 27.59 1990 28.0 11 0.42 0.142 26.6
1982 52.66 1987 29.7 12 0.46 0.253 27.5
1983 32.55 1984 30.5 13 0.5 0.367 28.4
1984 30.47 1978 30.8 14 0.54 0.484 29.3
1985 37.43 1983 32.6 15 0.58 0.607 30.3
ˆ 6
 ˆ
1986 35.47 1980 33.3 16 0.62 0.738 31.3
1987 29.65 1988 33.6 17 0.66 0.878 32.4 b
1988
1989
33.60
16.83
1986
1991
35.5
37.3
18
19
0.7
0.74
1.031
1.200
33.6
35.0
 
1990 27.99 1985 37.4 20 0.78 1.392 36.5 aˆ  ˆ  bˆ .
1991
1992
37.27
37.99
1992
1977
38.0
41.5
21
22
0.82
0.86
1.617
1.892
38.3
40.4

1993 25.41 1979 43.7 23 0.9 2.250 43.3
1994 21.83 1995 45.4 24 0.94 2.783 47.5 Moyenne = 30.0 [m3/s]
1995 45.40 1982 52.7 25 0.98 3.902 56.3 Ecart-Type = 10.1 [m3/s]

81
Exemple: Analyse fréquentielle des débits observés - Application au Bassin versant de la Mentue
Ajustement par la méthode des Moments suite

Coefficients a et b -Méthode des


période de retour T= 100 50 20 5 2.33 [ans] Moments

probabilité de non
dépassement de Qp= 0.99 0.98 0.95 0.8 0.57 [-]
variable réduite de
Gumbel= 4.6 3.9 3.0 1.5 0.6 [-] b a
Qp pour période de
[m3/s]
retour T = 61.8 56.3 48.9 37.3 30.0 7.89961483 25.4788255

81
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAHIQUES
Ouvrages généraux
[ 1] BERNIER J., PARENT E., BOREUX JJ.
«Statistique pour l’Environnement» Ed. Technique et documentation, 2000
[ 2] BOWKER et LIEBERMAN
« Méthode statistique de l'ingénieur », Dunod, Paris, 1975.
[3 ] HAAN
« Statistical methods in hydrology ». lowa State University Press, 1977 ,version FR.
[4 ] KENDALL
« The advanced theory of statistics », Griffin, Londres, 1960 ,version FR.
[5 ] LEBART L., MOINEAU A et FENELON JP.
«Traitement des données statistiques» Dunod, Paris, 1979

Ouvrages et articles spécialisés


[ 6] BOBEE B.
« Contribution à l'étude statistique des débits maximaux annuels de crue par les
distributions de Pearson III et Log Pearson III », Thèse de Docteur Ingénieur,
Toulouse, 1976.
[7 ] CREUTIN D.
«Méthode d’interpolation optimale de champs hydrométéorologiques. Comparaison et
applicationà une série d’épisodes pluvieux cévenols» Thèse INPG - Grenoble, 1979
[ 8] GUILLOT P., DUBAND D.
«La méthode du gradex pour le calcul de la probabilité des crues à partir des pluies»
IASH, Publication n° 84, 1967.
[9] GUMBEL
« Statistics of extrêmes », Columbia University Press, New York, 1958 ,version FR.
[ 10] REMENIERIAS
« L'hydrologie de l'ingénieur », Eyrolles, Paris, 1965.
[11] PARDE
«Le régime de la Garonne» revue Géographique de Pyrénées et du Sud-Ouest», 1935
[ 12] ROCHE
« Hydrologie de Surface », Gauthier-Villars, Paris, 1963.
[13] WORLD METEOROLOGICAL ORGANISATION
« Estimation of maximum probable floods »,WMO n° 233, TP126.
[ 14] WORLD METEOROLOGICAL ORGANISATION
« Manual for estimation of probable maximum precipitation»,WMO 1986 ,version FR.
[ 15] YEVJEVICH
« Probability and statistics in hydrology », Water Ressources Publications.
Fort Collins, 1972 ,version FR.

Dictionnaire
Dictionnaire hachatte encyclopédique 2001
Dictionnaire larousse encyclopédique 2003
Dictionnaire microapplication encyclopédique 2000
Dictionnaire le petit robert 2002

Site web
[Link]/fr/climat/
[Link]
[Link]/
[Link]
[Link]
[Link]
02

Vous aimerez peut-être aussi