Évolution de la Gestion des Ressources Humaines
Évolution de la Gestion des Ressources Humaines
Chapitre 1 :
Simple fonction logistique au début du 20ème siècle, la fonction du personnel a évolué pour devenir la
G.R.H. Elle tient compte de l'importance de l'Homme dans le dynamisme et la performance de l'entreprise.
I/ Définition de la G.R.H. :
La gestion des ressources humaines (la G.R.H.) est un ensemble de fonctions et de pratiques ayant pour
objectif de mobiliser et développer les ressources du personnel pour une plus grande efficacité et
efficience, en soutien de la stratégie d'une organisation.
En simplifiant, elle se divise en deux grandes branches ; d'un côté, l'administration des ressources
humaines (paie, juridique, contrat, etc) et de l'autre, la gestion des ressources humaines (gestion des
personnes, carrière, formation, etc).
Conséquencessur
Conséquences surlelemode
modede
de
G.R.H.
G.R.H.
Evolutiondes
Evolution desqualifications
qualifications Evolutiondes
Evolution deseffectifs
effectifs Evolutiondu
Evolution dutemps
tempsde
detravail
travail
21
C/ Les enjeux sociaux :
Ils reposent sur une prise en compte croissante des besoins des salariés. En effet, la vision taylorienne du
salarié motivé uniquement par le niveau de la rémunération obtenue est remis en cause par les nouvelles
écoles de pensée qui insistent de plus en plus sur les aspects psychologiques de la gestion du personnel.
L'école des ressources humaines montre par exemple l'importance des communications internes, du style
de commandement et du travail en groupe comme facteurs de motivation du salarié.
L’école sociologique insiste pour sa part sur la diversité des besoins individuels qui nécessitent une
politique sociale spécifique pour chaque groupe, membre de l’entreprise.
Récapitulation :
Changements économiques et
technologiques
Changements sociaux
21
Chapitre 2 :
Désormais, l’Homme est un facteur de compétitivité. La G.R.H. a beaucoup évolué pour donner un
ensemble de domaines qui, s’ils sont tous en harmonie, offriront à l’Homme le cadre idéal pour réaliser les
ingrédients de la compétitivité de l’entreprise.
D’une politique de
communication
I/ La rémunération :
La rémunération est la contrepartie d'un travail effectué par le salarié, elle permet de motiver le
personnel, d'attirer les personnes dont l'entreprise à besoin pour son développement et d'encourager les
performances. Elle utilise de plus en plus l'individualisation des salaires et la performance collective. Les
entreprises développent de plus en plus une politique de rémunération variable (primes, commissions...).
III/ La formation :
Elle prend en compte l'ensemble des actions mises en place qui ont pour objectif une mise à niveau ou
une qualification du personnel de l'entreprise.
IV/ La motivation :
C'est ce qui permet à chacun de chercher à s'améliorer et à progresser. La tâche de la G.R.H. est
d'essayer d'utiliser la motivation du personnel afin d'augmenter au mieux sa productivité et d'améliorer
son efficacité, et le pousser à s'investir dans son travail et rester dans l'entreprise.
V/ La communication :
Informe les salariés sur la vie de l'entreprise et les sensibilise aux enjeux du moment. Elle a pour but
d'améliorer les relations humaines et le climat social dans l'entreprise. En interne, elle peut être
descendante (des supérieurs hiérarchiques aux salariés) ou ascendante (des salariés vers les supérieurs).
Elle utilise différents moyens : la boite à idées, notes d'informations, notes de services, intranet, réunions,
affichage, journal de l'entreprise...
Chapitre 3 :
21
Les conceptions de l'Homme au travail ont beaucoup évolué, de l'Homme scientifique on est passé à
l'Homme affectif puis à l'Homme impliqué.
Comment s'est alors opéré ce passage dans le temps ? Et comment ceci a influencé les facteurs de
motivation et les styles de commandement dans l'entreprise ?
1915) - Individualisation ;
- Travailleur : simple exécutant (force de travail).
les travaux de Fayol se sont intéressés à la fonction administrative de l’entreprise, à
savoir les 5 tâches (POCCC) :
Fayol - Prévoir : anticiper l’évolution de l’entreprise,
(1841- - Organiser : mettre en place les moyens afin d’atteindre les objectifs,
1925) - Commander : gérer les hommes (ordres et directives),
- Coordonner : harmoniser pour faire converger vers le même objectif,
- Contrôler : vérifier si l’entreprise ne s’écarte pas de l’objectif fixé.
- Politique des relations humaines et constitution des groupes de travail ayant
Mayo
pour objectif l’amélioration du climat social ;
(1880-
Ecole des relations humaines
Vous travailler dans une entreprise qui commercialise des logiciels de production. Les objectifs qui ont été fixés par la
direction n’ont pas été atteints depuis quatre mois. Voici quatre réactions possibles de votre responsable hiérarchique.
Style de direction n° 1.
« Ces derniers mois, nous n’avons pas atteints nos objectifs commerciaux. J’ai établi un plan d’action qu’il est
nécessaire d’appliquer au plus vite. Vous en tirerez rapidement les conséquences.»
Style de direction n° 2.
« Chers collègues, nous n’avons pas réussi à atteindre nos objectifs ces derniers mois. Merci de me communiquer
vos idées et solutions au plus vite afin que je puisse mettre en place un plan d’action.
21
Style de direction n° 3.
« Chers collègues, vous savez que notre entreprise n’a pas atteint ces derniers mois ses objectifs de ventes. Je sais
également que la période est difficile pour vous tous. Voici quelques actions à mettre en place pour redresser la
situation. Les collaborateurs qui atteindront leurs objectifs auront droit à une prime. Bon courage à tous… »
Style de direction n° 4.
« Nos vente n’ont pas atteint le niveau escompté ces derniers mois. La situation m’oblige à vous rappeler que chacun
d’entre vous a des objectifs ».
Source : Brunet et autres, Management des organisations Terminale STG, Bréal,I 2006
Le style est directif, le manager décide de tout et impose une forte pression, il ne consulte pas les
subordonnés. La hiérarchie est absolue et la communication est descendante.
Caractérisé par la motivation par récompense. Le manager prend les décisions importantes et laisse aux
employés des décisions qui sont moins riches. Il distribue des sanctions et des récompenses. Il prend en
compte les besoins de son personnel et lui accorde des avantages sociaux.
Les subordonnés sont consultés sur les décisions à prendre. Le supérieur prend la décision finale.
D/ Le style participatif :
Il se caractérise par l’établissement d’objectifs, une participation des salariés aux décisions et une
communication facilitée. Travail en commun pour élaborer des solutions. Le manager joue un rôle
d’arbitre.
V/ La communication interne :
A/ Définition :
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Notes de service Informations ou consignes données aux salariés ;
Vie de l’entreprise, vie syndicale, règlement intérieur, consignes de
Affichage
sécurité.
Boîte à idées Suggestions des salariés ;
Journal Vie de l’entreprise, informations sur les dirigeants,
Ecrits d’entreprise
Livret d’accueil Histoire de l’entreprise, informations pratiques,
Bilan social Vue d’ensemble de la situation sociale de l’entreprise ;
Réunions Discussions et prises de décisions en commun ;
Séminaires Informations et études de problèmes particuliers ;
Oraux Prise de parole en
Information du personnel par un délégué du personnel.
public
Vidéoconférence Conférences d’information et prises de décisions à distance ;
Audiovisuels
Films Vie d’entreprise
Messagerie
Informatique Informations particulières, consignes, comptes rendus…
« intranet »
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Représentation du personnel : Avis d’un expert.
Omar Benbada, expert en droit du travail et relations sociales exprime sa conception sur la gestion des
représentativités du personnel au sein de l’entreprise.
L’Economiste : Que pensez-vous de la confusion entre délégué du personnel et délégué syndical ?
- Omar Benbada : La confusion est venue par la suite dans les situations particulières de concurrence
ou de confrontation entre délégué du personnel et délégué syndical. Par ailleurs, dans la législation de
travail, la confusion est élevée en instituant une sorte de répartition du travail, dans la mesure où le
délégué du personnel est chargé de présenter à l’employeur les réclamations relatives à l’application
de la législation du travail, du contrat, du statut ou de la convention de travail ; tandis que le
représentant syndical a aussi pour prérogative de présenter les revendications collectives.
Pensez-vous que le délégué de personnel puisse jouer pleinement son rôle ?
- C’est une question de management, qui doit permettre de trouver un équilibre entre la recherche de
réalisation des objectifs économiques et sociaux.
La formation de l’encadrement et des partenaires sociaux à la gestion des relations professionnelles
est une des clés de succès recherchés.
Il s’agit aussi d’investir dans le bon fonctionnement des nouvelles institutions représentatives du
personnel, et notamment au niveau du Comité d’entreprise (CE) qui peut constituer un instrument
efficace d’écoute et de communication interne.
Très souvent, des voix s’élèvent sur la réactivité et les prises de position de l’inspecteur du travail lors
de litiges entre employeur et délégué du personnel. Qu’en pensez-vous ?
- L’inspecteur du travail est une pièce maîtresse dans la gestion des relations de travail. Sa fonction
ne se limite pas au contrôle, c’est aussi l’encadrement, la médiation, la conciliation, la prévention
et la formation.
Questions.
1/ Quelles sont les différentes parties (organismes) qui composent les institutions représentatives du
personnel ?
2/ Rappeler le rôle de chacune d’elles.
Chapitre 4 :
L'entreprise est amenée à proposer du travail : elle doit donc recruter. Le recrutement est une décision
stratégique car les erreurs peuvent être coûteuses. L'embauche d'un nouveau salarié passe par
différentes étapes qui vont de la recherche de candidature à l'accueil du nouvel embauché dans
l'entreprise.
21
I/ Définition du recrutement : (doc 1 p : 105)
(…)Un recrutement réussi est le fait d’avoir trouvé le bon profil pour combler un vide. Il va
sans dire que le recrutement dont il est question ici est celui par lequel on pourvoit à la
vacance, donc à un vide, d’un poste existant ou nouvellement créé.
Nous savons tous que pour tout acte de management, et le recrutement en fait partie, nous
trouvons au sein des entreprises, en particulier les plus structurées, des politiques et
procédures appelées les «Trois P» : «Politiques & Procédures du Personnel» ou «Mémento du
personnel», etc. Mais la question est de savoir si ces politiques et procédures sont appliquées
et si elles sont adaptées ou pas… (Texte adapté)
Source : la vie éco du : 03-02-
2006.
Le recrutement est un acte de management qui vise la recherche à l'intérieur et/ou à l'extérieur d'une
organisation de personnes aptes à y combler un poste vacant soit déjà existant ou nouvellement créé.
Le recrutement est une démarche structurée qui comporte plusieurs étapes auxquelles il faut attacher de
l’importance. C’est une démarche qui a pour objectif de procurer à l’entreprise les salariés dont elle a
besoin : un personnel qualifié, compétent et réactif et en nombre suffisant.
Identification du besoin
Analyse du poste
Spécification des exigences
Profil de poste
Mauvaise
Entretien et tests impression
(abandonner)
Offre d'embauche
L'identification des besoins en ressources humaines dans une organisation constitue la première étape du
processus de recrutement ; elle se fait par l'analyse de certaines données internes : postes vacants,
besoins exprimés par les chefs des services, analyse des qualifications et besoins en formation des
salariés…
Certaines entreprises vont même jusqu’à anticiper les besoins en personnel en utilisant la gestion
prévisionnelle du personnel (GPP).
Le principe de la GPP est simple : il s’agit d’adapter les ressources en personnel aux besoins de
l’entreprise à moyen et à long terme.
La détermination des besoins se base sur l'analyse du poste à pourvoir ; cette analyse consiste à :
L'énumération des opérations confiées au poste et donc une description des fonctions du candidat (Poste
de travail),
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L'indication des capacités souhaitées pour le titulaire (profil du poste).
Le poste de travail est un ensemble d'activités ou de tâches élémentaires que le titulaire du poste doit
exécuter.
En règle générale, la définition du poste se concentre sur trois axes :
La mission du poste : C'est la définition de la finalité du poste. Il s'agit de situer le poste dans la
réalisation des objectifs de l'entreprise.
Les principales responsabilités : C'est la description détaillée de ce que le titulaire aura a réaliser
et la façon de le réaliser. Généralement, les principales activités sont définies dans un ordre
chronologique et traitées sous trois aspects : Quoi ? Quand ? Comment ?
Le positionnement dans la structure : Il s'agit de repérer le poste grâce à un organigramme et par
la description du contrôle exercé par le titulaire du poste sur ses subordonnés, de ses marges de
manœuvre, et du niveau de ses responsabilités.
Il s’agit de définir l’ensemble des qualités personnelles et des compétences professionnelles que doit
détenir le candidat pour occuper le poste. Cela revient à examiner chez le candidat les éléments suivants :
Les savoirs
- Connaissances générales
- Savoirs spécialisés Le savoir-faire
Le savoir-évoluer - Maîtrise des langues - Technicité
- Adaptabilité - Maîtrise des concepts - Expérience
- Mobilité nécessaire
- Aptitude à être - Adaptation au type
formé d'activité
Le savoir-être
PROFIL DE - Savoir diriger
Les caractéristiques
- Savoir organiser
physiques POSTE - Savoir décider
- Age
- Savoir contrôler
- Sexe
- Savoir communiquer
- Présentation
- Aptitude du travail en
groupe
- Impact sur les autres
(…) Une bonne politique, procédure ou démarche, est celle qui privilégie le pourvoi de ce ou
ces postes en puisant dans la ressource interne de la direction d’accueil ou d’autres
directions, sans créer de problèmes à ces dernières.
Dans la mesure où un ou plusieurs postes sont pourvus à partir des ressources internes,
l’entreprise bénéficiera de plusieurs avantages, parmi lesquels nous pourrons recenser :
La motivation du personnel, qui constatera qu’il est suivi par sa hiérarchie, laquelle respecte
les engagements pris lors d’occasions antérieures, parmi lesquelles les entretiens
d’évaluation ;
Le fait que la recrue est déjà imprégnée de la culture d’entreprise ;
La maîtrise des coûts et des risques de recrutement externe et donc la fiabilité ;
Un risque limité quant au choix des candidats, qui appartiennent à l’entreprise et sont donc
connus sur une période non négligeable...
Ce recrutement en interne se traduit généralement par des résultats probants, qui évitent de
se trouver un jour avec des «laissés-pour-compte»…
Le recrutement à l’extérieur se fera une fois que toute possibilité interne est épuisée.
Ce qui vient d’être décrit est, bien entendu, l’idéal dans le domaine du recrutement. Mais il
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peut arriver que le recrutement interne ne soit pas possible sur toute la ligne pour des raisons
de délais de préparation des différentes mobilités qu’il engendrera.
Nous pouvons nous arrêter à une ou deux mobilités ou à aucune ; dans ce dernier cas, seul le
recrutement externe reste possible… (Texte adapté)
Source : la vie Eco du : 03-02-2006.
TAF:
a. Selon ce document, Quelle est la bonne façon pour pourvoir un poste vacant ?
b. A votre avis, comment peut-on appeler cette façon ?
c. Quelle est la deuxième option dont dispose une organisation pour combler le vide d’un
poste ?
d. Quels sont les jugements avancés pour soutenir la préférence du recrutement interne ?
e. Que permet le recrutement externe à l’entreprise ?
f. Selon vos connaissances, citez d’autres avantages que pourrait tirer une entreprise du
recrutement externe ?
1 – Le recrutement interne :
a) Définition : Il consiste à proposer aux employés déjà en place des postes vacants dans le cadre d'une
promotion ou une mutation
2 – Le recrutement externe :
Les annonces : Il s’agit des petites annonces par voie de presse (essentiellement) généralisée ou
spécialisée, et auprès d’autres médias tels que la radio et la télévision. Il convient de distinguer entre :
Les annonces d'offre d'emploi : qui émanent des entreprises à la recherche du personnel
Les annonces de demande d'emploi : qui émanent des travailleurs à la recherche d'un emploi.
Les salons : Certaines entreprises peuvent privilégier le recours aux salons de recrutement pour dénicher
la perle rare. Ce mode favorise la rencontre directe entre l’entreprise et le candidat.
Les candidatures spontanées : C’est le candidat qui prend l’initiative. Il contacte la ou les entreprises et
dépose son CV et une lettre de motivation dans l’attente d’une convocation à un entretien.
Les stages et travaux intérimaires : Les stages de fin d’études sont parfois considérés comme de
véritables stages de pré-embauche. Ainsi, le recours aux intérimaires permet à l’entreprise de tester une
éventuelle recrue en vue de l’intégrer d’une manière permanente dans l’entreprise.
21
Les recommandations : Le candidat est recommandé par un membre de la famille ou un ami travaillant
dans l’entreprise : on parle de la cooptation.
Le recrutement par Internet : L’entreprise qui dispose d’un site institutionnel peut proposer un « espace
d’emploi » pour permettre aux internautes de consulter ses offres d’emploi.
La recherche auprès des organismes officiels : Agence Nationale de Promotion de l'Emploi et des
Compétences (ANAPEC) ou auprès des grandes écoles et des centres de formation : école d'ingénieurs,
écoles supérieures de commerce, ENSET…
d) Inconvénients : Le recrutement externe s’avère long et coûteux et présente même un risque d’échec
en cas de mauvaise intégration de la nouvelle recrue.
L'objectif est de recueillir un maximum d'informations sur les candidats. Il s'effectue à travers les dossiers
de candidatures (CV et lettre de motivation) déposés ou envoyés par les postulants à l'entreprise
(réponses aux annonces, les candidatures spontanées). A l'issue du recueil, il y a une présélection.
La sélection repose sur des étapes éliminatoires des candidatures non confirmées :
Pour effectuer ce premier tri, l'offre d'emploi, la définition du poste, et le profil de poste élaborés
précédemment sont indispensables car ils rappellent les critères de recrutement préétablis.
L'objectif de cette première étape de sélection est de confronter les caractéristiques des postulants avec
les principales exigences du poste (formation, expérience, niveau de rémunération souhaité...).
Cette étape amène généralement à éliminer 90% des réponses reçues. Les 10% restant feront l'objet d'un
examen plus approfondi qui consiste à contrôler les éléments contenus dans le CV afin de sélectionner le
ou les candidats possédant les principales caractéristiques exigées.
b) Examens et tests :
Types Caractéristiques
Examen Ensemble de travaux semblables à ceux qui sont effectués couramment dans le poste
professionnel (Exp. : pour une secrétaire de direction : courrier, synthèse de dossier…)
Examen Ensemble de tests qui permettent d'apprécier les aptitudes physiques (force, capacité
psychotechniqu des sens), les aptitudes intellectuelles (niveau mental, attention, mémoire…), le
e comportement (étude de la personnalité).
Analyse Etude du caractère de la personnalité du candidat d'après son écriture. Exp. : Petite
graphologique écriture reflète la timidité…
Examen
morpho- Etude du caractère des individus d'après les traits du visage.
psychologique
c) Attestations de travail :
Il s’agit d’attestations fournies par l’ancien ou les anciens employeurs comportant une appréciation
qualitative et personnalisée. Elle indique l’ancienneté, les fonctions exercées.
d) Entretiens d'embauche :
En possession des renseignements fournis par le candidat et des résultats des épreuves de sélection, le
responsable du recrutement, peut convoquer les candidats retenus à un entretien individuel ou collectif
21
afin de vérifier les appréciations portées sur chacun d'entre eux et les compléter par des renseignements
sur les intérêts et les motivations. L'entretien de recrutement comportent généralement deux phases :
1° accueil du candidat (présentation de l'entrepreneur, de l'entreprise et du poste),
2° Recherche d'informations (Le futur employeur veillera à avoir recours en priorité à des questions
ouvertes favorisant la libre expression du candidat). C’est l’étape ultime, la décision d’embauche est prise
et les formalités d’embauche accomplies.
L'entreprise réserve au nouvel employé, dès son premier jour de travail, un accueil comportant :
Une information précise sur les conditions de travail, le règlement intérieur les avantages sociaux
(livret d'accueil),
Sa présentation à ses supérieurs, à ses collègues directs et à ses subordonnés éventuellement,
Une description des fonctions et des tâches à exécuter.
b) Période d'essai :
Le recrutement d'un candidat n'est généralement définitif qu'après l'expiration de la période d'essai qui
sert à tester les capacités professionnelles du candidat sur le plan pratique ainsi que ses possibilités
d'intégration dans le climat social de l'entreprise. Cette période est en général :
d'une semaine pour les postes à faible qualification (ouvriers),
d'un mois pour les employés,
de trois mois pour les cadres.
21
Chapitre 5 :
Pour exercer au mieux leurs activités professionnelles, les salariés doivent disposer d'un certain nombre
de compétences. Celles-ci s'acquièrent dans un premier temps par la formation initiale puis au travail
grâce à la formation continue.
I/ Formation initiale :
C'est la formation dispensée avant l'entrée dans la vie active. Elle est reçue au cours du cycle scolaire
enrichie de connaissances théoriques mais elle reste toujours insuffisante au sens qu'elle ne peut adapter
un employé à un poste précis ; Cependant, elle peut être, dans certains cas, en alternance c'est–à-dire
accompagnée d'un stage pratique d’adaptation ou de visites d'entreprises.
A/ Définition :
La formation continue ou professionnelle correspond à l’ensemble des actions de formation dont bénéficie
le salarié au cours de sa vie professionnelle.
Différentes actions sont envisagées : entretien de connaissances professionnelles, de changement de
métier, d’adaptation aux nouveaux outils, procédés, méthodes.
B/ Objectifs :
La politique de formation poursuit deux sortes d’objectifs : économique pour l’entreprise et personnel pour
l’employé.
C/ Modalités de formation :
Le désir de la formation professionnelle émane soit de :
L'employeur : L'entreprise désigne les personnes à former. Leurs contrats de travail sont maintenus et
leurs salaires sont également payés.
L'employé : Celui-ci présente une demande à son employeur et bénéficie d'un congé de formation après
accord de ce dernier.
D/ Plan de formation :
1/ Définition :
Le plan de formation regroupe l’ensemble des actions de formation prévues et organisées au sein de
l’entreprise. Le plan de formation traduit les choix de l‘entreprise en matière de formation :
Les objectifs de l'entreprise,
Les actions de formation (Programmes ou contenu) ;
Les personnes concernées ;
Les moyens matériels et humains (lieu, intervenants…) ;
Le budget prévisionnel ;
Le calendrier des actions de formation.
2/ Contenu de la formation :
Le programme de formation comporte plusieurs volets en fonction des objectifs visés par l'entreprise :
21
de la
formation
- Entraînement à l'expression orale ;
Les actions de formation générale - formation aux communications écrites ;
Formation
générale
psycho-
même (et des autres), afin d'améliorer les - les communications dans l'entreprise ;
relations de travail et parvenir à une bonne - la prise de décision ;
intégration du personnel. - créativité…
3/ Méthode de formation :
On distingue :
La formation interne : l'entreprise organise la formation avec ses moyens matériels, financiers et
pédagogiques et choisit des animateurs parmi son personnel (cadres, psychologues….) ou fait
appel à des intervenants extérieurs. Cette formation est bien adaptée aux besoins spécifiques de
l'entreprise. C'est aussi un moyen assez coûteux si des supports pédagogiques spéciaux doivent
être créés ;
La formation externe : l'entreprise s'adresse à un organisme de formation continue. C'est un
procédé bien adapté à une formation générale ; son coût est souvent moins élevé ;
Le e-learning : formation à distance utilisant les N.T.I.C. (Nouvelles Technologies de l’Information
et de la Communication).
Un questionnaire d'évaluation est remis à chaque participant à la fin du stage. Parfois, le même
questionnaire est proposé 6 mois plus tard : complété par l'appréciation du supérieur, il donne une
évaluation fiable de l'efficacité de l'action et indique de nouveaux besoins en formation.
Chapitre 6 :
La gestion des carrières assure le suivi dans le passé, le présent et le futur des affectations du
salarié au sein de l’entreprise. Elle vise à atteindre, sur la base d’outils appropriés, le meilleur
équilibre possible entre les besoins en hommes, les attentes à l’égard du travail et les potentiels
et aspirations du personnel.
Les moyens (outils) de gestion de carrière sont : l’entretien d’évaluation et le bilan des
compétences
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I/ L’entretien d’évaluation :
A/ Définition :
C’est un entretien direct entre un salarié et son supérieur hiérarchique ou un spécialiste ; c’est
outil de gestion permettant d’apprécier les efforts du salarié, de faire le point sur ses
compétences et d’identifier les difficultés rencontrées.
B/ Intérêts :
Le résultat de cet entretien est noté sur un document « entretien annuel d’appréciation des
performances » qui contient les points forts et faibles, la progression, les souhaits du salarié... Il
permet en outre de comparer les performances obtenues et les objectifs visés.
Remarque :
On parle d’une bonne évaluation lorsque l’entreprise dispose d’un système d’évaluation neutre,
objectif et équitable.
A/ Définition :
B/ Intérêts :
C’est un excellent moyen de gestion des carrières vu qu’il permet d’identifier les lacunes et
d’anticiper la validation des compétences acquises. Ceci permet à l’entreprise de cibler ses
actions de formation, de mutation du salarié, de promotion… ce qui est motivant pour le
personnel.
Remarque :
Le bilan des compétences est réalisé :
Sur la demande du personnel avec l’accord de l’employeur,
Sur la demande individuelle du salarié s’il justifie de 5 ans d’expériences et d’au moins
d’un an d’ancienneté dans l’entreprise,
Sur la demande de l’employeur.
Chapitre 7 :
Le plan social, dit aussi « plan de sauvegarde d’emploi », est un document par lequel un employeur
s’engage à mettre en œuvre des mesures :
Evitant le recours au licenciement (mutation, retraite anticipée…),
Permettant le reclassement externe en cas de licenciement économique (aide à la recherche
d’emploi…).
I/ La préretraite :
On parle de préretraite lorsqu’une personne quitte sa fonction et opte pour une retraite anticipée (entre
45 et 50 ans selon les professions).
Cela permet d’éviter le licenciement, de laisser la place aux jeunes (politique de recrutement ambitieuse)
et d’accorder aux anciens un repos mérité.
21
La préretraite se calcule à partir de critères légaux (temps de travail effectue, cotisations versées…). Elle
se fait dans le cadre de la GRH.
Remarque :
La préretraite permet à l’entreprise de renouveler rapidement son effectif, de favoriser la productivité et
de rajeunir sa pyramide d’âge.
C’est un licenciement pour motif économique prononcé par l’employeur pour des raisons(motifs)
inhérentes à la personne du salarié. Il peut résulter suite à :
des difficultés financières de l’entreprise (résultat déficitaire, perte du marché, déclin de
l’activité…) ;
des mutations technologiques ;
des difficultés économiques résultant d’une conjoncture pénible…
conséquences :
Les salariés licenciés bénéficient d’une indemnité de licenciement importante, d’un reclassement
externe (accompagnement pour la recherche d’un autre emploi, la création d’entreprise…) et d’une
priorité de réembauchage pendant 1 an en cas de demande ;
Le licenciement économique permet à l’entreprise d’atténuer les contraintes budgétaires,
d’introduire de nouvelles technologies, d’ajuster le coût salarial au volume de l’activité…
On parle de temps aménagé lorsque l’employeur est amené à aménager le temps de travail en fonction
des impératifs de l’activité.
On distingue :
Horaire variable : il suppose que les employés font une pleine journée de travail mais ils peuvent
moduler les heures de début et de fin de la période de travail ;
Semaine du travail comprimée : Elle suppose que l'employé travaille plus longtemps que les
heures normales d'une journée en échange d'une journée supplémentaire de congé (commencer le
travail plus tôt ou terminer plus tard). L'employeur offre cette option pour des considérations
d'efficacité opérationnelle ou de productivité accrue (frais quotidien de démarrage réduits) ou pour
allonger les heures d'ouverture de l'entreprise bonifiant ainsi le service à la clientèle ;
Heures annualisées : ce régime permet aux employés de choisir dans les limites négociées, les
heures maximales et les jours de travail durant une période de travail établie à l'avance. Il peut
s'agir d'une semaine, d'un mois ou d'une année complète. Cet aménagement du temps de travail
combine généralement l'horaire variable et la semaine comprimée, et peut aider à réduire le
nombre d'heures supplémentaires à payer. Ce régime convient aux secteurs où la demande est
variable, c'est-à-dire ceux où il y a des heures de pointe ou des pointes saisonnières.
21
Chapitre 8 :
La rémunération (salaire) est la contrepartie d’un travail effectué par l’employé pour le compte d’un
employeur à qui il est lié par la relation de travail (contrat).
La détermination des salaires s'opère dans une assez grande liberté du point de vue légal et contractuel.
En effet, les contraintes qui s'imposent au décideur sont relativement peu significatives dans la mesure où
elles imposent des seuils minima et non des taux On distingue notamment :
Respect du salaire minimum (SMIG et SMAG) symbole de développement d'une protection sociale
en matière de revenu ;
Obligation de verser, à travail égal, un salaire égal sans discrimination de sexe ;
Au plan de la branche, respect le cas échéant, des dispositions des conventions collectives
organisant les rémunérations.
21
Un système de rémunération repose sur un triple équilibre :
Rationalité budgétaire : le versement des salaires constitue l'un des principaux engagements
financiers que l'entreprise s'efforce de maîtriser ; il est considéré comme étant une variable
décisive de a politique financière de l’unité.
Compétitivité externe : les niveaux moyens des rémunérations dans les différents secteurs, pour
les différentes catégories professionnelles, constituent des points de référence déterminants dans
la fixation du taux de rémunération de l'entreprise. Ainsi, pour l'entreprise, payer des salaires très
inférieurs au taux du marché risque de détériorer la qualité de ses ressources humaines; et payer
des salaires supérieurs risque d'affaiblir sa compétitivité-prix.
Equité interne : Il s'agit de l'adéquation entre le niveau et le type de contribution du salarié et
ceux de sa rémunération. La performance du personnel dans le travail doit être un justificatif de sa
progression dans l'entreprise.
Les salaires justes et équitables contribuent à l’amélioration du climat social dans l’entreprise. Les salaires
représentent également un facteur de motivation et de mobilisation du personnel.
travail effectué dans d’unités produites ou vendues. s’agit de verser des primes
l’entreprise. Salaire à la pièce où à la individuelles ou collectives
Nombre d’heures de travail. tâche (au rendement) destinées à reconnaître le
résultat positif d’un travail
personnel ou collectif.
Facile à calculer, Motivation du salarié, Motivation du salarié,
Avantage
Remarques :
L’individualisation du salaire vise à verser un salaire mixte : une partie fixe dépendant du poste occupé
et une partie variable correspondant à une partie du chiffre d’affaires réalisé.
A retenir :
Salaire brut = salaire de base + avantages + primes + indemnités versées.
Salaire net = salaire versé effectivement aux salariés après déduction de toute sorte de retenus
Masse salariale = salaire net + charges sociales salariales et patronales
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l’intéressement, la participation au résultat de l’entreprise, le plan d’épargne de l’entreprise et les stocks-
options.
A/ L’intéressement :
C'est un mécanisme facultatif mis en place pour motiver le personnel et l'intéresser à la performance de
l'entreprise. Il est conditionné à un objectif à atteindre par l'entreprise (chiffre d'affaires, bénéfice...) et
fait l'objet d'un accord entre l'entreprise et les salariés ou leurs représentants. Cet accord fixe notamment
la formule de calcul et les modalités de répartition.
C'est une formule qui permet d'associer le personnel à l'enrichissement patrimonial de l'entreprise. Il s'agit
de redistribuer à l'ensemble des salariés de l'entreprise une partie du bénéfice selon une formule fixée par
accord entre l'employeur et les représentants des employés, la somme ainsi calculée, nommée "réserve
spéciale de participation", est ensuite placée en fonds commun de placement ou sur un compte bloqué
pour une durée minimale de cinq ans (cas de la France).
C'est un dispositif d'épargne que toute entreprise peut mettre en place via un accord avec les partenaires
sociaux ou par une décision unilatérale de l'employeur.
Les salariés peuvent effectuer des versements volontaires, que leur entreprise peut compléter par un
abondement qui est toujours facultatif ; la participation et l'intéressement peuvent également être investis
dans le PEE.
Les fonds ainsi versés sont placés en OPCVM (Organisme de Placement Collectif de Valeurs Mobilières) ou
en action de l'entreprise et seront indisponibles pendant cinq ans, sauf cas de déblocage anticipé
(cessation de contrat du travail, invalidité, décès, création d'entreprise)
D/ Le stock-option :
C'est un outil permettant à l'entreprise d'attribuer à certains de ses cadres le droit d'acquérir ses propres
actions à des conditions privilégiées.
Connue sous le nom "plan d'option sur action", cette formule de rémunération constitue une forme
d'intéressement et de participation au capital.
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